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 Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]

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Rang : 10ème siège de la 7ème Division

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MessageSujet: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Dim 22 Juin - 1:44

Une infamie. Et je n’étais pas là. Oh, je ne vais pas me confondre en excuses, ni m’épancher. Mon capitaine est sain et sauf et le Colosse a été plus victime de sa propre puissance qu’autre chose. Cela me réconforte que très peu. Il y a eu beaucoup de morts, de victimes.

Dont notre Capitaine-Commandant.

Je ne peux pleurer, je ne peux hurler.

Juste rester debout.

Peut-être prier.

Ris de moi tant que tu me laisses regarder par la fenêtre comme tu le faisais si bien.


*****

Le monde semblait si simple quand on regarde par une fenêtre. Peut-être était la raison que chaque chambre en avait une. Pourtant, il pleuvait. Généralement, la pluie ne réconforte pas les âmes. Idjouher adorait la pluie, trouvant cette eau venue du ciel miraculeuse, gracieusement offerte pour laver la terre et ce qui la compose. Comme toute habitante du Rukongai, elle savait que tous allaient en profiter pour récupérer le plus d’eau possible pour les jours à venir. Il pouvait pleuvoir des maléfices, des ryoka, des fléaux…le Rukongai restait inchangé dans ses us et ses coutumes, braves ou couards faisaient leurs réserves selon les saisons qui les accompagnaient pas à pas. La constance et la raison, ne jamais laisser l’oisiveté passer à travers nous car c’était un coup à surprendre un cri retentir dans la nuit. La sueur sur le front, le manque d’air et le sang battant une cadence folle à travers nos tempes, on se rend compte que nous en sommes l’origine de ce cri. L’effroi n’était et ne sera finalement jamais le pain quotidien d’un membre de la Soul Society, Rukongai ou Seireitei. Sans arrêt, Idjouher prenait exemple pour toujours savoir comment réagir à toutes les situations. L’arrivée des Reapers suite à une catastrophe sans nom. A présent, c’était prendre son courage pour aller voir les blessés.

Hayako Shin avait été transpercé de part en part, rien d’impossible à guérir pour la Division 4 et sans comprendre réellement pourquoi, elle était rassurée qu’il soit en vie. Ayant peu connu de lui lors de leur première rencontre, elle dut se renseigner seule et apprit qu’il était accompagné de son Capitaine : Kuragari Asuna. Certains étaient à pleurer, d’autres à célébrer. Elle n’avait envie ni de l’un, ni de l’autre. Et pourtant, Riheb fut celle qui lui avait donné l’envie d’aller voir ses collègues blessés. Une trouvaille, trois fois rien mais qui éveilla une petite graine au fond de la kabyle. Elle n’était pas de marbre face à leur sort mais elle ne se sentait pas particulièrement proche ou méritante pour s’approcher de leur chevet. Si ses doutes l’étouffaient, une simple pierre dans les mains d’une jeune fille chère à son cœur avait réussi à les dissiper. Elle ignorait totalement si Shin allait mal prendre sa visite et comme pour éprouver son courage, elle coucha quelques mots sur un morceau de papier froissé encore, le plia pour le fourrer dans son hakama avec le cadeau de Riheb, l’en remercia en lui embrassant la joue pour se sauver, promettant de revenir pas trop tard.

Tout d’abord, elle s’acquitta de ses obligations au sein de sa propre division, entraînement, classement de rapports… Les missions étaient au point mort depuis la venue des Reapers et bien évidemment, cela faisait courant d’air de mécontentement parmi ses pairs. Oui, on nous prenait notre travail. On allait devenir de simples geôliers et cela n’allait certainement pas ravir son Capitaine et Vice-Capitaine. Idjouher refusa strictement d’en parler avec qui que ce soit. Ils ne voyaient donc que leur rôle au sein du Gotei 13 qui était en danger ?

Non. Ce n’était que le début.

Le reste de ses devoirs, elle se mura dans un silence, tentant de garder ses inquiétudes siennes, les mains prises. Elle n’avait jamais été aussi heureuse de classer des dossiers consultés. Un ordre à respecter capable de maintenir ses pensées dans un fleuve tranquille d’informations. Parfait.

Après une bonne douche et toujours obligée de porter son Shihakushô à son grand regret, la Shinigami se rendit vers les locaux de la Division 4. Il pleuvait toujours, ses cheveux étaient à peine séchés de toute façon.

Au premier siège au seuil, Idjouher se présenta aussi succinctement que possible pour obtenir les informations voulues : Hayako Shin, son état, possibilité de visite pour un entretien.

Le mot entretien dans la bouche d’une Shinigami de la division 2 avait toujours fait mouche et la pluie qui s’abattait le pressa davantage pour avoir les indications nécessaires.

Arrivée devant sa porte, Idjouher serra sa lettre humide de pluie dans son hakama, le libéra pour détendre au mieux ses muscles et toqua à sa porte en quelques coups feutrés, accentuant un peu le dernier, se surprenant d’être toujours discrète même pour signaler sa venue.

Une visite, rien de bien méchant.


Dernière édition par Idjouher Tamanart le Lun 14 Juil - 0:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Mar 24 Juin - 23:47

Des larmes, des pleurs, des hurlements. La Quatrième division n'était pas bondé de monde mais avait vu passé beaucoup de shinigami confondu dans ses quartiers. Pas étonnant, après le grand foutoir qu'il venait de se faire ces derniers temps. Du changement, ca il y en avait eu. De partout. D'après les rapports et ce qu'il avait comprit, le Capitaine Commandant lui même avait été tué. Tout comme le chef des Arrancars à Las Noches. Tout ça à cause de la venue des Reapers. Des Shinigamis qu'on disait.
Le jeune garçon ouvrit les yeux. Le contact avec le monde extérieur fut représenté d'une lumière blanche aveuglante, le forcant à plisser les yeux. Il connaissait cette lumière. L'odeur également. C'était les quartiers de Réa. Réanimation, repos, fin la où tu vas quand t'es mal en point. Shin se releva peu à peu, et remarqua qu'il n'avait pas son zanpakuto à ses côtés. La panique commença à s'emparer de lui, jusqu’à ce qu'il l'aperçoive sur la chaise, juste a coté de lui. Un petit moment de calme, voila ce qu'il avait. Après tout ces événements, il avait besoin de repos. Ce qui le fit esquisser un petit sourire, en pensant au fait que lui, Septième siège de la Quatrième, était la en tant que patient et non en tant qu'infirmier. C'était assez comique comme situation, il faut le dire. Un petit rire étouffé manqua d'achever le convalescent. Avec tout ces petits trous dans le corps pas tout à fait soignés, il était facile de mourir pour si peu.

