AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

CreativeJuiz

OuvrirFermer






Le forum est fermé. Vous pourrez nous retrouver sur notre nouveau projet ICI

Partagez | 
 

 Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Rang : Nana Bantai Taisho

Messages : 557
MessageSujet: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Mar 6 Nov - 15:49

    -- Plus à gauche, Shin, plus à gauche !!!

    A l’ombre d’un cerisier en fleurs, j’observais et écoutais mes hommes qui reconstruisaient lentement mais surement l’un des dojos d’la septième division ; car tout comme les autres quartiers du seireitei, l’endroit avait pris cher d’la bataille contre ces maudits Quincys. J’soupirai en repensant encore à la branlée mémorable qu’un des stern ritter m’avait infligé tout juste après que j’ai réussi à tuer deux de ses camarades. C’était une véritable aubaine, vraiment. Pour chasser ces idées superflues d’ma caboche, j’avais tiré doucement sur mon kiseru avant d’apprécier les subtilités du tabac que j’inhalais. Même en temps d’chaleur, j’ne pouvais pas m’empêcher d’fumer. Ça n’avait pas un impact conséquent sur ma santé, mais il m’arrivait de tousser. Souvent. L’seul inconvénient de mon habitude. J’eus tout d’même un sourire, parce que j’pouvais guérir cette toux par un simple passage à la quatrième division. Encore fallait-il que j’ai le courage d’bouger mon derche pour ce faire. Plus paresseux que moi, tu meurs. J’me demandais vraiment si mes hommes visaient l’ampleur d’ma fainéantise. Mais ils y étaient sans doute habitués. Bientôt cinq siècles que j’n’avais pas failli à mon devoir en tant que troisième siège d’la division. Avec le haori sur mes épaules, leur confiance à mon égard n’en était que plus que jamais renforcée…

    D’ailleurs, cela faisait maintenant trois bons mois que j’étais à la tête de cette division, tout comme beaucoup d’autres capitaines. Trimestre dans lequel mes hommes et moi avions beaucoup progressé dans la réhabilitation des locaux détruits. Il m’arrivait très souvent d’leur donner un coup d’main dans les travaux, même si je jouais plus le rôle de conducteur de travaux pour la plupart du temps. Ma flemme y était pour beaucoup, mais on n’pouvait pas m’en vouloir et pour cause : L’effectif de ma division suffisait amplement pour achever les constructions dans les plus brefs délais. Le capitaine commandant voulait que le Gotei reparte rapidement sur de nouvelles bases, et des bases très saines. Saluant sa volonté et respectant les ordres qu’il nous énonçait lors des réunions entre capitaines, j’avais alors su motiver mes hommes pour qu’ils s’acharnent au travail ce qu’ils faisaient avec hargne et dévotion. Tout comme j’avais eu la force d’aller la revoir et la convaincre de revenir ici, à la soul society. Mon sourire s’agrandit rien qu’à la pensée de cette femme aussi épatante que magnifique. Bientôt une semaine… Bientôt une semaine qu’elle remplissait le poste de vice-capitaine. Tetzuzaemon n’avait pas survécu à ses blessures, après avoir pourtant voulu prêter main forte à son capitaine. Une bien triste histoire…

    -- Yosh les gars ! C’est l’heure du déjeuner ! Tous aux cantines !

    Un « Ouais » tonitruant emballa toute la division. Faut dire que quand on parlait d’bouffe, mes hommes étaient toujours partants. Mais d’une manière ou d’une autre, ils méritaient ce genre de pauses. Cela leur permettait de se retrouver, de s’épanouir, et d’oublier le mal que les Quincys nous avaient fait. En les voyant s’en aller en riant, j’étais heureux. Heureux d’être à la tête d’un groupe comme celui et dont j’avais hérité du grand lycanthrope du seireitei qui était maintenant à la division zéro. Mais alors qu’ils étaient bien loin d’moi, mon ventre gronda comme jamais. C’était pas pour dire, mais j’avais également la dalle. Mais comme j’étais tellement bien où j’étais, j’n’avais pas tellement envie d’bouger mes fesses pour faire quoi que ce soit. Même pour m’nourrir. J’étais un cas, hein ? J’grattai ma tête, comme pour m’rendre compte de ma propre bêtise. Dans la soul society, personne n’pouvait pousser l’vice de la paresse plus loin que moi. Parce que pour n’pas s’lever et aller se restaurer, hard quand même. Et puis j’avais fini par rire. Ma propre connerie m’faisait rire. Il n’y avait pas plus pitoyable, franchement. Tant et si bien que j’en venais à m’demander ce qui s’passerait si jamais l’un des collègues passaient par là…

    -- Un jour, j’vais crever de faim, c’est sûr et certain…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1639-chikusa-heiji#12702

avatar
Rang : Capitaine de la Huitième Division

Messages : 247
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Mar 6 Nov - 16:43


nouvelle vie, nouveau départ

Parfois, on croit qu'on fait les mauvais choix. Et parfois, on croit qu'il n'y a pas d'autre solution, qu'il n'y a qu'un seul et unique choix et on n'y peut pas grand chose. Depuis qu'elle était revenue au Seireitei et qu'elle avait réintégré le Gotei 13, la brune se posait tout un tas de questions. Est-ce qu'elle avait fait le bon choix ? Est-ce qu'elle aurait dû, au contraire, lui tenir tête et l'envoyer paître une fois de plus sur les roses ? Yoshiko ne savait pas. Elle n'était pas perdue. Disons ... qu'elle avait l'impression de s'être manipulée. Le bougre ... Il avait su trouver les mots et appuyer là où ça faisait mal. Mais elle était, tout de même, contente qu'il soit venu la chercher, il y avait de cela deux semaines à présent. Bah oui. Trois à quatre jours pour la convaincre, un peu plus même, et fallait pas oublier qu'après elle avait dû déménager toutes ses affaires et quitter ce joli gigai qu'elle aimait tant. Bah, pas grave, elle le retrouverait si jamais elle en avait marre du Gotei 13 et qu'elle retournerait alors sur Terre pour être au calme. Et s'exiler un peu, comme elle savait le faire si bien.

