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CreativeJuiz

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 Two years following seas of tears

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Rang : Vampire passionnée

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MessageSujet: Two years following seas of tears   Dim 15 Juin - 19:37

Cibles difficiles (1)
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Deux ans. De la rigolade. Le monde a eu deux foutues années pour sauter de sa trajectoire comme une bille dévalant un rail mal réglé, faire la pirouette et finalement un pied de nez à tout ce que je lui connaissais. Pour moi, le monde a toujours été un vaste terrain de chasse parsemé de ténèbres et de lumières, dans lesquelles je n'avais qu'à changer de masque pour me fondre dans le décor. Vampire ou humaine, invariablement monstre guidé par la soif écarlate. Ôtant leur vie aux Hollows de passage et à ceux que la justice aurait punis, en vertu des préceptes inculqués par mon père adoptif grâce à la douleur et au fer. C'était là mon existence, sordide, violente, bouffie de liberté. Ca a bien changé, dans cette paire d'années.

La Terre a été assaillie par l'engeance du Hueco Mundo. Les évènements de Karakura ont détruit quelque chose. Un équilibre dont j'ignore tout du fonctionnement et de la balance a été rompu, ça crève les yeux. Là où auparavant j'étais à l'affût de leur hurlement, je me suis mise à l'affût de leurs pas. Distance réduite, prolifération du gibier. Un gibier assez dangereux pour devenir, parfois, le chasseur. Surtout en nombre... La traque est devenue dangereuse. J'en suis venue à tuer sans même avoir à me nourrir, signe irréfutable que les choses ne tournaient plus rond. Et il n'y a rien que je haïsse davantage que de voir les lois naturelles bafouées... surtout depuis avoir été confrontée au seigneur des Ombres. Non, sans rire, il suffit désormais de l'ombre d'un nuage noir par ciel d'été pour que j'en ai des frissons de l'échine jusqu'à la racine des cheveux. Affrontez un dieu qui manipule la réalité comme d'autres changent de chemise, et on en reparle.

Je ne suis pas restée inactive, loin de là. La ville dévastée, je me suis cherchée un nouveau port d'attache. Tokyo n'était pas bien loin, immense capitale grouillante de proies... vaste étendue bétonnée surchargée de la lumière blafarde des néons, embrouillée de population, confuse de circulation. Je l'ai détestée dès le premier jour. Au second je la quittais, définitivement pensais-je. J'ai voyagé dans tout le pays, sillonnant la côte dans un sens puis dans l'autre. Pas de liens, pas d'entraves, guère de nom et encore moins de visage. J'étais une étrangère mystérieuse partout là où je passais, m'aménageant des refuges provisoires que j'occupais le temps de me reposer, de me nourrir et de prendre la mesure des lieux. Mais à chaque fois... dans chaque fichue ville, dans le moindre village... il manquait quelque chose pour me retenir. Nulle place ne me tendit la main, n'attrapa mon coeur en lui donnant la sensation que je pouvais demeurer ici. Peut-être avais l'âme volage. Peut-être était-ce un papillon trop difficile à capturer.

Ma pitance, elle, bien qu'elle soit plus nombreuse n'avait gagné ni en finesse ni en puissance. La mise à mort des Hollows dans des gerbes de sang virait parfois à l'orgie comme il était possible que j'en dévore plusieurs dans la même nuit. Le prédateur en moi était bien assez fort afin de les maîtriser, pour peu qu'ils n'en viennent pas à s'ameuter. Par chance, si une sorte d'instinct grégaire paraissait les animer, la cohésion n'était pas leur plus brillante qualité. De fait, ils se synchronisaient autant que deux aimants opposés. C'était déjà ça.


Vous êtes perdue mademoiselle ?

