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 Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū

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MessageSujet: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Mer 22 Jan - 10:50

Inspirant à pleins poumons, Melody se remit à jouer.

Un magasin de musique. Elle adorait ce genre d'endroit et pourtant, cela faisait une éternité qu'elle n'y avait plus remis les pieds. On le faisait pour elle, désormais. L'avantage d'avoir du petit personnel à ses côtés. Avantage, façon de parler, puisque ce n'était que maintenant qu'elle en avait à nouveau l'occasion qu'elle réalisait à quel point cela lui avait manqué. Elle n'avait pas grand chose à y faire ; sa guitare, elle n'en changerait pour rien au monde. Mais l'atmosphère que l'on y retrouvait était ô combien propice à l'inspirer. Il n'y avait pas mieux pour elle, pour peu qu'elle veuille se ressourcer. Elle se souvenait encore de ses débuts, où elle ne manquait pas un seul prétexte pour y aller. Celui d'acheter des cordes était le plus fréquent, si bien qu'elle s'en constitua en un rien de temps une réserve telle qu'elle n'en a pas encore fini de l'épuiser depuis cette époque.

Cela se révélait néanmoins beaucoup moins facile depuis que les feux des projecteurs s'étaient braqués sur elle et que chacune de ses apparitions publiques se changeait en incontrôlable mouvement de masse. L'adolescente avait bien essayé une fois, mais n'avait même pas pu aller plus loin que les portes du magasin tant elle avait été immédiatement reconnue à peine un pied posé dans le quartier où il se trouvait. Si elle avait un temps pensé profiter de son passage au Japon pour renouer avec ces moments de plénitude, elle avait bien vite abandonné l'idée. Ne pouvoir être elle-même dans ce contexte alors que c'était encore là qu'elle se sentait le plus chez elle aurait accru sa frustration au lieu de l'affaiblir en quoi que ce soit. Du moins était-ce ainsi qu'elle voyait les choses le jour de son arrivée, mais depuis, les choses avaient quelque peu changé. Il s'en était passé bien plus que la jeune femme n'aurait pu s'y attendre – des faits défiant l'imagination.

Aussi n'avait-elle pas mis longtemps à relativiser sur les raisons qui l'avaient menée dans cette ville. En danger, elle ne l'avait jamais autant été que depuis qu'elle avait emménagé. Qu'est-ce que ça pouvait bien faire, si qui que ce soit retrouvait sa trace, alors qu'un prélude à l'Apocalypse risquait chaque jour que Dieu fait de lui tomber dessus ? Et si elle avait eu de la chance jusque là, ce ne serait pas toujours le cas. Aussi voulait-elle pouvoir profiter pleinement de ce qu'elle aimait faire au cas où elle finirait par ne plus réussir à se garder hors de portée, même si le pouvoir dont elle s'était retrouvée investie lui garantissait un minimum de sécurité. Il ne servait à rien d'être raisonnable. Même si elle continuait de se le refuser, la popstar savait que c'était perdu d'avance et qu'elle finirait par craquer. Même si elle était on ne peut plus prompte au partage et au contact social, c'était encore au travers de son instrument qu'elle extériorisait le mieux ce qu'elle ressentait.

C'était comme ça depuis toujours. Rien ne pourrait changer ça.
Et de toute façon, elle ne le voulait pas.

Oui, Melody vivait en ce moment quelque chose de nouveau, une aventure qui bien qu'elle n'en soit qu'à ses prémices ne pouvait être décrite avec des mots. Aussi en parlerait-elle en musique. Et pour ce faire, si elle pouvait bien entendu compter sur sa fidèle guitare, tout cela ne pourrait se faire sans le matériel adéquat. Le parfait prétexte pour venir se réfugier dans la boutique la plus proche que la blonde avait pu dénicher pour y acquérir des amplificateurs capables de lui résister – tous n'étant pas à l'épreuve de ses capacités. Il n'en avait pas fallu plus pour qu'elle procède aux branchements afin d'essayer sur place l'un des modèles proposés par le vendeur. Démarche commune, mais qui avait surpris le vendeur quand elle lui était passée sous le nez sans lui accorder plus d'attention que le strict minimum syndical – et social – avant de se diriger vers les appareils pour prendre place comme si elle avait fait ça toute sa vie.

Ce n'était pas entièrement faux, mais cela avait de quoi surprendre de la part d'une personne qu'on voyait pour la toute première fois. Aussitôt que les premières notes avaient retenti à ses oreilles, la demoiselle s'était sentie envahie d'une ivresse ô combien familière. Se prenant au jeu, elle joua et joua encore, à tel point qu'elle ne se rendait pas compte qu'elle s'agitait autant que sur scène et finit par heurter un autre client qui lui tournait le dos, à première vue absorbé par son intense concentration devant les rayonnages. Ne pouvant voir son visage, l'adolescente n'avait qu'une perception réduite de ce dont il avait l'air, mais sa haute stature suffisait d'ores et déjà à le rendre imposant à ses yeux – même s'il faudrait bien plus que cela pour l'intimider. Tout en se fustigeant elle-même pour la fausse note que cela avait causé, elle pivota sur ses talons avec aisance malgré la guitare qu'elle portait en bandoulière. Se tournant vers lui avant qu'il n'ait pu en faire de même, elle l'apostropha, aussi opiniâtre que de coutume, s'étonnant au passage de la couleur de ses cheveux.

Excusez-moi, je ne vous avais pas vu ! Je me suis un peu laissée emporter... fit-elle, encore fébrile, arborant un léger sourire malgré sa mine coupable. Vous cherchez quelque chose en particulier ? Je ne travaille pas ici, mais je peux peut-être vous aider si ça peut me faire pardonner.

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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Ven 31 Jan - 0:56

Dégage de là, nom d'un chien ! Les trottoirs ne sont pas fait pour les touristes !
Et ta gueule encastrée dans le bitume, t'crois qu'ils vont apprécier les touristes ?!
BOUGE DE LA ROUTE TOCARD !
OK. 'Fin non. Toi, tu bouges.


Unbreakable. J'sens la roche qui s'créer tout autour d'mon bras, tandis que l'autre glandu au volant d'sa caisse m'regarde avec une gueule d'con. L'genre choqué à mort. Celle qui m'fait beaucoup marrer. C'est qu'il doit s'croire en train de rêver, l'guignol. C'pas tous les jours qu'un roux lui sort un truc pareil, clair. J'lui claque un sourire sadique, m'imaginant c'que donnerait ses entrailles éparpillées sur la route. M'avance vers lui, pas inquiet d'ce qu'il pourrait être tenté d'faire. Genre, m'rentrer dans l'lard avec sa voiture, ou tenter d'm'en coller une, c'qui me ferait bien rire d'ailleurs. Sa réaction, elle est prévisible, comme toutes les autres d'péteux dans son genre. Il s'écrase, m'mire comme si j'étais la faucheuse et sue à grosses gouttes, flippé.

Bah alors connard, t'as perdu ta langue ? Elle s'est envolée loin d'ici en même temps qu'tes couilles ! Giah-ah-ah-ah !