Dehors, il pleuvait. Les gouttes de pluies cognaient contre les vitres de la chambre. Et la montagne de dossiers à remplir qui s'était jusqu'à lors empilée sur son bureau, quelle hauteur pouvait elle atteindre ? Combien de temps avait il été dans cette pièce ? En tout cas, chacun de ses mouvements lui semblait être une épreuve insurmontable. Le garçon se plaisait bien la, alité et à la complète charge de ses compagnons de la Quatrième. Mais il allait bien falloir qu'il se décide à bouger de son lit, histoire de se dégourdir les jambes.

Et ben dis donc, t'en a mis du temps à te lever !

Kimagurenai était réveillée, se tenant fièrement sur la chaise en face du garçon. Sa lame était bien au chaud dans son fourreau, signe qu'elle devait crever de chaud. Le garçon attrapa son zanpakuto, et mis à nu sa douce compagne. Ses doigts effleurèrent son acier si délicat, remontant jusqu'à sa garde. Il la serra ensuite contre lui et se recoucha. Elle lui avait tellement manqué, elle qui l'avait épaulé lors de cette guerre. Ils n'avaient pas pu exploiter tout leur potentiel. Juste un sort de kido et du soin, voila ce qu'ils avaient pu faire avant de tomber sur le sol.

Navré ma douce, je n'ai pas pu faire mieux que ce que j'ai fait...
Peuh... J'te donne mon pouvoir et t'es pas capable de buter un cadavre et un autre mec... Tu m'a plus que déçue la.
Je...

Il ne pouvait pas le nier, il savait très bien qu'il avait été faible. Mais il était un membre de la Quatrième division, donc pourquoi s'embêter sur le fait qu'il n'ait pas pu tuer ou faire bobo a des gens ? Il lacha un soupir. Kimagurenai l'épuisait, elle était trop exigeante. Mais il n'allait pas la blâmer pour ca, vu qu'elle non plus n'était pas contente elle aussi.
Elle avait sa fierté, et il le savait. Il le savait qu'elle ne voulait surtout pas montrer cet aspect la d'elle. Shin prenait donc toute cette rage d'impuissance sur lui même. De toute façon, un jour ou l'autre il allait arranger cela.
Le garçon se rhabilla promptement et, une fois ses affaires prises, se dirigea vers la porte, qu'il ouvrit. Puis il tomba nez à nez avec Tama. La jeune fille qu'il avait croisé avant de se retrouver en pleine guerre. Le garçon se montra étonné. Elle se tenait devant la porte de sa chambre, comme si elle allait lui rendre visite. Lui qui n'avait jamais reçu de visite, il s'en montra agréablement surprit.

Bonjour Tama. Vous attendiez quelqu'un ?

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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Lun 14 Juil - 1:13

Trop feutrés sans doute ? Que fait-on d’habitude pendant les visites si l’annonce de notre venue n’était pas entendue ? Hayako Shin devait se reposer, forcément. Idjouher se reprocha sa témérité. Ils ne se connaissaient à peine et elle allait dire quoi ? Désolée de ne pas avoir été là ? J’aurais été ravie de prendre des coups à ta place ? Dans une inspiration et une expiration longues et discrètes, elle se recentra. Il était inutile de se poser des questions qui n’allaient pas reforger le monde à leur guise. Puérile et sans fondement. Il était en vie. Il avait cette chance de se dépasser pour participer à l’effort du Gotei 13. De même pour elle.

Lentement mais sûrement, Idjouher restait à déambuler dans le couloir déjà moins engorgée par l’urgence qu’aux premiers jours liant la chambre d’Hayako Shin au reste du complexe de la Division 4. Rasant les murs du corridor, Idjouher regardait la pluie tomber par la fenêtre tout en notant les passages derrière elle par les bruits de pas et via les reflets sur la vitre. Que faisait-elle là ? Elle détonnait comme pas possible dans cet environnement comme si le temps était au ralenti autour d’elle et en accéléré à l’extérieur. Lentement, la kabyle tira la pierre de la poche de son hakama essayant de se recentrer autour d’elle pour balayer ses questions qui l’assaillaient.

Si Qismat avait été là ? Qu’aurait-il pensé d’elle ? Il l’aurait tourné en ridicule dans un premier temps, prétendant une jalousie et une possession sur elle fantasmagoriques pour essayer de la troubler. Et pour finalement atterrir sur quel dernier mouvement ?

« Je ne t’aurais pas laissée y aller seule. Telle MA trancheuse d’âme, jamais loin de moi. »

C’était un idiot. Plus elle se souvenait, plus son idiotie lui manquait. Partir, c’est mourir un peu et mourir, c’est partir de façon plus conséquente.

Soudain, des mouvements dans la chambre lui parvinrent. L’hésitation la prit directement à la gorge, suivie de près par l’ombre de la culpabilité qui menaçait de couper sa respiration. Saif-al-Jawza, compatissante, vibra longuement pour l’aider à s’extirper de son malaise. Depuis le temps qu’on lui disait de s’ouvrir aux autres, il fallait bien commencer quelque part. Une visite, une simple petite visite.

De nouveau face à la porte, la pensée de laisser son présent devant la traversa. Elle aurait été plus à l’aise au Hueco Mundo cernée par des Adjuchas qu’ici…

Shin avait décidé pour elle, il était prêt à partir apparemment. Déjà capable de tenir debout ? Certes, on avait besoin de tous les membres de sa Division mais après une attaque de Maho Tsukai, on pouvait un minimum respirer, s’en remettre puis s’acquitter de son devoir ensuite.

- Bonjour Tama. Vous attendiez quelqu'un ?

Instinctivement, Idjouher enferma doucement sa pierre dans la main, reprit son masque d’impassibilité et une respiration calme.

Shin était toujours là, autant célébrer la vie que regretter la mort tant qu’on le pouvait.

- Bonjour, Hayako Shin.

Et on inspire doucement.

- Je suis venue…

Pour une fois, misez sur la vérité, Sai.

Une mission ? Non. Une révélation importante sur elle et sa famille ? Non plus.

