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 Briser les barrières [PV Ganryû]

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MessageSujet: Briser les barrières [PV Ganryû]   Lun 3 Nov - 20:00

Des journées normales, il n’y en avait plus beaucoup dans sa vie et Klaus ne pouvait s’empêcher d’en éprouver une certaine morosité. Il faisait son possible pourtant pour ignorer tout ça, comme il l’avait toujours fait jusqu’à aujourd’hui. Il se rendait à son travail, à ses cours, révisait, vivait sa vie d’étudiant étranger comme tout bon étudiant étranger intégré. Dans l’idéal. Dans l’absolu. Mais depuis cette nuit, il avait l’impression que quelque chose s’était brisé, comme si la barrière qu’il avait placé entre ce monde et l’autre se fendillait davantage chaque jour et ce, jusqu’à ce qu’elle ne se désagrège totalement. Et à présent, il avait l’horrible impression d’essayer de colmater les brèches béantes d’un navire sur le point de sombrer en plein milieu d’un océan d’inconnu. Il n’aimait pas ça, le changement, l’inconnu, perdre le contrôle. L’étudiant avait pour habitude de verrouiller sa vie, suivre son planning et son sens de l’organisation avait toujours été d’une efficacité redoutable. C’était ainsi qu’il avait appris à avancer et à faire face, en étant le plus préparé possible mais maintenant, il avait l’impression que toute sa vie partait à vau-l’eau. Même si il faisait semblant du contraire avec son entourage pour ne pas les inquiéter inutilement. Alors autant demeurer comme toujours, indifférent à ce monde, niant les changements, les contrant.

Et pourtant, il demeurait méfiant. Une ombre pouvait en cacher une autre. Une âme errante pouvait dissimuler un monstre tapi. Si auparavant, Klaus faisait preuve d’une prudence certaine en ce qui concernait les êtres de l’autre monde, à présent, il les évitait comme la peste et n’hésitait plus à rallonger son chemin pour les éviter. Même à cette heure avancée de la nuit. Dire à son patron qu’il préférait travailler de jour n’étant pas une option, il devait bien s’accommoder de cette situation et faire avec les inconvénients. C’était la seule raison pour laquelle il se retrouvait dans la banlieue tokyoïte en pleine nuit, éreinté par sa journée mais l’esprit plus alerte que jamais engoncé dans son manteau carmin.

Il aimait bien la nuit, même maintenant, même après ça. Klaus ne se souvenait pas d’avoir jamais eu peur des cieux nocturnes, ce calme et l’aspect fascinant que prenait le ciel assombri se teintant de milliers d’éclats d’argents l’avait toujours apaisé. Même enfant. Pourtant, la nuit dissimulait aujourd'hui de plus sombre promesse et il n'était pas toujours bon d'y être sensible. Quelque chose qui perturba ses sens vint le faire stopper net. Le malaise qu'il éprouvait depuis déjà plusieurs minutes s'intensifia alors qu'un frisson d'appréhension dévala sa colonne vertébrale. Son instinct, en général pas mauvais, lui hurlait de s’éloigner de cette rue banlieusarde un peu trop à l’écart. Il n'en eut cependant pas le temps.

Une chose déboula dans son champ de vision. Une chose sombre à l'éclat blanc qui percuta un grillage à quelques mètres de Klaus qu'il emporta dans sa course, s'écrasant dans un terrain vague à quelques mètres de lui. Il fut suffisamment choqué pour demeurer silencieux et figé sur place une poignée de seconde avant qu'il ne réagisse enfin. Quelques secondes qui lui paraissait s'étirer dans l'infini. Quoi faire ? Rien. Rien du tout, parce que cette chose n'était pas le prédateur cette fois ci. Cette chose était déjà une proie. La proie d'un autre.

C'est quoi ce bordel ?


Un humain ? Ce... truc ?

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MessageSujet: Re: Briser les barrières [PV Ganryû]   Mar 4 Nov - 15:11

Quand l'nuit tombe, l'hollows dérouillent. Quand l'obscurité pose ses fesses bien grasses sur l'jour, Ganryû est content. Il s'trouve qu'on soit pas aussi libre d'mouvement en plein jour qu'l'soir. Y'a une sacré différence qui s'joue au niveau d'peuple qui peut nous voir. J'm'explique. Mettre une branlée à un type en plein soleil, ça passe. Lui en mettre une, en plein cagnard, transformé en golem d'pierres, ça passe moins. Les gens ont tendance à halluciner. D'coup, pour éviter d'se retrouver avec toute la ville sur l'dos, 'faut ranger ses pouvoirs l'journée, et les sortir dans l'pénombre. C'plus intelligent, qu'on raconte. J'ai testé une fois, souvent en fait, d'les utiliser en pleine carté, j'ai eu syst'matiqu'ment des emmerdes.

'Sont pas prêts pour l'chang'ment, pas les nerfs assez solides pour encaisser l'vérité. C'est marrant, c'vrai, d'les impressionner, ou d'profiter d'ma supériorité pour leur faire l'misère, mais 'faut pas abuser. J'ai pas envie d'être forcé d'me tirer d'c'tte ville. Y'a c'tte raison qui m'pousse à rester enfermé dans les appart' dans lesquels j'm'incruste jusqu'à tard l'soir, et l'autre. Moi, jusqu'à huit ou neuf heures, j'pionce. J'récupère. Alcool, drogues, gonzesses, baston, c'mon quotidien. Et même l'plus aguerri des guerriers fêtards a b'soin d'se remettre d'aplomb. Au moins quelques heures au calme, à décuver. Au réveil, j'enfile mes fringues, parce qu'un gars viril dors toujours à poils, puis j'pars m'éclater.