Je levai un regard surpris vers l'homme qui venait de m'adresser la parole, me tirant de mes réflexions. Il était dans sa voiture, un de ces engins asiatiques de moindre calibre qui ne valait certainement pas une bonne vieille américaine cylindrée. Je n'avais aucun permis de conduire, mais avais appris à piloter auprès de Khaïl. Inutile de préciser que mon coup de volant était du genre... nerveux.
Mon regard acéré le devina de taille moyenne ; un trentenaire légèrement bedonnant, aux yeux verts abrités derrière une paire de lunettes à écailles. Par les temps chauds qui étaient les nôtres il avait laissé sa chemise largement ouverte, révélant une belle croix qui semblait de vrai argent. Probablement un bijou de famille ou offert par sa femme, jugeai-je d'après l'alliance enserrant son doigt.

Mmh non, pas vraiment, ça v-...

Minute. C'est quoi cette... sensation... froide...
Mes capacités de détection spirituelle ne valaient vraiment pas l'acuité de mes yeux vairons lorsqu'il s'agissait de surprendre une présence, mais malgré tout, je n'étais pas si obtuse que ça. C'était une senteur de Hollow qui fleurait bon dans l'air... et ça coïncidait plutôt bien avec la présence que je percevais du bout de l'âme, à l'autre bout de cette petite ville dont j'avais complètement oublié le nom.

Attendez, en fait, si. Je dois me rendre à l'opposé de...
De Kisokû, me rappela-t-il aimablement, avant d'afficher une mine perplexe. Vous êtes perdue mais vous savez dans quelle direction vous rendre ?
Je vous expliquerai plus tard.

Je lâchai ces quelques mots tout en ouvrant d'office la portière et en m'installant à ses côtés, d'un air qui ne souffrait guère la réplique. La distance me séparant de la bête était de l'ordre de plusieurs kilomètres et quelques japonais avaient largement le temps de quitter ce monde par la mauvaise porte le temps que j'atteigne le Hollow, aussi un petit trajet en automobile était-il le bienvenu.
Est-ce que... est-ce que ça voulait dire que je me souciais de la vie d'humains...?

Où allez-vous exactement ?

Pied au plancher, grognai-je sèchement.

Nul doute que je foulais sans pitié la politesse traditionnelle du pays, façon piétinement éléphantesque. Et je m'en foutais royalement. Le petit père démarra à l'allure règlementaire, ce qui ne m'allait pas, mais alors, pas du tout. Regardant droit devant moi, je passai ma jambe entre les siennes...

Mademoiselle, ce n'est pas convenable !

...avant d'enfoncer sauvagement son pied de ma semelle bottée, et la pédale d'accélération avec. Le moteur rugit tandis que la voiture effectuait un véritable plongeon vers l'avant. Le conducteur devenu passager poussa un cri d'orfraie et je me saisis du volant avec une résolution de fer n'ayant d'égale que ma poigne. Désolée, mon vieux, tu n'es pas tombé sur la jeune mignonnette que tu pensais.


Dernière édition par Sasha Oudranov le Lun 16 Juin - 17:11, édité 1 fois
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Rang : Vampire passionnée

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MessageSujet: Re: Two years following seas of tears   Lun 16 Juin - 17:10

Cibles difficiles (2)
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Les pneus crissaient comme les trompettes de l'enfer tandis que je prenais des virages à épingle à cheveux, mes sens affamés m'indiquant de plus en plus précisément où se situait ma future proie. Le trentenaire à mes côtés avait depuis quelques minutes renoncé à me faire entendre raison, se contentant de se cramponner à son siège en évitant de son mieux de se manger la vitre à chacun de mes coups de volant.

Et sinon, vous êtes marié ? demandai-je posément après un énième dérapage qui laissa une large traînée de gomme. Piloter à cent à l'heure en ville laissait forcément des marques.
Euh... oui, et j'aimerais autant éviter de laisser une veuve derrière moi...
Des enfants ?
Un en préparation.


