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 Il vient toujours de nouveaux Jours. ❖ Post-Event, Sasha

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MessageSujet: Il vient toujours de nouveaux Jours. ❖ Post-Event, Sasha    Jeu 26 Juin - 13:42

Il vient toujours de nouveaux Jours. . ❖


- Elisa n’avait pas su lâcher sa main. Autour d’elle les gens bougeaient, parlaient… Elle était surprise de voir converger vers une même figure connue d’autres qui l’étaient tout autant. Le grand roux, la chose, sa sauveuse… Tous vers elle, qu’elle connaissait aussi. Mais après tout, le monde était petit, à Karakura. Ca avait été une petite ville.
C’était cette pensée qui l’accompagna jusqu’à leur retour dans celle-ci. Les mots de la jeune slave avaient été entendus, et compris « chez nous ». Elle regardait cette terre désolée, détruite se déroulant devant ses yeux, et elle ne voyait rien. En temps normal, pleine de vie comme elle était elle aurait réagit, récupéré la carte de l’homme qui se disait chef d’une entreprise de pharmaceutique et peut être même remonté le moral des troupes. Mais en l’état, elle s’en était révélée incapable. Serrer cette main, c’est tout ce qu’elle avait encore eu la force de faire, avec vigueur.

Des premiers soins n’auraient pas été de refus, pourtant. Et elle aussi, elle voulait comprendre… C’était une constante qui ne l’avait pas quitté, tout au long de cette triste, étrange et effrayante aventure. Lentement, la main de la jeune fille gagna l’étoffe de fourrure sur sa tête : Anna était toujours avec elle, et sans elle, elle n’en serait pas sortie indemne. Fermant les yeux, elle concentra ses forces… Certes épuisée, la petite demoiselle en avait encore quelques unes en réserve, et elle voulait les utiliser à bon escient. Cotonneux, des petits bouts de fourrure se détachèrent de la coiffe pour flotter dans les airs, se rassemblant, se déformant, pour venir se poser avec douceur sur les blessures encore fraîches. – Pas les siennes, à l’exception des plus lourdes, mais celles de la jeune femme blonde à ses cotés. La fourrure chaude et vibrante entourait les plaies d’une étreinte organique, et en régénérait les tissus… C’était une sensation surprenante au départ, mais à laquelle on s’habituait vite du fait de l’agrément qu’elle représentant.


Desserrant un peu sa prise sur sa main sans la lâcher pour autant, la jeune fille releva les yeux vers son visage avec lenteur. Ses yeux, ils étaient tremblants et pleins de tristesse. Son regard, d’ordinaire si vif et emprunt de joie était toujours embué et hésitant, et la mer trouble dans laquelle elle nageait encore se lisait au fond de ses prunelles. Elle, elle en savait elle d’avantage ? Elle avait des milliers de questions à poser, mais ne savait par où commencer. Elle redoutait l’instant ou elle serait seule.

    Merci... Pour tout, pour tout à l’heure. Elle ne parvint pas à porter ses paroles jusqu'au bout.
Un piètre début, mais un début tout de même. Tout ce dont elle se sentait à peu près capable, en somme. Les mots mourraient dans sa gorge. La personne à ses cotés, était, somme toute, une étrangère. Et elle s’y cramponnait comme si elle tenait là la seule chose au monde qui lui restait. C'était presque indécent - Il fallait lâcher.
Elle lâcha.
Lentement, laissant retomber son bras, portant son regard vers le vide devant elle -
seulement du vide. Pour ne pas peser, et moins se trahir. Les autres avaient su être forts, après tout.
Ses pensées voguèrent vers ceux qu’ils avaient retrouvé tout a l’heure… Ils n’étaient pas si peu nombreux, tous rassemblés en ce lieu funeste. Tout ceux qui restaient. Si ça se trouve, ses parents étaient morts aussi. Si ça se trouve, sa mère en voyage à travers le monde, peut être sur une île voisine, avait été happée aussi. Elle n’avait qu’un vague chiffre en tête, qui ne lui évoquait rien de précis et la laissait sans repère. Milles personnes, Cents milles, un million, un milliard … ? Elle ne se figurait même pas combien de gens on tassait dans un immeuble. Tout ce qu’elle se figurait, c’était cette ville dévastée et morte sous ses yeux, tous ces gens qu’elle avait vu s’effondrer sous les yeux de ses petites voyeuses. Il lui semblait que c’était là le monde entier. La boule âcre coincée dans sa gorge gonflait, et elle sentait les sanglots monter – les retenait en crispant la mâchoire. Elle ne se rendait même pas compte que tout son corps tremblait, et résistait avec beaucoup de mal à s’effondrer sur elle-même. Parce que plus le temps passait et nourrissait le flot de ses pensées, moins elle y comprenait quelque chose, succombant à des vagues de douleur et de trouble.