M'fendre la poire. Tell'ment qu'une fois, j'me suis pissé d'ssus. Bref, m'voilà dans les rues d'Tokyo, la belle, la douce, l'illuminée. Ahem. Mon p'tit jeu d'la soirée, combien d'hollows j'peux exterminer sans alerter d'monde. En mode batman, ou son frère, bathollow. Ma tactique, m'déplacer en silence, c'qui est pas facile mais j'fait d'mon mieux. Passer par l'toits, les traquer d'puis les hauteurs. L'coincer dans un cul d'sac et frapper avant que ces abrutis défoncent l'mur et s'offrent une sortie d'secours. Jusqu'ici, j'en ai eu trois. Pour l'dernier, j'ai manqué d'me faire griller par l'nettoyeur d'un bâtiment. Il s'trouve qu'le foutu monstre blanc qu'j'ai frappé avait d'bons réflexes et pas moi.

Traverser l'vitres, ça m'arrive souvent. Déguerpir comme une ombre, avant qu'on m'repère, moins. J'me démerde pas trop mal. Mon quatrième glouton, c'est une sorte d'gros lion qui doit faire quatre fois ma taille, avec des yeux argenté. Il aime particulièr'ment rugir l'abruti, c'qui fait d'lui une proie facile. Force et endurance, c'est c'qu'il a pour lui. Manque flagrant d'cervelle, comme tous ses p'tits potes. J'le suis, il m'amène à l'écart du centre ville. D'toute agitation. J'dis pas non. Pour l'occasion, j'me suis changé en golem d'pierres. J'lui suis rentré dans l'lard, l'pauvre a valdingué loin dans un grillage qui a plié sous l'poids d'la bête.

D'un bond, j'me rapproche d'lui. M'écrase comme un poids lourd sur l'bitume, qui explose en morceaux sous m'pieds. L'autre s'relève, la rage au ventre. La dalle aussi, c'putain d'crève la dalle sont jamais rassasiés. Même sous c'tte forme, il reste sacr'ment plus imposant qu'moi. J'le zieute avec un air d'défi. Lui claque un sourire qui rend bizarre avec toute l'roche qui r'couvre ma trogne. Il hurle, et m'crache sa rage à la tronche. Sous forme de Cero, histoire de. L'rayon obscur fend l'air et m'percute, provoquant une déflagration qui souffle les alentours. Sacré technique qu'ils ont ces enfoirés. Beaucoup d'bruit, d'poussière, et d'dégâts sur l'décors. Moi ?

Oy, Simba ?! Tu t'fous d'ma gueule la ?! C'EST TOUT CE QU'T'AS ?! MAIS T'ES PUTAIN DE LAMENTABLE SALE TANCHE ! J'AI CONNU DES VIEILLES PLUS CORIACES QUE TOI ! GIAH-AH-AH-AH-AH ! Tu fais honte à ton espèce, sale merde.

J'aime l'humilier, l'faire comprendre qu'ils valent pas un clou. Qu'notre race est larg'ment supérieur à la leur, pas foutu d'nous abattre.

Crève.

J'me jette sur lui, lui décoche une droite qui l'assome, suivi d'une seconde qui lui fait avaler l'herbe dans un cri d'détresse. Ce masque, c'est c'qui fait leur point faible. Ma botte lui écrase l'haut du crâne, l'incrustant d'quelques centimètres supplémentaires dans la terre. On croise d'ces saloperies d'tout niveau, c'lui-ci était faible. Ma paluche gauche lui prend la machoire inférieure, la droite celle du haut, j'lui accorde dernière une expression d'sadique qui s'apprête à faire souffrir. Et j'tire. Une main vers le sol, l'autre en sens inverse, dans l'but d'arracher c'tte sale chose qui leur sert à bouffer l'gens. Il m'faut quelques s'condes avant d'entendre l'craquement sonore que j'attendais.

Un dernier hurlement à la mort, et il disparaît.

GIAH-AH-AH-AH-AH-AH ! ET DE QUATRE ! BOUYAAAAA ! JE SUIS LE

Gné ? Bras tendu vers l'étoiles, tête de vainqueur en poche, j'suis coupé dans ma célébration par un inconnu mystère. Un type. Un blond. Un con pour être resté là sans broncher. Un qui connaît rien à tout c'merdier vu la trombine qu'il s'paie. Et y'a un silence qui tombe. Durant l'quel il m'fixe, et moi aussi. Immobiles, silencieux. Lui choqué. Moi comme un con. Genre, gosse surpris en train d'piquer dans l'paquet d'clopes d'son père. J'suis sûr que j'faisais c'genre d'truc étant gamin. Il m'a vu, y'a pas à chier. Maint'nant, reste à m'accorder avec ma cervelle pour savoir c'que j'vais faire d'lui. J'sais, j'vais lancer une pièce fictive. Dans ma tête quoi.

Bière blonde, tu vis. Bière brune, tu crèves.

Elle tourne, la pièce. Vrille vrille vrille. Et r'tombe. Résultat...

Absinthe.

Bordel de. Là, 'faut qu'on m'explique. Si même mon propre esprit m'chie à la tronche, j'assure comment moi ? Pouah. J'vais la jouer autr'ment.

