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 Il était une fois un microbe [PV Fou-Lu]

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MessageSujet: Il était une fois un microbe [PV Fou-Lu]   Lun 1 Juil - 21:07

Le mouvement d’un corps dans le sable se discernait de la monotonie du désert. Il gisait dans le quartz, à semi-enseveli depuis des nuits entières. Surprenant de constater que la vie demeurait en dépit du piteux état dans lequel se trouvait la victime. Le sang, qui s’écoulait des multiples blessures, avait laissé des traces partout autour, et bien que le zéphyr du moment tentait tant bien que mal de nettoyer, il se rajoutait toujours une flaque ou deux avant que le travail ne soit accompli. Que cette personne tente de remuer afin de se relever ne voulait pas dire qu’elle était réellement prête à le faire. Et quoiqu’en dise son corps qui criait à la suite du moindre mouvement qu’on lui imposait, elle en avait trop marre de demeurer inerte pour lui tendre ne serait-ce qu’une oreille. Elle allait forcer son rétablissement un peu, quitte à ce qu’elle aggrave ses blessures.

D’autant plus qu’elle ne pouvait pousser sa chance plus loin. Une créature environnante finirait bien un jour ou l’autre par vouloir mettre la dent sur elle. À ce moment, elle ne serait ni en mesure de se défendre ni même de crier, tant ses forces étaient en ce moment même inexistantes pour espérer sortir vivante d’une pareille visite. Il fallait qu’elle puisse retrouver l’usage de ses jambes pour se planquer quelque part et ainsi donner du temps à ses blessures de se refermer. Tranquillement, elle procéda avec délicatesse en ancrant ses pieds dans le sable, puis d’une poussée, se projeta vers l’arrière jusqu’à ce que son corps tienne bien droit. Ce manque de douceur dans le procédé eut tôt fait de faire pleurer la majeure partie de ses blessures, mais l’air déterminé affiché sur son visage suffit à balayer cette souffrance. Le pire était passé.

Elle lorgna par-dessus son épaule pour observer avec dédain le paysage qu’elle avait dû endurer tout le temps qu’elle était demeurée gisante, incapable de s’échapper de cette affreuse vue. Et lors même qu’elle aurait fermé les yeux pour ne plus voir le palais, imposant à l’horizon, elle aurait tout de même su qu’il était là, juste derrière les paupières qu’elle se soit entêtée à demeurer closes. Le supplice, bien pire que celui d’être à la merci de ses plaies, avait suffi pour faire naitre en elle la haine nécessaire pour tirer vengeance. Afin de leur prouver, une fois pour toutes, ce dont elle était capable, quand bien même que cela lui prendrait des décennies pour y parvenir. Ce Grimmjow allait y goûter. Les poings serrés par une rage grandissante, elle laissa échapper quelques paroles acerbes, qui, si elles ne pouvaient parvenir jusqu’aux oreilles de son rival, permettaient au moins d’évacuer la haine qu’elle leur destinait tous :

Allez tous vous faire foutre, bande d’enfoirés!
La demoiselle cracha sur le sol, à ses pieds, une gerbe de sang, avant de quitter la place en boitillant. Pour aller où ? Là était la question, l’important étant qu’elle faisait dos à son ancienne demeure, de sorte que plus elle avancerait, plus elle s’éloignerait de cette place maudite. Son unique objectif dans l’instant; déserter les lieux. Sa main s’était plaquée sur la plaie la plus importante, soit celle à son épaule gauche. Elle était due au Zanpakuto de Grimmjow qui lui avait percé la chair de part en part, à défaut d’avoir pu atteindre un point vital. Tout son corps était endolori. Le moindre de ses pas lui tirait une grimace. Le sang lui battait les tempes, mais la satisfaction de se savoir de plus en plus loin de cet endroit qui lui rappelait l’humiliation et la défaite venait au moins mettre du baume au cœur.

