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 Le monde selon Tortue | Dark - Steph

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MessageSujet: Le monde selon Tortue | Dark - Steph   Ven 19 Juil - 21:10

Le Monde selon tortue


Tellement, tellement de chaleur. Stephano étouffait littéralement sous ses vêtements, imaginant déjà le Darwin Award le plus culte du Hueco Mundo. Un Arrancar meurt des suites d'une insolation, dirait une potentielle gazette hollow. Non qu'un mort puisse à nouveau mourir, ou qu'un quelconque organisme de presse puisse un jour voir le jour dans ce monde pourri jusqu'à la moelle. Mais, qui sait, les comptes se voyaient peut-être tenus par un quelconque ersatz de comptable ou journaliste, et aucun doute que notre tortue passerait de vie à trépas directement sur le podium. Une pensée à même de faire sourire notre héros, qui en oublia du même coup la chaleur sur laquelle il râlait plus tôt, ne laissant plus qu'un gai luron gambadant de vive joie sur le sable blanc.

Si la vie ne se voulait d'aucune façon reposante au Hueco Mundo, ce monde n'étant selon les définitions qu'une terre infinie d'hostilités, elle ne s'en voulait pas moins intriguant par moments. Sans nécessairement disposer des capacités d'un scientifique, il restait possible de se poser toutes sortes de questions existentielles, notamment vis-à-vis du monde en lui-même. Pourquoi le sable est-il blanc, pourquoi tout le monde porte-t-il un masque blanc et, surtout, pourquoi diable tout ce blanc ? Sans être horripilante, cette couleur se voulait redondante au possible, qu'importe où il était possible de poser les yeux, restait toujours et encore cette parcelle de blanc, indécrottable bien qu'il soit immaculé, cherchez l'erreur.

Le manque de science ne permet pas moins toutes sortes d’expériences, certes louches au premier abord, mais qui gardent le mérite d'être soulignées. Le sable a-t-il bon goût ? Par exemple, que Stephano se sera fait une joie de tester sur les plus faibles. Si les premières notes soulignaient que non, les suivantes eurent le mérite d'être plus diversifiées. A noter que la présence de sang sur ledit sable semblait faire taire les mécontents, en plus de donner un goût tantôt sucré, tantôt salé, tantôt mélange des deux à mesure que le bougre mettait un terme à la vie de ses cobayes sur le site de l'expérience. La même expérience vis-à-vis du quartz fossilisé que l'on appelait à tort «arbres» démontrait des résultats similaires, comme quoi au final, les Hollows gardaient une réelle raison de se bouffer entre eux, si peu appétissante soit cette vision.

Bien sur notre Arrancar de pseudo-génie ne se privait pas d'être lui-même le cobaye de quelques expérimentations, toujours à coups de gnons dans la face des plus faibles. N'ayant lui-même pas la moindre allumette sur lui, et n'étant aucunement capable de générer du feu par un claquement de doigts, il aura bien fallu chercher et trouver la créature qui le puisse. Une sorte de Hollow-Scarabée cracheur de feu aura su faire l'affaire cette fois, le temps que notre tortue démontre avec un début de nausée que le quartz n'était d'aucune façon fumable. S'il s'agit de rassurer les spectateurs, cette fois, aucune forme de vie n'aura été maltraitée, le cracheur de feu ne faisant pas exception. Stephano, sans être pacifiste, ne gardait aucune raison particulière, outre son humeur, de tabasser jusqu'à la mort les formes de vie inférieures. Et se gardait bien, évidemment, de toute tentative sur celles supérieures.

Entre deux étapes de son voyage sans but il lui arrivait également de tester ses propres capacités, ou de répondre aux questions les plus louches qu'il aura eu à se poser. Titiller un hollow-chenille comme tenter de monter un hollow-cochon, il faut bien avouer qu'il aura tenté plus d'une chose, et pas toutes extrêmement concluantes. Comme cette fois pour pour tester ses propres capacités, il avait détruit une partie du décors avec un cero, se retrouvant bien vite la proie d'une demie douzaine d'adjuchas mécontents. Outre leur physique peu avantageux de base, il était vrai que les bosses érigées sur le haut de leur crâne suite à la chute des décombres n'étaient pas des plus esthétiques. De là à sortir les crocs pour les pointer sur notre tortue géniale restait un monde. Un monde qu'ils auront eu tout le temps de ressentir, alors qu'un nouveau cero les grillait sur place, sans qu'un quelconque mot n'ai pu se faire entendre, à l'exception peut être d'un «couic» englouti par l'attaque de la tortue. Pas comme si ça avait la moindre importance, de toutes façons.