Assise sur le toit d'un des bâtiments de la Septième, Yoshiko était plus que pensive. Elle regardait ses collègues qui grouillaient, en bas. Ils courraient à droite, à gauche pour réhabiliter les locaux. Mademoiselle ne les aidait pas ? Disons que depuis qu'elle était rentrée, Tōjō ne lui avait demandé qu'une chose : se réhabituer aux lieux. Aux différents endroits du Seireitei. En trois siècles ou presque, ça avait changé tout de même. Du moins, Yoshiko avait perdu ses repères. Hormis cette chouette petite taverne du Rukongaï qui était toujours debout. Et ça, ça lui avait fait plaisir quand elle s'était baladée la veille et qu'elle avait vu ce bon vieux bâtiment. Ca rappelait des souvenirs. De bons, comme des mauvais, bien sûr. Combien de fois elle était passée dans cette taverne avec Tōjō pour boire un bon coup après une mission rudement bien menée ! Ca faisait loin. Ca remontait à loin. Une pointe de nostalgie ? C'était normal après tout, non ? Après tout, elle redécouvrait ces lieux après tant de siècles.

Tournant la tête, Yoshiko sortit de ses pensées par une voix qu'elle ne connaissait que trop bien. Une voix qui braillait que c'était le temps d'aller manger. Elle était descendue de son perchoir. Non pas qu'elle avait faim. Mais c'était pour marcher un peu. Elle ne connaissait même pas la moitié de ses subordonnés. Et elle savait qu'elle devrait faire connaissance avec chacun d'entre eux. Parce qu'elle allait les diriger. Enfin, pas forcément à dire vrai. D'ailleurs, Tōjō ne lui avait jamais réellement dit ce qu'il attendait d'elle et pourquoi il avait autant insisté. Faudrait qu'elle le cuisine un de ses quatre. Ouais. Yoshiko poussa un soupir lorsqu'elle entendit son Capitaine qui disait qu'il allait crever de faim. C'était du Tōjō tout craché ça. "C'est sûr que si monsieur reste assis là où il est, il n'est pas prêt de manger." avait-elle dit en secouant légèrement la tête. Sa flemme légendaire ... Alors lui. "Je suis sûre que tu pourrais vivre sur tes réserves pendant une semaine au moins." avait-elle dit en lui pinçant légèrement le bras. "Et puis, je suis certaine qu'un de tes hommes se bougera avant que tu ne puisses réellement crever de faim." Ce qui signifiait pas elle ? Va savoir.

_________________
More about me?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t221-aokiji-yoshino-miloe-need-some-

avatar
Rang : Nana Bantai Taisho

Messages : 557
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Mer 7 Nov - 23:32

    -- Tu m’espionnes maintenant, toi ?

    Mes lèvres s’étirèrent doucement pour former un beau sourire. A l’ouïe de sa voix douce mais réprobatrice, je m’étais redressé, avant de bien m’caler contre le tronc du cerisier qui se trouvait derrière moi. Son petit pincement m’fit frémir. Sa présence à mes côtés m’faisait un bien fou, à un tel point même que j’en oubliais la faim qui tiraillait mon ventre assez mécontent. Elle était tout simplement un ange venu du ciel. Mes yeux eurent un semblant de pétillement lorsque je l’observai dès la première seconde, mais ma nonchalance naturelle fit vite de revenir au galop. Manquerait plus que j’bave devant sa beauté saisissante. Malgré les siècles passés loin d’elle, mon cœur chavirait toujours pour cette femme. Comment faisait-elle ? M’avait-elle jeté un sort ? Un ensorcellement ? C’est dire comment l’amour était irrationnel. Preuve en était même que les nombreuses femmes qui avaient partagé ma couche n’avaient pas pu me faire oublier Yoshiko. Elle était unique, divine… Un vrai bol d’air frais dans mon existence parmi tous ces décombres sinistres qui nous entouraient. D’ailleurs, je m’étonnai même que le cerisier derrière moi avait échappé à l’assaut de ces maudits quincys, mais c’était du bon. Au moins, j’avais un coin pour m’reposer tranquillement, pour n’pas dire glandouiller tout court. Moi et la flemme ? Une véritable histoire d’amour…

    -- Un de mes hommes ? T’en fais pas partie ? Tu veux pas me nourrir ? Méchante lieutenante que voilà…

    Mon sourire s’agrandit, tandis que j’lui avais fait ma bouille la plus mignonne. Il est vrai que j’n’avais jamais mangé n’serait-ce qu’un seul de ces plats par le passé. On passait plus nos temps dans les buvettes des premiers districts du Rukongai, qu’autre part. Qui plus est, sa cuisine devait être un privilège spécialement réservé à ce type pour qui elle avait l’béguin. Type dont j’avais été horriblement jaloux, soit dit en passant. On n’a pas tout c’qu’on veut dans la vie, faut croire. Si j’avais été plus qu’heureux ces deux dernières semaines -Entre ma nomination au poste de capichef et la présence constante de la femme que j’aimais plus que tout, il y avait de quoi être heureux- il n’empêche que j’me posais des questions concernant mon nouveau bras droit. Avait-elle fait le deuil de celui qu’elle adorait ? Quel serait sa réaction si jamais je lui avouais que je l’aimais depuis toujours ? Le savait-elle déjà… ? Car disait-on, l’intuition féminine pour ce genre de choses était plutôt infaillible. De ce côté-là, faut dire que j’étais assez torturé. C’est d’ailleurs pour ne pas faire transparaitre mon trouble que j’tirai sur mon kiseru une nouvelle fois. Le tabac avait tendance à me calmer, à m’apaiser, bien que bizarrement, cette substance n’avait jamais réussi à atténuer ma faim…

    -- D’ailleurs, j’me rappelle pas avoir déjà goûté à un de tes plats. Tu m’en feras l’honneur un jour ?

