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 Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !

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MessageSujet: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Jeu 13 Mar - 2:30

Averse d’Intérieur . ❖


- Samedi, tout le monde dans les rues, fin de la semaine, pas de travail, shopping ! Asano-san avait tout préparé : la première vraie sortie d’Elisa en ville, une petite tournée de plaisir afin de découvrir le pays avant de retourner à ses études. Bien sur, l’hôte quadragénaire n’avait aucune idée du réel état des lieux qu’avait déjà eu le temps de faire la fillette –ne l’appelez surtout pas ainsi- depuis son arrivée. Une semaine ? Peuh, largement de quoi découvrir une petite ville entière en surface, avec l’aide adéquate. Autant dire que ca n’était pas ce qui lui manquait… Mais Elisa n’allait pas faire la rabat joie, et c’est un grand sourire au lèvres qu’elle acceptait cette « offre ». Pour l’occasion, elle avait même sorti de son –nouveau- placard la plus adorable des robes, d’une douce couleur chamois, de jolis collants d’un gris pâle et bleuté et tout le tralala qui allait avec, toque de poil noir et parure annexes au rendez vous, bien sur. En somme, elle s’était mise sur son 31 pour l’occasion, toute ravie qu’elle était de découvrir les étroites rues commerçantes japonaises « en chair et en os ». Et non par d’autres subterfuges dont elle avait le secret… Après tout, il était plus intéressant de découvrir les choses de l’intérieur, d’autant plus en bonne compagnie. Et la demoiselle appréciait ce type d’ambiances : le monde, la foule, la vie qui grouille. Petits passages entièrement piétons jonché de bric à bracs, de boutiques, de vendeurs de poissons … ? À nous deux !
Oui à deux, parce qu’elle avait beau beaucoup apprécier Mme Asano, il lui semblait toujours plus rigolos de semer compagnie au « responsable » pour faire route seule, et forces bêtises. Enfin façon de parler bien sur, et cette fois ci elle n’avait rien fait !

Elle aurait pu se passer de la douche improvisée. Son poing heurta le sol avec violence. Qu’est ce qu’il venait de se passer ? Elisa vociféra un juron, alors qu’elle constatait avec rage qu’elle était trempée, fesses par terre, et que par-dessus le marché « ca malodhore le poisson en décomposition !! ». La encore, son japonais ne lui permettait de ne s’exprimer que joliment lorsqu’elle voulait dire « puer très fort », ou quelque autre chose du même acabit. En tout cas, c’était bien la peine de la faire la coquette pour que l’océan pacifique lui fasse l’honneur de tomber sur la tête. Tirant légèrement la langue, elle faisait la grimace et s’essuyait les yeux avec un fichu qu’on venait de lui tendre alors qu’elle sentait son corps assaillit par une petite sensation de picotement qu’elle reconnaissait comme le propre de l’eau salée.

    J’exige des explications !
Une phrase parfaite ! Si sa tutrice avait été là, elle aurait été fière de constater qu’Elisa était déjà capable d’aussi jolies tournures en japonais si peu de temps après son arrivée. Mais bon en l’occurrence, l’élégance de la tournure ne suffisait pas à sauver son honneur. La jeune fille commençait à peine à entrouvrir ses paupières –enfin sèches- pour retirer sa toque de sa tête et l’essorer du mieux qu’elle pouvait. Elle n’aimait pas retirer Anna, mais elle aimait encore moins la voir dans cet état !
Une fois sèche à son tour, la fourrure regagna la tête de la petite demoiselle fissa, alors qu’elle sondait enfin les alentours de ses grandes prunelles claires à la recherche d’un fautif. Ou une bien sur, et qu’on ne lui dise pas que le ciel lui était simplement tombé sur la tête, parce qu’un soleil éclatant filtrait à travers le toit de verre polis de la galerie !

Totalement libre à mes risques et périls !! Je rappelle juste qu'Elisa n'a pas encore d FT valide pour l'heure ! Et oui, sujet à trois au pif, et toc !
Post court mais je pense que la situation devrait suffir à donner de la matière ?

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Jeu 17 Avr - 18:00

Puisque j'te dis, s'pèce d'gland, qu'c'est la mienne, d'pastèque, t'vas pas m'faire chier longtemps, HEIN ?!

J'lui colle un r'gard mauvais, celle d'type complèt'ment torché la veille, d'bout d'puis quelque heures à peine et qui faut pas emmerder. Genre d'tronche que j'tire en permanence, ouai. Et qui, souvent, j'dis bien souvent, suffit à faire lâcher prise aux pauv' cons. Sauf qu'là, l'champion que j'me cogne, l'est pas impressionné, que dalle ! Il m'casse l'cul. J'ai envie d'le déboîter sur place, maint'nant. J'grogne, écrase mon front sur l'sien, l'défie du r'gard. T'veux jouer les guignols ? T'as l'grand patron d'vant toi, bouffon.

Non mais r'garde un peu ta gueule avant d'la ram'ner s'rieux, t'as ramassé un bus plein face ou quoi ?!

Pour une sale tronche, clair qu'elle est dégueu'. Et elle s'arrange pas sur l'coup, en s'figeant dans la plus gerbante des expressions imaginables. Les deux couches d'sourcils qui s'froncent, ses narines qui s'élargissent, les yeux qui s'ferment et l'bouche qui forme un signe chelou que j'pas envie d'décrire. Bref, y'a clair'ment plus vilain qu'un Hollow, final'ment. J'aurais bien éclaté d'rire, si l'gars d'en face m'manquait pas clair'ment d'respect. Y'a pas qu'un type louche en ville, pas qu'un qui croit en avoir d'grosses et qui s'laisse pas cracher à la gueule. Y'en a pourtant très peu qui peuvent assumer leur comport'ment. Quelque chose m'dit qu'il est pas d'la dernière catégorie...

Écrase et tire-toi, connard. C'clair. Ou sinon, j'te brise les burnes et t'écrase la dentition, pigé ?
Weeeeeesssssh, cause meilleur bouffon ! J'suis le king moi ! Y'a pas plus burné à Karakura !
Woh... Ok. J'vois l'dégât que t'es. Tu m'fait chier.


Une série d'phalanges fendent les airs, pour s'écraser avec fracas sur l'pif d'l'abruti. Sans lui laisser l'temps d'tomber à terre, ma main l'agrippe par la tignasse et l'fait valdinguer loin d'ici. Problème, la réception. En plein sur c'qui ressemble à un étalage. Tout cède sous l'poids de l'affreux et s'répand aux alentours. Pas d'chance pour une gamine qui ramasse la totale. Encore moins d'chance, 'semblerait qu'c'soit du poiscaille. Imagine l'délire, la môme bien fringuée, toute belle et propre, et paf bouf moi l'truc qui empeste la mort à des kilomètres ! Forcément qu'j'explose d'rire. Pastèque en main, je m'approche d'elle. La zieute un instant. Voir c'qu'elle vaut, c'qu'elle est.

Rousse. Comme moi. Copine. Et la peau aussi blanche qu'la mienne, sans déconner. Rien qu'avec ça, on pourrait croire que c'ma sœur. Encore que, elle c'est encore plus exagéré qu'moi. Genre, elle est si pâle qu'on la croirait enfermée dans d'la glace en permanence. Et pas l'autre merde de Real, j'parle. D'la glace, d'la vraie. C'qui, durant dix secondes, m'laisse comme un con. L'temps d'me remettre. Qu'mes yeux tombent sur l'foutu chapeau qu'elle porte. D'tirer une grimace d'vant la laideur du machin. Et puis c'tte robe quoi, sérieux. C'est une putain d'invitation pour moi ça ! M'enfin, elle m'a l'air fragile la p'tite, j'vais peut-être pas agir comme avec Melody...

J'avais encore jamais croisé quelqu'un s'baladant avec un animal crevé sur l'tête ! Dur. Giah-ah-ah-ah-ah !

Mouai. C'pas vraiment mieux comme approche, m'enfin, j'peux pas faire mieux hein.

