AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

CreativeJuiz

OuvrirFermer






Le forum est fermé. Vous pourrez nous retrouver sur notre nouveau projet ICI

Partagez | 
 

 Groupe 1

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage

avatar
Messages : 10
MessageSujet: Re: Groupe 1   Ven 1 Nov - 19:38

Et en un instant, pas mal de choses basculèrent. Shogen avait eu raison de ne pas totalement faire confiance au Shinigami. Il en avait suffit de peu, et d'un monologue particulièrement inepte, pour qu'il décide de s'en prendre au monolithe. Heureusement pour le vieux nécromancien, il était ignorant de l'effet particulier que possédait le monolithe. Aucune attaque d'origine spirituelle n'était capable de porter atteinte à cet énorme artefact. Ainsi, le Maho Tsukai n'eut qu'à constater l'inutilité de cette action qui rompait le pacte tacite entre eux.
Pourtant, nul temps de s'attarder. Tout se mirent à agir. Si le seconde du son principal adversaire ne représenta toujours pas un danger pour lui, elle était la petite épine dans le pied qui dérangeait. Systématiquement elle contrait les assauts dirigés contre son supérieur, laissant le champ libre à ce dernier pour envoyer toute sa puissance brute. Claquement de langue montrant son mécontentement. A ses yeux, il avait fait une erreur stratégique pour le moins importante.

Il n'allait pas la répéter une seconde fois si bien qu'au moment même où il vit la femme Vizard passer à l'action, il interposa un de ses pantins. Il ne pu se rendre compte de l'effet de la fumée mais vit très bien le cadavre se faire écraser par le sort qui suivit. Il fut assez soulagé d'avoir esquivé un tel assaut. Il aurait pu y résister, mais cela se serait révélé malgré tout des plus douloureux.
Puis vint le plus important. Le Capitaine. La violence de cet assaut était clairement identifiable. Un seul cadavre ne suffirait, ce pourquoi il esquissa une imposante muraille constitué de l'ensemble des cadavres sous son contrôle, les restes de son golem de chair excepté, ce dernier étant en train de se régénérer. Le premier coup fut encaissé sans mal. La seconde attaque fit céder la muraille, mais le peu qui passa au travers ne constitua ni un danger pour le monolithe, ni pour le Maho Tsukai.
En dernier lieu il plaça son sceptre en opposition, l'orbe trônant en son sommet lui permettant d'absorber la puissance de l'assaut.
    - Et bien, vous vous réveillez tous. Dommage que deux d'entre vous aient changé d'avis, les précipitant vers la défaite...
Sa monstrueuse création se redressa, entièrement régénérée des assauts foudroyants. Et elle commença à se mettre en marche vers la Shinigami, prêt à la lacérer de ses puissantes griffes. Pourtant, il s'arrêta au moment même où Shogen fronça les sourcils. Nul ne l'entendait mais il venait de recevoir un message de la part de Hyôma. Message qui le fit grimacer quelques instants avant que son sourire caractéristique ne refasse surface.
    - C'est votre jour de chance, ma mission en ces lieux s'achève. Votre vie ne s'arrêtera donc pas cette fois. Mais je n'oublierai jamais que votre opposition à la volonté de Kôga-dono.
Le monolithe, et son protecteur toujours debout à son sommet, s'éleva alors du sol tandis qu'un portail s'ouvrit. En quelques instants, le Maho Tsukai et son artefact disparurent, l'influence de son pouvoir disparaissant aussitôt. La pluie de sang s'arrêta et le golem s'écroula au sol, les quelques cadavres en miettes encore sous son contrôle cessant toute gesticulation. Mis à part la destruction causée par son arrivée et l'affrontement ayant suivi, il ne restait plus de trace du passage de Shogen.



Citation :
Shogen est parti, combat terminé.

Vous avez cependant le droit de continuer le RP, mais il n'y a plus de délai imposé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Rang : De chair et de sang

Messages : 46
MessageSujet: Re: Groupe 1   Mar 5 Nov - 8:12

La vice-capitaine n'avait pas jugé bon de prolonger l'échange. Qui pourrait l'en blâmer ? L'ex-Roku Ban Tai Taishō lui-même n'avait pas mis longtemps à comprendre qu'il n'y avait rien à attendre de ce dialogue de sourds. De plus – et peut-être était-ce là une forme d'expression de sa fierté passée – mais qu'une subalterne, même directe, se mêle d'une conversation qui ne concernait que son supérieur le dérangeait au plus haut point. Aussi, qu'elle en soit réduite au silence, que ce soit par choix ou parce qu'elle était trop occupée que pour lui répondre, il n'irait pas s'en plaindre. C'était entre le Capitaine de la Deuxième Division et lui et pour cause : quoi qu'elle puisse dire, il était seul à avoir un pouvoir de décision. Elle aurait beau faire des pieds et des mains pour se mettre en travers de son chemin, cela n'aurait guère d'importance si tant était qu'il ait la bénédiction de son supérieur.

En parallèle, l'Arrancar, toujours laissée à l'écart – elle ne méritait guère mieux après tout, au vu de son manque flagrant d'utilité – s'essaya à une piètre tentative d'ébranler les convictions de Naoko. Après avoir repoussé de la cime de ses doigts quelques mèches de cheveux venues gêner sa vue, Tokiomi affecta un bâillement sonore voulant tout dire de l'idée qu'il se faisait de ses chances de la convaincre. Un furtif soupir lui échappa ensuite tandis qu'il portait sur elle un regard lourd de commisération, ne voyant guère de réaction plus adaptée à ce piteux essai. Le coin de ses lèvres s'étira en un vague sourire narquois alors qu'il haussait les épaules, sachant qu'il n'avait aucune raison de s'en faire. Se retenir de rire en l'entendant essayer de donner des conseils à des Shinigamis confirmés ne fut pas chose aisée. Pour qui se prenait-elle donc ?