    Que j’lui avais demandé en souriant de plus belle, avec un charme indéniable. J’avais ensuite éteint mon kiseru, histoire de ne pas l’enfumer, puis j’l’avais rangé à l’intérieur d’mon shihakusho pour ne pas l’perdre. C’était un bien précieux que j’avais eu d’ma mère adoptive. Un précieux bien dont j’ne pouvais m’détacher d’une manière ou d’une autre. Mais alors que j’voulais prendre la parole, deux belles shinigamis s’présentèrent devant nous, chacune chargée d’un plateau plein de victuailles. A la vue de la mini-jupe de l’une d’elle, j’oubliai complètement Yoshiko, vu la mine niaise que j’arborais. On aurait dit un vieux pervers en émoi devant la nudité d’une belle demoiselle. Les filles s’mirent à rougir, avant de nous saluer respectueusement et prendre rapidement congés de nous. A la suite de cette fuite, j’mimai un air boudeur et dépité. Ces jeunes filles de maintenant… Toutes des mijaurées ! Mais fallait avouer en même temps qu’après presque huit siècles de vie, il fallait à un moment ou à un autre que j’me case… Heureusement, toutes ces idées se volatilisèrent lorsque l’arôme des plats vint titiller mes narines et réveiller ma faim. J’avais parfois une de ces aubaines… « Tu vois ! Ces femmes sont dévouées à leur brave capitaine… Pas comme certaines… » J’fis vite de feindre un faux air suffisant, avant de commencer à ouvrir les plats. Du classique, comme d’habitude quoi…

    -- Et si tu m’disais ce qui te tracasse ? Ton air soucieux n’me trompe pas tu sais…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1639-chikusa-heiji#12702

avatar
Rang : Capitaine de la Huitième Division

Messages : 247
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Jeu 8 Nov - 19:02


nouvelle vie, nouveau départ

D'où qu'elle l'espionnait ? Il avait fumé lui. Et sans doute quelques substances nocives. Trèves de blague. Non, elle ne l'espionnait pas vraiment. Elle était juste là au mauvais endroit au mauvais moment, si on peut dire ça comme ça. Mais vu le sourire de Tōjō, ça ne devait pas plus gêner que ça qu'elle l'ait surprise en profonde réflexion. "Je suis douée pour espionner. Du moins, c'est ce qu'on m'a toujours dit." Ce n'est pas pour rien qu'elle avait été envoyée à la Seconde Division. C'était parce qu'elle était compétente et qu'on avait besoin de cette compétence. Enfin, c'était ce qu'elle s'était toujours dite. "Et puis, avoue que tu aimes bien qu'on te surprenne, non ?" Enfin, sauf peut-être lorsqu'elle était en train de faire une connerie, mais bon, ça, Yoshiko n'y pouvait pas grand chose.

Quoi qu'il en soit, la miss l'avait pincé un peu. Beaucoup. Juste pour lui montrer qu'il ne risquait pas de mourir de faim, vu les muscles qu'il avait. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'il avait de la réserve pour des semaines et des semaines. Mais il avait de quoi faire. Et puis, surtout, comme elle le soulignait, on ne le laisserait pas mourir de faim. S'il en arrivait à ce stade, Tōjō aurait un de ses hommes qui lui apporterait de la bouffe. De ça, Yoshiko en était certaine. Et avec son regard attendrissant de chien battu qui aurait pu en faire craquer plus d'un, il en était venu à lui demander si elle, elle le ferait. Dans le cas contraire, c'était une méchante lieutenante. Elle lui tira la langue, telle une gamine. En même temps, des deux, elle n'était sans doute pas la plus immature. "Je n'ai pas signé de contrat impliquant que je dois être à tes petits soins mon cher Tōjō. Parce que si je te tends la main, j'aurais trop peur que tu en veuilles plus et que tu m'arraches le bras." Façon imagée, bien évidemment. Quant à le laisser mourir de faim, au fond d'elle, elle savait que ça n'arriverait pas. Parce qu'il n'en viendrait jamais à ce stade. Et qu'elle l'aiderait le cas échéant. Mais il n'empêche que c'était amusant de le taquiner. Elle aimait bien l'embêter un peu. Pour se venger de l'avoir déterrée de sa longue retraite.

Tandis que Tōjō fumait, Yoshiko avait levé un sourcil interrogateur quand ce dernier lui avait dit qu'il n'avait jamais eu l'occasion de goûter à sa cuisine. "Vraiment ? Jamais de chez jamais ?" Yoshiko était étonnée. Mais c'était possible. Elle ne s'en souvenait pas. C'était trop loin derrière elle. Elle avait pourtant une bonne mémoire. Mais ça, impossible de se rappeler. "Un jour, peut-être alors que tu auras l'occasion d'y goûter. Peut-être pas dans l'immédiat mais bon, probablement que je ferais un truc." Dans la semaine. Ou celle d'après. Quand elle aurait le temps à dire vrai. "Mais ne va pas croire que ça sera quelque chose de récurrent et que ça se produira toutes les semaines." Non pas qu'elle n'aimait pas cuisiner. Mais disons que c'était ... différent. Elle avait toujours cuisiné pour elle ces derniers siècles. Et pas pour quelqu'un d'autre. Et ça la changerait.

Deux jeunes Shinigami se pointèrent pour leur apporter à manger. Et Tōjō avait un de ses sourires bizarres qui fit soupirer Yoshiko. Il ne changerait jamais. Elle leva les yeux aux cieux durant quelques instants, soupirant à nouveau. "Fait gaffe Tōjō ... Tu risques de perdre ta langue ... Ou bien de baver." Elle le charriait un peu. Beaucoup même. Il était donc temps de manger. Même si, à dire vrai, ce n'était pas un gros appétit qui animait Yoshiko. Et Tōjō qui lui lançait qu'elle ferait bien de prendre exemple. Elle eut un haussement des épaules et ne répondit rien à cela. Il avait remarqué que quelque chose n'allait pas pour elle. Il n'était pas dupe. Ils ne s'étaient pas vus depuis longtemps mais ils se connaissaient sur le bout des doigts. "Par quoi commencer ..." dit-elle en soupirant. "Et bien, je ne sais pas. L'impression de ne pas avoir ma place ici. Tous les jours, je croise de nouveaux visages." Non pas que ça la gênait mais bon. "Le fait que j'ai du mal à me repérer aussi. Et ce même si tu m'as laissé du temps pour m'adapter." Yoshiko avait peur d'avoir fait le mauvais choix à dire vrai. "Et parce que je me pose encore des questions. Tu ne m'as pas dit pourquoi tu me voulais absolument à tes côtés."

_________________
More about me?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t221-aokiji-yoshino-miloe-need-some-

avatar
Rang : Nana Bantai Taisho

Messages : 557
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Ven 9 Nov - 19:38

    -- Parce que le Gotei 13 a plus que besoin de toi.