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Jeu 17 Avr - 20:40

Plusieurs semaines que s'est échappé le sujet de ses expériences. Non un accident, un moyen pour parvenir à ses fins. De ne point en faire un rat de laboratoire ? Bien. Sa parole, il la tiendrait. Du moins, jusqu'à ce qu'il trouve une autre solution pour catalyser cette chose. De la difficulté de ne rien triturer de sous son épiderme pour l'avancement de ses recherches. De la difficulté d'analyser son potentiel dans ce lieu confiné. De la difficulté de vérifier de son appartenance à un groupe particulier du fait de son peu propension à communiquer. Des entraves. Que des entraves. Pour se tripatouiller, pas d'autre solution que d'orchestrer cette fugue en brisant le lien entre ces deux parents. Des patrouilles partout dans la ville à sa recherche ? Simple artifice qui n'a d'utilité que de contenir l'impatience de Yoichi, en plus de tester la capacité de cette chose à réagir en situation de traque. Et l'expression de sa force intrinsèque contre quelques malheureux militaires, dans le cas où ils mettraient la main dessus. Mieux, qui sait si elle ne se rendrait pas auprès de personnes qui l'auraient jusque là entretenue. Oui, en somme, un vulgaire prétexte pour l'exercice de ses intérêts réels. Officieux, évidemment.

-Comment ça ? Elle n'est plus à portée ?

Coup de fil dans son bureau. Les vidéos de la filature jusqu'alors entreprise défilant sur son ordinateur. La première équipe de surveillance repérée par cette fille et froidement exécutée. Exploit salutaire que de débusquer pareils spécialistes dans tout ce qui avait trait à l'espionnage. Et cette relève, bien sûr non renseignée du devenir de leurs prédécesseurs, désormais mise à mal dans leur opération par un confinement du sujet cible dans une pièce, à l'intérieur d'une boutique. Soupir de ce temps perdu à la collecte d'images supplémentaires.

-Dans ce cas... Attendez simplement qu'elle sorte. Inutile de prendre des risques inconsidérés.

Ce passage répété inlassablement sur son lecteur de vidéos d'une espèce d’interaction avec quelque chose d'invisible... D'imperceptible à l'oeil humain... Qui n'en semble pas moins nette pour Muda... Ce moment qu'il ne s'explique pas l'obsède. Douces spéculations...

*

Parasites... Parasites qui la harcèlent... Ne peuvent-il pas la laisser respirer ? Poursuivie, traquée. Qu'elle se débarrasse de quelques-uns de ces nuisibles que cette impression d'être constamment observée ne la quitte pas. Acculée... Jours passés sans répit. De la nécessité d'être toujours aux aguets du moindre signe sortant de l'ordinaire. Journées et nuits harassantes. Qu'ils la laissent... La laissent... Murmure dans son esprit de déverser sa rage accumulée depuis sa liberté retrouvée pour ne rien laisser derrière elle. Seule. Tous morts. Seule... Au jour levé, le besoin vital de trouver un abri pour reposer son corps et son esprit.

Gratte le mur, arrache les briques, passe au travers. Sursaute à la vue d'une silhouette au travers de la baie vitrée, en train de déverrouiller l'entrée. S'enfermer dans un placard, dans une petite pièce périphérique, une sorte de bureau. Du calme. La jouissance d'un moment de quiétude. Rare. S'endort, la bestiole. Les heures filent. Finit par se manifester quelques spasmes. De petits coups contre le fond du meuble. Au dehors, un propriétaire interloqué. S'approche à tâtons, la main se levant doucettement vers la poignée, en apnée. Trouve-t-il le courage d'ouvrir placard que tressaille son contenant.

En panique, la créature, rampant dans tous les sens. Sors de la pièce. Des gens qui infestent les rayons. Passer par le plafond, puis sauter au travers de la baie vitrée pour finir dans la galerie marchande, au milieu d'une foule. Panique... Se traîner au sol... Un pilier. Grimper à son sommet. Haletante, une lumière artificielle l'éblouie et la fait tomber tête la première contre l'asphalte. Panique... Sans la moindre égratignure, ses iris de rubis balayent avec frénésie son environnement proche. Une masse d'information trop conséquente. Se défendre ? Cherche désespérément quelque chose de familier... pour la rassurer.

Subitement, cet espoir inespéré trouve son expression dans une sensation singulière... Une odeur... Semblable à la sienne. Une odeur qui émane de deux personnes enclavées dans la foule. Fend-elle celle-ci qu'elle en arrive désormais aux semelles du plus proche des deux. Renifler ses souliers, sa robe, sa trombine.

-Full... Fullbringer ?


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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Mar 29 Avr - 1:38

Averse d’Interieur . ❖

    HEY CA VA PAS, OH !
- Très expressif, vraiment. 10/10 en communication, tout les commerçants à la ronde avaient trèèès bien compris ce qu’Elisa avait voulu exprimer par ce… « cri de détresse ». La jeune fille c’était relevé d’un bon, et tapotait désormais sans vergogne un index accusateur sur le torse (ou plutôt le ventre) de celui qui avait OSÉ venir lui faire face. C’était lui le fautif, hein ? Bien sur que c’était lui. Mâchoire légèrement déformée, souffle un peu lourd, sourire narquois, muscles encore à vif, tenue un peu débraillé et Hmpf ! Rire insolent en prime. Magnifique palmarès, ah oui vraiment. Et qu’il n’essaie pas de s’innocenter : Elisa avait tout vu. Enfin, ses noiraudes, ce qui était du pareil au même : la toque sur sa tête le lui soufflait par la voix de l’esprit.
Et en plus IL SE MOQUE D’ANNA. Non pire, il l’insulte. Les sourcils d’Elisa s’arquèrent avec violence, férocité même. En une fraction de seconde, sa main entre en action, son geste est vif, précis, expert. Teigneux, toujours teigneux. On ne l’insulte pas inopinément, et on n’insulte pas sa magnifique parure sans l’insulter, elle. Avec une force sans commune mesure, Elisa lui pince le téton gauche.

    La Politesse voudrait que l’on s’excuse dans ce genre de situA



Pendant ce temps, un nouveau tumulte avait gagné l’étroite gallerie commerçante de la petite ville japonaise. Certains étalages de nourritures volaient sur le passage d’une foule perdant le contrôle de ses mouvements, secouée par l’apparition d’une étrange créature. Plus d’un homme robuste entreprit de protéger ses précieux produits de « la bête ». Mais elle n’y prêtait pas attention, ce n’était pas la nourriture qu’elle recherchait, sous ce toit de verre polis. Que cherchait-elle ? Comme si j’pouvais le savoir. Toujours est il qu’Elisa du s’interrompre une fois de plus, voyant une espèce animale non identifiée –EANI- s’approcher d’elle à grande vitesse. Sa pince meurtrière relâcha sa victime alors qu’elle faisait un pas précipité en arrière. Nez à Nez. Avec un truc.

La petite demoiselle fut incapable de réagir tout de suite, trop déstabilisée par ce nouvel élément perturbateur. Il lui fallut même quelques micro secondes –teh !- pour assimiler la chose à un individu –a peu près- de l’espèce humaine et –à peu près- de sexe féminin ? L’Européenne papillonna des cils.


    Qu’est ce que t’es toi ?
Le regard de la roussette alla de l’étrange fille au simple un peu brut, du simple un peu brut à la fille pas fraiche. L’odeur de poisson lui serait certainement allé beaucoup mieux qu’à elle, tient. Fermement, elle flanqua l’une de ses mains sur sa toque, l’autre sur son sac fermé. Pas nets, cette paire là. Mieux valait protéger un minimum ses objets précieux, au cas ou...
    En fait c’est un coup monté, c’est ca.
Sa question demeura en suspends, elle plissait les yeux très fort, déjà presque convaincue de ce qu’elle disait. La conclusion était un peu hâtive, mais tout cela ne lui inspirait pas confiance. Ca la titillait dans la poitrine et dans les moustaches. Anna sur sa tête semblait étrangement agitée aussi, et la demoiselle se tenait prête pour toutes les éventualités : elle n’était pas de ce ceux qui se font avoir. Et son intuition féminine, ou son sixième sens, ou un autre sens chelou lui murmurait que tout ca sentait l’embrouille.

