AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

CreativeJuiz

OuvrirFermer






Le forum est fermé. Vous pourrez nous retrouver sur notre nouveau projet ICI

Partagez | 
 

 La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Rang : Kyûbantai Taishô - Capitaine de la neuvième division

Messages : 695
MessageSujet: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Jeu 27 Juin - 23:58

Période : il y a environ 300 ans – Date précise inconnue.
Localisation : Hôpital dans un des derniers districts Nord.

Un hôpital c’est un lieu de repos, là où les malades viennent tranquillement reprendre des forces. Un lieu solennel dans lequel des vies étaient en général sauvées même s’il arrivait parfois que la mort – pouvait-on parler de mort à la Soul Society d’ailleurs ? – emporte certaines personnes. Et pourtant en ce jour l’hôpital n’était pas du tout calme…
    Vous me chopperez pas cette fois bande de cinglés !

Akihiko déboula au détour d’un couloir dans une glissade parfaitement calculée puis il partit en sprint bientôt suivit de trois infirmières et d’un médecin muni d’une seringue qui hurlait un ordre clair mais précis.
    Attrapez-le !

Kirito se mit à rire à gorge déployée tandis qu’il fonçait à toute allure. Cela faisait deux jours qu’il essayait de se faire la malle de sa chambre. Il avait été interné depuis un temps bien trop long déjà et même si l’autre idiot trouvait son compte dans la solitude de cet hôpital lui avait désormais décidé qu’il était temps de prendre l’air. C’est pourquoi aujourd’hui tandis que la vieille qui partageait sa chambre avait appelé une infirmière pour aller aux toilettes il en avait profiter pour se cacher derrière le battant de la porte. Quand la jeune femme était arrivée il avait aussitôt déboulé dans le couloir et pris ses jambes à son cou. Il était vêtu d’une simple blouse blanche et c’est donc pied nu qu’il négocia un nouveau dérapage et s’arrêta net. Le couloir face à lui était bloqué au milieu par l’infirmière Andrea la femme la plus grosse et la plus poilue qu’il avait jamais vu ! Malheureusement pour lui elle était aussi dotée d’une force impressionnante et pas moyen de l’éviter elle barrait la route de sa corpulence hors norme.
    Ah nan fait chier, pas la grosse !

Il jeta un coup d’œil derrière lui et remarqua que ces poursuivants allaient débarquer d’un instant à l’autre. Akihiko observa les deux options qui s’offraient à lui et il décida finalement de s’engager dans le couloir à la rencontre d’Andrea qui poussa un mugissement digne d’un ours. Kirito mi-impressionné, mi-hilare poursuivit sa route avec détermination. Il vit la femme – si on pouvait la définir ainsi – écarter les bras prête à l’intercepter mais au dernier moment notre jeune héros changea brusquement de cap et fonça vers une fenêtre. C’était sa seule alternative viable… Il sauta main en avant pour se protéger le visage et frappa le carreau de plein fouet. Le verre se brisa en milliers de morceaux et il se retrouva pour la première fois depuis des mois à l’air libre. Un sourire abruti apparut sur son visage qui se transforma en une grimace lorsqu’il se souvint trop tard qu’il était au deuxième étage.
    Merd’, merd’, merd’, merd’ !

Il chuta irrémédiablement sa blouse blanche fendue dans son dos dévoilant alors son magnifique postérieur à tous les yeux alentours. Il se fracassa ensuite dans un bruit sourd dans les poubelles de l’hôpital.
    ‘tain j’ai eu chaud là.

Il se redressa sans prendre le temps de vérifier s’il était blessé car il entendit des voix au dessus de sa tête annoncer de le prendre en chasse. Akihiko se jeta dans les rues au hasard attirant le regard de nombreuses âmes qui restaient perplexes devant ce spectacle insolite. Au détour d’une rue il tomba nez à nez avec un fil à linge sur lequel séchaient des affaires. Ravi il arracha sa blouse devant les yeux d’une jeune femme qui se trouvait non loin tout en lui adressant un clin d’œil charmeur.
    Désolé ma mignonne j’ai pas le temps de m’occuper de toi mais au vu de ton ptit derche j’en aurais bien pris un bout !

La jeune femme hoqueta mi-choquée, mi-rougissante. Akihiko s’empara d’un pantalon noir qui bien que trop grand ferait l’affaire. Il chercha ensuite un haut mais rien n’était à son goût. Il finit par repérer une longue cape noire qu’il décida de poser juste sur ces épaules histoire de se couvrir légèrement. Il s’admira rapidement dans une fenêtre environnante. Torse nu les abdominaux apparents avec la cape sur les épaules et un pantalon noir à peu près assorti il avait une allure pas si terrible que ça pour une tenue improvisée. Ses cheveux mi-longs en bataille lui donnaient un air de jeune rebelle qu’il aimait bien. Il entendit alors soudain du remue-ménage non loin de là. Notre jeune héros reparti dans sa folle course non sans avoir gratifié la jeune femme d’un léger baiser sur la joue. Il entendit soudain beaucoup de bruit provenant de sa droite. Tournant la tête il vit une immense place sur laquelle se bousculaient de très nombreuses personnes. De la musique et une odeur d’alcool parvinrent alors à ses sens.
    Une fête ! C’est l’occasion rêver pour disparaitre et s’amuser !

Akihiko se jeta au milieu de la foule. Il avança au milieu des gens puis percuta soudain quelqu’un. Légèrement secoué il recula d’un pas puis releva la tête et regarda le géant qui lui faisait face. Ce type avait une taille impressionnante et une musculature des plus imposantes à en faire rougir une pucelle. Akihiko planta ses yeux dans ceux du type à la chevelure blanche.
    Désolé mec ! Je viens de débarquer je ne sais pas trop ce qu’il se passe dans le coin. Par contre t’es carrément sur mon passage en fait…

Suicidaire ? Moui sans doute un peu… Malade mental ? Oui c’était une fatalité…

_________________

Cliquez sur l'image pour accéder à mon histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t721-kirito-akihiko

avatar
Rang : Reine des Terres au delà du Yermo

Messages : 1225
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Ven 20 Sep - 22:58

L'impact ne fit presque pas sourciller le géant, qui ne poussa qu'un grognement avant de se tourner complétement vers le lascar. Un microbe face à une montagne... En d'autres circonstances, sans doute aurait-il été amusé de voir un gars comme lui tenter de forcer le passage. Mais pas aujourd'hui. Il n'avait pas de chance en réalité et tenter de passer en force était à proscrire avec une masse telle que lui. Il se casserait les dents avant même d'avoir obligé l'Argenté à faire un pas. Pour autant, le type n'était pas si anodin que ça. Sans doute est-ce cela qui attira l'attention du boxeur. Ne portant pas grand-chose sur le dos, l'inconnu dévoilait une musculature à faire pâlir beaucoup d'autre. Mais pas Shinjirô.

Mais ce qui surprit surtout le géant, ce fut d'entendre les paroles du gars. Il s'excusait, certes, mais enchaînait directement sans se démonter. Une réaction aux antipodes de celle que pouvait avoir un homme lambda, ce qui signifiait que ce type n'était pas n'importe qui. Un instant, un sourire carnassier apparut sur les lèvres du colosse. Un sourire qui ne présageait rien de bon en réalité, signe évident qu'il allait pouvoir s'éclater un peu. Cette fête n'était pas assez relevée à son goût et l’émergence de ce type allait sans doute changer les choses. Du moins le sentait-il instinctivement.
    - Mouhahahahahaha ! J'crois que t'es encore plus choqué que je ne l'croyais. Tu confonds les rôles, mon pote. C'est toi qui est sur mon chemin. Et si tu veux pas que j't'écrase sans faire exprès, t'as intérêt à virer tes miches rapidement.

Shinjirô appréciait le répondant. Et au vue de la première remarque de cet homme, il ne s'attendait pas à le voir partir si facilement. Après, seul un fou oserait le défier ouvertement, il le savait. Faut dire que sa corpulence parlait pour lui. Et si ce n'était pas suffisant, l'immense lame qui trônait en maîtresse absolue dans son dos suffisait à taire les envies de combat des autres. Mais lui... Il avait la parfaite petite gueule du fouteur de merde. Et ça ne pouvait qu'attirer la sympathie d'un bagarreur comme Kiryû. Attrapant entre ses doigts le cure-dent, il le balança à terre et fit craquer dans le même temps ses cervicales. Il ne s'agissait pas là d'un défi de quelque sorte que ce soit. Mais il restait explicite quant à ce qui arriverait en cas de réaction violente. Ce fut à ce moment précis qu'il perçut le trouble qui s'emparait de la foule au loin. De la direction d'où arrivait l'inconnu.

De par sa taille, Shinjirô avait une vision plus claire des événements. Et de ce qu'il voyait, des types questionnaient les passants. Cherchaient-ils ce type ? C'était possible, le colosse ne croyant pas vraiment aux coïncidences. En tout cas, il était assuré que ce n'était pas pour lui qu'ils étaient ici. Il n'avait encore rien fait après tout. Il poussa un bref soupir tout en se grattant la tête, pensif. La place était suffisamment vaste et surpeuplée pour passer inaperçu. S'ils étaient là pour ce gars, il suffisait qu'il fasse profil bas pour s'en tirer. S'il voulait s'amuser, il pouvait les laisser arriver jusqu'à lui. Mais ce ne serait aps bien malin. Pas encore du moins. Il avait prit sa décision.
    - Apparemment, c'pas ton jour. Un : tu tombes sur moi. Deux : t'es suivi par une belle bande d'emmerdeurs. Ou alors j'me trompe et ils sont pas là pour toi. J'en sais trop rien. Pour c'que ça change...

Une jeune femme désignait déjà l'emplacement où se tenait sensément la personne que ces hommes recherchaient. Sans un mot, sans même attendre une confirmation, Shinjirô se tournait vers la foule tout en portant deux doigts à la bouche. Un seul sifflement, puissant, sortit alors, interpellant un groupe de quatre ou cinq hommes quelques mètres plus loin. Les lascars, tous avec une mine patibulaire, se frayèrent un passage jusqu'au géant. Les passants n'osaient même pas croiser leurs regards. A croire qu'ils étaient connus dans le coin. Ce qui était le cas, évidemment.
    - La récré est finie les mecs. J'ai pas envie d'être emmerdé pendant que je parle à mon pote. Arrange-toi pour qu'ils ne soient pas dans mes pattes.