J'aboie. Ouai, comme un clébard, l'genre méchant, menaçant, qui hésit'ra pas à te mordre si tu fais chier son maître. Un avertissement. Jouissif comment il s'chie dessus. Tout pâle qu'il est, les mains qui lâchent pas l'volant, les lèvres qui marmonnent. Bordel de. Il est en train d'prier c'troufion ! J'suis tombé sur un putain d'croyant ! T'veux croire en Dieu mon gros ? Cherche plus, il est d'vant toi, et dommage pour ta poire, tu l'as foutu en rogne. T'vas pas finir au paradis mon pauvre, ni même en enfer, bouffé par les flammes, non. Toi, tu vas juste apprendre à voler, avant d'apprendre à faire le mort. Au fond d'un cercueil. T'sais, quatre planches d'bois enterré sous des mètres de terre. Respire un coup, v'là l'décollage.

J'attrape la bagnole sous le pare-chocs d'ma main d'pierre et après lui avoir fait un p'tit sourire carnassier, j'force un grand coup vers le haut. Comme pour balancer un truc. Et l'truc là, bah c'est l'véhicule. Quatre roues qui s'envolent avec l'reste d'la carrosserie, survolant une rangée d'caisses stagnant derrière elle, conduites par des débiles impatients. Bah ouai tocard, 'fallait pas m'faire chier. J'suis pas d'humeur aujourd'hui. J'le suis jamais quand il faut débourser d'la thune dans autre chose que d'la bouffe ou d'la picole. Sacrée garce. Real. C'tte chieuse m'a fait porter l'chapeau pour la chaîne stéréo du boss, forcément lui quand il est rentré et qu'il a vu que y'avait plus d'son, l'a pas cherché longtemps.

Que j'avais intérêt d'vite en ramener une autre. Volée, achetée, empruntée, n'importe comment tant que y'en avait une autre et fissa. Et une bonne, mieux que l'ancienne. Mouai. Si c'tait pas lui et qu'j'craignais pas d'brûler sous son foutu pouvoir, il se l'aurait mise dans l'fion sa chaîne à la con. M'enfin, on discute pas les ordres. C'est un con qui m'a dit ça un jour.

Bon. M'a dit qu'elle d'vait être dans l'coin. Que j'pouvais pas la rater, c'tait éclairée. Hm. C'est ça ? Hm.

Si c'était pas l'bon endroit, alors ça y ressemblait vach'ment. Et impossible que Charles m'ait raconté des conn'ries, il flippait beaucoup trop que j'abuse d'sa copine pour ça. Même si pour l'coup, j'suis certain qu'elle avait envie d'moi la chienne ! 'Fin, j'y suis, c'le principal. J'pousse la porte, qui fait un bruit d'cloche pour signaler mon arrivée. L'gérant pose direct sa sale tronche de con sur moi, m'zieute. Genre. D'où t'as cru tu pouvais faire ça toi ? Pauvre con. T'as d'la chance que j'vais avoir b'soin d'toi pour trouver c'que j'cherche. M'avance jusqu'à la caisse, prend appuis sur l'comptoir, l'air pas franch'ment content d'être là. Souffle un coup, avant d'lui demander où j'peux trouver un truc qui pète le son. Il saisi mal.

Une chaîne rifi du gland ! T'sais même pas c'que tu vends toi ! T'veux peut-être que j'te renseigne sur c'que t'as dans la boutique ou... ?
Nos chaînes hifi sont à votre gauche, elles s'étendent sur tout un rayon entièrement à votre disposition. N'hésitez pas si vous avez besoin d'un quelconque renseignement concernant l'une d'elle.
Pfeuh. Vantard.


J'me traîne jusqu'au rayon. Et v'là qu'le plus chiant commence. Choisir parmi la masse de chois qu'il y a. Quand t'y connais rien, c'est super sympa. Quand t'sais à peine lire, c't'encore mieux. Et quand t'arrive à lire, mais qu'tu comprends quand même pas c'que t'as lu, c'est l'top. J'plisse les yeux, 'fait chauffer l'moteur et tente d'faire un choix, mais v'là qu'un truc m'rentre dans l'lard. Un truc tell'ment pas lourd que j'le sens à peine à l'impact, et m'retourne, lent'ment, pas franch'ment enthousiasmé. C'est une gamine. Bordel de. Une jolie gamine. Ni trop jeune, ni pas assez. Exactement l'âge qu'il faut. J'lui d'voile ma dentition pendant qu'elle tente d'se faire pardonner. C'est mignon, elle veut s'rattraper.

Chais pas, tu t'y connais dans toutes ces conn'ries ? Moi pas. Et ça me gonfle, mais l'boss veut que j'lui ramène sa foutue chaîne stéréo qu'il dit. 'Fin, si tu tiens vraiment à te faire excuser, j'connais peut-être un autre moyen...

J'marque un silence, l'temps qu'l'idée lui monte douc'ment au cerveau, 'faudrait pas la brusquer...

Dis, tu t'es d'jà tapé un mec dans un magasin ? T'en dis quoi ? Ici et maint'nant ! M'en fous d'ton âge, promis j'irai douc'ment au départ ! Giah-ah-ah-ah !

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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Jeu 6 Fév - 22:58

Son sourcil se leva, le coin de ses lèvres aussi.

Intimidée ? Pas vraiment. Impressionnée ? Encore moins.

Un visage taillé à la serpe. Les cheveux hirsutes, d'une couleur improbable. Un corps robuste, taillé dans le granit. De petits yeux méchants, certainement plus qu'il ne l'était en vérité même si ça, elle ne l'aurait pas parié. Une tenue pour le moins dépenaillée. Pas le genre à se soucier de son apparence. Et pourtant cet ensemble de choses faisait de lui quelqu'un de plus normal à ses yeux que toutes les personnes qu'elle avait pu rencontrer au cours de ces dernières semaines. Si son look avait de quoi surprendre, ce n'était pas comme si elle-même n'avait pas de tendance punk à ses heures et n'en fréquentait pas quotidiennement dans le cadre de son travail.

Tu m'en diras tant. fit-elle avec un zeste d'ironie.

On trouvait de tout dans le milieu de la musique, ce qui faisait que nulle apparence ne pouvait vraiment la surprendre. Nonobstant celle des choses dont elle apprenait, aujourd'hui encore, chaque jour un peu plus l'existence. Peu avenant d'apparence, l'homme l'était encore moins de caractère. Grossier, vulgaire, pas subtil pour un sou. Probablement éduqué à la dure. Diplômé de l'école de la rue, lauréat de l'académie des perdants. Elle ne pouvait pas en vouloir à quelqu'un comme ça. Même si sa situation était aujourd'hui aisée, hors de danger, elle aussi avait vécu dans la pauvreté.
Parce qu'elle avait tourné le dos au luxe et à l'opulence de son plein gré, il est vrai. Mais cela lui avait permis de fréquenter des gens comme lui. Des jeunes issus du même genre de milieu. Si elle n'avait pas fait ces rencontres, la musique qu'elle jouait encore maintenant, des années après, ne serait sans doute pas aussi criante de vérité. Ainsi ne prit-elle pas la mouche. Il y avait, dans les airs de mauvais garçon qu'il essayait de se donner, quelque chose de touchant. La plupart des gens qui deviennent comme ça le font pour se protéger du monde. Une sorte de mécanisme de défense.