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Dim 4 Mai - 20:57

J'vais bien ma jolie, j'te remercie, lui par contre, j'en dirais pas autant... Giah-ah-ah-ah !

Y'a l'doigt d'la gamine qui s'écrase à répétitions sur mon torse, c'qu'elles aiment ça, à tout âge, caresser de beaux mâles bien musclés ! J'vais pas lui dire non, mes critères d'sélection s'basent pas sur l'âge, c't'un truc de faibles ça. L'challenge, il passe par là aussi. L'autre abruti d'blondinet s'relève, groggy, gueule en sang, 'doit pas comprendre c'qu'il lui est arrivé. D'une main, j'le prend par le haut du crâne et l'soulève, l'ramenant vers nous. J'sens que j'vais en avoir b'soin pour expliquer à la p'tite que c'pas moi l'fautif. Son cri m'a bien fait comprendre qu'elle apprécie pas d'être trempée. Tout comme l'attitude qu'elle a en c'moment. M'enfin, j'laisse faire, c'pas comme si elle allait avoir en tête de m'arracher un téton...

WOUAAAAAAAAAIIIIIE ! AIE AIE AIE AIE ! BORDEL DE !

Oh la salope, elle l'a fait. Politesse, qu'elle m'dit. Douleur, que j'pense. Sexuelle, que j'rajoute. Douleur sexuelle. Héhé, la coquine, c'tait pas un coup méchant, c'est juste son kiff. C'qu'elle aime la jeune, c'quand son partenaire hurle, qu'elle s'sent avoir l'dessus sur lui. Sacrée gonzesse. Gaffe à pas trop en faire, quand même, j'pourrais mal le prendre. N'empêche qu'un téton, quand ça prend un coup, crois-moi que tu dégustes et pas qu'un peu. Sur l'coup, j'me suis agité dans tous les sens, une main sur la zone touchée, dents serrés. Dans l'autre main, l'débile, l'caïd de Kurakura. Qui a l'air encore plus mal qu'avant maint'nant que mon emprise sur sa boîte crânienne s'est resserrée.

Mon r'gard s'pose final'ment sur c'qui a détourné l'attention d'la gosse. L'truc a foutu un beau bordel en déboulant ici, j'aime. Woh. Woh, woh woh. C'est humain, ça ? Bordel c'que c'est moche. Merde. Dur pour lui. Ou elle, va savoir.

M'regarde pas comme ça ! C'pas à moi ça, j'ai jamais aimé les clébards ! Ca pue et franch'ment, niveau compagnie, ça vaut pas une paire de fesses et deux gros seins ! Giah-ah-ah-ah-ah !

C'la n'fait rire qu'moi, sans grande surprise. La chose à terre s'agite toujours, va même jusqu'à parler. Un mot, c'déjà mieux qu'rien. Alors c'vraiment humain hein ? Y'a vraiment d'gens flippants. Hésitant, j'approche mon pied, la poussant d'la pointe des pieds. Voir sa réaction. Elle m'fixe, chier, on a les même yeux. J'recule d'un pas, grimaçant. Là, j'percute que j'ai encore l'caïd entre les doigts et qu'il voudrait bien r'trouver sa liberté. Sauf que j'ai une meilleur idée. Fullbringer que la chose elle disait. Fullbringer, c'est comme ça qu'on nous appelle. Les humains avec des pouvoirs. Et si c'machin a des pouvoirs, j'veux absolument savoir c'que c'est. Obligé.

Dis, euh... la chose ? J'peux t'appeler la chose hein ? Va pour la chose. Fullbringer hein ? Moi aussi. Toi et moi on est pareils, on a pas l'air d'se laver souvent, ni même d'savoir s'tenir en société comme ils disent, mieux encore, on est des tueurs. J'le vois dans ton r'gard, t'aimes ça tuer. Tiens ! Cadeau !

J'lui balance à ses pieds l'caïd, comme un chien à qui on offre un os. Un dernier mot à Blanche-Neige.

Toi, tu ferais mieux de fermer les yeux. Et de protéger tes fringues, y'a des risques d'éclaboussures ! Giah-ah-ah-ah-ah !

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Sam 10 Mai - 16:22

Pas prête de se lasser de cette odeur. Une odeur à la faire saliver. Et pourtant, non des proies comme il lui est commun de se délecter. Curieux paradoxe. Des congénères, de ce qu'elle avait appris de sa brève conversation avec Real. Congénères dotés d'une capacité particulière. Le souvenir que celui du premier fullbringer aillant croisé son chemin consistait en une élégante manipulation de la glace. Jolie capacité, au contraire de la sienne, qui n'a d'effet que de soulever le cœur de ses rares spectateurs. Est-elle une exception ? Curiosité ? Si seulement... Une simple familiarité de situation qui n'a de valeur que de la catalyser l'espace d'un instant ; tous ces regards portés en sa direction accentuant son malaise pour la rendre profondément instable. Et cette instabilité, le tas de muscles la chatouille du bout du pied.

Ses yeux exorbités se tournent vers l'aventureux. Ses yeux disent le rien qui la retenait de fondre sur ce cou robuste pour en arracher la pomme d'Adam d'un renfermement sec de mâchoire. Le voir reculer, réflexe qui l'a sans doute sauvé. Du moins, pour un temps. Car le voilà à jacasser. Cherche-t-il là à créer une espèce d'empathie en cataloguant de supposés points communs ? Aimer tuer ? Un sentiment positif tiré du meurtre en lui-même ? Question que ne s'était jamais posée la créature. Certes, une émotion s'en rapprochant au moment de se repaître de la chair de sa victime. Une émotion toutefois plus proche du soulagement d'avoir pu combler sa faim qu'autre chose.

Apprécier tuer ? Un acte naturel, intériorisé, banalisé. Non un loisir, pas plus qu'un plaisir. Apprécier tuer ? Tous à la fixer, à la dévisager... Alentours, que des visages, que des regards. Aucune échappatoire. Apprécier tuer ? De n'être plus capable de fouiller dans ses souvenirs. De n'être plus capable de réfléchir le futur. Éprouvée par l'instant présent, étouffant. Qu'ils la laissent. La laissent... à sa solitude... Noirceur de venelles silencieuses par lesquelles elle se sentait en sécurité. Tout le contraire de la situation présente. Boucan qu'elle perçoit comme assourdissant. Éclairage qu'elle perçoit comme aveuglante. Fermeture qu'elle perçoit comme asphyxiant. Crise d'agoraphobie. L'autre brute lui balance un type dessus. La goutte. Elle explose. Un hurlement manifeste de sa frayeur.

L'atmosphère lui-même s'imbibe de sa terreur mêlée à de la rage pour en apparaître insupportable aux âmes normales qui tombent toutes les unes après les autres. Galerie marchande grouillante de vie il y a de ça quelques instants. Désormais, plus le moindre bruit. La pression spirituelle elle-même tend à s'atténuer tandis que se reprend la Muda. Balayer du regard l'environnement lugubre dessinant le décor, avec cette surprise sincère de ne trouver que la désolation autour d'elle. Pour autant, apprécie-t-elle d'avoir tué ? Encore faudrait-il qu'elle en soit consciente. Malgré tout, un semblant d'apaisement, celui d'un calme retrouvé. Porter son attention sur les deux seuls protagonistes encore debout. Drôle de tête qu'ils ont là. Répondre par une expression tout aussi interrogée.

-Quoi ?



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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Jeu 26 Juin - 12:23

Averse d’Interieur . ❖

- Ce mot, Elisa ne le connaissait pas. Ayant déjà un japonais fragile, elle aurait été absolument incapable en l’état de deviner comment ce terme étrange était censé s’écrire, ou même à quelle langue il appartenait. Elle les regardait les sourcils hauts, cachant sa confusion sous un voile d’autorité. Les éclairs que lançaient ses yeux ne permettaient aucune réponse vague. Mais déjà faudrait-il en recevoir, des réponses… Elisa m’était toute cette incompréhension sur le compte de son japonais encore insuffisant, complètement larguée. Elle comprit par contre plusieurs fois le verbe tuer, mais les sourcils froncés, peu sure d’elle, elle préférait s’affirmer en elle-même qu’elle avait du mal comprendre.
Ce qu’elle comprenait par contre, c’était que « la chose » -ca collait pas mal, la chose- avait l’air complètement paniquée, et ce à un point inquiétant. Elisa s’apprêtait à houspiller le grand type roux, tendant la main vers la frêle bête, lorsque les choses –au sens général, oui évidemment, non yen a pas plusieurs tout à coup, encore heureux. Et encore…- dégénérèrent. –Je sais pas vraiment si c’est mieux.