Il désignait l’extrémité de la rue de la tête pour signaler la direction à prendre. Ils devineraient bien assez rapidement qui ils devaient contenir. Opinant du chef, ils se dirigèrent vers le groupe. Puis, donnant une petite tape dans l'épaule du premier loustic, Shinjirô l'invita à le suivre. Il lui offrait une porte de sortie. S'il décidait de la refuser, il n'aurait qu'à se démerder avec ceux qui le cherchaient. Mais ce gosse intriguait le colosse. Et c'était suffisamment rare pour lui donner envie de l'aider. Il avait la tronche typique des gars de la rue. Un gars façonné dans le même bois que lui.
    - Tu fais c'que tu veux de ton cul. Mais si tu veux qu'on poursuive notre p'tite discussion, t'as intérêt à bouger de là. Juste comme ça, ils te veulent quoi les loustics ?



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2543-riful-la-destructrice#21816

avatar
Rang : Kyûbantai Taishô - Capitaine de la neuvième division

Messages : 695
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Sam 21 Sep - 1:18

Kirito fixait de ses yeux gris – étaient-ils gris quelques secondes auparavant d'ailleurs ? - avec une forme d'inquiétude le colosse face à lui. Les yeux de notre jeune fou passèrent également rapidement sur l'arme massive que portait le titan. Il venait de tomber sur un sacré lascar ! Tout bredouillant Akihiko laissa échapper les mots suivants pour répondre à la remarque de son interlocuteur.
    Je... Pardon, je ne voulais pas dire ça...

Il baissa alors la tête en signe de respect mais soudain un sourire carnassier apparut sur ces lèvres et lorsqu'il releva la tête, fixant ces yeux d'un bleu étincelant dans le regard du mastodonte, ce fut pour rajouter.
    Mais clairement j'en ai rien à foutre que tu fasses deux têtes...

Kirito marqua une pause semblant jauger quelque chose.
    ...bon allé trois têtes de plus que moi. Tu me fais pas peur et si tu m'emmerdes je te choppe par les boules. On verra alors si tu pourra rivaliser avec un castra à ce moment là.

Le sourire insolent sur le visage de Kirito allait sans doute signer son arrêt de mort – ou alors le renvoyer à l’hôpital duquel il venait de s'échapper mais en passant par les urgences cette fois-ci -. Alors qu'il s’apprêtait à prendre une bonne grosse mandale, qu'il n'aurait pas tenter d'esquiver par pure fierté, il entendit soudain des bruits venir derrière lui. Manifestement il se passait quelque chose et le colosse face à lui semblait lui aussi s'être aperçu du remue ménage. Sauf que Kirito savait déjà ce qu'il se tramait et la remarque de son opposant vint confirmer ces soupçons... C'est qu'ils étaient coriaces dans cet hôpital ! Mais bon peut être venaient-ils de lui sauver la vie finalement en détournant soudainement l'attention du géant. En parlant de ce dernier, il siffla soudainement rameutant une bande de cinq gorilles à qui il ordonna de barrer la route aux poursuivants du jeune schizophrène. Puis le type lui donna une tape sur l’épaule – qui lui fit tout de même craquer une articulation – et l'invita alors à prendre la fuite. Pourquoi ce type prenait-il sa défense tout à coup ?
    Je peux me défendre tout seul tu sais... Mais bon j'apprécie le coup de main quand même.

Ce serait la seule forme de remerciement qu'il formulerait. Kirito rajouta tout de même.
    Ces types me poursuivent car je viens de m'enfuir de l'hosto dans lequel j'étais enfermé depuis 8 mois... Apparemment on a pas le droit d'avoir des changements de personnalité à la Soul Society. Foutus racistes ces mecs !

Akihiko avait prononcé ses mots sans la moindre trace de folie ou de moquerie. Il exposait la vérité telle qu'elle était pour lui. Pendant la fuite à travers la foule Kirito repéra une sublime paire de fesses qu'il ne put s'empêcher de frôler du bout des doigts. Il put ainsi admirer avec amusement la puissante gifle que la femme tripotée retourna à un type à côté d'elle qui était pourtant tout à fait innocent. Alors qu'ils continuaient à avancer dans la foule qui semblait de plus en plus agitée Kirito repéra un mouvement sur sa gauche.
Une main écarta une personne de la foule découvrant soudain un détachement de quatre hommes. Cela faisait plusieurs jours qu'il avait voulu mettre une raclée aux infirmières mais sa personnalité douce l'en avait empêché car elle répugnait à frapper des femmes. Mais là, la situation était différente car il s'agissait d'hommes envoyés par l'hôpital ! C'est qu'ils semblaient vraiment ne pas vouloir le laisser s'échapper.
Le premier type posa alors ces yeux sur lui et son regard indiqua qu'il venait de trouver ce qu'il cherchait. Agissant d'instinct Akihiko détacha sa cape nouvellement acquise d'un mouvement souple et l'envoya en travers du visage du second arrivant. Il effectua alors deux pas en avant puis sauta et envoya un brutal coup de pied retourné en plein dans la face du premier type qui, surpris par la vélocité du jeune homme, ne put qu'encaisser le coup et s'effondra aussitôt. Kirito se réceptionna alors à côté de l'homme qui retirait la cape de son visage. Le jeune schizophrène lui envoya un violent coup de poing dans les côtes suivit d'un second coup dans la tempe. L'opposant s'effondra alors lourdement au pied du colosse. Puis Kirito se retourna esquivant avec souplesse la droite que le troisième type lui envoyait. L'adversaire tenta ensuite une seconde frappe que Kirito dévia avec aisance et il lui retourna alors un violent coup de pied au niveau du genou qui émit un son fort déplaisant. Le dernier membre du groupe de poursuivant semblait hésitant. Devant lui deux de ses collègues étaient inconscients et le troisième gisait à terre en gémissant et se tenant le genou. De plus, le colosse qui se tenait à côté de Kirito ne semblait pas non plus l’encourager à attaquer.
    Bah alors tafiole ? Tu te défiles ? C'est bien moi que tu cherches, nan ? Bah viens je t'attends !

Kirito éclata de rire puis soudain il remarqua que la foule s'était écarté autour d'eux. Il semblait avoir attiré l'attention et ce fait fut confirmé lorsque six nouveaux poursuivants firent subitement irruption dans le cercle venant prêter main forte à leur collègue. Akihiko ne se départit pas de son sourire insolent, il se pencha juste et ramassa sa cape noire qui gisait sur le sol. Il l'épousseta alors comme si de rien n'était et la remis sur ses épaules. Il se tourna ensuite vers le colosse toujours à ses côtés et ajouta juste.
    Je m'excuse mais si tu veux qu'on continue à causer tous les deux je crains qu'il ne faille se débarrasser de ces troufions... Ils ont l'air collants.

Sur ces paroles pleines de sagesse – si on considère qu'il s'agit de la sagesse des barbares – Kirito fit face à ses opposants et se jeta dans la mêlée pour le plus grand plaisir des spectateurs qui assistaient à la scène.

_________________

Cliquez sur l'image pour accéder à mon histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t721-kirito-akihiko

avatar
Rang : Reine des Terres au delà du Yermo

Messages : 1225
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Mer 25 Sep - 21:02

Pas le moins du monde décontenancé par la carrure de Shinjirô, le type tentait en plus de lui tenir tête. Qu'il aurait été bon de lui expliquer qu'en ces lieux, le véritable boss c'était lui. Mais les circonstances ne s'y prêtaient pas encore. Pas avec ces types qui lui courraient après. Pourtant il devait admettre que ça le démangeait terriblement de lui en foutre une. Juste une mandale, le temps de lui imprimer la trace de sa main sur la tronche. Mais le colosse savait qu'il en aurait l'opportunité plus tard. Pour le moment, ça l'amusait et c'était suffisant pour préserver l'intégrité physique de ce minet.

Alors qu'ils se frayaient un passage parmi la foule, il s'expliquait sur les raisons de cette chasse à l'homme. Son histoire tenait la route et Shinjirô connaissait cet hôpital de nom. S'il ne s'était jamais rendu là-bas en personne, il y avait envoyé bon nombre de ceux qu'il avait affronté dans le coin. Et pas toujours en un seul morceau. La raison de son enfermement n'intéressait toutefois pas Shinjirô. Pour tout dire, il ne releva même pas la remarque sur son potentiel trouble de la personnalité, ne comprenant pas en quoi cela pouvait consister. Lui-même était un homme simple. Et il fallait avouer qu'il ne comprenait que ce qu'il voulait bien comprendre.

Par contre il percuta bel et bien sur le mot "Soul Society". Il ne put s'empêcher de le détailler de nouveau du coin de l'oeil. Ce gars avait eu à faire avec ces Shinigamis ? S'il en était un, il le sentirait passer une fois qu'ils seraient en sécurité. Ils étaient ce que l'Argenté détestait le plus. Un symbole de pouvoir et d'autorité que le Rukongai dans son ensemble avait tendance à dénigrer. Un symbole que Shinjirô ne tolérait pas. Comment accepter ça d'un groupe qui se terrait derrière leurs hauts murs blancs, après tout. Mais à en croire le ton de l'inconnu, il ne pouvait croire qu'il appréciait cette race. Il n'eut toutefois pas le loisir de creuser plus longtemps la question. Sans s'en apercevoir, ils venaient de se faire rattraper. A moins qu'ils ne se soient jetés dans la gueule du loup ?

Son nouvel ami ne prit pas de gants. EN d'autre terme, il prit plaisir à écraser la tronche de ceux qui lui faisaient face. Et avec une méthode qui parlait au colosse. Préférant ne pas s'interposer, il regardait avec intérêt la rixe. Les passants s'étaient écartés et parmi la foule, Kiryû perçut ses potes s'approcher. Ceux à qui il avait demandé de faire le ménage. Il poussa un simple soupir... On n'est jamais mieux servi que par soi-même après tout. D'un signe de la main, il congédiait ceux-ci afin qu'ils ne soient pas mêlés à ça. L'inconnu se démerdait comme un chef. Et avait un putain de style. C'est là que six nouveaux déboulèrent. Finalement, il allait devoir lui aussi mettre la main à la patte. Pas trop tôt... Déjà l'autre se jetait de nouveau dans la mêlée.
    - Bon bah... Quand faut y aller, faut y aller hein !

