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CreativeJuiz

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 Groupe 5

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MessageSujet: Groupe 5   Jeu 17 Oct - 17:11

Groupe 5 : ordre de post

Kôgami Kazunaga
Kuragari Asuna

Melody MacKenzie
Midorima Teippei
Ketsueki Uriô

Au cas où vous vous questionneriez sur la manière dont nous avons établi les groupes, nous avons tout d'abord tenté de mettre ensemble les duos logiques (Capitaine avec son Vice-Capitaine; Espada avec son Fraccion,...). Cela fait, nous avons établi les groupes restant grâce au hasard.
C'est également par le hasard (vive les dés !) que nous avons déterminé qui affronterait qui, ainsi que l'ordre de post.

N'oubliez pas de prendre connaissance de CE POST, et tout particulièrement des règles de l'Event ! En effet, le non-respect de ces règles peut amener des sanctions plus ou moins importantes, mieux vaut donc s'y préparer.


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MessageSujet: Re: Groupe 5   Jeu 17 Oct - 17:43

Vous êtes tombés dans la zone d'influence de Hyoma. Vous ne parviendrez malheureusement plus à vous en sortir, ni même à approcher suffisamment du Maho Tsukaï que pour faire taire son influence. En quoi consiste-t-elle ? Vous êtes pris d'une rage du combat, vous poussant à vous battre contre les personnes se trouvant dans votre zone.

Il s'agit bel et bien d'une Bataille Royale. Dans un premier temps, il est possible que vous choisissiez encore plus ou moins vos cibles, même si vous n'avez pas le choix sur le fait de vous battre. Cela permet donc aux alliés de le rester encore temporairement s'ils le veulent, mais cela ne durera pas.
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Ven 18 Oct - 18:27

Pour la première fois, Kazunaga posa le pied sur le sol de Karakura. Cette ville, il en avait déjà entendu parler durant les derniers mois s'étant écoulés. Regroupement spirituel des plus exceptionnels, elle était un point stratégique vital pour tous. Ce qui la transformait en réel champ de bataille quasi-permanent et la défendre devenait un travail presque plus important que la protection de la Soul Society pour le Gotei 13. Dans un sens, pour un être n'ayant pas de souvenir en dehors de ce monde, il s'agissait d'une absurdité. Pourtant, il comprenait que le choix n'étant pas vraiment permis.
Lorsque l'invasion, si on pouvait appeler ça ainsi, fut détectée, les ordres tombèrent rapidement. Dépêcher une importante force de frappe sur Terre, quitte à laisser leur propre habitat presque sans défense. Cette étrange errance stratégique ne fut pourtant pas de nature à empêcher le Vice-Capitaine de la Troisième Division de vouloir faire partie de la force de celle-ci. Laissant à son supérieur la responsabilité de la défense, ce fut avec l'aval de celui-ci qu'il emprunta la voie le menant dans le monde des vivants.

Les groupes furent répartis selon les menaces, venant soutenir les force déjà en présence sur Terre, bien qu'étrangères à la Soul Society. Si l'ancien Capitaine était de nature à considérer qu'ils n'avaient nul besoin de tels gêneurs, il fallait bien reconnaître qu'ils n'auraient d'intérêts à se battre avec eux qui n'étaient en aucun cas leurs adversaires. Les véritables étaient ces fameux Maho Tsukaï. Êtres mystérieux et s'en prenant à tous sans distinctions de race, ils rappelaient au maître d'arme une autre espèce qu'il avait déjà affronté par le passé, les Quincy. Encore une fois il s'agissait d'êtres ignorant toute règle élémentaire d'équilibre et s'en prenant à tous sans distinction. Certainement sous le couvert d'une cause qu'ils considéraient juste, mais cela n'enlevaient pas l'impact qu'ils avaient, et le danger qu'ils faisaient courir à chaque monde, sans distinction.

Peut être ce rapprochement avec cette race qu'il détestait encore plus que les Hollows, ennemis héréditaires de son espèce, mais son envie d'en découdre s'intensifiait. Une réelle volonté de combattre et de tuer l'habitait au fur et à mesure qu'il s'approchait de l'endroit lui ayant été désigné. Et l'impatience montait. Celle de ne pas voir son ennemi, de ne pas savoir qui faire passer sous sa lame
Pour lui étant un guerrier à la tête froide, un tel comportement n'était pas courant. Il s'en étonnait quelque peu, mais rapidement cette pensée était balayée pour laisser réellement place à la précédente. Ce pourquoi il dégaina d'avance son arme, prêt à agir au moindre hostile identifié.

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MessageSujet: Re: Groupe 5   Ven 18 Oct - 23:52



« Non, non, non, non, non… »

Tout gondolait, tout se distordait, partout, les Nuées s’agitaient ; des grincements là, derrière les visages, derrière les corps, des grimaces de l’âme qui dévoraient Asuna. Elle sentait des dents racler la peau de sa gorge, moins pour la mordre que pour lui faire sentir sa fragilité ; sous ses yeux, entre l’organe et la paupière, il y avait le frémissement d’œufs de mouches prêtes à éclore, et lui envahir tout le crâne ; là, aussi, ne percevait-elle pas sous ses ongles des ondes frémissantes comme autant de vers qui s’agitaient ? La jeune femme cligna, plusieurs fois, pour chasser l’angoisse, chasser ces impressions. Rien, elle les ressentait toujours évoluer dans son corps. Peut-être n’étaient-elles plus de simples illusions mais des monstruosités à présent tangibles, matérialisées dans ce monde-ci ?
Asuna cligna, encore, pour chasser la peur, pour chasser la fureur grondante qui germait en elle. Le sang, tout n’était plus que sang. Son cœur accéléra sa cadence, chaque battement rima au rythme d’un appel de guerre, et ces échos bouillonnants, la Troisième Siège mourrait d’envie d’y céder.

« Non, non, non, non… »

Ses suppliques filtrèrent entre ses lèvres ; y’avait-il seulement quelqu’un auprès d’elle pour l’entendre ? La jeune femme ne savait plus. Ses pensées étaient d’un carmin profond, si flamboyant, si épais, qu’il l’absorbait entièrement. Combien elle aspirait à s’y perdre dans cette tourmente de rougeurs fiévreuses ! Exploser, disparaître, et tout emporter. Elle ne le pouvait, pourtant.
Pour quelle raison ?
Asuna, perdue, se le demanda quelques instants. La conviction lui revint brutalement. Pas maintenant. Pas tout de suite.

Dans son esprit, la Dame hurla sa peine. Elle voulait le sacrifice, Elle voulait la mort, Elle voulait le muscle tordu, l’os brisé, la chair en morceaux. Elle n’avait que faire des soucis de ce monde-là. Elle était une mère, et voulait nourrir ses enfants. Les Nuées réclamaient pitance ; les Nuées voulaient se nourrir et peu importait de qui.

La Shinigami se gifla furieusement. Le cramoisi de sa conscience disparut et elle put retrouver ses esprits. Pour un temps seulement, puisqu’Asuna sentit déjà revenir à l’assaut les moisissures de sa raison.
Elle était là en tant que membre de la Quatrième. Soigner, aider, rien d’autre. Ne pas se mettre en avant dans ces combats qui s’annonçaient pour pouvoir sauver ceux qui pouvaient l’être. C’était tout. Elle ne devait penser à rien d’autre que ceci.

Entre ses tempes, la surface lisse d’une mer de sang se froissa sous l’effet d’un vent invisible. Un vent annonciateur d’une tempête à nul autre pareil. Mais d’abord ce calme apaisant que rythmaient les clapotis du fluide pourpre. Une berceuse aux oreilles d’Asuna. Qui se laissa porter par le bruit. Pour ne plus penser à rien d’autre.


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MessageSujet: Re: Groupe 5   Sam 19 Oct - 2:47

J'vais mourir j'vais mourir j'vais mourir j'vais mourir j'vais mourir...

Melody n'en pouvait plus. Sa tête lui semblait prête à éclater. Si elle n'était jamais très à l'aise dès qu'elle mettait un pied dehors, c'était encore pire aujourd'hui. Pourquoi ? Allez savoir. Mais le fait était que cette sensation oppressante, en plus de lui vriller les tempes, menaçait de lui retourner les tripes à tout moment. À croire qu'elle avait été piquée par un insecte qui lui avait refilé une quelconque maladie tropicale et que les premiers symptômes étaient en train de se déclarer après plusieurs jours passés à incuber. Ce n'était pas si improbable que ça au vu du mal qu'elle avait à respirer. Mais plus ça allait et plus elle avait peine à croire que la cause soit naturelle. C'est vrai, quoi ! Depuis qu'elle avait posé les pieds dans cette ville, elle avait eu tout le loisir de se rendre compte qu'elle était bizarre, même si le mot ne suffisait plus à la définir à ce stade. Il y avait quelque chose dans l'air qui la rendait malade, mais c'était quelque chose qui n'appartenait pas à ce monde.

Elle commençait à en avoir l'étrange certitude, mais était encore loin d'imaginer à quel point ce monde caché dans l'ombre du « sien » pouvait être élaboré. Ce dont elle était sûre, en revanche, c'était que de devoir serrer les dents pour passer outre la douleur alors que la seule chose qu'elle ait faite avait été de marcher dans les rues, ça commençait à sérieusement lui taper sur les nerfs. Car si encore cette impression accablante n'avait pas de conséquence, elle aurait pu s'en accommoder, relativiser en se disant que ça finirait par s'arranger. Mais non, il fallait en plus que ce soit extrêmement éprouvant pour son organisme, de telle sorte qu'elle finissait la journée sur les rotules comme après un concert de plusieurs heures alors qu'elle n'avait fait que marcher. Quitte à être à bout de forces, elle préférait encore que ce soit en faisant ce qu'elle aime quitte à risquer de subir une tentative de meurtre en direct plutôt qu'en essayant de comprendre comment marchait cette ville pourrie.

Alors ça, c'est le bouquet. Se dit-elle en se retrouvant nez-à-nez avec un cul de sac en route vers ce qu'elle pensait être le chemin de la pharmacie la plus proche. Elle serra le poing, mais se résigna bien vite à laisser ses bras pendre mollement le long de son corps pendant qu'elle errait dans ces rues qu'elle peinait à mémoriser malgré tous ses efforts. La frustration n'en finissait plus de s'accumuler et elle commençait bien malgré elle à avoir une folle envie de casser quelque chose pour se défouler. Un peu matérialiste sur les bords quand il le fallait, elle s'en abstiendrait, mais en arriver à une telle extrémité prouvait bien qu'elle commençait à être au bout du rouleau. Même la présence réconfortante de sa guitare contre son dos ne suffisait plus à l'apaiser, et Dieu seul savait pourtant combien elle pouvait être efficace et combien de fois ça lui avait épargné des crises de nerfs mémorables. Qu'elle soit aussi nerveuse n'était pas normal, une bonne fois pour toute. Il lui fallait trouver de quoi se défouler, sans quoi elle allait finir par exploser.

Non, en fait j'crois plutôt que je vais tuer quelqu'un, ça me calmera. se dit-elle avec la plus grande ironie. Bien sûr, elle ne le pensait pas. Encore peu initiée au monde spirituel et à ses combats à mort, elle ne concevait absolument pas la possibilité de tuer quelqu'un de sang-froid et encore moins de le faire gratuitement, fut-ce pour se tranquilliser, et pourtant elle en avait besoin plus que jamais. Traînant le pas alors qu'elle rebroussait chemin pour essayer tant bien que mal de corriger sa trajectoire, elle se retrouva en face d'un groupe d'individus habillés en kimono alors qu'elle se répétait pour la énième fois que ça ne pouvait pas être une vulgaire crise d'angoisse due au mal du pays. La surprise fut telle qu'elle en oublia son mal de crâne pendant au moins une fraction de seconde avant que celui-ci ne revienne à la charge, encore plus virulent, ne la laissant pas moins le sourcil levé.

Ben tiens, v'là autre chose. À croire qu'après la migraine, la suite du programme c'est les hallucinations.

Car si elle connaissait assez peu de choses sur le Japon tout compte fait, elle en savait quand même assez long pour savoir que ça ne se faisait plus trop de se balader dans ce genre de tenue en pleine rue, hormis pour des occasions bien spéciales. Au point où elle en était, elle résolut de ne même plus se poser de questions et se dirigea vers eux non sans une pointe de réticence bien dissimulée – les chances pour qu'un groupe de personnes arbore de telles habits en pleine journée sans rassemblement à proximité laissait quand même planer un léger doute sur leur état de santé, mentale en particulier – position dans laquelle le fait que l'une d'entre elle vienne de se gifler ne faisait que la conforter. Mais la sensation abominable d'avoir un marteau piqueur lui remuant les méninges au sens propre finit par avoir raison de toute la méfiance qu'elle aurait pu avoir à leur égard. Se plaquant la main sur le front pour vérifier si elle avait de la fièvre, elle s'adressa à eux sans en viser un en particulier.