À m'être trop éloigné des champs de bataille, j'ai oublié combien votre engeance pouvait être pitoyable, parfois. Qu'est-ce qu'une immonde créature telle que toi sait des liens qui nous unit, alors même que tu es ici sans l'ombre d'une raison, à n'être bonne qu'à jacasser pour ne rien dire ? Tu ignores tout de nous et te ridiculise en tentant de comprendre ce que tu n'auras jamais. Cesse ici, tu ne fais que te rendre plus misérable que tu ne l'es. Enfin... Qu'est-ce qu'une monstruosité telle que toi peut comprendre à des notions comme la loyauté ?

Elle n'avait pas sa place ici, pas plus que nulle part ailleurs. S'il s'intéressait de très près à tout ce qui avait trait à l'étude des Hollows, ce n'était que vérité de dire qu'il les préférait muets. Au moins n'avait-il pas à les entendre débiter de pareilles logorrhées. En un sens, elle était encore plus inutile que lui ne l'avait été de son plein gré. Bien que dépourvue d'hostilité, ses actions ne menaient à rien, si ce n'est à des paroles plus vaines et plus vide de sens à chaque seconde passant. En d'autres termes, elle se mêlait de ce qui ne la regardait pas alors qu'elle n'avait déjà aucune raison d'être ici et n'avait été épargnée pour le moment que parce que personne n'avait la liberté de mouvement ou la motivation suffisante à se salir les mains pour lui porter le coup de grâce dont elle avait grand besoin. Un besoin pressant, à en juger par le contenu de son discours navrant.

La laissant à ses enfantillages qui n'amusaient qu'elle, Tokiomi finit par se rendre compte que le temps de réaction de son pouvoir était anormalement long. Et pour cause, son arcane venait d'être tuée dans l'oeuf avant d'avoir pu causer le moindre dégât à l'objet suspect autre que des éraflures dues aux gravats qu'il avait soulevés. Propriété tout à fait surprenante que celle-ci, et qui ne manqua pas d'attiser une curiosité presque candide. Bien qu'il n'ait jamais trop eu l'âme d'un chercheur, cela ne l'empêchait pas de mener ses propres recherches de son côté ainsi que de procéder à l'occasion à de petites expériences au gré de son inspiration. Activité à laquelle il ne s'était plus livré depuis un moment faute de matériel approprié, mais ce n'était pas l'envie qui lui en manquait. S'il ne savait trop ce qu'était un Maho Tsukai et de quels crimes ils avaient pu se rendre responsable, le désir de les étudier se faisait grandissant.

Puis tout s'acheva en un éclair. L’aïeul plia bagage, le rappel des troupes ayant à l'évidence été sonné par télépathie ou quoi que ce soit d'assimilé. C'était tant mieux : Tokiomi n'aurait ainsi pas à se fatiguer à lui rappeler qu'il n'avait parlé que de se mettre en travers de sa route et non d'abîmer ses affaires – pour ainsi dire. C'était dommage, en un sens ; pouvoir assister à la suite du programme pour savoir ce qu'il comptait faire de toute cette énergie ne lui aurait pas déplu. Le mal était déjà fait, après tout : autant savoir ce qu'il comptait en faire. Mais cela ne serait hélas pas pour cette fois... À moins que les troupes du Gōtei n'aient d'autres données à lui communiquer ? Si cela faisait au moins un problème de réglé, il en restait encore d'autres à régler en priorité. Ce qu'il fit sans plus tarder, adressant à l'hybride serpentine un regard noir que son rictus ne rendait que plus lugubre.

Tu ferais bien de disparaître avant que je m'en occupe à ta place.

Dissipant son Bankai sans tarder et remettant son épée au fourreau par la même occasion, il lança à Naoko un regard de connivence. Que celle-ci en fasse de même ou non, c'était à elle seule d'en décider, mais il n'en restait pas moins préférable qu'elle évite de paraître menaçante pour ne pas compromettre les négociations. Tokiomi devait bien avouer trouver au fait qu'elle soit là pour le couvrir en cas de pépin un côté rassurant – ne fut-ce que pour exterminer cette entité viciée si elle ne suivait pas sa consigne dans les plus brefs délais. Et puis il n'était pas à exclure que la lieutenante puisse vouloir tenter un coup d'éclat... Descendant finalement du monticule de gravats où il s'était hissé un instant auparavant, il vint faire face au maître de l'Onmitsukidō, des questions plein la tête, trop loin pour que l'autre chose puisse saisir un traître mot de leur conversation.

Et bien... Je n'irais pas jusqu'à dire que tout est bien qui finit bien, mais nous avons au moins pu limiter la casse. J'avoue que je serais assez curieux d'en savoir plus sur ce vieil homme... Mais chaque chose en son temps, et je crois me souvenir que nous avions un accord. Je pense que vous l'aurez deviné, mais je suis prudent et j'aimerais donc, ainsi que je vous l'ai demandé, avoir la garantie matérielle que vous tiendrez votre parole. En conséquence de quoi j'aimerais que vous me remettiez votre zanpakutō.