    Ich h…- Ich weiss nicht. – Elisa, Volstoi. Desu‘.
Bredouillait, vacillait entre les langues. Le japonais avait était emporté, submergé par une vague d’Allemand. Elle parlait le russe, aussi, ca se sentait un peu dans son accent. C’était la langue d’origine de son père, après tout. Mais ayant grandit en suisse, elle avait adopté la langue d’usage là bas –celle du pays de sa mère également- et pensait majoritairement en passant par celle-ci. Elle faisait pitié, hein ? Ouai, vraiment. Mais elle n’arrivait pas à faire mieux, pas tout à fait, pas pour l’instant. Cette journée n’avait été que dépaysement, elle avait cruellement besoin de repères.
Quelques noiraudes naquirent autour d’elles deux pour voleter, l’une d’entre elle venant effleurer la joue d’Elisa comme elles le faisaient souvent.
Très au feeling, j'espère que cela te suffiras pour commencer ! ;w;

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MessageSujet: Re: Il vient toujours de nouveaux Jours. ❖ Post-Event, Sasha    Dim 13 Juil - 18:00

Le retour avait des relents d'absurde.

De retour de cette dimension bouffie d'âmes d'où nous revenions... mais de retour où ça ? De retour à quoi ? Je me rendais compte désormais de la futilité de mes propos, lorsqu'à la mort de l'homme-univers j'avais déclaré à mes camarades d'infortune ce rassurant : Rentrons chez nous. Je n'avais jamais eu de véritable chez moi, mais ici, dans cette Karakura dévastée, il ne restait rien qui s'en rapprochât seulement de loin ; quant à ceux qui avaient connu la douce chaleur du foyer, celui-ci devait désormais être vide, paisible de la paix des cimetières. Cette paix-là, mortifère et funèbre, ne m'était d'ordinaire guère désagréable. Pourtant, aujourd'hui, elle l'était. Je haïssais ce silence, cette étendue morne dépourvue de vie et de cette agitation que j'avais pris coutume de détester. Tout simplement parce que ce calme qui me plaisait à l'habitude, faisait transparaître tant de détresse sur le visage de ma petite protégée...

Une protégée, oui. La première chose, en réalité, dont je prenais soin depuis que j'étais sur cette terre.

Une enfant, pourvue néanmoins de grands pouvoirs. Mais ce n'était pas sa seule force ou faiblesse qui me poussait à la préserver. C'était quelque chose de bien plus grand, d'immensément plus pur, d'infiniment plus précieux. C'était son innocence.
L'innocence est comme une goutte de lait nacré dans les océans rouges qui forment mon univers. Au fond de mon âme rugissent les flots pourpres que j'ai arrachés, morsure après morsure, à la gorge palpitante de mes victimes. Je suis coupable, à un point au-delà de ce qu'il est possible de mesurer ; humaine, je suis responsable de la mort de bien des miens, dont j'ai arraché ce qui fait l'essence même de la vie afin de faire perdurer la mienne. Et elle... cette Elisa dont le prénom voulait tant dire de la loyauté, qui s'était retrouvée dans le même enfer que nous autres, était celle qui y avait le moins eu sa place. Non pas qu'elle eût été incapable ou inefficace... juste, qu'elle n'avait pas mérité ce voyage jusqu'à la dimension démente des Maho Tsukaïs.

Mérité... Ces millions d'humains qui avaient été immolés pour bâtir cette même dimension n'avaient pas non plus mérité de périr, de voir le cycle de leur existence spirituelle brisé au profit d'une absurdité sans nom. Si chacun avait ce qu'il mérite, cela se saurait.
Mais, à tout le moins, je pouvais essayer de rétablir un peu la balance.

Elle m'avait lâchée. Je comprenais que mon contact puisse être désagréable - ma peau était brûlante, conséquence directe d'un organisme survolté par la façon particulière dont fonctionnait mon énergie spirituelle - couverte de sang que j'étais. Cela dit, je devinais que ce n'était pas forcément la raison pour laquelle la petite avait décidé de rompre un peu cette promiscuité. De la gêne ? Au moins de l'hésitation dans son regard. Encore désorientée, encore perdue, elle parlait en en perdant son japonais.

Merci ? Merci de quoi ? D'avoir plongé mes crocs dans ta nuque afin de guérir tes plaies ? Était-ce pour cela qu'elle avait usé de son pouvoir, à l'instant, afin de m'envelopper d'une pelisse ondoyante de chaleur ? Des accents slaves, un parler germanique, une expatriée au Japon. Voilà une fille qui avait voyagé plus que moi, quoique sans doute pas de la même manière. Là où j'avais sillonné les plaines gelées de ma Russie, Elisa avait tourbillonné autour du globe.
Je reportais mon regard dépareillé sur sa toque, d'où elle tirait manifestement son pouvoir. Une armada de boules de poils, mignonnes comme un lagon ensommeillé, mais recélant de quoi vous submerger d'un raz-de-marée étouffant.

