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 Panic Room [PV Tibors Tiesce]

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MessageSujet: Panic Room [PV Tibors Tiesce]   Lun 6 Jan - 3:01



Spoiler:
 

Qu'était-ce ? Cette lumière, ce souffle, cette... Puissance. Celle du roi ? Ahah... Si tel fut le cas, alors ma défaite est totale. Non, j'ai tout simplement pu éprouver la force de mon ultime proie. Quelle sensation exaltante, et dire que j'y ai survécu... Hm ? Oui, pourquoi suis-je toujours ? Les dunes ne m'ont pas abandonnées. Pourquoi le sable ne me balaie-t-il pas la peau ? Ou suis-je ? Ouvrir l'ensemble de mes paupière s'avère être une véritable torture, mais je m'exécute. Tout de suite, comme une évidence, je le sais... Ces dalles blanches, d'une pureté paradoxale. Elles m'agressent les rétines, me révulsent. Plus je scrute ces quatre murs et plus je prend conscience d'une chose. J'ai survécu. En revanche, un autre point me laisse perplexe. Si je suis bien là où je pense être... Alors quelqu'un m'a amené ici, à Las Noches.

Qui ? Voilà bien là toute la question. Borick ? Peut-être bien... Son comparse à la chevelure d'améthyste ? Tout aussi probable... L'autre à la mâchoire d'os ? Qui sait... Le fou furieux ? Peu probable, il m'aurait probablement assimilé et je ne serais sans doute pas là à réfléchir à ma condition. A quoi bon penser à cela alors que je me retrouve enfermé dans cette citadelle, à la merci de ses hybrides de résidents. A ma gauche, une machine étrange étend ses câbles sur moi. Dans quel but ? Je n'en ai que faire. D'un geste lent et étonnamment désagréable, je m'extirpe de l'immense table verticale en métal me servant de socle. Un pied posé sur le sol froid, mes serres émirent alors un crissement agressant mes sens. Cela me rappelait le moment où je m'étais aventuré dans cette forteresse...

Enfin debout, je m'étirais lentement les cervicales tout en vérifiant par de petits étirements l’intégrité de mon corps. Ces fils accrochés à mon être commençaient sérieusement à m’irriter. De gestes un peu plus brusque, je les arrachais d'un coup. La machine s'emballant, je voulu la trancher sans autre forme de procès. Seulement, au lieu d'empoigner mon sabre dans mon dos, ma main n'agrippa que de l'air... Là, exhalant péniblement afin de tenter de réprimer ma colère, mon bras se tendis subitement en explosant littéralement la machine contre un mur. Ça allait déjà mieux... Ne me restait plus alors qu'à trouver un moyen de sortir d'ici. Néanmoins, cette fois, il ne fallait absolument pas que je fricote avec la populace locale. J'entrepris alors d'étendre mon pesquissa aux alentours.

C'est alors qu'un grondement sourd interrompit ma manœuvre. Sur l'un de mur, près de l'endroit où gisait le défunt matériel, une plaque s'enfonça avant de coulisser lourdement sur le côté. Je fis face, me préparant au pire. Voilà que mon geôlier venait s'enquérir de mon état. Sur la défensive, sans mon arme, je figea en voyant entrer devant moi l'arraché en costume. La seul chose qui filtra à travers mon heaume à cet instant ne fut qu'un simple mot partagé entre colère et incompréhension.


    « Toi... »


Tibors Tiesce, membre de la citadelle. Était-ce lui qui m'avait enfermé ici ? Probablement. Pourquoi ? Je me souviens de son intérêt pour ma personne. Quelle idée malsaine avait bien pu germer dans son esprit pour qu'il me retienne ici. Mes rétines de rubis ne le lâchaient pas d'une semelle. J'avais de nombreuses questions à lui poser et dans ma situation, j'osais espérer qu'il ne tourne pas autour du pot... Je lâchais tout de même lourdement, sans animosité, mais avec une certaine insistance.

    « Où est mon épée... »


Mes priorités allaient bien évidemment envers ma lame, la reste viendrais une fois que je l'aurais récupérée... A moins que mon vis-à-vis n'ai l'intention de jouer avec mes nerfs.