Oy l'binoclard ! Tu connais l'histoire du con qui criait au hollow ?

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MessageSujet: Re: Briser les barrières [PV Ganryû]   Mar 4 Nov - 21:42

Il était tétanisé. Tétanisé et peut être étrangement fasciné par ce spectacle qu'il ne comprenait absolument pas mais duquel il ne parvenait pourtant pas à se défaire. Ce monstre en affrontait un autre. Autant il reconnaissait plus ou moins la forme sombre au masque d'argent qui lui rappelait celle de la créature qu'il avait lui même abattu, autant son adversaire le laissa plus dubitatif. Tout allait un peu trop vite, il le sentait au plus profond de lui même pourtant, il parvenait parfaitement à percevoir les moindres détails. Qu'est ce qu'il se passait au juste ? Il aurait probablement dû fuir. Tout aurait été bien plus simple si il avait simplement fait demi-tour dès lors qu'il avait commencé à percevoir quelque chose d'anormal. Alors que faisait il encore ici, à contempler ce spectacle macabre, cette violence palpable qui lui arracha un froncement de sourcil et un frisson de crainte ? Les pieds solidement plantés sur le sol goudronné, vacillant par instant comme secoué par un tremblement inconsistant, le jeune homme demeurait silencieux. Pas de cri. Pas de parole. Pas de soupir. Rien. Il ressemblait en cet instant à une statue de glace dont la vie semblait absente si l'on omettait les battements lourds de son cœur résonnant dans tout son corps. Lui, il ne criait pas mais l'autre, oui. Une voix parfaitement humaine, bien qu'aux propos pour le moins particuliers. Un chasseur. C'était à cela que le jeune homme songeait en contemplant le combat relativement court, étonnement vif. Un éclair et il lui sembla que le monstre n'était plus, disparaissant dans un craquement sinistre, dans un cri inhumain qui se répercuta dans les alentours – sourd et muet à cette douleur invisible.

Ils étaient seuls à l'entendre ici. Lui, et cette créature de pierre qui parlait, s'extasiait, criait comme aveugle à la situation, aveugle à son regard d'argent. Il aurait dû fuir. Il aurait dû s'éloigner sans demander son reste, comme il l'aurait fait avant. Comme il l'avait toujours fait jusqu'à présent, mais quand le visage de la chose de pierre se tourna vers lui, il était déjà trop tard. Klaus se retint de reculer d'un pas devant l'intensité de son regard dérangeant sur ce faciès rocheux. Son père adoptif était un chasseur, et il lui avait toujours appris à ne jamais reculer face à un prédateur ou même face au danger. Un instant, il se demanda pourquoi cette pensée émergeait maintenant, mais il comprit bien vite où voulait en venir son esprit. Il avait appris à ne jamais montrer ses faiblesses, ses failles. Jamais. Tant qu'il le pouvait en tout cas. Les propos de cet être étaient pour le moins incohérents de son point de vu, et l'étudiant ne put s'empêcher de hausser un sourcil perplexe à cause de ces derniers... Tout en cherchant une solution pour se sortir de là sans dommage. Ce golem était suffisamment fort pour tuer un de ces monstres avec son poing, lui, il n'avait pas ce genre de … capacités. La seule chose qu'il était parvenu à faire, c'était de faire apparaître un arc et de tirer, or... Il n'avait pas la moindre foutue idée de la manière dont il s'y était pris. Il était sans défense face à un monstre avec un potentiel destructeur infini.

Qu'est ce qu'il pouvait répondre à ça … ?

Premièrement, et alors que la situation ne s'y prêtait nullement, Klaus remarqua qu'en effet, il avait oublié d'ôter ses lunettes. Il n'en avait pas expressément besoin, sa vue était excellente mais il avait pris l'habitude de les mettre au travail afin de reposer ses yeux des longues heures de révisions précédentes. Il en profita pour les ôter et les ranger dans sa poche, au cas où. Ce n'était certes, pas des lunettes de vue, mais il préférait ne pas les abîmer. Et si il devait courir, elles le gêneraient. Ses gestes étaient étonnement lent au vu de la nervosité intérieur dans laquelle il se trouvait, réfléchissant à ses options, aux possibilités qui s'offraient à lui comme tout bon esprit cartésien. Un peu trop parfois. Un. Deux. Trois. Il n'avait pas deux cents choix. Hollow.

Je connais l'histoire de l'enfant qui criait au loup. Je suppose que c'est le même genre d'histoire qui finit mal.
Ou peut être pas à vrai dire, mais c'est à cela qu'il pensait quand bien même les termes étaient plus colorés et plus étrangers. Les prunelles d'argents du jeune homme dévièrent sur le faciès rocheux de son interlocuteur avant de porter ses doigts à l'arrête de son nez. Il était fatigué de tout ça. Tout ce bullshit qui lui prenait la tête et qu'il souhaitait juste oublier une bonne fois pour toute. Pourquoi est ce qu'on ne lui foutait pas juste la paix ? Pourquoi est ce que depuis ce jour tout l'emmerdait à ce point et lui tombait dessus ainsi ? Je ne compte pas crier quoi que ce soit, je l'aurais déjà fait sinon.

Quitte à jouer au con. La voix de Klaus était calme, profonde, lasse aussi. Il en avait marre. Juste marre.

Je vous laisse à votre chasse, Homme de pierre, je ne compte pas vous retenir plus longtemps, vous devez avoir beaucoup de chose à faire.