Sa main se tendit vers le Ni Ban Tai Taishō comme pour réclamer l'arme susmentionnée. Une demande qui ne manquait pas d'audace quand l'on sait quelle importance pouvait revêtir cette arme pour un Shinigami et surtout quelles étaient les conséquences possibles si elles venaient à être brisées. Mais dans la mesure où sa vie pouvait dépendre de ce qu'il aille ou non au bout de sa parole, le Kuchiki estimait que ce n'était pas si cher payé. Et si certes le capitaine était encore en état de Bankai, il n'avait qu'un mot à dire, ou plutôt qu'une pensée à formuler, pour que celui-ci soit levé. De toute façon, s'il ne le faisait pas, l'épuisement finirait par avoir raison de cette libération – l'usage du masque n'ayant pas été pour l'aider à économiser ses forces. Il n'était certes pas capable quant à lui de déployer une telle puissance dévastatrice, mais avait au moins pris soin d'en garder suffisamment sous le pied pour que cela pèse son poids dans la balance.

Vous n'avez pas à vous en faire, j'en prendrai soin comme du mien. Si vous avez peur que je l'abîme, vous n'aurez qu'à me tenir à l'oeil. Je vais rentrer avec vous à Soul Society pour m'assurer que les démarches soient faites et ce sous votre protection. Après tout, vous êtes responsable des geôles, j'ose croire qu'ils vous écouteront un minimum si vous refusez de me mettre sous les verrous. Il va sans dire qu'à la moindre tentative de me rouler, je le briserai sans hésiter. Et si vous voulez une raison d'accepter une offre aussi extravagante, je me contenterai de vous rappeler que vous avez dépensé beaucoup plus d'énergie que nous et qu'il ne tiendrait donc qu'à moi de vous le prendre de force. Mais j'aimerais n'avoir pas à en arriver là et pouvoir croire que vous êtes un homme de parole. Le puis-je ? À vous de me le dire...

_________________
Beauty may be skin deep, but ugly goes clear to the bone.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1142-kuchiki-tokiomi-wip

avatar
Rang : Général tout frais

Messages : 630
MessageSujet: Re: Groupe 1   Jeu 14 Nov - 10:27

Frustration. Voilà le thème sur lequel cette mascarade avait été jouée, tandis que le vieil homme barbichu évitait tous ses assauts pour finalement prendre la tangente. Le résultat de la manœuvre défensive n'avait pas été bon. Oh non, pas du tout. Non seulement les âmes avaient été récoltées avec force destruction, mais en plus les tentatives pour contrer la menace avaient été contrecarrées à chaque fois, que ce soit sur l'impulsion du Maho Tsukai ou par les interventions stupides de cette larve avide de se mettre à couvert. D'ailleurs, alors qu'un grondement de rage montait de la gorge du Vizard, l'autre ramena à lui sa puissance - puissance dont il n'avait jusqu'à présent rien dévoilé, si ce n'était une propension à créer des sortes de Kidô semblables à des murs énergétiques.

Tu devrais...

Repoussant cette suggestion de son alter-ego, le Kyuusei fixa sans ciller l'empêcheur de tourner en rond après que celui-ci remit encore une fois à sa place l'Arrancar - qui soit dit en passant s'était avérée des plus utile puisqu'elle n'avait tout simplement rien fait. Cependant son tour à lui était venu, et l'autre lui fit une demande qui trouva écho au fond de lui. Ce n'était pas de la colère, pas de l'étonnement, mais un amusement sans borne qui le prit alors que l'autre continuait sur sa lancée, exigeant son zanpakuto comme sauf conduit, afin qu'il l'amène à la Soul Society sans fourberie. Il finissait ses derniers mots et Noboru ne pu se contenir plus longtemps, éclatant d'un rire gras et bruyant, les larmes lui montant aux yeux alors que le fou rire s'emparait de lui sans vouloir apparemment le lâcher. Quand enfin il réussi à retrouver sa respiration, ce fut un main sur un genou, la tête tournée vers son bras droit, qu'il s'exclama.

- Nan mais ce qu'il faut pas entendre, j'te jure. Tu veux pas aussi me promener en laisse, tant que t'y es? On t'as jamais dit qu'un type pouvait très bien se défendre sans son zanpakuto? Et puis même, est ce que je t'ai demandé de me toucher les bijoux de famille? C'est tout pareil.

Tu devrais le...

La ferme.

Le Hollow insistait, visiblement peu repus de violence. Oui, mais l'autre avait raison, la puissance du taulier de la Seconde ayant été plus que bien entamée par le combat. Ce qui le plaçait dans une situation difficile. Ah bon? Peut être pas.

- Si je me souviens bien, on avait parlé de sauf-conduit, pas de prise d'otage. D'autant que depuis la chute des défenseurs de Karakura, la politique de pardon est de mise au sein du Seireitei. Cependant...

Il laissa trainer en longueur. Ça lui faisait trop plaisir.