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Dernière édition par Alecto le Ven 10 Jan - 12:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Panic Room [PV Tibors Tiesce]   Ven 10 Jan - 11:17



« Moi, répliquai-je, glacial.

Mon regard furieux quitta le masque impassible du Hollow pour en revenir à la carcasse de la machine brisée. Un petit bijou de technologie dont la dévotion à emplir son office médicale avait été égale à son efficacité, son courage, et sa tendresse. À présent ruiné, mis en morceaux par un enfoiré d’animal à l’intelligence plus que limitée et aux excès de zèle absolument insupportables. Pour la première fois, j’en vins à m’interroger sur le bien fondé de ma démarche. N’avais-je pas occulté volontairement la facilité d’Alecto à être capable de me sortir de mes gonds ? Seigneur du Vide ou non, celui-ci se révélait largement plus infect que les autres. Et ingrat, en plus, puisque au lieu de s’étendre en remerciements de bon ton, il réclama son épée à la façon d’un gosse braillard. Un instant, je fus tenté d’aller lui chercher pour le lui planter au fond du cul.

- En sureté. Et vous n’en avez manifestement pas besoin pour saccager mes biens.

Je le regardai lui, à présent. Ce visage d’os sans expression, ni traits humains visibles, et ces yeux rubis tournés vers moi, inquisiteurs, impérieux. Alors pour lui rappeler qu’il n’avait aucun pouvoir ici, je franchis les quelques mètres qui nous séparait, et brisai avec délectation la distance dite « de sécurité ». Je me plantai là, face à lui, à peine à quelques dizaines de centimètres, pour lui envoyer à la figure toute l’expression de mon mécontentement, en une gifle sèche qui s’écrasa sur son ersatz de joue.

- Pour la machine, dis-je en désignant l’intéressée. Vous avez de la chance, Alecto. Si vous n’étiez pas aussi précieux, je vous aurais réduit en un état similaire sans le moindre scrupule. J’ai constaté que vous étiez moins remuant à demi-mort qu’éveillé.

Sur ces mots cinglants, je lui accordai de nouveau de l’air pour respirer en m’éloignant. Je gagnai un fauteuil à l’autre bout de la pièce, avant d’inviter mon irritant et irritable invité à venir me rejoindre. Plus calme que quelques minutes auparavant, je lui lançai d’un ton légèrement teinté de cordialité :

- Je respecte votre courage, Alecto, sincèrement. Mais quelle idée d’aller vous ruer entre les pattes d’un de ces Maho-Tsukaïs, vraiment. »

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MessageSujet: Re: Panic Room [PV Tibors Tiesce]   Ven 17 Jan - 12:10



De part son air rude et sévère, je devinais sans mal que cette machine fumante plafonnée contre le mur par ma faute ne l'avait pas vraiment mit dans de bonnes dispositions. Tant mieux, après tout je n'avais pas vraiment l'intention d'accueillir mon geôlier avec du thé et des biscuits. Le moment de la joute visuelle s'imposait donc à nos deux êtres. La tension était palpable et je m'en délectais, comme si je m'étais réveillé d'un long sommeil, mes sens exacerbés. Le tenant en joug des rétines, je me tenais prêt à toute éventualité. Je sifflais mon irritation à ses paroles. Le fou ne savait pas ce qu'il pouvait déclencher en m'écartant ainsi de mon arme... Que font des millions d'âmes enfermées lorsque leur cellule est dépourvue de gardien ? Elles saisissent l’opportunité qui leur est offerte pour s’échapper, et ça je ne pouvais le permettre, pas après tant de siècles de traque.

Tibors Tiesce me provoquait sans le vouloir ou peut-être bien que si en fin de compte. Il s'en mordrait les doigts en temps voulu. Je restais silencieux, l'observant se rapprocher, le défiais sans bouger, impassible, même après le coup qu'il venait de porter à mon visage. Il n'avait réussi là qu'à détourner mon masque de sa ligne de mire. Seul un grognement insulté s'extirpa de mon heaume d'os, et aucune suite ne vint de ma part, aucune réplique, aucun mouvement hormis celui de ma tête s'en retournant calmement dans son axe. Je me contentais simplement de l'écouter vomir son venin provocateur. Il me savait à sa merci et je n'y pouvais absolument rien. Mon impuissance en cet instant, même en pleine possession de mes moyens, m'était quasiment insupportable. Au regard des capacités supérieur de l'hybride, je n'étais qu'un enfant face à un fauve et cela me révulsait.