Il préférait de loin s'esquiver tant qu'il en avait la possibilité. Certes, il aurait dû le faire avant, pendant que ce truc était occupé à détruire ce monstre, mais il espérait tout simplement que cette parade fonctionnerait. Il lui suffisait juste de prendre par la droite, sur cette rue annexe dont était sorti l'homme et le monstre pour rentrer chez lui et avoir la paix. Ce qu'il commença à faire d'un pas qu'il espérait aussi assuré que possible. Il n'était pas curieux. Enfin, peut être un peu mais il préférait enterrer cette curiosité qui ne lui attirerait que des ennuis. Il ne pouvait en être autrement.

Hollow...?


Ce monstre noir et blanc... ? Il jeta un coup d’œil là où le monstre avait disparu.

C'est un secret, Misha.

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MessageSujet: Re: Briser les barrières [PV Ganryû]   Mar 11 Nov - 12:30

L'mioche qui braillait au loup ? Sérieus'ment mec ? Est-ce que c'tte ville a une tronche à s'faire envahir par d'vulgaires animaux ? J'te parle d'monstre moi, d'gros trucs blancs avec d'masques qu'on pourrait porter pour Halloween. Ta merde sur quatre pattes et pas plus grande qu'un clébard, j'm'en cogne. M'enfin, dans l'idée ça a l'air d'être la même chose. Sa réponse est prévisible, forc'ment qu'il va pas m'avouer qu'il a l'intention d'gueuler partout qu'il a vu un hollow s'faire dérouiller sous s'yeux, il pass'rait pour un con. Et pour un barge. Jusqu'à ce qu'il tombe sur l'mauvaise personne, une qui l'croira. Quelqu'un comme nous, ou un d'ces dresseurs d'animaux, ou l'samouraïs d'la mort.

M'faire entendre c'que j'veux hein ? C'classique comme stratégie pour sauver s'miches. Homme de pierre qu'il m'dit. Sur l'coup, j'pige pas. Reste planté là, comme un gland. Le laisse partir, l'cerveau qui carbure à mort pour tilter. Comment il a d'viné mon pouvoir ? Un r'gard a mes bras et tout s'explique, j'ai juste oublié d'faire tomber mon armure rocheuse. Quel gros con. Croire qu'ce minable était devin, ou quelque chose dans l'genre, non mais quel tocard. Du coup, j'suis plus disposé à l'laisser s'faire la malle. Un grogn'ment, une grimace, un bond et j'retombe lourd'ment d'vant lui, coupant sa fuite. Les pieds enfoncés dans l'sol, j'me redresse d'toute ma hauteur, l'regard mauvais.

Oy... J't'ai pas autorisé à t'casser d'ici, enfoiré. Pourquoi t'es si pressé d'rentrer chez toi ? T'as d'choses à faire toi aussi ?

J'me sens transpirer d'classe, avec ma grosse voix prise pour l'intimidation, celle de Batman. J'toujours voulu lui r'ssembler, toujours. Et c'tte voix, si cet enfoiré c'tait pointé d'vant moi en pleine nuit et m'aurait menacé avec, j'crois que j'aurais fondu sur place. Un gros fan. Histoire qu'il chie dans son froc, j'lui colle ma grosse tronche rocailleuse sur l'pif, y'a un grondement sourd qui s'échappe d'ma gorge. M'bras s'activent, s'élèvent lent'ment, pris d'tremblements inquiétants. C'comme si j'me retenais d'le démolir sur place. L'truc dure une trentaine d'secondes, ça doit lui paraître des heures, avant qu'tout r'tombe brutal'ment. J'éloigne m'sale trombine d'la sienne, lui claque un sourire carnassier.

Alors, j'sépare ton corps en deux avant d'm'en servir comme batte pour l'prochains hollows, ou j'te réduis en bouillie et fait pleuvoir t'morceaux à travers Tokyo ? Perso', j'préfère t'arracher l'couilles avec l'dents et t'les recracher à l'tronche, avant de t'atomiser ! Giah-ah-ah-ah-ah !

Putain, mon rire s'répercute puissance dix sous c'tte forme, j'aime. Lui arracher l'couilles avec l'dents, j'suis trop fort ! C'que j'peux me

Attends... j'espère que t'vas pas t'imaginer d'trucs hein ?! Y'a rien d'gay et sexuel dans l'dernière menace ! J'vais pas en profiter pour t'tripoter l'nouille, oh non !

'Fait chier. Maint'nant, j'me sens obligé d'lui expliquer c'qui est arrivé à l'dernière tarlouze qui a voulu m'convier à une p'tite partouze avec ses p'tits potes.

C'l'histoire d'un mec qui causait avec une voix tapant fort dans les aiguës et s'fringuant comme une gonzesse, sauf qu'il était à gerber avec ses poils aux jambes et sa barbe d'trois mois sur l'tronche. Ce mec traînait régulièr'ment au bar que j'fréquente, à draguer tous les ivrognes d'coin et à ramasser s'dents fréquemment. Un soir, c'est tombé sur moi. Ok j'lui ai dit. On est allé chez lui. Appart' pailleté, à gerber et blindé d'ses potes. J'me suis trouvé comme un con, j'avais pas prévu d'crever autant d'gens c'soir, juste lui. Alors t'sais c'que j'ai fait ? J'ai joué au golf ! Giah-ah-ah-ah !

J'lui laisse s'imaginer qui étaient les balles. Non en fait non.