Mais chaque chose a une fin, les journées ne faisant pas exception, malgré l'absence de marques temporelles quelconques. Si le sommeil n'était en rien la caractéristique principale de son espèce, la flemme la plus totale restait de mise pour lui, qui ne ratait pas une occasion de fermer les yeux pour se plonger encore et toujours davantage dans son monde imaginaire. A défaut d'Arrancar sexy et dénudée il y retrouvait toujours la paix et l'harmonie des couleurs si chère à son cœur, si cœur il possédait. Il mit la main devant sa bouche d'un mouvement lent, prit le temps de bailler pendant quelques secondes avant de finalement s'allonger au milieu des cadavres, déposant l'arrière de son crâne sur le fourreau de son son arme, rebaptisé oreiller.
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MessageSujet: Re: Le monde selon Tortue | Dark - Steph   Sam 20 Juil - 20:11

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Dark retrouvait son chemin grâce aux dunes. Si son sens de l'orientation laissait à désirer – et c'était peu de le dire - il n'avait jamais eu le moindre mal à retrouver le chemin de Las Noches. Tout simplement parce que le paysage alentours ne changeait que rarement et qu'il pouvait donc se fier à son aspect pour rentrer au bercail. Mais lorsque le vent imaginaire qui soufflait au Hueco Mundo ne l'était plus tant que ça et modifiait d'autant l'allure de l'endroit, savoir d'où il venait était déjà plus difficile, et il pouvait parfois se passer des jours avant qu'il ne retrouve la marche à suivre. Outre sa volonté de rester isolé du reste du « troupeau » c'était une des raisons pour lesquelles il passait autant de temps dans le Yermo. Quitte à ne pas savoir comment rentrer, autant rester pour profiter du paysage. C'était un luxe qu'il n'aurait jamais pu se permettre à l'époque où il avait encore un corps de chair et de sang étant donné le besoin de boire et manger qu'il pouvait ressentir, qui ne correspondait guère à ce qui s'y faisait en la matière.

Si se procurer des vivres n'avait, pour autant qu'il s'en souvienne, jamais été un problème du temps du Vandenreich, on ne pouvait en dire autant du règne de Grimmjow. C'était à peine si celui-ci se souciait de la logistique. Il ne fallait donc pas s'attendre à trouver dans les réserves de la nourriture adaptée aux humains étant donné qu'il les méprisait cordialement et n'entendait pas en recevoir au cours des prochaines années – si ce n'est décennies, voire siècles. La seule à avoir jamais trouvé grâce à ses yeux pour lui avoir permis de combattre son rival grâce à son pouvoir était une adolescente dénommée Orihime Inoue mais cela faisait bien longtemps que celle-ci était morte et enterrée. En un sens, il pouvait donc être reconnaissant à ses « congénères » pour avoir fait de lui ce qu'il était aujourd'hui, ce corps spirituel ayant pour lui l'avantage d'être beaucoup moins exigeant en terme de « substances ingérées ». Pour lui qui se refusait à manger du Hollow avoir tout le temps d'y trouver un substitut était on ne peut plus arrangeant.

Toujours était-il que ce jour-là, en revenant de la chasse, Dark – encore Segunda à l'époque – eut le malheur de constater que quelques bourrasques – à moins que la faute ne doive en être imputée à quelque chamailleries de Hollows trop stupides pour coexister en bonne intelligence, mais cela ne changeait rien à l'affaire – avaient effacé les traces laissées derrière lui de sorte à pouvoir sans problème revenir sur ses pas. À défaut de se souvenir d'où il venait exactement, une vaste question compte tenu de l'immense étendue désertique que représentait le Hueco Mundo, il n'avait donc eu d'autre choix que d'errer au petit bonheur la chance dans l'espoir de croiser quelque chose qui lui serait familier. Contre mauvaise fortune, il fallait faire bon coeur, à plus forte raison qu'il n'était pas encore assez habitué à ses « nerfs de détection » pour savoir d'où venait la plus forte concentration en énergie spirituelle. Pour y aider, il prenait néanmoins soin de balayer d'un revers de la main toute créature à même de créer une interférence, quelle qu'elle soit.

Au moins, s'il voulait retrouver l'endroit où il s'était égaré, rien de plus simple : il n'aurait qu'à suivre les morceaux de cadavres semés un peu partout dans le désert ou encore les traces de sang qu'il laissait dans son sillage – à défaut de celles des batailles, qui n'avaient que rarement le temps d'éclater, ses adversaires étant déjà morts avant que cette idée ait pu leur effleurer l'esprit. Mais il espérait n'avoir pas à le faire, et que la direction choisie serait la bonne dès le départ. On dit bien sûr que tous les chemins mènent à Rome, mais puisqu'à sa connaissance nul ne s'était donné la peine de calculer la superficie du Hueco Mundo dans son ensemble – chose peu probable en tout temps à moins qu'il ne soit question de masochisme – il pouvait aussi bien en avoir pour une vie entière à errer sans but si personne ne venait l'en délivrer. Par chance, c'est alors qu'il aperçut à l'horizon ce qui semblait être des signaux de fumée.