    C’qui était vrai. J’savais que Yoshiko était forte. Très forte. Elle avait carrément mon niveau, et ça, c’était plus que clair dans ma tête. De ce fait, elle m’avait semblé la plus apte à diriger cette division avec moi. Il était plus que normal qu’elle se questionne, qu’elle se perde, qu’elle se sente dépaysée… Mais toutes ces sensations désagréables allaient s’estomper à un moment ou à un autre, ça, j’en étais certain. Il y avait aussi une autre raison tout à fait égoïste qui expliquait pourquoi j’étais parti la chercher, et que j’gardais au plus profond d’mon cœur depuis des siècles : Mon amour pour elle. J’avais beau m’extasier devant toutes les belles jouvencelles qui s’pavanaient ici et là, mais avec Yoshiko, c’était autre chose. Bien plus que l’cadre du physique ou de l’attirance sexuelle. Mais j’étais un peu ridicule quand même. Car si j’réussissais à draguer plus vite que mon ombre, j’n’avais toujours pas l’courage d’lui avouer mon amour. Quelque chose m’bloquait, et ce quelque chose, c’était c’défunt qu’elle aimait. J’en venais à m’dire qu’il aurait pu la marier et lui donner des enfants s’il n’était pas mort… C’qui aurait carrément ruiné mes espoirs. Et c’est cette pensée qui me hantait depuis toujours, au point d’me faire perdre tout courage pour enfin lui dire c’que j’avais sur l’cœur…

    -- Si tu veux une autre raison, j’te dirais que tu es la personne en qui j’ai le plus confiance. Cherche pas plus loin. Tu es vraiment parfaite pour cette tâche, aie confiance en mon jugement.

    J’lui avais souri. Un peu comme pour la rassurer. Et puis j’l’avais prise dans mes bras vigoureux, oubliant un instant la nourriture sous mon nez. J’m’étais mis à caresser tendrement sa chevelure brune, longue et soyeuse, sourire fin aux lèvres, baume au cœur. Nous aurions pu rester comme ça pendant de longues minutes, sauf que mon ventre n’vit pas meilleur moment pour gargouiller d’manière sonore. La faim commençait à m’torturer sérieusement, et c’était pas pour m’faire plaisir. J’mimai une grimace et soupirai, avant d’lâcher complètement Yoshiko pour m’attaquer aux boules de riz et aux morceaux de thons qu’on avait préparés pour moi. La première bouchée fit vite d’me rendre heureux, tant et si bien que j’arborai encore une fois mon air niais. Sexe, bouffe, alcool et glandouille étaient vraiment mes principaux centres d’intérêts. Non pas que j’m’en foutais du reste, mais bon. Et puis, il fallait avouer que c’était trop bien préparé. J’avais des expertes en cuisine, et j’ne pouvais pas m’en plaindre. Après avoir fini mon bol en un rien de temps, j’débouchai rapidement mon saké en provenant du premier district du Rukongai (L’meilleur de toute la soul society !) avant d’commencer à boire au goulot. Quelques secondes seulement me suffirent à vider toute la bouteille d’une seule traite seulement. Ma journée était définitivement gagnée après tout ça…

    -- AAAAAAAAAAAAAAAH, YE SOUIS CONTENT !

    Et ça s’voyait clairement, avec mes joues gonflées, mon ventre rempli et mon air plus que satisfait. Il n’y avait pas un homme plus heureux que moi en c’moment-là. J’avais fini par m’allonger un peu, avant d’caresser mon bide rebondi. Scène un brin comique, mais qui montrait à quel point il m’en fallait peu pour être heureux. Puis j’m’étais mis à l’observer silencieusement, l’air de rien. J’ne savais pas si mes mots l’avaient apaisé, mais au moins, j’aurais eu le mérite d’essayer. « Par ailleurs, j’aimerais savoir si tu as un bankai, et si possible le voir. On ne sait jamais ce qui pourrait m’arriver dans l’futur, et si jamais un incident s’produisait, tu serais la plus à même de me remplacer en tant que capitaine de la septième division. » Cette fois-là, j’ne rigolais plus du tout. Mon visage n’était p’être pas grave, mais il traduisait tout l’sérieux dont j’faisais preuve à c’moment-là. J’savais que j’pouvais la choquer avec mes mots, d’autant plus qu’il y avait un air de déjà vu, mais j’préférai n’pas lui mentir. La situation du Gotei était un peu trop précaire. Si nous venions à essuyer une attaque de ces quincys ou encore d’une nouvelle espada, ça allait chier grave et pas qu’un peu. Suite à ces paroles, j’avais fait l’effort d’me relever d’tout mon long, avant d’lui adresser un sourire. Ce moment coïncida avec le retour de quelques éléments qui nous saluèrent respectueusement d’loin, avant d’se remettre au travail. C’est à peine s’il avait fait plus qu’un quart d’heure au réfectoire. D’braves hommes…

    -- Une petite ronde s’impose, histoire de voir comment avancent les travaux. Tu me suis ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1639-chikusa-heiji#12702

avatar
Rang : Capitaine de la Huitième Division

Messages : 247
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Sam 10 Nov - 7:18


nouvelle vie, nouveau départ

Etonnée, surprise par la réponse que Tōjō venait de lui donner. Il lui disait que le Gotei 13 avait besoin d'elle. Et il était clair que Yoshiko ne s'attendait pas réellement à cette réponse. D'où cet air plus que surpris sur son visage. On aurait dit que Tōjō venait de dire une grosse connerie. Ou quelque chose dans le genre. Non, elle n'était pas certaine que c'était réellement le cas. Dans le sens où elle ne voyait pas pourquoi on avait besoin d'elle. Peut-être à cause de toutes ces pertes lors de la dernière guerre. Mais elle se doutait qu'il y avait des personnes bien plus compétentes qu'elle qui auraient pu l'épauler. Et elle ne voyait pas en quoi elle était plus compétente qu'un autre. M'enfin, elle aurait beau douté ou quoi que ce soit, ça n'arrangerait pas les choses. Tōjō avait fini par lever le nez, délaissant pour le moment son déjeuner et il s'était rapproché d'elle. En lui disant qu'il avait confiance en elle et qu'elle n'avait pas d'autres questions à se poser sur le sujet. Elle devait lui faire confiance. Et inversement. Il était vrai que de toutes les personnes encore présentes ici, sans doute que Tōjō était la seule personne en qui Yoshiko pourrait avoir une confiance aveugle. La seule personne. Les autres ? Disons qu'elle n'avait pas encore eu le temps de les voir, de les retrouver. Et elle ne savait donc pas réellement à quoi s'attendre. La brune eut un demi-sourire. "L'avenir nous le dira. Mais si je vois que je n'ai pas les épaules pour, je m'en retournerai à ma retraite bien calme et cette fois-ci, tu n'arriveras pas à me convaincre." Clair. Elle s'était faite avoir une fois, mais pas deux.