Tu peux m'appeler Sasha.


Là où Elisa laissait résonner l'écho de sa nation, ma voix portait un accent à couper au couteau. Il n'était toutefois pas brutal ou rêche ; j'avais le parler suave, chaud, vibrant. Faite pour charmer avant de tuer.
Un battement de cœur supplémentaire. Un éclair de violence dans mon esprit. Je fermais brièvement les yeux, réprimant la montée de hargne qui menaça de rompre le fil de mes pensées. C'était aussi cela, que d'être un monstre.

Sasha Oudranov. Viens, les autres peuvent se débrouiller.


Les autres Fullbringers, comme me l'avait appris Melody.
D'autorité, je lui repris la main dont elle avait desserré l'étreinte. L'éclat de peine au fond de ses yeux était si tranchant qu'il me blessait lorsque je le regardais. Ce périple dans la dimension maudite, en compagnie de ces gens étranges, m'avait fait découvrir un sentiment que je ne me savais pas capable d'éprouver. Non pas la haine, la rage, ou même l'envie de périr si c'était pour vaincre ; mais la compassion. Souffrir avec. Souffrir, parce que d'autres souffrent. Quelle curieuse chose. Quel abscons phénomène, songeai-je en emmenant la petite fille parmi les ruines encombrées de cadavres.

La proximité de la mort ne me dérangeait pas, mais je n'étais pas tout le monde. D'un coup de pied fracassant, j'enfonçais les gonds de la portière avant d'une voiture à la carrosserie gris métallisé, arrêtée à un feu que plus aucun véhicule ne devait plus franchir. Je m'apprêtais à éjecter le conducteur inerte sans ménagement, mais m'arrêtai au dernier moment en jetant un œil à la petite. Me mordant les lèvres, j'optais pour un geste un peu plus délicat, déposant le corps sur le trottoir. Dans quelques jours Karakura allait empester le charnier. Le Japon n'était pas équipé pour purger toute une région de ses macchabées, et je refusais qu'Elisa assiste à ce genre de spectacle. Son avis n'était même pas pris en considération.

Allez, je veux bien que tu te mettes devant, ricanai-je d'un ton mauvais en m'installant au volant. Par contre, ceinture obligatoire.

Je n'étais clairement pas le chaperon le plus rassurant de toute l'histoire des nourrices. Vêtements déchirés, couverte d'un sang que j'avais manipulé au-delà du raisonnable, crocs émergents au bout des lèvres et griffes apparentes, je ne pouvais pas m'empêcher de prendre des airs de méchante. Après tout, c'était la nuit qui régnait sur mon cœur, une nuit éclairée par le reflet des rivières pourpres de mon âme.
Je l'ai faite quitter Karakura, en roulant à tombeau ouvert - je n'ai jamais été la conductrice la plus rassurante de toute l'histoire du rallye non plus. La radio nous signalait que l'hécatombe ne s'était pas limitée à Karakura, comme je l'avais supposé. Je gardais la bouche close pendant tout le trajet, fixant obstinément la route et me calant au fond du siège de cuir, un air maussade sur le visage.

Ce n'est que lorsque l'après-midi tirait vers sa fin que je me rangeais sur le bas-côté de la route, au milieu de l'herbe grasse d'un dénivelé plongeant vers la mer. Nous étions sur la côte, et l'énorme soleil entamait sa chute finale vers l'horizon marin. Sa lumière projetait une myriade de reflets chatoyants à la surface, prompts à perdre le regard. Je sortis de l'habitacle et fis le tour à pas lents, venant m'asseoir sur le siège passager du même côté qu'elle. Le ressac s'entendait d'ici, plaisant à entendre. Paisible, mais vivant.

Je ne sais pas pourquoi ils ont fait ça. Je ne le sais vraiment pas, Elisa.

J'étais un monstre. Mais ce qui avait été commis aujourd'hui... dépassait le simple stade de la monstruosité.

Tu sais, j'ai essayé de les comprendre. La morveuse aux mèches zinzolin, le dieu fou... ils voulaient bâtir quelque chose qui leur soit propre, un nouvel Eden, mais ils sont morts pour n'en jamais profiter. Ils voulaient se venger d'un tort dont j'ignore tout, mais n'ont condamné que des innocents. Je... je ne sais pas.

Soupir profond. Mains tordues l'une sur l'autre, apparats prédateurs rangés.

Les rares personnes que je connais ont survécu.


Une seule, en fait. Comme à mon habitude, je préférais dissimuler que révéler, aussi ne mentionnai-je pas Melody.

Ca m'aide un peu. Que... comment vivais-tu, à Karakura ? Tu allais au même lycée que moi ?