Hum... Excusez-moi ? Je me suis un peu perdue et j'aimerais savoir où je pourrais acheter un tube d'aspirine dans le coin. Vous pouvez m'aider ? Pas la peine de vous déranger, dites-moi juste par où je dois aller, je ne voudrais pas vous déranger dans... Euh... Ce que vous faisiez.

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Destruction leads to a very rough road
But it also breeds creation
And earthquakes are to a girl's guitar
They're just another good vibration
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Sam 19 Oct - 4:51

Les yeux du Midorima s'agrandirent comme des soucoupes. Il n'en revenait pas. À peine sortit du Senkaimon, il avait manqué de tomber dans le vide. Par réflexe, son reiatsu s'était échappé, procurant une plate-forme invisible dans le ciel.

-Ho, ho, ho mais c'est génial !

Du coup, il avait passé plusieurs minutes à sauter d'un pied à l'autre, dansant presque sur cet étrange parquet en plein ciel. Il percevait une minuscule onde à chaque impact tandis qu'un son étouffait émanait des points d'impact. Il s'étonnait encore de la facilité avec laquelle il avait réussi l'exercice. Si sa mémoire marchait correctement il aurait pu se souvenir des longues séances d'académie en cours de Shunpo où on apprenait à manipuler l'énergie spirituelle pour aller plus vite ou donc marcher dans le ciel. Par défaut, il s'en réjouissait juste comme un gamin, son corps ayant appliqué automatiquement la marche à suivre pour sauver son propriétaire.

Non, pas de doute, ce voyage était enchanteur. Entre l'énorme boyau qui servait de tunnel à ce monde totalement diffèrent de la soul society, c'était la journée des premières pour le membre de la Yonbantai. En tout cas de ce qu'il pouvait s'en rappeler. À une époque lointaine, pas loin d'un siècle, il avait effectué de nombreuses missions dans le monde réel, lorsqu'il appartenait encore à la septième division.

Il y a de ça quelques heures, une alarme avait sonné, demandant le regroupement des shinigamis. Rapidement une force armée particulièrement impressionnante avait été réunit, capitaine et lieutenant prenant la tête pour emmener leurs troupes sauver le monde réel. Enfin plus ou moins. Teippei n'y avait pas porté grande attention. Il se demandait presque pourquoi il se retrouvait là. Il ne possédait pas le meilleur dossier militaire. Peut-être l'avait-on amené pour le perde qui sait ? Peut-être c'était Akihiko qui avait glissé un bon à ses supérieurs...
Toujours était-il qu'on l'avait confié au troisième siège de sa division. Ou alors l'avait-il suivi automatiquement en apercevant la seule personne qu'il connaissait ? Probablement même.

Un bruit étrange attira l'attention du schizophrène. Sa supérieure, venait de se mettre, elle-même une claque. Cette fois-ci, observant son petit groupe pour la première fois, la situation le laissât perplexe. Un lieutenant inconnu avait déjà dégainé son sabre, Asuna crisait pour une raison inconnue et d'autres shinigamis dont il se moquait royalement commençait à s'engueuler presque hors de portée d'oreille. Le tableau peint devant lui déclencha son habituel petit rire. Fou de joie, Teippei se mit à applaudir la petite troupe.

-Bravo ! Bravo !

C'est à cet instant qu'une voix surgit non loin de lui. Quelques mètres en dessous, dans son dos particulièrement. Une voix de fille. Une voix de fille humaine. La surprise se peigna sur le visage du Midorima qui atterrit au sol en un petit sot.

-Hoooo... tu peux nous voir ? Passionnant, passionnant !

Le shinigami s’apprêtait à continuer lorsque quelque chose l’arrêta, le laissant sans voix. Sa tête se leva tendit qu'il tendait l'oreille. Une autre voix venait d’éclore. Une voix qui résonnait dans son esprit avec un étrange timbre. Un murmure, un souffle léger, indistinct. Une voix néanmoins. Le médecin se retourna vers la jeune fille, curieux.


-Hum... t'as entendu ça toi aussi ?
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Sam 19 Oct - 12:08

Les quelques jours qui étaient passés depuis ce que l’on pouvait aisément qualifier d’ « incident » avaient corrigé la plupart des douleurs qu’éprouvait le Ketsueki. La plupart, puisque si les blessures plus ou moins grandes mais surtout physiques avaient été guéries, il n’en était pas de même pour celles qui étaient enfermées dans son esprit. Ces douleurs, ces questions sur le Gotei 13, sur son père, sur sa mère, sur cet Arrancar et sur tant d’autres choses persistaient. Après tout, elles duraient depuis des années et rongeaient le Dieu de la Mort de l’intérieur.

Mais lui qui avait frôlé bel et bien frôlé la mort avait repris ses esprits, en tout cas, c’était ce qu’il se disait. Comme à l’accoutumée, il était sorti sous sa véritable forme. Ainsi, personne n’allait pouvoir le déranger. C’était d’ailleurs pour ça qu’il appréciait tant être un Shinigami. Le calme, l’ignorance de la plupart des Hommes… Après tout, jusqu’à quel point se trompaient-ils dans leurs croyances ? Il n’y avait pas de Dieu, mais des Dieux de la Mort. Et si, certes, Uriô avait des pouvoirs auxquels les Hommes se plieraient sans broncher, il était loin d’être impressionnant en tant qu’esprit. Lui qui était perdu ici, à Karakura, et qui n’avait même pas su s’il devait renier sa véritable nature ou abandonner l’idée de passer le reste sa vie dans un corps artificiel.

Mais depuis quelques temps, il avait voulu se tendre vers les réponses. Ce n’était même plus un désir, mais un devoir. Il se devait de comprendre. Et ce genre de ballades dans Karakura l’aidait. Après tout, ce n’était pas en restant seul chez lui dans un corps artificiel qu’il allait trouver un moyen pour se rendre à la Soul Society.

Cinq minutes plus tard, alors qu’il avait un léger mal de tête qui aurait pu le faire rentrer chez lui s’il persistait, il vit quelque-chose qu’il n’avait pas vu depuis longtemps : des Shinigamis. Etait-ce possible qu’ils soient… Non, la question à se poser en premier était : pourquoi étaient-ils là ? Il y avait une jeune femme, ou plutôt une adolescente, qui les regardait. Elle demanda où elle pouvait s’acheter un tube d’aspirine. Une Humaine à pouvoirs spirituels ? Pourtant, ça ne semblait pas la choquer. Mais le choc allait venir rapidement pour Uriô.
    ─ J...
Lui qui avait voulu lui répondre, s’était arrêté aussitôt sa phrase commencée. Après tout, pourquoi l’aider ? Au final, n’était-elle pas en train de se payer la tête des Shinigamis et de lui-même en posant une question aussi… insignifiante. C’était probablement la seule vraie Humaine ici, et donc celle qui avait le plus de chances de savoir où s’acheter ce genre de choses. Elle voulait sûrement autre chose…

Uriô se mit à regarder les trois autres personnes présentes. Des Shinigamis, à n’en pas douter. C’était une chance de trouver ce fameux moyen d’entrer à la Soul Society. Et ils avaient intérêt à aller dans ce sens…
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Sam 19 Oct - 15:09

Et c'est parti pour la baston ! À vous de gérer le combat. Vous ne devez pas attendre mes interventions, qui pourront se faire n'importe quand afin de compliquer un peu la rencontre.
Donc, go go go, et bon amusement à tous !
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Sam 19 Oct - 17:12

Plus il avançait, plus son énervement montait, accroissant donc son envie de se lâcher. Il était une guerrier, né pour se battre, mais il n'était pas une brute pour autant. Cela se voyait jusque dans sa façon de se battre. Mais, en cet instant précis, il avait envie de se rabaisser au niveau des combattants primaires ne sachant saisir les subtilités du combat. Idéalement, il serait nécessaire qu'un Maho Tsukaï passe sur le fil de sa lame pour exulter tout ce poison rongeant son esprit. Mais il doutait ne serait ce qu'en atteindre un pour le moment.
En effet, en lieu et place il fut rejoint par un groupement pour le moins hétéroclite. Majoritairement des Shinigami, il semblait pourtant qu'une humaine s'était perdue au milieu de ce groupe. Le point étrange était qu'elle était capable de les voir, fait plutôt rare. Lorsqu'il pensait à humain et éveil spirituel, la première idée lui venant à l'esprit était évidemment Quincy. Cependant, un simple coup d'oeil appuyé par son talent à lire les aura suffit à le convaincre que ce à quoi il faisait face n'était pas du clan qu'il considérait comme ses ennemis. La signature spirituelle était différente.

Rapidement, son regard balaya les autres personnes présentes. Il reconnu deux personnes ayant été présentées comme membres de la Quatrième Division. Ils lui avaient certainement été assignés en tant que soutien, à moins que leurs pas ne les aient menées jusqu'ici. En tous cas, il était quelque peu rassuré de les savoir là. Il était bien conscient de l'état actuel de son corps et avoir des alliés pourrait être utile.
Par contre, le dernier Shinigami en place était totalement différent. S'il avait observé chaque personne avant d'arriver sur ce monde, il était persuadé de ne pas l'avoir vu. Et la façon dont il les fixait. Comme s'il était un étranger. Un mot s'ancra alors dans son esprit. Traître. Voilà ce qu'il devait être. Bien que le Kôgami déplorait l'état actuel du Gotei 13, bien loin de ce qu'il était à sa formation, il ne pouvait considérer comme un allié quelqu'un ayant tourné le dos à la Soul Society, même s'il ne pouvait avoir de certitude que c'était bien la réalité des faits.

Nouvelle montée de tension. Lui appuyé par deux médecins, ce n'était pas une bonne équipe, il manquait une réelle force de frappe pour débuter. A moins qu'ils soient capables de le soutenir suffisamment longtemps pour lui permettre de donner lieu à toute sa puissance. Mais après tout, qu'est ce qu'il pouvait bien y avoir en face ? Une humaine, certes éveillée, mais semblant bien innocente et surtout désarmée, la seule chose qu'elle portait semblant être un instrument de musique. Et un unique Shinigami inconnu. Armé, possiblement traître.
Aucune raison logique d'entamer un combat. Pourtant, ce fut exactement le moment où la logique sembla se briser dans l'esprit de l'ancien Capitaine. Une rage meurtrière s'emparait réellement de lui. C'était tout juste si un semblant de lucidité lui disait de ne pas s'en prendre à ses alliés. Mais les deux autres n'étaient à ses yeux pas de ses alliés.

La puissance que dégageaient les deux inconnus n'était pas similaire. L'aura, la pression dégagée, était bien plus développée chez la mortelle. Mais le fait qu'elle semblait ne rien comprendre de ce qui se déroulait, qu'elle était totalement étrangère à tout ça, surpassait le reste. Ce pourquoi ce fut en direction de l'autre Shinigami qu'il fit son avancée. Sans utiliser le Shunpô, il avala pourtant la distance en quelques pas. Son sabre n'était pas encore dégainé. Mais, paumes ouvertes, il frappa.
Le but ? Donner des impacts se répercutant directement dans le corps de sa victime. Ce n'était pas une technique occasionnant de lourds dégâts à première vue, mais elle permettait de prendre un avantage en affaiblissant sa cible. Et, à l'issue de son enchaînement, sa main se porta à son arme si particulière. Retirant l'épée à la lame dénuée de pointe et entièrement rectangulaire de sa ceinture, il porta un coup avec. Beaucoup pourrait penser que les bandages placés dessus démontrait l'absence totale de tranchant, mais, entre les mains de Kazunaga, elle était toute aussi mortelle que n'importe quel autre Zanpakutô.
Ce fut ce qu'il compta prouver à la cible de son assaut, un sourire sur les lèvres. Nul mot ne fut prononcé. A ses yeux, il n'y en avait pas besoin.