Elisa faillit tomber en arrière, tandis qu’une sensation effroyable s’emparait d’elle à bras le corps. Fidèle à ses habitudes, elle bouchait ses oreilles par réflexe tout en maintenant sa toque, se cramponnant sur ses appuis tant bien que mal. Autour d’elle, les gens s’effondrèrent. Et sur sa tête, Anna comme un animal acculé par le danger déploya une décharge dissuasive d’énergie. Elisa posa à nouveau les yeux sur la créature recroquevillée auprès d’elle, qui n’était autre que l’origine de cette manifestation lugubre. Elle avait bien vu, qu’elle ne se sentait pas bien. MAIS QUAND MÊME !
La pression se relâcha soudain, et la jeune fille bascula en avant sous le choc. Sa main tendue vint à la rencontre de l’épaule au teint cadavérique, et elle demeura quelques instants appuyée, blême et interloquée par ce qui venait de se produire. Cette ville était bizarre, ca elle l’avait bien remarqué. Mais en rien elle ne s’était attendue à ce genre d’évènement, et de ce fait elle n’avait aucune idée de comment réagir au mieux. Autant réagir comme à son habitude. Malgré sa triste mine, la petite slave releva la tête avec lenteur pour regarder la chose dans les yeux, un sourire se voulant rassurant aux lèvres.

    Hey calme toi, tout va bien.
Il y a des gens qu’on ne change pas. Et les bêtes bizarres, Elisa les connaissait bien ; elle les appréciait, même. Et pourtant c’est vrai, ce qui venait de se produire lui faisait très peur. Mais ca n’étant pas en affichant cette frayeur qu’elle arrangerait les choses, non ? Sa main se déplaça en quelques caresses bienveillantes, aussi bien dans le but d’affirmer la visée de ses paroles que pour dissimuler les tremblements qui la parcourait.

    Tout va bien.


Un son, doux et discret, était en train de prendre le pas sur le silence qui s’était installé quelques instants au par avant. Le bruit produit par la foule l’avait totalement étouffé : désormais, le son apaisant d’une pluie légère sur le toit de la halle faisait son chemin jusqu’à eux. Ces gens étaient ils morts … ? Elle préférait ne pas le savoir, ne pas y penser. Au lieu de cela la demoiselle tourna la tête vers la montagne rousse pour le fusiller d’un regard lourd d’accusation. Elle avait beau ne rien comprendre à tout ce bordel, elle était au moins consciente qu’il était le premier responsable de cette « bavure ».
    Toi...
Il avait tout intérêt à préparer à bien préparer sa défense. Déjà l’eau du poissonnier, puis ca ! Ses habits étaient trempés, et maintenant la halle était remplie d’inconscients – C’est du joli. Elle se redressa légèrement pour retrouver un peu de sa prestance. Aux alentours, rien ne bougeait. Jusqu’où … ? Intérieurement, la Volstoi croisait les doigts en espérant que la portée de cette onde effrayante avait été réduite, sans trop y croire.
    Tu as intérêt à nous offrir les chocolats.
Ouai, un chocolat n’était peut être pas une mauvaise idée. Elle en avait bien envie là, bien chaud, avec de la crème. Pas le moment ? Il lui semblait tout choisit au contraire, rien ne requinque mieux qu’un chocolat, à sa connaissance. Son regard revint bienveillant sur l’être –la … fille ?- à ses cotés, l’air de demander si ca lui convenait.
Et si ces gens étaient vraiment morts… Et qu’ils se tenaient là tout les trois à l’arrivée des autorités, ils avaient toutes les chances du monde pour finir en garde à vue. La perspective était loin d’être enchanteresse, et Elisa ne voyait pas quoi faire de toute manière ; se retirer semblait encore la meilleure solution. Et s’ils tenaient à rester là, ca serait sans elle.
Bleubleubleub On s'y remet ...!
Désolée pour le temps et la qualité, avec l'Event et tout... :'D Mais cette fois c'est la bonne, jsuis la pour tout juillet !

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Sam 5 Juil - 22:17

Non mais tu t'fous d'moi ?!

Quoi, qu'elle d'mande c'tte poufiasse ! Genre, il vous arrive quoi l'gars, z'allez pas bien ? Un coup d'chaud ? D'vertiges ? Pourquoi t'serres l'dents Ganryû, y'a un truc qui va pas ? Bah ouai pétasse, t'as pas l'impression d'péter l'plombs et que ça nous r'tombe sur la tronche ? 'Tain de psychopathe d'mes couilles, j't'en ferai bouffer d'quoi ! Mon poing dans ta gueule il va t'faire passer l'envie d'te foutre d'moi ! J'm'entoure d'mon propre reiatsu, insuffisant pour écraser c'lui d'l'autre timbrée. L'impression qu'sa merde m'brûle entièr'ment, l'sensation qu'j'vais d'venir un pauvre tas d'cendres merdiques. Heureus'ment qu'ça passe, qu'l'tout s'arrête et qu'l'autre reprend son calme.

Bah putain, si j'savais qu'la chair t'faisais cet effet... 'Faut pas t'mettre dans tous tes états pour si peu hein !
J'tente d'la rassurer, un peu. J'm'y prends mal j'sais. L'autre l'fait mieux d'toute. Avec des caresses, partout sur l'tronche d'la folle. 'Faut en avoir d'courage pour oser toucher un truc pareil. J'mire la scène, silencieux, un poil étonné. D'ordinaire, l'ptites filles, elles ont pas peur des monstres ? Elle est pas comme les autres, elle n'ont plus. Deux Fullbringueuse pour le prix d'une, dans la même journée et sans rien d'mander, si c'pas une putain d'chance. D'fois, j'me dis qu'la chance est d'mon côté, qu'elle m'prend dans ses bras, j'cale ma tête sur sa poitrine, qu'elle m'embrasse et me réconforte. Souvent, comme aujourd'hui encore, ça dure que trente secondes. Trente putain d'secondes avant la claque.

Quoi moi ?!

J'aime pas c'ton accusateur. J'kiff encore moins l'regard. C'tte chieuse m'croit responsable d'la mort d'ces glandus ? Vrai qu'j'ai participé, seul'ment c'tait pour m'défendre du vrai problème dans l'histoire, la chose. La voilà, l'coupable. C'est son reiatsu à elle, qui a foutu au silence c'gens. Moi, j'y ai juste foutu une s'conde couche. D'ailleurs, t'peux la ramener oui, t'es pas innocente non plus ! J'l'ai r'ssenti, c'tte troisième énergie, j'suis pas con. J'tire l'tronche, ouvre l'bouche pour m'exprimer, m'fait d'vancer et final'ment, ferme ma gueule d'vant l'idée proposée. Sans déconner, hein ? T'en as rien à foutre d'gens en fait, t'cherches juste à profiter d'la situation pour t'remplir l'bide et prendre mon fric.

Hm. Mouai. Pas l'peine d'te trouver une excuse hein, ça prend pas avec moi. Maint'nant, j'suis pas contre boire une bière ouai'p. J'connais un coin sympa où on s'ra peinard et loin des flics, suivez-moi.

J'les aurai bien prise sur mes épaules pour aller plus vite, mais pas certain qu'elles le veuillent. Elles vont d'voir s'démerder pour m'suivre, car j'pas l'intention d'traîner. Un des avantages à être c'qu'on est, c'la vitesse pour fuir les autorités humaines. On fonce, d'un trait d'lumière, avalant des dizaines d'mètres en quelqu's'condes. Traverse d'ruelles comme d'boulets d'canons, les quelques clampins qui assistent à la scène croient à un rêve ou une hallucination. C'est d'c'tte façon qu'ils expliquent tous c'qu'ils comprennent pas, trop peureux pour affronter la réalité. Bande de faiblards d'merde. Final'ment, après s'être éloigné d'centre d'la ville, vers un coin moins fréquentable, j'm'arrête.