J'avouais ne pas me rappeler d'elle, cela dit, plusieurs années nous séparaient. J'étais arrivée en cours de cursus et ne m'étais guère préoccupée de mes camarades, ce n'était pas pour m'intéresser à ceux des autres classes.
Ses noiraudes commençaient déjà à voleter autour d'elle. D'une main agacée, j'en chassais une qui s'aventurait de mon côté, réprimant le sourire qui menaça de monter à mes lèvres.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Il vient toujours de nouveaux Jours. ❖ Post-Event, Sasha    Ven 8 Aoû - 16:26

Il vient toujours de nouveaux Jours. . ❖


- Ding ding ding. Le son du feu qui passait de couleur, pour les sourds et malentendants. Les véhicules vibrants, les moteurs encore allumés, demeuraient immobiles, ignorant le signal de départ de la course du quotidien – ils n’y participeraient sans doute plus. Pensait-elle, tout du moins. Car la dénommée Sasha c’était justement rapprochée de l’une de ces bêtes endormies pour la… vandaliser. Elisa demeurait muette et un peu hébétée, peinant à trouver un sens à ce comportement alors qu’elle la regardait faire en silence. Et voilà, elle était à l’intérieur.

Á l’avant, elle y avait déjà été souvent – elle avait un très fort caractère. Mais cela ne se voyait pas beaucoup, pour l’instant… Le regard dans le vague, elle regardait par la fenêtre. Il régnait dans le véhicule une étrange odeur. Très légère, mais dérangeante, qu’elle s’efforça de simplement ignorer. Il valait mieux ne pas se demander quel en était l’origine… Mais après tout, elles même étaient bien couvertes de sang. Coagulé, il avait formé sur leur vêtement des cloques rigides et odorantes.
Elisa s’endormit. Profondément, malgré la route accidentée et la conduite hasardeuse de son hôtesse. Cela n’avait rien d’étonnant vu la journée qu’elle venait de passer et les émotions qui la secouait encore… Encore un enfant dans l’âme, elle ne pouvait que se laisser emporter par le roulement doux du véhicule, et l’épuisement qui pesait sur elle.



Moi non plus.
Comment aurait elle pu ? Elle avait à peine connaissance « des leurs », sans parler des autres… Et si elle avait cru jusqu’ici que toutes ces « personnes » étranges ne différaient pas des hommes, elle commençait à en douter. Quand à sa sauveuse ? Même si elle n’en avait pas spécialement l’apparence, elle savait qu’elle était humaine et s’en contentait. Pourtant, avec tout ce qui était arrivé, elle accordait peut être sa confiance un peu vite… qu’importe sans doute.
Elisa pour sa part ne soupirait plus. Calmement, désormais les yeux grands ouverts et l’esprit en éveil, elle écoutait. Elle aussi, avait vu les quelques personnes dont elle avait fait la connaissance survivre. Les personnes étranges. Mais les gens de la fac ? Sa tutrice ? La boulangère et tous les autres, dont elle croisait le chemin, auxquels elle achetait son pain à l’haricot ? Il était évident qu’ils ne seraient plus là. En s’arrachant à son entourage, ils emportaient avec eux ce qui lui semblait être sa vie. Les choses ne seraient plus jamais les mêmes, et sa vie paisible à Karakura aurait été brève : elle retrouvait un sentiment semblable à celui qui l’avait envahit le jour ou elle avait quitté l’Europe pour le japon. Mais la situation était bien plus grave.


    Je n’allais pas au lycée. . Sa voix était claire et calme. Au fond d’elle-même, Elisa avait soudain l’impression d’être plus âgée qu’elle ne l’était. J’ai fini mon cursus. On m’a permis de quitter l’Europe pour vivre sous la garde d’une amie professeur de la famille, près de Karakura. En continuant à étudier…
Son père n’avait à peu près que ce mot là à la bouche, étudier. Vu tout ce qui lui était arrivé, cela paraissait désormais complètement futile… Encore, avoir une entreprise visant à aider les gens, ca faisait un peu sens. Mais face à des pouvoirs hors du commun, ca ne menait pas très loin.
    Je ne connaissait personne ici. Ou du moins, que des connaissances, dont trois personnes de celles que nous avons vu aujourd’hui… Et je n’ai nulle part ou aller, au japon.
Nero se forma sur le siège conducteur laissé vide au profit de la banquette arrière, laissant son regard perçant glisser de sa maitresse à son interlocutrice. Sa tête d’une douceur incomparable effleura le bras de la jeune fille, alors que les deux autres onces se formaient également dans le véhicule. Une patte veloutée se posa sur la poignée, permettant à la portière de s’ouvrir lentement pour attirer la petite slave au dehors.
L’air chargé d’embruns et de sel lui fouetta le visage, mais la sensation de l’herbe lui était agréable. Elisa fit quelques pas, puis, s’asseyant au sol enleva ses chaussures. La plaie de son dos était encore douloureuse, mais les autres blessures avaient disparues comme de mauvais rêves… Ne prêtant que peu d’attention, elle se laissa glisser en arrière pour s’étendre dans l’herbe. Les trois onces avaient fusionnés pour ne laisser à nouveau que Nero, qui s’étendit tranquillement à sa gauche, laissant de la place pour la vampiresse.
La mer… Elle n’en était pas amoureuse. Le ciel par contre.