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MessageSujet: Re: Groupe 5   Sam 19 Oct - 23:29




Les craquelures de sa psyché s’épanouirent en un festival d’angles tordus et d’éclats tranchants. D’entre les plaies ouvertes, la folie s’épancha ; d’abord lentement, liquide doux-amer, sirupeux et empoisonné, pour se répandre plus bas en d’épaisses cascades purulentes. La démence germa progressivement pour lui dévorer cette lucidité à laquelle la Shinigami s’accrochait encore. Asuna tint bon aussi longtemps qu’elle put mais la mouvance purpurine épuisa ses efforts en quelques instants. Elle eut beau s’écraser les tempes, hurler piteusement, personne ne lui vint en aide. Comment après tout ? La bataille se jouait dans sa conscience.
Asuna se trouva seule face à la frénésie implacable de soldats écorchés ; ses efforts furent bien vains. Elle lutta de toutes ses forces mais la marée sanglante la submergea ; ses dents grincèrent, ses yeux s’exorbitèrent, son âme se fit d’obscurités, ses convictions volèrent en éclats. Hormis le sang, plus rien n’importa.
Sa silhouette mince se décharna en une parodie cadavéreuse. La Troisième Siège se recroquevilla sur elle-même, à peine consciente de ce qu’il l’entourait, alors que ses ongles labouraient son visage férocement, écorchant la chair en profondeur. Sa masse spirituelle explosa en même temps que les derniers vestiges de sa personnalité.
Le pantin qu’était son corps, la tête pleine de vers, se tordit brutalement dans un élan improbable. Ses membres se contractèrent et son épée dégainée, il la brandit au dessus de sa tête, avant de relâcher son bras armé, qui tomba contre son flanc, mou. D’entre ses lèvres, une litanie siffla. Entêtants, rythmés sur une complainte invisible, les mots évoquaient de noirs empereurs et des tombeaux, l’hiver et l’ébène, ainsi que le son d’un glas.
Et une tourmente s’éveillant.

Autour de la Shinigami gémissante, l’air se gondola jusqu’à se fissurer littéralement. Le temps se suspendit comme retenant son souffle ; un craquement plus tard, un souffle terrible mugit autour d’Asuna, pantelante en son centre telle une marionnette sans fil, qui disparut derrière les tourbillons poussiéreux. Des bourrasques d’une puissance inouïe brisèrent le sol en morceaux qui, malgré leur poids, furent projetés en tout sens aussi aisément que des vulgaires fétus de paille. La complainte accéléra la cadence pour redoubler d’intensité ; elle faucha sans une once de remord ceux ne pouvant se prémunir de sa fulgurante cruauté. Mais cela ne suffit à la tempête qui s’éleva encore, toujours plus haut, jusqu’à atteindre le ciel, qu’elle voulut briser. Les nuages s’évaporèrent littéralement autour de la déferlante ; s’il y eût des dieux, là haut, ils s’en trouvèrent chassés.
Sur terre, il ne resta plus que désolation lorsqu’enfin l’ouragan s’éteignit. Les rafales devinrent alizés, puis zéphyrs, pour enfin se calmer tout à fait.
Seul le silence répondit aux échos de mort des alentours. Quelques bâtiments achevèrent de s’effondrer, quelques gémissements inarticulés se turent brutalement sous les chutes de décombres.

La voix d’Asuna s’éleva d’au milieu du vide. Première note d’une nouvelle symphonie de violence :

« Dépèce, Taigun no Sobame. »




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MessageSujet: Re: Groupe 5   Sam 19 Oct - 23:33

Asuna,

Ton Reiatsu n'entre pas en ligne de compte pour le combat, il n'a aucun impact. Il n'a donc aucune influence "physique" sur tes adversaires. Inutile donc de le mettre en action... C'est ici purement rp.

Par ailleurs, il est obligatoire de mettre le nom de ta ou tes cibles dans un hide de combat, surtout dans une battle royale. Merci de corriger en conséquence.

- Shinjirô -
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Dim 20 Oct - 7:29

L'entrée en matière du troisième larron laissa Melody plus perplexe qu'elle ne l'était déjà à leur sujet. Pour un peu, elle les aurait cru surgis d'une autre époque – à moins qu'ils ne soient sous l'effet du dernier stupéfiant à la mode, hypothèse à ne pas écarter. Pour avoir déjà vu les effets que pouvaient avoir ce genre de produits, elle savait qu'ils pouvaient ne pas en être si éloignés – même si elle n'aurait pas pensé que c'était à ce point. Est-ce qu'ils croyaient sérieusement que s'habiller de la sorte les rendait invisibles aux yeux du reste du monde ? Si c'était le cas, ils risquaient d'être déçus puisque l'effet obtenu ne pouvait être que le complet opposé. Mais tout cela ne la regardait pas. Tant qu'ils pouvaient lui donner le renseignement qu'elle voulait, elle saurait s'en contenter et ne chercherait pas à en savoir plus. Ce n'était pas la première bizarrerie à laquelle elle assistait ici et la pire encore moins. Elle commençait à se faire à l'idée qu'il était inutile de chercher plus loin.

L'incroyable et le surréaliste devenaient ici monnaie courante. Trop courante. Et ce n'était pourtant pas faute d'avoir le goût du spectacle en tant qu'artiste et avec toute la fantaisie qui sied à ce genre de statut. Elle n'avait pourtant pas mis si longtemps à s'habituer quand elle avait mis les pieds dans ce qu'elle pensait être un monde à part, celui de la musique. Mais elle n'avait pas encore idée d'à quel point l'idée qu'elle pouvait se faire d'un « autre monde » était sur le point d'être bouleversée. Son incrédulité n'alla qu'en s'accentuant pendant que le dernier intervenant la prenait en aparté pour lui demander si elle avait entendu quelque chose. Et bien qu'elle ait l'ouïe délicate, pas le moindre bruit ne parvenait à ses oreilles, sinon celui du vent. Il lui paraissait de plus en plus suspect, alors qu'il entende des voix ou non, ce n'était plus à ça près – même si elle n'aurait pas pensé être si proche de la vérité.

Non, j'entends rien, désolée. Je devrais ?

Allez, souris. Ce sera bientôt fini et tu pourras te casser avant de finir à l'asile. s'intima-t-elle à elle-même, se faisant violence pour rester naturelle et courtoise sans tenir compte du malaise qui la gagnait peu à peu en présence de ces personnes pour le moins singulières. La banalité était sortie de son quotidien par la petite porte depuis qu'elle avait accepté d'emménager dans cette ville et elle le ressentait chaque jour un peu plus. Et ce n'était pas sa migraine, proche de son point culminant, qui lui ferait penser le contraire. Mais alors qu'elle se massait les tempes pour tenter de l'amoindrir sans vraiment y arriver, un début d'éclat de voix à proximité attira son attention avant même que son dernier interlocuteur en date n'ait pu lui aussi le remarquer. Un de leurs amis – à en juger par sa tenue, à moins que ce ne soit une nouvelle mode dont on n'ait pas tenu bon de l'informer – venait de débarquer, et elle espérait sincèrement qu'une telle diversion les dissuaderait de l'accabler.

J'ai rien dit. Vous en avez encore beaucoup, des amis qui vont débarquer ? se permit-elle de demander. Comme je vous l'ai dit, je ne voudrais surtout pas vous déranger...

Tout ce qu'elle voulait, c'était un simple renseignement, ni plus ni moins, et voilà à quoi elle se retrouvait mêlée. Et dire que ça ne faisait que commencer. Parce que de toute évidence, celui-là était de trop dans leur petite bande de joyeux drilles puisque le premier – lequel n'avait pas pris la peine de désserrer les lèvres pour lui adresser la parole – se jeta sur lui dans le but plus qu'évident de lui mettre une raclée. Si Melody essaya bien de tendre une main vers lui pour le retenir, il était déjà trop loin pour que ce soit d'une quelconque efficacité. Le bougre bougeait à une telle vitesse qu'elle ne l'avait même pas vu se déplacer et en resta incrédule une longue seconde durant – en fait jusqu'à ce qu'il sorte sa lame de son fourreau et qu'elle constate que c'était « une vraie ».

La brillance du tranchant ne laissait planer aucun doute à ce sujet – elle le savait pour avoir déjà du poser avec un de ces objets, l'accessoiriste ayant commis l'erreur de lui en confier un fraîchement affûté. Le décor devant laquelle on voulait la faire poser s'en souvenait encore. Mais là n'était pas la question : l'un de ces types costumés – celui qu'elle surnommait mentalement « porte de prison » pour son amabilité – venait de se jeter sur un autre d'entre eux avec une vraie épée, et le comble était qu'elle semblait être la seul à trouver ça anormal. Encore prise de frayeur et à plus forte raison en voyant l'air féroce qui s'était dessiné sur son visage au moment de dégainer, elle ne fut bonne qu'à s'exclamer :

Mais... Arrêtez, vous êtes complètement malade ! Qu'est-ce qui tourne pas rond chez les gens de cette ville à la fin ?!

Elle n'eut pas le temps d'obtenir une réponse qu'une bourrasque se leva à proximité, menaçant de tout emporter. La surprise passée, elle réussit tant bien que mal à se retourner pour voir que c'était de la blonde qu'elle baptisait « masochiste » que cette curiosité provenait. Elle n'eut pas même la possibilité de songer que la liste des mystères ne faisait que s'allonger qu'elle fut littéralement souffler par la tornade qui venait de se déchaîner. Attends, quoi ? Comment c'est possible ça ?! Vivement repoussée, elle eut tout juste la liberté de croiser les bras devant son visage pour ne pas trop se faire esquinter. Sans savoir comment, au milieu du tumulte, elle fut en mesure d'entendre un déclic quelque part dans son dos. Avant d'avoir réalisé comment, elle avait sa guitare dans les mains et une barrière semblait s'être formé autour d'elle.

Le sol fracturé par l'explosion venteuse avait ainsi formé autour d'elle un anneau de débris qui, semble-t-il, lui avait permis de se protéger au lieu d'être projetée, frappée de plein fouet. Sans qu'elle ait pu le réaliser, elle avait commencé à jouer. Certes, elle le faisait fréquemment quand elle se sentait perdue ou déprimée, mais le moment était peut-être mal choisi sur ce coup-là. Ses pensées ne donnaient aucun sens à ses actes, mais à vrai dire elle ne trouva rien de mieux à faire que de se laisser porter. Bah ! Elle n'arrivait déjà pas à trouver un sens à tout ce qu'elle venait de voir – et maintenant de subir ! - et se résignait à présent une bonne fois pour toute à baisser les bras, à se laisser porter par le courant. Courant était d'ailleurs le terme approprié, puisque le picotement qui lui courait le long du corps n'était pas sans rappeler une décharge électrique.

D'accord, ça c'est bizarre...

Ce fut toutefois la seule réflexion qui put lui traverser l'esprit avant que sa guitare ne libère une nouvelle impulsion, une force qui venait d'elle mais qu'elle ne pouvait contrôler. Elle avait déjà vécu ça à un moment ou à un autre, elle le savait. Mais où ? Qu'elle ne sache pas ce qu'il en était n'empêcha pas son instrument de relâcher une onde violente qui parcourut en un instant la distance qui la séparait du point d'émergence de ce cataclysme localisé – la jeune femme qui, non contente de s'être giflée, avait en plus pris le temps de se griffer à sang avant que n'éclate cet ouragan. Encore inapte à se rendre compte du péril qu'elle représentait, ne pouvant se mettre dans la tête l'idée que quelqu'un pouvait créer une catastrophe naturelle en claquant des doigts, elle la pensait être la plus en danger. Ainsi n'écouta-t-elle que son courage pour aller la chercher au milieu de cette tornade inopinée.

Attendez, j'viens vous aider !

Incapable de se rendre compte qu'elle venait bien malgré elle d'aggraver sa situation ni même de lâcher sa guitare qui plus que jamais semblait soudée à ses doigts, elle s'élança au milieu des vents déchaînés pour avoir la chance de l'aider. Mais comment ? Se mouvoir là-dedans lui paraissait impossible tant elle avait l'impression que chaque pas était pour elle l'occasion de se décoller du sol et de s'envoler. En dépit des difficultés, elle leva la main vers ce qu'elle pensait être sa position approximative, l'apercevant par intermittences, dans l'espoir de saisir la sienne sans jamais y arriver. Ce profond sentiment d'impuissance déclencha chez elle quelque chose de nouveau, une sorte de levier mental qui fit frémir sa guitare en réaction. C'est à sa grande surprise qu'elle vit les cordes s'en détacher pour fuser à travers la tempête qui s'était levée et tenter de l'attraper. De la ligoter pour la ramener. Peut-être n'en aurait-elle pas été capable si elle avait vu que « l'innocente victime » avait entre-temps pris la peine de s'armer. Son regard tomba sur les cordes étirées et sur l'instrument qui les avait projetées.

...Et ça encore plus.

Vous allez bien ? s'époumonna-t-elle pour couvrir le bruit.

Bon, bah la prochaine fois que j'aurai besoin d'aspirine j'irai me faire pendre, ça me fera gagner du temps.

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Destruction leads to a very rough road
But it also breeds creation
And earthquakes are to a girl's guitar
They're just another good vibration
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Lun 21 Oct - 2:14

-Oulala. Oulalalala.

Teippei regardait sa supérieure se griffer le visage assez violemment, choqué et en même temps intrigué par un tel fait. Alors qu'il avait commencé la conversation avec la jeune fille humaine POUVANT VOIR DES SHINIGAMI, événement s'il en était, le lieutenant menant leur petit groupe avait commencé les hostilités sur un shinigami en retard. Allez savoir pourquoi. Probablement que Kogami Kazunaga pour ne pas le nommer était très stricte sur l’étiquette. Toujours était-il que cela avait détourné le Midorima de Mackenzie, remettant Asuna dans son champ de vision par la même occasion.