Ainsi, élevant mon self-control à un niveau hors du commun, je me contentais de croiser les bras, lorgnant encore et toujours mon vis-à-vis. Quel travail sur soit, je me surprenais moi-même. Mon dernier combat m'avait-il fait comprendre quelque chose, inconsciemment ? Sans doute savais-je désormais réellement à quoi m'en tenir après avoir éprouvé la force du Roi... Auquel cas j'aurais déjà fait exploser la pièce depuis longtemps. Cela constituait une certaine évolution de mon point de vue car petit à petit, je mettais en pratique les conseils de ce Borick. Il ne tenait qu'à moi maintenant de me contrôler, d'accepter cette vérité qui faisait de moi une proie pour le Roi et tous les autres arrachés. Faire profil bas jusqu'à ce que mon heure soit venue...

La prochaine étape du processus serait donc mon entrevue avec Tibors.


    « Maho-Tsukaïs ? Tu parles sans doute de l'être à l'aura démesurée que moi et quatres autres arrachés avont dû affronter dans le désert. De la bouche de Borick, j'ai cru comprendre que cet être avait réussi à s'approprier l'energie de ton Roi. Quel malheur... »


Ô ironie, quand tu nous tiens. Même si je ne parvenais pas à saisir ce qu'était ce Maho-Tsukaï, ni la raison pour laquelle il avait assimilé l'énergie du royal chaton, une évidence me frappa. Le Roi n'était pas intouchable. Cette simple idée me procurait un réel sentiment de sérénité, visible sur mon être tout entier et jusqu'aux profondeurs de mes rubis. J'observais Tibors d'un œil paisible, l'air détendu, tranchant radicalement avec les événements de notre première rencontre. J'en aurais presque oublié ma condition actuelle, rescapé du combat, assigné à résidence entre les murs fades de la citadelle. Par un ton cordiale qui ne m'était pas vraiment familier, ma voix caverneuse fit écho à celle de l'arrancar.

    « Dis-moi, je reste perplexe. Pourquoi me portes-tu autant d'intérêt ? Alors que vous-autres arrachés ne devriez normalement pas ressentir le besoin de fricoter avec la bête que je suis. »


Par la logique du monde creux, j'aurais dû y rester dans le désert. Pourtant, il n'en était rien, la variable « soldats du roi » m'avait permit de ne pas finir en poussière. Quelle honte, j'avais semble-t-il été « sauvé » par l'un de ces hybrides. J'avais... Une dette envers lui... Quelle plaie. Me voilà à me prendre le masque dans ma paume, visiblement contrarié par la dure réalité. Faire profil bas ne serait pas aisé, mais si je parvenais à me faire bien voir des puissances « protectrices » de sa sainteté le roi chat, il me serait bien plus facile d'atteindre mon objectif... Me recadrant sur l'hybride en face de moi, je modula ma voix en une feinte d'excuse sans doute approprié pour sa personne. Le jeu des masques et des faux semblant commençait donc pour moi...

    « Si tu es celui qui m'a permit d'éviter la mort, alors je suis ton obligé, Tibors Tiesce. Accepte mes excuses pour ta... Machine. »


Je n'en croyais moi-même pas mes oreilles. Inclinant légèrement le torse en avant, je me forçais en une respectueuse révérence. Si le moi d'il y a quelques siècle était dans cette pièce en cet instant, ma tête décorerait déjà les murs de la salle... Mais après-tout, s'il me fallait cultiver l'intérêt et la sympathie de l'arraché me faisant face, autant aller dans son sens sans risquer de le froisser.