Elle n'irait pas jusqu'à dire que c'était forcément son cas, mais on observait face aux individus de ce style des similitudes frappantes. Ils se construisaient une carapace contre le monde extérieur. La hérissaient de pointes de manière à ce que nul ne puisse les approcher sans s'y blesser, comme on couvre un rempart de barbelés. Une armure face à l'adversité. Mais au fond cela ne sert le plus souvent qu'à cacher une âme à vif. Une membrane si sensible que l'on ne peut permettre que quoi que ce soit vienne l'effleurer. Et cela avait tendance à lui inspirer une nette compassion au-delà de tout le reste. Hélas, trop rares étaient ceux à s'en rendre compte, et plus encore ceux à l'apprécier.
En tout cas, savoir cela lui ôtait une sacrée épine du pied. Les bonnes manières pouvaient être oubliées. Sans rien perdre de son sourire mutin, la guitariste s'était rapprochée de lui plutôt que de s'en éloigner. Pas assez pour que c'en devienne intime. Mais suffisamment pour qu'il voie que ses yeux ne comportaient pas la moindre lueur d'hésitation. Plus questions de vaines politesses, pas plus que de le ménager. Elle braqua le manche de sa guitare sous son menton comme un pointe un flingue sur quelqu'un. Sa guitare n'avait rien à envier à un gros calibre, tout au contraire. Et le danger qui émana d'elle le temps d'un battement de coeur le lui ferait peut-être savoir. T'es tombé sur la mauvaise personne, mon gros.

Pour te répondre dans l'ordre : oui je m'y connais, oui j'ai déjà essayé, c'est gentil mais non merci. Ah, et j'ai dix-sept ans, puisque ça t'intéresse. Maintenant, tu arrêtes ton char et tu me dis ce qu'il te faut, sinon on y est encore demain. Et « toi » n'est pas une réponse valide, j'te préviens tout de suite. T'as combien sur toi ?

Le message passé, l'instrument reprit sa place dans son dos. Puis, le lui tournant, elle avisa le rayon en question du coin de l'oeil comme si de rien n'était. Comme s'il ne pouvait rien contre elle. Lui prouver qu'elle ne le craignait pas était la clé. Le bonhomme ne devait pas avoir l'habitude qu'on lui parle comme ça. Ça va lui faire tout drôle. Ce n'était pas de la provocation, pas plus qu'elle n'avait été violente avec lui – que ce soit de manière physique ou verbale. Mais la fermeté qui se dégageait de son propos ne laissait que peu de place au doute... On la qualifiait parfois d'amazone. À tort, disait-elle. Mais ce n'était, tout bien réfléchi, pas si éloigné de la vérité. Insoumise. Invaincue. Intacte. Et le cher client avait tout intérêt à s'en accommoder.

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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Ven 28 Fév - 3:50

Y'a l'bout d'son machin là, son instrument d'musique qui s'braque sous ma tronche, genre en menace. Elle me menace la connasse. Et si c'joli dans la rime, ça l'est moins dans l'action. C'qui m'fait forcément tirer la tronche, tu penses. Dans la vie, y'a des trucs que j'supporte pas. Du genre, qu'on m'vole ma bouffe ou ma bière, ça m'fout en rogne. Qu'on gueule plus fort qu'moi, ça m'trou l'cul. Même si ça impose l'respect, ça trou l'cul j'te dis. Et puis y'a c'qu'elle est en train d'faire. La connerie. La boulette. La boulette d'la blondinette pour rester avec les rimes débiles. Froissant c'serait pas l'mot exact. Humiliant non plus. Vexant et irritant eux conviennent bien.

Oh toi ma belle, t'vas m'faire le plaisir de

Alors qu'il s'apprêtait à repousser du revers de la main le manche de la guitare de Melody, le Kichigai sembla interpellé par une chose dans le dos de cette dernière. Sa phrase restera à jamais inachevée, puisque son visage, tout comme l'intégralité de son corps imposant, viennent de se figer. La peur immobilise bien des gens, pourtant ce doit bien être la première fois qu'elle a cet effet sur le rouquin déjanté. Et si de toute évidence, la demoiselle en est à l'origine, ce n'est pas totalement de son fait... En effet, la maladie mentale rongeant notre indépendant pouvant frapper à tout moment, c'est celui-ci qu'elle a choisi aujourd'hui. Alors que semblerait-il, Melody tentait d'imposer un peu de respect à la brute sans cervelle.

Et si elle s'assurait que ce ne soit pas en vain, la folie de Ganryû s'assura d'exagérer la chose. Aussi, tandis que le manche menaçait son menton, c'est tout une aura démoniaque qui s'extirpa des pores de la peau de la blonde. Le tout pris forme dans un rire à glacer le sang. Le démon possédant un corps intangible, une espèce d'aura lumineuse dorée parcouru d'éclairs, adressa un sourire sadique au colosse. Le genre que ce dernier appréciait adresser à ses victimes habituellement. Si un jour il s'était imaginé être pris à son propre jeu... A la fois déboussolé par cette illusion qu'il s'imaginait être réelle comme il pouvait l'être, et apeuré par l'aura meurtrière qui s'en dégageait, il recula d'un pas, puis d'un second, méfiant.

Son propre corps sembla réagir instinctivement à la menace se dressant devant lui, et son reiatsu parut sur le point d'exploser pour s'opposer au démon. Fort heureusement il n'eut pas à en arriver là, les mots de Melody le ramenant à la réalité comme l'aurait fait une bonne vieille claque. Dès lors, la chose s'évapora dans l'air aussi simplement qu'elle était apparue à la vue du Fullbringer. Celui-ci passa une main sur son visage, se pinçant la joue pour s'assurer qu'il n'était pas dans un rêve ou sortie de ce merdier. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas retrouvé piégé dans une de ses hallucinations, il n'en ressortait pas moins chamboulé que la dernière fois...


Bordel de. Encore c'tte merde... Euh ouai, d'solé p'tite, tu disais quoi d'jà ? Ah oui ! Euh non en fait. Attends... Ah si, dix-sept ans... freiner l'char ou un truc du genre... toi c'est une réponse qui s'vaut et combien j'ai sur moi... Eh mais ! T'es d'accord pour l'faire final'ment ?

Un instant j'y crois, y'a ma tronche qui s'illumine d'espoir et tout... Juste une s'conde. L'temps d'voir la sienne, d'gueule. Elle a beau être mignonne, c'plus si jolie quand on la contrarie. J'tire la gueule, soupire, déçu. C'bien un non. Bon bah, j'peux au moins faire en sorte qu'elle m'aide avec c'que j'suis v'nu chercher.

Pour l'fric, j'ai comme qui dirait beaucoup. Tell'ment que j'peux prendre n'importe quoi, c'pas un problème. T'as qu'à m'dire c'qui est l'mieux !