J'les ai d'abord crevé les uns après les autres, puis on est monté sur l'toit d'l'immeuble. Là, 'suffit d'arracher la tête et d'frapper d'dans avec l'pied. Objectif, lui faire traverser l'plus d'distance possible ! C'comme PAF L'CLEBARD, MAIS AVEC UNE TETE ! GIAH-AH-AH-AH-AH !

Effets sanglant garanties. Oh, ça m'donne une idée d'génie !

Dis, t'veux jouer à PAF L'CLEBARD avec moi ?!

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MessageSujet: Re: Briser les barrières [PV Ganryû]   Mar 11 Nov - 18:49

Comment avait il fait pour se retrouver dans pareil situation au juste ? Pourquoi est ce que depuis cette nuit là, il lui semblait qu'un karma sinistre le poursuivait avec autant d'assiduité qu'une ex-épouse flouée bien décidée à récupérer son dû ? Un tremblement incontrôlable vint secouer les épaules de l'étudiant qui faisait face au colosse de roche. Ce même colosse qui une seconde auparavant, n'était pas à cet emplacement. Un recul instinctif afin de s'éloigner de l'homme qui n'en semblait pas un. Bien obligé de se stopper dans sa fuite, Klaus ne put s'empêcher d'éprouver un mélange subtil de crainte et d'irritation face à l'individu qui lui faisait face et ne souhaitait nullement le laisser s'échapper aussi aisément. Son plan A avait échoué lamentablement. Et il n'avait pas encore de plan B à mettre en place. Aussi méthodique pouvait être l'étudiant, il n'en était pas moins un humain ordinaire – ou presque – confronté à l'irréel. L'insoupçonnable. Menaçant, le colosse de pierre ne put qu'éveiller en Klaus une terreur indicible qu'il se concentra à dissimuler du mieux qu'il pouvait. Ne pas reculer. Ne pas montrer ses faiblesses. Faire comme si tout ceci ne le touchait pas. En réalité, il voulait hurler. Il voulait lui hurler de lui foutre la paix, de le laisser tranquille, de le laisser mener sa petite vie banale et d'aller emmerder d'autres individus aussi louche que lui. Mais sa gorge ne laissa échapper nulle syllabes. Son cœur cognait férocement dans sa poitrine alors qu'il tentait vainement de remettre de l'ordre dans ses pensées, d'échafauder un autre plan, d'analyser ses autres options qui lui paraissait bien limités.

Ce type était un cinglé. Il était dangereux, recouvert de pierre, et pouvait probablement le briser avec son petit doigt et une main dans le dos. Et ses paroles étaient aussi cohérentes que celles de son professeur de philosophie appliquée de dernière année de lycée. Il en avait eu, des nœuds aux cerveaux avec cet enseignant et des maux de crânes carabinés après chacun de ses cours. Ce dernier avait tendance à passer du coq à l'âne et c'est un peu l'impression que lui donnait aussi cet homme... En beaucoup plus dangereux pour son intégrité physique. Il n'arrivait pas à déterminé si ce type était hostile et menaçant ou juste con. A bien y réfléchir, il était probablement les deux, ce qui le rendait d'autant plus inquiétant pour son esprit cartésien.

Il voulait fuir. Fuir cet individu, fuir sa présence, fuir le danger et la terreur qui s'emparait de lui à mesure qu'il décryptait les mots employés et à moitiés mâchés par son interlocuteur de pierre. Il tuait. Ce type tuait et pas seulement des monstres visiblement hostiles. Il pâlit probablement – ce qui ne devait pas être très visible avec la carnation halé de sa peau. Ce n'était pas drôle. Mais le répliquer ne lui attirerait probablement que plus d'ennui. Il ne voulait pas mourir. Son instinct de survie était loin d'être défaillant, sans cela, il serait déjà mort face ce monstre. Hollow. Creux. Vide. C'était un terme intéressant pour définir pareil créature quoi qu'un peu obscur à ses yeux.

Je préférerai juste rentrer chez moi et oublier ces dernières semaines... Il essayait d'être aussi assuré que possible mais face à la créature qui lui faisait face, cela lui semblait bien négligeable, bien las. Il avait peur, bien évidemment. Il était terrorisé et son esprit au aguets ne parvenait à trouver une solution à cette inextricable situation. Il ne voulait pas mourir. C'était là, sa seule certitude. Il s'était déjà écarté de plusieurs pas en arrière afin de mettre un minimum de distance entre lui et la chose et il sentit un picotement étrangement familier glisser dans ses doigts. Qu'est ce qu'il pouvait faire ? Comment se sortir de là ?

Un nouveau frisson dégringola le long de sa colonne vertébrale. Dans l'ombre. Qu'est ce que... ? Un éclat blanc. Un bruit tonitruant. Un éclat noir qui passa a quelques centimètres d'eux avant d'exploser littéralement comme un feu d'artifice quelques mètres derrière lui. La déflagration le fit chuter lourdement par terre sans qu'il n'en comprenne même la raison. Quelque chose fonçait droit sur eux. C'était grand, sombre et ça avait quatre pattes qui galopait à toute bringue. Ça avait des cornes aussi. Et un masque blanc. Tu n'as qu'à jouer à ça avec lui ! Lâcha précipitamment l'étudiant en se redressant vivement, grimaçant sous la douleur provoquée par sa chute violente, sa main gauche se refermant sur un arc noir qui n'était pas là quelques secondes plus tôt. Son cœur battait à tout rompre, la tension dans ses épaules se faisant plus forte que jamais alors que ses doigts se crispaient sur son arme. L'étoile d'argent brillait chichement autour de son cou. Il allait vite, cet espèce de taureau. Super vite. Il ne voulait pas mourir, par lui ou par ce truc. Un autre éclat noir se préparait mais cette fois, il arma son bras, banda son arc et laissa la flèche immaculée se créer à partir de ce qui semblait être rien.