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MessageSujet: Re: Panic Room [PV Tibors Tiesce]   Jeu 23 Jan - 1:15



Je lui décrochai un sourire sardonique, moqueur, tout en appréciant du regard la tension perceptible dans tout son corps. Alecto me faisait l’effet d’un enfant perdu, perplexe, à tenter de comprendre des règles qui le dépassaient de très loin, qu’il ne maîtrisait qu’à grande peine, et s’en affolait. Je m’étonnai néanmoins de son calme, là où j’escomptais un déchainement de violence qui, s’il avait eu lieu, se serait bien évidemment achevé avec une mise à mort aussi brève que furieuse, et pas la mienne.
J’étais donc ravi de la nouvelle orientation de la conversation, qui m’épargnerait d’inutiles dépenses d’énergie.

« Quel malheur, en effet, répondis-je de ma voix la plus sucrée. Toutefois, notre bon Roi, au cours de son second tête à tête avec le Maho-Tsukaï, a obligeamment séparé la tête des épaules de son invité. Elle est accrochée dans la salle du trône. Un trophée outrageusement sanglant qui produit cependant son petit effet. Souhaiteriez-vous la voir, Alecto ?

Je désignai chaleureusement le fauteuil face à moi :

- Mais je m’oublie, pardonnez-moi. Asseyez-vous donc là, je vous prie, il est inutile de rester debout. Nous sommes entre amis, après tout.

L’onctuosité de mon timbre coula sur mon interlocuteur à la manière d’une caresse apaisante, sans être dénuée d’un soupçon d’autorité. J’exigeai plus que je n’invitai.

- Pour être tout à fait sincère avec vous, j’accorde bien moins d’intérêt à votre personne qu’à ce que vous représentez. Vous êtes d’une espèce rare, et je n’oublie pas mes frères et sœurs d’autrefois, qu’il ne vous en déplaise. Masque ou non, les Seigneurs du Monde Creux sont une seule et même famille. Et je prends soin des miens, aussi butés soient-ils.

Butés, nous l’étions tous, ainsi qu’orgueilleux, destructeurs, colériques et bourrés de préjugés. Nous étions la noblesse du Vide, et tirions notre fierté de nos qualités autant que nos travers. Surtout de nos travers. Notre individualité faisait office de loi absolue, si bien que nul autre que nous-mêmes n’avions droit de dresser notre conduite personnelle. Nous étions les Seigneurs, tout simplement.

- Bah, ce n’était qu’une machine, ajoutai-je, munificent. Ne craignez pas que je vous retienne en laisse pour vous avoir sauvé la vie, mon cher, j’ai l’intime conviction que vous en auriez fait de même. Vous êtes plein d’honneur, voire chevaleresque. Cela, je l’ai vu dès le premier regard.

Je me penchai vers l’avant, les mains croisées, les coudes posés sur les genoux, complice.

- Que comptez-vous faire, à présent ? »

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MessageSujet: Re: Panic Room [PV Tibors Tiesce]   Sam 25 Jan - 8:26



Ainsi, le Roi avait reprit ses droits, à croire que ces Maho-Tsukaï n'avaient finalement usé que de chance. Cela ne me réjouissait pas car je pressentais une certaine satisfaction dans le voix de mon interlocuteur. Les arrachés semblaient vouer un respect, si ce n'est une crainte, de l'autorité suprême. Ainsi allait la loi du Monde Creux, les faibles et les indécis n'y avaient pas leur place. D'un lent revers de la main, je déclinais calmement la petite excursion en salle du trône. Faire face au « succès » du Roi n'aurait fait qu'entamer la cuirasse de sérénité que je me forçais tant bien que mal de conserver présentement. Je m'enfonçais maladroitement dans le fauteuil, cherchant pendant quelque seconde une position adéquate. Je n'avais pas l'habitude de jouir d'un tel confort, somme toute dérisoire pour mon hôte sans doute.

