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 Forgenoire 2.0 [Réintroduction Saison 2]

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Rang : Membre de la 12ème Division / Cyborg

Messages : 122
MessageSujet: Forgenoire 2.0 [Réintroduction Saison 2]   Lun 24 Nov - 22:49

    Un courant d'air, très timide, effleurant une chevelure blanche qui se levait comme un voile face à une foule incrédule. Une armure et un heaume éloigné par la force d'un choc impie, un heaume vide et en guise de visage, un tremblement, un grognement remplissant les airs. Devant le cadavre se relevant, une expression incrédule, une lame levée mais qui tremble, ne sachant plus réellement face à quoi elle se bat; un cauchemar devenu réalité ou une vérité d'horreur. L'orbe unique du prétendu cyborg illuminait la nuit avec une paradoxale douceur, les traits détendus une fois l'homme debout et à son tour, son épée se redressait pour pointer d'un air vindicatif l'arrancar, auparavant compagnon, ami de courte période où le Rey et le Capitaine-Commandant se serraient la main contre un ennemi commun dont la disparition ravivait d'ancienne querelle.

    L'instinct reprenant ses droits, l'air devenant lourd de la culpabilité d'une coopération honteuse, le monde n'avait plus qu'à disparaitre à la lumière de la lune dont l'image se balafrait des gerbes de sang des combattants présents et des quelques autres monstruosités assistant à la scène. Comment un tel déferlement d'énergie pouvait-il échapper à ces parasites, persuadés de tomber sur deux corps qui ne demanderaient qu'à être achevés?

    « - Abrégeons cette folie... »

    Un appel rare pour un dieu de la mort qui s'impliquait dans l'ordre donné, comme une solidarité parfois taboue parmi les conservateurs mais au centre des enfers sur Terre, qui pouvait le juger? L'épée dans ses mains, juste une pale copie de ce que devait être un zanpakuto, s'illuminait, rougeoyait comme un soleil sur le point d'exploser le visage balafré, les cheveux platines, disparaissaient dans les vapeurs sombres rugissant du second corps du shinigami dont le reiatsu excitait les spectateurs, forçait l'opposant à reculer dans un doute. Plus un corps, même plus un homme, juste une masse incandescente dont la proximité arrachait l'épiderme du creux qui se jetait avec courage -ou bêtise- vers cette forge mort-vivante, vers les mains d'un dieu chargées d'éclair et de promesses de décès aussi brutales que douloureuses. L'éclat des vierges de Dakufogi, le soupir de la mécanique de Kahuku Gizô, cette arme absolue qui refusait toujours de se montrer, fondue dans la peau de son propriétaire qui ne jurait que par son art au point d'avoir un jour défier l'Artisan Primordial, mort si près de lui il y a de ça quelques années, le Dieu des Epées Oetsu.

    Cela faisait plus de deux ans et pourtant, en deux ans, qu'est-ce qu'il s'en était passé de choses pour le cyborg de la douzième division qui déchargeait les pouvoirs cachés de son arme, sous le regard admiratif d'une fée d'or posée sur son épaule qu'il était le seul à entendre et à voir. Les deux seuls à s'en sortir de cette apocalypse programmée qui laissait le sol sombre de suie, vitrifiait le verre et évaporait les présences néfastes, toute la retenue que les programmes du shinigami ne parvenait plus à gérer.

    ...

    Mayuri-sama connaissait ses limites avec ses alliés, les Maho Tsukais, et assis sur un mont de vaincus, le cyborg sentait un peu moins son cœur blessé qu'à son habitude, le regard dans le vague. Pourquoi ne pas les sauver? Parce qu'ils étaient puissants? Les shinigamis, auparavant famille d'accueil, devenait une réelle menace pour le forgeron qui voyait dans la fin de la guerre une occasion en or de faire sa retraite, de disparaitre après un millénaire de service. Ses poings serrés, l'épée dans le fourreau sans qu'elle n'est eu à sortir, l'impression d'être de trop, une antiquité gênante aux yeux de trop de gens. Pourquoi se plaignaient-ils encore de la machine qui pleurait le choc que même lui avait senti? Des millions d'âmes hurlaient en même temps, vibrant dans le casque qu'il gardait sur sa tête pour ne pas effrayer ses camarades fiers comme des coqs de cette fin heureuse relative. Nouvelle dimension? Le travail sur Terre attendait et la nouvelle menace attendrait, les combats amicaux contre quelques capitaines indiquaient à Dakufogi que les jeunes capitaines affronteraient ce défi avec honneur, pas aussi forts que leurs aïeuls mais téméraires et ingénieux. S'il restait là à leur prendre la main, comment le Gotei allait-il grandir? Comme un enfant-prince qui se plaindrait une fois en âge de se défendre seul car on lui avait tout offert? Non. Le vieil esprit se sentait les épaules trop lourdes pour supporter ces enfantillages.