L'coin a toujours autant d'gueule, héhé.

J'lève l'yeux vers l'inscription lumineuse, éclairage qu'on distingue mal à c'tte heure d'la journée. Beer and Beard, qu'c'est marqué. Un truc qui r'nifle l'homme, l'vrai. J'tourne l'poignée, pousse l'porte et entre. L'intérieur r'ssemble à un bar ordinaire, avec des gens ordinaires et une ambiance ordinaire. J'continue d'avancer. Un type derrière l'bar, cheveux gris et barbe broussailleuse m'salut. J'lui répond d'un signe d'tête, habitué qu'j'suis à croiser Earl. Pour autant, j'vais pas l'voir pour commander. J'continue mon ch'min jusqu'au fond d'la salle, une espèce d'motard faisant barrage d'vant une porte. Il m'r'connaît direct, m'demande confirmation pour les deux jeunots qui m'suivent.

T'en fais pas Jax, elles sont ok.

Et si elles l'sont, alors y'a pas d'raison d'nous r'fuser l'accès. Il s'pousse et on continue notre route. Couloir sombre, escalier grinçant, musique qui résonne en fond sonore, guidant nos pas. Y'a comme des voix qui s'élèvent au fur et à mesure qu'on descend les marches et se rapprochent du but. Des rires, des hurl'ments, tint'ments d'verre, y'a l'air d'avoir d'l'ambiance, clair'ment. Ultime couloir, plus éclairé. Au bout, une dernière porte, un dernier motard. Clay fait pas plus d'résistance qu'Jax. Et la porte du paradis nous est ouverte... Tout autre décors, toute autre ambiance, tout autre fréquentation. Un r'gard aux deux gamines, histoire d'les rassurer, d'leur faire comprendre qu'elles sont en sécurité ici.

Bon ok, l'coup d'la salle d'beuverie cachée, c'est cliché. Mais franch'ment, avoué qu'un putain d'bar en souterrain et uniqu'ment fréquenté par des Fullbringueurs, c'est énorme ! Giah-ah-ah-ah-ah !

Car il s'agissait bien d'ça, au final. Un lieu où seuls les types comme nous sommes acceptés. Les proprios ? Des amis à moi. Une bande d'motards, les Anarchy. On s'approche d'comptoir où j'fais d'la place pour mes deux invités. Ca plait pas forc'ment, mais ils savent sur quoi ils tombent s'ils cherchent à s'battre, alors préfèrent s'écraser. Moe, la serveuse vient direct nous voir, histoire d'nous servir. Elle en profite pour glisser un p'tit avertiss'ment au milieu, du genre d'pas faire l'con c'tte fois. Qu'se battre c'bien, mais 'faut éviter d'tuer les clients au risque d'les foutre sur l'paille.

T'sais bien qu'j'suis pas l'genre à foutre la merde, Moe ! C'juste qu'j'les attire ! Giah-ah-ah-ah-ah ! Allez, une bière et deux ch'colats pour les p'tites ! D'solé d'te demander ça ! Giah-ah-ah-ah !

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Sam 12 Juil - 1:57

Silence pesant, pour ne plus laisser entendre que la pluie claquant sur les toitures de la galerie. Une tension environnante, pour incommoder considérablement la Muda. N'y rien comprendre. Tant de vie, pour ne plus rien voir ni sentir bouger autour d'elle, si ce n'était les deux semblables tout autant éberlués. Y comprenaient-ils quelque chose, eux ? La plus frêle, un regard particulier vers elle. Une expression aux airs de grimace. Et cette manière de s'exprimer... Douce à l'oreille. Similaire à des murmures. Et ces... caresses ? Sensation non désagréable sur sa trombine interrogée. Que tout aille pour le mieux ? Parce qu'il y avait une raison de s'inquiéter ? Fixer incrédule sa vis-à-vis, pour sentir comme une aura hostile. Non dressée à son encontre, mais vers l'autre masse de muscles. Changer de mine à sa vue. Une créature à l'allure menaçante, qui l'avait agressé d'un corps, sans prévenir. Une technique de chasse ? S'en méfier, jusqu'à ce qu'un mot vienne l'amadouer.

-Choco...lat...

Parler dans sa bouche, inaudible. Rappelée à son ignorance. Quelque chose qui titillait sa curiosité. Quelque chose qui s'offrait. De la nourriture ? Quel genre ? Du genre qu'il était commun de trouver dans une carcasse ? Dans les poubelles ? Quelque chose de bon ? Qui calait bien ? Discrets gargouillis. N'avoir rien mangé depuis la veille. Non affamée, mais pas moins mise l'eau à la bouche. Filet de bave sur le coin de la bouche. Ne se sentir gênée malgré que se tourne vers elle une présence qui tendait à s’interpréter comme bénéfique dans ses perceptions. Présence rassurante, d'autant plus à proximité de l'autre bazar au verbe chaotique. Au fond, pouvait-elle sciemment lui faire ce reproche ? Lui aussi, empruntait des mots qui ne manquaient pas de l'interpeller.

-Bière ?

Croire à peine qu'il existe tant de produits différents. Bien différents de ce qui lui était commun de côtoyer. Dépouille de poivrot. Amas de détritus. Eau de la rivière. Quand le sang de la victime ne suffisait pas à la déshydrater. Un coin ? Des choses qu'il n'avait donc pas sur lui. De devoir le suivre ? Une idée qui n'était pas pour la rassurer. De laisser l'envie de découvrir de nouvelles saveurs la rattraper. Esclave de ses pulsions, de sa faim. Et pourtant, une masse de steaks potentiels gisant au sol. Néanmoins, rien qu'elle ne connaisse déjà.

L'autre femme qui se décida à lui emboîter le pas. N'avoir plus le temps d'hésiter. La suivre comme son ombre, dos voûté, hésitant toutefois à la toucher. L'effleurant à peine. Le guide de tête à disparaître devant eux. De devoir forcer le pas. Se happer jusqu'à un autre endroit éloigné à une vitesse surhumaine. Chose qu'elle apprit à faire instinctivement. Simple déplacement, tout ce qu'il y avait de plus banal. S'étonner au départ d'être la seule capable d'une telle vitesse, pour mettre cette faiblesse sur le compte de la différence primordiale la différenciant du reste des humains. Une prédatrice, des proies. Les forces et faiblesses en découlant, justifiant leur catégorie respective. Eux aussi, devant, des prédateurs ? Chassaient-ils le même gibier ? Devait-elle leur demander ? D'avoir surtout en tête de répondre à la curiosité attisée quelques minutes plus tôt.

Enfin arriver à destination. Un bâtiment en face. Plutôt insalubre. Pas l'insalubrité mineure en soi qui la rendait méfiante, mais plutôt la populace grouillant dedans. La même odeur que ceux qu'elle avait pris l'habitude de dévorer, au sortir de leurs beuveries. Cet homme, vivre au milieu de ces herbivores ? Son garde-manger ? Aucune crainte à y inventer deux autres carnivores ? À moins que ce chocolat ne soit bien ce la confirmation de ses premières estimations. Détail la turlupinant. Non de la peur dans leurs yeux à la vue du grand roux. Indice qu'elle se fourvoyait ? N'être capable d'imaginer d'autre intérêt de rester en compagnie de repas potentiels. Jouer avec sa nourriture ? D'accentuer sa faim, à force de penser.