Ses manières, quoique plaisantes, m'agaçaient tout de même au plus haut point. Il se savait maître des lieux et il ne s'en cachait pas. Le voilà qu'il parlait de famille. Le silence était mon maître mot. Je le laissais déblatérer, étendre sa pensée sur ce que moi et d'autres étaient sensé être. Des seigneurs... S'entendait-il penser tout haut ou alors cherchait-il simplement à me gaver de ces inepties jusqu'à plus soif ? Malheureusement pour lui, je n'étais pas aussi bon publique que l'engeance qu'il semblait considérer comme sienne. Face à lui se tenait une armure d'os inerte et impérieuse, sans aucune expression visible si ce n'est des yeux paisiblement posée sur son faciès faussement charmeur. Les pupilles de la bête ornant ma cuirasse le tenaient en joug, dénuées d'agressivité, tel un fauve repus lorgnant une proie au loin en ne lui accordant qu'un bref intérêt.

Il se trompait lourdement en m'accordant son geste si jamais la situation avait été inversé. Le moindre hybride mangeant du sable m'aurait procuré une telle satisfaction... Rien que d'y penser... Oui, je l'imaginais dans le sable, mordant la poussière de quartz. Je l'aurais laissé crever sans la moindre hésitation comme l'aberration qu'il était à mes yeux. L'idée en elle-même me procurait un plaisir complètement dissimulé à l'intéressé. Plus à l'aise, je croisais les bras en m'enfonçant un peu plus dans le dossier du fauteuil grinçant légèrement sous mon poids. Posée et sans crainte, je lui donnais la réplique.


    « Ne confond pas honneur et devoir Tibors Tiesce... Aussi, je vais être franc avec toi, puisque nous sommes entre « amis ». Ta conviction t'aurais sans doute mené à la mort, je le crains. Audacieuse notion qu'est la famille au sein du monde creux, surtout lorsque ce lien s'avère être à sens unique... »


La grande famille des bêtes... Tsss. Ne me fait pas rire Tibors Tiesce, j'ai les lèvres gercées. Soit tu es mû d'une compassion sans bornes, soit tu n'es qu'un fou...
Non, il y avait autre chose que je ne parvenais pas à cerner chez cet arraché. Sans vraiment savoir quoi exactement. Ce quelque chose qui m'empêchait de l'emplafonner contre le mur comme sa machine. La curiosité peut parfois pousser à l'écoute. Me concernant, c'était le cas. Si ces hybrides avaient aiguisé ma curiosité, ils avaient désormais toute mon attention. (HRP : Et beh, depuis le temps que je voulais la placer cette réplique ! xD) Ainsi, laissant lentement couver sa question dans mon esprit, je pris soin d'adopter la même position que lui, tel un miroir. J'entendais le siège grincer lorsque mon dos quittait son soutien. Pendant encore quelques secondes, je lui donnais l'illusion de le fixer à travers mon masque. Puis, je lui répondis en toute honnêteté.


    « Ce que je compte faire ? Dans l'immédiat, récupérer mon arme. La laisser trop longtemps sans mon contrôle pourrait s'avérer fâcheux pour l'intégrité physique et mentale des êtres l'entourant présentement. Et, à vrai dire, je ne sais pas depuis combien de temps je suis ici... »


Je restais évasif en me concentrant sur un unique sujet. Me redressant sur mon siège, les paumes griffues posées sur mes cuisses, je poursuivis.

    « Ensuite, je partirais. La citadelle n'est pas un endroit fait pour moi. Toi et Borick êtes les seul à m'avoir accordé de la voix. Je ne connais pas les raisons qui vous ont tout deux poussé à cela, mais je pense en avoir vu et entendu assez pour comprendre que ma place n'est plus dans le désert de quartz. »


Cette vérité était toujours aussi dure à admettre. Temps que le chaton régnera, je devrais m'écarter de lui et de son armée. Le temps pour moi de réaffirmer ma force. Même mon royaume était devenu un endroit trop dangereux. Mais alors, où aller ? Retourner dans le monde des humains ? Oui... L'idée me séduisait déjà, même si je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre une fois arrivé sur place... Décidé, je donnais tout de même la conclusion à sa question.

    « La terre... Voilà un endroit qui, je pense, me conviendra... »


Adoptant de nouveau cette position de penseur, reflet à celle de mon vis-à-vis, ma voix caverneuse se fit plus insistante.