Quelle qu'en soit l'origine, trouver un signe de vie dans le désert de quartz était la seule chose qui ait pu lui permettre de garder intacte sa santé mentale. À considérer qu'elle l'ait un jour été...Un enchaînement de Sonido parfaitement maîtrisé – au moins avait-il réussi à apprivoiser cet aspect de ses pouvoirs, le contraire aurait été malheureux depuis le temps – le rapprocha sans tarder du point d'émergence de cette balise de détresse. Même si appeler Dark à l'aide ne voulait pas forcément dire qu'il en procurerait si facilement, ce pouvait même être le contraire dans le pire des cas... Mais il était hélas trop tard pour se poser la question, et il pouvait tout à fait être compréhensible qu'on ne s'attendrait pas à ce que les Arrancars censés être bien plus « humains » que leurs pairs non-évolués soient tout autant source de danger. Et malgré une vitesse de pointe élevée, il lui fallut plusieurs longues secondes avant d'être en vue de l'endroit d'où avaient été émises ces volutes évanescentes.

Haut dans les airs grâce à l'élan qu'il avait pu prendre en cours de route, il paraissait flotter en apesanteur, véritable messager du divin... Un ange de la mort. Un séraphin dont on aurait arraché les ailes. Et ce pour se retrouver... Au-dessus d'une montagne de cadavres. Un vrai charnier, si bien qu'il se demanda s'il n'était pas lui-même passé par là et que cette fumée n'était pas celle d'un Cero qu'il aurait lui-même émis quelques heures auparavant. Mais il était peu probable que les effets aient persisté aussi longtemps, à plus forte raison que la fragrance dans l'air correspondait plus à du quartz échauffé qu'à de la chair brûlée – parfum qui, s'il était tout aussi répugnant, était déjà moins supportable. Cependant, si ses capacités de repérage avaient grandement baissé au moment de laisser derrière lui son humanité, elles disposaient encore d'une précision bien suffisante pour l'informer que l'un d'eux était encore en vie.

Fort de son point de vue surélevé, le Segunda insuffla à son corps une poussée de reiryoku qui eut pour effet de le précipiter vers le sol – lui permettant ainsi de décocher un coup de pied aussi brutal que fulgurant à celui qu'il avait identifié comme ayant survécu à ce génocide. Sa jambe s'enfonça dans le sol, sans réussir à toucher sa cible – ce qui était d'ailleurs étonnant. Pour ne faire que cela à longueur de journées, il était extrêmement rare qu'il soit imprécis lorsqu'il était question de répandre la souffrance autour de lui. Cela voulait donc dire qu'il s'était soit laissé perturber par l'odeur atroce qui flottait dans l'air, soit que sa proie avait bougé avant qu'il n'ait pu le remarquer. Extrayant sa botte du sol d'un léger bond un demi-mètre en arrière, il toisa fixement celui qu'il pensait être le rescapé tout en portant une clope à ses lèvres pour contrebalancer quelque peu le fumet suffoquant qui hantait les lieux et ceux qui y dormiraient pour l'éternité. Avec ou sans exception, c'était encore à voir...

Allez, sors de là. Je sais que t'es encore en état de respirer, m'oblige pas à changer ça. C'est quoi, ce bordel ? Et qu'est-ce que tu fous là ? Si t'aimes tant que ça rester parmi les cadavres, je peux te filer un coup de main, mais avant tu vas répondre à mes questions.

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MessageSujet: Re: Le monde selon Tortue | Dark - Steph   Sam 20 Juil - 21:15

Le Monde selon tortue


Que le sommeil est bon. Ce sentiment agréable alors que l'on ferme les yeux pour tout oublier, changer de décors, peut-être même de forme. Car Stephano ne gardait aucun trait humain dans ses songes, il n'était que le reflet de son être intérieur, une misérable chose légèrement verdâtre, une tortue pure et dure. Un être si misérable pourtant roi d'un monde qui ne connaît aucune frontière. Autant dire que la façon même de penser de l'herbivore se voulait totalement opposée à celle de ses pairs, trop ancrés dans l'ère du massacre et du sang pour s’intéresser un tant soit peu aux petites choses.

Lui se voulait curieux. Tellement qu'il adorait parcourir son monde sous les traits d'un petit être, gardant ce fabuleux décors bien trop grand pour lui. Tout se voulait géant, de même que les détails les moins importants, à l'image du quartz brisé dont les coupures nettes reflétaient la lumière sous différents angles. Jusqu'au sable aux allures de cailloux qui, bien que blanc, promettait en vérité tant de teintes différentes, du blanc le plus pur au gris pâle, en passant par l'argenté et l'ivoire. Tant de choses à voir, à comprendre, à souligner. Le genre de choses que nombre de ses pairs ignorent tout bonnement, se contentant de vivre avec sans chercher un seul instant à comprendre l'essence même de leur environnement. Au delà des couleurs mêmes, les matériaux divergeaient tout autant. Le sable du Hueco Mundo se voulait amas de poussière et d'os, de quartz et masques brisés. Tout n'était là qu'une arène constituée de ses propres combattants, et Stephano semblait être l'un des rares à comprendre que lui aussi serait un jour une partie même de son monde natal. Ces dunes et ses ravins n'étaient que l'héritage des vivants d'aujourd'hui, qui légueront à leur tour la poussière de lors os aux prochaines générations.