Pris d'une fascination morbide, son regard ne pouvait quitter les blessures et le sang qui commençaient à en perler. Enfin, jusqu'à ce qu'Asuna perde tout sens commun. L'explosion de reiatsu avait déjà mis une petite claque mentale au shinigami, créant un frisson tout le long de sa colonne vertébrale.

-Pas bon. Non,non,non, pas bon du tout.

Un dieu de la mort faisait rarement dans la démonstration de puissance brute. Soit il envoyait tout ce qu'il avait de manière consciente, ce qui était déjà mauvais, soit il perdait contrôle de son propre reiatsu à l'image d'une centrale prête à exploser. Le frisson se transforma en un battement de cils en terreur lorsque des vents violents se formèrent tout autour du troisième siège. Sans qu'il n'ait le temps de réagir, ses pieds décollèrent du sol comme si son corps souhaitait se faire la malle. Propulsé en arrière, ce ne fut que pour percuter une voiture avec force, coupant le souffle du médecin sur le coup.

Tout autour de lui, le quartier était devenu la proie d'un chaos climatique. Sol brisé, bâtiment écroulé et autre poteaux de téléphone projeté un peu pourtant. À l’épicentre, Asuna semblait dans un autre monde, prise d'un épisode psychotique. À la périphérie par contre... et bien les nuages étaient remplacés par des camions. Normal. Teippei se sentait de nouveau décollé, tout comme l'amas de métal dans son dos. Les yeux fermés à cause des nombreux petits débris volant, un bras en couverture de sa bouche, le docteur débita les mots magiques aussi vite que possible.

-Main du bonheur, prière de la mère et protection du père. Lèves-toi comme l'aurore !

Un tour de magie qu'il avait créé lui-même. Il n'en était pas peu fier. Juste devant lui, un gigantesque obélisque de terre comme il en avait vu dans les livres de voyage s’éleva. Doigt rageur, insultant les ennemis du blondinet en même temps qu'il lui donnait un moment de répit. Le Midorima souffla lourdement, toussant dans la foulée tandis que son dos lui faisait un mal de chien. Son bras gauche vint essuyer son front recouvert de sueur suite à la panique qu'il avait ressentie un peu plus tôt. C'est le moment que choisit le murmure dans son esprit pour s’élever plus fort, plus clair.
-Toi aussi tu dois combattre.
Le jeune homme leva un sourcil, surprit. Agenouillé derrière son pilier, il semblait être dans une bulle protectrice, coupé du monde. La nouvelle voix qu'il entendait n'en prenait que plus de puissance, rendant muette les habituels colocataires du shinigami sans un geste.

-Ha ?
-Oui.
-Ok alors !


Teippei sortit de derrière son pilier, tout sourire. Il affichait un visage naïf, enjoué. Loin de coller à la situation présente. Loin de coller à ses habitudes également. Le rire qui s’échappa de sa gorge était diffèrent de ce dont il avait l'habitude également. Loin des rires aigus qu'il exprimait lors de ses petits moments de folie. Loin du rire moqueur qu'il possédait le reste du temps. Non, un rire sain, enfantin presque.

-Pfiouuu... On a eu chaud.

Ses yeux se posèrent alors sur une intéressante scène. Une très intéressante scène. Une scène tellement intéressante que ça en devenait intéressante. Son intérêt s'en relevait d'autant plus qu'elle était intéressante à être intéressante. La jeune fille était aller récupéré la supérieure du docteur. Le sourire naïf du dernier se métamorphosa en un sourire sadique alors qu'il dégainait lentement son zanpakuto. Son bras plaça la lame derrière son épaule dans une volonté de donner encore plus d'impact à l'assaut.

-Keijisuru...Megasamete Kyoumu!(Révèle, cauchemar éveillé)

Dans un large mouvement verticale, Teippei ramena la lame devant lui. Cette dernière, désormais libéré se transforma en une chaîne reliant le manche de l'arme à une lanterne, fonçant à toute vitesse sur une Asuna prisonnière. Outre l'impact physique, le reiatsu du médecin fila à travers les maillons tel un poison. Un poison qui irait implanter les germes de la folie chez le troisième siège de la Yonbantai. L'idée était ici de rendre cette dernière paranoïaque si elle ne l'était pas déjà. À partir de là, il lui serait encore plus difficile de différencier allié et ennemi. Pile ce que souhaitait la nouvelle voix dans l'esprit de Teippei.





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MessageSujet: Re: Groupe 5   Lun 21 Oct - 22:36

Alors qu’il réfléchissait à un moyen pour aborder les Shinigamis, un mal de tête commença à le prendre d’assaut. Uriô savait se contrôler, et tenta de ne rien laisser transparaître. Pendant quelques courts instants, l’effet persista, mais il disparut ensuite. Mais il était trop tard : on fonçait sur lui. Sans savoir qui l’avait attaqué durant la première seconde, le Ketsueki eut le réflexe naturel de prendre son arme, et esquiva le premier coup porté par un des Shinigamis. Que se passait-il ici ? Pourquoi attaquait-il alors qu’il pouvait aider Uriô à obtenir des réponses ? La haine monta chez l’ancien aspirant, qui répondit aux coups de son adversaire avec des coups d’épée.

L’échange était terrible et rapide. Les coups d’épées étaient bloqués ou repoussés par les coups de paume et vice versa. Pour autant, Uriô fut touché deux fois de suite au bras gauche, ce qui le fit sourciller. Mais fort heureusement, il maniait sa lame de la main droite. Sur un léger avantage de sa part, l'ennemi sortit lui aussi sa lame, et tenta d’asséner un coup, paré de force par le Ketsueki. Un souffle attira le regard du manieur de Kawaki ailleurs. Une bourrasque terrible se préparait. A peine Uriô eut le temps de la regarder qu’il sentit ses vêtements être repoussés. Ce fut donc de justesse qu’il put utiliser sa technique de déplacement rapide, pour s’éloigner de l’épicentre de ce qui était bel et bien devenu une tornade. Malgré tout, il trébucha suite à sa surprise, mais se releva rapidement.

Pourquoi attaquaient-ils tous ? Même l’Humaine semblait s’acharner sur un Dieu de la Mort. Tant de choses se passaient simultanément. Il était trop difficile de tout suivre. Mais une chose semblait sûre : l’affrontement n’était pas prêt de s’arrêter. La rage gagnait bel et bien le jeune homme. Son regard se porta sur sa lame Kawaki, qui s’allongea d’une quinzaine de centimètres. Elle était devenue pourpre, comme le sang qui allait certainement couler sous peu…



Dernière édition par Ketsueki Uriô le Mer 23 Oct - 18:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Mar 22 Oct - 12:37

Uriô : lorsque tu te défends d'une attaque par une autre attaque, tu es dans l'obligation de prendre quelques dégâts (sauf si ton attaque surpasse largement l'attaque de ton adversaire). Sinon ça serait trop simple et ça désavantagerait totalement les persos qui prennent des techs purement défensives.

Merci donc d'en tenir compte dans ton RP en l'éditant.
Mon intervention ne retarde cependant pas le délai de Kazunaga à qui c'est le tour.

- Tenzen -
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Mar 22 Oct - 19:56

Ses paumes tout comme sa lame rencontrèrent la résistance de l'arme de sa cible. Et l'oeil expert de Kazunaga lui permettait de se rendre compte que cet opposant disposait de bonnes bases pour parer ainsi ses attaques avec un sabre. L'expert en lui saluait sa maîtrise tout comme il remarquait les failles lui permettant, malgré tout, de ne pas rendre son assaut inutile. Et ce même expert perdit toute estime lorsqu'il vit qu'il n'en profita pas pour répliquer. Bloquer et contrer étant la base du style du maître d'arme, voir quelqu'un allant à l'encontre d'une telle occasion n'était qu'un imbécile à ses yeux. Et il ne se gardait pas de le faire savoir.
    >> Tu as de bonnes bases, mais je sens que tu peux encore progresser.
Cependant, le Vice-Capitaine doutait que celui à qui étaient destinées ces paroles ne puisse les entendre, un bruit soudain faisant son apparition. Rapidement, il put en cerner la source. Une véritable tornade libérée par l'une des Shinigami de la Troisième Division. Grimace trahissant son énervement tandis que sa lame fendit l'air devant lui, mettant toute la puissance dont il était capable vu l'ampleur de la technique. Ou plutôt le Kidô dont la zone d'effet le comprenait. Une partie de sa puissance se retrouva instantanément absorbée, rendant le lieu où se tenait le Shinigami totalement sûr, tout en lui permettant de charger sa propre arme.
Sourcils froncés, il observa quelques instants le résultat de l'action inconsidérée de son homologue féminin. Elle venait de devenir en un instant le centre de toute l'attention. Le blond comme l'humaine la prirent pour cible à leur façon. Et l'agacement du brun alla croissant, jusqu'à ce qu'il considère qu'il n'avait pu grand intérêt à s'occuper de sa cible première. Il avait beau certainement être un traître, il n'avait au moins pas eut d'intention meurtrières à son encontre, ce qui le différenciait énormément de la folle ayant attaqué sans distinction.
    >> Tsss, il faut toujours qu'il y ait un contretemps... Profite en pour t'enfuir, une occasion pareille ne se représente que rarement deux fois.
Il offrait une chance à cet homme, mais seulement le temps qu'il s'occupe de l'autre. A partir de maintenant, et de la trahison dont elle avait fait preuve, il ne considérait plus personne comme son allié. Le moindre comportement suspect entraînerait punition de sa part, quitte à ce qu'il soit le dernier encore debout, seul moyen d'être véritablement sûr de ne plus craindre de coup dans le dos.
Etrangement, il n'avait pu la moindre pensée pour les Maho Tsukaï. Ceux là même ayant fait naître son envie de violence en étaient maintenant protégés par les différents protagonistes en place. Armant le bras tenant son arme à hauteur d'épaule, coude en arrière, il se précipita sur sa nouvelle cible. Cette technique était la Sasutetsuken, soit un coup d'estoc parfait. Amoindrie par l'absence de pointe de sa lame, sa puissance en restait cependant loin d'être négligeable. Si bien que lorsqu'il porta le coup, ce fut dans l'espérance que son effet soit notable. Pourtant, par mesure de précaution, il porta une seconde attaque dans le foulée.
Shadan, un coup porté de la pointe des doigts visant le dessous des côtés. La détente fut immédiate, espérant que l'attaque ne porte. Si c'était le cas, et que son opposante était toujours en état, nul doute qu'elle serait à la merci d'un coup fatal.


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MessageSujet: Re: Groupe 5   Mar 22 Oct - 23:44


Quelque chose avait dérapé. Une scie contre ses vertèbres ? Non. Une lame le long de sa hanche, qui s’était enfoncée dans sa chair, jusqu’à déchirer ses organes et répandre ses tripes sur le sol ? Non plus.
Quoi alors ? Son corps était parcouru de fourmillements intempestifs dont le ressenti la plongeait dans un état de perplexité totale. Son arme suitante, plaquée contre sa jambe, inondait progressivement son habit d’un sang épais mais Asuna n’en eut cure. De ça et de tout. Elle leva simplement le visage au ciel et ferma les yeux pour mieux savourer la fraîcheur du calme. Lentement ses lèvres s’épanouirent en un sourire apaisé dont l’existence même fut à mille lieux de la désolation qui régnait tout autour ; l’ombre de la mort n’osa planer autour d’elle durant cet instant, consciente de n’avoir sa place ici, avec cette femme parfaitement heureuse au milieu de son tableau, celui qu’elle avait peint par ferveur, par passion.

Ce moment délicat de bonheur simple ne dura pas puisque le sol explosa brutalement sous ses pieds. Les débris s’envolèrent autour d’Asuna, de même que fut mise en miettes la rêverie ; la jeune femme chuta lourdement sur le sol, la peau écorchée vive par des éclats de bitume et autres débris inidentifiables. La surprise laissa bientôt place à une violente fureur, gorgée de la déception de n’avoir pu prolonger cet enchantement, pour être ramenée ici, avec tous ceux-là, et entendre à nouveau les bourdonnements incessants dans son crâne.
La silhouette furibonde de la Troisième siège laissa place à un simulacre de goudron qui explosa sous l’assaut de cordes d’acier. L’originale réapparut un peu plus loin, l’arme tendue vers l’humaine, le regard gonflé d’une ire terrible, que personne ne lui avait jamais vu. Elle se prépara à porter attaque sur l'insolente mais fut retenue par un sifflement dans son dos ; Asuna se tourna promptement et vit foncer à toute allure dans sa direction un projectile à l’aspect improbable. Elle hurla hystériquement lorsqu’elle vit son attaquant, qui était moins de rien que ce cafard dément qu’on lui avait collé dans les pattes. D’un mouvement souple du poignet, la Shinigami fit pivoter la pointe de son arme qui, plutôt que de s’épancher vers le bas, se trouva la tête dirigée vers le ciel. Les Nuées répondirent à son ordre en chuintant d’un plaisir à peine voilé. Les membres blafards se mirent à éclore à toute allure aux pieds d’Asuna, la seconde qui suivit, un mur grouillant se tint entre elle et l’assaut. Le choc mou l’avertit de la réussite de sa parade, du moins, en apparence. Car si elle ne le perçut pas immédiatement, quelque chose avait traversé pour s’immiscer dans sa conscience.
Son attention se porta vers un homme à la chevelure neigeuse, qu’elle avait à peine remarqué jusque là. Ses yeux fiévreux se posèrent sur l’arme rougeoyante de l’inconnu, dont elle dévora la beauté des reflets mouvants, et elle sut qui il était.
Celui qui devait mourir le premier.