J'mire les rayons, les prix, et ricane un coup. Combien j'ai sur moi, non mais sans déconner... Elle croit vraiment j'vais m'faire chier à payer c'tte merde ? D'jà qu'j'me bouge alors que ça aurait dû être à l'autre pouffiasse d'le faire ! Et puis d'toute, même si j'le voulais, j'aurais même pas d'quoi m'payer un putain d'biscuit ! M'enfin, elle m'a l'air jeune et pas encore préparée à s'impliquer dans une affaire d'vol, j'vais lui éviter ça. D'coup, j'vais dévier la conversation, histoire de.

Et sinon gamine, à part m'nacer les gens, elle t'sert à quoi ta guitare ? Genre tu gères bien la musique ? T'sais qu'j'suis jamais contre un peu d'bruit moi ! Surtout l'soir, posé sur le canap', avec une bière et d'la bonne bouffe, énorme ! Attention, pas d'la musique d'guignol ou de tarlouze hein !

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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Mar 29 Avr - 20:59

De ? répéta-t-elle dans un sourire aussi chaleureux qu'il se voulait dissuasif.

S'il se dégageait d'elle une fraîcheur indéniable, et ce en toutes circonstances ou presque – Faut pas m'avoir vue au réveil pour dire des trucs pareils... -, Melody n'en était pas moins une femme de poigne. Personne, pas même les brutes dans son genre n'était susceptible de l'impressionner, encore moins de l'intimider. Et pas besoin de pouvoir pour se faire entendre, oh que non – et ça n'avait rien à voir non plus avec la puissance vocale résultant d'une carrière dans la chanson. Il aurait tôt fait de l'apprendre, à ses dépens s'il le fallait.

Le mauvais garçon ne daigna pas répondre, cependant. Il était comme tétanisé. Pas par elle, mais par autre chose. Le voyant ainsi figé tout à coup, Melody exécuta un tour d'horizon, en quête de ce qui avait pu provoquer cet état de choc. Ne trouvant rien, elle se passa la main dans les cheveux, se demandant s'il était sujet à des hallucinations. À moins que. Même si elle possédait maintenant certaines facultés, elle s'était déjà rendu compte que son « radar intégré » - comme elle l'appelait – n'était pas tout à fait au point.

Ce qui pouvait d'ailleurs bien souvent se révéler catastrophique compte tenu de l'ampleur des dégâts qu'un pouvoir comme le sien était à même d'engendrer. Aurait-il été lui aussi sujet à l'éveil de capacités paranormales, et en outre plus doué qu'elle ? La guitariste secoua la tête. Non, ça ne se pouvait pas. Arrête la parano, ma pauvre fille, ça te réussit pas. Débarquer dans un monde bardé de super-pouvoirs et de créatures dépassant l'entendement sans avoir personne pour lui en expliquer les tenants et aboutissants avait laissé des failles.

Et même si elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour les combler, ça restait relativement difficile quand la plupart de ce qu'elle voyait était au-delà de toute compréhension humaine. Tout ce qu'elle en savait se basait sur ses observations, ses propres déductions, et le peu qu'on avait bien voulu lui laisser entre deux guet-apens. Pas brillant, il fallait le reconnaître. Douter de tout et de tout le monde devenait alors un comportement presque naturel, mais contre lequel elle devait lutter à tout prix. Sans quoi il ne lui faudrait pas longtemps pour lui empoisonner la vie.

Tout va bien ?

Question rhétorique : l'intéressé n'allait pas, non. Seulement, faute de savoir quoi faire pour y remédier, s'enquérir de son état était la seule chose qu'elle puisse faire. Ça, et attendre que ça passe. Négligeable, certes, et ça n'aurait pas manqué de la faire se sentir stupide si cela avait été plus grave que ça n'en avait l'air, mais cet élan de sollicitude était bien tout ce qu'elle avait à offrir. Épiant sa mine butée, elle se pencha pour mieux le dévisager derrière l'écarlate de ses mèches, les mains jointes derrière son dos en une pose typiquement féminine. Heureusement, le délinquant laissa derrière lui son inertie, reprenant pied avec la réalité.

L'once de soulagement qu'elle en retira lui donna envie de sourire mais elle s'en abstint.

Même s'il ne risquait pas de poser ne serait-ce qu'un doigt sur elle avant longtemps, autant ne pas l'y inciter. Se frottant la bouche du bout de la main pour rendre à ses lèvres toute leur neutralité, elle en profita pour repousser quelques mèches blondes derrière son oreille. Bien qu'elle puisse à nouveau les attacher, elle en était à ce moment dans la repousse des cheveux où ils en sont à une longueur bâtarde, ni trop courts ni encore vraiment assez longs. La reconnaître devenait plus facile à nouveau... Et elle ne comptait rien faire pour l'empêcher. Il est temps de refaire surface avant qu'on me croie morte et enterrée ! Sa question ne l'en amusa que d'autant plus.

Disons que je me débrouille. Alors, tu viens ?

Passé le discours décousu qu'il lui avait d'abord servi, le vaurien était finalement parvenu à se faire comprendre. Ce n'était toujours pas aussi précis qu'elle aurait pu le vouloir, mais il y avait déjà du progrès. On va pas trop lui en demander. Melody sautilla avec entrain plus qu'elle ne marcha vers les étals concernés. Même pas besoin de les regarder pour se souvenir de la place de chaque chose, elle était passée devant tellement souvent qu'elle les connaissait par coeur. Dommage que ce ne soit pas aussi simple pour tout. ironisa-t-elle – le nombre de fois où elle s'était perdue était tel que le compte qu'elle en faisait avait suivi l'exemple.

Tout dépend de ce qu'on veut en faire. Ce modèle est solide, mais manque un peu de puissance. dit-elle en toisant un article sur sa gauche. Elle se tourna vers la droite : À l'inverse, celui-ci a un très joli son, mais n'est pas très solide. Un choc mal placé et c'est terminé ! Elle en savait quelque chose pour en avoir elle-même ruiné quelques-uns autrefois. Si grand soin qu'elle prenne de son matériel musical, un accident était vite arrivé. Par contre, enchaîna-t-elle en tendant le doigt devant elle vers une étagère surélevée, Celui-ci a d'excellentes basses, mais est plutôt lourdingue à calibrer. Au final, je dirais que celui-ci – elle plaqua la main sur un exemplaire adjacent – Est encore le meilleur choix. Pas forcément ce qui se fait de mieux, mais de très bonne qualité quand même sur tous les plans, et facile à régler par-dessus le marché.

Même un chimpanzé y arriverait, avait-elle failli ajouter, mais nerveux comme il l'était, le bonhomme risquerait de le prendre pour lui. Bon, en même temps, peut-être était-ce parce qu'une partie d'elle l'avait pensé, d'accord. Il n'y aurait rien eu de plus facile pour elle que de se lancer dans des comparaisons plus techniques : si elle se voulait plutôt cultivée en règle générale, Melody était un véritable puits de science en terme de musique. Mais quand elle était lancée, elle ne s'arrêtait plus que difficilement, et le ruffian n'avait certainement pas deux heures à lui accorder – pas de cette manière. Bah, il aurait pas pigé grand chose, de toute façon. se consola-t-elle pour diluer sa frustration.