Faisant craquer les os de ses poings, Shinjirô prit le temps de détacher les sangles qui retenaient son sabre à son dos. Si cette arme était son plus grand trésor, il ne tenait pas à s'embarquer dans un combat de rue avec elle sur le dos. Plantant celle-ci dans le sol, laissant la lame s'enfoncer de plusieurs centimètres dans la terre meuble, il reportait son attention sur ses adversaires du jour. Visiblement, ils le redoutaient. Visiblement, ils ne s'attendaient pas non plus à ce qu'un autre intervienne. Alors qu'il s'approchait tranquillement, deux d'entre eux sortirent du cercle pour se dresser face à lui. L'un d'eux eut même le culot de lever la paume, lui intimant l'ordre de ne pas bouger. Il prononça bien quelques mots en plus mais la rage de Shinjirô le rendait sourd à toute forme d'autorité. En un éclair, il attrapa le bras du malheureux et le brisa en deux, enchainant immédiatement après par une droite en plein visage. Le craquement qui se fit entendre ne laissait présager rien de bon. L'homme tomba au sol, inanimé. L'autre n'eut pas même le temps d'appeler du secours. La jambe du colosse le cueillant en plein estomac, avant d'achever le travail avec un uppercut. Deux K.O alors même qu'il commençait tout juste à se battre.

Alors qu'il se rapprochait plus encore, une étrange sensation s'emparait de ceux qui se trouvaient proche de lui. Peu à peu, la foule se dispersait. Car tout autour de la silhouette du géant était apparue une étrange aura argentée. Une aura dont était évidemment tiré le surnom de Shinjirô. Mais si l'effet visuel avait de quoi surprendre, c'était surtout la sensation qui se dégageait de lui qui effrayait les badauds. Ses yeux gris ne laissaient aucun doute quant à ce qui se passerait s'il mettait la main sur un autre de ces bougres. Il le tuerait. Sa puissance gagnait en intensité. Un des adversaires tenta de le frapper. Il ne put même pas approcher du colosse, écrasé par l'aura meurtrière de ce dernier. Il s'arrêta net, haussant la voix pour être entendu de tous.
    - J'ai plus envie de jouer. J'vous laisse dix secondes. Ensuite, j'vous crève. Tous !

Et le décompte débutait dans son crâne. Qu’ils jouent aux plus fins et ils comprendraient pourquoi il était si craint au travers des différents districts du Rukongai. Malheureusement, la mise en garde tenait aussi pour l'inconnu.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2543-riful-la-destructrice#21816

avatar
Rang : Kyûbantai Taishô - Capitaine de la neuvième division

Messages : 695
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Mer 25 Sep - 23:02

Akihiko frappa au bassin son premier opposant qui était aussi le lâche qui n'avait pas osé attaquer juste avant. Le type déséquilibré recula alors ce qui permit à Akihiko de faire un pas en avant et de lui envoyer un violent uppercut. Son opposant, sonné, s'écroula alors. Kirito prit soudainement un coup par l'arrière au niveau de l'épaule. Énervé notre jeune héros fit volte face et envoya un très puissant coup de pied dans les parties intimes de son agresseur qui tomba alors à genoux prononçant au passage une série d'insultes que nous allons ici vous épargner – il y a peut être des âmes sensibles qui lisent ceci et nous ne voudrions pas les choquer -. Au moment où Kirito allait se jeter sur un troisième gars, ce dernier fut percuté par l'un de ses alliés qui venait de réaliser un magnifique vol plané. Kirito décontenancé prit alors enfin le temps de regarder derrière lui et il découvrit que le mastodonte avait posé son épée et avait commencé aussi à tabasser des gars. Manifestement le colosse utilisait de la puissance brute car l'un des poursuivants qui gisait à terre, inconscient, avait un bras qui formait un angle pas très normal. Puis soudain Kirito réalisa que la foule était en train de se disperser en proie à une peur qu'il identifia à son tour.

Le titan dégageait une sorte d'aura argenté des plus impressionnante. Akihiko sentit une pression s'abattre sur ces épaules et au même moment il vit le dernier des poursuivants qui tomba soudainement à la renverse sans que le colosse ne l'ai touché. Kirito entendit alors son compagnon d'arme du jour annoncer qu'il laissait un délai de dix secondes pour que tout le monde arrête. Le jeune schizophrène regarda aux alentours et constata que d'autres types, probablement envoyés par l'hôpital aussi, étaient en train de fuir. Manifestement, ils ne devaient pas considérer être suffisamment payer pour risquer leur vie.

Tandis que le colosse semblait attendre le délai Akihiko entendit derrière lui le nouveau castra gémir de douleur. Notre jeune héros tourna alors la tête vers ce dernier et annonça.
    Putain mais tu veux crever mec ? T'as pas entendu le monsieur ! Ta gueule bordel !

Le type ne le regarda même pas et continua à gémir.
    Rah bordel, tu me remerciera un jour !

N'écoutant que son cœur Kirito se retourna alors et décocha un coup de pied dans le visage du type pour lui sauver la vie. Si, si je vous jure pour lui sauver la vie ! Car la savate que ce gars venait de prendre dans les dents l'envoya directement au pays des gens inconscients ce qui lui fit fermer sa gueule instantanément. Un lourd silence était tombé sur la place où ils se trouvaient et il ne restait presque plus personnes dans les environs. Seuls quelques curieux étaient encore présents mais ils se tenaient à bonne distance et d'ailleurs ils pouvaient voir comme une aura bleue très fine s'échapper du corps de Kirito. C'était une aura à peine visible et très discrète par rapport à celle de l'Argenté mais elle était bien là et manifestement elle semblait protéger le jeune schizophrène de la pression spirituelle de son nouvel ami. Mais tout cela Kirito ne s'en rendait même pas compte à vrai dire et il se demandait en fait pourquoi les gens s'étaient autant éloigné.

Akihiko resta alors seul et tranquillement debout juste en face du titan. Il épousseta sa cape qui avait encore pris la poussière. Décidément c'était joli mais c'était pas forcément adapté pour le combat ce machin là. Kirito regarda le colosse dans les yeux puis au bout de quelques secondes, où le silence avait régné, il s'avança tranquillement vers le titan et tendit une main.
    Bah écoute merci pour le coup de main au final. Chui Akihiko, enchanté de te rencontrer. T'as une sacré force dit donc. Et au fait, le mec que t'as fait voler tout à l'heure tu lui as fait quoi ? Parce que je pense que là il a fait un baptême de l'air et il va s'en souvenir longtemps. On dirait que ce n'est plus moi qui ai besoin de retourner à l'hôpital d'ailleurs.

Akihiko sourit amusé par sa propre blague. Il pouvait sans doute se faire arracher la tête en quelques secondes et pourtant il n'affichait aucune peur ni aucune crainte. Quand je vous disais qu'il était fou...

_________________

Cliquez sur l'image pour accéder à mon histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t721-kirito-akihiko

avatar
Rang : Reine des Terres au delà du Yermo

Messages : 1225
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Sam 28 Sep - 8:49

Lorsqu'il se trouvait dans cet état, Shinjirô avait le plus grand mal à contenir sa rage et son envie de tout casser. Un véritable monstre qui ne s'arrêtait que si ses adversaires n'étaient plus en mesure de lui causer le moindre tort. Lui que l'on nommait l'Argenté ne s'apercevait même pas du changement qui s'opérait en lui lors de ces rages contrôlées. Fort heureusement, ces hommes étaient si faibles qu'ils s'étaient laissé vaincre sans opposer de trop grandes résistances. Mais il apparaissait aussi évident que certains d'entre eux garderaient de lourdes séquelles de cette rencontre avec ces deux loustics. La place ayant fait le vide, ils ne seraient plus trop emmerdés par ces abrutis. C'était tout de même une bonne nouvelle...
    - Attends-moi une p'tite seconde !

Avant de répondre et donc de tailler une bavette avec le dénommé Akhihiko, il restait une chose importante à faire pour le géant. Se détournant un instant de celui qui n'était désormais plus réellement un inconnu, il se dirigea vers son sabre qu'il avait laissé sur place. Arrachant la lame du sol, il prit le temps de replacer celle-ci dans son dos, remettant les sangles qui permettaient à l'arme de ne pas glisser lors des déplacements du Kiryû. Même s'il ne savait pas pourquoi - et il préférait ignorer purement et simplement sa discussion avec Fumiko qui remontait à quelques temps désormais - il ne pouvait s'empêcher de garder son sabre près de lui. Il s'agissait là de son unique trésor. Le seul qu'il emmenait où qu'il aille. Maintenant que sa moitié était revenue à lui, il pouvait s'occuper du mioche.

Dans les propos du gars, Shinjirô percevait clairement de la fierté. Ils s'étaient débarrassés d'une équipe de bras cassés qui devait l'emmerder depuis longtemps et Akhihiko semblait heureux du déroulement de sa journée. On ne saurait l'être moins : après tout il venait de gagner un sursis évident en écrasant cette force sensée le ramener à l’hôpital. Huit mois d'enfermement avait-il dit ? C'était vraiment une très longue période. Trop pour une âme libre comme il semblait l'être.
    - J'suis Shinjirô. Et j'dois dire que tu te démerdes pas mal non plus. T'es agile mon gars, une vraie danseuse. Mais ça marche bien quand j'vois la tronche de tes adversaires.

