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 Stephano Sole [ Terminé ]

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Rang : Fraccion de la Quinta

Messages : 7
MessageSujet: Stephano Sole [ Terminé ]   Sam 13 Juil - 4:18


Stephano Sole

    Âge : 713 ans.
    Race : Arrancar.
    Parrain : Dark Ezeckiel.
    Rang demandé : Fraccion de la Quinta, Han Lili.

    Description de votre personnage :
    Spoiler:
     
    Plongez au fond de votre propre reflet, à travers un voile d'or cernant un iris non tellement concerné par le monde qui l'entoure. Vous y trouverez alors un univers de songes, ou la moindre petite chose peut changer tant de forme que de couleur, vous laissant découvrir le monde de Stephano. Un monde plat où des objets difformes varient tant de taille que de volume, tant d'intensité que de couleur. Alors tout devient clair. Ou d'autant plus compliqué, selon les personnes. La majorité restant d'avis que Stephano est un débile, on entendra crier au génie chez les plus marginaux. Enfin les derniers n'en auront strictement rien à foutre, et ils auront bien raison. Il faut bien comprendre que derrière le visage impassible de l'Arrancar, on ne retrouve pas grand chose, si ce n'est du vide ou une manière de penser si personnelle qu'il restera à jamais le seul à se comprendre. Il n'arrive à penser ni en unités de nourritures, ni en unités de puissance, le tout n'étant pour lui qu'harmonie de couleurs et formes. Sans une once d'hésitation ou de remord, il vous jugera selon votre couleur, tant pis si le blanc de vos vêtements fausse le résultat dès le départ. Dans le pire des cas, le blanc étant vierge, ça vous laisse toute la marge du monde de trouver une véritable couleur, ou de laisse couler dans le doute.

    Une harmonie de couleurs qu'il sait retrouver face au miroir, par ailleurs, jugeant son propre être à l'instar de tout autre. Qui sait s'il est au goût de son esprit ou si son esprit gère ses goûts en fonction de ce qu'il est, le fait est qu'il reste en adéquation avec son être. Un homme normal se trouverait beau, voire « beau-gosse » pour les plus contemporains, lui se trouve « en harmonie avec l'arc-en-ciel éternel ». Il n'y là aucune licence poétique, ni aucune poésie tout court, faut-il le préciser. C'est simplement son style, quoi, de parler pour ne rien dire. On retrouve ce côté rêveur, mélancolique et un peu à côté de la plaque sur l'ensemble de son visage, par ailleurs, rempli tant de quelque mèches tombantes aux reflets de nuit que de cicatrices barbares, en passant par quelques traits sculptant un visage fin, sur lequel on ne retrouvera souvent qu'une expression impassible, si ce n'est un simili sourire fatigué. Encore tout un art ici, que de ne passer à aucun moment pour un Arrancar.

    Inutile, par ailleurs, de chercher la petite bête pour trouver en Stephano ce côté bestial ou déchaîné propre à son espèce. Si la majorité de ses pairs tendent à imiter inconsciemment la façon d'être de leur animal totem, il en va de même pour celui ci, bien qu'étant à plus d'un titre éloigné des carnivores habituels. Qui aurait cru qu'une petite tortue ferait son bout de chemin jusqu'à prendre forme humanoïde, ne laissant qu'un être aussi complet qu'incomplet, aussi réussi sur le plan de l'évolution que raté sur le plan personnel. Si par définition un Arrancar n'est qu'un hollow dépourvu de la totalité de son masque, alors notre tortue est effectivement de la partie. Il n'est toutefois ni intéressé ni pourvu d'une puissance particulière, n'a pour ainsi dire aucun intérêt particulier, ne possède pas même le moindre but. Un état tel qu'il attire les foudres de ses pairs sans avoir à ouvrir la bouche, chose qu'il fait par ailleurs trop peu souvent.