Assez.

Il tira et atteignit le pied droit qui explosa au contact de la flèche immaculée - ce qui le ralenti mais ne le stoppa pas. Ce qui ne suffirait pas pour arrêter l'attaque qui fut malgré tout dévié et détruisit un mur de brique. Sa respiration était saccadée. Presque tremblante. Tout comme son corps en réalité. Il était paumé, confus, paniqué. Comme cette nuit là.

Pourquoi ne fuyait il pas ?

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MessageSujet: Re: Briser les barrières [PV Ganryû]   Ven 12 Déc - 22:53

Oublier... Non mec, c'pas cool d'oublier c'qu'on vit ! T'sais, moi j'me souviens pas d'presque rien d'ma vie d'avant qu'j'me sois tiré d'cet asile, et

Et qu'dalle. J'pas l'occaz' d'terminer c'tte phrase, j'suis interrompu avant. La raison ? Y'a un putain d'attentat qui manque d'nous arracher l'gueule d'quelques centimètres. Non mais sans d'conner, y'a plus moyen d'causer peinard ici. J'ai pas b'soin d'me retourner vers l'fautif pour r'connaître d'quoi il s'agit, l'rayon d'énergie noir est assez flagrant. Hollow d'mes couilles. J'grimace, c'qui doit pas rendre très fin derrière c'tte couche rocailleuse. Y'a une s'cousse qui m'affecte à peine. L'autre s'ramasse par terre, pas rassuré. C'qui m'arrache un sourire. Clair'ment, c'lui-ci est nouveau dans l'coin. Pas habitué à tomber sur tout et n'importe quoi, d'jour comme d'nuit. 'Faut lui apprendre les bases donc.

C'truc dégueulasse et qui fait plus d'bruit que ta mère dans une boutique d'fringues chics en liquidation d'stock, c't'un Hollow.

Oh. Il commence à m'intéresser l'froussard. C't'un arc qu'il s'trimballe dans l'main ? Et c'qui briller autour d'son cou, c'est c'qui lui sert à cont'nir son pouvoir ? C'est aussi un Foullebringue donc, ça c'est cool. J'suis jamais contre faire connaissance avec d'gens comme moi. Les pauvres humains m'ennuient. Sauf l'gonzesses, pour leurs atouts naturels. Curieux d'voir comment il s'démerde avec, j'le laisse faire. Seul face au mastodonte à cornes qui charge, un projectile en bouche prêt à être d'gueulé. Y'a la flèche qui fend l'air et touche une patte, déflagration en effet bonus. A moitié convaincu, j'tire une gueule blasée, accompagné d'un son qui frôle les aiguës.

Tu t'fous d'ma tronche là, hein ? Comment un type à lunettes peut viser aussi mal ? Mec ! C'tait l'tir l'plus merdique auquel j'ai assisté ! Bordel, même l'buffle là-bas il vise mieux ! Oh c'que t'es mauvais putain ! Giah-ah-ah-ah-ah !

C'pas pour lui faire d'la peine, c'juste histoire d'lui faire prendre conscience d'sa précision qui frôle le néant. Avec lui, l'points bonus pour l'tir en pleine tête, tu t'torches avec. Finis d'rire, j'le pousse sur l'côté d'un doigt, c'serait con d'lui faire un bleu en voulant l'mettre à l'abri. Un mugissement agresse l'tympans, l'autre commence à s'impatienter. En guise d'réponse, il a droit à c'que j'lui colle un doigt. Viens pas m'faire chier à m'dire que t'es pressé quand t'passes ton temps à bouffer d'gens. Il charge. C'tte fois, pas d'cero d'la mort pour attaquer à distance, on règle ça comme d'hommes. J'l'attends sans bouger, encré sur mes appuis. J'tourne l'tête un moment vers mon pote, y'a une leçon à poursuivre.

Nous, on est l'Foulebringues. Et l'Foulebringues, ils cassent en deux les Hollows. On assure l'sécurité d'coin quoi.

Parce que sans nous, c'serait un putain d'merdier c'tte ville. Viens pas m'dire qu'les tarlouzes fringués à l'ancienne font l'job, c'n'importe quoi. Quant aux nouveaux, ceux qui dressent les animaux, ils sont plus impliqués, plus nombreux, mais ils valent pas mieux qu'les autres au final. Résultat, j'leur chie tous à la gueule, point. C'tait d'jà l'cas avec Koshiro, ça a toujours pas changé avec Melody. Y'a un bruit sourd qui déchire l'quartier à l'impact entre deux masses. Deux poids lourds en collision. C'qui engendre logiqu'ment une s'cousse d'genre violente. L'bitume qui implose, mon corps qui s'enfonce dans c'dernier, avant d'en être arraché. Eh bah borde, j'l'aurais pas cru si solide !

GIAH-AH-AH-AH-AH-AH-AH-AH !