- Cependant, donc, je ne voit pas l'intérêt pour toi de te pointer chez nous en usant de telles manières. Franchement, et c'est moi l'idiot ici? Pénétrer au sein du Gotei avec le Zanpakutô d'un officier en gage, c'est s'assurer les foudres de toutes les armées du Roi des âmes. C'est juste d'une stupidité affligeante, ça va à l'encontre de tout ce pourquoi on voudrait réintégrer les shinigamis...d'autant que, mon petit pote, tu penses bien que je vais raconter notre petite histoire dans mon rapport. J'ai peut-être l'air butors, j'en suis pas moins un officier qui fait son taff. Hey, la demoiselles aux cheveux de feu! T'as plus ta place à nos côtés qu'il n'en aura jamais. Tu es quelqu'un d'honneur, ça se voit, même si ça implique de devoir suivre un demeuré jusqu'à la mort. Je sais pas ce que t'as fait par le passé mais je vais te dire une chose: je ne crois que ce que je vois. Et je vois que malgré ton status, tu te bats pour ce que tu estimes être juste, quand bien même ton sens du devoir est un tantinet étriqué. Quant à nous, et bien, je peux pas dire qu'on soit un ramassis de champions, mais au moins on se bat pour l'avenir des mondes. C'était peut être pas forcément pas le cas par le passé, mais les choses ont changées. Je te presse pas le mou, hein, mais si d'aventure tu pensais revenir par chez nous, tu auras mon soutiens inconditionnel. Je t'en donne ma parole d'homme, et elle n'est pas à prendre à la légère.

En bon membre de son ancienne unité, il ne rompait jamais un serment. C'était son style de vie, le même que suivait le Kenpachi, et l'autre aurait du le comprendre, rien qu'en le regardant.

- Quant à toi, donc, on avait dit que je vous laissais un sauf conduit. Et c'est donc chose faite, vous pouvez aller où bon vous semble. Et te trompe pas, si tu crois que je te fais un coup tordu, je te fais surtout une fleur: se pointer comme un vainqueur, comme tu veux le faire, est le meilleur moyen de te faire dérouiller la tronche. D'ailleurs, tes menaces, je me les colle là où je pense. Et même si je n'ai pas la force de te résister bien longtemps, et bien...Kai? Dissimulation, appel des forces alliées. On a besoin d'aide pour rentrer. Lésine pas sur la commande.

Il connaissait sa Vice Capitaine, son potentiel. Elle n'aurait aucun mal à disparaitre et à user d'un sort de Kidô pour rameuter tout le monde ici. Cependant, il avait une parole. C'est donc détendu qu'il reprit.

- Ah oui, maintenant je te conseille de partir, l'ami. La demoiselle peut rester, cependant, si elle le désire. Je lui ouvre grand les bras. Toi, un peu moins...je te tiens personnellement pour responsable de ce qui est arrivé ici, et on règlera nos comptes plus tard. En attendant, va donc te cacher dans un recoin sombre et tenter d'arnaquer un autre pigeon.

Qui a dit que les vétérans de la Onzième étaient des gorilles sans cervelle? L'autre était cuit, et il le savait. Oh ça, il pouvait se mettre en tête de cogner le Kyuusei, qui lui rendrait la pareille, du moins dans les limites de ses possibilités. Il en avait encore un tout petit peu sous le coude, même si il était près de la zone rouge. Ce serait au moins suffisant pour laisser le temps à Kai de disparaitre et de faire son appel. Lui filer son Zanpakutô? Et puis quoi encore...il avait perdu une occasion de se taire, encore une fois, cet abruti...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2564-cheyenne#21964
avatar
Rang : De chair et de sang

Messages : 46
MessageSujet: Re: Groupe 1   Jeu 14 Nov - 12:47

Citation :
Vu qu'il n'y a plus d'ordre de post et que c'est principalement entre Noboru et moi, je me permets de reposter tout de suite, mais ne vous gênez pas pour le faire si vous avez quelque chose à ajouter.
Tokiomi ne broncha pas quand son vis-à-vis explosa de rire. Il savait pertinemment en la formulant que sa demande était quelque peu singulière et avait de fortes chances de se heurter aux barrières du bon sens d'un individu ordinaire. Seulement voilà, ordinaire, sa situation ne l'était pas et il ne pouvait dès lors que se contenter d'improviser pour parvenir à ses fins. Aussi se contenta-t-il d'ébaucher un sourire devant la réaction du Ni Ban Tai Taisho avant de répondre d'une voix d'où ne filtrait nul mécontentement, tout au plus une certaine forme d'amusement et toujours cette même nonchalance qui le définissait depuis le début de cet affrontement trop vite écourté.

N'avez-vous jamais entendu parler de symbolisme, capitaine ? Ne vous inquiétez pas, j'ai très bien compris que la subtilité n'était pas votre fort. Cependant, j'ose espérer que cela ne vous rend pas la perspective de perdre votre sabre plus supportable. Si cela peut vous rassurer, je n'entendais le garder que pour la durée du trajet. Si l'idée de me faire poignarder dans le dos me déplaît, celle que l'on abandonne mon cadavre dans le Dangai encore plus. Votre sollicitude me touche au plus haut point, mais je sais parfaitement ce que je fais. Je peux comprendre que ma manière d'être ne soit pas pour y aider, mais vous oubliez un peu vite que vous parlez à l'un de vos ainés.

Ce qui était vrai. Qu'importe depuis combien de temps cet homme pouvait être en poste, cela remontait sans doute bien moins loin que ses propres années de service – ou même celle de son départ. Même si à Soul Society plus que partout ailleurs les apparences étaient trompeuses à l'égard de ce genre d'estimation, le Kuchiki pouvait affirmer sans trop courir de risques que rares étaient les officiers encore en service à équivaloir ses quelques huit siècles d'existence. Peu à cheval sur le protocole, il n'attendait pas du commandant des forces spéciales qu'il lui témoigne plus de respect – ce qui n'aurait pas été bien difficile, l'actuel étant inexistant, mais passons.