    Partageant quelques points communs avec la la tortue qu'il fut jadis, certes, mais non moins humanoïde pour autant l'instant présent. A vrai dire, et pour une quelconque raison, il aura réussi à perdre l'ensemble de son côté animal, ne laissant même de son masque que trois petits éclats rattachés à un collier. C'est toutefois la première pensée que l'on serait susceptible d'avoir, néanmoins, à l'image de sa forme précédente, c'est bien au niveau de son dos que l'on retrouvera le lien de ses deux vies. Une simple, quoi qu'un peu grosse écaille prend place sur son dos, épousant les formes de sa nouvelle omoplate du côté gauche. Les bouts de son ancien-lui accrochés à un colliers restent quant à eux de simples griffes, qu'il aura tenu à garder en souvenir, tant pour se rappeler sa vie quasi idyllique que pour démontrer à ses pairs qu'un herbivore n'en est pas moins capable de tirer son épingle du jeu. Non qu'il soit particulièrement intéressé, mais il s'agit là d'un hommage posthume à l'Hollow-Loutre qui aura tenté toute sa vie de grignoter sa carapace avant de finir lui-même en apéritif pour plus grand que lui.

    Aujourd'hui, outre une forte psychologie quasi unique en ce monde blanc, il arbore les traits d'un jeune homme capable de faire mouiller le moindre Arrancar de sexe féminin. Une plastique de rêve, où le mot gringalet ne trouve sa place d'aucune façon, sur laquelle on retrouve avec plaisir les formes et ombres de muscles plutôt développés, drapés d'un épiderme d'une teinte légèrement halée, à se demander sous quel soleil il aura prit le temps de bronzer. Il faut pour autant rassurer le public féminin, aussi fier de son corps soit-il, Stephano n'a aucun regret pour autant à le cacher sous quelques vêtements monochrome, mode indémodable du Hueco Mundo. Vêtements amples, pourtant, à des années lumières du moulant classique vu et revu sur ses pairs. Légèrement plus humain également, peut-être, à l'image de ce que l'on pourrait qualifier de tee shirt, d'un noir de jais. Noir que l'on retrouvera tans sur ses gants et gettas que sur le revers des manches de notre bon ami, allant de pair avec le blanc immaculé que l'on retrouvera par ailleurs, tant au niveau du manteau que du pantalon. Et si vous pensez que le monochrome va à l'encontre de l'harmonie des couleurs maîtresse de son mode de pensée, rassurez vous. Blanc comme noir se veulent couleurs à part entière, il n'est pas rare de pouvoir affubler l'un de ses pairs d'un de ces attributs.

    A noter également que le trou qui fendait autrefois la carapace de Stephano-Tortue prend cette fois place au niveau de son nombril, zone qu'il ne cesse de toucher quand il est distrait, donnant l'impression aux potentiels spectateurs qu'il se gratte un endroit plus exotique. Outre ces rares moments, il faut pourtant avouer que le Fraccion sait se faire petit, voire être totalement invisible. De nature calme, quoi que non très réfléchie, son manque totale de présence est sans doutes ce qui fait de lui un Arrancar à part, outre sa non-soif de sang et de destruction.

    Description de votre pouvoir :
    Spoiler:
     

    « Érige toi, Fortaleza »

    Une fois la phase d'accroche passée, voilà une belle tortue qui fait son apparition. Légèrement humaine, certes, mais non moins dépourvue de sa carapace. C'est d'ailleurs cette carapace qui est et aura toujours été le pouvoir de notre héros.

    La Carapace de Fortaleza est un amas de plaques extrêmement solides, que Stephano peut contrôler à loisir, lui offrant le pouvoir de se créer certains objets, même relativement complexes. Si le plus souvent on retrouvera cette carapace sous la forme d'une épée et d'un bouclier, il n'est pas impossible que chaque plaque soit utilisée séparément pour déployer un bouclier défensif suffisant à stopper net le Cero d'un Gillian. Pour plus fort encore, allez savoir, le bougre n'aura jamais eu le loisir d'essayer.

    Ceci dit, cette carapace n'est qu'un amas de plaques, au pouvoir défensif impressionnant, certes, mais ne disposant pour autant d'aucun élément offensif, et ce au plus grand bonheur de ses pairs, ne manquants pas une occasion de jouer les moqueurs. Cela dit, avouons le, une solide plaque envoyée sur le coin de leur tronche suffira à en faire dormir quelques uns, et si ce n'est pas suffisant, autant leur faire tomber la carapace entière depuis les hauteurs.

    Recouvrir la totalité de son corps de ces plaques n'en est pas moins irréaliste, pouvant se vêtir d'une armure rutilante -ou non-, lui offrant de fait une défense fortement appréciable. Créer une arme avec lesdites plaques n'est pas spécialement difficile non plus, mais ce serait inévitablement créer une ouverture un peu trop facile, Stephano n'ayant pour ainsi dire aucun sens réel du combat.