Que j'rigole en plein vol, avant d'terminer encastré dans l'arrière d'un camion d'livraison, dans l'quel s'dessine ma silhouette. D'son côté, l'machin s'est plié en deux, comme une bagnole percutant un mur à grande vitesse. Il a l'air sonné. J'suis plus résistant, forc'ment. J'ricanne, m'sort du camion, et r'vient douc'ment vers l'étranger. Il d'vrait pas manquer l'air triomphant qui m'barre la trombine, j'le cache pas. J'me décide final'ment a abandonné ma carcasse d'roche, qui a sacrément morflée sur l'assaut. Curieux d'savoir s'il m'préfère sous c'tte forme ou si il regrette pas avant. C'est qu'j'ai une sale gueule quand même. Balafré, roux, sans sourcils. Personne n'peut m'test.

Bien. P'tit conseil à te filer histoire que tu crèves pas à ton premier rencard avec l'un des leurs, 'faut pas ferrailler comme un gros bœuf s'tu veux les fumer. Vise la tête. Comme un zombie ouai. Et ils bouffent l'gens, comme des zombies ouai. J'te laisse tirer l'conclusions qu'tu veux... Giah-ah-ah-ah-ah-ah-ah !

J'suis un gars sympa, j'apporte l'démonstration à c'que j'dis. Sans plus d'finesse, j'matraque d'coups l'carcasse du monstre à mes pieds, c'qui semble pas lui être mortel. Pourtant j'm'économise pas. Il r'tombe à plat sans d'mander son reste, à moitié déjà crevé.

Maint'nant, prépare-toi à tirer. Le ball-trap, t'connais ? FEU !

Sans élan dans l'mouv'ment, j'projette l'espèce d'taureau albinos à plusieurs mètres de hauteur, loin d'vant. Reste plus au blondinet qu'à s'amuser.

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MessageSujet: Re: Briser les barrières [PV Ganryû]   Sam 13 Déc - 22:00

La situation dérapait. Non pas qu'avant, Klaus avait eu un quelconque contrôle sur ce qu'il se passait, comme l'en attestait l'accélération furieuse des battements de son cœur, mais à ce point là, cela relevait de la loi de Murphy. Ce type sortait un asile. Ça ne l'étonnait absolument pas, quand bien même cela n'était il pas plus rassurant pour la suite. Comment croire ne serait ce qu'une bribe de semblant d'explication que ce dernier donnait en sachant cela ? Et il avait un rire irritant.

Qu'est ce qui vous dit que j'ai mal visé ? lâcha t-il avec une froide aigreur, piqué au vif. Si Klaus n'était peut être pas le plus informé en ce qui concernait cette chose – comparativement à son interlocuteur de pierre – en ce qui concernait la manipulation d'un arc, il se défendait bien mieux. Il avait visé cette jambe. Il n'était pas sensé savoir que cela ne suffirait pas à l'arrêter. Tout être normalement constitué se stoppait quand il se retrouvait avec une flèche dans la jambe. Bon, il n'était probablement pas face à un être normalement constitué. Certes. L'autre colosse de roche le repoussa sur le côté, et l'étudiant fut bien inspiré que de suivre sa lancée sans comprendre. Corps à corps. Bien sûr, les techniques à distances ne devaient pas franchement être le propre de cette énergumène. Ce qui n'était évidemment pas son cas. Il recula de plusieurs pas supplémentaire quand l'autre se mit en position pour accueillir le Hollow galopant comme un dératé. Une dernière phrase lancée par le fou le laissa d'autant plus perplexe et il comprit un mot sur cinq à ce qu'il baragouinait. Niveau élocution, il pouvait repasser. Foulbring ? Scurité ? Ces paroles devenaient un véritable rébus, sauf qu'il n'avait guère le temps de s'attarder sur la traduction instantanée.

Suffisamment loin pour éviter de devenir un dommage collatéral comme le pauvre bitume sous les pieds du colosse – les services de la voirie allaient faire la gueule quand il verrait ça à la lueur du jour. Malgré toute la puissance de l'homme rocher, ce dernier se fit emporté par l'élan de la créature – Hollow, oui – et finit par atterrir dans un camion de livraison qui n'avait rien demandé à personne. Était il le seul ici présent à avoir de la peine pour le pauvre homme qui allait découvrir son véhicule éventré le lendemain matin avant de partir au travail ? Entre un taré et un être même pas vivant, il fallait croire que oui. Son cœur battait la chamade mais il parvenait à rester debout, contemplant le taré – il faut appeler un chat, un chat – qui rigolait, visiblement fier de sa prouesse. Certes, le Hollow était plié en deux, visiblement bien sonné mais le fait qu'il est, pour parvenir à réalisé cela, fini encastré dans un camion ne semblait pas vraiment lui poser problème.

Sa peau de roche s’effrita alors qu'il se redressa et pour la première fois, Klaus put constater qu'il y avait bien un homme derrière cette carapace minérale. Un homme grand, roux, pas vraiment le genre de type qu'on croise à tous les coins de rue – en tout cas, pas dans les rues qu'il avait l'habitude de prendre. Un haussement de sourcil accompagna les paroles du colosse. Je m'abstiendrai bien de nouvelle rencontre avec ce genre de chose. Qu'il soit humain ou monstre d'ailleurs. Dans la tête. Ses doigts se crispèrent sur son arc alors que l'homme frappait dans la bête affaiblie sans que cela ne... l'achève. Et puis il eut l'idée la plus brillante de la terre. La respiration de l'étudiant se coupa alors que l'autre balançait le monstre dans les airs en lui demandant de l'achever. Il était bel et bien fou. Mais qu'est ce que... ! Il allait retomber sur des habitations, sur des gens, sur quelque chose qui pourrait potentiellement mourir, souffrir ou être détruit sans savoir comment, à cause d'un projectile monstrueux et invisible pour le commun des mortels.