    « Sachant cela, toi, que comptes-tu faire ? »



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MessageSujet: Re: Panic Room [PV Tibors Tiesce]   Sam 1 Fév - 19:58



Un galopement de grondements débuta du fond de ma gorge avant de jaillir, à pleine bouche, en des éclats de rire généreux. S’il m’avait été donné un plus grand contrôle en cet instant, ma réaction aurait été toute autre. Hélas, je ne sus me retenir, et mon hilarité crût encore et encore, jusqu’à résonner dans toute la pièce en un fracas joyeux. Les larmes me coulèrent des yeux pendant que mon visage se froissait en une mine réjouie, et les tressauts de bonne humeur agitèrent ma poitrine de convulsions désarticulées. Je voulus reprendre mon souffle, je n’y parvins pas, ma gaieté redoubla.
Passé quelques minutes à me plier dans tous les sens sous l’effet de cette émotion inopinée, je réussis à retrouver mon calme. La respiration haletante, j’essuyai du bout de l’index les quelques larmes encore empêtrées dans mes cils :

« Oh… Ah… Vraiment, Alecto, vous êtes d’une candeur délicieuse.

L’hébétude encore marquée sur mes traits ne voila en rien tout l’incisif de mon regard, braqué sur le Hollow, avec une intensité comparable à celle qu'il usait pour me dévisager. De nouveau moi-même, je me redressai noblement, et je tâchai intérieurement de ne pas me laisser submerger encore une fois par l’amusement.

- Vous perdez des batailles, et avec un de ces aplombs… Enfin qu’importe, ce n’est pas à moi de vous materner. Vous le refuseriez, de toute façon.

Dire qu’il m’avait pris au dépourvu en ne comprenant pas l’implicite de mes propos précédents aurait été un faible compte rendu. Je m’en étais retrouvé complètement désarçonné, en réalité. J’avais côtoyé des êtres à l’esprit subtil, qui basaient leurs propos sur des couches et des couches d’insinuations et de sous entendus ; j’avais croisé des imbéciles à foison, se pensant malins là où ils n’étaient qu’idiots ; depuis trop longtemps en revanche, je n’avais été au contact d’un être dont la capacité d’abstraction du langage était à ce point proche de zéro. Alecto résidait au niveau du littéral de la parole, incapable de saisir plus loin que les mots exprimés, incapable de saisir les nuances de tons et d’implicite. Un animal parfait, mais un simple animal malgré tout.

- Stoke ?, lançai-je soudainement vers la porte d’entrée. Celle-ci s’ouvrit, et une petite tête chauve en passa l’entrebâillement. Va chercher l’arme de notre invité, je te prie.

Le bruit du battant claquant m’informa de l’obéissance de mon serviteur. Je me tournai vers mon hôte :

- Nos raisons nous appartiennent, en effet.

Et je m’interrogeai grandement sur celles de Borick. Quels sentiments le liaient à Alecto, lui ? Une question à laquelle je devais trouver réponse au plus vite, par crainte qu’il ne s’accapare ce Seigneur-ci pour son propre usage.

- J’ai rencontré l’une de nos sœurs, il y a peu. Elle m’a dit vivre dans les contrées au-delà du désert, où le sable laisse sa place aux roches. Vous devriez pouvoir trouver un refuge plus sûr en ces provinces, que dans les horizons du palais. Quant à la Terre…

Je le regardai scrupuleusement de bas en haut. Sa dégaine monstrueuse ferait réellement tache parmi ces braves mortels.

- Je ne peux que vous la déconseiller. Un Arrancar peut s’y cacher, aidé par son apparence plus ou moins humaine, un Seigneur sous sa forme naturelle y trouvera bien plus de peine. Vous risquez d’attirer à vous tous les Shinigamis, qui vous traqueraient en pensant avoir affaire à un simple Hollow. Et si ce ne sont pas eux, les mortels au potentiel spirituel élevé en feront de même. Vous avez plus votre place dans le Monde Creux.