Il ne pouvait s'empêcher de chambrer un peu. Telle était la véritable nature de ce géant. Pour autant, il avait été réellement surpris par les compétences martiales du gars. Lui qui était expert en combat au corps à corps, il avait décelé chez cet homme une technique et une dextérité dont peu pouvaient se vanter. Un adversaire potentiel pour ses combats de boxe clandestins. Mais il verrait ça plus tard. Pour le moment, il cherchait à savoir qui il était. Farfouillant dans ce qui lui servait de poche, Kiryû en tira un cure-dent qu'il s'empressa de mastiquer, histoire de calmer un peu ses nerfs. L’adrénaline n'était pas encore redescendue complétement et il était visiblement encore assez chaud. Son regard se porta sur le corps de celui qu'il avait projeté par la force de son uppercut. Le désignant du menton, il reprit :
    - Ça lui donnera peut-être une leçon. J'suis boxeur. Il a seulement mangé un coup qui l'a envoyé valser. Une vraie brindille, ce gars. Faut dire que j'ai deux arguments de poids pour ce genre de conversation.

Il lui montrait ses deux poings massifs, visiblement fier de lui. Il ricanait même, ce qui prouvait que la situation l'amusait.
    - Ils avaient l'air de tenir à toi tes p'tits potes. Huit mois... C'te galère. J’aurai démonté les murs perso. Viens ! On va boire un coup. T'en profiteras pour m'raconter un peu ta merde. Y'a un p'tit pub dans l'coin qui vaut le détour. C'est moi qui rince ! J'te dois au moins ça pour m'avoir permis de m'éclater un peu aujourd'hui.

Prenant les devants, il s'engageait déjà dans l'une des rues annexes. Outre le fait de boire un verre, cela permettrait aussi aux deux zigotos d'échapper à l'attention qui s'était posée sur eux. Le colosse détestait ça. Et espérait aussi que cela ne remonterait pas trop vite jusqu'à ces maudits Shinigamis.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2543-riful-la-destructrice#21816

avatar
Rang : Kyûbantai Taishô - Capitaine de la neuvième division

Messages : 695
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Lun 7 Oct - 16:43

Kirito regarda le colosse récupérer son arme et la fixer dans son dos. Il ne put s'empêcher de songer qu'il y avait là une forme d'empressement qui cachait quelque chose. Un peu comme si cette arme et lui était inséparable car lorsque le bourrin revint vers lui il semblait déjà un peu de meilleure humeur. Laissant soudainement ses réflexions pour sa personnalité timide Kirito écouta son nouvel allié dénommé Shinjiro.
    Eh bien enchanté Shinji ! Merci du compliment même si le terme de danseuse fait un peu fiotte tout de même mais bon après tout pour moi le résultat est là. Ces connards vont me foutre la paix pendant un moment. Surtout ces deux là.

Kirito ricana en montrant d'un doigt le type, qui bien qu'inconscient, se tenait toujours l’entrejambe, et celui qui avait réalisé un magnifique vol plané. Puis notre jeune héros écouta ensuite Shinji – oui il ne l’appellerait pas par son prénom en entier, c'était trop fastidieux – qui semblait par ailleurs lui aussi assez amusé par la situation. Bien que très différents physiquement nos deux compères semblaient en réalité être assez semblable. Puis soudain l'étranger l'invita à boire un coup. Kirito se mit à sourire de toutes ses dents, cette journée était géniale !
    Avec grand plaisir ! Ça fait un bail que j'ai pas bu, paraît que dans les hôpitaux c'est pas permis... Quelle connerie !

Akihiko emboîta le pas du géant marchant avec rapidité pour ne pas se faire distancer car pour un pas que Shinjiro faisait Kirito devait en faire deux, voire trois. Alors qu'ils s'éloignaient de la place, et que les quelques spectateurs toujours présents se bousculaient pour ne pas se trouver sur la route de nos deux lascars, notre jeune héros songea finalement à une remarque de son acolyte.
    T'as dit que t'étais un boxeur, hein ? Bah vu ta frappe ça ne m'étonne pas forcément plus que ça mais par contre pourquoi t'as cette énorme épée avec toi ? C'est pas vraiment le meilleur outil pour boxer. 'fin si tu veux pas répondre pas de soucis, je suis juste curieux ça fait vraiment trop longtemps que j'ai pas pu causer avec quelqu'un.

Akihiko marqua une pause, son regard sembla soudainement changer de couleur passant au gris et se perdant vers l'horizon puis il redevint azuré et le jeune schizophrène ajouta.
    J'aurais bien aimé défoncer les murs de l'hôpital mais bon disons qu'une part de moi était pas trop pour... C'est compliqué et on s'en fout un peu en fait.

Les deux compères avançaient tranquillement dans les rues, Shinjiro semblait savoir où il allait et à vrai dire cela plaisait à Kirito. Rencontrer ce type dés sa sortie d'hôpital était une formidable aubaine, il s'était plus amusé en une heure qu'en un an quasiment. Enfin, il pensait cela mais à vrai dire sa mémoire n'était pas très fiable. En effet, notre jeune héros semblait souffrir de troubles mnésiques sans doute causés par son désordre mental. Sur la place qu'il venait de quitter il s'était battu avec acharnement mais surtout, à sa plus grande surprise, avec efficacité. Où avait-il appris à se battre de la sorte ? Il n'en savait rien et puis bon il aurait bien le temps d'y songer dans les temps à venir. Pour le moment Shinji semblait ralentir le pas et ils se dirigeaient tout deux vers un bâtiment pour le moins singulier.

_________________

Cliquez sur l'image pour accéder à mon histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t721-kirito-akihiko

avatar
Rang : Reine des Terres au delà du Yermo

Messages : 1225
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Mar 15 Oct - 12:10

    - Clair qu'on s'en branle !

Il avait pour le moment occulté volontairement la question concernant son sabre, préférant taire ce qu'il ne comprenait pas complétement. Par ailleurs, ils arrivaient déjà au niveau du fameux bar que Shinjirô connaissait. Ils pourraient alors se poser tout en continuant cette discussion. Le lascar avait son franc parler et ça plaisait au géant. Lui-même ne possédant pas sa langue dans sa poche, il ne pouvait que comprendre ce type. Sa petite histoire d'hôpital l'amusait. Faut dire que ça avait déclenché cette petite bagarre et qu'il s'était plutôt éclaté, il ne pouvait pas le nier. Alors qu'ils pénétraient dans l'établissement - relativement plein pour une telle heure - Shinjirô prit la direction d'une table se trouvant en fond de salle. Connaisseur des lieux, il savait ce qu'il voulait. Et voir la table en question occupée par trois personnes ne l'arrêtait pas pour autant.

Alors que son ombre se projetait sur le mur à proximité, il darda son regard sur chacun des visages face à lui. Ils avaient levés les yeux. Pas assez haut. Ils comprirent rapidement qu'il ne faudrait sans doute pas titiller cet homme. Sa carrure suffisait à imposer le silence et le respect. Et si ça ne suffisait pas, son sabre dans son dos achevait le travail. Un large sourire apparut sur le visage du colosse.
    - Vous êtes à ma place. Alors on se lève et on dégage. Si vous avez des remarques, j'vous écoute les enfants !

L'un d'eux fit mine de se lever pour défier le géant mais son compagnon posa sa main sur son bras, pour le retenir. Celui-ci comprit la mise en garde et ronchonna. Mais se leva en même temps que ses amis pour se rendre ailleurs. Non sans jeter un regard courroucé à Shinjiro qui ne releva même pas. Il avait obtenu ce qu'il voulait, une fois n'est pas coutume, et se contenterait de ça. Posant son sabre à proximité de lui, afin de ne pas être gêné pendant qu'il prendrait place, il héla le barman. Ce dernier lui envoya alors une de ses serveuses pour passer commande. Un joli brin de fille à la vérité qui ne laissait personne indifférent dans la salle. Shinjirô prit le soin de choisir pour son invité et lui tout en laissant son regard traîner sur les généreuses courbes de la serveuse qui repartait déjà à son service. Il ricana avant de reporter son attention sur Akihiko.
    - Tu vois pourquoi j'aime cet endroit, hein !

Petit clin d’œil complice. Il comprenait que si ce type n'avait pas touché une goutte d'alcool en huit mois, il n'avait pas non plus eu l'occasion de toucher des femmes. La précédente question lui revint alors en mémoire. Pourquoi est-ce qu'il portait cette masse énorme avec lui alors qu'il était boxeur. Pas conne la question. Pas conne du tout.
    - Tu m'as demandé pour "elle". Disons que c'est un cadeau et que je ne peux pas m'en séparer, tu vois. Puis elle est utile quand j'ai pas envie de me salir les mains. Un bon gros coup d'épée dans la tronche, ça a tendance à calmer les débats. Puis t'as vu la bête ? A part moi, qui pourrait se trimbaler avec un truc pareil sur le dos ? Le laisser à un autre, ce serait un putain de gâchis.

Se séparer de cette arme lui était impossible. Et s'il ignorait encore aujourd'hui les explications de Fumiko, c'était seulement parce qu'il ne pouvait l'accepter. Cette arme était la sienne. Point barre.
    - Un d'mes gars m'a fait rire un jour... Ce con m'a sorti que j'ressemblais à une putain de tortue avec ça. Que comme la bestiole, j'pouvais pas bouger sans ce truc sur le dos. Bah en un sens, il a raison ! J'y tiens. C'est bien la seule chose à laquelle je tiens d'ailleurs.

La commande étant arrivée, il se siffla le premier verre sans demander son reste. C'est qu'il faisait soif après avoir fait ces efforts.
    - Z'êtes combien là-dedans ?

De l'index, il pointait son crâne. Il faisait ainsi allusion à cette personnalité que l'autre avait déjà mentionnée. Shinjirô ne croyait pas en ce genre de connerie mais l'autre semblait visiblement penser qu'il était concerné.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2543-riful-la-destructrice#21816

avatar
Rang : Kyûbantai Taishô - Capitaine de la neuvième division

Messages : 695
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Jeu 17 Oct - 11:40

Kirito suivait toujours le géant et le moins qu'on puisse dire c'est que ce type connaissait l'endroit ! Alors qu'ils entraient dans le bar nombreux visages se tournèrent vers eux et quasiment la totalité se détournèrent ensuite aussitôt fuyant des yeux le colosse. Akihiko fixa le dos et l'immense arme de son acolyte du jour. Qui pouvait-il bien être ? Alors qu'il décida d'éluder cette question pour le moment ils arrivèrent au niveau d'une table occupée. Bien qu'il y ait du monde dans le bar, il restait des emplacements pour les deux compères mais à la grande surprise de notre jeune fou il constata que Shinji chassa les occupants. Manifestement il voulait avoir cette table là. Lorsqu'un type se releva sur un air provocateur Kirito ne put s'empêcher d'afficher un sourire amusé. Il allait déguster sévère le ptit père ! Ah peut être pas en fait... L'un de ses amis semblaient moins con car il l'arrêta aussitôt et les jeunes gens débarrassèrent le plancher sans demander leur reste. Décidément son nouvel ami avait appris à se faire respecter. Tout en s'installant en face de Shinji notre jeune héros annonça.
    Et bah tu sais y faire avec les casses couilles. Mais t'as un foutu avantage quand même ! Moi je peux leur péter la gueule en quelques mouvements mais le problème c'est qu'avec ma taille souvent je suis obligé de latter deux ou trois mecs avant qu'on me prenne au sérieux... Toi t’arrive et on te fais pas chier. C'est pratique !