Son projet fut toutefois ralenti par l’arrivée impromptue d’un autre Ange de la mort, un lieutenant, qu’elle connaissait de vue pour avoir été pendant longtemps l’une des curiosités de la Quatrième Division. Par un soubresaut bizarre, elle parvint à libérer de ses doigts une flamme bleuâtre dont le brûlant s’étendit autour de son corps sous la forme d’une pyramide inversée, contre laquelle vint heurter, avec une violence impressionnante, le sabre du gradé. Le sort se craquela sous la brutalité du coup avant de s’évanouir en des fumerolles translucides qui aveuglèrent Asuna pendant quelques secondes ; secondes qui furent mises à profit par son assaillant pour lui porter un second coup au flanc, en usant de son poing, cette fois-ci.
La Troisième siège courba l’échine en même temps qu’elle expulsa tout l’air de ses poumons, pour se retrouver pantelante, hagarde, et au bord de l’asphyxie. Elle tituba quelques pas en se tenant les côtes, qu’elle palpa de sa main valide pour juger l’étendue des dégâts. Une lumière azurée brilla depuis sa paume, ressoudant les os, régénérant les organes, autant de détails dont hélas son corps déglingué ne pouvait se passer. Son esprit, toutefois, se trouvait à mille lieux de ce pantin de chair abject : il voulait tuer, tout, et tout de suite.

Son aura vibra soudainement sous une puissante énergie, qu’il exhala alors, faisant trembler l’essence même des choses sur leurs fondations. Il n’y eut plus un bruit, mais un silence épais que même une explosion ne saurait ébranler, si vaste que la Terre tout entière parut s’être tue, ou avoir disparu, dans un profond néant où rien n’exista d’autre que l'absence. Ensuite vinrent les silhouettes dansantes, ci et là, du coin de l’attention, qui s’approchaient peu à peu, promesses obscures de tourments sans fin.
Au bord de l’hystérie, Asuna se rua vers le Shinigami inconnu au teint d'albâtre, le désir de meurtre gravé sur son visage, son sabre ruisselant derrière elle de longues traces rouges.




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MessageSujet: Re: Groupe 5   Mer 23 Oct - 14:04

Asuna, c'est bien trop simple d'ignorer entièrement l'effet d'une niveau 4 (celle de Teippei) en ne faisant aucune véritable action offensive ciblée, surtout que je t'avais bien dit qu'une défense de niv3 ne contrerait pas l'ensemble.
Je ne vais pas te demander d'éditer, mais comme pénalité considère qu'à ton prochain post l'influence de Hyoma t'oblige à t'auto-cibler avec une technique de ton choix de niv4, offensive évidemment.
Obliger à cibler quelqu'un, ce n'est pas "J'attaque pas" ou "Je me contente de faire du passif Reiatsu" °°

Comme il n'y a pas d'édition, les délais de posts ne changent pas.

- Aerkan -
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Jeu 24 Oct - 1:21

C'était à n'y rien comprendre. Le monde autour d'elle devenait fou, et sa migraine de plus en plus oppressante n'allait rien arranger. Elle-même semblait être entrée de plein pied dans cet univers de folie dont les portes béaient devant elles, prêtes à l'avaler toute entière, jusqu'à la dernière bouchée. Et elle en était affectée directement au niveau de la corde la plus sensible qui soit pour elle, celle de sa guitare. Cette dernière paraissait s'animer d'une énergie nouvelle sous ses doigts, alors qu'elle en jouait sans même s'en rendre compte, enchaînant les accords à un rythme plus effréné qu'il ne l'avait jamais été. Si mon agent voyait ça, je serais bonne pour bosser plusieurs jours d'affilée. trouva-t-elle néanmoins le moyen de se dire alors que ses doigts jouaient sans s'arrêter. Le discours incohérent que tint celui qui semblait s'intéresser à elle d'un peu trop près ne fut pas pour la rassurer non plus d'ailleurs, mais ce n'était pas comme si le personnage en lui-même se voulait vraiment réconfortant...

En définitive, tout ce qu'elle avait trouvé à faire dans cette situation fut de se tenir en retrait en espérant qu'une explication rationnelle finirait par tomber du ciel pour répondre aux trop nombreuses interrogations qui éclataient dans un coin de sa cervelle. Quantité de choses s'y mêlaient à un rythme trépidant, mais par-dessus tout régnait l'instinct de survie. Celui-là même qui avait vraisemblablement appuyé sur un interrupteur quelque part en elle, déclenchant le procédé qui lui avait donné des super-pouvoirs comme on n'en voit qu'à la télé. Elle avait presque l'impression d'être entrée par hasard sur le tournage d'une super-production hollywoodienne sans y avoir été invitée et que le réalisateur, plutôt que de retourner la scène, avait fait le choix de ne pas arrêter la caméra et d'improviser. Si c'était le cas, le moins qu'on puisse dire est que c'était réussi : elle-même n'y avait vu que du feu.

Mais si tel était le cas, il lui fallait faire le constat qu'elle n'avait jamais vu des effets spéciaux aussi réalistes – ni aussi douloureux, que ce soit pour les contusions qu'elle gardait de part et d'autre ou la douleur que lui causait de voir sa tenue dans cet état. Heureusement qu'elle en avait encore de pleines valises à l'appartement, sans quoi ce n'était pas uniquement dans un but défensif qu'elle se servirait de sa guitare la prochaine fois – si du moins elle arrivait à s'en servir correctement. Ce qui n'était pas gagné. Ce qu'elle avait réussi à faire sous le coup de l'émotion ne marcherait pas forcément maintenant qu'elle était en était de se maîtriser parfaitement – enfin, presque. Encore lui fallait-il pour cela faire abstraction de tout ce qui se passait autour d'elle, et ce n'était pas gagné. Elle n'en revenait toujours pas et avait bien essayé de se pincer pour essayer de se réveiller d'un rêve un peu trop prenant à son goût.

Le bon côté des choses était qu'elle ne jeta qu'un oeil distrait au duel de sabreurs qui se déroulait un peu plus loin. Deux hommes qui se tapent dessus avec de vrais sabres étaient le cadet de ses soucis en l'état. Ils pouvaient bien se découler en fines lamelles qu'elle n'en aurait rien à faire, aux prises avec son esprit cartésien dont elle n'arrivait plus à caler l'affolement tant tout ce qui se passait autour d'elle se heurtait douloureusement à l'idée qu'elle se faisait de la réalité. Mais elle finissait par croire que si elle voulait avoir une chance de survivre à cet enfer localisé qui avait décidé de lui tomber dessus sans prévenir, il allait lui falloir mettre de côté tout ce qu'elle prenait pour acquis. Au moins je suis pas folle, je savais bien qu'il y avait un truc pas net dans cette ville. J'aurais juste aimé ne pas avoir à le vérifier à mes dépens, mais on va dire qu'on fait pas toujours ce qu'on veut...

Absorbée tant par ses réflexions que par ses efforts concentrés pour se convaincre que tout ça n'était pas un rêve et qu'il allait lui falloir rester en un seul morceau, elle réalisa tardivement qu'un sabre était pointé vers elle. Sursautant quand elle s'en rendit compte, elle eut le réflexe de dresser ses bras en bouclier malgré la distance qui la séparait encore de la demoiselle qui, décidément, n'avait vraiment pas l'air d'aller bien. Fort heureusement, depuis des années qu'elle en faisait, elle mettait machinalement sa guitare en bandoulière dès qu'elle l'avait entre les mains, aussi n'eut-elle pas à la voir tomber au sol – ça aurait été le ponpon, tiens. Un rien effrayée mais aussi et surtout déconcertée, n'arrivant pas à saisir comment elle pouvait être la seule à s'étonner de tout ce qui était en train de se passer, elle rassembla néanmoins son courage pour baisser sa garde et s'adresser à celle qui la tenait en joue.

Hey, écoutez-moi !S'il vous plait, arrêtez ! Je ne vous veux aucun mal, j'essaie juste de vous aider ! Pourquoi vous ne voulez pas le comprendre, à la fin ?

Les mains qui jaillirent du sol suffirent cependant à faire éclater ses dernières onces de témérité comme autant de bulles à la surface de l'eau, un frisson d'épouvante courant le long de son échine à mesure que le pouvoir d'Asuna se manifestait. C'est quoi ça encore ?! J'ai jamais aimé les films d'horreur ! En tressaillant, elle avait eu le malheur d'effleurer l'une des cordes de sa guitare, qui s'était dès lors mise à vibrer. La moindre note était apparemment suffisante pour déclencher les émanations du pouvoir particulier qui ne répondait qu'à elle, elle le saurait désormais. Mais pour l'heure, il était trop tard pour l'empêcher, et l'instrument réagit à nouveau à cette volonté maladroitement exprimée. Cette libre interprétation s'avéra d'autant plus meurtrière que cette nouvelle « salve » était partie dans les airs et que ses retombées ne paraissaient pas faire de discrimination dans le choix de ses cibles.

Je l'ai pas fait exprès ! se justifia-t-elle avant de foncer se mettre à l'abri.

N'ayant pas la moindre idée de l'emprise qu'elle pouvait avoir sur son pouvoir, Melody ne trouva rien de mieux à faire que de pousser un glapissement d'effroi et d'aller se cacher derrière les portes automatiques de la supérette la plus proche pour s'y adosser après s'être recroquevillée. Celles-ci ne tinrent pas longtemps avant d'éclater, ayant pour seul tort d'être faite de verre. Quelques éclats l'égratignèrent, mais l'étui à guitare qui lui tenait lieu de carapace la protégea pour l'essentiel. Le « bombardement » dura de longues secondes sans qu'elle n'en soit inquiétée, pensant en être à l'abri, mais il ne fallait pas trop y compter – preuve en fut que l'un des projectiles finit par venir vers elle à pleine vitesse, menaçant de lui tomber droit dessus. Tentant de se relever dans l'urgence pour s'éloigner, elle se prit les pieds dans l'un de ses lacets et manqua de trébucher, perdant un temps précieux à se stabiliser.

Comprenant qu'elle n'aurait pas le temps de s'éloigner assez pour ne pas être touchée, elle se contenta de fermer les yeux de toutes ses forces en espérant ne pas trop en souffrir – même si à en juger par les cratères apparus de part et d'autre au dehors qu'elle avait eu le temps de repérer du coin de l'oeil, c'était optimiste de sa part. Plus encore que d'habitude. Et ce n'était pas peu dire. Non, viens pas par ici, s'il te plait ! implora-t-elle en son for intérieur. Se rendant compte que la « bulle de secousse » aurait du être sur elle depuis déjà quelques instants, elle se risqua à ouvrir un oeil et se rendit compte que celle-ci avait dévié sa course – ainsi que ses consœurs – pour continuer de s'abattre en tous sens sans jamais l'effleurer, elle, leur maîtresse incontestée. Melody eut une exclamation muette et son sang se glaça en voyant ce dont elle allait être responsable bien malgré elle.

C'est moi qui ai fait ça ? s'ébahit-elle, n'en revenant pas.

Dire que la zone avait été saccagée était un bien faible mot, l'asphalte étant creusée de part et d'autre – sans parler des rares véhicules qui, encore à l'endroit un instant auparavant, se retrouvaient à présent sur le dos, si ce n'est encastrés dans les bâtiments avoisinants ou carrément réduits en miette. Qu'avait-elle fait ? Mais, étrangement, elle n'en éprouva qu'une faible culpabilité tant celle-ci était éclipsée par la profonde irritation qui prenait lentement mais sûrement le pas sur sa raison. Bien sûr, elle regrettait d'avoir fait ça à plus forte raison qu'elle ne l'avait jamais voulu et était victime autant qu'eux de ce qui venait de se produire... Mais si elle avait causé ces ravages, c'était uniquement à cause d'eux et de la nervosité qui lui était imposée par leur faute. Et le pire était sans doute cette sensation de vide autour d'elle, d'une absence de tout, de rien. La paranoia naissante à laquelle elle donnait le jour n'allait elle non plus rien arranger.