Se sentir de moins en moins rassurée au fur et à mesure qu'ils progressent. Descendre toujours plus loin dans les profondeurs de sa bâtisse. Quelle surprise leur réservait-il ? Sur ses gardes. Ne baisser au moindre instant sa garde. Toujours prête à lui arracher la jugulaire, au besoin. Ou de simplement fuir, s'il s'avérait surpasser sa force. Fait de plus en plus fréquent, l'ayant valu une bonne éternité dans les songes. N'être depuis capable de vraiment se détendre, un comportement frisant la paranoïa. Qu'il se tourne vers elles, arrivés au bout, la Muda n'était pas pour saisir le sens de son regard. Malgré tout, de sentir comme une bonne intention. Contraste avec l'environnement qui avait tout pour la mettre mal à l'aise. D'autant que chacun des protagonistes dégageaient, au contraire des herbivores du haut, une aura familière, identique à la sienne, d'une force fluctuante suivant l'individu. Eux aussi, des fullbringers ? Autant ? N'en croire ses yeux. Bouche bée.

Drôle d'émotion. Ineffable. D'être amenés à se mettre autour d'une table. Regarder faire celle qu'elle suivait depuis lors. Qu'elle s'asseye ? Elle la mimait, le plus fidèlement possible. Son repère, en cette terre inconnue. Présence indispensable, sans quoi, les innombrables regards portés en leur direction ne manquerait de la rendre folle, distillant la fuite, dans le meilleur des scénarios. Une femme s'approchant. Que faisait-elle ? Écouter incrédule les deux parler ensembles. Intérêt accru à l'entente de quelques mots clés. Les deux mots pour lesquels la Muda avait daigné suivre cette créature, difficilement classable dans la catégorie humaine, le rapprochant d'elle, en quelque sorte.

Balayer la salle du regard, guetter les échappatoires, jauger les puissances en présence. Autant d'analyses qui devaient atténuer ses craintes, pour, peut-être, la mener à apprécier l'instant présent.

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Dim 24 Aoû - 15:11

Averse d’Interieur . ❖

- Des excuses ? Quelles excuses ? Et de la bière non merci ! Elle avait dit chocolat, ca serait chocolat et rien d’autre. Il les leur devait largement, et elle n’en démentirait par sur ce point. Mais même s’il rouspétait, il avait l’air d’accord avec elle, puis ce qu’en somme, il se montrait conciliant. Un sourire satisfait s’installa sur les lèvres de la petiote, vite perdu.
Filer à la vitesse de l’éclair… elle s’en était montrée capable à quelques rares occasions au cour de sa vie, en cas de forte nécessité et presque instinctivement. Mais elle n’avait jamais cru voir un jour quelqu’un en faire de même devant elle, et encore moins précédé d’un tout naturel « suis moi ». Interloquée, la Volstoi demeura immobile quelque instants… avant de glisser un regard vers la « femme » à ses cotés. Qui n’avait pas l’air surprise le moins du monde.
En même temps, quand on est « ca »… Sans doute n’étais on pas surprit de grand-chose ? Elle c’était calmée, en tout cas. Et se tenait non loin d’elle. Envahie par une vague de chaleur, Elisa y voyait un être d’une certaine façon semblable à ceux d’Anna, et s’en sentait responsable.

Non loin, des bruits de pas précipités s’élevèrent. Faisant brutalement volte face, Elisa sentit qu’il ne valait mieux pas rester ici – son regard ignorait les corps au sol sciemment, mais elle n’en oubliait pas moins leur présence. Tout cela sentait le roussis. Mieux valait suivre le rouquin. Obéissant aux conseils de la toque sur sa tête et tendant la main vers l’être à ses pieds, Elisa fila.

Mais le lieu n’avait pas grand-chose du charmant salon de thé-gateaux qu’Elisa avait pu espérer. Avait ce quoi que ce soit de surprenant ? Pas grand-chose, sans doute. Elle fut néanmoins satisfaite de l’aspect de l’intérieur, identifiant les lieux comme un bar un peu moins malfamé que ce que l’extérieur avait laissé présager. Mais ca, c’était avant que l’autre continue son chemin jusqu’au fond. Cachant son inquiétude et lui emboitant le pas l’air tranquille, elle observait les lieux, accordant de temps à autre un regard vers la créature qui sur ses pas avait l’air un peu affolée. A nouveau, elle lui effleura l’épaule l’air rassurant, ne sachant pas trop quoi faire d’autre. Il fallait bien lui concéder que les lieux n’avaient rien de rassurant… Et puis si quoi que ce soit devait tourner au vinaigre, elle saurait agir ! Et se défendre, au besoin. Enfin bon, si on pouvait éviter…
Imperceptibles, quelques noiraudes tapies dans l’ombre scrutaient les lieux, apparaissant et disparaissant sur la trace de leur maitresse.


La jeune fille fronça les sourcils. Non pas au vu de leur nouvelle tanière, mais des paroles du grand gaillard. Fullbringer. Deuxième fois qu’elle entendait ce terme aujourd’hui, et deuxième fois de sa vie qu’elle en constatait l’existence. Qu’est ce qu’ils avaient tous avec ca ? Un regard interrogateur vers la créature auprès d’elle, et elle n’était pas plus avancée. Enfin, au moins, elles auraient leur chocolat ! Ni une ni deux, la Volstoï avait bondit sur son piédestal du moment pour poser les coudes sur le bar dont le bois jadis vernis était maculé de toute sorte des tâches. Alcool sans doute, gras par ci par là et… d’autres aussi. Grimace entre le dégout et la méfiance. Bref. Autant regarder ca que les grosses loches de la blondasse, hein.

Avec une délicatesse peu commune aux lieux, la demoiselle slave tira à elle la tasse de chocolat fumant qui venait de lui arriver, et d’un geste plus doux encore tendit la seconde vers la fille rachitique qui s’était assise à coté d’elle.

    Tiens, celui-ci c’est le tiens. Fais attention, c’est chaud.
La précision lui semblait nécessaire, vu l’expression émerveillée sur le visage de la chose. On aurait dit qu’elle n’avait jamais bu de Chocolat. Et elle, elle ne comprenait rien à cet endroit.

L’ambiance était bizarre… Ses sens, en éveil, provoquaient en elle un bourdonnement incessant qu’elle n’avait jamais ressenti au par avant, et que ne lui rappelait que les accidents les plus étranges de sa vie. Par le passé, elle avait rencontré une sorte de Dieu. Et parfois, des créatures bizarres qu’elle avait apprit à éviter sans chercher à aller plus loin. Et récemment… Elle sentait Anna un peu nerveuse sur sa tête, et elle l’était tout autant. Cherchant à se rassurer, la demoiselle amena la tasse à ses lèvres pour en prendre une gorgée – trop grosse. Sursautant sur le coup, elle reposa la diablerie aussi sec.

    Bon, merci. (pour les chocolats) Maintenant, vous voulez bien m’expliquer ce qu’il se passe ? C’est quoi tout ca ? Et "Foulbriger" ? Et tout !
S’emportant, elle parlait un peu trop fort, toujours aussi autoritaire. Sachant que les réponses viendraient de là, elle foudroyait le grand dadet du regard tout en recommençant à souffler sur son chocolat pour en prendre une petite et douce gorgée, apaisante.
Elle n’aimait pas se retrouver dans une situation où elle comprenait si peu de choses. Être à la traine, ca n’était pas dans ses habitudes. Et au moins, se délier la langue et se concentrer sur ce charabia lui permettait d’oublier le léger malaise qu’elle éprouvait. Le chocolat aidant.

    Tiens, et puis, vous vous appelez comment ? Au passage. Elle se tourna vers l’être blafard. Hein, tu as un nom, toi ?
Autant poser toutes les questions en même temps, hein ? C’était bien son genre, et il y en avait plus d’un qui ratait le coche en général. Mais si elle posait dix questions, elle attendait toujours dix réponses. Comme les chocolats.

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Lun 8 Sep - 19:24

J'explose d'rire en la mirant s'brûler la gorge comme une couillonne. Non mais sans déconner, est-ce qu'une débilité pareille, c'seul'ment possible ? La gonzesse prévient que c'chaud, d'boire douc'ment, et fait tout l'contraire derrière. Bravo. Sacrée gamine, elle m'aura bien fait marrer. J'bois à mon tour, d'grosses gorgées, bruyantes. J'claque l'cul du verre sur l'comptoir, et essuie d'un r'vers d'la main la bière qui dégouline d'mes lèvres. Histoire d'appuyer l'délire du rustre sans manière, j'rote fort. Et rigole. C'est mon élément, tout c'tte merde. J'y suis à l'aise pour causer.