Ensuite... Vous voudriez peut-être me faire croire que vous n'avez pas besoin de main d'oeuvre là-haut ? Vous dites savoir qui était ou plutôt ce qu'était cet homme, et qu'il était dangereux au point de provoquer l'extinction de l'humanité à peu de choses près. Pourtant, vous n'êtes que deux à être venus l'affronter et avez même eu besoin d'implorer l'aide des forces locales pour avoir une chance d'espérer le vaincre. Comprenez que je sois plus que sceptique sur l'état de vos effectifs, puisque si vous étiez assez bien lotis pour refuser le soutien d'un ex-capitaine, vous n'auriez pas eu de mal à maîtriser ce même ex-capitaine tout en vous occupant de cette menace.

Si l'on pouvait remettre un doute ce dernier point – un renégat de niveau capitaine n'étant pas à prendre à la légère, quoi qu'en pense son interlocuteur – il fallait bien avouer que pour n'être venus qu'à deux alors que ce vieillard édenté passait à leurs yeux pour rien de moins qu'un cavalier de l'apocalypse, ce devait être qu'ils n'avaient tout simplement pas pu faire mieux. Et s'il avait bien senti une dépression spirituelle à l'autre bout de la ville à un moment donné du combat, bien qu'il ne s'y soit pas attardé, la logique aurait voulu que les forces soient réparties de manière équivalente – ce qui serait d'autant moins glorieux. Rehaussant ses lunettes d'un geste devenu sempiternel, l'ancien Roku Ban Tai Taishō continua sans varier de ton.

Le Gotei n'est plus ce qu'il était... Ne prenez pas ces paroles pour une insulte qu'elles ne sont pas, c'est un simple constat. Je ne comprends que trop bien que les guerres passées aient pu le laisser sur le carreau, mais je ne pensais pas que c'était au point de ne pouvoir consacrer plus de deux personnes à la neutralisation d'un danger de cette envergure, toujours en ne me fiant qu'à vos propres dires. Par ailleurs, pensez-vous vraiment que ma subordonnée que vous couvrez d'éloges m'aurait suivi dans cette entreprise si elle n'avait pas eu foi en l'homme que je suis ? La loyauté ne naît pas du néant, vous devez être bien placé pour le savoir.

Tokiomi n'entendait pas pour sa part recueillir le moindre louange, cela n'avait jamais été l'une de ses priorités. Au contraire, même étant enfant, il se mettait en devoir de ne pas briller, de n'exceller en rien et de ne jamais en faire plus que le strict nécessaire afin de décevoir tant sa famille que leurs attentes. Il n'était pas un fils prodigue et ne le serait jamais, et c'était très bien ainsi. Mais que l'on félicite Naoko de la sorte l'emplissait d'une joie certaine, comme elle put le voir dans le coup d'oeil qu'il lui avait adressé au moment de tenir un tel discours. Elle s'était montrée plus que serviable, et de cela il lui était reconnaissant. Rien d'étonnant à ce que le capitaine de la deuxième division tente de la débaucher, ce n'est pas tous les jours que l'on voit des recrues aussi exemplaires.

Qu'elle saisisse ou non cette opportunité ne dépendait que d'elle : c'était la première fois que le noble déchu la revoyait depuis l'époque où elle était sous ses ordres. Il n'avait donc pas idée des raisons qui avaient pu la pousser à s'exiler ici ni de sa volonté de retourner « là-haut ». Même si elle avait docilement suivi ses ordres pendant la bataille, ce qu'il adviendrait maintenant ne dépendait que d'elle. Il n'estimait pas avoir son mot à dire. Ainsi, si le destinataire de toutes ces belles paroles vantait les mérites de sa propre adjointe, le Kuchiki ne pouvait que penser qu'elle n'arrivait pas à la cheville de sa subalterne à lui.

Trop fermée d'esprit, trop prompte à jeter toutes ses forces dans la bataille. Ce qui pouvait certes parfois être une qualité, mais l'avait en l'occurrence plus desservie qu'autre chose. Si le déserteur commençait à se faire à l'idée que des vice-capitaines puissent développer de plus en plus tôt une puissance n'ayant rien à envier à celle de leur supérieur, il osait tout de même croire qu'elle n'en avait pas encore la parfaite maîtrise et devait donc se trouver dans un état d'épuisement aussi avancé que celui de son supérieur, sinon pire encore. Tokiomi leva les mains, présentant ses paumes vides, pour rappeler qu'il n'était pas – plus – armé.

pensez-vous dans un meilleur état que vous ? Pensez-vous que Naoko-chan rechignerait à vous prendre pour cible une fois de plus si je le lui demandais ? Si efficaces que soient vos hommes, ce serait sans doute déjà terminé le temps qu'ils arrivent jusqu'ici. Si j'avais voulu le faire, ce serait déjà fait. Mais comme je vous l'ai dit, ce n'est pas mon intention. Ce que vous me reprochez, en l'occurrence, est d'avoir peu envie de gaspiller ma vie dans un conflit dont je ne sais rien. Le réalisez-vous ?