    Dehors, à Karakura, le vent fouette la poussière. Lui, il galopait vers son sort sans jamais regarder derrière. Est-ce qu'il cherchait ou est-ce qu'il fuyait? Etait-il sûr ou incertain? Est-ce qu'il tentait de rattraper ou d'échapper à son destin? A quoi ressemblait à présent son avenir? Une évidence ou un mystère? Il n'en ferait pas plus que son corps, une construction audacieuse, une ode à ce qui faisait de lui ce qu'il était, un être avec sa part d'ombre et de lumière. Lequel des deux l'éclairait à cet instant? Depuis le temps qu'il espérait avoir sa réponse, toutes les lois de l'univers ne suffiraient plus à le retenir cette fois-ci.

    Loin des affaires des reapers, l'homme pourchassait un ennemi plus ancien, un quincy qu'il avait affronté lors d'un assaut de la faction sur le Seireitei mais pour le trouver, quoi de plus évident que le pouvoir volé par ce dernier? Les plantes mourraient, les animaux se perdaient et dégénéraient, une fillette gémissait ses cheveux qui tombaient, ses doigts devenus osseux, ses yeux aveugles. L'archère était une cachette idéale mais bien entendu, à vouloir manipuler un Bankai sans en être sûre, à vouloir approcher le soleil avec de simples ailes de cire, on se brulait et la gamine représentait bien cette morale, encore capable à maudire le propriétaire du médaillon qu'elle serrait contre sa poitrine décharnée. Personne ne semblait pouvoir l'arrêter, ni même elle et l'effroi dans son regard provenait sans l'ombre d'un doute de là. Des arbres couchés, carbonisés, des jambes trop frêles laissaient entendre un craquement lorsqu'elle venait à la rencontre de la présence ressentie, lui demandant ce qui se passait avec la magie, pourquoi tout ce mal et comment lui faisait pour y survivre si longtemps? A ses trousses, un autre shinigami persuadait de pister Dakufogi, paré d'une imposante armure autrement futuriste que sa proie, une énergie néfaste dans le poing qui justifiait sa résistance aux charmes de Kahuku Gizô, même type, même maladie. Cette version 2 ne bloquait pas les effets, étant affectée simplement depuis le début.

    « - Tu es incapable de maitriser mon Bankai pour l'instant, c'est bien ça?
    - Toi... Juste toi... Espèce de monstre...
    - Cinquième siège Dakufogi, je suis ici pour vous mettre aux arrêts.»

    Cet étrange frère jumeau présentait un katana long, typiquement ce que le forgeron n'aimait pas mais au lieu de déverser son agacement sur l'armure copiée, il enfonçait sa main gantée dans le cœur affaibli de la quincy qui semblait surprise avant de voir la masse noire du blason quitter son emprise dans un souffle d'énervement. Aussi dangereux était ce pouvoir, elle y tenait, plus que sa vie visiblement. Mais son manque de contrôle la transformait en balise et Kahuku n'appartenait pas à elle, ni aux shinigamis, juste au cyborg qui accrochait soigneusement l'artefact autour de son cou en silence, supposant que l'autre dieu de la mort attendait une réaction, une fuite ou une réfutation du verdict proposé.

    « - Désertion, trahison, meurtres de shinigami et vols répétés dans les locaux du département de recherche technologique. Et pire que tout, monstre contre-nature et danger potentiel pour tout ce qu'il approche.
    - Vols...? C'est mon corps, shinigami, j'en dispose comme je le souhaite et "monstre"? ... Regarde-toi un peu, qu'est-ce qui nous différencie? L'uniforme, l'épée, la force pure...? »

    Le second cyborg restait humain : il hésitait assez longtemps pour subir une droite de son ainé qui l'envoyait voler un peu plus loin avec assez de brutalité pour éclater la visière centrale qui lui servait d'orifice de vision. Une seconde tentative d'intimidation avec un renouvellement de l'énoncé judiciaire et le refus se transformait en charge du policier qui recevait en échange un objet rond, bouillant, ainsi qu'une furie qui perdait toute humanité pour essayer d'attraper l'objet, enfonçant ses doigts délicats dans les fissures du heaume, obligeant bien vite l'agressé à la trancher en deux sans aucune forme de sommation, ce dernier relevant qu'un animal tué ne ferait pas tâche sur le rapport qu'il comptait déjà offrir en fin de journée à sa division. Plus d'emblème maudit, plus de criminel à attraper, juste un homme pris de court qui tentait de le provoquer de loin mais n'avait qu'une indifférence totale à la suite et une douleur certaine au visage libéré de sa protection, la fumée épaisse et les petits éclats de lumière éclairant l'intérieur de ce masque d'acier. C'était ça, Kahuku, quelque chose qu'il était difficile de deviner, même pour un membre de la Deuxième.