    Nous sommes ce qu’on appelles des Fullbringers, c’est ca .. ?
C’est ce qu’avais dis ce jour là le grand roux. Et la fille blême lorsqu’elle s’était approchée d’elle la première fois, aussi.
Tout paraissait complètement irréel.
Dans ce lieu figé, loin des problèmes du monde. Ici, tout s’était déroulé normalement ; la marrée avait monté… Puis était redescendue. Le vent avait soufflé et les mouettes avaient plané sur son dos vers le large. Etc.

J'ai compris que Sasha s'était mise sur la banquette arrière, derrière Elisa et non à coté sur le siège avant, si ?
(On serait un peu sérrées ? °w°) Dis moi au cas ou, ca me ferait des trucs à éditer !

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MessageSujet: Re: Il vient toujours de nouveaux Jours. ❖ Post-Event, Sasha    Dim 17 Aoû - 20:19

Une enfant esseulée de l'Europe, née sous les cieux métalliques de l'Ouest de mon continent natal, s'aventurant au Japon sous la garde de quelque parent au fond d'une demeure hermétique, s'entourant de la compagnie des livres et des arts. Oui, je m'imaginais bien Elisa sagement assise derrière un pupitre au fond d'une bibliothèque, les étagères croulantes de livres lui renvoyant les lettres et les arias qu'elle connaissait déjà ou ignorait encore, mais n'allait pas tarder à s'approprier ; et cette vie demandait une discipline et une sérénité qui ne seraient jamais miennes. Soudainement, la jeune adolescente que j'avais sous les yeux m'apparut comme une sorte de relève prodigieuse, une promesse pour le futur. Moi, j'étais bien trop sauvage et bien trop farouche pour espérer, un jour, devenir une véritable amie des humains. Cette rouquine au teint de neige, en revanche, aurait pu inspirer les anges des tableaux de la Renaissance. Sincère, bienveillante, étrangement sympathique, et comme... pure. C'était cette pureté qui m'avait poussée à vouloir la protéger dans la dimension des Ombres, alors même que je ne la connaissais pas. Je me penchais en avant, posant le menton sur l'épaule du siège qu'elle avait quitté, un air concentré sur le visage. Le mouvement était étrange, et quiconque ne me connaissait pas aurait bien eu du mal à deviner sur quoi je me concentrais.

J'écoutais. J'écoutais, tout simplement, ce qui m'avait charmée chez Elisa à la seconde où nous nous étions rencontrées. Le rythme de son cœur.

Chanteur. Fragile. Délectable. Comme ce serait délicieux de le saisir de mes mains, de l'ôter délicatement de sa prison d'os, de chair et de tendons, pour le porter à mes lèvres et y mordre férocement. N'avez-vous jamais eu cette tentation de briser dans un éclat déchaîné une chose qui vous paraissait cristalline, diaphane, d'une grande beauté et d'une grande vulnérabilité ? Peut-être est-ce là une forme particulière de sadisme, lié aux circonstances - je n'en sais rien ; ce que je sais, c'est que mon âme est pleine de violence, prompte à trouver de la beauté dans la brutalité d'un miroir qui se brise. Je me contiens autant que je le peux, et nul ne peut m'en demander davantage.

Elle n'avait nul part où aller, disait-elle. Elisa ressemblait à une sorte d'oiseau rare dont on aurait brisé la cage dorée. Une cage qui n'en était une que pour moi, car les contraintes sociales les plus banales m'étaient d'haïssables barreaux ; et devant la liberté retrouvée de la solitude, elle tremblait. On pouvait s'effrayer de bien des choses, simplement, tous n'avaient pas la même façon d'avoir peur. Lorsqu'une chose me terrifiait, cette même chose me mettait en colère, voire en rage, C'était le sentiment qui m'avait largement dominée lorsque j'avais dû faire face à la tragédie de Karakura : ce courroux n'existait pas chez Elisa. A la place, il semblait régner en elle une sorte d'incompréhensive détresse dont la douceur m'enjoignait à me calmer.

Des Fullbringers, oui. C'est ainsi qu'on vous nomme.

Vous. Vous qui parmi les humains détenez des pouvoirs vous plaçant au-dessus du lot. Je ne me voyais pas comme une Fullbringer pour la bonne raison que je ne me considérais pas humaine moi-même. J'en avais le visage, vaguement la mentalité lorsque les circonstances l'exigeaient, et ici s'arrêtait la comparaison. Si l'on pouvait dire que j'étais humaine, alors tout monstre pouvait l'être. L'humanité avait une limite dans ce qu'elle était capable de faire de monstrueux. Je relevais autant du démon animal que de la jeune femme.