C'qui s'passe ? Mais j'en sais rien d'c'qu'il s'passe ma p'tite ! C'est la chose qui a foutue un bordel monstre en ville, pas moi! D'ailleurs, c'tait du beau l'coup du meurtre en masse ! Giah-ah-ah-ah-ah !

Un soupçon d'anarchie, en haut. C'que j'aime quand tout part en vrille, c'le moment où Karakura révèle sa plus belle tronche. Pourquoi vouloir comprendre le bordel dans l'quel on a plongé, c'bien moins fendard. J'claque un sourire quand j'l'écoute parler, son accent est bizarre, tout comme sa tête. D'où est-ce qu'elle vient con ? Foulbriger qu'elle dit. Foulbriger quoi, c'massacre.

C'est Foullbringueur ma p'tite ! Foullbringueur, répète après moi. Foull-brin-gueur. Pigé ? Evite d'te vautrer dessus à l'avenir, c'est insultant. C'le nom qu'on nous a refilé. Qui j'en sais rien ? Pourquoi ? J'm'en cogne. C'est c'qu'on est, nous les types à pouvoirs, les humains améliorés. Gaffe quand t'en croises un, 'sont pas tous comme moi.

Y'a de sacrées têtes de cons. Dieu sait qu'j'en ai croisé des p'tits malins s'pensant imbattable avec leurs pouvoirs tirées d'pochettes surprises. Elle ouvre beaucoup la bouche, l'étrangère, c'est des questions en rafales qui tombent.

J'suis Ganryû, Kichigai Ganryû. J'suis arrivée en ville y'a un p'tit bout d'temps maint'nant, et toi ? T'es clair'ment pas du pays, mais d'où exact'ment ?

Si la chose a un prénom ? Et d'puis quand ils ont des noms ces machins ? D'ailleurs, même si c'est l'cas, est-ce qu'elle l'connaît ? Elle sait à peine articuler un mot, et a pas l'air d'ce monde, alors bon... J'termine ma binouze, y'a pas d'raison d'négliger l'alcool pendant une p'tite discussion. J'mire l'autre, la brune. C'qu'elle est bizarre celle-là. Pas l'air à son aise dans c'coin, trop d'gens ? J'fais signe à Moe d'me sortir deux autres choppes d'bière, une pour moi. Et l'autre pour la chose, histoire d'la détendre un peu.


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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Jeu 11 Sep - 20:13

Regard curieux de jeté sur l'objet fumant tendu vers elle. Vérifier l'expression de son interlocutrice afin d'y trouver une confirmation. Confirmation qu'elle doit bien lui arracher l'objet des mains. Situation rarement éprouvée que celle d'attendre un quelconque consentement, avant de se servir. Chaud. Humer suspicieusement le liquide noirâtre. Non un déplaisir. Tout l'inverse. Comestible ? Selon toute vraisemblance, un fluide différent de celui qui lui avait été donné de goûter ce jour, dans ce récipient, à proximité de ces machines roulantes qu'utilisaient certains herbivores.

Cette fille en buvait. Une gorgée, suivie d'un mouvement répulsif. Répulsion toute relative. S'en inquiéter ? Attiser sa prudence, sans répudier l'expérience. Approcher prudemment ses lèvres du breuvage, puis enfin, l'étincelle. Une étincelle difficile à dissimuler. Une étincelle qu'elle n'aurait même pas pensé inhiber, de toute. Inhiber... une envie attisée ? Un plaisir, qu'elle ne prendrait pas le temps de savourer. En effet, vider sa tasse en quelques grosses gorgées. N'en rien laisser. Léchouiller les parois, ne parvenir au fond. Finalement, relâcher le récipient. Focaliser à nouveau son attention sur ses deux semblables.

Les écouter... Plutôt, les entendre. Ne parvenir à vraiment suivre le fil de la discussion. Des situations d'abordées, qui ne lui évoquaient rien. Un type costaud. Un type braillard. Braillements parfois portés vers elle. D'arriver à lui faire oublier le tintamarre autour. Se trouver tantôt perplexe, tantôt attentive au non-dit. Verre contenant un liquide différent du leur. Une manière de boire elle-même radicalement différente. Ne laisser s'échapper aucun détail. Attentive, jusqu'à ce qu'on vienne la sortir de son petit monde. Une attention qui lui est accordée. La sentir. De cette fille. Un nom ? Surprise brève. Une situation que quelques rencontres récentes lui avaient permis de mieux assimiler.

-Mon nom c'est Mu...

Coupée par le grand gaillard. Une voix forte, bonne à éclipser la sienne, basse. N'avoir simplement l'habitude de communiquer. Des expériences si rares de discussions qu'elle découvrait là cette sensation déplaisante de trouver ses mots avalés par d'autres. Murmurer, alors que ses pupilles dilatées affichaient le retour à l'introversion.

-Muda...

Sentir se poser sur elle son regard, pour l'ignorer. Dépitée ? Feindre de ne le voir, faussement intéressée par le cuir sur lequel la Muda tenait. Le gratter, l'esquinter, le déchirer doucement. Changer de position. Tourner sa tête en fixant le même point au niveau du plafond. Rester figés au même endroit. Prenaient-ils réellement du plaisir là-dedans ? Juste bavasser, sans bouger. Une torture qu'elle expérimente. Torture dont elle sort quand la femme vient lui apporter ce qui l'avait plus tôt titillé. Ses mirettes à quelques centimètres de cette boisson jaunâtre, faisant tout un tas de bulles. L'agiter. Comment boire ? De quelle manière s'y était-il pris ? D'alors trouver la réponse. Descendre la boisson cul sec, non sans précipitation. Moment de flottement tandis que la chose reposait sur la table le verre. Chaleur dans sa gorge. Picotements bons à nettoyer ses pensées. Flottement, suivi d'un rot rauque, puissant. Fixer l'homme singé. L'interroger du regard. De cette manière ?

La tête lourde. Ne parvenir à soutenir trop longtemps le contact visuel. Une seule envie, celle de laisser son crâne se reposer sur la table. Le regard creux sur le récipient vide. Sensation des plus étrangères. Perdre de son libre arbitre sur son corps. Une retenue déjà mince, qui tendait à disparaître totalement.

-C'est chiant... Vous avez faim ?

Penseraient-ils à la même chose qu'elle ?

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Lun 17 Nov - 10:23

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- Une boule se forma dans sa gorge, qu’elle s’efforça immédiatement de réprimer ; il ne fallait pas se méprendre ! Tous avaient leur manière bien à eux de s’exprimer, et tout, des propos de ce grand homme roux, n’était pas à prendre au premier degré. Mais on ne l’aidait pas avec son malaise.
S’aidant tant bien que mal elle-même, elle se concentrait à nouveau sur ce terme, « Foul-brin-guer », dont on lui révélait enfin les secrets. Elle pâlît –dans la mesure du possible- et ne put réprimer un coup d’œil circulaire sur les personnes chahutant dans ce bar étrange. Tous … ? Elle réprimât un geste machinal de la main vers Anna sur la tête, mais ne se trahit pas alors qu’elle échangeait une pensée avec la toque. A croire que cette dernière n’était pas anxieuse pour rien. Mais ils étaient en sécurité, non … ?

En tout cas, à défaut d’être bizarre, les deux spécimens qui lui servaient de « compagnons » d’un soir ne paraissaient pas spécialement dangereux, ou tout du moins, ne dégageait aucune animosité. Un peu d’anxiété, tout au plus, pour l’une, et de rustrerie pour l’autre.