    Plus qu'une histoire de Justice, un défi personnel qui bouleversait le monstre nouvelle génération qui redevenait humain au moment où son armure ne suffisait plus à le défendre de cette fameuse menace qu'il cernait enfin de ses yeux et non pas de ceux d'un autre bureaucrate de la Soul Society.

    « - Toi, l'attardée, je sens que tu vas pouvoir me servir encore un peu...»

    ...

    Pendant une très courte période, Forgenoire -Dakufogi- s'alliait avec un monstre creux, détenant des pouvoirs de son trancheur d'âme que le scientifique avait eu quelques fois le droit d'inspecter. Avec lui, la chasse aux hollows était ouverte pour le bien être de la balance des âmes et le court pacte entre eux deux duraient bien plus loin que la trahison de Grimmjow, chacun y trouvant son compte. L'un gagnait en puissance, l'autre profitait d'une liberté trop longtemps attendue à cause d'une armure et d'une santé qui demandait des soins constants, soins apportés par le matériel en quelque sort emprunté à la division de recherche qui le cherchait, le matériel comme Forgenoire qui avait dans les dossiers de ce groupe particulier une petite fiche l'établissant comme un bien appartenant à la Soul Society, au bien commun. Les reapers agissaient comme des héros en empêchant la poursuite un bon moment, assez longtemps pour que la drôle d'équipe puisse se rendre jusqu'aux Indes où un troupeau massif de monstres les attendait pour être déchu de leurs droits d'existence. Pourquoi ce lieu désert de toute vie après quelques jours passés là? Pourquoi un piège si évident? Les rapports personnels complets, un des deux compères ne trouvait plus son compte dans l'affaire frauduleuse et son partenaire, trop enchanté de répandre sa colère contre d'anciens coéquipiers du Hueco Mundo, commençait à agir comme un aimant à ennuis, tout comme la quincy avant qui servait à présent de chien de chasse à un cyborg autrement plus perfectionné donc la puissance contrebalancée avec des vérifications quotidiennes ratées. Frustré de toujours touché au but et de le rater, l'assassin mécanique s'appliquait à enfreindre lui-même quelques lois, avait même vaincu certains trancheurs d'esprit dans sa trajectoire pour bénéficier seul des honneurs de la capture.

    Juste un autre shinigami, pensait l'arrancar en se jetant sur ce dernier, immunisé aux radiations par une cohabitation incertaine avec la Forgenoire qui inspectait l'affrontement de loin, attendant le moment propice, parlant d'une dernière pièce à son chef d'œuvre alors que ce n'était pas ce qui était espéré par la seconde moitié de son camp. Une explosion, une pile de cadavres dont certains disparaissaient avec le temps, le trône bancal du traitre s'effondrant juste assez pour ne laisser qu'un homme sur son charnier lorsque les troupes arrivaient à lui, encore avec ces histoires d'arrêt inutiles à l'heure actuelle. La fuite donnait du piment à sa vie, mais de l'ennui aussi, constant, l'ancien hollow parasitait ses rêves, n'excitait plus ses sens et son adversaire parvenait à l'intéresser au point de le duo devait se renouveler. A moitié mort, la version améliorée de Dakufogi lui mettait les menottes, le frappait pour le mettre hors service sans trop comprendre ce qu'il se passait, probablement un morceau de l'histoire que personne n'avait suivie. Pas d'exécution publique, pas de décapitation dans un coin, juste une cuve de liquide qui recueillait le forgeron qui recevait sur son corps dénudé des produits prévus pour détruire sa mémoire, certains de ses sentiments, sans l'assurance que cela marche : le reiatsu du monstre restait la plus solide de ses protections.

    Que lui restait-il à faire? Juste à mettre ses dossiers dans ceux de sa division comme une autorité lui avait demandé jadis, il y a deux ans, une fois toute trace de violence retirée de ses oreilles légèrement pointues, de son regard borgne, de ses poings cisaillés par la guerre car oui, le soldat ne revenait à l'armée qu'en prétendant un nouveau bain de sang tel un prophète un peu fou discutant d'un dieu dément. Dans un conteneur prévu à cet effet, un médaillon sombre, en partie brisé mais toujours tremblant du pouvoir qu'il contenait, sans pouvoir s'en débarrasser, comme le corps de la jeune fille d'antan qui courait à présent la Terre pour trouver de quoi se repaitre, débarrassée de son maitre qui prenait à la place la suite du criminel qui alternait sa présence en cellule avec des tests nouveaux sur son corps et des visites sur les lieux de l'ancienne Karakura, de toute évidence pacifié de ses perversions et ses délires.

    « - C'est vrai ce qu'on raconte sur ce que contient votre armure, Forgenoire?
    - Non, comme tu peux le voir, je suis comme toi... Juste un homme. »










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