Rien à perdre donc.

Une sorte de fissure à gagner et un raz-de-marée qui menaçait de l’agrandir. Pour sûr.

Idjouher relâcha ses épaules et ferma les yeux dans un soupir amusé. Il valait mieux en rire intérieurement que de s’en sentir misérable. Etait-ce si difficile que ça ? Et si c’était une mission, serait-ce été plus facile à aborder. Oui. Petite soldate à la silhouette si futile. Oui, encore.

Elle ouvrit des yeux un peu rieurs, un sourire un peu plus prononcé que d’habitude ornait ses lèvres pleines et finit enfin sa phrase.

- Disons qu’en arrivant, j’étais persuadée d’être venue vous rendre visite. A vous voir prêt à reprendre du service et moi déconfite, j’ai plutôt l’impression que c’est vous qui me rendez visite dans votre couloir.

De l’ironie ? Diablerie.

Non. C’était clairement un fait annoncé.

Coup d’essai, coup de maître.

- Cependant, je gêne le passage présentement. Puis-je entrer ou allez-vous directement vous occuper de vos obligations ? demanda-t-elle poliment, regagnant peu à peu son sérieux familier.

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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Ven 18 Juil - 16:43

La jeune femme avait parlé, c'était pour voir comment le médecin se remettait de ses blessures. Un sourire assez rapide se dessina sur son visage, avant de se transformer en grimace. Ses blessures lui jouaient des tours et ça lui tirait de partout. Une crampe fit même irruption au niveau de son mollet droit, c'est pour dire.

Non, non, vous pouvez entrez et rester si cela vous plait. J'avais juste prévu d aller demander un peu d eau pour revigorer un peu les plantes de cette salle.

Un pot de fleurs se trouvait la, dans un coin de la salle. Un coin assez isolé, entouré d ombre. La tige montrait à elle seule le peu de vie qu'il restait, le nombre de temps restant avant de rendre le dernier souffle représenté par une feuille rigide. Elle aussi était entre la vie et la mort, une simple brise de vent pouvait l emporter au loin. Le garçon montra du regard à son invité ce spectacle.

Voyez vous, pendant le conflit je me suis retrouvé comme cette feuille : entre la vie et la mort. Je me suis écroulé trop tôt, n'ayant pas pu effectuer mon devoir. Aider son prochain commence toujours par s aider soi même.

Bien sur, il avait du travail à faire. Il avait menti à Tama pour une bonne raison, selon lui. Elle avait été une des seules personnes à venir le voir, montrer une telle compassion à son égard. Il attrapa son verre d'eau où il restait un fond d'eau fraîche, et versa le tout délicatement dans le pot. La feuille tomba sous le poids des gouttes, mais resta à côté de la tige. Comme si elle désirait rester auprès de ses semblables.

Je vois cette feuille comme un renouveau, une renaissance. Car même si elle est morte, elle reste aux côtés de ses proches. Son décès ne sera pas vain. Pour en revenir à aider son prochain, considérez la pierre que je vous ai offerte comme un présent de ma part, sauf si c'est déjà fait. Vous l'avez toujours n'est ce pas ?

Shin appela un siège de la Quatrième et lui demanda poliment d'aller poser ses affaires sur son bureau. Aujourd'hui, il se sentait d humeur à sortir. Un petit restaurant pour se remplir la panse. En compagnie de Tama, ou non. Il fallait lui demander. Après tout, il lui devait bien ça.

Excusez-moi si je parle trop, si mes allusions sont étranges. Je viens de me lever donc je déraille un peu, haha ! Bien, et si nous allions manger un peu ? C'est moi qui régale ! Vous êtes partante ?

Mein Gott... On dirait une série à l eau de rose.... Tu vas l emballer où te prendre un râteau ? Réponse après la pub !
La fiancée du héros va t elle pourrir l ambiance ? Réponse après la pub !
Pfeuh...

Ah, apparament non.

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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Dim 20 Juil - 19:58

Très rapidement, l’observatrice aguerrie de la Division 2 ressurgît à la mue du sourire de son compère en une grimace. Il souffrait et il mentait, c’était évident mais les hommes chérissaient parfois si bien leur fierté surtout devant le beau sexe qu’Idjouher fit comme si de rien n’était. Shin n’était pas un de ces Shinigami qu’elle entraînait durement, il était un égal voire au-dessus d’elle et en cette qualité, elle devait un minimum faire confiance en son jugement…tant que sa santé n’était pas trop malmenée, pour sûr. C’était tout de même assez étrange de le voir souffrir en silence pour ne pas l’inquiéter. Oui, il l’avait appelée par un sobriquet purement féminin lors de leur première rencontre et néanmoins, il en fallait plus pour que ça soit acquis. C’était plus facile avec Qismat : s’il la taquinait ou il se murait dans son mutisme, c’est qu’il la considérait comme une femme. Si souvent et si bien. Trop bien.

En silence, Idjouher entra, toujours avec sa désagréable habitude d’assouplir son pas pour qu’il soit inaudible et son regard se baladant sans oublier les recoins. Bien vite, elle repéra la dite plante. La pauvre, elle était si seule. Pourquoi dans l’ombre ? Elle avait tout de même visiblement besoin de lumière non artificielle et non que d’eau fraîche. Pauvre créature oubliée.

- Voyez-vous, pendant le conflit je me suis retrouvé comme cette feuille : entre la vie et la mort. Je me suis écroulé trop tôt, n'ayant pas pu effectuer mon devoir. Aider son prochain commence toujours par s’aider soi-même.

« Mensonge. Encore. »

Pour une fois, ce n’était pas par jeu que cette voix s’exprima. Un regret ? Un nœud de souvenirs pouvait émettre les regrets de son ancien propriétaire ? Qismat était un menteur compulsif, certes mais Shin ? Là, ce n’était pas que pour elle. Poliment, Idjouher scella ses lèvres, elle voulait le laisser se confier, elle n’allait pas le brusquer alors qu’il délivrait un peu de ses douleurs qu’aucun médecin émérite ici ne pouvait lui enlever. Elle le comprenait, il avait survécu. Ca l’enchantait comme ça le tuait. L’Emir avait sûrement dû vivre un calvaire en l’attendant.

Et lui ?

Laissons son cœur expiré la noirceur qu’il s’était approprié. Laissons-le chercher un sens à sa survie. Laissons-le trouver son but, peu importait la manière.