Je lui jetai un regard en coin, m'attirant aussitôt un : Mais regardez la route ! paniqué. C'était bizarre... il était stressé au dernier degré, ce que je pouvais comprendre. Et pourtant, au moment où il m'avait avoué être bientôt père, toute trace de tension avait déserté sa voix. Il n'y avait plus eu que... que de la tendresse, pendant un instant. Il était sûrement un homme à l'amour sincère. Un homme précieux, apparemment : je devais éviter de l'abîmer si je le pouvais. Sa femme me tuerait.

Mais... qu'est-ce que c'est que ça...
Mhmh ?


Je levais les yeux, repérant bien vite ce qui avait provoqué sa stupeur. Un bâtiment situé sur les hauteurs de la ville venait de voir sa façade exploser sous les coups furieux d'un Hollow véritablement énorme. Lui-même ne devait pas le discerner, mais ça ne l'empêchait pas d'observer des morceaux de moellons voler en tous sens. Voyons ce que mes dons d'improvisation pouvaient donner.

Monsieur, j'appartiens aux forces spéciales. Grosse menteuse, va. Des terroristes ont pris possession de certains édifices et je suis ici pour les déloger. J'ai le grand regret de vous annoncer que votre coopération, pour requise qu'elle soit, ne sera rétribuée par rien d'autre que notre gratitude anonyme.
Servir mon pays est suffisant, rétorqua-t-il avec hauteur, manifestement fier.

Quel bon bougre. Les japonais sont décidément très amusants.
J’aplatis la pédale de frein avec violence lorsqu'une porte de bois massif vint s'écraser quelques coudées devant nous, projetée depuis une centaine de mètres. Nous étions repérés, et ce monstre était doué au lancer de poids ! Stoppant le véhicule, j'encourageais l'humain a ficher le camp au plus vite, mais à laisser son automobile sur place (et même à songer dès maintenant à contacter son assurance). Le bordel que flanquait la bête était si audible que les rues étaient désertées, abandonnées par la foule peu rassurée. Il y avait de quoi : ce qui semblait avoir été un manoir un jour, dominant Kisokû depuis la colline, n'était plus maintenant qu'un tas de murs explosés et de fenêtres crevées. Je devais apprendre plus tard qu'un drame familial s'y était déroulé, et supputer que le Hollow n'était autre que l'enfant suicidé de la famille résidente.

Un gamin sacrément énervé, que j'allais calmer vite fait en m'improvisant la nourrice sévère. Mon pied se leva avant de frapper l'arrière de l'automobile. Il n'était pas le seul à pouvoir démolir un bâtiment à mains nues : la voiture fit une pirouette dans les airs, et ne devait jamais retoucher le sol. Mon regard acéré se laissa dominer par la prédatrice qui grondait furieusement au fond de moi, et la silhouette de ma cible se dessina au loin avec ses zébrures écarlates. Je voyais le sang battre dans les veines épaisses, courir sous le cuir... Prenant une grande inspiration, je projetai l'engin d'une puissante détente de ma jambe. Un heurt effroyable résonna, tôle froissée et éclats de métal.

Bientôt suivi d'un long hululement de douleur. Touché, connard.

Je devrais participer aux championnats de football, je ferais sensation.

L'idée était séduisante mais j'avais plus urgent à me préoccuper. Ce qui se cachait sous "plus urgent" n'était rien d'autre qu'un Hollow à côté duquel le King Kong de nos films aurait fait figure de ouistiti. Le monstre était véritablement gigantesque, et il venait de bondir devant moi en soulevant des vagues hérissées de béton comme s'il s'était agi d'une mare. Mon équilibre perturbé par son atterrissage titanesque fut bien vite retrouvé comme je sautai jusqu'à atteindre le toit d'une habitation. Mauvaise idée dont la stupidité m'apparut aussitôt que je vis son poing énorme se lever. Si je voulais éviter les victimes collatérales, j'avais intérêt à mieux me positionner.