Leur discussion aurait pu s'arrêter là. Ou plutôt, sur le sujet, elle s'était arrêtée là. Mais Tōjō avait eu la bonne idée -ou pas- de la prendre dans ses bras. Une étreinte qui l'étonna, ça, c'est clair. Il l'avait surprise. Encore. Décidément, ces derniers temps, il n'arrêtait pas de la surprendre. D'abord quand il était venu la voir. Ensuite quand il lui avait proposé un poste. Quand il lui avait forcé -un peu- la main à l'accompagner et tout un tas d'autres choses. Qu'on la prenne dans ses bras ainsi ? Et bien ... Ca faisait longtemps ... Très longtemps à dire vrai. Dire que ça faisait un bien fou, c'était peut-être un peu extrême. Mais ... oui, ça lui faisait du bien quand même. Parce qu'elle avait l'impression d'être revenue des siècles et des siècles en arrière. Elle était bien là, comme ça, contre lui. Seulement, il y en avait un qui criait famine. Et c'était l'estomac de Tōjō. Il était donc temps de manger. Yoshiko se gratta la tête. Oui, bon, elle n'avait pas bien faim mais ce n'était pas en ne mangeant rien que les choses allaient s'arranger. Elle mangea donc un peu. Peut-être pas autant que le grand baraqué. En même temps, grand et costaud comme il était, fallait bien qu'il prenne des forces pour rester en forme, non ? En tout cas, Tōjō avait un sacré appétit, y'avait pas à dire. Puisqu'il avait fini bien avant la brune. Et il avait même eu le temps de terminer sa bouteille de saké.

Et le voilà, s'étirant, gai comme un pinson, heureux comme ce n'était pas permis. Ca lui faisait penser à cette vieille chanson, sur un dessin animé qu'elle avait vu lorsqu'elle était sur Terre. Elle ne se rappelait plus vraiment de l'air m'enfin, la nonchalance de Tōjō lui faisait penser à tout un tas de choses. Le Capitaine s'était à moitié allongé, prenant ses aises ainsi. Il avait pris, finalement, un ton plus sérieux et lui avait parlé de quelque chose qui faisait froid dans le dos. Non, ce n'était pas la question par rapport au Bankai. Mais plus pour les raisons qui l'avaient poussé à poser cette question. Yoshiko secoua la tête. "Non, non, non. Là, je t'arrête tout de suite. Je ne revivrai pas ça une deuxième fois. J'ai tourné la page, ça a été très dur et très long et il est hors de question que je revive une telle chose." De quoi elle voulait parler ? "Je ne veux pas perdre quelqu'un qui m'est cher encore. Je ne le supporterai pas." Signe qu'elle tenait à lui quand même ? Oui, c'était le cas. Yoshiko aurait pu lui dire d'autres choses mais Tōjō s'était redressé et il lui proposait de faire un tour. Pour voir les travaux. Elle pencha la tête à droite, à gauche. "Ok, je te suis, ça nous permettra de discuter un peu." Notamment de la question qu'il lui avait posé et dont il n'avait pas encore eu la réponse puisqu'à la place, elle avait préféré lui houspiller dessus à cause de ce qu'il venait de lui dire.

Ils s'étaient donc mis à marcher un peu. Tranquillement. Sans se presser. "Bankai ou non, ce n'est pas le plus important. Parce que déjà que je ne me sens pas en tant que Lieutenante, et ce même malgré toute la confiance que tu places en moi, Capitaine ... Nan." Ce n'était pas pour elle. Tout le monde voulait prendre la place de son Capitaine et en devenir un. Mais pas elle. Disons qu'elle n'avait pas les mêmes positions que tout le monde. Et qu'elle n'était pas comme tout le monde non plus. "Ne me demande plus jamais de prendre ta succession Tōjō. Et ne me dis pas non plus que tu risques d'avoir un accident." Elle n'aimait pas ces paroles. Même si tout le monde est confronté à la mortalité un jour ou l'autre.

_________________
More about me?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t221-aokiji-yoshino-miloe-need-some-

avatar
Rang : Nana Bantai Taisho

Messages : 557
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Sam 10 Nov - 18:06

    --Si tu savais comment tu me rends heureux avec tes dires…

    J’avais souri et fini par la prendre dans mes bras, avant d’la serrer tout contre moi. Combien de temps n’avais-je pas eu ce privilège déjà ? Plusieurs siècles… Trop de temps… Et autant dire que ça me manquait énormément. J’aimais la sentir près de moi, tout contre moi, comme s’il s’agissait d’un trésor que j’gardais précieusement et jalousement. Je l’aimais. C’était définitif. Et j’espérai que cette étreinte plus que simple et loin des regards, clarifierait un peu plus mes sentiments pour elle. Mon cœur battait la chamade, comme un tambour, presque au point de déchirer ma cage thoracique. Son inquiétude spontanée et ses mots pleins de sincérité m’avaient grandement touché. Jamais une femme ne s’était autant souciée d’mon existence –Si l’on n’incluait pas ces mijaurées des familles nobles qui m’couraient après comme des nymphomanes en manque. Mon bonheur était si grand sur l’moment que j’avais même fini par poser délicatement mes lèvres sur son front. Ce geste dépassait largement le cadre de l’amitié, c’était sûr. J’ne craignais presque plus grand-chose avec ce qu’elle venait d’me confier. D’ailleurs, j’étais même sur l’point de lui dire que je l’aimais, quand j’entendis des voix se rapprocher de l’endroit où nous étions. Rapidement donc, j’avais desserré mon étreinte, avant d’ne lui adresser qu’un simple sourire. Ces nouveaux venus avaient brisé mon élan…

    -- Je te promets de ne plus jamais avoir ce genre de paroles. Comme je veux que tu me promettes de toujours rester auprès de moi…