« Arrête. Tu te fais du mal plus qu’il ne s’en fait. »

Elle n’avait même pas le cœur à répondre à sa question. Bien sûr que depuis le début, c’était un présent. Et bien évidemment, elle l’a gardé au bon plaisir des enfants voulant toujours voir de la lumière briller à travers. Sans un mot, la Shinigami regarda attentivement la tige rigide de la plante, la feuille qui allait pourrir près d’elle et les autres feuilles asséchées un peu plus haut et…c’était une petite bouture qu’elle voyait entre les feuilles brunies ?

Suite à cette découverte, Idjouher ouvrit la fenêtre, assez pour juste passer son bras et la manche de son shihakusho, la laissant se tremper le temps que Shin cherchait un membre de sa division. Enfin, le manche assez gorgé de pluie, la kabyle chercha dans son hakama la lettre qu’elle avait écrite plus tôt et la laissa s’imbiber de gouttes de pluie pour finalement diluer l’encre et ramollir le papier. Puis, elle referma la fenêtre, alla vers la plante et pressa le tissu pour essorer l’eau de pluie sur la terre brune du pot. Délicatement, elle saisit les feuilles séchées, les pinçant un peu plus fermement pour les arracher sans endommager la tige et les laisser auprès de leur sœur encore verte. La prochaine bouture allait avoir champ libre pour se développer. Et pour finir, elle approcha le pot près de la fenêtre pour profiter de la lumière tamisée par les nuages.

- Excusez-moi si je parle trop, si mes allusions sont étranges. Je viens de me lever donc je déraille un peu, haha ! Bien, et si nous allions manger un peu ? C'est moi qui régale ! Vous êtes partante ?
- Elles ne sont pas étranges. Au contraire. Cependant, vous avez tort de penser qu’il faut obligatoirement s’aider soi-même pour aider autrui.


Idjouher se retourna pour faire face à Shin, sous ce masque de neutralité, elle espérait que seuls ses mots allaient compter et non le fait qu’elle soit une femme.

- Vous avez porté assistance pendant la bataille sans réellement vous soucier de ce qui allait advenir de vous, n’est-ce pas ? Alors, ne regrettez rien tout en devenant meilleur car rien ne se perd…

Lentement, elle s’approcha de Shin, prit doucement sa main en priant que la tiédeur des siennes ne le dérange pas puis posa dans la paume la pierre d’hématite polie qui miroitait comme du métal brut sous l’éclairage de la salle.

- …tout se transforme. Comme des feuilles qui cachent une parcelle d’une nouvelle vie ou comme cette pierre qui semble être métallique et qui finalement cache le rouge sang de la vie en elle.

Avec douceur, elle laissa la pierre entre les mains de Shin en essayant de sourire de façon un peu prononcée pour lui communiquer sa confiance. Il fallait de la pluie et du soleil pour tous.

- Par contre, je vais chercher à manger, il pleut à averse dehors et ce serait dommage que vous attrapiez froid à peine sorti du lit. Dites-moi ce que vous désirez.

Intérieurement, Idjouher se traita d’idiote finie. Elle aurait dû préparer à manger, c’était pourtant évident. Ou simplement demander quoi prendre avec elle à Lalla Zohra, consulter les médecins. Bon, les Shinigami savaient faire à manger, il n’y avait pas de quoi se plaindre. Question d’habitude, elle mangeait surtout ce qu’elle préparait. Elle allait réparer un jour son erreur, c’était la moindre des choses.

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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Mer 23 Juil - 13:24

La pierre retourna donc dans les mains de Shin. Ce n'était pas la même pierre que celle dont Shin avait donné à la jeune fille. C'était une de couleur rouge sang. Très belle couleur en plus. Le garçon sourit, puis la déposa sur sa table à côté de ses affaires.

Je ne sais que dire...Elle est magnifique, et j'aime bien sa couleur. Ca me rappelle l'endroit où j'ai failli donner ma vie. Je la garderais toujours sur moi, soyez en sur.

Le cinquième siège chercha du regard quelque chose pour accrocher la pierre à son cou. Il aurait pu demander à Tama de lui en fournir une, mais elle avait déja fait tant pour lui aujoud'hui, que ce serait criminel de lui demander encore une chose. Après l'avoir écouté, le garçon regarda au loin par la fenêtre pour voir le temps. En effet, il pleuvait. Et elle demandait ce qu'il voulait manger pour qu'elle aille chercher maintenant.

Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de sortir la. Vous êtes gentille de vous proposer, mais je je ne peux me contraindre à vous laisser y aller. Asseyons nous et parlons un peu, en attendant que la pluie cesse, si cela ne vous dérange pas bien entendu.

Le garçon lui présenta un siège où s assoir. Il remarqua par la même occasion que Tama avait arrosé le pot de fleur dont il avait fait allusion juste avant, ce qui le fit sourire. Un éclair illumina la pièce, suivi d'un grondement sourd. Un soupir de soulagement, le garçon se tourna vers son invitée.

Ma compagnie vous déplaît à ce point la ?

Mais laisse la donc partir enfin ! Elle va finir par se demander si t'es pas un détraqué sexuel à force.

Votre compagnie me plait bien, cela change de la routine avec tout ces dossiers à remplir, les visites médicales au Rukongai sont plutôt longues, et je n'ai guère le temps de parler, mise à part avec Kimagurenai. Mais ce n'est pas trop des discussions recherchées je dois dire.

Dis tout de suite que je suis chiante et non cultivée, j'dirais rien !
Ben on va pas dire que t'es pas bavarde, mais niveau sujet de discussion, c'pas ca.
... ok j'ai compris...

Shin poussa un soupir. Une énième prise de bec avec Kima, juste après le si joli discours de Tama. Levant les yeux au ciel, il caressa doucement le fourreau avant de le déposer à côté de lui. Après tout, était il vraiment enclin à travailler, par ce temps maussade et orageux ? Laissant ses affaires sur le lit, le garçon alla s'assoir à côté et ferma les yeux. Qu'est ce qu'il fallait dire ou faire dans ces moments la ? Ne sachant pas quoi faire, Shin commença à fredonner un air de musique. Une musique apprise à l'académie, avec sa bande de potes. Il se demanda qu'est ce qu'ils étaient tous devenu. Agato, Sasaki, Mori, et tout les autres.