Histoire :
Chapitre I || Un monde immaculé

☼☼☼☼☼☼☼☼

Du blanc, à perte de vue. Tant sol que formes de vie, jusqu'aux arbres fossilisés cristallisant l'immaculé. Quel étrange monde, blanc comme le paradis, étouffant comme l'enfer. Les limbes, peut-être, cet entre-deux pour les plus hésitants, ou les non-vraiment-morts, tout dépend des croyances. De croyances pourtant il semblait dépossédé, de souvenirs également. Non, il s'était juste réveillé après ce qui semblait être un très long rêve dont la moindre poussière lui échappait de la mémoire comme de la fumée. Tout semblait différent, pourtant. De la moindre habitude il se voulait dépourvu, peinant à se déplacer, l'impression profondément ancrée qu'il ne pouvait plus que ramper, ralentis comme jamais. Un nouveau monde, une nouvelle vie. Et la faculté de penser en prime, histoire d'être en paix avec soit-même. Il se voulait pourtant dépourvu de regrets. Il tentait, et avec force, de recouvrer le moindre fragment de sa mémoire perdue, mais rien. Il pouvait sentir un ancien-lui perdu au fond de son être, mais bloqué. Incapable de sortir, de faire parler de lui.

Et ce poids, tant de poids qu'il semblait porter à quelques centimètres du sable immaculé. Une personne ? Une maison ? Le monde-même ? Il n'arrivait à tourner la tête pour découvrir ce qui trônait ainsi sur son dos, le forçant à ramper difficilement de ses quatre pattes. Pattes ? Oui. Quatre pattes quasi identiques prenaient place sur ce qu'il avait imaginé comme pieds et mains. Qu'est-ce qu'un pied, du coup, pensa-t-il. Il ne gardait aucune réelle mémoire, n'avait que de visions floues au possible qui martelaient son crâne. Et cette douleur au bas ventre, comme s'il était traversé de part en part. Un petit mouvement de la tête plus tard, il comprit enfin qu'il était bel et bien affublé d'un trou au milieu d'une cuirasse blanche. Et qu'est-ce qu'une cuirasse ? Ses souvenirs s'envolaient à mesure qu'il semblait se remémorer, ne laissant bientôt plus qu'une coquille vide tout, à l'exception d'une soif insatiable.

Quitte à perdre tout ce qui pouvait le lier à une potentielle ancienne vie, autant se forger de nouvelles connaissances par l’expérience. Malgré un intellect faible au possible, pour ne pas qualifier d’inexistant, c'est en passant outre sa soif qu'il débuta alors un bien long chemin. Après tout, rien n'indiquait qu'il devait rester sur place, non loin de créatures aux allures démoniaques, et rien ne lui indiquait non plus qu'il sortirait un jour de ces limbes. De ce fait, et n'ayant rien de véritablement mieux à faire, autant marcher, marcher et marcher encore un petit peu plus. Ce monde blanc devait bien connaître une fin, et, qui sait, d'autres couleurs.

Qu'il était dur, pourtant de marcher à quatre pattes tout en portant le monde sur son dos. La vitesse de la lumière ne serait pas pour tout de suite, mais il semblait posséder tout le temps du monde. Un temps qui ne semblait par ailleurs ne pas s'écouler. Si le blanc se voulait gris par moments, ils ne s'agissait là que d'ombres ou de fatigue des yeux. Des ombres, par ailleurs, il en avait croisé de toutes sortes. Des petites, des grandes, des rapides ou des lentes, toujours appartenant à ceux qu'il pouvait maintenant désigner comme ses «pairs». La majorité s'évertuaient à le caillasser ou à tenter de le manger, et ce sans autre forme de procès. Le « Hueco Mundo », comme certains l’appelaient, était définitivement un monde fait pour les forts, où le délit de sale gueule semblait être la première voie choisie. Et quoi de mieux qu'une tortue, quoi qu'un peu grosse, pour entraîner de petits membres tout frétillants. Le soucis, avec les tortues, qu'elles soient classiques ou Hollows, c'est que leur carapace vient en général à bout de n'importe quoi, comme les dents des quelques Hollows qui auront voulu s'y frotter. C'est donc le plus naturellement du monde que notre petite tortue parcourait à présent le monde sans plus se soucier du moindre quidam, laissant ce qui semblait être sa carapace se charger des attaques ennemies.