On ne lui ferait pas croire que nul au sein des armées de la cour – ou même parmi les officiers – ne partageait cet état d'esprit. S'il l'avait certes immobilisé, il n'avait entrepris aucune action offensive à leur encontre – sans quoi son vis-à-vis ne serait sans doute plus en état de parler avec tant de morgue, ni même de parler tout court. Même s'il avait perdu une grande partie de ses capacités à force de rester engoncé dans son corps artificiel, Tokiomi en détenait encore plus qu'il n'en faut pour abréger les souffrances d'un homologue amoindri. On pouvait ainsi considérer qu'il avait fait entrave à l'application de la loi – leur loi – mais plus de peur que de mal au final. Se serait-il contenté de rester spectateur que le résultat n'en aurait pas été meilleur. Enfin, il restait à l'ex-capitaine un dernier tour dans sa manche. Une carte dont l'effet dépendrait de ce qu'en savait le gardien des geôles du Seireitei, mais qu'il se devait d'abattre.

Et si tout ceci ne vous a toujours pas convaincu... Je possède des informations confidentielles sur un coup d'état avorté qui aurait eu lieu il y a de cela environ deux-cent-cinquante ans. Je me disais que cela pourrait peut-être vous intéresser... Mais, vous vous en doutez, je ne parlerai que devant le capitaine-commandant en personne. J'ai entendu dire que le vieux Yama n'était plus des vôtres. Une perte tragique, s'il en est... Et qui explique cet état de faiblesse. Qui a pris sa place ? Shunsui, Ukitake ? Unohana, peut-être ?

_________________
Beauty may be skin deep, but ugly goes clear to the bone.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1142-kuchiki-tokiomi-wip

avatar
Rang : Général tout frais

Messages : 630
MessageSujet: Re: Groupe 1   Lun 2 Déc - 12:30

Visiblement, l'autre s'amusait de cette situation. Enfin, non, c'était autre chose. De la suffisance, oh oui de la belle suffisance. Loupé pour lui, le Kyuusei en avait eu plus que son content lors de son existence de soldat du Gotei. Venir de la Onzième renforçait la carapace servant à se prémunir de ce genre de rencontre, et autant dire que l'autre pissait dans un violon s'il pensait que le répertoire du maitre d'école allait avoir un effet sur sa psyché. Et la dernière phrase de sa première tirade arracha un sourire goguenard au Capitaine. Différence d'âge, hein? On y viendrait...

Cependant son analyse de la Soul Society et des armées du Roi était fine, bien qu'elle entre dans son plaidoyer en totale contradiction avec son attitude jusqu'alors. Pourquoi donc jouer sur le fait de son importance en tant qu'élément combattant pour le conflit alors qu'il avait jusqu'à présent fait des pieds et des mains pour montrer qu'il n'avait que faire des catastrophes qui se déroulaient sous ses yeux? Nan, cela sonnai définitivement faux et pourri aux oreilles du Vizard. Un point en moins, essaie encore. D'autant plus quand le type justifia son attitude en sortant l'argument du conflit hors de sa portée. Là, c'était trop.

- Là je dois avouer que je ne pige plus rien. Avance, recule, annonce des trucs et reviens dessus...t'es la contradiction même, mon gars! Et la différence d'âge, j'en ai pour ainsi dire rien à fichtre, pour ce que ça vaut. Y a des types millénaire qui ont dû gagner mon respect, et des tous jeunots qui feront de même, y a pas de distinction. Y en a qui pense qu'avec l'âge on gagne de la sagesse, mais je connais des preuves vivantes qui attestent qu'un con qui prend de l'âge devient un vieux con. Le fait est qu'on était là pour une raison précise - à savoir empêcher l'autre vieil emmanché de se faire son casse-croûte d'âmes humaines - et qu'on aurait très bien pu se dépatouiller si d'aventure t'étais pas venu fourrer tes pattes entre les miennes.

Ça, on ne pouvait le dire, et pourtant le chef des Forces Spéciales avait l'infime certitude qu'il aurait pu faire pencher la balance rien qu'un peu, si l'autre cancrelat ne s'était pas entêté à lui fourrer des bâtons dans les roues. Il avait beau raconter ce qu'il voulait, réécrire l'histoire et y croire même, si cela l'enchantait, il n'en restait pas moins que le renégat était parti d'un très mauvais pied dans cette affaire. Et qu'il ne pouvait définitivement pas à s'attendre à aucune souplesse de la part du Vif Argent. On ne mord pas la main que l'on tend. Un adage qui s'y prêtait très bien.

- Bon et bien l'heure tourne...fais donc ce que tu veux, toute action à mon encontre ne servirait qu'à aggraver ton cas. J'ai déjà eu affaire à plus gros poisson que toi, et je sais ce que ça fait. Crois moi, je suis fin prêt à encaisser dur. Et pendant ce temps, d'autres arrivent à toute berzingue l'épée au poing, en se demandant comment ils vont bien pouvoir faire passer la frustration de n'avoir pu faire partie de l'avant garde. Ça, plus les humains à pouvoirs de la ville qui ont dû sans doute comprendre que ce barouf était d'importance, et qu'il leur fallait faire place nette. Le marteau et l'enclume quoi. Alors...