Restant encore un instant en extase – elle était ici dans son élément, presque plus que partout ailleurs – elle se tourna vers lui, s'attendant à le trouver avec la mine incrédule de celui qui aurait poussé un « hein ? » retentissant sans le fin mot de l'explication. Embarrassée – pas par lui, mais de s'être encore laissée emporter -, elle le jaugea du coin de l'oeil, à l'abri derrière ses boucles d'or. Juger les gens sur son apparence était quelque chose dont elle avait une sainte horreur, la sienne propre ne la faisant pas forcément passer pour quelqu'un de très recommandable. Mais... Avait-il vraiment les moyens de s'offrir quelque chose comme ça ? Elle se mit à dandiner d'un pied sur l'autre comme une enfant. Tic qui, si elle le savait très agaçant, avait le mérite de la faire passer pour plus candide qu'elle ne l'était, camouflant aussi bien ses intentions que ses réflexions – du genre de celle dans laquelle elle venait de se lancer.

Convaincu ?

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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Jeu 12 Juin - 4:43

Solide, mais manque d'puissance hein ? J'prend la pièce centrale d'une main, et c'mmence à examiner l'objet avec attention. C'pas que j'crois pas c'que la gamine m'dit, mais j'préfère quand même m'faire un avis, en plus d'ses conseils. Elle a l'air de s'y connaître, c'déjà ça. Instant d'silence d'mon côté, genre trois s'condes à tout casser, avant qu'mon r'gard s'détourne d'l'objet. Ma main, elle, envoie valdinguer l'machin inutile loin derrière moi. Un envol sur plusieurs mètres, qui saute deux rayons facile et qui s'écrase avec un certain bordel qui m'affecte même pas. C'le vendeur qui doit être content. En plus d'commencer à flipper. J'l'emmerde c'connard, c'qu'un trou du cul.

S'cond produit, on inverse les avantages et désavantages. Du bon son, mais aussi fragile qu'un métalleux nourri aux rats crevés. Même scénar', j'saisi l'bidule, histoire de l'examiner. Lui, il part avec un autre défaut, il est sacrément moche quand même. L'autre au moins avait d'la gueule. Bref, j'y mets un coup d'tête, genre gentillet. Pas d'quoi casser l'nez à un colosse argenté. L'machin m'explose entre les doigts quoi ! Quand elle disait fragile la môme, elle déconnait pas quoi ! J'me retrouve un p'tit peu comme un con, la carcasse d'la chaîne chifi, gifi ou wifi ou c'que tu veux, dans les paluches. Dos à la blonde, lancée dans sa présentation d'articles dont j'me fous royal'ment maint'nant, j'cache au mieux en fond d'rayon ma conn'rie.

Blondie est toujours dans son trip, pointant du doigt un ultime article, qui lui semble être l'meilleur.

… mais de très bonne qualité quand même sur tous les plans, et facile à régler par-dessus le marché.

Elle s'tourne vers moi brusqu'ment, et m'fixe. Moi, comme un con, l'air du type qui a merdé sur la tronche, la mire à mon tour. C'est gênant putain, r'garde ailleurs merde. Alors quoi, t'veux voir c'qui s'cache sous l'pantalon final'ment ? Non ? Alors baisse les yeux merde. Ou dis c'que tu penses, ou fais quelque chose bordel de. T'as grillé c'que j'ai fait ou quoi ?! Gros moment d'pression. Transpiration, cœur qui s'emballe. Convaincu ? Et j'suis censé être convaincu d'quoi ? J'suis pas largué non, que dalle, j'ai juste b'soin qu'on répète les choses, j'suis un peu sourd. Ah si, c'vrai. J'percute. La chaîne hi-fi, vrai. Mah, si c'est celle-ci qui vaut l'coup d'être volée, alors c'sera elle hein.

Yeah ! Va pour elle ! Merci Blondie ! T'peux partir maint'nant, j'plus b'soin d'ton aide ! A moins qu'tu veuilles v'nir chez moi profitez d'un vrai bonhomme ?! T'vas voir, c'est colossale à tous les étages ! Giah-ah-ah-ah-ah !

P'tite blague dégueulasse histoire d'lui donner envie d'vomir et d'la voir tracer loin d'ici sans d'mander son reste. J'ai pas envie qu'elle m'grille en train d'me tirer sans payer, j'comme l'impression qu'elle pourrait être brise burnes avec c'détail. Du genre, j'pète ma crise d'ado' et j'hurle dans la rue au voleur, ou une conn'rie du genre. C'est une bonne journée, j'pas vraiment envie d'la gâcher maint'nant. Sans perdre plus d'temps, j'fais genre d'me diriger à la caisse. Sans elle. Sans m'retourner. Sans lui parler. Toi ma belle, tu tourne les talons et prend la sortie. Rentre chez toi, embrasse ta mère à la maison, prend ton r'pas, brosse-toi les chicots et va pioncer. Rêve de bisounours et d'la bonne action que t'as accompli aujourd'hui.

C'est tout c'que t'as b'soin d'faire.

Passage d'vant la caisse, grand sourire du vendeur. Content qu'il est l'guignol, il croit faire rentrer d'l'argent dans son magasin minable. C'est mort.

Toi, écrases.

Avant qu'il ouvre sa gueule just'ment, j'l'ai empoigné et lui ai encastré les dents dans c'tte fameuse caisse, p'tite caverne renfermant l'fric. Caisse qui émet un bruit à l'impact et s'ouvre d'elle même. Bordel de. C'tte chance. Y'a plus qu'à s'servir. J'rentre autant d'billets que j'peux dans les poches. Pantalon, manteau, j'cale c'qui reste entre les dents, ça ira jusqu'au ch'min du r'tour. Direction la sortie maint'nant.

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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Jeu 26 Juin - 13:00

Désolée mais ça, ça va pas être possible.

Melody avait prononcé ces mots avec un parfait détachement, sans rien perdre de son humeur égale. Bien qu'attentive aux faits et gestes de l'égrillard, elle n'avait pas levé le petit doigt pour l'empêcher de faire quoi que ce soit – jusqu'à maintenant. Souhaiter qu'il ait meilleur fond qu'il n'en avait l'air n'était manifestement pas suffisant pour éviter les problèmes. Son désir profond de voir du bon en chacun n'en souffrit pas tant que ça. Si farouchement opposée soit-elle aux jugements hâtifs, il arrive parfois qu'on doive se faire une raison : elle ne fondait dès le départ pas de grands espoirs en lui. Néanmoins, c'était à présent à elle qu'il appartenait de l'ordre là où elle avait aidé à le bousculer, si indirect que ce fût.

T'aurais pas oublié quelque chose ?