Et en ce monde, les attaques et les ennemis se voulaient par paquets de douze, et ce plusieurs fois dans la journée. Jamais un pour rattraper l'autre, toujours à faire valoir un muscle ridicule et se proclamer le meilleur. Jusqu'à ce qu'un meilleur encore point le bout de son nez pour becter les plus faibles. Sur qu'à ce moment là personne n'ose encore l'ouvrir, pas même cette étrange tortue qui n'en finissait pas de sa course. Par ailleurs, chance ou non, les «gros» hollows, les dits « Adjuchas », ne semblaient aucunement d'humeur à s'occuper d'une simple tortue, préférant se chercher une proie légèrement plus forte. Absence de barbecue aidant, peut-être, les cuisses d'un tel animal ne semblaient pas du goût des plus fort. Tant mieux pour lui, après tout, la route qu'il s'était tracée n'en subirait que moins d'obstacles.
☼☼☼☼☼☼☼☼


Chapitre II || Dans la peau d'un Gillian

☼☼☼☼☼☼☼☼

Le temps avait pourtant filé. De l'heure au jour, puis à la semaine, aux mois, allant jusqu'à faire défiler les années, les décennies, peut-être même les siècles. Celui qui se voulait tortue n'en devint qu'une plus grosse, une fois devenue pleinement Gillian. Il n'avait pour autant rien demandé, n'ayant passé sa nouvelle vie qu'à ramper sans demander son chemin, sans véritable but précis. A présent il pouvait ramper d'autant plus vite, ayant doublé si ce n'est triplé de volume. Seule cette faim dévorante restait un handicap pour cette nouvelle forme, le forçant à baisser la tête pour gober les plus petits hollows sur son chemin. Ils n'avaient par ailleurs aucun goût, si ce n'est un étrange goût de viande moisie, qu'il mâchonnait doucement telles des feuilles de salade.

Sans parler de bonus ou malus à la transformation, il fallait avouer, outre la faim inhérente à un Menos, que sa vie passait du tout au tout. S'il continuait son bonhomme de chemin sans but et sans couleur, les attaquants habituels ne faisaient pas un pli, terrassés sur le coup par sa carapace ou son reiatsu, puis gobé tels des mouches avec une facilité déconcertante. Sans vraiment le vouloir, la tortue Gillian gardait l'idée de l'évolution d'un Menos, tout en ne déviant d'aucune façon de son but centenaire. On ne reprochera à cet état qu'un intellect limité, mais non nécessaire à la concrétisation de ses projets. Outre les hollows plus classiques, on notera la chance de n'avoir jamais subit les foudres d'un pair Gillian ou Adjuchas, trop occupés sans doutes à se battre entre eux pour repérer cet amas blanc sans intentions particulières.

Lui pour autant, sans attaquer quiconque, ne ratait aucune proie. Un gillian endormi ou Hollow qui passait dans le coin, rien ne lui échappait, pour peu que le manger sans combattre se voulait possible. Car le combat n'aura jamais été sa tasse de thé, préférant, et de loin, s'occuper de chacun dans la traîtrise la plus absolue, sans une once d'hésitation ou de remord. Aussi la carapace blanche inhérente à son état ne se voulait en rien une cape blanche du héros absolu, il n'aimait ni détestait la violence, mais gardait cet appétit féroce que seuls ses pairs, bien qu'au goûts étranges, savaient combler. Tel un rebelle du désert, il poursuivait sa voie sans amis ni ennemis, délaissant toutes spécificités du menos classique pour se concentrer uniquement sur la faim et la vie dénuée de sens. A se battre l'un contre l'autre tout au long de sa vie, faut pas s'étonner que le Hueco Mundo sois fatalement si peu peuplé.

La vie de nomade n'aura jamais été si sympathique, surtout lorsqu'on se veut accompagné. Dans sa quête sans queue ni tête était venu se joindre un autre Gillian à forme de loutre, qui ne lui aura jamais communiqué le moindre nom. Son petit jeu l'incitait à mordre à même la carapace de notre héros Tortue, histoire de se faire les dents et, accessoirement, de le manger si un jour il réussissait à passer au travers. Leur rencontre avait été pour le moins banale ; ladite loutre avait surgi de nulle part pour croquer un morceau de tortue, réussissant de fait à se péter une dent avant de grogner sur un hypothétique faux mouvement. Après avoir placé les points sur les i, soit un cero et demi plus tard, voilà une loutre bien agréable quoi qu'au sourire de hyène. Les choses étaient telles que la loutre prendra la route avec notre héros, bien décidé à réussir à le croquer un jour.