Akihiko gardait toujours un sourire amusé. Puis soudain son péché mignon et talon d’Achille approcha alors de la table. Quelle sublime créature !! Ça changeait de la grosse infirmière Andrea ce brin de morceau là. L'espace d'un instant Akihiko perdit totalement le cours de ses pensées tandis qu'il était en train d'imaginer justement la serveuse devant lui dans une tenue d'infirmière. Lorsque la jeune femme tourna sa tête vers notre jeune fou après avoir passé commande Akihiko lui réserva l'un de ses sourires les plus ravageurs et la gratifia d'un léger clin d’œil aguicheur. Il vit une légère rougeur apparaître au niveau des joues de la belle. Il n'allait pas parler et draguer ouvertement la serveuse, ni la tripoter tel un mufle d'ailleurs. Non rien de tout ça ! Il avait trouvé une proie et il était passé en mode chasseur. S'il voulait attraper cette serveuse il fallait se démarquer, afficher un niveau tout autre que la plupart des ivrognes de bar. Serveuse c'était un travail ingrat, par conséquent traitez une serveuse comme une princesse vous permettra ensuite de faire tout ce que vous en voulez... Les yeux d'Akihiko reluquèrent tout de même le fessier de la serveuse lorsqu'elle s'en alla et notre jeune fou réalisa seulement que Shinji avait dit quelque chose.
    Je vois tout à fait pourquoi t'aimes bien l'endroit... Mmhh par contre par respect tout de même je souhaiterais juste savoir si t'as un lien quelconque avec cette beauté ? Parce que j'ai bien l'intention de ne pas dormir seul ce soir si tu vois ce que je veux dire...

Akihiko afficha un sourire entendu, mais il ne souhaitait pas non plus se brouiller avec son ami du jour. Il espérait juste que la serveuse n'était pas un membre de famille ou une amie de Shinji, sinon il serait obligé de changer de cible...

Puis soudain alors qu'ils attendaient la boisson le mastodonte se décida finalement à répondre à sa question sur son arme. Il l'écouta tranquillement sans l'interrompre. Il ignorait pourquoi mais ce récit l'intéressait au plus haut point. Il y avait là quelque chose de spécial mais il ne parvenait pas à comprendre quoi. Shinji semblait, comme il s'en doutait, lié à cette arme. Un cadeau, hein ? A priori vu le comportement du type ce n'était sans doute pas quelqu'un qui lui avait offert une telle arme... Alors que des milliers de questions lui brûlaient les lèvres il rit à la plaisanterie.
    Bien vu la comparaison avec la tortue ! Par contre ça ne colle pas trop avec ta vitesse de frappe c't'histoire. En tout cas c'est vrai qu'elle est massive ton arme, elle te correspond bien. Moi je suis plutôt petite lame, les katanas en fait, c'est plus mon rayon. Files m'en un et je transforme un type en gruyère aussitôt.

Alors même que Akihiko prononçait ses mots il réalisa que c'était vrai. Mais...pourquoi ? Où avait-il appris à manier une arme ? Il n'avait pas le souvenir d'en avoir déjà tenue une et pourtant il était convaincu que si il tenait un katana il saurait quoi en faire... Chassant ces pensées de son esprit Akihiko constata que les consommations étaient arrivées. Il s'empara alors de son verre sans ménagement et le bu cul sec. Le liquide vint dans un premier temps lui chauffer le palais puis la gorge et il le sentit ensuite descendre dans l'estomac ce qui provoqua comme un picotement dans tous ces membres accompagné d'une chaleur agréable.
    Nom de dieu !! Ça fait du bien !

Puis Shinji le questionna soudainement sur son désordre mental. Akihiko sourit amusé par la remarque du géant qui semblait avoir du mal à le croire en fait.
    Combien on est là dedans, hein ? Et bien..

Les yeux de Kirito virèrent instantanément au gris et la mine de Akihiko se transforma alors en crainte en regardant le mastodonte. Il baissa ensuite les yeux fixant ses pieds avec insistance tandis qu'il se mit à triturer ses mains comme en proie à un grand stress. Sans relever la tête le jeune fou parla soudainement d'une vois mal assurée.
    Je...je suis là et je m'excuse pour toute la familiarité dont je fais preuve à votre égard monsieur.

A peine ses paroles terminées la posture de Kirito redevint plus détendu, il releva alors la tête affichant des yeux bleus azurs et un sourire provocateur.
    Et puis y a moi ! On est deux là dedans mais j'ignore pourquoi. C'est assez chiant surtout que l'autre abruti est plus patient donc souvent plus à même de prendre le contrôle du corps. Mais là j'ai passé trop de temps enfermé à cause de cet idiot, il essaye de reprendre le contrôle mais en fait il y arrive pas parce que tu lui fous la trouille !

Akihiko rit comme si il trouvait ce comportement absolument stupide alors qu'en réalité c'était le fait de ne pas craindre Shinji qui était sans doute le comportement le moins censé...

_________________

Cliquez sur l'image pour accéder à mon histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t721-kirito-akihiko

avatar
Rang : Reine des Terres au delà du Yermo

Messages : 1225
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Dim 20 Oct - 10:07

C'est clair qu'il avait un avantage : sa taille lui permettait de faire taire les contestations avant que les situations ne dégénèrent. Outre le fait d'éviter d'attirer l'attention des autorités compétentes - ces maudits Shinigamis agaçaient vraiment le colosse - cela lui permettait aussi d'asseoir son autorité sans avoir à cogner. Dans le meilleur des cas évidemment. Un respect qu'il jugeait logique et qu'il recherchait, pour dire vrai. Mais avec ce qu'il avait vu du lascar lors du combat, il ne doutait pas que ce dernier puisse également s'imposer. Et si sa carrure ne plaidait pas en sa faveur en comparaison de celle de Shinjirô, il restait un homme à l'allure peu engageante, ce qui suffisait à effrayer les faibles la plupart du temps.

La petite réflexion sur la serveuse le fit rire. Il était normal pour un homme n'ayant pas touché une femme depuis longtemps d'avoir envie d'en profiter un peu. Surtout quand la femme en question possédait de tels arguments. Et comme il 'était d'humeur joviale, il n'allait pas prétendre se réserver le meilleur parti pour la soirée. Akihiko le méritait et il ne troublerait pas ses désirs. Puis ne lui avait-il pas permis de se dérouiller un peu ?
    - Oh je vois très bien mon pote. T'inquiète, aucun lien particulier. Alors si t'as une chance, j'peux que te dire de foncer !

Après tout, rien n'était encore fait même s'il semblait croire pouvoir obtenir les faveurs de la femme. Elle était habituée à travailler ici et Shinjirô savait que la déduction faisait aussi parti du taff. Et dans ce domaine, cette femme était sans le moindre doute une experte. Aimant les jeux, il voyait là aussi une occasion unique de s'éclater encore un peu. Sortant de sa bourse quelques ferrailles, il les posa sur la table et les fit glisser au milieu, entre les bouteilles et les verres. La malice qui était apparue dans son regard était synonyme de défi.
    - Tu sais quoi... Si t'arrives à l'attraper, tu gagnes le pot. Disons que c'est un p'tit pari amical. T'inquiète, si tu perds, t'auras rien à me donner. Voir ta tronche se décomposer sera suffisant. Mouhahahahaha !!

Oui, Shinjirô s'amusait comme un fou. Il était rare pour lui de croiser la route de personne capable de capter son attention. Pour une fois que le destin lui permettait d'en rencontrer une, il comptait bien profiter un maximum de la situation. On ne sait jamais quand une autre occasion de ce style lui arriverait de nouveau, après tout.

Pour ce qui était de la comparaison avec la tortue, Kirito avait visé juste. La ressemblance s'arrêtait seulement au physique, non à sa vitesse. Même s'il ne se considérait pas comme si rapide que cela. Il n'en avait pas besoin en réalité, il le savait. Savoir que son invité maniait mieux les petites lames ne le surprenait d'ailleurs pas. Il avait le physique pour et sentait qu'il était plutôt doué. Comment pouvait-il en être sûr ? Son expérience du combat lui permettait d'évaluer sans trop de difficulté le niveau d'un autre. Sans trop se tromper d'ailleurs. Et puis ce mec avait quelque chose d'étrange. Un peu comme lui-même.

Mais rapidement ses pensées furent chassées par l'explication du type. Son regard changea et un être timide à souhait fit son, apparition. L'espace d'un instant, Shinjirô crut qu'il s'agissait d'une illusion, d'un idée. Il se trompait. Car Akihiko refit son apparition, son regard changeant de nouveau. Ils étaient vraiment plusieurs. Shinjirô était réellement surpris. Il ne comprenait pas. Était-ce de la magie ?
    - Woooh ! Trop bizarre ce truc.

Il rapprocha son visage du type, le détaillant sous toutes les coutures. Un gars pareil... Ça devait se voir qu'une seule fois dans toute une vie quoi.
    - Pas plus mal qu'il chie dans son froc. M'a l'air d'un sacré trou du cul, si tu veux mon avis. Sans vouloir te vexer hein ! T'es bien plus drôle mon grand. M'enfin ton explication me suffit... Bizarre mais bon, on est ce qu'on est après tout. Et sinon pour le pari ? T'en es ?