Un environnement oppressant la tendant à l'extrême, qu'elle ignorait être généré par l'aura de la jeune femme qu'elle avait essayé de sauver d'elle-même sans grand succès, mais qui ne faisait que la mettre plus mal à l'aise qu'elle ne l'était déjà. Elle avait détruit une partie de la ville – ou peu s'en faut -, sa tenue était ruinée, elle souffrait de multiples estafilades et autres joyeusetés... Et tout ça parce qu'elle avait eu le malheur de sortir acheter un tube d'aspirine, qu'elle n'avait d'ailleurs toujours pas réussi à se procurer. Puisque tenter de la retenir et de la ligoter n'avait pas fonctionné, elle ne voyait plus d'autre solution que de neutraliser la jeune femme qui du lot était la plus agitée. Ce n'était pas avec plaisir qu'elle le faisait – et ce serait même à regrets, esclave de la compassion qu'elle était – mais elle ne pouvait pas lui permettre de continuer à semer le trouble et le désordre partout où elle allait.

C'est pas ma faute... dit-elle faiblement, dans un état second.

Oh non ma grande, t'en as déjà bien assez fait. Je crois qu'il est temps pour toi de faire une petite sieste, et je vais t'y aider puisque tu as l'air de m'y obliger. Elle était déjà bien assez à cran et si elle ne la maîtrisait pas rapidement, c'était elle qui risquait de piquer une crise. Tout lui disait de prendre ses jambes à son cou et de les laisser se débrouiller, mais elle n'en ferait rien. Parce que même si elle ne pouvait le justifier, elle se sentait concernée. Et parce qu'elle se sentait concernée, elle allait se faire un devoir de la museler, elle par qui tout avait commencé. Peut-être se disait-elle que si elle réussissait à l'assommer, les choses rentreraient dans l'ordre qu'elles n'auraient jamais du quitter. On peut toujours espérer. Se découvrant une célérité insoupçonnée, elle parcourut en un claquement de doigts la distance qui la séparait de l'autre demoiselle et réussit même à s'interposer, si lourdement chargée qu'elle puisse être. Ça y est, cette fois je craque !

J'ai dit : ça suffit les conneries !

La musicienne elle-même en fut étonnée, n'ayant guère eu l'occasion de garder la forme avec son planning chargé, mais ne jugea pas utile de s'y appesantir – c'est pas comme si c'était la chose la plus dingue qui me soit arrivée ce jour-là... Prise d'un accès de fureur injustifié, elle se campa solidement sur ses jambes et arma sa guitare comme s'il s'agissait d'une batte ou de quelque autre instrument du genre, décochant un coup fulgurant d'une force qui lui sembla excessivement prodigieuse pour le peu qu'elle en avait dans les bras à l'accoutumée. La trajectoire prise par sa guitare ne lui permit pas de mesurer dans l'instant que si elle touchait au but, elle risquait fort de lui refaire le portrait – sans quoi elle s'en serait sans doute abstenue. Pour une femme, le visage, c'est sacré. Même si pour être honnête, dans l'instant tout ce qui lui importait était sa tranquillité. Ce n'est qu'après coup qu'elle se sentit beaucoup plus détendue et réalisa ce qu'elle venait de faire – ou croyait avoir fait, trop confuse pour être sûre d'avoir fait mouche – et en eut aussitôt des remords alors qu'elle était malgré elle portée en arrière par le poids de son instrument, l'empêchant de voir l'état d'Asuna.

Qu'est-ce que... Oh mon Dieu ! Est-ce que ça va ? Je suis sincèrement désolée, je sais pas ce qui m'a pris... Je t'ai pas fait trop mal ?

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Destruction leads to a very rough road
But it also breeds creation
And earthquakes are to a girl's guitar
They're just another good vibration
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Ven 25 Oct - 7:03


-Wow.

Teippei resta un moment immobile au milieu du champ de bataille que devenait karakura. Une pluie étrange se mettait à tomber sur la ville. Une pluie de gouttes immenses et qui, au demeurant n'était pas de la pluie mais il ne fallait pas trop en demander au schizophrène. Le nez levé, observant le ciel se remplir de ses projectiles divin, le monde rentrait dans un chaos encore plus impressionnant que la tempête précédente. Tout autour de lui, l'apocalypse s'abattait, déformant le quartier qui, il était une fois, avait dû être particulièrement paisible. Le sol se brisait sous l'impact des gouttes et toutes traces de la civilisation, déjà bien abîmé par les vents, semblaient décidées à disparaître en miettes.

Le jeune en était choqué et impressionné. De sa récente mémoire, il n'avait jamais vu une telle démonstration de pouvoir. Une voiture, quelques instants auparavant avait juste disparu, réduite à l'état de boulon et quelques vis, prenant un coup de plein fouet. Au-dessus de lui, l'une des gouttes meurtrières tombait telle la hache du bourreau. Le shinigami était presque hypnotisé par ce spectacle macabre et l'annonce de sa futur mort. Inconsciemment, doucement, sa main se leva, sa paume se plaçant vers le ciel. Le médecin avait l'étrange impression que son corps ne lui obéissait plus, placé en mode automatique. Même sa voix émergea d'elle-même tandis que son esprit restait en spectateur.

-Bakudo numéro quatre-vint un. Danku.

Plusieurs mètres au-dessus de la tête du soldat, un mur transparent se créa. Technique de très haut niveau, ce n'était pas là un exploit facile à réaliser. Teippei lui-même malgré ces facilités en la matière avait dû prononcer l'invocation complète, le monde se brisant tout autour de lui, son corps montrant les stigmates des nombreux morceaux de béton et de métal ayant volé dans sa direction. Rien de vraiment gave malgré les maintes coupures qui recouvrait son corps. Pour l'instant tout du moins. Tant de point d'ouverture allait bientôt envoyer des vagues de douleurs et laisser s'écouler un flot régulier de sang. Bien vite, il se sentirait étourdi avant que le froid et l'inconscience ne viennent s'emparer de son corps.

Un bruit sur sa droite ramena son attention au sol. Pendant quelques instants, son esprit ne mesura pas l'ampleur de la situation. Lorsqu'il le fit, que ses yeux s’agrandirent de surprise, ce ne fut que pour recevoir le choc de plein fouet. Un scooter, projeté par les ondes parcourant la ville le percuta en plein torse. Le shinigami atterrit dans un cratère créé un peu plus tôt. Teippei eut le plus grand mal à se remettre debout. Son dos était infondé de sueur tandis que sa poitrine ne se soulevait que difficilement. Pourtant...pourtant il se sentait bien. Enfin « bien », pas tant que ça. Il se sentait dans un étrange cocon, dans état presque familier.

Dans un silence pesant, même dans son esprit, fait rare, il put ressortir de son terrier que pour observer les étranges formes se matérialisant aux bordures de sa vision. Comme une poussière dans les yeux, il semblait les apercevoir mais dès qu'il se concentrait, il n'y avait rien. Pourtant, dans le coin de son œil, s'amassait de plus en plus de ses étranges humanoïdes. Vint alors l’inquiétude, le sentiment d'être surveillé, observé. Son cœur se mit à battre plus vite tandis que sa salive prenait un goût amer. Ses pupilles ne cessaient de sauter d'un coin à l'autre du champ de bataille, tentant, vainement de se fixer sur l'un des assaillants.

Car assaillant, ils étaient, son esprit affolé ne cessait de lui indiquer. C'est en crispant la main sur la garde de son zanpakuto qu'il se rappela de sa présence. Une étincelle fusa dans son esprit torturé puis une colère. Le sentiment de trahison. Levant son arme à hauteur de visage, il la secoua en même temps que sa voix s’élevait, rancunière.

-C'est toi qui as fait ça ?

De fait, la paranoïa, il savait ce que c'était. Il vivait avec tous les jours et sans médicament, tombait dans son abîme. Le Midorima aurait pu se poser la question de ses agissements, contraire à son quotidien, malade ou non. Mais là encore, la nouvelle voix habitant dans son esprit venait arrêter ses questionnements. Couplé avec le reiatsu d'Asuna, il n'en résultait qu'une envie de trouver le coupable et lui faire payer. Aussi lorsqu'il aperçut les cheveux blancs d'un shinigami inconnu dans l'axe de sa lanterne, ses yeux se plissèrent de rage.

-Lui ?

Sa voix était grondante. Plus à l'image d'un chat défendant son territoire, menaçant de pas y poser patte que d'un être humain éduqué. Insidieusement, la reine de son esprit, la nouvelle locataire de son cerveau reprit à nouveau la parole, murmurant comme une mère à l'oreille de son fils pour mieux l'endormir le soir.

-Oui.

D'un coup de poignet, Teippei enroula son arme sur son bras. Ses deux mains vinrent se rejoindre, le bas de chaque paume se touchant que pour mieux accueillir l'amas de reiatsu. Dans l'esprit du schizophrène, pour un moment, le monde se résumait à une seule personne. Uryo. C'est avec un sourire sadique, que le médecin prononça le nom du sort.

-Soren Sokatsui.




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MessageSujet: Re: Groupe 5   Ven 25 Oct - 21:36

Le combat faisait rage, et avait plongé en son cœur toutes les personnes présentes. Shinigamis, l’Humaine et lui, tous en train de se battre. Malgré son léger mal de tête qui revenait de temps à autre sans qu’il puisse réellement avoir le temps de s’en rendre compte, Uriô s’était bien rendu compte de la situation. Et ça l’avait inquiété. Pourquoi se battre ainsi ? Tous les comportements autour de lui semblaient à la fois portés vers le combat et contre. Il y avait du ridicule… Mais pourquoi ?

Le Shinigami avec qui il avait échangé une passe d’armes d’un haut niveau l’avait attaqué sans raison, mais pour autant vu ce qu’il avait dit, il n’avait pas l’air de quelqu’un qui sombrait dans la folie. Non, il semblait « droit » et pour autant, il venait d’attaquer un des siens, un parfait inconnu et innocent. Car ces trois Shinigamis ne pouvaient être venus pour lui, c’était totalement ridicule. Cet avis était de surcroît vérifié lorsque le Ketsueki les vit se frapper entre eux. Uriô ne comprenait pas clairement ce qu’il se passait… Mais il fallait agir, avec des mots !

Mais une secousse le força à apporter son attention ailleurs. C’était venu de derrière. Des sortes de sphères tombaient un peu partout sur le terrain, créant des désastres ciblés. Il fallait à tout prix éviter ça. Une tomba sur Uriô, qui réussit tant bien que mal à l’esquiver avec un Shunpô. Pour autant, il se sentait mal à l’aise. Quelque-chose l’oppressait… La peur ? Etrange, car le Dieu de la Mort n’avait pas peur de la mort elle-même. Etait-ce l’idée de disparaître sans avoir obtenu des réponses qui le terrorisait ?

De l’énergie fonçait sur lui. D’où venait-elle ? Uriô ne le savait pas et ne pouvait de toute façon pas le voir pour l’instant. Il réutilisa le mouvement qu’il avait perfectionné, laissant derrière lui un peu de sang libéré par Kawaki pour simuler une touche. Mais là où il s’était déplacé, une sphère venait de tomber.

L’explosion fut brutale. Le sol se souleva sous ses pieds, et s’il n’avait pas été directement touché, le Shinigami fut projeté à une vitesse phénoménale. Cette oppression accentuée jusqu’alors l’avait immobilisé. Il s’écrasa contre une bâtisse, et retomba sur un pilier, puis sur le sol.

Ses yeux fermés et ses multiples hématomes ne montraient qu’une chose : il était inconscient.

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MessageSujet: Re: Groupe 5   Sam 26 Oct - 20:01

Elle ne prononça toujours pas le moindre mot. Depuis qu'il l'avait remarquée, Kazunaga n'avait pu entendre le son de la voix de la Shinigami. Prise d'une crise certainement de folie, elle se contentait d'attaquer sans s'exprimer. Attaquer, et se défendre, comme pu le constater le Vice Capitaine. Cible de nombreux assauts, il fallait avouer qu'elle s'en sortait de façon plutôt honorable au vu des risques encourus. Son propre coup d'épée ne réussit à la blesser, au contraire de son attaque à main nue, la surprise et la rapidité d'exécution ayant certainement contribué à l'ensemble.
Et ce coup fut l'ouverture qu'il cherchait. Il lui suffisait simplement d'en profiter, d'enchaîner pour porter l'attaque mettant un terme cet affrontement. S'il se retiendrait pour ne pas la tuer, il n'hésiterait pas un instant à la blesser gravement.