    Les quelques shinigamis qui passaient vers nous portaient des matériaux en tout genre : Briques, barres de fer, poutres… Bref, tout c’qui était nécessaire à l’édification de nouveaux bâtiments. Leur entrain à la tâche me donnait du baume au cœur, tout comme la présence d’Aokiji à mes côtés. « Toi et moi on va former une équipe du tonnerre, tu vas voir ! » Que lui avais-je soudainement dit, avec un clin d’œil. Dans cette ère nouvelle, nul doute que nous formions un duo de choc. Nous avions déjà combattus ensemble, et chacun d’entre nous connaissait parfaitement les techniques martiales de l’autre. Cependant, demoiselle Aokiji avait dû rouiller un peu. Les combats contre des hollows d’bas étages qu’elle avait eus dans l’monde réel, n’devaient pas être aussi terribles que ça. Dans tous les cas, j’allais la remettre rapidement sur pied, et pas d'la plus douce des manières, héhé : « Dans peu de temps, on ira s’entrainer. Il faut que tu retrouves ta forme d’antan, d’autant plus que je tiens à voir toutes les formes de ton zanpakutoh. » Ouaip ! J’ne perdais pas l’nord concernant son bankai. A croire que l’épisode des Quincys voleurs de bankais m’avait traumatisé. C’qui n’était pas faux. S’il fallait qu’une telle situation s’reproduise, j’préférais d’loin perdre les miens d’pouvoirs, plutôt que d’voir Yoshiko perdre les siens…

    -- Et puis j’veux nourrir ma curiosité… Voir à quel point tu es forte malgré la douceur dont tu fais généralement preuve…

    On s’ressemblait presque d’ailleurs, niveau comportement. On était toujours souriants, polis, affables, à la seule différence qu’elle était toujours sérieuse dans ce qu’elle entreprenait, tandis que moi… Bref… J’saisis soudainement l’une de ses mains, avant d’me remettre à traverser la septième division en sa compagnie. Nous traversâmes quelques petits couloirs, tout en observant minutieusement les décombres. Il m’arrivait parfois d’soupirer en voyant les lourds dégâts essuyés, mais lesdits soupirs s’éclipsèrent rapidement pour des sourires Colgate à la vue de l’avancée des travaux d’mes fiers hommes. « A ce train-là, on aura fini le tout dans moins de six mois. On est dans les temps, j’pense… Pas la peine de les surveiller comme des gamins. Qu’est-ce que vous en pensez, vice-capitaine Aokiji ? » J’savais pertinemment qu’elle n’aimait pas ce genre d’appellations. L’protocole, c’n’était pas sa tasse de thé. Ce fait s’expliquait sans doute par son long séjour au monde terrestre. Malheureusement, elle allait devoir reprendre les vieilles habitudes. Que je n’irais pas jusqu’à forcement qualifier de bonnes, mais bon. Notre petit parcours s’termina enfin devant nos appartements nouvellement reconstruits. Les chambres du vice-capitaine se trouvaient toujours à quelques pas de celles du capitaine pour mieux assurer sa protection. Néanmoins, j’venais à m’demander si ça n’allait pas être le contraire en cas d’attaque. J’étais après tout l’homme, et ça s’respectait !

    -- J’vais te laisser encore du temps pour retrouver tes repères. Encore une autre semaine. Le but est de te mettre à l’aise dans le monde qui était tien autrefois. Mais attends-toi à ce que je te refile tout le boulot, dès que tu seras prête. J’vais pas te ménager crois-moi, dis-je dis en serrant légèrement sa main dans la mienne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1639-chikusa-heiji#12702

avatar
Rang : Capitaine de la Huitième Division

Messages : 247
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Sam 10 Nov - 19:54


nouvelle vie, nouveau départ

Tōjō en viendrait toujours à l'étonner. Que ça soit par des mots ou bien par des gestes, il avait toujours la petite pointe de surprise qui étonnait grandement la jeune femme. Après toutes ces années, il n'avait pas vraiment changé. Il était toujours le même pitre. Ce grand colosse qui, de l'extérieur, pouvait paraître dur. Mais qui était un grand nounours. Ou du moins, Yoshiko l'avait toujours considéré ainsi. Un ami sur qui elle pouvait compter. Quelqu'un de fiable qu'elle appréciait beaucoup. Quelqu'un en qui elle pouvait avoir confiance. Une épaule sur laquelle pleurer si jamais besoin était. Qu'il la prenne à nouveau dans ses bras ? Encore ? Une étreinte bien plus longue que la précédente. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle n'aimait pas cette étreinte. Mais elle avait l'impression de ressentir des choses. Qui n'existaient peut-être pas. Et ça la mettait un peu mal à l'aise, à dire vrai. Mais en tout cas, elle le pensait. Elle ne voulait pas de la tête de la Division si lui n'était pas là. Elle ne voulait pas avoir à diriger une Division. Jamais. Elle ne pensait pas avoir les épaules pour. Peut-être avec le temps ? Nan, aucunement. On lui laisserait le choix, elle resterait sur Terre, dans un coin bien tranquille, à siroter quelques boissons. A une autre époque, peut-être. Mais plus maintenant. Elle avait pris de la bouteille, si on peut dire ça comme ça, et les responsabilités, ce n'était pas ce qu'elle cherchait le plus.

Un baiser sur le front et Tōjō relâcha son étreinte. Parce que ses hommes étaient en train de revenir et qu'ils se mettaient au travail. Encore. Ils travaillaient d'arrache-pied. Ils y mettaient du coeur à l'ouvrage. Sans doute qu'ils voulaient tous terminer ça au plus vite afin de s'entraîner à nouveau. Ou bien repartir sur Terre pour des missions. Ou au Rukongaï. Ou que sais-je encore. Yoshiko ne pouvait que trop bien comprendre leur empressement. Elle serait à leur place, sans doute qu'elle réagirait de la même manière. Mais elle ne pouvait pas en être certaine non plus. "Je ne peux pas te promettre ça Tōjō. Parce que je ne sais pas où je serais dans une semaine. Ou bien dans un mois. Mais ce que je peux te promettre, par contre, c'est de te parler si jamais ça ne va pas. Et de ne pas partir comme la dernière fois." Sans un mot. Cette fois-ci, au moins, elle prendrait le temps de le concerter. Même si elle se doutait qu'il serait du genre à la convaincre de rester. Ce qu'elle ne voudrait pas vraiment à ce moment là. Ils se mirent à marcher. Tōjō en vint à lui dire qu'ils allaient former une super équipe tous les deux. Et qu'ils allaient s'entraîner, bientôt. Yoshiko leva les mains en l'air. Un peu. "Pas de hâte mon cher. Pas de hâte. Tu auras, sans doute, tout le loisir de voir mon Bankai en temps et en heure. Pourquoi se précipiter ? Ca ne te permettra pas d'en savoir plus sur moi. Et puis, je ne sais pas si tu te souviens, je préfère toujours la diplomatie à prendre les armes si tu te souviens bien." Son arme préférée, c'était bien sa langue. Y'avait pas à dire sur le sujet. Mais bon, parfois, elle savait très bien que ça n'arrangeait pas les choses.