Et ce fut le moment ou le cloporte balança une bombe dans la place. Des infos sur un coup d'état vieux de deux cents cinquante ans? Y en avait pas eu des masses, et Noboru voyait très bien de qui l'autre voulait parler. Sauf qu'entre temps, lesdits instigateurs du coup s'étaient vus graciés par Shunsui, ce qui faisait qu'on avait enterré l'affaire. Ramener ce type ne servirait qu'à foutre un coup de pied dans la fourmilière, et pourtant...imaginer le remettre au département de la Justice pour qu'il fasse son rapport le faisait déjà marrer, rien qu'à se figurer la rencontre avec le Vieux Gros Sourcils...oui mais voilà, l'autre voulait Shunsui. Un danger? Voyons donc, pas le moindre. L'autre était un beau parleur, ce genre d'embrouilleur mental qui arrivait à ses fins en racontant tout et son contraire, pour pousser les autres à faire ce qu'il avait trop peur d'exécuter lui même...de toute manière, il fallait le ramener.

- Comme je l'ai dit, ce n'est pas avec des menaces que le passage vers la Soul Society sera ouvert. Alors il y a la solution de me suivre et d'aller raconter tes infos au Capitaine Commandant en personne. Mais pour cela il faudra se placer sous ma protection. C'est donc donnant-donnant, une question de confiance mutuelle. J'ai entendu dire que je n'étais pas très finaud...peut être est ce qui me confère mon honnêteté à toute épreuve. En tout cas il faudra t'y fier et faire avec, ou passer ton chemin. Un mot à dire, et je fais passer cet ordre via le canal de communication, rendant la chose officielle. Après, c'en sera de ta bonne foi. Je sais pas comment était le Gotei de ton temps mais c'est pas revanche à O.K. Corral, de nos jours. Alors laisse tomber la parano et viens donc te faire gracier et te rendre utile.

Il commençait à lui courir, avec ses peurs de couteaux dans le dos. D'autant plus qu'il était l'instigateur de la plupart des coups en douce.

- Tu veux peut être que j'appelle un chaperon parmi les anciens exilés, histoire de te mettre en confiance? Je pensais justement m'exprimer à un adulte fait, un homme d'âge, mais puisqu'il faut en venir au principe de portes ouvertes...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2564-cheyenne#21964
avatar
Rang : De chair et de sang

Messages : 46
MessageSujet: Re: Groupe 1   Lun 16 Déc - 4:28

Le bon capitaine ne comprenait pas ou plutôt ne voulait pas comprendre. Son analyse était-elle trop fine pour lui ? Peut-être. Pourtant, l'on aurait pu penser qu'après des centaines d'années à vivre parmi les humains, sa logique aurait été mise à la portée de ceux-ci et aurait donc été un jeu d'enfant à décoder pour un être plusieurs fois centenaire. La preuve que non. Cela voulait-il dire que les humains étaient intellectuellement plus évolués que ceux censés veiller sur eux ? Une question qu'il lui faudrait creuser, mais jusqu'à preuve du contraire, il préférait penser que le meneur de l'Onmitsukidō était l'exception. À moins tout simplement que ce ne soit lui qui, à pouvoir enfin reparler de toutes ces choses occultées depuis des décennies, s'exprime de façon plus chaotique qu'il ne l'aurait voulue.

N'était-ce pas déjà un pas en avant que de bien vouloir l'admettre ? Comme si l'éclairer de ses lumières - comme il venait de le faire avec brio – n'était pas déjà un gage suffisant de sa bonne volonté. Qu'y pouvait-il si le bonhomme était dur de la feuille ? Ce n'était pas le moment de le lui faire remarquer de toute façon. Pas maintenant qu'il montrait le début d'une once de compréhension. Épais comme il paraissait l'être, c'était déjà un remarquable progrès. Au vu du mal qu'ils avaient à maintenir un dialogue qui ne soit pas à couteaux tirés, le moindre progrès avait son importance. Bien qu'hermétique à toute notion de bon sens, il commençait à entrevoir un éclair de lucidité. Ce n'était pas le moment de tout gâcher... Même si ce n'étaient pas les arguments qui lui manquaient.

Je ne vais pas vous reprocher d'avoir du mal à me suivre, j'y ai moi-même quelques difficultés par moment. fit-il d'un air badin.

En un sens, que Noboru ne fasse que peu de cas de la différence d'âge ne le gênait pas tant au vu du fait que lui-même n'y accordait qu'une importance dérisoire. Voilà qui ferait au moins un point sur lequel ils s'entendraient à la perfection, le Kuchiki étant persuadé que l'âge ne l'avait pas rendu plus sage qu'il ne l'était il y a de cela deux centaines d'années. Il n'avait certes pas fait le moindre effort en ce sens, mais c'était tout simplement que cela ne lui convenait pas. La légèreté lui seyait bien mieux et pour rien au monde il ne s'en départirait – et c'était en partie pour ne pas avoir à le faire qu'il avait vu d'un bon oeil la perspective de se retirer à l'époque, il s'en souvenait parfaitement. La nonchalance ne s'accordait guère au manteau de capitaine que l'on voulait le voir porter coûte que coûte – le prix fut-il celui de sa liberté.

Si tentant que cela puisse être, il parvint à résister à l'envie de lui signaler une fois de plus que le vieillard n'aurait fait qu'une bouchée de lui, avec ou sans son sabotage efficace. Mais si se bercer d'illusions lui faisait plaisir... À force de débats houleux, l'ex-capitaine s'était fait un bon aperçu du caractère de son vis-à-vis et se faisait non sans mal à l'idée qu'il ne soit pas aussi ahuri qu'il en avait l'air. Au fond de lui, il devait savoir qu'il avait raison, et se contentait de se draper dans sa dignité. Une simple question d'orgueil. Mais si cela pouvait le soulager, il le lui laissait volontiers. Ce n'était pas de cela dont il s'agissait, et il doutait fort que fouler au pied la fierté mise à mal de son interlocuteur convainque celui-ci de lui donner les clés de son retour à la Soul Society. Il croisa les bras, levant un sourcil dubitatif.