Bien des essais infructueux plus tard, et voilà que la loutre se faisait croquer à son tour, servant d'apéritif à un Adjuchas crevant la dalle, ce malgré le tas de cadavres qui trônait derrière lui. Sans le moindre remord, notre Gillian continua sa route, presque triste d'avoir perdu son compagnon, mais bien content de ne pas avoir été celui choisi. Qu'il est bon d'avoir une carapace, au final, surtout lorsqu'elle empêche aussi bien l'attaque d'indésirables. Encore une fois, le manque total de vitesse restait un frein conséquent, peut-être un jour arriverait-il à devenir à son tour un Adjuchas, soit subit une nouvelle transformation, qu'il espérait déjà plus pratique pour le voyage. Dans le cas contraire, peut-être bien que sa vie prendrait fin bien avant d'avoir fait le tour du Hueco Mundo.
☼☼☼☼☼☼☼☼


Chapitre III || Gangbus Magique

☼☼☼☼☼☼☼☼

Quel bienheureux sentiment que celui d'être devenu un Adjuchas accompli. Sans être un quelconque roi, il pouvait garder ce côté si supérieur à la majorité des autres … Sentiment fort appréciable, d'autant plus pour une simple tortue qui n'aura jamais rien demandé à personne, continuant son bonhomme de chemin sans pertes ni fracas. La perte de la loutre n'aura d'ailleurs pas été un mal pour son évolution, le bougre étant bien plus rapide, les rares proies que Sole pouvait engloutir d'un trait étaient pêchés bien avant qu'il n'arrive sur place. Une fois solitaire de nouveau, il s'était fait une joie continuer sa croissance à un rythme régulier, jusqu'à devenir Adjuchas, forme qui, au final, ne lui laissait qu'une plus large palette de victimes, pour le plus grand bonheur de son estomac fendu par le trou de son âme manquante.

Pour autant il ne se voulait pas sauf. Si les Adjuchas peuvent être considérés comme les menos les plus puissants parmi les plus courants, reste cette dernière classe, les Vasto Lorde, dont personne ne semblait rien savoir. Pour sa part, il n'en avait jamais rencontré en presque sept siècles de vie, et s'en voyait bien content. Reste cette pseudo-nouvelle forme à la mode du moment, celle qui demande à briser son masque pour obtenir un sabre. Ceux là restaient les pires, en un sens. Terrifiants tant par leur Reiatsu que leur facilité à mettre à bas quelconque Menos plus classique, ils ne se privaient pas de tester leur nouveau jouet sur les plus gros, ce d'une façon totalement gratuite. Notre relative petite tortue s'en tirera avec bien plus de chance, tombant nez à nez avec un gringalet, certes monstrueux, mais qui n'avait pour seule ambition que de grimper sur son dos.

Ce sans le moindre mot, qui plus est. Une fois installé confortablement, il prit la peine d'indiquer la direction à notre plus-si-géante tortue, qui obéissait sans discuter. Pas comme s'il avait autre chose à faire, n'ayant jamais eu aucune route spécifique à suivre. Qui plus est, le gringalet pourrait bien être son totem de protection vis-à-vis des plus forts, ce qui n'était pas pour lui déplaire. A mesure qu'il avançait, pourtant, il ne voyait plus que les bons côtés de cette pseudo-alliance. Sans s'échauffer davantage, le bougre tabassait littéralement quiconque se dressait sur le chemin, laissant notre héros se repaître des cadavres et des inconscients, avant de reprendre la route. Sa petite fierté aura fait de sorte de se débarrasser de la canne à pêche, pour autant. Le gringalet aux cheveux d’améthyste s'était mit en tête de l'appâter avec des bouts de bras ou de jambes, pendus à une corde à une certaine distance de Sole. S'il se voulait vrai que le don de parole n'aura pour ainsi dire presque jamais été utilisé, reste que, qu’importe l'utilité, cette tortue le possédait, à l'instar d'une relative intelligence, bien suffisante pour savoir vers où avancer.