    Enchantée Muda –un sourire- , et Ganryu. Moi c’est Elisa. Volstoï.
Va savoir pourquoi, mais voir Muda (et non « la chose ») se voir servit puis siffler une pinte de bière un poil trop vite, ca ne la rassurait pas des masses. Elle n’avait l’air familière ni avec le chocolat, ni avec l’alcool. Et si l’on se fiait à son étrange réaction sur le marché tout a l’heure, et ce qui en avait découlé, dieu sait ce que ca pouvait donner en état… d’ébriété ? Parce que désormais avachie comme une carpe hors de l’eau sur la table, elle avait quand même pas l’air de venir très bien.
    Je ne suis pas ici depuis très longtemps, je viens de Suis – Non, pas trop.
Elle avait répondu avec une certaine précipitation - Son nœud dans la gorge ne lui donnait pas franchement envie de manger. Et puis manger quoi, d’ailleurs ? Les lieux étaient tout de même un poil insalubre et sentaient l’alcool, pas les fines herbes. Pas une assiette à l’horizon, et même s’il existait peut être une carte, elle n’inspirerait sans doute pas beaucoup de confiance à la petite gourmette qu’était la Volstoi. Un peu hâtivement, cherchant le réconfort et la douceur du chocolat, elle but quelque gorgée de la gâterie dont la température avait eu le temps de baisser un peu.

Elisa lâchât un hoquet de surprise alors que pour la deuxième fois dans la journée, elle était heurtée par une inconnue. Il y eu une grande giclure de chocolat sur la table, et sur son nez. Anna, sous le choc, laissa échapper de sa fourrure sombre trois noiraudes, qui voletèrent silencieusement dans la lumière tamisée de la planque. Essuyant son nez de sa manche –faute de serviette, sa robe avait déjà prit un coup de marché au poisson t’façon, puis le fronçant vivement, elle se retourna pour foudroyer du regard son nouvel agresseur, comme elle l’avait fait avec Ganryu plus tot.

    VOUS POUVEZ FAIRE PAS ATTENTION NON ?
Le grand mec musclé recula sur le coup, mi effrayé mi surpris vite honteux de son geste. Il serra sa mâchoire massive et rattrapa de deux pas en avant ceux qu’il avait fait en arrière, adressant un regard menaçant « a la jolie gamine qui ne savait pas a qui elle avait à faire ». Ni ou elle mettait les pieds, la faute à qui !

Ganryu à toi ! Le petit rp d'Elisa every once in a while xD
Je suis partie pour une absence prolongé prochaine, sans doute, mais je lâcherait pas mes trois sujets en cours >:3 (et si quelqu'un a des idées pour permettre a Elisa de pas vieillir de deux ans pendant l'Ellipse *zbaf*)

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Ven 19 Déc - 1:33

Muda. Chose a un p'tit nom, c'Muda. Mu-da. Non. Mais. Sans. D'conner. A la distribution d'noms, l'père était parti sauter l'mère ou quoi ? 'Faites un effort bordel, d'jà qu'la p'tite a une tête d'gamine psychopathe qui sort d'télés pour t'égorger, alors en plus si vous l'bizutez... C'l'instant où j'me prends d'pitié pour elle, qui m'fait d'la peine, qui fait pleurer m'cœur d'pierre. Sérieux, ça m'fout l'haine. Alors quand en plus elle cherche à s'intégrer, à d'venir une vraie personne, j'explose. Heureux est Ganryu qu'j'dis. Cul sec qu'elle s'est enfilée l'bière, et sans en r'cracher une goutte. Y'a des gens ils ont ça dans l'sang, c'le cas d'la mioche. C'qui est loin d'être c'lui d'la fameuse Elisa.

GIAH-AH-AH-AH-AH-AH ! PUTAIN QUELLE DESCENTE D'SOIFFARD ! TOI ! TU M'PLAIS MECHANT P'TITE ! GIAH-AH-AH-AH-AH-AH !


La Muda a d'mal à t'nir sur son siège d'coup, mais c'est c'qui est bon avec l'alcool, quand ça tape fort dans l'crâne et t'fais perdre l'contrôle. T'crèves l'dalle hein ? On va arranger ça, t'en fais pas. Juste l'temps d'régler un d'tail qui vient nous faire chier alors qu'on est peinard entre potes. Y'a un connard qui emmerde la Volsfoy... Vlofloy... Vosfore... Bref, l'albinos pas plus haute qu'trois pommes. Il l'bouscule, lui flingue ses vêt'ments, et dégueulasse l'table. Et il ose ouvrir s'gueule quand l'étrangère l'remet à sa place, non mais quel tocard. D'coup, moi j'vois rouge. Et j'vais l'faire moucher rouge. J'me jette d'un bond sur l'gaillard, l'plaque au sol, et lui fracasse l'tronche à terre.

VIENS PAS FAIRE CHIER LES DAMES QUAND ELLES BOIVENT, GROS GLAND !

J'le termine d'un coup d'boule qui lui démonte l'nez. Entreprise Ganryu, rav'lement d'facade gratuit et sans aucun frais. Avec l'respects d'la môme, bouffon. J'me r'lève, souriant, sans faire gaffe au sang d'l'autre abruti qui m'a giclé sur l'trombine. Bizarr'ment, y'a une sale ambiance qui s'pose dans l'bar. J'dirais qu'à voir l'façon dont on m'mire, y'a ceux qui veulent m'refaire l'portrait, et ceux qui approuvent mon intervention. Et ces derniers s'font rares. Alors j'décide d'me barrer d'ici, parce que c'coin craint. Pas pour moi, j'me sens larg'ment capable d'les laminer, juste pour l'deux autres. P'remière fois qu'j'pense pas qu'à ma gueule, ou qu'j'fonce pas dans l'tas.

Muda, viens on va bouffer.

J'crois qu'c'clair. On sort, et c'pas pour aller faire un tennis. On va à la chasse. Il fait nuit, d'coup. Soit elle tombe vite, soit il s'faisait tard avant qu'on entre dans l'coin d'Foulebringues. Bref, 'va falloir faire ça bien, pour m'grande première en duo. Ouai, j'déjà fait ça en solo. C'pas compliqué, c'juste un coup à prendre. T'observes l'foule, repère t'cible, l'suit jusqu'à un coin isolé et lui tombe d'ssus. Là, j'suis gentleman et laisse l'initiative à l'gonzesse. Et puis y'a l'fait que j'ai envie d'voir c'qu'elle vaut, comment elle opère. On est entre nous, j'pas l'impression que l'toute blanche a eu l'envie d'nous suivre. Tant mieux, elle s'rait foutue d'nous faire chier sinon.

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MessageSujet: Re: Averse d’Intérieur ❖ Libre à trois !   Jeu 19 Fév - 17:56

Une perception réduite de son environnement proche. L'impression de se trouver dans une bulle ne laissant passer qu'un bourdonnement sonore rauque. Du bruit, rien que du bruit, un bruit désagréable. Qu'elle zieute son entourage l'air dépité, celui-ci paraissait bien agité. Curieusement, s'y sentir étrangère, comme spectatrice. Oublier même ce pourquoi elle était venue. Cependant, en même temps qu'elle perdait de vue la raison de sa présence dans ce bar miteux, une mission autrement plus importante lui revenait. Une mission qu'elle s'était donnée à elle-même. L'image de sa fuite lui revient, avec le pourquoi de cette dernière. Un visage, celui de son père disparu. Partie de ce laboratoire dans l'optique de retrouver sa trace.

À partir de là, retrouver dans ses pupilles un peu de vigueur, avant de se relever brusquement, balayant du regard le décor. Fixer l'armoire à glace d'une drôle de manière.

-Bouffer ?

Assurément, ce n'était pas sa priorité. S'étonner même de cette proposition, alors qu'elle en était l'instigatrice.

-Où qu'on sort ici ?

La question tout juste posée qu'elle identifia la sortie depuis laquelle ils étaient arrivés. S'y diriger, maladroitement. D'abord chanceler, puis trébucher contre terre. Comme empoisonnée.

-Ah... Ma tête... Quoi qui se passe ?

Une grimace. N'avoir le temps de s'en inquiéter. Simplement, agir, se relever, continuer d'avancer. Au besoin, repousser les gêneurs sur son passage. Pour autant, bien qu'elle ait retrouvé un objectif clair, s'en détourner en se retournant, le temps d'asséner un regard aux deux personnes l'ayant menée ici. L'envie de leur exprimer sa reconnaissance, en conflit avec le malaise de devoir partir sans demander son reste. Finalement, emprunter une expression désolée, disparaissant dans l'optique de retrouver sa trace.


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