Merde.
Elle se situait au sommet d’une dune. L’étendue désertique se déployait sous ses pieds et elle pouvait de ce fait apercevoir la moindre menace à plusieurs kilomètres. Non loin, une silhouette un peu trop près de son emplacement avançait lentement en sa direction. Il était évident qu’elle avait été découverte, et pour peu qu’elle s’en donne la peine de réfléchir, elle viendrait aussi à la conclusion qu’il n’y avait plus rien à faire pour échapper à la venue de cet intrus. Son réflexe fut malheureusement de se laisser tomber à plat ventre sur le sable – ce qui par ailleurs lui arracha un cri de douleur, puis de glisser le long de la face cachée de la dune, dans l’espoir d’être discrète. Et bien qu’elle disparaisse du champ de vision de l’étranger par ce mouvement inutile, il n’en demeurait pas moins qu’elle fit un tel vacarme lorsque son ventre frotta contre le sable que tous ses espoirs lui étaient enlevés. Consciente qu’il se créait une proximité de plus en plus dangereuse entre eux deux, elle décida de prendre la parole, planquée derrière la dune, sans moyen de pouvoir jeter un œil sur le nouvel arrivant :

Attention ! Si t’avances un pas de plus, je tire !
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MessageSujet: Re: Il était une fois un microbe [PV Fou-Lu]   Mar 9 Juil - 19:45

Il était possible de racontrer absolument toute sorte de Hollows au sein d'un endroit aussi grand que le Hueco Mundo. Du plus imbus à la plus misérable des larves. Voir un mélange des deux. Parmi cette vaste panoplies d'êtres, certains, pas grand nombre il fallait bien le dire, se révélaient être suffisamment intéressant pour qu'on s'intéresse à eux, les critères dépendant évidemment de la personne. Pour beaucoup, il s'agissait de la simple force, brute et sans compromis.
Pour Fou-Lu... Et bien c'était quelque peu différent. Lui voyait en premier lieu l'utilité. Même une personne sans aucune puissance pouvait se montrer utile, le tout était de pouvoir l'exploiter, lui trouver un rôle. Et puis il y avait les innombrables chairs à canons. Ce genre de cloportes étaient nécessaires à toute armée, l'avantage étant que n'importe qui pouvait correspondre à ce rôle.
Lorsqu'il rencontra pour la première fois Lili, il était compréhensible qu'il l'ait classée dans cette dernière catégorie.

L'une de ses nombreuses chasses dans le Yermo, en quête aussi bien de nourriture que de potentielles recrues. Il n'avait pas été capable de la repérer tout de suite. Peut être car son aura était, sur le coup, peut être à peu près aussi impressionnante que celle de Quãn. C'est à dire pas beaucoup. Pourtant, cela ne l'empêchait pas de proférer des menaces, cachée derrière une dune. Le Hollow canin fut le premier à la contourner, pour une fois nullement impressionné. L'apparence donnait même l'impression qu'il la confondait avec un cadavre, si bien que l'envie de la dévorer était certainement présente.
Mais un sifflement de la part de son maître le fit se reculer quelque peu, tandis que lui s'approchait, posant pour la première fois le regard sur la femelle. Si elle semblait loin d'être vilaine à la base, son état actuel ne jouait pas vraiment en sa faveur. Rarement l'Empereur avait vu quelqu'un encore en vie, si on pouvait dire, et à l'air aussi pitoyable. Il comprenait même l'erreur de son animal domestique.
    >> Tirer ? Quel en serait l'intérêt ? Tu épuiserais tes forces, risquant de mourir. Et moi je me contenterait de balayer ton attaque d'un revers de la main.
    Déjà que ton apparence est digne d'un cloporte, as-tu vraiment envie que ta mort soit identique ?
Le pire était qu'il y avait de grandes chances que la vérité ne soit pas très éloignée de ses paroles. En fait, l'être doublement millénaire se demandait même pour quelle raison il perdait son temps. Il pourrait tout aussi bien passer son chemin et la laisser à son triste sort. Ou encore pouvait-il se nourrir de sa chair, histoire qu'elle présente au moins une utilité.
Pourtant, il se contentant de se baisser, se mettant accroupi à côté d'elle, sans la lâcher du regard. Le visage neutre, sa voix s'éleva de nouveau.
    >> Tu sais, tu as de la chance. N'importe qui se serait contenté de t'achever, avant d'éventuellement te dévorer. Mais un être de ma stature n'aurait aucun intérêt à utiliser un cloporte ainsi. Ça et le fait que je ne suis pas fan des restes.
    Cependant, te laisser ainsi serait te faire don de la mort, soit de tes blessures, soit par une autre rencontre. Je vais donc te laisser à ton triste sort.
Il se redressa alors, avant de se retourner, commençant à faire quelques pas. Comme s'il quittait les lieux. Mais il s'arrêta alors, tournant la tête vers elle.
    >> Cependant, il est dit que Dieu sait être généreux. En tant que tel, je dois bien pouvoir t'offrir une chance. Je peux assurer que tu guérisses, sans que personne ne vienne te déranger. Mais cela ne serait évidemment pas gratuit. La première étape étant de réussir à éveiller mon intérêt. Me donner une raison de t'aider...