Au delà des mésententes incertaines de départ, le duo se voulait efficace. Si Stephano-Tortue ne se voulait qu'un moyen de transport comme un autre, reste qu'il se voulait docile au possible, laissant son maître d'un jour lui aboyer quelque ordre qu'il s'empressait, tout relativement, à exécuter. Ce plusieurs heures durant, jusqu'à atteindre une sorte de «nid» à Menos. Tant Grande que Gillian, avec quelques Adjuchas au sommet, de quoi former une belle bande de délinquants poussiéreux qui ne prenaient pas même la peine de marquer leur territoire. Une belle bande de glands, en somme, qui n'avait aucune réelle idée de ce qui allait leur tomber sur le coin de la tronche. Amethyst-Boy avait en effet mit pied à terre, dans la direction du nid en question, laissant Stephano s'approcher du bord d'une falaise, mesurant les trente et quelques mètres qui le séparait du sol, cherchant un quelconque moyen de traverser.

D'une seconde à l'autre, ce fut la panique. Si Stephano n'avait aucune réelle idée de qui pouvait bien être le gringalet qu'il venait de déposer, nul doute qu'il effrayait les habitants du nid, qui s'échappaient en tous sens à vitesse lumière ne pouvant que prier pour leur salut. Reste que le p'tit gars se voulait fort, même très fort, à l'image des cadavres volants que l'on distinguait entre deux silhouettes, derrière la poussière. Un tel concentré de violence que les moins couards prenaient à leur tour la fuite, non sans se tabasser entre eux pour passer en premier. Et comme toujours lorsqu'un karma en négatif traîne dans pareil coin, la tuile ultime vint le rencontrer. Deux Menos se battaient dans leur fuite, s'arrachant jusqu'aux membres, ne prêtant plus la moindre considération pour les alentours. Ce qui devait arriver arriva. À portée de Stephano, l'un prit l'ascendant sur l'autre, laissant le second choir sur le flanc de la tortue, qui dégringola du bord sans autre forme de procès.

Un jour à marquer d'une pierre noire, alors qu'une tortue de sept siècles prenait son envol, sans pour autant troquer ses pattes pour une paire d'ailes. Voilà une sacrée chute de quelques dizaines de mètres qui s’annonçait, le tout dans un ralenti des plus cinématographique, présageant un sauvetage in extremis à la façon d'une princesse. Le seul prince potentiel restant un bien jeune homme aux mèches quasi-roses, mieux valait éviter de compter là dessus pour autant, laissant la formation rocheuse en contrebas comme première sur la liste pour le rattraper. Ce qui ne manqua pas d'arriver, quelques secondes plus tard, laissant Stephano s'écraser de plein fouet sur la roche solide et coupante.
☼☼☼☼☼☼☼☼


Chapitre IV || Échange Carapace contre Sabre

☼☼☼☼☼☼☼☼

Une vive douleur au crâne. D'un mouvement lent, sa main vint se coller sur l'absence de plaie. Pas de sang, aucun bout de peau ou de masque arraché, une simple absence de l'habituel. Son masque. Où pouvait donc être passé son masque. Simplement disparu, à l'image de sa carapace ou de son teint immaculé habituel. Passant ses doigts devants ses yeux, il comprit ; la rumeur était vraie. Briser son masque permettait à un hollow de dépassait ce stade larvaire, dépassant sa condition pour s'accaparer les pouvoirs de leurs ennemis mortels. Quoi que de mortel il n'était aucunement question, Stephano, cette ancienne tortue, n'ayant jamais rencontré que ses pairs sur toute l'étendue de sable blanc qui constituait son monde natal. A dire vrai, cette transformation l'avait même sauvé. Tout être spirituel qu'il puisse être, Stephano n'en reste pas moins mortel. Et cette chute, causée par les problèmes d'ego d'Amethyst-Boy, aurait à coup sûr amené un terme à sa vie, si l'évolution n'était entrée en ligne de compte. De ce simple fait, un «merci» aux Shinigamis restait de rigueur, leur offrant là un ennemi supplémentaire, de par sa condition même assez puissant pour donner du fil à retordre à plus d'un des leurs.