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2543-riful-la-destructrice#21816

avatar
Rang : Kyûbantai Taishô - Capitaine de la neuvième division

Messages : 695
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Lun 21 Oct - 21:36

La seconde personnalité de Kirito avait bon nombre de défaut. Un ego surdimensionné, une grande gueule, un penchant certain pour l'alcool et les belles femmes mais l'appât du gain ça il ne l'avait pas par contre. Cependant, lorsqu'il vit les pièces que Shinjirô mit en jeu les yeux de Kirito brillèrent de malice car son esprit compétitif venait de se réveiller, il se moquait de gagner de l'argent, il souhaitait juste gagner tout court ! Surtout que manifestement son hôte ne le croyait pas à la hauteur de ce défi. Akihiko but tranquillement son nouveau verre, que la charmante serveuse venait d'ailleurs de reposer devant lui puis il écouta ensuite Shinjirô réagir à son changement de personnalité. L'homme face à lui, contrairement à de nombreuses personnes, ne semblait pas avoir pitié de sa maladie mental et Akihiko apprécia grandement cela. Habituellement les gens lorsqu'ils apprenaient qu'il était schizophrène avait un mouvement de recul, voire de peur et il cherchait à s'éloigner de lui. Mais Shinji, lui, il était différent, il le traita exactement comme n'importe qui d'autre et ça c'était un cadeau d'une valeur inestimable pour Kirito et bien qu'il ne l'admettra jamais devant le titan cet homme venait de grimper de nombreux échelons dans son estime. Et puis ce qu'il dit à propos de sa seconde personnalité le fit éclater de rire.
    Y a pas de mal et puis t'as raison c'est une sacré lopette l'autre. Il passe son temps à essayer de rester seul à rien foutre...c'est d'un chiant ! En plus, comme il contrôle le corps chui obligé de subir sa connerie !

Puis soudain Shinji revint sur l'histoire du pari. Kirito jeta alors un coup d’œil à la serveuse à nouveau. Cela faisait quelques minutes qu'il l'observait, il intégrait toutes ses mimiques, ses expressions du visage, sa manière de se comporter et sa manière de parler. Il avait également scruté les clients autour d'eux dans le bar, ceux qui semblaient agités, ceux qui étaient calmes, ceux qui étaient joyeux, etc... D'où lui provenait cette faculté d'observation ? Encore un mystère mais le résultat était là, il avait intégré de nombreux paramètres en un temps record et son esprit d'analyse fit le travail à une vitesse fulgurante sans qu'il ne s'en rende véritablement compte. Ainsi il détermina la marche à adopter pour courtiser la serveuse. Il regarda avec un grand sourire Shinji et annonça.
    Ça roule ! J'en suis ! Mais...ce n'est pas encore le bon moment.

Il fit un clin d’œil au titan et but son verre. Il reprit ensuite la parole.
    Dit moi t'es donc un habitué d'après ce que j'ai compris. Est-ce que tu peux me dire où on se trouve exactement ? Je t'avoue que j'ai pas la moindre idée de l'endroit où j'ai atterrit et ça m'emmerde un peu... Y a des trucs à faire dans le coin ? Parce qu'en fait je...

Le regard de Kirito se fixa soudainement à un endroit. Une lueur d'amusement apparut dans ses yeux et il se leva alors.
    Excuse moi, je reviens !

Akihiko but une gorgée de son verre puis il le posa sur la table et se dirigea vers le fond de la salle. Il se rendit près d'une table sur laquelle était plus ou moins affalé quatre types à l'allure peu engageante. Sur les quatre, trois d'entre eux semblaient bien éméchés et le dernier, bien que dans un meilleur état que les autres, semblait commencer à être bien alcoolisé tout de même. La serveuse se trouvait devant les hommes et réclamait le paiement de ces derniers. Kirito avait repéré ce groupe depuis un moment et il avait vu là un potentiel problème qui allait survenir. Il passa alors à côté de la table comme si de rien n'était, juste au moment où l'un des types commençait à insulter la serveuse. A cet instant Kirito s'arrêta alors net et se tourna vers l'ivrogne.
    Dit donc, faites un peu preuve de respect envers cette belle jeune femme, elle ne fait que son travail et avec des types comme vous ça ne doit pas être de tout repos.

Le ton qu'il avait employé était calme et là dedans aucune menace ne pesait. Juste un avertissement mais comme il s'y attendait l'un des types, le plus lucide, se redressa brutalement.
    Des types comme nous, hein ? Qu'est-ce que tu viens foutre ta merde là dedans petit con !

Kirito se rapprocha alors du rebelle et lui posa tranquillement une main sur l'épaule.
    Voyons monsieur calmez-vous, je ne vous permets pas de parler de la sorte devant cette beauté. Veuillez vous rasseoir et consommez tranquillement ou je vous demanderais de quitter les lieux.

    Mais lâche moi, tu te prends pour qui espèce de petit merd...

Les deux yeux de Kirito, visible uniquement par l'ivrogne, virèrent au gris et fixèrent avec intensité l'imprudent. La main de Akihiko qui était posé sur l'épaule du type quant à elle vint lui broyer la clavicule mais pas jusqu'à lui casser sinon cela ferait hurler le type et ça ferait peur à la donzelle. Malgré tout l'effet fut immédiat ! Le type qui s'était brusquement interrompu, totalement stupéfait de voir le changement d'yeux et parce que son épaule lui faisait souffrir le martyr, se rassit immédiatement sans un mot. Il sortit alors d'une petit bourse de l'argent qu'il remit à la serveuse en marmonnant un "désolé" devant ses camarades qui étaient totalement ébahi par ce comportement soudainement si calme. L'un d'eux tenta alors un mouvement en direction de Akihiko mais son camarade lui indiqua d'un regard de ne rien faire. Kirito attrapa alors gentiment la serveuse par le coude et l'entraîna un peu plus loin.
    Ça va, vous n'avez rien ?

    Non, mais comment avez-vous fait ?

    Vous savez, tout gentilhomme se doit de défendre une jolie fleur comme vous. S'il vous embête à nouveau je serais là. Mais je pense qu'ils vont se tenir à carreaux maintenant.

Kirito afficha un sourire tranquille et plongea son regard, redevenu bleu azur, dans les yeux de la serveuse. Il vit alors que la jeune femme semblait réfléchir, elle n'avait pas l'air habituée à ce qu'on prenne sa défense de la sorte mais elle ne semblait pas non plus prête à se jeter dans les bras d'un strict inconnu. Tout du moins c'est ce qu'elle croyait car lorsqu'Akihiko lui fit un petit clin d’œil aguicheur la serveuse regarda à droite puis à gauche et se pencha à son oreille.
    Si vous ne faites rien dans la soirée, retrouvez moi derrière le bar vers 20h. Je saurais vous récompenser monsieur le gentilhomme. Et en attendant voilà un avant goût.

La jeune femme lui sourit puis elle colla sa poitrine contre le torse nu de notre jeune héros, qui eut du mal à garder le cours de ses pensées, et déposa un léger baiser sur les lèvres du jeu schizophrène.
    J'attends ça avec impatience...

Kirito déposa un second baiser sur les lèvres de la jeune femme avant de la lâcher, non sans avoir au passage caressé du bout des doigts la hanche de la beauté. Puis il revint s'asseoir à la table tranquillement. Du point de vue de Shinjrô la scène avait dû être étrange, il s'était approché d'un groupe, s'était attiré les foudres de quatre types costauds qui avaient aussitôt fait machine arrière sans raison apparente puis il était allé un peu plus loin avec la serveuse et s'était fait embrassé. Simple, mais très efficace. Akihiko but une nouvelle gorgée de sa boisson puis il regarda la titan.
    Je disais quoi déjà ?

_________________

Cliquez sur l'image pour accéder à mon histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t721-kirito-akihiko

avatar
Rang : Reine des Terres au delà du Yermo

Messages : 1225
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Ven 20 Déc - 21:04

Shinjirô s'éclatait à voir ce type prendre le défi au sérieux. Des hommes, des vrais, il n'en existait pas tant que ça. Lorsqu'il avait porté ce toast à l'encontre de ceux de sa race, il parlait bien évidemment de ceux qui avaient suffisamment de couilles pour aller au bout des choses. Se dégonfler, c'était facile. Assumer et prendre la vie comme elle venait, voilà qui était autrement plus dur. Le regard des habitués passaient de Kirito à Shinjirô. Si à un moment, certains avaient eu l'envie de rabaisser le caquet de ce jeune à grande gueule, la corpulence et la réputation de Shinjirô avaient suffi à les calmer. Ils n'avaient qu'à assister, impuissants, à la démonstration du coq.

En tout cas, le petit tour semblait avoir fonctionné, la belle succombant au charme de son sauveur. Le colosse devait admettre être partiellement surpris. Qui aurait cru que la donzelle se laisserait charmer par le tour le plus vieux du monde, celui du Chevalier Servant. Sans doute que cela changeait des habitudes des gens par ici. Kiryû devait admettre que lui aussi agissait parfois comme un con. Il prenait ce qu'il désirait. Et ne s'attendait généralement pas à un refus.

Kirito regagnait déjà sa place, visiblement fier de sa prouesse. La serveuse lui était désormais acquise. Un simple regard sur l'argent pour faire comprendre à cet homme qu'il lui appartenait. Une bonne journée pour lui, sans le moindre doute. Surtout en intégrant le fait qu'il sortait tout juste de l'asile. On ne se refait pas selon le crédo. Cela n'avait jamais été aussi vrai qu'en cet instant.
    - Bien joué, gamin.

Que dire de plus ? Le petit avait joué le jeu et avait remporté la timbale. Shinjirô était beau joueur et reconnaissait la victoire d'Akihiko. Pour le reste, il gagnait donc tout naturellement le pot, comme convenu. Se servant un verre sans oublier son acolyte du jour, Shinjirô se cala de nouveau confortablement sur son siège. Ce district était l'un des plus reculés. Il ne pouvait en être autrement pour celui qui se cachait de la justice du Seireitei. Il ne pouvait en être autrement pour celui que l'on nommait le Colosse d'Argent. Un instant, il se perdit dans ses pensées. Avant de reprendre contenance et d'adresser un petit sourire à son nouvel ami.
    - Tu m'demandais ce qu'il y avait à faire dans l'coin. Très franchement, pas grand-chose. C'est mon point de chute, c'est tout ! Mais j'y reste jamais longtemps. Ça risquerait d'attirer des emmerdes à mes potes. Puis comme ça, j'suis plus difficile à attraper. Putains de Shinigamis !