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MessageSujet: Re: Il était une fois un microbe [PV Fou-Lu]   Sam 20 Juil - 21:28

Un clébard. C’était simplement un clébard, ou du moins ce qui s’y rapprochait. Non pas que l’animal avait tout l’air d’une bête atypique, mais c’était bien le cas. Imposant Hollow que voici – si c’en était bien un, l’idée de le cajoler ne frôla pas même l’esprit de Lili qui, pourtant, ne le trouvait pas aussi hideux que ses pairs. C’est que sa taille et ses crocs n’encourageaient pas de pareilles flatteries, éveillant plutôt en elle la prudence, qui se manifesta particulièrement sous la forme d’une sphère lumineuse au creux de sa main. Et si tant est qu’elle réussisse à la projeter sur la créature quadrupède qui s’approchait dangereusement d’elle, il y avait peu de chances qu’elle puisse ne serait-ce la blesser pour freiner son avancée. Considérant que Lili était une vraie poire dans ce domaine et qu’elle n’était certainement pas en état pour contenir la boule d’énergie spirituelle dans sa main, le Cero n’était là que dans l’espoir de faire reculer l’animal par sa seule présence. C’était vain.

Soudain, un sifflement retentit au loin, venant ainsi signaler la présence d’une seconde menace, dont l’identité était forcément celle du maitre du chien-Hollow, qui visiblement, prêtait l’oreille à ce dernier. Cela constituait une effrayante situation en soi, considérant que le maître serait à même de profiter de sa vulnérabilité, alors que le quadrupède l’aurait au mieux achevée rapidement. Auquel cas, elle n’aurait pas été torturée ni soumise à un interrogatoire quelconque ni servi de punching-ball à l’inconnu qui venait de contourner à son tour la dune pour lui faire face. Ça ne faisait pas un pli qu’elle avait en vis-à-vis un Arrancar parfaitement évolué, et quoiqu’elle soit elle aussi au même stade, il devait être d’une puissance beaucoup plus supérieure à la sienne. Ce n’était pas une capacité de détection fabuleuse qui lui donnait de telles hypothèses, mais une mésestimation de ses propres aptitudes, couplée à un état de santé qui n’allait certainement pas en s’améliorant.

À dire vrai, Lili ne savait pas si elle devait considérer cette rencontre inopinée comme de la chance. Il y avait moyen de comparer cette situation aux pires scénarios qui auraient pu se produire, et tout compte fait, l’Arrancar avait raison sur un point : il pourrait tout autant l’éliminer sur-le-champ ou la laisser pour morte, mais il avait opté pour une alléchante proposition qui pourrait lui sauver la peau, si tant est qu’elle surmonte le défi. Sa survie en échange de quelques informations intéressantes, qu’importe le sujet. Et si cette offre avait le mérite d’être réfléchie, la demoiselle eut comme seule réaction un sourcil arqué en réponse à cette comparaison audacieuse qu’il venait de faire. Dieu? Quel déjanté égocentrique aurait la folie de se prendre pour tel? Néanmoins, l’envie de remettre en doute sa parole la titillait, mais il y avait plus urgent dans l’instant.