Si tu penses aux glandus de l académie, ils sont tous dans des divisions différentes, voir même sur le terrain. elle prit alors une voix langoureuse. Ça fait un moment que tu n'as pas prit soin de moi au fait. Je me languis de ta langue sur ma peau...

Shin se tourna alors vers Tama. Il ne remarqua même pas qu'il saignait du nez, limite il s'en fichait comme de l'an 40. Ce n'est qu'après quelques minutes qu'il s'en rendit compte, lorsque Kimagurenai lui fit remarquer.

Coquin va ! Mes avances te font toujours le même effet, hihi !
Oups... Mes excuses. Quand on dit qu'on se tue au travail, c'est vrai faut croire. Haha !

Le garçon attendit une réaction pour le jeu de mot qu'il venait de faire. Enfin jeu de mot, blague nulle, un truc pas drôle quoi.

Vous auriez pas un mouchoir ?


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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Mer 6 Aoû - 18:44

Elle allait vraiment se faire pardonner. Si en plus Shin, gentleman qu’il était, refusait de la laisser s’aventurer seule pour lui apporter à manger, c’est que c’était grave. La honte la prenait tellement à la gorge qu’Idjouher se mura dans le silence le temps d’avaler la boule de douleur qui lui brûlait l’œsophage. On ne dirait pas mais pour une personne habituée à être à l’affût de tous signes de son environnement et prévoir l’imprévu, elle n’avait jamais été aussi embarrassée dans sa vie. Même la présence de son Vice-Capitaine ne lui faisait pas autant d’effet. Il n’était pas désagréable, il reflétait le mensonge et la vérité en même temps. En gros, un très bon Shinigami de la division 2. Faire réagir autrui était son métier.

En même temps, il fallait bien faire des erreurs pour ne plus les commettre à l’avenir. En espérant que le corps de Shin n’ait pas à subir d’autres blessures d’une telle envergure.

Quelque part, le fait qu’il prenne soin d’elle, l’invitée, la tuait un peu. C’était un peu à elle de prendre un minimum soin de lui pendant un laps de temps. Non l’inverse. C’était dire à quel point elle connaissait mieux les habitants du Rukongai que ceux du Seireitei. Les mots de Shin étaient un peu comme la pluie contre le papier sur le rebord de la fenêtre côté extérieur : à se reprocher une mollesse, une malléabilité et une confusion certaines mais il fallait le voir venir. Simplement. L’eau agit ainsi sur le papier et sur l’encre. Point.

C’était dans cet état d’esprit que machinalement, Idjouher prit place sur un siège aux côtés de Shin, toujours en ne trahissant ses mouvements par des bruissements feutrés des pans de son hakama.

- Ma compagnie vous déplaît à ce point-là ?
- Si c’était le cas, je ne serais pas venue.
- Votre compagnie me plait bien, cela change de la routine avec tous ces dossiers à remplir, les visites médicales au Rukongai sont plutôt longues, et je n'ai guère le temps de parler, mise à part avec Kimagurenai. Mais ce n'est pas trop des discussions recherchées je dois dire.


En un instant, Idjouher sentit des signes de danger et de complaisance en elle. Il faisait des visites médicales dans le Rukongai ? Diantre. Ils auraient pu tomber nez à nez, mettant peut-être à nu sa vie de famille mais en même temps, il prenait soin de certains d’entre eux. La maladie ne connaissait pas de frontière même dans la mort et jusqu’à gêner certains travailleurs. Quelque part, oui, elle se sentait reconnaissante. Le problème était qu’elle ne pouvait pas le lui dire directement sans être suspecte. Et encore une fois, ses suspicions sur les liens entre Shin et son zanpakûto revinrent en mémoire. Ça ne la rassurait guère sur la qualité de leur relation. Jamais elle ne pourrait s’enfermer dans le monde intérieur entre elle et Saif-al-jawza. Deux entités qui prônaient le devoir ne visait que la même chose. Pour Qismat et Sheherazad, c’était dominant et dominé strictement.

« Sheherazad se pense irrésistible malheureusement. Si je lui montre de l’attention, elle risquerait de s’accaparer mon attention dans un moment importun. Ce qui peut signifier la mort dans la traque de Hollows. »

Oui. De l’avis d’Idjouher, il adorait se sentir désirer pour l’éternité et torturer l’esprit de sa trancheuse d’âme n’était qu’un divertissement de plus. Néanmoins, il avait raison. Encore.

Avec tout ça. Même en ayant tellement dit, il était impossible pour la kabyle de comprendre l’objet recherché par le cinquième siège tourmenté ayant besoin de fredonner pour habiller l’instant présent.

- Que cherchez-vous dans une personne ? Car si je me souviens bien, vous avez parlé de plusieurs femmes, vous êtes souvent en contact avec des personnes de tous genres avec votre travail en plus de vouloir contenter vos camarades en faisant les courses pour eux. A part une pierre, du calme et un bandage, je crains d’offrir pas grand-chose au final.


Bon sang, qui était finalement cet homme qui n’arrivait pas à étancher sa soif autour de plusieurs oasis ?

- Disons que j’ai beaucoup de mal à croire que j’offre quelque chose quand je sens que des gens vous entourent. Et quelque part, ça m’inqu…

Du sang.

Attendez, Sai. Pas en grande quantité.

Ainsi, Shin se tourna vers Idjouher, apparemment, il était bel et bien attentif à son discours et ses questions. Tellement qu’il ne surprit même pas le filet de sang en devenir qui s’échappait d’une de ses narines. Sans même écouter ses excuses pour la tranquilliser, la troisième siège quitta sa chaise, tourna le dos à Shin et tira Saif-al-jawza hors de son fourreau tout en fouillant quelque chose dans son shihakusho. Un bruit de tissu déchiré plus tard, la Shinigami remit les pans de son uniforme en place, sa trancheuse d’âme à la sienne et tendit un morceau de bandage blanc et apparemment propre.

- Désolée mais dans l’urgence… Bon. Ça fera amplement l’affaire. Je vais chercher à manger tout de suite que le vouliez ou non cette fois.

En colère ? Non. Inquiète.

Elle ne laissa même pas le temps à Shin pour quoi que ce soit, il fallait que pour une fois, quelqu’un prenne soin de lui.