Son air égal ne l'avait pas quittée, pas plus que son sourire aimable, lumineux n'avait cessé de la mettre en valeur. Cela ne rendait que plus effroyable la pression suffocante qui se dégageait d'elle aussi nettement que si tous les cercles de l'Enfer s'étaient soudain mis à rugir de concert dans son ombre. La puissance qu'elle hébergeait n'augmentait que graduellement, mais n'avait plus goûté à l'air libre depuis un moment déjà, le dévorant de ses crocs impalpables comme s'il s'était agi du plus savoureux des mets. Balancé de vive force dans les bras de Morphée par la délicatesse pachydermique de sa dévoyée clientèle, le vendeur n'en ressentirait sans doute pas les effets.

C'est pas grave si t'as pas pris ton portefeuille, t'auras qu'à revenir après !

L'adolescente s'appliqua tout de même à « imaginer » une forme à son aura de sorte à ne pas l'incommoder – bien que c'aurait été un moindre mal. Un exercice qui ne différait pas tant de celui auquel elle s'était déjà attelée de nombreuses fois en se visualisant en esprit « prendre » l'âme des objets pour mieux les manipuler. Son esprit lui paraissait en ébullition et elle n'aurait pas été étonnée de voir de la fumée lui sortir des oreilles comme un personnage de cartoon en conclusion de ce premier essai. C'est plus à ça près. Se remettre après cette prouesse de concentration ne lui demanda qu'un instant – instant que le resquilleur ne remarquerait sans doute même pas. Avant de lâcher prise, elle avait donné un dernier ordre.

Contournant le frêle corps de sa maîtresse, laquelle avait toujours les bras croisé dans son dos en une posture passive au possible, les cordes de sa guitare prirent de nouvelles dimensions – ne semblèrent plus connaître de limites. Leur envergure de toujours n'était plus de mise depuis plusieurs mètres déjà quand elles atteignirent les chevilles du margoulin, s'y enroulant comme autant de faméliques serpents – au tranchant effilé, au demeurant. Qu'il fasse seulement mine de progresser encore et de jolies perles vermeilles écloraient à la surface de cette peau nacrée, qui, combinée à sa chevelure aux allures de buisson ardent, laissait envisager une ascendance irlandaise. Autant dire que ça arrange pas mes affaires.

En attendant, tu peux reposer ça où tu l'as trouvé ?

Sa douce voix continuait d'exprimer la même légèreté, mais l'insistance mise dans ses paroles, et la légèreté avec laquelle elle détachait chaque partie de la phrase ne laissaient planer aucun doute – tant sur sa perception de la situation que sur ses réelles intentions. Bien qu'elle puisse aisément passer pour candide, voire naïve, elle ne l'était pas tant – voire pas du tout. Le voyou allait l'apprendre à ses dépens. Elle fit glisser la lanière de cuir qui retenait sa guitare avec une lenteur délibérée jusqu'à se saisir de son manche, la ramenant sur le devant de son corps. Elle avait, qui plus est, encore besoin de s'y entraîner pour que ce soit auditivement tolérable. Oh, certes, il y avait encore la possibilité qu'elle n'ait pas à s'en servir, sait-on jamais... C'est ça, ouais...

S'il te plait. insista-t-elle avec ce sourire désormais plus effrayant qu'autre chose.

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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Mar 1 Juil - 19:39

Bordel de.

Blondie. Forc'ment qu'elle s'pas barrée l'chieuse. Pourquoi est-ce qu'elle aurait sag'ment obéi hein ? L'gonzesses, c'toutes l'mêmes, 'sont heureuses que dans notre malheur. J'tire la tronche, masque pas ma réaction, ça m'fait clair'ment chier qu'elle soit là. J'pensais simpl'ment casser l'tronche du vendeur et m'barrer avec les sous. Sans aucun problème. Il s'trouve qu'non, l'destin l'veut autr'ment. C'con, j'voulais pas lui fair d'mal à la p'tite, elle m'avait l'air sympa. Sans elle, j'aurais pas trouvé c'que j'cherchais et l'boss m'aurait encore balancé sa boule d'feu à travers l'gueule. Frôler la mort une fois, ok. Deux fois, clair'ment pas. J'vais rapporter son p'tit cadeau au balafré.

Oublié quelqu'chose ? Si. D'te prév'nir d'ce qui va arriver s'tu fous ta merde dans mes affaires.

C'qu'elle risque ? S'faire éclater la tronche, c'tout. D'puis qu'j'suis un criminel, j'croisé beaucoup d'types pas foutu d'toucher à une gonzesse. Pas moi. J'pas c'problème, j'éclate n'importe qui, n'importe quoi qui m'emmerde. Y'a pas d'âge ni d'sexe pour s'faire étaler la gueule. Penser qu'c'est moche, qu'c'est lâche, j'trouve ça con. S'tu veux pas d'emmerdes, viens pas les chercher. En s'opposant à c'vol, elle doit s'douter d'c'qui va arriver. J'l'ai dit, elle a pas l'air débile, elle est assez grande pour réfléchir un peu. Dans l'doute, j'pense quand même à lui expliquer. La mettre en garde. Problème, elle en veut pas, d'ma mise en garde. Et putain, c'la première à réagir.

Et ça explose. 'Fin, ça envoie du son. J'le sens, elle laisse exploser son reiatsu. 'Fait chier, encore une comme moi. Comme si j'avais pas eu assez d'Real, c'tte garce. J'grince l'dents, plaque mes mains sur les oreilles, en r'flexe. C'clair'ment inutile. Sa merde, c'est quelqu'chose. Du bruit, beaucoup d'bruit, avec une puissance d'mesuré. Si l'type qui écoute d'la musique à fond fait chier son voisin, là ça pourrait juste l'tuer. J'pas l'impression d'avoir une enceinte branchée à côté d'ma gueule, non. L'enceinte, j'suis à l'intérieur. Et bordel, j'déguste. Un instant, avant d'm'en protéger et affaiblir l'effet. Mon propre reiatsu qui explose, mon aura s'heurte à la sienne, c'déjà mieux.

Pas comme j'le voudrais, mais beaucoup moins agressif. J'dois forcer pour m'tenir droit, m'enfin, tant que j'peux bouger, même si c'pas à fond, ça m'va. Contraint d'encaisser les assauts, j'bronche pas, solide qu'j'suis, c'pas mon genre d'chialer pour quelques coups. Même si les coups sont douloureux, c'qui est l'cas. 'Fin pour l'coup, ils sont plus chiants qu'douloureux. Ces cordes merdiques m'lacèrent la peau, m'empêche d'avancer et m'font saigner l'premier. C'que j'déteste ça, pisser l'sang avant ma victime. Plus j'insiste et plus ça lacère, et plus ça pisse rouge. La rage monte, j'pousse un hurl'ment d'frustration avant d'lui claquer un r'gard meurtrier. J'vais m'la faire c'tte pouffiasse !

Va t'faire foutre pétasse ! Toi et tes cordes à la con ! J'vais t'les rentrer dans l'fion, s'tu tiens vraiment à r'mettre l'choses à leur place.

J'brise les entraves, grogne et fonce direct dans l'tas. Un bon gros coup d'boule, ça r'met les idées en place. S'il te plaît hein... ?

Y'A PAS D'QUOI !