Allons, allons... Avec un style de combat comme le vôtre, je pensais que vous sauriez faire la différence entre une agression, une menace et une... Remarque amicale, dirons-nous. Si vous sautez à la gorge de tous ceux qui ont le malheur de pointer du doigt l'évidence avec tous vos bras, là, vous devez apporter une belle pierre à l'édifice de l'âge d'or de la Quatrième Division.

La raillerie n'était pas foncièrement méchante, mais il fallait avouer que si Noboru l'accusait de se montrer trop méfiant, lui-même n'était pas en reste tant il semblait sur la défensive, à proférer ce genre de propos. Si le déserteur voulait bien admettre que sa condition n'en faisait pas l'être le plus digne de confiance qui soit, et de grand coeur encore bien, un tel discours ne saurait qu'aller à contre-courant de la nonchalance qu'il ne cessait de prôner. Si fort qu'il soit en accusation, avant de voir la paille dans l'oeil de son voisin, peut-être devrait-il commencer par la poutre dans le sien. Enfin... Ce n'était pas le pire spécimen qu'il ait pu voir au sein du Gōtei, ni même parmi ceux qui à l'époque encore étaient ses collègues, si triste à dire que ce soit.

Même si on ne pouvait pas dire non plus qu'il ait vraiment pu prendre le temps de les connaître, trop occupé qu'il était par ses démêlés avec Unohana. La seule dont l'on puisse dire qu'il se soit rapproché, au fond, même si l'essentiel de leur relation avait consisté pour lui à se faire passer des savons pour avoir usé et abusé des dispenses offertes par ses subalternes. Un passé lointain désormais, et la totale absence d'envie de son interlocuteur de lui donner des noms n'était pas pour le rassurer quand à son devenir – pas plus qu'à ceux des autres figures emblématiques de l'époque qu'il avait évoqué. À quel point la guerre contre les Quincys avait-elle été sévère en terme de pertes ? Si tout se déroulait pour le mieux, il le vérifierait bientôt par lui-même, de ses propres yeux.

Vous voyez, quand vous voulez. Et bien, allons-y dans ce cas ! Je pourrai toujours venir vérifier plus tard si mon appartement n'a pas trop été touché par tout ce remue-ménage. Je vous suis. Il avisa Kai du coin de l'oeil et ne put réprimer l'envie de la gratifier d'une parodie de révérence. Honneur aux dames, je présume. Vous auriez tout de même pu me dire quel était le capitaine-commandant en poste, que j'adapte un minimum mon discours en conséquence... Bah ! Je ferai avec. Ne traînons pas si vous le voulez bien, je commence à avoir un petit creux...

Il avait toujours été doué pour improviser, surtout quand il s'agissait de trouver des excuses... Ils avaient finalement trouvé un terrain d'entente – si l'on pouvait dire -, donc aucun d'entre eux n'était réellement satisfait. Lui parce qu'il n'avait au fond aucune preuve de l'honnêteté présumée dont le Ni Ban Tai Taishō lui rabattait les oreilles, et ce dernier parce qu'il se voyait forcé de ramener « chez lui » un homme qu'il n'appréciait guère – bien au contraire. Lui rappellerait-il quelqu'un, par hasard ? C'était ce qu'il lui avait semblé... Quoi qu'il en soit, le Kuchiki se savait en meilleure forme qu'eux d'eux – fussent-ils réunis – mais aussi et surtout plus à même de réagir au quart de tour. Si elle avait l'air d'avoir certaines dispositions en Kidō, ce n'était assurément pas le cas de son capitaine tandis que lui était passé maître dans cet art.

Nul besoin de dégainer pour leur fausser compagnie si ce joli discours s'avérait n'être en fin de compte fait que de vaines promesses. Faisant mine de se détendre, le noble déchu laissa ses épaules s'affaisser légèrement et en profita pour adresser un dernier signe de la main. Celle-ci ne devait pas comprendre grand chose au marché conclu à l'instant tant tout s'était passé vite, mais ne manquerait pas de savoir interpréter le clin d'oeil qu'il en profita pour lui adresser. Ce retour au pays n'était pas sans risques, et il ferait de son mieux pour la contacter dans les plus brefs délais afin de la rassurer sur son état de santé. Faute de nouvelles, ce serait alors que les choses avaient dégénéré. Elle saurait à quoi s'en tenir. Il ignorait ce qu'elle comptait faire de la proposition qui venait de lui être faite à elle aussi, mais ainsi serait-elle consciente des dangers encourus en acceptant la main tendue.

Autoroute pour l'Enfer ou Escalier du Paradis ? Prenez les paris.

_________________
Beauty may be skin deep, but ugly goes clear to the bone.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1142-kuchiki-tokiomi-wip
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Groupe 1   

Revenir en haut Aller en bas
 

Groupe 1

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Joueur cherche groupe D&D ou Vampire ou Exalted ou SW
» BLINK-182[Groupe de Musique Punk Rock]
» MJ Dédale[Groupe Matt]
» Le groupe T-vice victime d'un vol à main armé à Saint Domingue
» Journée 2 : Groupe F

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bleach - Before the Shadows :: Missions & Events :: Events :: Event #2 :: Karakura-