Une bien belle poésie que tous ne voudront pas connaître, ou qui se contenteront de piétiner avec davantage d'ardeur les restes de leurs ennemis passés. Exactement comme venait de le faire le nouvel acteur de cette scène, avec une force d'autant plus grande que notre tortue ne l'imaginait plus tôt. Notre Arrancar avait échappé de justesse à la perte de quelques dents, s'étant retourné dans son sommeil, faisant preuve là de la plus grande chance qu'il lui était possible d'avoir. Le sable géant s'était mué en une vague de grains plus petits qui ne manqua pas de l'ensevelir, ne laissant qu'une demie jambe sortant du sol, laissant présager une bien misérable position là dessous.

Tortue presque-géniale se voulait donc bel et bien sorti de son rêve, et d'une façon plutôt théâtrale avec ça. Le vilain coup dont il se voulait la cible n'avait manqué de créer un véritable trou dans lequel notre héros se voulait fourré l'instant présent, le laissant manger du sable à pleines bouchées lorsqu'il prit le temps de répondre. Aucun son n'était sorti de sa bouche, mais la tentative gardait le mérite d'avoir assez remué le sable pour découvrir la moitié de son visage. Laissant ses yeux parcourir la scène jusqu'à tomber sur le seul être des environs, il en profita pour chercher une réponse à peu près constructive.

Heu … Hmm. Ya un ordre précis pour répondre ou … Oh et puis merde, oui c'le bordel, mais c'pas d'ma faute. Quand à ce que je fous là, bah je pionçais, t'as du l'deviner. Pas besoin de coup d'main pour les cadavres, et j'veux bien répondre à des questions, mais encore faudrait-il les poser, j'imagine.

Il laissa son Reiatsu s'échapper de son corps dans une petite poussée suffisante pour dégager le sable qui l'enterrait vivant, puis s'échappa de son cercueil de sable d'un unique mouvement du bras, le propulsant jusqu'à l'un des cadavres encore fumant. Sans une once d'hésitation, il y posa ses fesses, avant de croiser une jambe sur l'autre et prendre la pose, celle d'un homme, un vrai.

Bon, voyons. Il s'agissait peut-être là de tes amis ? Tes proies ? Reste qu'ils montraient les crocs, j'pouvais pas faire autrement que les renvoyer six pieds sous terre. J'suis pas un pacifiste mais je n'ai aucune raison de tabasser ce genre de tanches en règle générale, donc, c'est forcément de leur faute. T'as pas une clope, sinon ?


Dernière édition par Stephano Sole le Mer 24 Juil - 8:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le monde selon Tortue | Dark - Steph   Dim 21 Juil - 3:00

Dormir au milieu du Désert Immaculé n'était pas un luxe que tout le monde pouvait se payer. S'il le faisait souvent lui-même, c'était par certitude absolue et incontestable que rien de plus gros ne pouvait venir le déranger dans son sommeil. C'était vrai. À moins que quelque chose comme un Vasto Lorde d'une puissance jusqu'alors insoupçonnée ne décide tout à coup de se mettre à sillonner les étendues désertiques et tombe sur lui par pur hasard, personne n'aurait pu lui faire le moindre mal – du moins pas assez pour que cela l'empêche de se réveiller et de répliquer en le tuant sur le coup. Car outre les avides de pouvoir qui voyaient en lui un trophée splendide au point d'en oublier qu'ils ne pouvaient que s'y casser les dents où ceux qui étaient trop stupides pour voir que même au repos il pouvait leur rouler dessus d'un quart de cercle de la main, il n'avait pas grand chose à craindre.

Son vis-à-vis du moment ne pouvait assurément pas en dire autant. S'il lui accordait bien volontiers d'avoir eu assez de puissance pour mettre à mort ceux qui gisaient à proximité, cela ne lui conférait pas pour autant la force d'être hors de danger. Sa sensibilité perturbée l'empêchant d'émettre un jugement correct ne l'autorisant pas à faire une estimation plus précise, il serait fort en peine de le situer très exactement mais il ne pouvait en tout cas rien contre les premières places du classement. Encore moins contre lui, qui était de fait au sommet de la chaîne alimentaire, Grimmjow jouant dans une tout autre catégorie. Plus que par méfiance, c'était par curiosité qu'il continuait de s'en approcher. Parce qu'il voulait savoir ce qui lui donnait assez de confiance en lui pour dormir de tout son saoul au milieu de nulle part sans penser que quelque chose allait venir le bouffer.