Mais, non. Si éloigné de son état de tortue qu'il ait pu être à cet instant, les guerres ancestrales et autres rapports inter-espèces ne l’intéressaient pas davantage. Si plus jamais il ne servirait de moyen de transport à quelconque quidam, il n'avait pour autant aucune intention de changer ses habitudes. Mais ça, il ne pouvait y réfléchir qu'une fois levé, chose qu'il fit dans l'instant. Quelle sensation étrange, que de tenir sur deux pattes plutôt que quatre, et de n'avoir quasi aucun poids sur les épaules. Un soulagement, en un sens, mais une habitude particulière à oublier par ailleurs. Au delà des premières habitudes et de la légèreté ressentie, il fallait bien avouer qu'un corps humain se voulait sympathique à plus d'un titre. Tant vitesse que force, ses nouvelles habilités semblaient avoir mué pour le mieux, de même pour le sabre flambant neuf qu'il avait gagné dans le processus. Inutile de le tester dans l'heure, les quelques rumeurs parvenues à ses oreilles lui assuraient de retrouver une partie de son apparence précédente, chose qu'il n'avait aucune intention de faire le cas présent. Un nouveau corps ne peut être qu'une expérience intéressante, et l’intérêt se voulait plus que rare pour une tortue vivant au Hueco Mundo. Que de bonnes choses en perspective, donc, qu'il découvrirait bien assez tôt au cours d'un nouveau pèlerinage. Qui a dit qu'un nouveau corps offrait de nouveaux buts ?

Les jours se succédèrent alors, laissant Stephano Sole, l'Arrancar, à son parcours interminable tout autour du monde. Il se surprit à réfléchir davantage, passant des heures et des heures dans un monde de songes rempli de formes et de couleurs. Il s'agissait sûrement là des premières notions de couleurs qu'il puisse avoir. Le blanc et noir caractérisant son monde natal était resté, sept cent longues années durant, son seul exemple des nuances. Autant dire que ses nouvelles capacités mentales lui plaisaient de plus d'une façon, mais c'est bien le seul sens des couleurs qui aura réussi à le marquer autant. Quelques jours auront suffit à créer une grille de nuances, quelques jours supplémentaires et il pouvait à présent désigner tant objets inanimés qu'âme rencontrées. Sous cette forme humaine naquirent ses premiers amours et premières déceptions, ces dernières restant la majorité du temps la tristesse de voir de façon littérale l'âme d'un Hollow, si sombre que le noir restait la seule couleur encore attribuable. Quant à l'amour, si tant est qu'il est encore possible de le désigner ainsi, il s'agissait à nouveau d'une couleur, tablant davantage sur le doré de son propre iris. Son seul et dernier iris, par ailleurs, ayant perdu le second en testant maladroitement sa nouvelle arme. Les pattes incapables qu'il traînait jadis avaient gardé ce côté gauche qui aura su, non par une mais par deux fois entailler son nouveau visage, le privant tant d'un œil que de deux larges pans de peau. Toutefois, selon les nouveaux goûts gagnés, cette paire de cicatrices se voulaient du plus bel effet.

Bien entendu, sa lame passa la reste du temps dans son fourreau. S'il lui arrivait de s'y exercer, par le biais de moulinets «classes» dans son esprit, jamais elle ne quittait le fourreau protecteur pour autant, quant bien même son habileté s'était voulue plus adéquat les jours suivants, jusqu'à atteindre une maîtrise digne d'un épéiste de carrière. Chose se voulant pourtant inutile, la majorité des Hollows ou Arrancars susceptibles de s'attaquer à lui ayant rejoint depuis un bon moment «Las Noches», un palais ridicule et inutile gardant pour objectif de rassembler les plus fort. Il était également question d'un certain «Grimmjow», sinistre individu d'autant plus inutile que son palais. Dans le doute, mieux valait tracer la route et éviter toute forme d’intérêt pour les histoire d'autrui.
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Rang : Ϟ Espiègle Valkyrie

Messages : 2110
MessageSujet: Re: Stephano Sole [ Terminé ]   Jeu 18 Juil - 1:21

Bonjour et bienvenue sur BBS.

Je te valide donc au niveau 4, en tant que Fraccion de la Quinta Espada.
Tu disposes de 25 points de compétence, à répartir comme il te plaira dans ta fiche technique, qui se trouve dans la partie HRP de ton groupe.

De plus, pour avoir rejoint Las Noches, tu bénéficies de 20 XP de bonus.

Bon RP !

_________________


Destruction leads to a very rough road
But it also breeds creation
And earthquakes are to a girl's guitar
They're just another good vibration
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Stephano Sole [ Terminé ]

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