J'ignorais le sens de ce mot avant qu'on ne m'en parle. Peut-être connais-tu Melody MacKenzie ? C'est d'elle que je tiens à peu près tout ce que je sais d'eux.

Et ce n'était pas tant. Je n'étais pas sûre - en fait, j'étais même à peu près certaine du contraire - que Melody elle-même était finalement assez peu au fait de ce qui se tramait au-delà du voile des esprits. Des Hollows qui venaient sur Terre se repaître de l'âme des gens, des dieux de la mort qui s'interposaient devant ces agressions, et çà et là, des humains aux dons extraordinaires tentant tant bien que mal de concilier survie et devoir. Ce n'était pas mon cas, là encore. J'étais une survivante par nature, et nulle chaîne ne me reliait à aucune obligation.

Un sourire de dérision étira mystérieusement mes lèvres. Je me le répétais tant que je continuais à y croire, mais au fond, ce n'était plus tellement vrai. D'insoupçonnables attaches pouvaient naître là où on s'y attendrait si peu...

Mais... tu ne devrais pas vraiment t'en soucier.

Je quittais la banquette arrière pour venir m'asseoir dans l'herbe à ses côtés. J'ignorais si la bête à ses côtés étaient constituées de noiraudes ou si elle incarnait une entité plus individuelle.

Que tu sois une Fullbringer ne signifie absolument rien. La seule chose qui soit véritable, c'est que tu es une humaine. Tu sens comme une humaine, ton cœur bat comme celui d'une humaine, ton sang a la couleur et la saveur de celui d'une humaine. C'est vrai pour moi, et ça l'est également pour les Hollows. Ce sont tes ennemis, comme ils sont les ennemis de tout humain. Comme les monstres que nous avons rencontrés dans cette dimension hideuse l'étaient.

Mes yeux clignèrent sans que je ne le leur demande, et dans l'instant où mes paupières se fermèrent la teinte de mes iris vira à la couleur rouille. J'avais donné beaucoup de mon pouvoir dans la lutte contre les Ombres et la soif commençait à me tenailler.

Alors, petite Fullbringer... cesse de te cloîtrer dans ta forteresse. Tu ne connais personne ? Tu n'as nulle part où aller ? Parfait. Trouve des amis et un nouveau sanctuaire, parce que pour beaucoup de choses de ce monde ou d'un autre, tu es une proie. Comme tous les tiens.

Je rivais mes yeux ensanglantés au fond des siens, si limpides et juvéniles. Comme la douleur et l'agonie devaient s'y écrire avec netteté...

Pour l'instant, je peux te mettre en sécurité. Tu peux aussi m'accompagner si ça te chante. Mais sache qu'un jour, je t'abandonnerai. Je m'en irai au cœur de la nuit, et tu ne me reverras pas avant des années. Le jour où je reviendrai...

Un sourire cruel assombrit mes traits.

J'essaierai de te tuer. Trouve ces alliés et ce foyer qui te manquent, Elisa. Le pouvoir qui t'habite est puissant, j'ai pu le voir... mais il n'est pas suffisant pour contenir toutes les horreurs qui te voient comme une proie. Et j'en fais partie.

Je me penchais sur elle et la pris dans mes bras. Mon nez huma ses cheveux, la peau de son cou, la fragrance de ce qui circulait dans ses veines juste à fleur de peau. Je rêvais d'y mordre, de plonger mes crocs en elle et d'arracher tout ce qui faisait barrière aux rivières écarlates de ses artères...

Crois-moi quand je prononce ces paroles... Je te protègerai jusqu'à ce que tu te sentes capable de voler par toi-même, mais après, tu devras t'entourer des Fullbringers qui ont survécu et veiller à ce que les évènements de Karakura ne se reproduisent jamais. Ou un jour, c'est moi qui viendrais te prendre.
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MessageSujet: Re: Il vient toujours de nouveaux Jours. ❖ Post-Event, Sasha    Jeu 11 Sep - 10:54

Il vient toujours de nouveaux Jours. . ❖


- Accordait sa confiance un peu vite, oui…
Elle avait dit « vous ». Elisa l’avait relevé tout de suite, mais c’était obstinée de toute remarque, contrairement à ce que lui dictait son caractère en temps normal. Oui, elle connaissait Melody. « Oui, je la connais. » Et la encore, elle ne dit rien de plus. Aussi parce que Sasha ne s’attardais pas sur le sujet, et que les circonstances n’aidaient pas. Malgré tout… c’était amusant de constater à quel point le monde pouvait être petit. Étrange. Au cour de ce funeste évènement, elle avait été confrontés au rares énergumènes qui avaient ponctués sa vie d’étrangeté ici au Japon. Les quelques épines dans la botte de foin. Celles qui n’avaient pas flambé avec le reste…

Le rythme de son cœur c’était accéléré sans qu’elle puisse le contrôler. Parce qu’elle avait sentit, à cet instant ou les pieds de la jeune femme foulaient le sol généreux que quelque chose était différent. Mais elle n’avait pas peur – après cette journée, toute cette frayeur et cette émoi, plus grand-chose ne pouvait lui faire peur dans l’immédiat – et certainement pas sa sauveuse.
Les yeux rivés sur elle, elle ne scilla plus, alors que tout son être, tendue vers la « créature » lui faisant face, écoutait.