Urgent, c’est-à-dire que le sang coulait en abondance de sa plaie à l’épaule, venant imbiber la main qu’elle avait appliquée à ce niveau. Sa semblable quant à elle gardait dans sa poigne la monture du Zanpakuto qui pendait à sa ceinture. Les forces l’abandonnaient lentement, mais s’il advenait qu’on tente quoi que ce soit contre son intégrité, Lili pourrait parer un éventuel coup, autant que faire se peut et dans l’optique qu’elle puisse anticiper l’attaque. Mais dans l’heure, il n’y aurait aucune hostilité selon les dires de son interlocuteur qui, sans se presser pour lui venir en aide, n’était pas non plus intéressé à mettre un terme à sa vie. Avec précaution, elle se remit sur ses deux jambes, non sans mal, pour qu’ils puissent échanger d’égal à égal.
Dis-moi que t’es pas affilié à Las Noches… Parce que j’en veux pas de ton aide si t’es avec ces enfoirés.
C’était clair. Et pour peu qu’il se donne la peine d’y réfléchir, il devrait venir à la conclusion que ses blessures étaient dues à ce qu’elle appelait « ces enfoirés ». Elle était peu convaincue qu’il lui affirme ne pas faire partie des pions d’Aizen, car elle reconnaissait chez lui la même contemption dont elle avait été victime par l’Espada, sans compter qu’il dégageait une supériorité que la hiérarchie dans ce palais pourrait justifier. Mais le problème était que Lili ne l’avait jamais croisé entre les murs de Las Noches, et à moins que son arrivée soit survenue après son départ, son hypothèse tombait à l’eau.
Et puis je vois pas du tout ce qui pourrait t’intéresser. Tu veux quoi? La taille de mon bonnet? Si j’ai une chose à dire, c’est que j’emmerde Aizen et ses laquais. Et mention spéciale à Grimmjow, c’t’emmerdeur il va me le payer !
En réaction à son invective, elle projeta son pied dans le sable, tournée en direction du palais qui n’était plus qu’une tache à l’horizon. La manœuvre lui tira une grimace, sans plus. Le sang lui battait les tempes, mais avec un effort surhumain elle contint sa rage, notamment par respect pour sa santé précaire.
Donc tu iras leur porter le message si tu fais partie de son armée en mousse !
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MessageSujet: Re: Il était une fois un microbe [PV Fou-Lu]   Jeu 22 Aoû - 13:26

Au moins, il n'y avait plus vraiment à se demander qui était à l'origine de l'état de son interlocutrice. Aizen et son armée. Et peut être même plus particulièrement ce fameux Grimmjow, dont Fou-Lu ignorait évidemment tout. Cependant, il trouvait ça presque insultant qu'elle puisse penser qu'il était des leurs. En fait non, il était possible d'enlever le presque. Il trouvait réellement ça insultant, se considérant bien au dessus de tout ça. Et, surtout, il était incapable de se soumettre aux ordres du premier Shinigami, aussi puissant soit-il.
Pourtant sur le coup, il se contenta de l'observé, dépité de voir qu'elle était suffisamment idiote pour se mettre debout au vu de son état. Pire encore, voilà qu'elle faisait un semblant d'effort simplement pour appuyer qu'elle ne pouvait pas saquer Las Noches. Etait ce vraiment utile ? Evidemment que non, mais peut être voulait-elle prouver la croyance mortelle comme quoi sa couleur de cheveux témoignait d'un certain manque d'intelligence.
    >> Ecoute Blondie, si je faisais parti de leur armée, je me contenterai de t'exécuter sur le champ et d'oublier aussi vite ton existence, sans plus m'attarder sur le message en question. D'ailleurs, je dois dire que c'est tentant, surtout que tu as l'air de vouloir tout faire pour mourir.
    Mais comme précisé, je vais être gentil. Et je vais même t'aider à tenir un peu plus.
Et aussitôt il la remit à terre, sans vraiment lui laisser le choix. Sauf qu'au lieu d'être étendue sans force, elle était simplement assisse, adossée contre la dune derrière laquelle elle se cachait. Certes, il pouvait faire plus, mais cela attendrait qu'elle se montre intéressante comme il disait. Savoir qu'elle avait vécu au sein du palais redressait un peu le niveau déjà. Il n'était certes pas prêt à faire face à Aizen, et disposait de tous les informateurs qu'il lui fallait, mais peut être y avait-il une haine qu'il pourrait exploiter.
Il recula alors de quelques pas, croisant les bras sur son torse. Tout en continuant de fixer directement dans les yeux sont interlocutrice.
    >> Bon, on va faire une petite mise au point. Je suis Fou-Lu, le seul et unique Shén Dì. Ce qui ne doit pas dire grand chose sauf si tu comprends ma langue. Mais pour résumer, ça veut dire que je suis mon propre maître et j'ai mes propres serviteurs.
    Et s'il faudrait déjà une excellente raison pour que je me soumette à une autre autorité, sache que jamais ça n'arrivera avec un Shinigami. Il est simplement hors de question que j'offre un raison supplémentaire à l'un d'eux de se prendre pour les dirigeants suprêmes de tous les mondes.
L'animosité que Fou-Lu possédait envers ces Dieux de la Mort était en effet motivée par une autre raison que sa nature. Il n'était après tout pas le genre à se laisser dominer par des concepts aussi primaires. Ne le connaissant pas, il n'y avait aucune raison qu'elle le sache, et sa réaction était donc presque logique. Presque car s'il avait en effet juré allégeance à Aizen, il aurait idiot de réduire à néant tout espoir de survie.
    >> Donc revenons en au plus intéressant. Je pourrai bien te demander des informations sur Las Noches, mais je doute franchement que tu ais quelque chose à m'apprendre que je ne sache pas déjà. Ce qui fait que, sauf grande surprise, ça te donne une possibilité de moins pour marchander ta survie.
    Alors, vois tu un autre moyen d'éveiller mon intérêt ?