Son verre fut aussitôt vidé. Il haïssait cette espèce qui se voulait au-dessus du lot. De simples nantis, habitués à vivre dans cette forteresse maudite qu'était le Seireitei. Shinjirô n'enviait pas ces guerriers. Mais il avait déjà trop attiré l'attention de ces derniers pour vivre tranquillement, il le savait. Ils le cherchaient. Et le jour où ils le trouveraient, ça risquerait de partir en sucette. Kirito devait certainement partagé cet avis aussi. Il n'était pas arrivé dans cet asile sans raison. Et le colosse supputait une intervention des hautes instances. Il l'avait vu combattre : il était largement au-dessus du niveau de ces faibles qui surveillaient l'institut. Les Shinigamis avaient aidés, sans doute, à l'atteindre.
    - D'ailleurs, on va peut-être pas tardé. Les mecs qui viennent de sortir n'en resteront pas là et j'ai pas envie de voir cet endroit partir en lambeaux. J'pense pas qu'ils vont tenter tout de suite mais avec les cons de ce genre, on sait jamais. Termine ton verre et on s'casse. T'inquiète, on va pas quitter l'district comme ça. J'suppose que t'as un rencart plus tard ?

Et là, il se mit à ricaner en apercevant le regard en coin de la serveuse. Cette dernière lorgnait sur Kirito. Il avait vraiment géré sur ce coup-là, cet enfoiré.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2543-riful-la-destructrice#21816

avatar
Rang : Kyûbantai Taishô - Capitaine de la neuvième division

Messages : 695
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Sam 21 Déc - 11:10

Akihiko vit le regard de son acolyte du jour qui l'invitait à prendre son butin mais en vérité le jeune fou savoura avec bien plus de délectation les félicitations du colosse que cette récompense monétaire. Il avait gagné, c'est tout ce qui comptait pour lui. Akihiko saisit la petite bourse puis, au lieu de la garder, il la renvoya à Shinji.
    Merci, mais garde ton argent. Savoir que j'ai remporté le défi m'intéresse plus que d'avoir du pognon. Et par ailleurs j'ai déjà une récompense qui devrait être agréable.

Akihiko afficha un sourire entendu en désignant d'un doigt la serveuse plus loin. Il saisit ensuite son verre qui venait d'être rempli à nouveau et écouta alors les explications du titan sur l'endroit où il se trouvait. Alors que l'homme face à lui parlait, la mention du mot « shinigami » provoqua chez Kirito un sentiment soudain de méfiance dont il n'arrivait pas à trouver l'origine exacte. Akihiko n'afficha pas son trouble tandis que son esprit, embrumé par une mémoire très affaiblie, tentait de retrouver un souvenir. Un shinigami... Il sentait qu'il y avait quelque chose d'important à savoir mais il ne parvenait pas à s'en rappeler, tout ce qu'il arrivait à percevoir c'était l'image d'une tenue aussi noire et sombre que la nuit elle même. Kirito fut arraché de ses pensées par le petit ricanement de son compère.
    Aucun soucis pour bouger un peu, je comprends que tu veuilles pas chercher les emmerdes, de toute manière je dois me faire un peu discret pendant un moment moi aussi, j'ai pas trop envie qu'on me renvoie à l'hosto.

Kirito termina cul sec sa boisson, puis il se leva aussitôt de table. Il avança vers la serveuse puis tout en lui caressant une nouvelle fois la hanche il lui susurra des mots à l'oreille que seule elle pouvait entendre. La jeune femme rougit alors légèrement puis elle posa un petit baiser sur les lèvres du jeune fou avant de partir vaquer à ses occupations. Akihiko la regarda un instant puis il retourna vers Shinjirô.
    On peut filer, ma douce sait où m'attendre ce soir.

Akihiko fit un clin d’œil à son complice puis ils sortirent tous deux de nouveau dans les rues du Rukongaï. Après quelques mètres, le schizophrène s'assura que personne ne se trouvait près d'eux et ne pouvait les entendre puis il regarda le colosse et demanda tranquillement.
    J'ai l'impression de manquer un truc important donc je vais poser la question : c'est quoi des shinigamis ? J'ai le sentiment que je l'sais, mais l'information m'échappe et ça m'emmerde un peu. Et puis j'me dis que si ils t'emmerdent toi, ça m'étonnerait qu'ils me foutent la paix aussi.

Akihiko afficha un sourire amusé plus qu'inquiet. Si le colosse parvenait à échapper à ces shinigamis il y avait une forte probabilité pour que lui, avec sa petite taille et son apparence jeune, passe aussi entre les mailles du filet. Mais il devait s'informer car sa mémoire était aussi béante que le néant et sans informations il courrait à sa perte. Qui sait, peut être qu'il allait faire un peu de chemin avec le gaillard si ça se trouve...

_________________

Cliquez sur l'image pour accéder à mon histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t721-kirito-akihiko

avatar
Rang : Reine des Terres au delà du Yermo

Messages : 1225
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Sam 21 Déc - 11:50

    - De sacrés connards...

Ils s'étaient arrêtés pour discuter un peu et la question avait un peu surpris Shinjirô. Que ce gars soit sorti de l'asile récemment, c'était une chose. Mais de là à ignorer ce qu'était un Shinigami, c'était assez rare. Surtout pour un zonard des bas-quartiers comme lui. Ces soldats étaient craints de par la puissance qui se dégageait d'eux. Certaines âmes se voyaient parfois avoir l'opportunité d'entrer au Seireitei pour débuter une formation. Des âmes possédant un petit quelque chose que d'autre n'avaient pas. Ces Shinigamis possédaient pratiquement tous une arme, un sabre, qui était aussi respectée que crainte. Le Kirito ne connaissait pas ces hommes et ces femmes... Était-ce en raison de la présence de son acolyte ? Celui qui ne disait mot et qu'il avait fait apparaître au bar un bref instant ?

Peu habitué à émettre des hypothèses, il mit de côté ses doutes pour ne plus se concentrer que sur ce point précis. Si Akihiko ne savait pas à quoi s'attendre, il risquait de plus grosses emmerdes. C'était une évidence. Et aussi doué soit-il pour s'en sortir avec les gros bras du Rukongai, il tomberait sur un os s'il tentait la même chose avec des soldats entraînés. Ce gosse lui avait fait bonne impression. Et pour être tout à fait franc, ça l'emmerderait de le savoir dans le pétrin jusqu'au cou parce qu'il ne savait pas à qui il avait à faire.
    - Ce sont des blaireaux en costume, bien zappés, à jouer les patrons là où ils vont. Z'habitent à la frontière des districts du Rukongai, une sorte de territoire à part. Des soldats entraînés et qui possèdent certains pouvoirs. Généralement, ils nous emmerdent pas trop. Z'ont genre une mission, tu vois. Mais quand des trucs un peu bizarres se passent par ici, alors ils débarquent.

Si Shinjirô les avait sur le dos depuis un moment, c'était en partie à cause du grabuge qu'il faisait là où il déboulait. Les tournois clandestins auxquels il participait n'avaient aucune valeur légale bien entendu. Et à chaque fois que les autorités avaient tentés de mettre un terme à cela, ils étaient tombés sur le géant qui les avait corrigés. Il était rare pour des soldats de se faire vaincre par une simple âme du Rukongai. Et il était devenu une cible de prédilection. Ce qui expliquait qu'il bouge constamment d'endroit.
    - Pour ma part, ce sont pas vraiment des potes. Disons que j'ai corrigé quelques-uns d'entre eux qui 'amusaient à jouer les patrons. Z'ont pas appréciés. Pas l'habitude que quelqu'un du Rukongaiu l'ouvre devant eux j'pense. J'les ai déboité ces fumiers. Soldats de mon cul ouais ! Mais fais gaffe quand même. Certains ne sont pas des enfants de chœurs. Ils utilisent des pouvoirs plutôt chiants ! La dernière fois, j'ai eu chaud.

Il en était ressorti avec de belles cicatrices, parvenant à repousser les Shinigamis grâce à sa propre puissance physique. De la magie, voilà ce qu'ils utilisaient pour essayer de le neutraliser. Une magie que Kiryû exécrait au plus haut point, ne jugeant pas cela très naturel. La mission réelle de ces gars, il ne la connaissait pas vraiment. En dehors de quelques bruits qui courraient. Mais ça ne l'intéressait pas. Ce qu'il voyait lui, c'est qu'ils étaient riches. Et vivaient sans se préoccuper de ceux qui crevaient de faim au dehors. Et qui se permettaient en plus de réprimer toutes actions visant à s'enrichir au sein du Rukongai. Du moins est-ce ainsi qu'il interprétait les choses. Ah elle est belle cette armée...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2543-riful-la-destructrice#21816

avatar
Rang : Kyûbantai Taishô - Capitaine de la neuvième division

Messages : 695
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Ven 3 Jan - 16:17

Akihiko écouta avec attention les propos du colosse, sachant que les informations qu'il obtiendrait là était très importante pour lui. Au fur et à mesure des explications il compris deux choses. Un : ne pas se trouver dans la ligne de mire de ces shinigamis. Deux : Shinji était dans la ligne de mire des shinigamis. Malgré les propos confiants du titan Akihiko comprenait qu'il y avait une réelle menace et que son nouvel ami avait apparemment de sacré emmerdes avec les shinigamis. Par ailleurs, au fur et à mesure que son acolyte parlait Akihiko se rendait compte qu'il savait déjà la plupart des choses qui lui étaient expliquées. Un peu comme si le fait d'entendre ces mots lui permettait d'accéder à l'information qui était auparavant perdue dans les méandres de sa mémoire défaillante. L'image du vêtement noir se faisait par ailleurs plus nette dans son esprit et quelque chose en lui, lui disait que son entrée à l'hôpital était peut être le fruit d'une rencontre avec un shinigami. Après tout il avait démontré quelques heures plus tôt qu'il pouvait battre les types du centre hospitalier alors comment auraient-ils pu l'interner ?
    Mmh... Ils ont pas l'air commodes ces types, ça ressemble même à de sacré enfoirés ce que tu me décris là. Merci des infos, j'éviterais de croiser le chemin de ces shinigamis. Quant aux pouvoirs que tu sembles leur attribuer j'ai un peu de mal à piger de quoi il s'agit, mais je suppose que je verrais bien par moi-même un jour.