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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Jeu 17 Juil - 16:06

La britannique n'en revenait pas elle-même de s'ingérer de la sorte dans des affaires qui ne la regardaient que trop peu. Ce n'était pas l'audace qui lui manquait, loin de là, mais elle n'avait jamais eu vocation à faire respecter la loi. Comme nombre d'adolescents de son âge, elle avait déjà pris plaisir à flirter avec les frontières de la légalité. Elle serait bien mal placée pour y faire autorité d'une quelconque manière. Mais il fallait croire que, à l'instar des super-héros dont elle avait dévoré les aventures il y a de cela quelques années, se découvrir ces dons insoupçonnés l'avait pourvue d'une fibre justicière.

Non, à bien y songer, c'était quelque chose que la jeune fille avait toujours eu, quelque part en elle. Même avec moins de moyens, elle n'aurait pu rester de marbre au-devant d'un crime sur le point d'être commis. Regarder ailleurs et vivre en lâche ne lui convenait pas. Comment il disait, déjà, l'autre ? Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux. Non qu'elle ait eu dans l'idée d'y laisser sa peau, mais le principe lui plaisait, à elle l'indomptable, l'amazone, guerrière des temps modernes dans une jungle de béton et de goudron. En ce jour plus que jamais. Elle ne pouvait garder le silence ; ce serait trahir son âme.

Je t'écoute ! répliqua-t-elle avec entrain sans quitter son sourire.

Le lascar était impressionnant, il fallait bien lui donner cela, mais Melody en avait déjà maté de plus gros et n'avait pas eu besoin de pouvoirs pour cela. Si elle n'avait craint pour les environs, elle se serait d'ailleurs essayée à s'en passer pour le maîtriser, mais ce ne serait pas pour cette fois. D'autant moins maintenant qu'il démontrait lui-même posséder quelques facultés hors du commun. À croire que tous ceux qui partageaient son destin étaient voués à mal tourner. Mais l'heure n'était pas à s'en laisser abattre, quand bien même voir tout ce potentiel gâché finissait par la désoler purement et simplement.

Elle ignorait combien d'actes de malveillance il avait perpétré au moyen de ses capacités, mais ça s'arrêtait là. Le malfrat avait mal choisi son endroit. C'est pas plus mal. L'adolescente avait pu constater que ses congénères se prenaient pour des dieux en se réveillant surhommes après s'être couchés humains la veille. C'était bien naturel, quoiqu'un peu démoralisant. Aussi toutes leurs notions de hiérarchies sociales s'évanouissaient-elles pour céder leur place à une chaîne alimentaire sur laquelle ils régnaient en maître. Et à ceux-là, la meilleure leçon que l'on puisse donner était encore de leur rappeler qu'on tombe toujours sur plus fort que soi.

Oh, non, je ne crois pas. Si un de nous deux doit avoir du mal à s'asseoir dans les prochains jours, j'ai bien peur que ce soit toi.

Le crâne de Ganryū ne toucha jamais sa cible. À moins d'un mètre de distance, le visage de la métisse demeurait chaleureux, inchangé, le narguant presque – ce qu'elle fit pour de bon en le gratifiant d'un tonique salut de la main. Un mètre ou cent, quelle importance ? Jamais elle ne le laisserait arriver jusqu'à elle. Pas sans qu'elle l'ait décidé. Si la barrière était invisible quand il l'avait percutée, l'énergie qu'elle dut mettre à le repousser la fit transparaître un instant dans cette réalité, spectrale et opalescente. Elle ne se volatilisa que lorsque la star du rock fit mine de repositionner ses mains sur le manche de son instrument avec lenteur et minutie.

Chacun son tour !

Sans lui laisser le temps de caser une âpre répartie ni de demander grâce, l'étoile montante fit disparaître en quelques foulées l'écart qu'il avait en vain essayé de combler. La célébrité, après mûre réflexion, était tombée d'accord avec elle-même pour ce qui était de viser tout d'abord le tibia. À l'épreuve des balles, il l'était sans doute ; indestructible ? Pas sûre. Cependant, elle ne comptait pas en rester là et le lui fit savoir en armant un nouveau coup sans délai. Elle savait très exactement viser, et le tas de gravier auquel elle avait à faire risquait de ne point apprécier. Mue à une vitesse surréaliste, sa guitare n'était plus qu'un éclair doré.

Ainsi donc, avec l'élégance du swing d'un athlète de haute volée, son geste décrivit un parfait arc de cercle, s'annonçant par ailleurs terriblement douloureux. Sous l'action de sa prestesse, l'air qu'elle avait brassé dans la foulée traça une ébauche de croissant de lune au milieu du vide. De quoi faire en sorte que sa propre testostérone lui reste en travers de la gorge - littéralement. Le choc serait rude à n'en pas douter, mais ce n'était rien à côté de ce qui attendait si elle réussissait à maintenir un contact prolongé. Et elle comptait bien s'y appliquer. Si la précaution aurait voulu qu'elle s'en éloigne sitôt son enchaînement terminé, la londonienne se sentait ici d'humeur bravache - assez que pour finir en beauté.

Sa main s'éleva dans les airs, menaçante, pareille au couperet sur le point de tomber... Et elle lui en offrit un magnifique revers, presque maternel. Peu pertinent en présence de sa peau de pierre, mais rien n'aurait pu davantage la soulager. Enfin, jusqu'à ce que ma main enfle et ressemble à un pain au raisin... Massant ses phalanges endolories sans rien laisser paraître de sa douleur intérieure – le pire était encore à venir -, elle le jaugea d'un regard placide, celui d'un parent qui vient de réprouver un caprice par la manière forte.

C'est bon, t'es calmé ou je te fais l'autre joue pendant que j'y suis ?

De l'autre côté, doit plus y avoir grand chose à sauver...


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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Ven 25 Juil - 23:04

Pfeuh. J'm'encastre l'crâne sur un mur invisible, l'genre d'trucs qui casse pas. Pas avec ça, en tout cas. J'grimace, m'apprête à lui faire comprendre ma frustration, mais elle m'laisse l'temps d'rien. Putain d'garce, elle m'fait sacr'ment chier. C'tte connasse est rapide, et s'sert d'l'énergie pour frapper avec plus d'puissance, c'pas con comme idée. Testons son efficacité. L'roche r'couvre mon corps presque instinctiv'ment, comme si elle souhaitait m'protéger d'l'impact. Ouai, mais non. C'qu'il faut savoir avec l'meufs quand elles combattent, c'est qu'elles sont sans pitié. Aussi, l'moindre faiblesse est exploitée, surtout face à un mec. Histoire d'nous rapp'ler qu'ces pétasses peuvent casser les burnes d'n'importe l'quel d'entre nous.

Sans déconner, c'vicieux un coup pareil. Tout en puissance, direct dans les couilles. Et avec une force d'frappe qui plierait en deux un camion. Ici, c'destiné à broyé c'qui fait ma plus grande fierté. Mon armure amortira l'choc, m'corps subira l'reste. L'explosion à l'impact est inattendue, surpr'nant'. Et à c'niveau, c'même plus douloureux, c'bien plus qu'ça. A côté, j'crois bien qu'l'boule d'feu du boss, c'd'la pisse d'chat. Bordel de. Pas un mot, pas un bruit, juste m'tronche qui s'décompose d'vant blondie. Un g'nou à terre, l's'cond suit dans la foulée. Une cascade d'larmes monte aux yeux, coulent sans qu'j'puisse l'retenir, ajoutant à l'humiliation. Affreux.