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MessageSujet: Re: Il était une fois un microbe [PV Fou-Lu]   Dim 1 Sep - 3:01

Son séant n’avait pas tardé à retrouver le confort du sable, sous la recommandation de l’Arrancar qui l’avait gentiment porté jusqu’au sol pour qu’elle puisse se reposer. Aucune force n’avait été opposée, et lors même qu’elle aurait souhaité demeurer debout, elle en aurait été incapable, faute d’énergie. Son duel contre la Sixième Lame avait été éreintant et douloureux, et elle commençait peu à peu à se rendre compte de la précarité de sa santé. Ce n’était pas trop tôt. Hormis les litres de sang qu’elle avait laissé dans son sillage jusqu’ici, tous ses mouvements brusques et irréfléchis la menaient à s’épuiser sérieusement, au point que la mort ne devenait plus une fin à laquelle elle avait échappé, mais une fatalité si elle continuait de gesticuler de la sorte comme une enfant. Dès que ses fesses retrouvèrent appuie sur la nappe de quartz, un soupir de soulagement traversa la barrière de ses lèvres, soudainement délestée du poids que la gravité exerçait sur ses jambes flageolantes.

Mais aucune gratitude, ça non ! Elle n’avait pas du tout l’esprit à cela, encore trop fulminante de sa précédente rencontre et des circonstances dans lesquelles son audace l’a menée pour se rendre compte que son interlocuteur n’était pas aussi mauvais qu’il en avait l’air. Au moins chose sûre pour elle, il ne faisait pas partie des troupes d’Aizen. C’était donc visiblement un Arrancar indépendant avec quelques obscurs motifs, en plus d’une certaine haine nourrie à l’égard du genre Shinigami. Ils avaient quelques points en commun, semblerait-il. À l’écoute des informations qu’il lui partageait en même temps de lorgner le quadrupède qui faisait office d’animal de compagnie – pour ne pas dire le monstre. Peu à peu, son oreille devint distraite, et sans prendre garde, sa langue empiéta sur le monologue de son interlocuteur pour venir l’interrompre, à la veille de ce qui semblait être sa fin :
Dis, ton clébard il se bat ou il te sert juste de compagnie dans ta grande solitude ? C’quoi son nom ?
Plus de la curiosité que de l’arrogance en dépit du manque flagrant de respect dont elle fit preuve, et pour cause, elle n’avait encore jamais vu de Hollow domestiqué de cette façon par un Arrancar. Le molosse avait des dimensions impressionnantes au point qu’il ne serait pas du tout stupide de mettre à profit ses attributs pour en faire un bon compagnon de combat. Le Hueco Mundo renfermait une multitude de potentiels que Lili aura tout loisir à rencontrer, maintenant qu’elle n’était plus enchainée au Palais Blanc. Mais ce qui suivit était preuve qu’elle était néanmoins à l’écoute de la tirade de celui qui se proclamait Dieu, fait qui allait peut-être pardonner le manque de courtoisie précédent. Son regard parcourait les environs en même temps que les paroles traversaient ses lèvres naïvement, pour finalement retomber sur celui qui se prétendait en plus sauveur :
Grande solitude parce que bon… Serviteurs? Ils sont où? J’vois personne pourtant.
Un haussement d’épaules pour chasser cette question futile, comme si elle venait de se rendre compte que là n’était pas l’intrigue principale. Le mystère demeurait à savoir ce qui pourrait bien intéresser le susnommé Fou-Lu pour qu’il veuille bien lui prêter main-forte dans son rétablissement. L’un de ses bras – celui qui lui faisait le moins mal – se leva pour que son index puisse gratter le sommet de sa tête, faisant mine de réfléchir. Il semblait bien connaitre Las Noches et ses habitants. Autant dire que la moindre information à ce sujet ne ferait que déclencher chez cet être la haine qu’il nourrissait visiblement à leur égard, et si Lili souhaitait bien une chose, c’était de ne plus entendre parler de cet endroit, source de malheurs :
Bon. On a réglé un point tous les deux. Tu fais définitivement pas partie des chiens d’Aizen. Alors pour ça, j’aurais tendance à te croire quand tu dis que tu peux m’aider. C’est pourquoi je t’offre mon corps !
Drôle de façon de présenter la seule chose qu’elle avait à offrir, mais si certains pouvaient forcément y voir une manière avilissante d’arriver à ses fins, il ne s’agissait en rien de cela. Un large sourire flottait déjà sur ses traits, alors fière d’avoir trouvé la solution, et c’est suite à un temps de pause qu’elle s’expliqua plus en détail pour rayer la moindre hypothèse abjecte sur ses précédents dires :
Aide-moi à me rétablir, et en échange de ce service, je t’offrirai mon aide! Tu dois bien avoir une ou deux tâches à me donner que j’accomplirai pour payer ma dette, non? Dès mon rétablissement, je te retrouve dans la même planque où tu caches tes serviteurs, et je t’aiderai pour une ou deux besognes. Là, ça ne paraît pas à cause de mes blessures, mais je suis pleine de vigueur et très habile manuellement.
Sa main tapota sur son arme suite à son sous-entendu, et elle haussa des sourcils, toujours ce sourire juvénile en dépit du sang qui perlait continuellement de ses blessures.
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MessageSujet: Re: Il était une fois un microbe [PV Fou-Lu]   Lun 16 Sep - 21:08