Stoke choisit ce moment pour revenir, tout en grâce et délicatesse. Dandinant sur ses petites jambes courtaudes, il trottina jusqu’à nous, portant entre ses petits bras un long écrin de bois sur lequel étaient gravées des runes antiques. Celles-ci luisaient faiblement.
Il se présenta devant le Hollow et lui présenta le coffret verrouillé par un simple loquet.

- Voilà notre petit ami qui nous revient. Et votre arme. Vous pouvez la reprendre.

Je quittai mon siège sur ces paroles. Quitte à permettre à Alecto de se réarmer, je ne comptais pas accueillir une potentielle frénésie imbécile paisiblement, en étant assis.

- Pour ma part, je ne ferai rien. Libre à vous de suivre mes conseils ou non. Je pense que nous en avons fini. Je vais vous raccompagner jusqu’à la sortie, où vous pourrez poursuivre cette vie que j’ai sauvée, conclus-je chaleureusement. »

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MessageSujet: Re: Panic Room [PV Tibors Tiesce]   Jeu 20 Fév - 18:26



Sa tonitruante embardée joyeuse me surpris sans toutefois provoquer et sursaut. Je ne comprenais pas. Avait-il été touché par la folie ? Avais-je l'air d'un comique ? A vrai dire, je ne savais pas vraiment comment le prendre et me redressais sur le fauteuil au fur et à mesure que Tibors ne daigne se ressaisir. J'avais l'impression de faire fasse à un homme riant seul de sa blague. Stoïque, je croisais les bras en l'écoutant posément. Je n'aurais sus dire s'il me servait du sarcasme ou non, mais là n'était pas l'important, je n'avais désormais plus aucun mal à laisser passer ce genre de moquerie. De plus j'avais bien conscience que ma situation ne m'offrait en aucun cas le loisir de me dresser au dessus d'un être comme cet arraché. Et puis... Je ne jouais pas vraiment à domicile. Ceci étant, je commençais sérieusement à m'impatienter. Comptait-il me tailler la bavette jusqu'à ce que le sable nous recouvre ?

Je suivis un bref instant du regard la chose venant de se glisser à l'entrée de la pièce. Sans intérêt. Je reporta immédiatement mon attention sur mon vis-à-vis. Le voilà à me conseiller, toujours avec ces futilités fraternelles auxquelles il semblait m'associer. J'en aurais presque eu la nausée.

Ainsi connaissait-il les canyons cerclant le désert. Je ne pensais pas que cet être aurait connaissance d'un lieu si éloigné de sa forteresse. Y rester le temps pour de retrouver mes forces serait en effet de bon conseil, mais y trouver « refuge » ? Ce sont les autres monstres rôdant dans les crevasses qui devraient plutôt trouver un endroit où se cacher avant que je ne leur tombe dessus. Je me surprenais à laisser échapper un faible ricanement, rauque et lentement découpé. Celui-ci ne fit que s'amplifier légèrement sans toutefois se muer en un rire franc. Plus il me déconseillait de me frotter au monde des hommes et plus mon envie d'y aller grandissait. Je me serais douter de la présence de shinigamis, mais des humains parvenant à user de leur énergie. J'en avais déjà l'eau à la bouche. Malgré lui, Tibors me conforta donc dans ma décision.

Ma tête se tourna brusquement sur le côté à l'entrée de la bestiole. Mon épée... J'en sentais les effluves démoniaques à travers l'écrin la renfermant. La petite chose s'avança et je la suivis du regard tel un lion lorgnant sa proie. Un certain soulagement pouvait se lire dans mes pupilles de rubis pendant que je me levais devant Stoke. Obnubilé par l'idée de recouvrer mon arme, je fis abstraction de mon hôte en m'accroupissant à la hauteur du serviteur. Effleurant lentement le loquet avant de le déverrouiller, mes mains soulevèrent le couvercle de bois, révélant enfin la prison des âmes tombées. Je l'empoigna fermement afin de la porter dans mon dos d'un geste rapide et sec, l'accrochant au l'hameçon d'os la soutenant au niveau de mon omoplate.

Je n'avais à présent plus qu'une chose à faire, déguerpir d'ici... Sur un ton plat, non dénué d'une furtive pointe de sympathie, j’acquiesçai.


    « Bien, je te suis... »


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