Finissons en beauté, explosons l'compteur et poussons l'humiliation au max' pour un dernier geste qu'plait tant aux gonzesses, l'claque. Espèce de pouffiasse mal baisée, j'aurai ta peau crevure de merde ! Pas maint'nant, d'abord, j'encaisse. Parce qu'on parle pas d'la p'tite tape de tafiole du bout d'doigts hein. Non, elle y ajoute sa merde qui semble être son pouvoir. Des trucs qui s'couent à l'intérieur d'corps comme si j'y avais balancé un trembl'ment dont j'en ai l'secret. L'séismes, elle doit pouvoir en faire aussi. J'peux toujours pas hurler, juste continue d'me décomposer, cracher l'sang comme si j'buvais la tasse et sentir mes os s'fracturer par endroits. Ah, j'peux tomber aussi.

A plat ventre, comme une merde, c'que j'ai clair'ment l'impression d'être en c'moment. C'tte blondie, elle en tient une sacrée paire putain, j'me suis frotté à plus balaise qu'moi, encore une fois. Bordel de. B'soin d'un temps mort, que'ques s'condes pour respirer, même si ça fait qu'aggraver mon problème. Difficil'ment, j'me retourne sur l'dos, histoire d'avoir à l’œil la gamine. 'Tain, aussi solide à son âge, ça d'vrait pas être permis. Et forc'ment, 'faut qu'ça tombe sur moi quoi. J'claque un sourire. Ok, j'ai l'bouche pleine d'sang et du mal à prendre d'l'air, mais j'suis pas crevé et c'tte p'tite expérience m'a fait d'bien, mine d'rien. J'dois être comme c'types qui aiment l'fouet et les combi' noires en latex. Sans tout c'que j'viens d'citer...

J'prends juste plaisir à souffrir quoi. 'Fin, v'là.

Eh, blondie... c'comment.. qu'tu m'as dit qu'tu t'appelais d'jà... ?

J'peux pas lui casser l'dents, mais j'peux toujours tenter d'sortir d'ici en vie. J'la pense pas d'genre à crever un type pour un simple vol, mais eh, à la base j'la prenais pour une p'tite vierge, puant l’innocence...

J'ai l'air... d'vouloir une autr...e d'tes merdes, hm ?

Sans déconner, elle m'plaît bien c'tte p'tite, c'con d's'être rencontré comme ça. Oh bordel de. Maint'nant qu'j'y pense, j'vais pas être foutu d'ramener son cadeau à la torche. Putain d'gonzesses... Si y'avait pas eu l'autre chieuse d'Real, j'aurai pas été forcé d'venir m'faire briser en deux ici, par blondie folle furieuse.

Dis, t'as une idée d'comment annoncer à un type d'genre timbré qu'il aura pas c'qu'il voulait, final'ment ?

C'est vraiment la merde aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Payer les pots cassés Ϟ PV Ganryū   Mer 3 Sep - 14:27

Melody n'était pas fière de ce qu'elle avait fait, mais elle l'avait fait. Au moins avait-elle ainsi la certitude d'avoir refroidi ses ardeurs aussi sûrement qu'en y jetant un seau d'eau glacée. En moins douloureux. Encore que ça dépend si on balance le seau avec. Encore peu habituée à se battre, elle se découvrait progressivement des instincts et des réflexes à la pelle, salvateurs pour certains, pour d'autres qui ne lui plaisaient guère. Elle se rassura en se disant que cela ne serait pas arrivé si les manières du bonhomme ne l'avaient pas à ce point irritée, sans réussir à totalement s'en persuader.

La jeune britannique estimait pourtant détenir un seuil de tolérance au-dessus de la moyenne, ni pudibonde ni susceptible – juré ! –, mais il fallait croire que même ses bornes pourtant élevées pouvaient être dépassées. C'était un mal pour un bien : se l'étant vu enseigner à ses dépens, il était peu probable que le brigand récidive. Pas avec elle du moins, et elle ne lui en demandait pas plus – pour le moment. Car elle comptait bien le tenir à l'oeil, et faire en sorte si ce n'était pas déjà fait que le simple fait de la voir dans les parages suffise à lui remettre brutalement en mémoires les bonnes manières.

En quoi est-ce que cela la regardait ? Pas grand chose, à dire vrai, hormis en étant la dernière victime en date – jusqu'à ce que les rôles s'inversent et que le chasseur devienne le chassé. Si c'était bien dans l'indignation que sa réaction prenait ses racines, c'était moins aux demoiselles à en avoir fait l'objet qu'elle s'en référait qu'au comportement du malandrin. Qu'elle voulût que nulle ne soit traitée de la sorte était une chose ; veiller à ce que nul ne s'en avise plus en était une autre. Trop nombreux étaient ceux qui, comme lui, ternissaient l'image des leurs, prochain maillon dans la chaîne de l'évolution.

Trop nombreux étaient ceux qui, comme lui, ne voyaient dans ce pouvoir que la clé d'une porte de sortie. Une porte ouvrant sur l'anarchie. Elle ne voulait pas y être associée. Qu'espérait-elle en lui tapant sur les doigts ? Elle-même n'en savait trop rien, en vérité. Peut-être essayait-elle de (se) prouver qu'on pouvait les changer. Pourquoi lui plutôt qu'un autre ? Ça ne tenait qu'au fait qu'il ait croisé sa route en premier. Pas de chance mon gros, t'aurais mieux fait de rester couché. Façon de parler, à voir la manière dont elle l'avait étalé. Même si les desseins qu'elle nourrissait à son endroit seraient sans doute loin de lui plaire, c'était la seule chose qu'il ait à craindre de sa part : la rockstar n'était pas rancunière.

Melody, répondit-elle en souriant, savourant d'avance le programme qu'elle lui réservait. Et je tâcherais de m'en souvenir si j'étais toi, t'es pas près d'être débarrassé de moi après ça. Est-ce clair, soldat ?

La pointe d'humour qu'elle y avait insufflée ne revenait pas sur toutes les promesses dont était porteuse cette appellation. Sa guitare retrouva le chemin de sa demeure, aussitôt verrouillée avec soin. Désormais doux comme un agneau, qu'il rende les armes n'était point une surprise, mais Melody se surprit à en éprouver du soulagement. Elle en avait assez fait pour le moment. Un rien désolée que tout ait à ce point dû dégénérer, elle jaugea le corps inanimé du vendeur du coin de l'oeil, sans savoir quoi faire à son sujet. C'était le problème de Ganryû, non le sien, mais comment ne pas être réticente à le laisser à ses bons soins ? Toute songeuse qu'elle soit, le rire léger - sincère et non moqueur - dont elle se fendit à sa question prouva qu'il avait encore son attention.

Je crois que tu viens d'en avoir la démonstration.

Citation :
Fin du RP, amen !

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