Rien à faire. La demoiselle ne perdait pas de son mordant. Malgré son état elle trouvait une remarque à faire. Certes, sans aucun fondement la rendant par la même pour le moins inappropriée. Mais l'Empereur n'avait jamais caché un certain intérêt pour ceux capables de présenter un caractère, ce qui était le cas ici. Les idiots se contentant de suivre aveuglément les ordres étaient en effet bien plus limités, et généralement bien moins utiles. Il écouta donc tranquillement la mourante tout en se disant qu'il pourrait peut être réellement en tirer quelque chose.
Et, justement, vint sa proposition. Pour le moins ambiguë d'ailleurs, même si l'Arrancar comprenait ce qu'elle voulait dire. Elle proposait de l'aider, de façon limitée du moins à en croire les paroles. Elle n'était pas consciente qu'il était dangereux de commencer à servir quelqu'un comme son interlocuteur, et pourtant c'était bien le genre de réponse qu'il attendait. Le genre de réponse capable de lui sauver la vie.

Ainsi, aussitôt les mots de la femme prononcés, Fou-Lu se baissa, chuchotant quelques paroles à l'oreille de Quǎn. Directement, le chien monstrueux s'éloigna en courant tandis que le Vasto Lorde se tournait de nouveau vers l'Arrancar, un large sourire sur les lèvres.
    >> Pour répondre à tes premières questions, il se nomme Quǎn et ses capacités au combat sont pour le moins limités. Il s'agit d'un simple caprice de ma part.
    Concernant mes serviteurs... Et bien disons qu'il n'est pas très commode d'avoir toujours une suite derrière soit, je ne leur demande donc pas de me suivre dans tous mes déplacements. Mais sois patiente et tu les verras.
Il doutait quelque peu que la patience fasse partie des qualités reconnues de son interlocutrice. Il lui avait suffit de quelques échanges pour se rendre compte qu'il serait surprenant que cela aille avec son caractère. Pourtant, en cet instant, elle n'avait pas le choix. Elle devait avoir la patience que l'Empereur décide sur son sort.
    >> Ta proposition maintenant... Elle me semble honnête. Par contre, sois consciente de deux choses. Je peux être très exigeant quand je fais appel à quelqu'un. Et ensuite...
Il approcha alors son visage, murmurant à son oreille.
    >> Je te conseille de faire attention avec les mots lorsque tu scelles un accord.
Il recula alors, un sourire encore plus large inscrit sur son visage. Juste au moment où le compagnon canin de l'Arrancar ne revienne, un Arrancar sur les talons. Car ce que Fou-Lu avait murmuré à Quǎn était justement d'aller chercher l'un de ses serviteurs dont il avait senti la présence non loin. Immédiatement, celui-ci prit la parole.
    >> Shén Dì, que voulez vous de moi ?
    >> Ta vie.
Tout se passa en un instant. Le bras du seigneur fusant, sa lame d'énergie matérialisée tranchant la tête du malheureux Adjuchas. Puis, tandis que le corps s'écroulait, il fut repoussé en direction de celle avec qui il venait de passer un accord, tombant ainsi juste à ses côtés.
    >> Tiens. De quoi te redonner suffisamment de forces pour survivre.

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