Mais Tōjō n'en démordait pas. Il était curieux. Et il voulait en savoir plus. Il voulait voir de quoi elle était capable. Elle ne répondit rien à cela. Parce qu'elle savait qu'elle n'y couperait pas et que s'il voulait réellement voir de quoi elle était capable, il arriverait à la convaincre. Comme sur Terre, lorsqu'il était venu la voir pendant des jours et des jours. Et au final, elle qui pensait pouvoir garder la tête haute et ne pas le suivre, elle était là quand même. Dingue, n'est-ce pas. Le Capitaine attrapa une de ses mains pour marcher à ses côtés. On aurait dit ... Oh, Yoshiko ne savait pas trop à dire vrai. Mais ce contact ... C'était différent d'une étreinte. Et à dire vrai, si on mettait le tout bout à bout, ça commençait à faire beaucoup quand même. Elle savait très bien comment Tōjō la regardait. Surtout quand ils avaient un peu bu. Et maintenant ? Qu'est-ce qui allait se passer entre eux ? Elle n'en savait rien.

Quoi qu'il en soit, ils avançaient donc tranquillement. Avant de s'arrêter un petit moment. Tōjō s'était tourné vers elle et il avait commencé par lui parler un peu plus officiellement. Elle n'aimait pas trop comment il lui parlait. A dire vrai, tout le protocole, ça lui montait jusqu'à la tête. Elle n'aimait pas trop ça. "Je dirais plus que dans les temps." avait-elle dit avec un joli sourire, histoire d'encourager les hommes. "Continuez comme ça. Vous faites du très bon travail." Et elle le pensait. Et peut-être que rien qu'avec ces mots, ça donnerait du baume au coeur aux Shinigami qui continueraient à faire un bon travail. Leurs pas les menèrent jusqu'à leurs appartements. Enfin, si on peut dire ça comme ça. Tōjō ajouta qu'il allait lui laisser encore un peu de temps. Une bonne semaine. Elle feignit un faux sourire. "Whaaa ... Quelle charité ! Je n'en demandais pas autant !" avait-elle dit sur un ton ironique. "Tu sais, je peux faire ta paperasse, même si j'ai pas trop la tête à la faire. Ca me permettrait de penser à autre chose. Et peut-être de plus vite m'intégrer." Dangereux de dire ça. Parce qu'il pourrait lui donner plein de taff à faire. "J'espère juste que tu ne vas pas te décharger totalement sur moi et que tu ne me laisseras pas tout faire. Je connais ton côté nonchalant."

_________________
More about me?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t221-aokiji-yoshino-miloe-need-some-

avatar
Rang : Nana Bantai Taisho

Messages : 557
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Dim 18 Nov - 1:42

    -- MWAHAHAHAHAHAHAHA !!!

    Avais-je entendu sa dernière phrase ? Non, pas du tout ! Seules les précédentes avaient illuminé mon visage plus qu’il ne l’était déjà. D’ce fait donc, j’l’avais prise dans mes bras, avant de courir dans mes appartements comme un dératé ! Ma belle venait d’faire une très grosse erreur, et inutile d’vous dire que j’allais en profiter sans m’gêner et malgré tout l’amour que j’avais pour elle. J’grimpai les escaliers d’mon bâtiment à vitesse grand V, avant d’atterrir soudainement dans une pièce bien éclairée et aménagée. Il s’agissait d’un bureau annexe que Komamura avait cru bon de construire. A première vue, il n’y avait rien d’inquiétant. Tout était parfaitement nickel chrome. Sans trop perdre de temps donc, j’installai Yoshiko à l’un des bureaux du coin. Et très vite, j’partis ouvrir un placard contenant des piles et des piles de documents. Il n’y avait rien d’autres qu’une tonne de papiers à voir, revoir, traiter, ect… Ces nombreuses formalités accumulées étaient la preuve même d’ma grande flemme et d’ma mauvaise foi envers les fonctions que j’me devais d’remplir. On pouvait dire que c’était là mon plus grand défaut en tant que capitaine. Et même que bien avant l’arrivée de Yoshiko, mon troisième siège avait pris cher d’ma paresse…

    -- Tout est à ta disposition, Yoshikooo-chwaaaan !!!

    Ma voix avait un air d’malice et d’moquerie. Sur mon visage trônait un sourire éclatant, complet et plus qu’édenté même. Bref, j’étais dans l’euphorie la plus totale. Lorsque j’me retournai vers ma belle, j’étais chargé d’une montagne de documents que j’vins déposer devant elle et sans m’gêner. Une légère couche d’poussières s’dispersa dans l’air. Cela prouvait également que j’n’avais pas touché à ces papiers depuis belle lurette. Plus exactement depuis que j’avais été la chercher sur Terre avec courage et détermination. Un peu comme un amoureux qui prenait son courage à deux mains (C’que j’n’avais toujours pas l’cran de faire) Nonchalant qu’elle avait dit à la fin d’ses mots ? C’était bien plus que ça, pour n’pas dire que c’était pire. Même Kyoraku n’faisait mieux dans la matière. A cette pensée, j’eus un petit rire organisé, avant d’croiser mes bras dans une posture digne des héros comiques des mangas des humains. Mangas que j’n’avais d’ailleurs pas hésité à regarder lors d’mon passage sur Terre. Un gros profiteur dans toute sa splendeur : « En tant que mon bras droit, tu devras toujours être à mes côtés dans les bons comme dans les mauvais moments. Ceci est l’commencement même d’une longue association pleine d’rebondissements ! »