    D'accord.



Elle était dans ses bras, et seul les battements de son cœur la trahissait la ou son corps, et ses yeux, demeuraient placides.
    Je vais t’accompagner. Tu vas me protéger, si t'as envie. Et tu m’abandonneras. Et tu viendras. Me prendre, me tuer, ou rien du tout.
Les mains de la jeune slave se posèrent ensemble sur les épaules de la vampiresse, introduisant d’une légère pression une distance suffisante entre elle. Tout juste suffisante pour voir l’entièreté de son visage et la regarder dans les yeux. L’esprit de la Volstoï était toujours marqué, scarifié par les évènements récents. Mais face à cette subite violence, Elisa graduellement refaisait surface.
    Mais je ferais comme bon semble. Je serais ton ombre si le cœur m’en dit, et je m’entourerais de qui je veux. Peut être personne. Je me fiche de tes horreurs. Ce qui arrivera arrivera.
Bien sur, qu’elle ne souhaitait pas que les évènements d’aujourd’hui puissent se reproduire. Croiser les Fullbrigers dont elle avait fait la rencontre, oui, pourquoi pas. Ils étaient même les seuls êtres qui puissent encore lui être familiers. Mais elle décidait elle-même. Et elle ferait les choses comme bon lui semble. Elle irait ou bon lui semble. Et en ce moment, ce qui lui semblait bon, c’était rester auprès de cette femme.
Elisa s’était levée, et surplombait de sa faible hauteur celle qui, -selon certains- la « menaçait ». L’avait elle sauvée pour mieux poser sur elle son emprise ? Elle en doutait. A reculons, elle fit quelques pas en arrière pour embrasser la totalité de son image. Vous, des monstres, un prédateur, les horreurs…
Ne me sous estimes pas. Anna sur la tête de la jeune fille n’aimait guère cette situation – peut être même n’accordait elle plus sa confiance à Sasha. Mais elle savait qu’Elisa n’en ferait qu’à sa tête, quoi qu’il advienne (et non qu’à sa toque, haha.) Nero s’étant redressé se remodela à nouveau, pour former un petit nuage flottant de noiraudes autour de sa maitresse.
Malgré ses grands airs, elle savait au fond d'elle même qu'elle n'était qu'une petite fille - elle en avait eu la preuve. Mais elle était une "petite fille" libre, dans sa tête, et elle le resterais. Mieux, elle allait grandir et le prouver, et ne doutais pas d'en avoir déjà les capacités en elle.
Les gens ne la connaissait juste pas assez bien.

    Et toi, qu’es tu ?
Humaine. Comme moi. Sa voix était douce. Et pourtant, elle était courroucée, parce qu’une partie des propos de son interlocutrice la courrouçait. L’avait choquée. Contre toute attente, elle avait éprouvé une certaine sympathie -ou du moins curiosité- pour la jeune femme aux cheveux violacés qui avait été leur adversaire plus tot. A ce moment là, elle n’avait pas réellement connaissance des pertes colossales qu’avait provoqué la naissance du palais distordus. Mais en la sachant morte, elle avait ressenti une certaine peine… Ils avaient parlé de brimades et de massacre, et avaient aspirés a un monde « pour eux ».
    Qu’es-tu pour juger de ce que c’est qu’un monstre ?
La douceur était devenue animosité. Pour la première fois, Elisa se mettait en colère, sans doute parce qu’elle était instable émotionnellement. Ses petits poings s’étaient serrées et tremblaient à nouveau, alors que ses larmes avaient totalement disparues de sa peau pâle. Pourtant, elle gardait contenance.
On l’avait appelé comme ca, une fois. Depuis toute petite, elle était entourée des créatures d’Anna, de ses créatures. Comment pouvait-on traiter Massacre de monstre, alors qu’il lui avait plus d’une fois sauvé la vie ? Elle aimait tendrement l’immense canidé aux multiples mirettes. Les noiraudes foisonnèrent autour d’elle, pour la contourner et se rassembler… Faisant naitre derrière la jeune fille désastre, la plus grande des enfants d’Anna. L’immense dragonne oiseau qui déployait sur le paysage ses ailes sombres. Expirant, Elisa s’efforçait d’afficher une attitude calme et froide sur les bords, attendant, le menton haut, une réponse. Et si elle en était satisfaite, elle se calmerait. Elle l’emmènerait.