Dans un rythme soutenu de marche, Idjouher alla vers une petite boutique pour des plats à emporter, à croire que c’était le propre des médecins de partir soigner tout en mangeant à la volette. Poisson, volaille, des nouilles avec des petits légumes et des morceaux de bananes braisées. L’idéal pour avoir un apport d’énergie le plus rapidement surtout en saignant du nez.

En réalité, il a été excité par une tierce personne. C’est fréquent pour les plus sensibles.

Idjouher n’avait apparemment que faire, ne se sentant pas réellement concerné dans l’application de l’addition sa personne plus excitation. Elle se sentait tellement masculine et Shin était tellement porté sur les femmes qu’elle comptait son sobriquet de la première rencontre qu’une politesse parmi tant d’autres. Son « Tama-san » hors Division 2 en somme.

Au chemin du retour, elle revint à son inquiétude. Etait-ce mal ? Il s’agit d’un confrère, elle peut éventuellement se sentir concerné par ce trait-là. Ho et puis, advienne que pourra. Pourquoi chercher des indices dans le sable en pleine tempête ? On attend qu’elle se calme pour reprendre la route. Le paquet fumant entre ses bras, Idjouher remit ses questions à plus tard. Priorité numéro une : la santé d’Hayako Shin.

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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Sam 9 Aoû - 17:04

Un bout de tissu pendait du nez de Shin. C'était fait dans l'urgence, mais le garçon appréciait le geste. Et puis, c'était toujours ca de pris pour satisfaire sa lame. Pas besoin de se mutiler, il allait pouvoir avoir la paix pendant quelques jours. Et sans demander son reste, Tama partit chercher de quoi se subsenter. Le cinquième siège ne broncha pas, il n'était pas en état de lui opposer une quelconque résistance. Peut être se sentait il mieux, mais il n'allait pas faire tout un scandale juste à cause de quelqu'un qui lui porte secours.
Le garçon se rallongea dans son lit, fixant le plafond blanc de sa chambre. Combien de temps cela faisait ? Le nombre de fois qu'une personne prenait soin de lui avec autant de volonté, ca se comptait même pas sur les doigts d'une main. Tama était vraiment une personne gentille et attentionnée, la dessus Shin était d'accord.

J'aime pas trop le fait qu'elle soit comme ca avec toi.
Allons, allons. Ne va pas me dire que tu ne ferais pas la même chose pour moi, si ?
Tout ce que je sais, c'est que si elle continue ce petit manège, je lui ferais comprendre.
Tu veux bien cesser de tout le temps chercher la petite bête, à chaque fois qu'une fille m'approche ? A cause de ça, j'ai une mauvaise réputation auprès des autres divisions et des gens.
Je te rappele que tu es mon maître à la base. Tu ne t'occupes pas de moi, préférant la vraie compagnie féminine...
Je m'occupe beaucoup plus de toi que mon propre boulot ! Va pas me jouer le numéro de la petite fille victimisée maintenant !
... Nous poursuivrons cette conversation plus tard. Repose toi bien mon coeur.

Shin resta sans voix. Il ne savait pas quoi faire sur le moment. Pour la première fois, ce n'était pas Kimagurenai dans le rôle du méchant. C'était lui. Il se sentait con. Très con. Elle n'avait fait que lui dire ce qu'elle pensait, et s'était même radoucie à la fin, l'appelant même "mon coeur". Sous ses grands airs de dominatrice, elle restait femme. Bon ok, zanpakuto féminin, enfin vous voyez. Il allait falloir présenter ses excuses. Un présent ! Voila ce qu'il devait acheter pour elle. Ca lui fera sans doute plaisir.
Ni une, ni deux il attrapa son zanpakuto, la garda dans ses mains et partit sous la pluie, laissant au cas où un mot à l'attention de Tama, s'ils se recroiseraient pas en chemin.

Durant tout le trajet, il se fit harceler par une pluie battante. N'ayant pas pris de quoi s'abriter, il garda son arme près de lui, la protégeant. Shin ne tenait pas à ce que la pluie salisse la belle peau de sa douce. Non. Elle valait mieux que ca. Surtout en ce moment. Là, une échoppe. Un éventuel refuge en attendant que la pluie cesse. Le garçon se précipita en courant pour se mettre à l'abri, et se heurta à quelque chose. Ou plutôt quelqu'un.
Le choc lui fit perdre l'équilibre et il tomba lourdement sur le sol, lachant en même temps sa douce.

Le temps se figea. Shin pouvait distinguer chaque goutte de pluie qui tombaient, chaque petit détail jusque la invisible à l'oeil nu. toujours dans sa chute, il s'aperçut que la personne qu'il avait percutée n'était autre que celle qui était partit lui chercher à manger, Tama.
D'abord un sourire, avant de se rappeler qu'il était en train de tomber, séparé de sa douce. Sa douce qui ne lui parlait pas. Attends... Mais si elle lui parle en fait. Shin arriva à la fin de sa chute. Juste le temps de formuler une dernière fois le nom de sa douce, de manière inaudible.

QU'EST CE TU FOUS BORDEL ?? RATTRAPE MOI !!!

Le garçon venait à peine de sortir de l'hopital qu'il allait déja devoir y remettre les pieds. Quelle idée de sortir par ce temps la !

Je voulais prendre un présent... Pour toi ma douce...


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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Lun 25 Aoû - 19:33

« Et voilà ce qui sépare l’importance et l’inconscience… »

Mais quelle maladroite. Elle aurait dû faire plus attention. Ce jour-là était loin d’être une des plus fastes, la tête trop dans les pensées, Idjouher, sur son séant douloureux, assistait à ce qu’elle pensait une conséquence de sa hardiesse.

- Je voulais prendre un présent... Pour toi ma douce...

Il l’appelait « ma belle dame » et non « ma douce ». Un présent pour son…zanpakûto ? Son zanpakûto était donc féminin et apparemment une personne particulière pour Shin, assez pour se mettre en danger. Elle-même l’avait exposé à ce danger.

Saif-al-jawza est-ce…normal ?

Pas pour moi mais c'est sans doute le cas pour eux, Sai.


Un sombre constat : elle ne l’avait pas plus aidé qu’une simple infirmière. Pire : en brusquant leurs habitudes, elle, l’élément étranger, avait provoqué ce désastre.

En silence, Idjouher se remit debout, le visage impassible et alla vers la trancheuse d’âme de Shin pour la prendre et la mettre entre les bras de son propriétaire.