Même si, à vrai dire, de la part d'un spécimen capable de se cacher au milieu des cadavres pour faire sa sieste, l'on pouvait aisément penser qu'il n'avait plus toute sa tête. Car en effet, là où Dark aurait en premier lieu pensé à une embuscade, l'intéressé ne voyait pas le mal puisque cette portion de sable ensanglantée n'était rien d'autre à ses yeux que son nid douillet – ce qui laissait présumer d'une notion de confort relativement atrophiée. Il aurait difficilement pu prévoir que c'était parce que dormir sur le dos était une chance qui lui avait été refusée au long des sept cent dernières années et qu'il avait à présent toutes les raisons d'en profiter, car aucun terrain si accidenté soit-il ne pouvait être aussi inconfortable à cette fin que sa carapace. Sans parler de la menace de mort qui aurait fatalement plané au-dessus de sa tête s'il s'y était essayé.

Pourquoi tu les as pas bouffés ?

Une première question pour tâter le terrain et essayer de mieux comprendre les circonstances dans lesquelles avait pris place cette anomalie. Même une fois parvenus au stade final de leur métamorphose, la plupart des Arrancars continuaient de succomber à ce cannibalisme primaire en suivant un instinct de survie pas encore tout à fait adapté à leur condition semi-humaine – ou même par simple habitude. De toute évidence, il ne se trouvait dans aucun de ces deux cas de figure ou en tout cas, il le cachait bien. Peut-être ne restait-il là que les vestiges de ce qui fut un fastueux repas, mais il aurait alors pu retrouver les restes d'autres cadavres à proximité à moins qu'ils n'aient été enterrés – ce qui n'aurait pas grand intérêt. Pourquoi s'en cacher ? Si c'était en plus pour garder les autres pour plus tard... Ce qui ne serait d'ailleurs pas beaucoup plus utile, les dépouilles de Hollows disparaissant au bout d'un certain temps.

Mais si certains avaient en effet ce genre de pratiques, ce n'était pas au point de se vautrer en plein milieu et ce même une fois suffisamment repus que pour s'endormir sur place afin de mener à bien leur sieste digestive. D'une main leste, il tira une cigarette du paquet coincé au fond de sa poche et la lui lança, cherchant à estimer à quel point il pourrait distinguer une série de mouvements qu'il avait exécutée à pleine vitesse. S'ils devaient en venir aux mains, autant savoir d'avance sur quel terrain il devait jouer pour prendre l'avantage. Même si cela devait lui coûter l'une de ses précieuses cigarettes... Au pire pourrait-il toujours la reprendre après lui avoir réservé un sort identique à celui de ses « camarades de jeux ». Il en profita d'ailleurs pour écraser sous son pied la tête de l'un d'entre eux, lui signifiant de manière on ne peut plus claire qu'il n'avait rien à voir avec eux et que le simple fait de le sous-entendre avait quelque chose d'insultant.

J'en ai rien à foutre de ces péquenots. La seule chose que je veux savoir, c'est pourquoi je trouve un Arrancar que j'ai jamais vu en train de roupiller au milieu de nulle part avec des cadavres d'Adjuchas et de Gillans pour seule couverture. T'es quoi au juste ? Un déserteur, ou quelque chose dans ce goût-là ?

Que quelqu'un ait pu ne jamais entendre parler de Las Noches était peu probable aux yeux de Dark tant il avait passé ces dix dernières années à en entendre parler partout où il allait. Mais dans la mesure où il restait de vastes contrées encore inexplorées au Hueco Mundo, il n'aurait pas été si étonnant que l'information ne se soit pas propagée dans ses moindres recoins – ou alors que leurs occupants en tirent parti pour feindre l'ignorance. Pour peu qu'il ait été à leur place, il n'était pas à exclure qu'il aurait pu en faire de même. En lieu et place, il avait été au mauvais endroit au mauvais moment, faisant de lui la pierre fondatrice d'une nouvelle Espada. Simple question de karma. Toujours était-il qu'il pouvait difficilement en venir à penser qu'un Arrancar aussi civilisé et capable d'un tel résultat n'ait jamais vu le Palais des Nuits de près ou de loin, d'autant plus qu'il pensait avoir depuis longtemps ramassé les quelques énergumènes à l'être devenus par leurs propres moyens. Son cas était donc un mystère, mais un mystère qu'il comptait bien élucider... Et malheureusement pour lui, il n'était pas homme à faire dans la dentelle sur les moyens à employer !

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MessageSujet: Re: Le monde selon Tortue | Dark - Steph   Dim 21 Juil - 5:03

Le Monde selon tortue


Parce que c'est dégueulasse !