Du moins, ce fut ce qu'il prévoyait, car les faits se déroulèrent de façon on ne peut plus différente. Peut être son habitude de traqueur, impliquant d'être toujours concentré, sa perception sublimée autant qu'il le pouvait, le fit sentir de façon encore plus marquée que la normale l'aura qui se fit ressentir. Celle-ci émanait de celle qu'il comptait éliminer à la seconde précédente. Et commença par le vide. Les présences permanentes des autres protagonistes de la scène se turent. Il avait beau les voir de ses yeux, d'un point de vue spirituel ce n'était que néant.
Puis, au loin, des personnes qu'il n'avait pas remarqué jusque là. Au début indistinctes, les silhouettes lui rappelèrent quelque chose. Jusqu'à ce qu'il en aperçoive une en particulier. Une entrée dans sa mémoire sans jamais pouvoir en sortir. Et des mots, murmuraient à son oreille. Juha Bach lui rappelait qu'il n'avait pas été plus fort qu'un enfant face à lui.

Sa volonté était forte, si bien qu'il résistait à l'angoisse la plus intense jusque là. Puis il vit une attaque, qu'il ne saurait réellement décrire. Etait ce les Quincy ou bien une des personnes réellement présente ? Il n'en savait rien. Il ne pouvait même pas dire si c'était réel. Son seul réflexe fut de placer son Zanpakutô en opposition, y concentrant toute sa puissance pour se défendre. Cela réussit, en partie. Le choc se fit malgré tout ressentir. Pas mortel, mais présent malgré tout.
Kazunaga recula de quelques pas, son esprit commençant à sombrer. Il mêlait réellement la fiction de la réalité. Ce moment lui ayant valu mille ans de sommeil s'inscrivit de nouveau dans ses regard. Il ne pouvait distinguer de réel adversaire. Il ne pouvait même pas être persuadé que la personne qu'il avait cru voir était bien le Quincy ayant brisé sa vie.
Mais, par prudence la plus élémentaire, il resta sur ses gardes. Du moins il tentait de s'en convaincre. En vérité, l'angoisse était bien trop présente pour qu'il se risque à attaquer. Il fallait au moins qu'il réussisse à surmonter cette peur pour entrer de nouveau dans la danse.


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MessageSujet: Re: Groupe 5   Dim 27 Oct - 19:57


Sa proie était en vue, là, à quelques mètres à peine, vulnérable. Asuna courrait vers elle, pour l’attraper, la mettre en pièces, la déchiqueter, la dévorer, la laisser s’échapper ensuite, durant quelques secondes où elle se croirait libre, pour l’achever une bonne fois pour toute, et festoyer de ses cendres. Les yeux exorbités qu’enflammait une brûlante folie, la Troisième Siège ressembla à un spectre meurtrier, sa robe déchiquetée flottante derrière elle, et son arme de sang, jamais rassasiée. Un écho au-dessus d’elle explosa, si puissamment que sa concentration vacilla. Son attention se détourna de l’objet de sa frénésie, à regret. Asuna leva la tête pour constater que des sphères iridescentes s’abattaient sur la zone en une pluie de destruction.
Rageuse, frustrée de ce nouveau contretemps, elle cracha une incantation dont les effets se matérialisèrent en un toit immatériel, comparable à celui érigé par le Midorima. La mort survint depuis le ciel mais ne faucha Asuna. Elle écopa de quelques coupures supplémentaires de par les débris volant en tout sens, manqua de se faire scier en deux par un tesson de métal de taille d’homme, et faillit bien se retrouver ensevelie sous un immeuble, mais ses réflexes ainsi que son abri lui épargnèrent une fin tragique, et non désirée. Toujours habitée par la fièvre, Asuna sortit toutefois plus prudemment des décombres, son instinct prenant presque le pas sur l’influence que l’on exerçait sur son esprit. Grand bien lui en pris car sa vigilance moins dissipée sut percevoir le nouvel assaut qui la visait. La Shinigami tourna la tête, croisa le regard de l’humaine, jusqu’au moment où de nouveaux bras s’entortillèrent pour faire barrage au coup. Ce dernier fut toutefois porté avec une telle force que le mur de membres, s’il ne céda pas, se tordit suffisamment pour que sa surface vint frapper la mâchoire de la Troisième siège. Étourdie par le coup, elle perdit le fil de sa raison, l’humeur sanguine galopant à nouveau à brides abattues.

La jeune femme n’accorda un regard à Melody, à nouveau soucieuse de retrouver l’inconnu aux cheveux de neige. Elle le vit un peu plus loin, étendu au sol, tel une marionnette inarticulée, inconscient. Le goût amer de la déception lui emplit la bouche : sa cible n’était plus de combat. Mais l’appétit d’Asuna ne se trouva nullement rassasié par cette découverte ; la mansuétude ne faisait partie de son caractère, elle qui allait jusqu’au bout des choses, même les plus noires. Son doigt se tendit vers l’Ange de la mort inanimé en un geste d’exécution. Une sphère jaune crépita au bout de son doigt, annonciatrice d’une violente déflagration, qui balaierait l’existence de l’individu.
Rien ne se passa comme prévu.
Le sort, pour une raison inconnue, explosa trop tôt, trop proche. Asuna sentit de terribles souffrances lui brûler bras et torse, seul un mouvement instinctif épargna son visage de subir la combustion. Projetée à toute allure, elle s’écrasa contre sa défense érigée un peu plus tôt. Le choc fut néanmoins trop brutal, les bras explosèrent sous l’impact en des gerbes de chairs blessées. Dans un cri où la rage se mêlait à la colère, Asuna se redressa. Son habit presque entièrement consumé qui ne cachait qu’à grande peine ses sous vêtements, ses cheveux emmêlés en des grappes poisseuses ainsi que le sang lui coulant sur les joues, tout ceci participa à rendre la jeune femme méconnaissables. Seules ses prunelles de clair azur n’avaient changé. La passion de violence qui y brilla, le fit plus fortement encore, pour se tourner entièrement vers l’humaine, qui venait d’en gagner l’exclusivité absolue. Son aura devint plus pesante, plus sourde, et il n’y eut rien d’autre au monde que les deux femmes.
Asuna ne dit d’abord rien, mais son expression fut plus éloquente que tous les discours.

Sa voix s’éleva, similaire à un grincement ; elle prononça un nom dont la prière, immédiatement, fut suivie d’un craquement terrible. De multiples gerces rouges apparurent sur la surface des objets, sur le sol, sur les ruines, partout, desquelles ruisselèrent des filets de sang. Dans le même temps, la lumière déclina, donnant à toutes les choses un aspect d’abord inquiétant, puis de plus en plus indistinct, jusqu’à disparaître complètement lorsque les ténèbres furent parfaitement installées. La moisissure sanglante atteignit elle-aussi sa fin de croissance ; de l’état liquide, elle devint épaisse, moite, humide, suffocante. Un tapis organique qui donnait l’impression de se déplacer au milieu de tripes et d’organes. Les ombres s’agitèrent dans la direction de l’humaine, comme pour la happer, afin de l’entraîner vers de sombres plans d’existence, où quiconque ne pourrait la sauver.
Asuna secoua sa lame dont l’effluve sanglant se recouvrit d’une matière noirâtre épaisse. Asuna grogna comme un fauve, déterminée à se débarrasser de celle qui, depuis le début, n’avait eu cesse de la prendre pour cible. D’un mouvement vif, la Shinigami projeta devant elle une large éclaboussure de la substance goudronneuse ; sans chercher à savoir si elle avait atteint son but, elle le saurait bien assez tôt, elle fit volte-face et s’engouffra dans l’obscurité du Monde Rouge. Ses jambes cédèrent quelques mètres plus loin et une vive douleur lui saisit les vertèbres. À présent rampante, mais sans jamais lâcher prise, elle se traina jusqu’à un véhicule contre lequel elle s’adossa.
Asuna se savait bientôt à bout, mais une volonté supérieure à la sienne exigeait qu’elle continua de se battre, jusqu’à la fin.




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MessageSujet: Re: Groupe 5   Lun 28 Oct - 6:23

Melody avait senti le choc en retour remonter le long de son bras si vivement qu'elle faillit en lâcher sa guitare. C'était vraiment elle qui avait fait ça ? Sans être la fille la plus délicate que la Terre ait porté, la jeune demoiselle n'avait pas non plus pour habitude de brutaliser les gens à la première occasion. S'il lui arrivait d'y penser, ce n'était jamais au point de passer à l'acte, ou alors de manière on ne peut plus bénigne. Qu'elle ait non seulement rassemblé assez de force mais aussi assez de volonté pour aller au bout de sa pensée était plus que surprenant. Elle ne se reconnaissait plus. Elle était en colère, d'accord, mais de là à penser qu'elle en viendrait aux mains et avec une telle violence qui plus est... Ce qui l'étonna d'autant plus en revanche fut la manière que sa cible avait eu de s'en défendre. Des bras étaient sortis de nulle part pour faire obstacle à la guitare lancée à pleine vitesse vers son visage.

Tressaillant de surprise et de dégoût tout à la fois, la guitariste ne s'était pas même rendu compte que son coup, à défaut de toucher au but, avait eu une partie de l'effet escompté. En plus d'être peu particulièrement peu ragoûtante, cette manière de se défendre était des plus invraisemblables. Dans quoi avait-elle mis les pieds ? Ce devait définitivement être une sorte de mauvais rêve. Il ne pouvait en être autrement à ce stade. Pourtant, cette douleur était bien réelle. Il en allait de même pour le poids de sa guitare et la texture de ses cheveux. Mais tout ça était bien trop impensable pour être vrai. À quel moment avait-elle basculé dans ce délire permanent ? À quel moment est-ce que tout avait changé autour d'elle pour ne rien lui laisser qu'elle puisse reconnaître, la laissant plus perdue qu'elle ne l'avait jamais été ?

Comme tout le monde, elle avait un jour rêvé de s'évader dans un monde où tout serait possible et où elle serait dotée de pouvoirs surnaturels, mais n'aurait pas pensé le voir un jour se concrétiser, pas plus que n'importe qui – pas après avoir célébré son cinquième anniversaire en tout cas. Et certainement pas dans ces conditions. Rien ne l'avait préparée à ce qui était en train de se passer. Elle était complètement perdue et se contentait de se débattre aussi fort qu'elle le pouvait avec l'énergie du désespoir pour garder la tête hors de l'eau. Une eau à travers laquelle elle ne pouvait voir alors qu'elle posait le pied en territoire inconnu. Non, ce n'était pas vraiment la révélation dont elle avait toujours rêvé. Et puis si j'avais eu le choix, j'aurais pris quelque chose d'un peu plus subtil, parce que là...

Il n'y avait qu'à voir un peu les ravages qu'elle avait causé tout autour d'elle pour se rendre compte que celui-ci ne lui allait pas. C'était pourtant tout ce qu'elle avait, et il allait lui falloir s'en contenter. Car à l'intérieur de ce monde hostile dans lequel elle venait de pénétrer, c'était la seule chose qui puisse encore la protéger. Le sang lui battait les tempes alors qu'elle manquait de trébucher, s'étant reculée à la vitesse de l'éclair en voyant ce qui avait servi deSe bouclier à la seule demoiselle du groupuscule armé. Quel qu'ait été leur but premier, eux aussi semblaient avoir ressenti cet appel à la violence qui la tiraillait depuis plusieurs minutes déjà, irritant ses sens et exacerbant des pulsions guerrières dont elle n'avait jusqu'à ce jour jamais eu l'utilité.

Prendre la défense de celui qui semblait être le mouton noir du troupeau n'avait d'ailleurs servi à rien puisque celui-ci semblait avoir été terrassé par l'un des autres membres du groupe pendant qu'elle avait le dos tourné. Ne le voyant plus, enseveli sous les décombres comme il l'avait été, elle ne pouvait que supposer le pire. N'en ayant rien vu, elle ne pouvait pas se douter qu'elle était la seule à blâmer et c'était tant mieux : la culpabilité était la dernière chose dont elle avait besoin, étant déjà bien assez secouée. Voir que ses efforts avaient été vains ne fit que la mettre plus en rogne qu'elle ne l'était déjà, l'incitant à prendre véritablement les armes pour mettre un terme définitif à ce tumulte. Si seulement c'était aussi facile. Bah, je suppose que je devrais déjà m'estimer heureuse d'être encore en vie.

Rah, mais c'est pas vrai ! C'est quoi, votre problème ? Vous avez une dent contre les étrangers, c'est ça ? Bah je suis désolée de vous décevoir, parce que je compte bien rester !

Apparemment, bien qu'elle ne l'ait touchée qu'avec légèreté et lui ait adressé toutes ses excuses, cela ne suffit pas à calmer l'espèce de frénésie sanguinaire qui habitait l'instigatrice de tout ce foutoir. Bien sûr, il lui était impossible de se douter que si ce n'avait été elle, c'aurait été quelqu'un d'autre, malgré le fait qu'elle soit la plus touchée par la sauvagerie qui flottait dans l'air. Bien qu'également affectée dans une certaine mesure par cette influence sans même le savoir, l'étoile montante tremblait de tous ses membres. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Elle n'avait pas sa place ici. Ses dernières bagarres devaient remonter à la cour de récréation alors qu'elle était encore à l'école primaire, et encore. Constamment entourée d'agents de sécurité faisant deux à trois têtes de plus qu'elle, elle n'aurait jamais imaginé devoir un jour lutter pour sa survie. Mais force était de constater qu'elle n'avait nul autre choix que de se faire à l'idée et toute réflexion faite, elle trouvait à cette montée d'adrénaline quelque chose de grisant.

