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 Résonne, écho éternel [Solo Bankai]

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MessageSujet: Résonne, écho éternel [Solo Bankai]   Dim 25 Jan - 19:44

Le coin est toujours le même. Enfin, c'est souvent par ici que je vais quand je dois m’entraîner à l'abri des regards, simplement pour être tranquille. Ici, c'est une grande plaine toute cabossée. Je suis à peu près sûr que je suis pas le seul à m’entraîner par là, et même si l'idée ne me plaît qu'à moitié, c'est ici que je me sens le plus à l'aise. L'énergie y est plutôt bonne et le contact avec la roche qui tapisse le sol à quelques endroits me rappelle mon monde intérieur et m'offre un lien plus que privilégié avec ce dernier. Je m'étire, contemplant encore un instant l'horizon, là où le seireitei doit se trouver mais que je n'aperçois même pas d'ici. Tant mieux. Plus je suis loin, mieux c'est pour ce que je compte faire. Ce n'est pas la première fois que je viens, ni que j'entreprends la même action. Je connais bien la théorie, mais pour ce qui est de passer à la pratique, ce n'est plus du tout la même rengaine. Quoi de plus normal ? C'est pas comme si on causait à tous le monde de la manière d'obtenir le bankai, la libération ultime de son zanpakutô. Alors mise à part la théorie, je me vois mal aller causer de ça à un capitaine passant par là. Et puis compte tenu de mon âge en tant que shinigami, on m'aurait probablement qualifié d'imbécile de ne serait ce qu'essayer de le libérer. C'est clair que je suis jeune comparativement à plein d'autre, il n'empêche que c'est là dessus que je me concentre, pas pour les autres, pas pour me l'a péter ou quoi que ce soit de ce style mais seulement pour moi et moi seul. J'ai toujours besoin de tester mes limites, de savoir où j'en suis, où je peux m'arrêter et le chemin qu'il me reste encore à parcourir. J'ai le temps, comme qui dirait, mais ce pouvoir, j'en aurais peut être besoin un jour pour survivre à une merde. Et puis je sens que je suis pas très loin. J'ai toujours été en phase avec Hibiki. Très tôt, j'ai entendu sa voix, peut être parce qu'alors, c'était la seule qui me parvenait dans mon monde de silence. Je me souviens encore de ces murmures incessants, troublant pour un type pas confronté à ce genre de chuchotement d'habitude. Je suis pas sourd à moitié faut dire.

Bien sûr, Hibiki a rien d'impressionnant une fois libéré, il reste égal à lui même, à peu de chose près et son pouvoir aussi subtile et ironique est il, n'en demeure pas moins plutôt aisé à manipuler. Non pas que j'ai compris son fonctionnement en claquant des doigts non plus, je me suis entraîné comme tous le monde pour en arriver à cette maîtrise. Je suis plus un sabreur après, alors mon zanpakutô est plus qu'un simple bout de métal avec des pouvoirs pratiques, mais un véritable allié sur lequel je peux compter. Plus qu'un outil quand bien même Hibiki a une personnalité qui diffère pas mal de la mienne. Dégageant l'arme de ma ceinture, je m'assois par terre en tailleur, déposant cette dernière sur mes jambes. Malgré les apparences qu'on me donne, je canalise parfaitement mes pensées et il m'est à présent facile de me rendre dans mon monde intérieur. Je sais pas comment il est chez les autres, mais lorsque j'ouvre les yeux sur cet autre univers, sur ce qui représente une part de moi, mes prunelles distinguent seulement une teinte grisâtre qui paraît s'étendre à perte de vue. Ce qui n'est pas si loin de la réalité, à vrai dire. Cet univers n'est qu'un amas de roche, de grotte et de pierre. Par ci et par là, quelques teintes de verts paraissent braver l'uniformité des lieux, rares arbres aux troncs rabougris et aux feuilles rêches.

C'est pas le coin le plus fun que j'ai vu de ma vie, mais il paraît que c'est le mien. Je me suis habitué depuis le temps que je traîne par ici et c'est sans plus tergiverser que je m'avance dans le territoire de l'esprit de mon sabre – parce que c'est un peu ça l'idée. Ce dernier par ailleurs tarde à se montrer et je sais en parti pourquoi. Il joue à ce jeu depuis un moment et le lieu est tout indiqué pour se dissimuler habillement avec toutes ces grottes et ces renfoncements, il suffit d'un rien pour que ce dernier me prenne par surprise. Cela fait plusieurs semaines déjà que je le sens fébrile et que je le vois apparaître brièvement dans mon monde. La première fois, ce connard m'avait surpris en plein milieu d'une séance d’entraînement basique mais il s'était rapidement retiré, probablement parce qu'il n'en avait tout simplement pas la force ou peut être la volonté. Ou alors c'était juste pour me surprendre et faire genre, ce qui était aussi une possibilité non négligeable au vu du caractère de la bestiole. Enfin, tout ça pour dire que pour l'heure, je sais pas où il est et que je m'attends à ce qu'il débarque et attaque. C'est un petit jeu entre nous, ça a rien d'agressif ou vindicatif, c'est juste notre manière à nous de faire et de se saluer. On s'échange quelques coups puis on se calme et Hibili en profite pour causer de tout et de n'importe quoi. Il sait très bien pourquoi je viens de plus en plus. Je peux passer plusieurs semaines sans venir – ce qui l'empêche pas de squatter ma tête cela dit – mais là, j'insiste plus lourdement. Non pas parce que je suis têtu – quand bien même si, un peu – mais surtout parce qu'il me cherche et qu'on est deux à savoir pourquoi. Moi, je cherche à obtenir un nouveau pouvoir là où lui me teste, purement et simplement. Et puisqu'il y a une confrontation à la clé, on est deux sur le qui vive.