Plus vif qu'il n'aurait pensé l'être, Klaus banda son arc, laissant la flèche d’énergie immaculée s'élancer vivement en avant pour atteindre le masque blanc dans un tir parfait. Cette fois, la créature se désagrégea avant d'atteindre le sol. La tension dans ses épaules fut balayée par le soulagement de savoir qu'il n'y aurait pas une autre victime que le béton et le camion de livraison. Un soupir passa ses lèvres et lorsqu'il se détourna sur l'autre individu, il ne put s'empêcher d'en être quelque peu irrité.

Tu aurais put tuer quelqu'un en lançant cette chose comme ça ! Tu t'en rends compte ? Il abandonna sans y prendre garde le vouvoiement distant, laissant son énervement prendre le dessus. Certes, il avait l'air de rien avoir à faire des dommages collatéraux mais pour un type qui parlait de sécurité – de ce qu'il avait décodé – ça paraissait un brin mal interprété. L'étudiant passa la paume de sa main libre sur son visage, comme pour en ôter les émotions grondantes et parvint à se recomposer un visage plus stoïque. Que ce dernier fasse une tête de plus que lui ne changeait pas la donne. Enfin, pour le moment, il fallait dire que le poids de son arc entre ses doigts était rassurant et lui donnait une assurance qu'il n'était pas sûr de réellement posséder. C'est du délire. Pinçant l'arrête de son nez en s'écartant de plusieurs pas, constatant sans vraiment le détailler les dégâts dans le goudron joliment dégommé, Klaus se fit la réflexion interne que sa vie avait tendance à déraper furieusement ces derniers temps.

Vous êtes un protecteur du genre destructeur, vous. C'était le moins qu'il puisse dire. En même temps, il avait déclaré être aussi un tueur alors qu'est ce qu'il y avait d'étonnant là dedans ?
Et je suis déjà tombé sur une créature du même genre. Plusieurs fois. Pas vraiment en l'ayant cherché d'ailleurs. Et cette première fois, il avait visé dans la tête. Instinctivement.

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MessageSujet: Re: Briser les barrières [PV Ganryû]   Sam 14 Fév - 16:01

Si l'tir d'avant était v'lontair'ment aussi minable, bah prouve-le !

Bah ouais, l'solution était simple, s'il était pas si mauvais, 'suffisait d'le prouver en d'gommant l'hollow maître d'la voltige. Même si avec l'taille d'ce machin, l'pulvériser devrait pas être plus compliqué que d'pisser droit en fin d'beuverie. Et il s'démerde pas trop mal final'ment. J'le mire armer son arc, tirer sa flèche d'énergie. Joli tir. Direct dans l'crâne, aucune chance d'survie. L'bestiole s'désintègre et un hurl'ment déchire l'cieux. Son arme, c'du genre efficace bordel. M'enfin, j'reste sceptique, oui j'connais c'mot enflure, sur s'prétendus pouvoirs. J'veux en voir plus, pas juste une flèche à l'con.

Oh s'cuse moi, j'pensais j'tais seul dans c'tte ville ! Giah-ah-ah-ah ! Bien sûr qu'j'suis au courant, et c'est c'qui est bon ! Eh, l'vie de justicier à pas qu'du négatif, 'faut savoir r'lâcher l'pression aussi ! T'es pas d'accord ?

Hm. S'tronche parle pour lui, il a pas l'air convaincu l'type. Un brin sur l'nerfs même, il a vraiment eu peur avec c'tte histoire d'ball-trap à grande échelle. Protecteur d'genre destructeur, j'aime bien. 'Fin, s'il a un jour l'chance d'observer d'autres Foull'bringue en action, il va vite comprendre qu'j'suis pas l'seul à tout r'muer dans l'décors quand j'me fous sur l'tronche. J'suis même loin derrière blondie, l'gonzesse qui r'tourne une ville avec seul'ment une guitare. D'ailleurs, lui aussi, il va finir par causer d'dégâts à c'tte ville, c'est c'qui nous pend au pif à tous. Y'en a juste certains plus doués qu'd'autres. Moi ? J'me démerde.

Si tu sais c'qu'ils sont et que t'as l'habitude d'leur taper l'causette, alors t'peux t'démerder seul. J'ai fait tout c'que j'pouvais pour toi. Blondie pourra pas dire qu'j'ai agis comme un abruti c'tte fois. C'qu'elle est très exigeante la p'tite, 'faudrait v'nir en aide au premier d'notre espèce qui s'pointe, comme si j'avais eu un accueil d'ce genre moi...

On va en rester là pour c'tte fois, ça vaut mieux. J'le sens s'coué par tout ça et moi j'plus trop envie d'jouer avec lui. Y'a l'appel d'la bière qui s'fait plus fort. Et puis, j'vais avoir l'occaz' d'le r'croiser plus tard, j'me fais pas d'soucis pour ça.

J'me casse l'ami, à l'prochaine et gaffe où t'fous l'pieds l'prochaine fois ! Giah-ah-ah-ah !

Citation :
Fin du rp pour moi. Je préfère clôturer maintenant vu le temps d'attente pour ce post suite à mon absence, j'me sens pas de continuera sur les vieux sujets. Quand tu veux pour remettre ça sinon !

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Briser les barrières [PV Ganryû]

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