Akihiko repris sa marche avec Shinjirô, leur pas les menant là où le colosse souhaitait aller. Kirito réfléchissait rapidement, parfois même ces yeux viraient brièvement au gris durant une fraction de secondes tandis que les deux lascars avançaient.
    J'sais pas ce que ça vaut pour toi mais, ça m'tente bien de rejoindre ta bande un ptit temps si ça te dérange pas. J'veux pas m'incruster ni dépendre de toi, j'aime trop ma liberté, mais quelque chose m'dit que ça vaut le coup de rester à tes côtés un temps.

Un sourire amusé apparut sur les lèvres de Kirito. Cette idée venait d’émerger autant par le raisonnement de Kirito le bourrin que par le timide qui se terrait au fin fond de l'esprit de notre jeune héros. En plus de pouvoir s'amuser en restant aux côtés de Shinji il serait manifestement, pendant un certain temps, en sécurité. Il fallait qu'il réapprenne à vivre librement et quelque chose lui disait que le colosse serait un bon professeur pour ça.
    Baston, alcool et demoiselle. J'ai déjà un bon aperçu de la vie que tu mènes et ça me plaît ! Après si en plus je peux t'aider ça sera avec plaisir.

Le schizophrène ignorait tout, ou presque, de la vie que menait Shinjirô mais il sentait là la possibilité de s'épanouir et de s'amuser en même temps. Qui serait assez bête pour ignorer une telle opportunité ? Sans doute de nombreuses personnes voulaient rejoindre la bande du titan et il était d'ailleurs certains que plus d'un s'était ravisé car ayant peur du colosse. Mais Akihiko pour sa part ne craignait pas le moins du monde ce type qui pouvait pourtant le broyer en quelques secondes.

_________________

Cliquez sur l'image pour accéder à mon histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t721-kirito-akihiko

avatar
Rang : Reine des Terres au delà du Yermo

Messages : 1225
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Ven 31 Jan - 22:41

A la réflexion, l'idée n'était pas si débile que ça. Et Shinjirô ne refusa donc pas d'emblée la proposition de cet homme. Il ne possédait pas un groupe à proprement parler et généralement, il parcourait les contrées du Rukongai seul. Évidemment, dans certains endroits comme ce district, il possédait quelques amis qui coopéraient avec lui. Cela ne durait qu'un temps et ensuite il reprenait la route. On n'emmerdait pas le colosse et tant qu'on lui foutait la paix et qu'on le laissait gérer ses affaires tranquillement, il n'y avait pas de problèmes. Trancher quelques temps avec ses habitudes ne pourrait pas lui faire de mal.

D'autant que le lascar semblait tout aussi attaché à sa liberté que l'était Shinjirô, un point commun qui rapprochait évidemment les deux entités. Une sorte de coopération limitée dans le temps, c'était plus ou moins la proposition du Kirito. Poussant un petit soupir, Shinjirô tentait de peser le pour et le contre dans son esprit. Réfléchir de la sorte ne lui ressemblait pas. Il n'était qu'instinct à l'état pur. Ce pourquoi il abandonna rapidement sa réflexion pour reporter son attention vers ce gars.
    - Ouais, pourquoi pas. Disons que ça peut s'tenter sur une petite période, voir c'que ça donne. Dès qu'toi ou moi en avons marre, on part chacun de notre côté. Mais en attendant, ça peut être marrant, en effet.

Il est vrai que la vie du colosse ne possédait pour l'heure que bien peu de contraintes. Et même ses combats de boxes clandestins étaient soumis à son approbation. Ainsi, s'il décidait de se retirer un peu, il le pouvait sans la moindre difficulté. Bien sûr, il restait le point épineux "Shinigami". Ces derniers chassaient Shinjirô tandis qu'Akihiko semblait lui aussi en proie à une surveillance particulière. Sans compter qu'il portait en son être une seconde personne qui, elle, semblait nettement moins sympa que lui.
    - Y'a juste deux ou trois petites choses à savoir. On va pas mal bouger, alors t'as pas intérêt à avoir le mal du pays. Ensuite, j'ai quelques petites obligations niveau taff. Quelques combats par ci par là, si tu vois c'que je veux dire. Pour ce second point, j'suis sûr que toi aussi t'as moyen de creuser ton propre trou. Tu verras, on s'fait du fric facile à partir du moment où tu sais boxer. Et dernier point, sans doute le plus important. Si tu viens avec moi, j'veux pas voir débouler ton double. J'plaisante pas, Aki'. S'il débarque, j'lui écrase la gueule. Et forcément, ça risque de te faire mal à toi aussi. J'ai pas l'habitude de me traîner un boulet, c'pas pour commencer aujourd'hui. Alors ?

L'autre semblait suffisamment prêt à s'éclater pour accepter les consignes. Ils savaient que ces collaborations ne pourraient durer éternellement mais les perspectives de prendre du bon temps pendant cette période était trop énorme pour être ignoré. Les occasions seraient trop nombreuses en plus. Et à cette simple idée, il éclata de rire, laissant les spasmes secouer ses épaules. Il reprit son sérieux, essuyant une larme qui était apparue à la commissure de son œil droit. Et puis pour être franc, il avait hâte de voir la tronche de ceux qu'il avait toujours refusés jusque-là. Ce mec avait besoin pendant un temps d'être couvert, c'était une évidence. Mais la personne qu'il venait de choisir comme chaperon - ou peu s'en faut - était de très loin le pire choix possible. Mais de cela, le Kirito s'en rendrait compte avec le temps, sans le moindre doute.




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2543-riful-la-destructrice#21816

avatar
Rang : Kyûbantai Taishô - Capitaine de la neuvième division

Messages : 695
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   Lun 3 Fév - 10:40

Akihiko regarda le colosse qui semblait en proie à des interrogations. Manifestement la proposition qu'il venait de lui faire ne semblait pas être un choix évident. Après quelques instants durant lesquels Kirito attendit patiemment Shinjirô parla enfin et notre jeune héros hocha la tête en signe d'acquiescement.
    Chui totalement d'accord, on va pas rester ensemble si on se fait chier. C'est juste une proposition et on verra comment ça évolue.

Akihiko afficha malgré tout un sourire amusé. S'il avait vu cet homme à l'action et qu'il avait bu un verre avec lui à vrai dire il ne le connaissait pas du tout... C'était uniquement son instinct et son intellect qui lui avait préconisé de se placer sous l'aile de ce gaillard et si de prime abord ça pouvait être une bonne idée cela pouvait s'avérer avec le temps être la pire des conneries ! Mais Kirito ne se posait pas plus de questions pour l'instant, il était inutile d'essayer de prédire l'avenir, mieux valait analyser le présent, c'était beaucoup plus instructif. A ce propos justement le colosse reprit la parole exposant ses conditions ainsi que quelques informations utiles. La vie que menait cet homme semblait mouvementé mais le plus important dans tous ce qu'avait dit son nouvel allié était avant tout la notion de déplacement à laquelle il n'avait pu que sourire un peu plus. Il ne savait toujours pas exactement où il se trouvait mais une chose était sûre il devait bouger, par conséquent les propos de Shinjirô lui plaisaient. Même ceux concernant sa seconde personnalité ce qui fit soudain rire notre jeune héros.
    Pour ce qui est de bouger t'inquiètes, je compte pas rester immobile, c'pas comme si on me cherchait... Pour les combats j'vois ce que tu veux dire et j'aimerais bien entrer dans le circuit ouais, mais même si boxer me dérange pas j'préfererais des combats armés, comme je te le disais j'me démerde mieux avec une lame et je trouverais bien un moyen de m'en procurer une.

Akihiko fit un clin d’œil entendu au colosse puis finalement il reformula le tout d'une manière plus claire.
    C'que je te propose c'est de voyager ensemble, je vais pas te suivre comme un toutou et toi t'aura pas non plus à me baby-sitter. En gros on bouge aux mêmes endroits, on se file des coups de mains s'il le faut, on se boit des coups et on castagne ensemble si on veut mais surtout on reste pas tout le temps l'un avec l'autre. T'as ton business j'respecte ça et je foutrais pas la merde dedans.

Puis soudain Kirito se tapa la tempe pour indiquer qu'il allait parler de l'autre abruti.
    Quant à mon second passager il va gentiment se la fermer ça fait trop longtemps qu'il l'ouvre. Par contre si jamais tu le croises quand même, après tout je contrôle pas à 100% mon esprit, je t'encourage en effet à lui taper dessus, ça lui fera les pieds. Mais méfie toi, c'pas parce qu'il est chiant qu'il est pas fort pour autant.

Kirito éclata de rire en même temps que le colosse face à lui. Ces deux types ensemble allaient être une vraie plaie pour les shinigamis mais aussi pour bon nombres de gens. Tous deux malgré des différences physiques prononcées étaient très semblables dans leur mode de pensée et de vie – encore que Kirito ne souvenait pas vraiment quelle vie il menait avant d'entrer dans l'hopital -. Soudain notre jeune héros tendit une main vers Shinjrô pour sceller l'accord.
    Alors, deal ?

Quand je vous disais que Kirito était fou à lier ! Vous me croyez maintenant ?

_________________

Cliquez sur l'image pour accéder à mon histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t721-kirito-akihiko
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]   

Revenir en haut Aller en bas
 

La fièvre du samedi soir [Shinjiro - Ouvert]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Hebergement samedi soir
» [16+] La fièvre du samedi soir
» Ce soir, tous les musées sont gratuits !
» Pourquoi ce déclin à notre rendez-vous du Samedi soir?
» On nous renvoie le bébé grandi

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bleach - Before the Shadows :: Chroniques & Flashbacks :: Chroniques & Flashback-