La réponse s'était voulue immédiate et appuyée d'une grimace si raide qu'il s'en déboîta presque la mâchoire. Manger du Hollow restait certes un souvenir de sa précédente vie, mais sous sa forme actuelle, décortiquer et ingurgiter pareille bidoche se voulait insupportable, tant sur les plans du goût et de l'odeur que le simple fait de s'imaginer tous les gestes nécessaires pour un tel résultat. Non qu'il s'agisse pour autant d'une vision d'horreur vis-à-vis de la définition du cannibalisme, si becter du Hollow présentait moins inconvénients sans doute se prêterait-il également au jeu. Il en allait de même quelque soit la déclinaison, au passage. Grillé, rôti, cuit à point ou congelé, ses congénères inférieurs gardaient ce même goût amer et dégoûtant.

Il fallait avoir un grain pour penser une telle chose, par ailleurs. Peut-être son vis-à-vis avait-il pour habitude de s'en goinfrer pour sa part, et ne voulait à notre tortue que le payement nécessaire pour passer outre le vol de garde-manger. Cette idée gardait de l'esprit, mais gardait ce sentiment de faire fausse route. Tout chez son nouvel ami laissait penser à de la puissance brute, un sentiment bien au delà de ce qu'il avait pu éprouver durant sa courte vie en tant qu'Arrancar. Non, les Hollows pour seule bectance ne semblait pas être le choix d'amethyst-boy, alors pourquoi tant de questions sur le régime alimentaire des autres ? Une envie d'apéritif, peut-être, au délicieux goût de tortue. Une pensée qui fit frémir le jeune Arrancar, se voyant déjà servi en apéricubes.

Pour la première fois de sa courte nouvelle existence, Stephano était sous pression. Non que son vis-à-vis se montrait particulièrement menaçant, mais l’atmosphère lourde s'était posée envers et contre tout, par réflexe ou par habitude. Aucun ne savait si l'autre si voulait ennemi, semblait-il, et notre tortue n'osait réellement planter le couteau dans le ballon pour dégonfler la situation. Ce n'est pour autant cette situation tendue qui l'empêcha de laisser choir une cigarette sur son œil borgne, lancée par son compère d'un geste particulièrement habile. Le simple fait de devoir bouger le bras pour l'attraper au vol aura suffit à combler le temps de réflexion imparti, l'empêchant purement et simplement d'esquisser le moindre mouvement. Il ne se fit pour autant pas prier pour ramasser l'objet du désir tombé sur sa cuisse puis la ramener à sa bouche. D'un geste lent, il plaça son index sous la cigarette, avant de lancer un petit bala qui décrivit une course droite à la verticale avant d'exploser à la manière d'un feu d'artifice, comblant le dernier œil valide de la tortue d'une étincelle de couleur. Il aspira la première bouffée de fumée, avant de la recracher sous forme circulaire devant son visage, offrant le décors parfait pour l'accès de violence envers les cadavres de son partenaire du moment.

Un déserteur ? De quoi au juste ? J'ai bien entendu des rumeurs, mais s'il s'agit du «Las Noches» dont tout le monde me rabat les oreilles, alors non. Je ne suis pas sous cette forme depuis bien longtemps, mais je ne suis pas bien plus intéressé par vos histoires que je ne pouvais l'être avant. Quant au fait que tu ne me connaisse pas … J'ai bien l'impression de t'avoir déjà croisé un jour, mais vu comme c'est flou je doute que ça date d'hier.

Il laissa à nouveau choir la cigarette offerte entre ses lèvres, aspirant puis recrachant des volutes de fumée à un rythme régulier. Par réflexe il tentait de ne rien laisser transparaître de ses doutes, la vérité n'en était pas moins là. Sans parler de peur, il gardait cette appréhension, cet instinct qui l'incitait à la fuite pure et dure. Pourtant, il tenait bon. Son propre Reiatsu était à même de tempérer celui d'en face, et ce plus par réflexe que véritable envie, mais le calme aidant, il pouvait à loisir rester assis jusqu'au premier signe de violence.

Cela dit, j'avoue une certaine curiosité. Je ne m'y suis jamais approché, de ce palais, sous peine de voir ma vie changée ou éteinte, mais s'il faut ça pour éviter un affrontement ici et maintenant, alors allons-y, et voyons ce que ça donne.

C'était lancé, et il ne pouvait plus faire marche arrière. Quelle idée de con, en un sens, que se jeter dans la gueule de ce qu'il avait toujours perçu comme étant un loup. Pourtant, il n'avait pas menti concernant sa curiosité. Le nom de «Las Noches» restait sur les lèvres de tout le monde, et beaucoup semblaient aspirer à y entrer un jour, vivant si possible. Cette drôle d'ambition avouée avait su faire tourner les rouages de l'esprit de la tortue, qui n'avait jusqu'à se jour pas su se décider sur la question. Retrouver des pairs susceptibles de donner un sens à sa vie restait une possibilité appréciable, celle de mourir sans autre forme de procès aux portes du palais restait pour autant une raisons suffisante pour ne s'approcher de trop près. Cette fois en compagnie d'un membre, peut-être réussirait-il à franchir les premières défenses et se faire un réel avis sur la question, tout en espérant la fuite possible après coup.