- Prenez-la d’une main, je vais vous ramener à votre chambre.

Après s’être assurée qu’il l’avait bien en main, la kabyle calla le bras de son confrère sur ses épaules en laissant le repas derrière eux, la priorité était Shin et rien d’autre.

Ils étaient trempés jusqu’à l’os, quelle inconscience, tous les deux. Qu’est-ce qui lui était passé par la tête ? Ils n’étaient pas amis et en se souciant de lui, elle avait aggravé son cas. Plus jamais elle n’aurait l’affront de mettre un pied dans la Division 4. Plus jamais elle ne prendrait autant d’espace dans la vie d’une personne. Plus jamais. C’était téméraire et la témérité n’était pas dans ses cordes.

Pendant toute la durée du déplacement, Idjouher ne pipa mot. Honteuse et coupable, elle n’avait pas le droit de se défendre ni même de lui adresser la parole.

Arrivés au porche des patients, le siège auquel elle avait demandé des informations se précipita pour l’aider à porter Shin à l’intérieur et à peine dans le couloir, un autre arriva, somma à Idjouher de les laisser faire leur travail. Sagement et toujours murée dans son silence, Idjouher obtempéra et abandonna Shin à des mains plus capables que les siennes.

Comme un souvenir, elle s’évanouit hors du complexe.

Plus loin, elle ramassa les courses faites pour le cinquième siège et alla plus loin sous la pluie jusqu’à trouver un arbre pour s’y réfugier pour manger la nourriture froide.

Elle mangea lentement, le tout, toujours muette. Et même si personne n’aurait pu deviner ses larmes tant elle était trempée, elle se refusa ce privilège. La tristesse pour les autres. Une lame ne devait pas s’émousser, ni ramollir, ni se diluer.

Elle n’était pas plus femme qu’une lettre en lambeaux sur le rebord d’une fenêtre.

« Et voilà pourquoi je resterai toujours une ombre dans ton cœur… »

Eternellement là. Eternellement un souvenir. Eternellement le murmure dans sa solitude.

Sai…

C’était toujours bon à prendre, une dure leçon apprise : pour le bien d’une personne, il est bon d’être absent plutôt que présent.

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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Lun 25 Aoû - 22:55

Lorsqu'il ouvrit les yeux, Shin se retrouva dans sa chambre. Qu'est ce que cela voulait dire ? Et Tama, elle était où ? Il se releva d'un coup, rassembla ses affaires et sortit de sa chambre. Interceptant une infirmière, il demanda si elle n'avait pas vu la shinigami qui était venu avec lui. Chose à laquelle l'infirmière ne sut quoi répondre. Dans un geste d'énervement, Shin la poussa contre le mur et se précipita vers l'entrée de sa division. Des bribes des événements passés lui revinrent en mémoire durant ce trajet, ce qui lui apporta des réponses.

Elle m'a prise pour me remettre dans tes mains. tu te rends compte ? Elle m'a touchée ! Avec ses mains sales !

Ah oui voila. Il était sorti acheter un cadeau en remerciement de l'aide que lui avait apporté Tama, et ils s'étaient percuté de plein fouet sous la pluie. Elle l'avait raccompagné dans sa chambre et se sentant coupable, elle avait pris la poudre d'escampette. Le médecin ne savait pas quoi faire, c'était une première pour lui. Cruel dilemne que voila. Et l'autre qui arrêtait pas de brailler.

Je...J'ai...C'est à dire que...

D'un regard il balaya le paysage et repartit en direction des magasins, à la recherche de sa sauveuse. Il se sentait désolé pour elle et se devait de la revoir au moins une fois pour la remercier. Pour sa santé, mais aussi d'avoir pris soin de lui alors qu'il était dans les vapes. Et aussi pour Kima, mais la dite personne avait plus l'air énervée que ravie.

S'il te plait, calme toi. Tama n'a pas cherché à mal, regarde elle t'as remis à moi directement après.
"Tama ?"

Outch, ca allait commencer à devenir intéressant maintenant. Qu'allait demander la demoiselle à son maitre cette fois ?

Te rend tu comptes, que ses mains souillées d'eau de pluie m'ont touchées pendant plus de dix secondes ? Et la règle des 3 secondes, la dedans ? Hein ??
Certes, mais elle ne t'as rien fait de mal, si ?
Me tenir éloigné de toi pendant ces dix secondes m'ont été insupportable...

Shin resta stupéfait. Venait elle d'être... triste et inquiète pour lui ? Ne sachant que dire, il préféra ne pas la couper dans ses aveux.

Je veux bien lui pardonner, mais comprend moi, tu es à moi, et je ne supportes pas que l'on t'approche alors tu imagines bien que ma réaction soit comme ca quand on te touche...

Pris de compassion, il la serra contre lui pendant quelques instants, avant de lui dire qu'il fallait maintenant retrouver la jeune femme pour la remercier. Commençant par aller dans tout les magasins en demandant si les commerçants l'avaient vu, mais aucuns ne put leur dire où se trouvaient la jeune femme.
C'est après une bonne demie heure de recherche que Shin se résigna et se mit à retourner en direction de ses quartiers.

C'est pas elle la bas sous l'arbre ?

En effet, c'était bien elle. Mais que faisait elle dehors, par ce temps ci ? N'avait elle pas retenu la leçon ? Shin se hâta de la rejoindre, s'abritant du mieux qu'il pouvait. Allant s'assoir à côté d'elle, il la regarda tout sourire avant de se servir à manger.

Je viens te tenir compagnie. Manger seul, c'pas joli joli. Faut bien que l'on vienne te remercier, Kima et moi.

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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Ven 21 Nov - 17:26

Ils arrivent, Sai.

Ils ?

A la lueur des évènements, je me permets de ne point les voir comme un duo tel que le nôtre, Sai. Ils sont un couple.


C’était plus fort qu’elle, Idjouher se sentait en danger, tel un animal de l’ombre qui sait d’instinct dans le noir total qu’il allait traverser un champ de ronces. La mise en péril même de son périple, que ferait l’animal ?

« Il contournerait le champ. »

Exact.

La Kabyle ne daigna pas redresser sa tête pour qu’il ne constate pas sa propre tristesse. Non seulement pour ne pas l’écraser par la culpabilité mais aussi pour ne pas à la partager. Ils n’étaient pas amis et ne le seraient jamais. C’était une sottise qui n’était pas digne d’elle et elle ne recommencerait pas. Cependant, il méritait bien une explication.