Melody m'avait dit un jour que cela s'appelait Bringer Light. Quoi qu'il en soit, j'en usai sous la forme d'un déplacement gonflé au Reiatsu, filant à toute allure en direction de la forêt avoisinante tapissant le flanc d'une montagne. Je devais l'attirer là où il n'y aurait personne, ni témoins ni victimes possibles. Je n'avais aucun doute quant à ce qu'il me suive : ma force spirituelle faisait de moi un met bien plus intéressant que les humains lambdas de ce bourg.
Un peu trop intéressant, en fait. Je m'en rendis compte lorsque d'autres hurlements voraces, en tous points semblables à celui qui s'élevait derrière moi, commencèrent à résonner dans la vallée concassée. Ce n'était pas qu'un Hollow nourri aux dopants que j'allais devoir calmer : c'en était une meute, et poussée par une rare fringale si j'en jugeais à ce que j'entendais.

Un sourire féroce étira mes lèvres comme je m'enfonçais sous la frondaison obscure des arbres. Ils n'étaient pas les seuls à avoir un creux, et le jour où une proie allait me dévorer n'était pas encore venu.
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MessageSujet: Re: Two years following seas of tears   Mar 17 Juin - 0:59

Cibles difficiles (3)
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La traque n'est pas qu'une question de... de chercher et d'attaquer. Quiconque aurait pu m'observer en cet instant aurait eu pour première impression que je fuyais. Je détalais de toute la vitesse surnaturelle à laquelle mon corps était capable de se mouvoir, zigzagant entre les troncs épais des arbres, plongeant d'une ombre à l'autre. Des silhouettes massives se profilaient çà et là, masses musculeuses de griffes possessives et de dents démesurées. Les Hollows, âmes déchues en quête de leur pitance. Je ne comptais sûrement pas leur donner satisfaction, évitant les assauts fulgurants et intempestifs dont j'étais la cible, laissant derrière moi un sillage de végétation fracassée et d'humus retourné.

Contrairement aux apparences, c'était moi la chasseresse.

Ils me cernaient et m'agressaient parce qu'ils savaient très bien qu'ils ne pouvaient pas me fuir. J'étais venue, ici, sur leur territoire. A portée de leur bras, ils étaient de fait à portée du mien. Me tourner le dos aurait été la pire connerie de toute leur existence... Alors, comme des loups acculés, ils se retournaient en montrant les crocs avant de bondir pour saisir leur bourreau à la gorge. Un rictus féroce ôta l'humanité de mon visage, la remplaçant par une joie sauvage de mauvais aloi.

Oh toi, tu m'agaces ! grondai-je en bondissant en hauteur afin d'éviter une énième agression.

C'était le même Hollow, le plus irritant et le plus enragé de tous, qui ne cessait de sortir du couvert boisé pour tenter de m'écraser sous son poing. En plein saut, ma main se posa délicatement à la jonction de son pouce aussi large que mon torse : je refermais mes doigts sur le sien, et une fontaine de sang jaillit en geyser de la peau que je broyais sous ma poigne. Je l'en amputai d'une simple pression, le faisant hurler de douleur. Il n'y avait que bestialité dans leur voix... et pourtant, j'en étais persuadée, davantage de barbarie régnait dans mon coeur malgré les apparences.
Tant de couleurs... oui, il y avait tant de couleur dans leur sève écarlate. Je l'admirais s'élever en jets ardents dans les airs, retombant au sol en éclaboussant les feuilles bronzées par la mort. Une expression de douceur passa sur mes traits tandis que je plongeais mes canines subitement agrandies dans le cou épais de ma proie, déchiquetant son cuir avec autant de facilité qu'une scie fendrait du papier.

Et ce fut... le début de ma démence.