Il se leva finalement, avant de taper ses fesses du bout des doigts, dégageant la poussière accumulée sur son manteau. Il ne jeta pas un coup d'oeil aux cadavres qu'il laissait derrière lui, pas plus que sur le mégot de la clope qu'il écrasait du bout du pied, prêtant toute son attention à l'Arrancar face à lui. Il souffla un ultime nuage de fumée avant de finalement conclure.

Ah, je suis Stephano Sole, mais tu peux m’appeler Tortue. Ou ne pas m’appeler, c'toi qui voit. Toi?
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MessageSujet: Re: Le monde selon Tortue | Dark - Steph   Lun 29 Juil - 11:30

La réponse avait le mérite d'être claire. Un point de vue auquel Dark ne pouvait qu'adhérer. En n'étant pas né Arrancar, il n'avait jamais eu ce goût pour la chair humaine et pour celle de ses « congénères » encore moins. S'il pouvait à la rigueur comprendre que l'être humain n'était au regard d'une bête masquée qu'un animal en plus gros suivant les lois de la chaîne alimentaire, il ne voyait aucun intérêt à plonger les dents dans un amas de plaque osseuse ou même dans un épiderme noir comme du charbon. Cela n'avait rien d'appétissant et le seul fait d'y penser suffisait bien souvent à lui donner la nausée – comme ce fut le cas en l'occurrence, même s'il se révéla brillant s'agissant de n'en rien montrer. Cela leur faisait un point commun, donc, et il n'était pas impossible que ce soit bien le seul. Car du peu qu'il avait vu de son tempérament le Segunda pouvait affirmer d'emblée qu'ils n'étaient pas faits pour s'entendre, le « survivant de l'enfer » étant bien trop peu dégourdi pour s'accorder à sa nature emportée.

Celle-ci paraissait néanmoins s'adoucir quelque peu à son contact, et ce n'était pas sans le faire sourciller. Étant presque continuellement sous tension, Dark était parfaitement à même de faire la différence entre ses retombées naturelles et celles causées artificiellement. Or, celle qu'il connaissait en ce moment n'était pas de son fait, il en aurait juré. Si lui-même concédait bien volontiers qu'il lui arrivait d'être imprévisible, ce n'était pas son genre de se détendre sans raison apparente au beau milieu d'une partie de chasse. Si sa méfiance avait diminué en voyant que son vis-à-vis ne nourrissait aucune intention hostile, elle remonta d'un cran une fois qu'il eut fait ce constat. Même si le vagabond n'y pouvait rien il était dans les habitudes de Dark de se méfier de tout et de tout le monde. On pouvait voir là une séquelle de la vie qu'il avait menée ici en tant que Quincy, à n'être perpétuellement qu'un met de qualité aux yeux de toutes les formes de vie possibles et imaginables qui traînaient dans le coin.

Dès lors, voir le monde entier comme son ennemi avait le mérite d'être un pertinent raccourci et lui évitait de se faire de faux espoirs. Mais pour la première fois depuis longtemps, il avait l'impression de se trouver en face de quelqu'un qui soit réellement désintéressé – pas au sens où il n'agissait pas en suivant une quelconque ambition, mais plutôt à celui que cet homme semblait n'avoir aucun intérêt pour quoi que ce soit. À peu de choses près. Ce qui devait expliquer qu'il n'ait pas cherché plus tôt à assouvir sa curiosité alors qu'il était au courant depuis déjà un certain temps. Dark plissa les yeux imperceptiblement, peu convaincu. Que l'on adhère ou pas à Las Noches était une chose, mais il peinait à croire qu'on puisse n'avoir aucun avis tranché après avoir appris qui en était aux commandes. Soit il n'avait réellement disposé que de bribes d'informations, soit il tentait de lui faire croire qu'il en savait moins qu'il voulait bien le dire.

Jouer la carte de l'ignorance pouvait à priori paraître une bonne stratégie mais pas pour qui a Dark en face de lui. Respecter l'opinion d'autrui était sans conteste la dernière de ses préoccupations. Sa seule manière d'occuper son temps libre était d'arpenter le Yermo à la recherche de personnages hauts en couleurs et dotés d'assez de force que pour avoir un avenir au sein de leur armée. C'était la seule excuse qu'il ait pour éprouver de ses poings chacune des formes de vie qui croisait sa route. Et c'était grâce à elle que, lentement mais sûrement, il pourrait constituer ce qui serait plus tard sa propre armée. Ainsi, nul ne devait lui échapper, et nul ne devait déroger à la règle. Chacun d'eux pourrait bien être l'une des pièces du puzzle qu'il lui faudrait compléter pour un jour asseoir sa suprématie et délivrer le Hueco Mundo du joug de son oppresseur.