    Une longue association ? J’n’en doutais pas une seule seconde. Car même si j’étais un fainéant d’premier ordre, j’allais tout mettre en œuvre pour la maintenir auprès d’moi. Ça allait être difficile, mais j’avais la foi. Et plutôt que d’avoir son amour, son amitié et sa présence était très précieuses pour moi. Comme quoi, il m’en fallait peu pour être heureux, vraiment. Et puis, j’arrêtai d’faire l’pitre pour rien. En lieu et place, j’avais contourné son bureau, avant d’passer mes bras autour d’son cou –Manquant d’peu de peloter ses gros loloches. J’posai alors mon front contre sa nuque avant d’rester là, comme ça, pendant un bon moment. Mon étreinte respirait la bonté, le calme, mais aussi l’amour. Cette passion que j’avais pour cette femme depuis maintenant plusieurs siècles.. Contre elle, j’me surpris même d’penser à la séquestrer pour la garder pour moi tout seul, mais j’n’étais en aucun cas comme ces malades désespérés d’la vie. Bien au contraire. Et puis, tout d’un coup, j’finis par disparaitre d’un port de shunpo, pour réapparaitre à l’une des fenêtres ouvertes du bureau dans lequel nous étions. Elle péter un câble, c’était sûr. Mais bien avant qu’elle n’puisse dire quoique ce soit, j’avais tout bonnement disparu… Pensant l’avoir laissé avec une tonne d’boulots…

    Alors que ceux-ci avaient déjà été traités par mon troisième siège…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1639-chikusa-heiji#12702

avatar
Rang : Capitaine de la Huitième Division

Messages : 247
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   Dim 18 Nov - 16:41


nouvelle vie, nouveau départ

Yoshiko n'avait pas compris ce qui venait de se passer. Ok, elle voulait bien bosser, mais elle doutait qu'il voulait la mettre tout de suite au boulot ou bien qu'il avait déjà tout un tas de choses à lui faire faire. Qu'elle ne fut pas la surprise lorsque ce dernier avait eu une lueur au coin de l'oeil et qu'il l'avait prise dans ses bras. Non, non, ce n'était pas pour un câlin qu'il l'avait prise dans ses bras. Mais simplement parce qu'il avait envie de l'emmener quelque part. "Hé, oh, Tōjō ! Lâche-moi ! J'peux marcher toute seule !" Elle avait l'impression d'être une assistée, ou un truc dans le genre. Peut-être parce que Tōjō avait peur qu'elle ne prenne la poudre d'escampette, ou un truc dans le genre. En même temps, avec le regard qu'il venait de lui lancer, ça foutait froid dans le dos n'empêche. "Hé, Tōjō !" Mais il était comme sourd, ou presque. Yoshiko aurait dû le mordre. Peut-être qu'il l'aurait alors lâchée. Bon, elle serait peut-être tombée et qu'elle aurait pu se faire mal à ce moment là. Mais elle aurait su faire son petit regard de chien battu et qu'elle l'aurait apitoyé.

Quoi qu'il en soit, ni une, ni deux, Yoshiko se retrouva le cul sur une chaise, dans un bureau qu'elle ne connaissait pas. D'ailleurs, elle ne se souvenait même pas de l'existence de cette pièce. A croire que le Seireitei avait réellement changé en ses quelques siècles d'absence. Ce qui était tout à fait normal, après tout, puisque de nombreuses choses avaient changé au fil du temps. Elle n'eut pas le temps de réellement comprendre ce qui était en train de se passer que Tōjō avait sorti tout un tas de papiers qu'il déposa devant elle. Une sacrée pile, y'avait pas à dire. Elle était vraiment sur le cul. Non, sérieusement ? Il avait accumulé tout ça comme papiers ? Ce n'était pas possible ... est-ce qu'il connaissait au moins les tenants et les aboutissants de son boulot de Capitaine ? Il ne pouvait pas ... Enfin, il ne pouvait pas faire des trucs dans le genre. "Tu te fous de moi là ?" Yoshiko se sentit blêmir. Les quelques sourires qu'elle avait pu avoir jusqu'à présent, et bien, ils venaient tous de s'envoler en un clin d'oeil. Le traître ... Le sale traître, y'avait pas à dire. "T'es ... incorrigible ..." Mais il était clair que Yoshiko n'allait pas le laisser faire. Elle n'était pas le genre de petite fille sage et docile et qui dit amen à tout ce qu'on lui demande.

Et lui qui la regardait avec ce grand sourire satisfait. Oh, foi de Yoshiko, elle allait lui ôter ce sourire du visage. Peut-être pas aujourd'hui. Mais dans les jours qui suivraient, ça, c'est clair. Elle lui ferait payer cher cet affront. Comment ? Elle ne savait pas trop encore. Mais elle verrait bien. "Wow, wow, wow. Doucement toi. Tu n'as pas encore eu mon oui définitif pour qu'on devienne les Bonnie and Clyde du Seireitei." Ouais, ouais. Yoshiko avait quelques références cinématographiques depuis son voyage sur Terre. Elle avait eu le temps d'occuper pas mal ses journées quand elle n'avait rien à faire. Et elle avait vu de nombreux films. De nombreuses séries aussi. "Donc, si tu veux ma coopération, faudra que tu y mettes du tien aussi. Parce que je ne veux pas faire ton boulot. Le mien, ok. Rattraper le retard qu'il y a en ce moment, ok aussi. Mais par la suite, si tu ne remplis pas ta part de travail ..." Elle secoua la tête. Ca irait mal pour ses fesses et elle n'hésiterait pas à les lui botter. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de lui en dire plus, ce couard s'était fait la malle. Yoshiko poussa un soupir et elle bascula la tête en arrière. Elle jeta quelques coups d'oeil à la paperasse. Semble-t-il que la plupart des documents avaient déjà été remplis. Elle secoua la tête à nouveau. "Ah là là ... Tōjō ..." Et bien, au moins, ça lui ferait des trucs en moins à faire pour le moment. Ou du moins, elle allait juste contrôler le tout. Histoire d'être sûre que tout était ok.

Topic terminé Smile

_________________
More about me?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t221-aokiji-yoshino-miloe-need-some-
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}   

Revenir en haut Aller en bas
 

Nouvelle vie, nouveau départ {Yoshiko}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 01. Episode n°1 ; Un nouveau départ
» Petite Ode ○ La chanson du désespoir où la mélodie d'un nouveau départ ?
» Une fin signifie seulement un nouveau départ...[Mahiru et Dan]
» Besoin d'un nouveau départ
» emily + nouvelle vie, nouveau départ.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bleach - Before the Shadows :: Chroniques & Flashbacks :: Chroniques & Flashback-