Savoir qu'elle était en danger de mort n'était certes pas pour lui plaire, mais il lui fallait admettre que c'était là une excellente manière de se défouler si l'on excluait ces enjeux disproportionnés. Et cette fois, une chose était sûre : elle était vraiment énervée. À tel point que la colère qui l'avait gagnée lentement mais sûrement avait étouffé la migraine qui l'accablait au début de cette périlleuse activité. Elle déglutit péniblement pour oublier autant que faire se peut cette sensation de vacuité suffocante qui la crispait depuis plusieurs minutes déjà. L'angoisse lui nouait les tripes et la rendait nerveuse, plus qu'elle pensait ne l'avoir jamais été même la première fois qu'elle était montée sur scène. Elle avait les mains si moites que son instrument, si cher soit-il à ses yeux, aurait pu lui glisser des doigts à tout moment si elle ne s'y était pas cramponnée comme si sa vie en dépendait – ce qui était le cas à peu de choses près. Suffit les conneries !

J'ai bien réfléchi, et... Je sais pas ce qui vous prend, mais en fait j'veux pas le savoir. Ce que je sais par contre, c'est que vous êtes en train de tout casser et que j'ai horreur de ça. Vous en avez déjà bien assez fait et je commence doucement à en avoir marre. Alors maintenant, vous arrêtez, ou je vous montrerai que vous n'êtes pas les seuls à pouvoir faire du grabuge.

Moi aussi, je peux me battre. Cette idée peinait à faire son chemin parmi les siennes, à elle qui n'avait jamais été penchée sur ce genre de choses. Si elle pouvait s'avérer un peu plus brutale que la moyenne féminine dans certaines occasions, ce n'était jamais allé jusqu'à un tel point, mais avait-elle seulement encore le choix ? Si c'est le cas, j'aimerais bien qu'on me dise comment, parce que là j'vois vraiment pas... Un haut-le-cœur la submergea lorsque les ombres se firent menaçantes et que la « présence » - elle ne voyait pas comment expliquer ça autrement – de son adversaire, puisqu'il fallait la considérer comme tel se répandit tout autour d'elle. Un frisson de panique lui parcourut l'échine mais elle résista à grande peine à l'envie de battre en retraite. De prendre ses jambes à son cou et d'aller se terrer aussi loin que possible jusqu'à ce que tout soit terminé et que la vie reprenne son cours.

Mais ça ne se passerait pas comme ça. Elle ne pouvait pas fuir et elle le savait. Ce n'était pas à elle de rétablir l'ordre qui avait été bousculé, mais après avoir été prise à parti, elle ne pouvait fuir cette responsabilité. Cette fois, il n'y aurait personne pour faire en sorte que tout aille bien à sa place si elle ne s'en occupait pas. Sa main se faufila dans sa poche, tremblant comme une feuille, pour en extirper son médiator fétiche. Du peu qu'elle avait pu en voir, la source de son pouvoir résidait dans sa guitare, celle qui l'accompagnait depuis toutes ces années. Pourquoi, comment ? Rien n'aurait pu lui permettre de le savoir, mais elle aurait tout le temps d'y repenser si elle réussissait à se tirer vivante de ce guêpier. Pour l'heure, tout ce qui comptait, c'était que ça marche. Que ça ne lui fasse pas faux bond au dernier moment.

Aussi espérait-elle sincèrement que sa théorie soit la bonne. Sans cela, il serait beaucoup trop facile de prendre un mauvais coup et de rester sur le carreau comme celui qu'elle avait essayé de préserver sans succès. Melody crut que son estomac allait la lâcher quand elle vit la lame de sa vis-à-vis se mettre à suer d'une bien étrange matière dont elle ne savait rien si ce n'est qu'en plus d'être purement répugnante, elle ne lui disait rien qui vaille. La suite ne put que lui donner raison alors que la couleur de cette substance infecte virait au noir d'encre, son dégoût n'allant qu'en s'accentuer sous l'effet du malaise qui la rongeait de l'intérieur. En dépit de tout ce qu'elle avait pu dire, elle n'en menait pas large. Au lieu de garder les yeux bien ouverts, elle les ferma d'instinct pour ne pas voir cette chose se rapprocher d'elle et glapit d'avance à l'idée qu'elle puisse la toucher.

C'est à cet moment précis que le temps parut s'arrêter et qu'elle sentit une bien étrange force d'attraction provenir de la guitare à laquelle elle était fermement agrippée. Comme si celle-ci lui dictait de l'utiliser. Du peu qu'elle avait pu voir de ses propres facultés, il était vrai qu'à bien y repenser, c'était à chaque fois qu'elle jouait un accord que celle-ci était entrée en action. Mue par une énergie nouvelle, elle se mit à jouer un rythme qui lui était familier avec toute l'envie de survivre qui l'animait à cet instant. Ce fut alors comme si elle avait été frappée par un éclair tant la puissance assoupie au fond de son âme monta en flèche pour mieux jaillir autour d'elle et se diffuser dans l'air, lui offrant une solide barrière. Le choc entre les deux arcanes n'en fut pas moins d'une extrême violence, si bien que, ne pouvant s'y attendre, elle fut projetée vers l'arrière et tomba durement sur son séant. Mais en dehors de ça, aucune blessure grave ne fut à déplorer, quelle que soit l'ampleur de l'attaque qu'elle avait déployée. Le soulagement prit le pas sur la douleur physique, l'exhortant à lui faire connaître son état de santé pour la narguer.

Alors, qu'est-ce que t'en dis ? J'ai nulle part d'autre où aller, alors je me laisserai pas mettre à la porte !

Et de lui tirer la langue alors qu'elle se relevait, époussetant son jean d'une main, tenant le manche de sa guitare de l'autre. Elle ne s'en était pas rendu compte tout de suite, mais son assaillante semblait en bien mauvais état malgré le fait qu'elle ait fait des pieds et des mains pour se protéger, de diverses manières plus insolites les unes que les autres aux yeux de la jeune fille. Sans doute n'en faudrait-il pas beaucoup plus pour la terrasser. Et même si elle répugnait encore plus à frapper un homme à terre – enfin, une femme – qu'à frapper tout court, la chanteuse se raisonna en se disant qu'elle était une menace dans son état actuel et qu'il était préférable pour son propre bien de la mettre hors d'état de nuire. Ainsi franchit-elle la distance qui les séparait de quelques enjambées, évitant habilement les esquilles de verre et d'acier qui jonchaient la chaussée, s'efforçant de ne pas vaciller ni de se laisser distraire par quoi qui puisse se passer.

Ça, c'est pour t'apprendre le self-control.

S'épongeant le front pour en chasser la sueur qui y perlait des suites de l'intense concentration dont elle avait du faire preuve pour utiliser sciemment son pouvoir, elle tendit en tout cas sa guitare vers Asuna pour lui toucher l'épaule du bout du manche – ne pouvant à priori plus bouger à peu de choses près, elle risquait d'avoir du mal à s'y soustraire. Est-ce que cela suffirait ? Ce n'était pas une fin très glorieuse – à plus forte raison qu'elle n'était en rien assurée – mais Melody avait bon espoir que tout au fond d'elle, elle comprenne à travers ce geste qu'elle devait cesser de lutter. Mesurant mal sa force – même si elle l'estimait comme considérable pour encore être en si bon état -, Melody se mordit la lèvre de frustration à l'idée qu'elle pouvait être en train d'y aller beaucoup trop fort, mais elle n'avait pas le temps pour les remords. Encore un peu et son « ennemie » pourrait bien se relever pour finir ce qu'elle avait commencé, et elle ne saurait le tolérer. Et alors que son énergie convergeait vers le corps de la malheureuse avec sa guitare pour vecteur, elle ne résista pas à l'envie de lui asséner une claque retentissante, seule récompense qu'elle mérite pour avoir cédé à ses pulsions les plus insensées. Elle râla :

Et ça, c'est pour avoir foutu en l'air ma journée.

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But it also breeds creation
And earthquakes are to a girl's guitar
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MessageSujet: Re: Groupe 5   Lun 28 Oct - 10:39



-HAHA ! Nice !


Teippei exultait. Le monde autour de lui, l'univers même semblait pris d'une maladie des plus affreuses, se teintant d'une couleur carmin qui ne laissait que peu de doute quant à l'origine de son changement. La terre se transformait sous ses yeux en une gigantesque tuberculose. Ajouté à la nouvelle voie du Midorima l'incitant à tuer tout le monde où toutes les personnes venues voir le spectacle. Le couvercle de son esprit sauta. Son visage portant un masque de cruauté, il s'amusa à écraser le sol semblant à des intestins géants. À chaque nouveau pas, de petites gouttes de sang s'en échappait, ne faisant que rendre son rire de plus en plus audible.

Il se sentait surveillé. Tous ses ennemis, toutes ces personnes le regardant. Il les voyait à peine mais il savait qu'ils étaient là. Les envoyés des AUTRES. Il les entendait murmurer son nom, complotant dans son dos, prévoyant sa perte. Ils voulaient le kidnapper, le violer, le tuer et le disséquer. Pas nécessairement dans cet ordre. Les yeux exorbités, les bras ballants, le médecin en pouvaient plus s’empêcher de rire. C'en était presque orgasmique. Ils étaient là ! Ils étaient là ! Après tout ce temps, ils étaient tous venue là ! Pour lui !

-HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Son cri déchira l'air juste avant que sa gorge n’envoie des vagues de douleur. Le jeune homme avait l'impression d'avoir avalé du verre. Ses yeux s'injectaient de sang, rendant l'univers de Karakura encore plus rouge. Non loin de lui, le carnage continuait. La reine sanguine attaquait la jeune fille à la guitare qui le lui rendait bien. Un affrontement de mastodonte. Il y avait le leader de leur petit groupe quelque part, probablement en train de jouer avec son cure-dent magique. Enfin, « leader ». Le plus gradé simplement. Le membre de la Yonbantai sentit l'amertume du sang dans sa bouche, probablement sa gorge qui faisait des siennes, encore.


-Ahahah ! Je me meurs... destructeuUUUUR... de l'univers !

Et Teippei de crier sa déception, sa rage, sa douleur. De laisser exprimer sa folie. De lever les bras aux ciels telle une prière à un dieu de la mort des dieux de la mort. D'oublier le monde réel et renaître dans un univers d'affliction ou plus rien n'avait de sens. D’évoluer dans le « monde pourpre» d'Asuna telle Moïse essartant la mer Rouge. Il était prophète du chaos. Il était le bras droit de la désolation. Il était fou.

-BANKAAAAAI~DA !

Le zanpakuto du shinigami se mit dès lors à s'envoler tel un serpent libérant ses ailes pour rejoindre les cieux et sa place légitime. Tournoyant dans la nuée céleste que pour former un cercle où la lanterne s'enroulait sur elle-même dans une danse infinie. Tous, shinigamis, humains, Arrancars froussards pourraient désormais connaître la vérité dissimulée par-delà le voile des mensonges. Au milieu des nuages, l'Orobouros explosa, la lampe crachant des flammes comme jamais pour créer un magnifique soleil orangé.

Le membre de la quatrième division fit quelques pas, hébétés tandis que son reiatsu pulsait à travers tous les pores de sa peau. Cela en faisait presque mal. C'était forcé son âme à aller au maximum de ses capacités. C'étaient volontairement allez au burn-out. Mais c'était jouissif.

Le soldat leva les mains comme demandant à un public imaginaire de l'encourager. De fait, dans son esprit cinquante voix, SES voix le poussèrent à continuer. Tout autour de lui et de Mélody, un gigantesque jeu de cartes se matérialisa depuis le sol. Tel un château rien que pour un prince et une princesse. Rien que pour eux deux, en amoureux. Mais pour chaque couple, il faut une grande famille. Aussi, dans un sourire torve et un regard d'illuminé annonçant la fin du monde maya en 2012, Teippei rabattit ses bras. Sur le sol en intestins et autres organes humains, une colonie de rongeur se matérialisa, venu de nulle part. Vingt petits lapins tout mignons.

Enfin, jusqu'à ce qu'ils se mettent à fuser sur la jeune fille à une vitesse sensationnelle. Vingt torpilles de boule de poils bien plus résistante que leurs natures ne le laisseraient supposer. Une artillerie prête à détruire l'ennemi, le découper, en l'honneur de leurs Dieux : Le Lapin de Caerbanogg.





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