Un nouvel Arrancar, hein ? Et comment tu l'es devenu ? questionna-t-il, méfiant.

Simple question d'usage, pour endormir sa méfiance. Manière de faire la conversation dans l'attente du moment où il pourrait lui sauter à la gorge pour éprouver sa stratégie de survie, comme il l'avait fait avec tant d'autres avant lui. Beaucoup avaient eu la malchance de la voir s'avérer inefficace. Puisse la sienne être mieux pensée, ou il connaîtrait le même sort.

Mourir libre ou vivre enchaîné. Qu'ils le suivent ou non de leur plein gré n'était tout compte fait qu'un simple détail qu'il serait libre de changer avec le temps. Le tout était encore de les avoir sous la main. Et ce même si cela passait invariablement par le fait de la leur mettre dans la gueule avant tout. Quand on y pense, c'était ironique : il vêtait les autres de ces mêmes chaînes qu'il rejetait lui-même de toutes ses forces dans le seul but de leur donner envie de s'en délivrer. Il n'y avait qu'ainsi qu'ils pouvaient comprendre ce sentiment. Celui qu'ils étaient déjà tous dans une immense cage qui se refermait sur eux peu à peu. Que les esclaves en sursis qu'ils étaient devaient briser les barreaux avant qu'elle ne soit scellée à jamais. Car il n'y avait qu'ainsi que les gens entendraient. Que la révolte gronderait à l'horizon. Et que s'allumeraient les feux de la révolution.

Mais à peine avait-il esquissé le geste de sortir sa main de sa poche pour lancer les hostilités que son vis-à-vis lui répondit en des termes pour le moins... Décevant. Du point de vue de la citadelle, toutes les recrues étaient certes bonnes à prendre, surtout si elles devaient être volontaires – chose trop peu courante, quoique sans être étonnante. Si, en son temps, le Shinigami exilé Aizen Sōsuke avait su rassembler et soulever les foules grâce à son charisme « hypnotisant », la Panthère n'obtenait qu'un soutien plus mitigé dans les sondages. Mais dans tous les cas, Dark n'appréciait guère l'idée d'être dispensé de se battre – étant habitué à ne faire que comme ça - et de ce fait de tout ignorer des capacités de l'Arrancar qu'il était sur le point de recruter. Toujours sans se douter que ses facultés, il pouvait déjà s'en faire une assez bonne idée... Un vague sentiment de frustration s'empara de lui et il ne put s'empêcher d'agiter malgré tout ses phalanges, lesquels crépitaient déjà de discrètes étincelles de reiryoku que son interlocuteur n'avait pas dû avoir le temps d'apercevoir.

Ouais, on me le dit souvent. riposta-t-il d'un ton légèrement plus acerbe qu'il ne l'aurait voulu, contrarié par cet excès de facilité. Mais t'es mal tombé. Y'en a qui ramènent tout et n'importe quoi, mais moi je suis soucieux de proposer un minimum de qualité. Pour que j'accepte de te ramener, t'as besoin d'un laisser-passer. C'est simple : j'essaie de t'imprimer mon poing dans la gueule et tu essaies d'y résister. Si tu meurs c'est raté. T'as toujours envie d'essayer ?

Question rhétorique. Il le ferait de toute façon, trop heureux de passer à l'action. Un sourire carnassier fendit ses lèvres, le faisant passer d'une apathie apparente à une joie féroce qui ne disait généralement rien de bon à ceux qui en étaient témoins assez longtemps que pour s'en apercevoir. À lui de décider s'il acceptait de se soumettre à ce test ou bien s'il fallait lui infliger par la force. Pour Dark, cela ne faisait strictement aucune différence – même si dans un sens il ne serait pas contre de le voir lui opposer une certaine résistance. Ce n'en serait assurément que plus divertissant. Mais le cas échéant, lui mettre son poing dans la gueule devrait suffire à le contenter, au moins pendant un temps. Au fond, rien ne lui interdisait de mettre malgré tout en pratique ses méthodes de recrutement. S'il n'y survivait pas, Stephano aurait bien du mal à aller le raconter à qui que ce soit. Et puis, même si les temps étaient durs, il n'était pas le seul à s'adonner à ces parties de chasse – à ceci près que lui ne le faisait pas pour se nourrir, mais uniquement pour se défouler. La seule chose qu'on puisse lui reprocher était de jouer avec la nourriture, à bien y penser...

Dark Ezeckiel. Je me disais aussi que t'avais pas l'air bien vif mais de là à te faire appeler tortue, t'es pas gâté. dit-il sans une seule seconde faire le rapprochement, fébrile à l'idée de faire parler les poings. Enfin, on verra bien s'il reste encore quelque chose à appeler quand j'en aurai terminé. J'espère que t'es prêt, parce qu'autant te dire que c'est pas gagné.

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