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MessageSujet: Re: Il vient toujours de nouveaux Jours. ❖ Post-Event, Sasha    Lun 20 Oct - 14:46

Il y avait quelque chose de... troublant... dans le spectacle de cette petite fille derrière laquelle se cabrait cette chimère, rapace et dragon mariés en une même créature, ténèbres douces et bienveillantes défendant qu'on s'en prenne à Elisa. Etait-ce ce que j'étais en train de faire, si j'en jugeais à l'hostilité qui avait point au fond de son regard clair. Pourquoi fallait-il qu'il soit si limpide, d'ailleurs ?! Ses iris délavés, braqués sur moi avec la fureur indignée qu'on leur connaît, réussissaient le tour de force de me mettre mal à l'aise. C'était comme être jugée par un ange, ce qu'elle n'était pourtant pas... Pour les autres.
C'est exactement ce qu'elle était.

Regardez-la. Une enfant cuivrée de l'Europe, plongée dans une guerre entre les dimensions, les hommes et les esprits, là où elle n'aurait jamais dû se retrouver. Je me fis l'étrange réflexion que Melody ne devait pas être beaucoup plus âgée qu'Elisa, en réalité... et moi-même, guère davantage que la première. Nous étions pourtant si différentes... Je faisais partie de la violence de ce monde, intimement. La musicienne y faisait face avec sa résolution d'apparence si flegmatique, quant à la rousse juvénile, elle affrontait les choses au jour le jour. Avec la même bravoure, même tremblante ou hésitante, qu'ont les enfants courageux d'aujourd'hui.

Sa question était acérée, tranchante, comme une rapière dardée vers mon âme. Qui je suis ? Mais je n'ai pas cessé de le crier sur tous les tons ! Une vampire, un être dangereux, un être effrayant qu'il vaut mieux ne pas contrarier...

Oui, c'est ce que tu as dit, Sasha. Et dans sa sagesse elle ne t'a pas cru.

Maudits soient les sages, ceux qui voient au travers du voile des faux-semblants. Maudits soient ceux à qui je ne sais mentir convenablement. Maudits soient ceux qui me considèrent sans peur, car c'est devant eux que je suis la plus vulnérable. Je redoute cette gamine davantage que je n'ai redouté le Dieu des Ombres. Le reproche que je lis sur son visage me tétanise. La douceur de son propos est celle du fil d'une épée.

Je... je suis...


Je lève les yeux vers le faciès somme toute élégant de sa marionnette de noiraudes. L'idée d'amis imaginaires revêt un tout nouveau sens lorsqu'on l'applique à Elisa. Son imaginaire peut vous réduire en charpie, dans une inondation de noirceur étouffante.

Je dévore les monstres depuis un bon moment déjà, tu sais, lançai-je d'un ton léger pour déguiser mon malaise. J'ai appris à les sentir et à les mettre à mort. C'est parce que je me vois en eux que je sais que j'en suis un également... Parce que mon reflet est visible dans leurs iris lorsque j'enfonce mes griffes dans leur coeur.

Mes paupières se fermèrent légèrement, embrumant la rouille des fenêtres de mon âme. Pourquoi s'était-elle sentie touchée à ce propos ? Quel avait été le sens véritable de sa question sur la monstruosité ? Se pourrait-il que...
Elle m'avait repoussée de ses mains, avec sa gentillesse si caractéristique. A présent ces mêmes mains s'étaient refermées en poings. Non, Elisa. Je ne veux pas te voir frapper qui que ce soit. Ce serait comme voir un ange commettre un péché. Alors ne m'en veux pas si je m'approche de toi, en faisant fi des noiraudes menaçantes qui se dressent par-dessus ta minuscule silhouette. Ne m'en veux pas si je saisis ton menton entre mes doigts blêmes et que je murmure, moi la vampire ardente, juste contre ta joue.

Qu'est-ce qu'un monstre pour toi, héritière des Volstoï ? Tes pouvoirs ont-ils poussé les gens à te traiter ainsi ? Allons... il n'y a qu'une seule définition pour ce terme. Qu'importe ce qu'en disent les ignares !


Un sourire mi-figue mi-raisin sur les lèvres.

On n'est un monstre qu'à ses propres yeux, ou à ceux de personne. Il n'y a que toi, et toi seule, pour te qualifier de cette façon. Si tu penses en être un, alors c'est ce que tu es : un monstre et rien d'autre. C'est pour cette raison que je peux dire ce que je suis, Elisa. Il s'agit avant tout d'une affaire de conscience.


Un rire clair s'échappe de ma bouche tandis que je m'éloigne un peu.

On peut alors dire que je suis un monstre en mon âme et conscience. Bon ! Je ne sais pas pour toi, mais j'ai un petit creux... ça te dit qu'on se trouve un petit village où se poser avant de reprendre la route ?

C'était une invitation bien camouflée. Celle d'un périple à deux, où je veillerai sur elle si la cuivrée l'acceptait, le temps que le monde retrouve sa raison après les évènements de la Dimension des Ombres.
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Il vient toujours de nouveaux Jours. ❖ Post-Event, Sasha

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