Sous mon vernis de retenue se dissimulait un abysse démesuré. Un abysse sans fond, bouffi de ténèbres murmurantes, résonnant des seuls échos de ces voix pleines de violence qui, sans cesse ni répit, me chuchotaient combien il était facile d'éclater la chair, faire sauter les os, arracher la rivière pourpre à son lit... Si j'avais un monde intérieur, voilà de quoi il était fait. Un monde horrible, abominable au dernier degré. C'est ce que je devins lorsque le sang coula dans ma gorge, lune écarlate rappelant la marée de noirceur couvant au fond de mon âme.

Je déviai de ma course, soulevant un tourbillon de feuilles et de ramures brisées. J'atteignis la bête la plus proche à pleine vitesse, griffes enfoncées dans ses épaules, crocs fichés là où aurait dû se trouver sa pomme d'Adam. D'un claquement de mâchoires je lui ôtai la moitié de la carotide, accumulant mon Reiatsu au niveau de l'ivoire acéré de ma bouche. Il coula dans sa chair, fit bouillonner le sang convoité avec furie. J'avais le pouvoir de rendre mes proies hémophiles ; une sorte de venin terrible qui m'arrangeait bien. Les odeurs de la souffrance et des moribonds qui la subissaient emplirent mon nez, effluves du plaisir véritable.

Meurs, saloperie. Agonise pendant des heures, vide-toi, fais mon bonheur. Et meurs.

Mon pied botté se posa sur son vaste poitrail. J'y pris fermement appui, envoyant ma victime s'écraser au sol tout en m'envolant dans les airs. Fauve déchaîné, j'allais de l'un à l'autre en frappant, creusant de profonds sillons dans les corps, morcelant les membres, peignant ma toile de brutalité avec les couleurs du carnage. Un coude enfonçant une poitrine, un genou démettant une hanche, un talon ripant sur une rotule. C'était là mon art passionné, que me soufflaient les voix au fond de la nuit... Les voix souveraines de l'instinct.

Vint le moment où il n'en resta qu'un. Qu'un pour me faire face, adversaire imposant au regard funeste. Mon buste se soulevait au rythme d'une respiration saccadée, mon souffle ardent s'exhalant comme l'haleine d'un tigre rendu fou. Mes yeux embrasés ne cillaient pas, fixés sur ses veines que je discernais d'une façon saisissante. Mon adversaire rejeta son faciès grimaçant à la face de l'azur et hurla son défi : une longue plainte colérique, dépourvue de la moindre peur. J'étais couverte du sang des siens, et je lui parlai dans son langage... en poussant mon propre feulement aigu, qui déferla dans la vallée ainsi que le cri d'un aigle fondant depuis les hauteurs inaccessibles du ciel.

Et nous nous élançâmes l'un sur l'autre, David contre Goliath. Mais David n'avait jamais disposé de la force surnaturelle qui était la mienne. Il n'avait jamais eu non plus cette faim ensorcelante dévorant ses entrailles, cette infernale fringale qui me rongeait, embrasait mes sens, dissipait ma pensée au profit d'une bestialité débridée.
Son poing de géant me cueillit en pleine course, et je ressentis le choc avec autant de netteté que si un éclair s'était abattu sur moi. La douleur perça le brouillard rouge de ma fureur : une douleur livide, incandescente. J'allais m'écraser sur un tronc, le brisant au passage, répandant une traînée de sang dans l'herbe grasse.

Quelle enflure... crachotai-je dans un gargouillis.

A coup sûr, il m'avait brisé autant d'os qu'il n'y avait de mauvaises pensées à son égard dans ma tête. Des suggestions très intéressantes au sujet du genre Hollow passèrent à la lisière de ma conscience, que j'eus été ravie de mettre en application... mais plus tard. Lorsque j'en serais capable, par exemple, car la frappe que je venais de subir m'avait clairement mise hors d'état de nuire à ne serait-ce qu'un bébé Arrancar. Ce qui était bien dommage, parce que question volonté de faire mal, la bête me dominant désormais de toute sa hauteur paraissait drôlement équipée...
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