- Le zanpakûto de mon maître s’appelait Sheherazad. Comme dans la légende, elle était belle et cultivée, tout pour plaire même pour une arme. Cependant, mon maître ne lui donna aucun égard, pire même, il la rabaissait. Elle était une arme, un outil pour parvenir plus sûrement vers sa cible. Ni plus ni moins. Bien sûr, je lui avais demandé pourquoi traitait-il ainsi sa partenaire. Ainsi, il me répondit : « Les hommes sans conviction sont faibles, pire devant un joli minois qui manie le verbe aussi bien le fil d’une épée. Si je ne la muselle pas, qui sait les ravages qu’elle pourrait faire ? Si un zanpakûto a besoin d’une incantation pour se libérer, puis encore une fois, c’est qu’il y a une raison. Et nous en sommes responsables. ».

Elle se souvint d’autres mots bien plus durs, la concernant, non sa trancheuse d’âme.

La raison pour laquelle il s’était toujours arrangé pour l’appeler Tama devant tout le monde.

« A part moi, aucun Shinigami ne connaitra ta vraie valeur. Il s’imagine quelqu’un de rond, une simple sphère sans but particulier. La différence entre un idiot et un homme intelligent se trouve forcément dans ton nom. »

Vertèbre après vertèbre, Idjouher courba son dos pour finalement se lever, son visage offert à la pluie pour dissiper son chagrin momentané. Le reste de son explication devait sortir hors de sa tête. Passer à autre chose. Le plus rapidement possible.

- Ce n’est pas un duo que vous formez avec Kima, c’est un couple. Au début, je pensais qu’on était deux solitaires pour les mêmes raisons hors c’était faux depuis le départ. Je suis plutôt semblable à Kima qui reste constamment dans la chaleur d’un fourreau douillet mais soyons sérieux : nous sommes des armes, faites pour attaquer, défendre, être brandies, non à se couvrir de rouille par rareté d’utilisation. Ce que vous maintenez n’est pas plus sain pour vous que pour elle mais soit, moi, l’étrangère, perçue comme la porteuse de mauvaises nouvelles, celle qui veut vous séparer, vous n’allez pas m’écouter. Vous verrez que j’ai raison et j’espère que vous ne réagirez pas trop tard.


« Tu aurais dû me le dire en face, non ? »

Au final, son maître pensait réellement qu’Idjouher était une arme.

Finalement, si Shin ne comprenait rien, elle avait gagné une belle vérité qu’elle allait garder en elle jusqu’à maturation.

- Au revoir, Hayako Shin.

Ainsi, la pluie avait cessé, le vent roulait rapidement les nuages dans le ciel. Apparemment, ils étaient plus que deux à devoir tourner une page.

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MessageSujet: Re: Par la fenêtre d'Anfal [ft. Hayako Shin]   Lun 1 Déc - 17:22

Le cinquième siège ne comprit pas tout de suite l'histoire de la jeune fille. Comment pouvait elle admettre que Kima et lui formaient un couple ? Et pourquoi Tama disait ressembler à la douce et tendre arme qu'il arborait ? Tant de questions d'un coup faisaient de lui un sujet pour le mal de crâne, sans compter le tambourinement incessant de la pluie sur le sol.
En réfléchissant plus en détail sur l'allusion du maitre de la membre de la Deuxième division, le garçon cru se reconnaitre dedans. A la seule exception que lui, il ne la muselait pas. Il n'avait pas cette mentalité, préférant subir et se plier à toutes les volontés de sa douce. Ce qui lui semblait tout à fait logique, vu qu'elle l'avait aidé à s'en sortir lors du test final à l'Académie. Peut être lui avait il laissé trop d'ouvertures, et que désormais il subit toutes ces aventures. Les mots qui suivirent firent prendre conscience que cette arme dont il prenait tant soin restait un instrument de guerre, et qu'il fallait s'en servir tel quel plutôt que de succomber à ses charmes et ses envies. Là lui vint une question qu'il se retint de poser, par peur d'empiéter sur sa vie privée. Il avait senti une pointe d'émotion pendant son discours, et savait qu'il avait sans le vouloir mit le doigt sur un sujet sensible, indirectement. Le médecin se garda donc toute réflexion et laissa la parole à la shinigami. Le début, il était d'accord. C'est quand elle arriva sur la fin et qu'elle se leva qu'il voulu mettre les choses au clair.

Vous vous dîtes étrangère, porteuse de mauvaises nouvelles mais toute cette journée aurait du vous mettre la puce à l'oreille. J'ignore qui vous a dit toutes ces méchancetés, mais pour moi vous n'êtes rien de tout cela. Vous êtes une amie, et cela m'importe beaucoup que vous vous voyez comme vous dites.

Essayant de garder son calme face à ce discours plein de vérités, le garçon tourna la tête aussitôt pour ne pas affronter le regard de celle qui se tenait devant lui. Il y avait des problèmes que le cœur met du temps à soigner, et celui qu'ils évoquaient tout deux n'avait pas les mêmes conséquences pour l'un comme pour l'autre. Fixant l'horizon, la pluie cessa de tomber jusqu'à n'être qu'un mince filet de perles d'eau coulant le long des gouttières, laissant place à une faible brise, le médecin soupira une dernière fois.

Chacun de nous doit prendre le chemin qu'il a choisit. Nous nous retrouverons bientôt Idjouher, espérons que l'un comme l'autre auront des choses bien plus joyeuses à raconter.

Il ne l'avait pas appelé par le diminutif par lequel il la nommait cette fois. La situation n'était pas jouasse. Rassemblant le peu d'affaires qu'il avait amené, Shin se releva et quitta l'endroit d'un shunpo. Sans se retourner pour jeter un coup d’œil sur la personne qu'il pensait connaitre. Une preuve de maturité ou simple fait de ne pas vouloir avancer dans le chemin de l'insolente vérité. Il ne le savait pas lui même, gardant toutefois un espoir de passer une journée aussi belle que celle la. Une larme coula le long de son œil droit, preuve qu'il tenait plus que tout à revoir la kabyle. Elle avait tellement beaucoup à lui apporter, hors de question de perdre le contact avec une amie si précieuse à ses yeux.

Si elle se dit comme moi, alors nous la reverrons prochainement. Ne pleure pas mon aimé.
Merci...

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