J'entends rien dans ce monde, comme dans l'autre. Peut être qu'il n'y a pas de bruit ici, que ce monde ne possède pas de son comme je n'arrive pas à entendre, par contre, je les sens. Je sens les vibrations. Il arrive. C'est léger, subtile, mais cette variation dans l'air me suffit et je dégaine d'un geste vif afin d'accueillir l'esprit de mon sabre qui m'atteint en un millième de seconde. La lame l'empêche de venir griffer mon épaule.

Salut mon petit Raï. Un sourire féroce se dessine sur mes lèvres comme seule réponse. Et l'éclat argenté de ma lame s'abat sur sa gueule.

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MessageSujet: Re: Résonne, écho éternel [Solo Bankai]   Dim 1 Fév - 15:47

Enfin, gueule. Façon de parler. Hibiki n'a pas à proprement parlé une gueule mais plutôt une espèce de bec tranchant, dur comme de l'acier et foutrement bizarre. De manière assez générale, l'esprit de mon zanpakutô est bizarre. Je dirai que c'est un mélange bâtard entre plusieurs créatures terrestres ou imaginaire qu'on aurait mélangé pour donner ça. Ça, c'est une espèce de créature à quatre pattes massive – il doit bien faire son deux mètres au garrot – ramassé comme un félin mais dont les antérieurs puissants ainsi que tout le corps est recouvert d'écailles particulièrement dures. Son corps se termine par une queue de reptile – pour ne pas employer le terme dinosaure qui serait plus adapté - qu'il n'est pas bon de se recevoir dans la tronche, j'en ai déjà fait les frais et j'esquive cette dernière d'un mouvement souple sur le côté. Ses griffes viennent rencontrer ma lame alors que la membrane au niveau de sa patte, ressemblant à s'y méprendre à une aile tranchante, essaye de venir me gifler. Je connais aussi le truc, et malgré les apparences, cette espèce d'aile de chauve-souris est coupante comme une lame de rasoir – et particulièrement dur aussi, surtout quand tu te la reçois dans la gueule.

Alors mon petit Raï, tu n'attaques pas ? Cette provocation gratuite. Un sourire plus dur vient ourler mes lèvres alors que je réponds avec mon sabre, entaillant son poitrail du bout de mon arme. C'est l'endroit qui paraît le moins protéger de sa cuirasse d'écaille, là où il n'y a que des espèces de plumes – qui n'en sont pas en réalité mais ça y ressemble. Je vois les traits de sa face se durcir à cause de la douleur et il s'éloigne d'un bond en arrière, sa carrure massive provoquant un léger tremblement dans mon monde intérieur. De son bec, il provoque une onde de choc qui m'oblige à m'esquiver. Il est maître de ces ondes. En fait, Hibiki est l'enfant bâtard d'un dinosaure et d'une chauve souris – avec quelques chromosomes de volatile dans la bouillie génétique. Enfin, c'est plus un monstre qu'un enfant vu la taille du machin. Combien de temps tu vas jouer ce petit jeu, Hibiki ? J'ai pas besoin de signer pas plus que j'ai besoin d'ouvrir la bouche pour transmettre quoi que ce soit à l'esprit. On est lié et ce lien nous permet de communiquer sans artifice, sans ma voix et sans mes oreilles. Heureusement à vrai dire, sans cela, je sais pas comment je pourrai savoir ce qu'il me raconte. Je sais lire sur les lèvres, pas sur les becs. A défaut d'un autre terme, on va dire que j'entends son espèce de rire amusé et caverneux qui résonne dans ma tête. Il a toujours adoré utilisé ce genre d'artifice pour me causer, il doit trouver ça amusant, je lui ai jamais posé la question. Probablement parce que j'en ai rien à battre, aussi. Tu crois faire le poids ? Sa voix est un grondement alors que je lui fais face, rengainant mon sabre bien à l'abri dans son fourreau. Voilà mon ultime provocation. Enfin, presque. Je suis pas du genre à m'arrêter en si bon chemin. Viens me voir, sauf si t'as peur que je te clous le bec.

Je ne prends pas la peine d'attendre une réponse ici, dans ce monde qui est le sien et je réinvestis la réalité. Hibiki est un peu comme moi, même si il est plus bavard et qu'il a tendance à dire beaucoup de merde, il n'empêche que question combat, il est pas le dernier à vouloir montrer ce qu'il vaut. La subtilité de ses pouvoirs ne le rend pas moins destructeur. Je peux l'en attester pour avoir déjà subit quelques unes de ses attaques et pour en avoir infligé à d'autres aussi. Généralement, ça passe assez mal. J'ouvre les yeux sur le même paysage que lorsque je l'avais quitté il y a peut être des heures. J'ai pas tendance à avoir une très bonne notion du temps quand je me retire dans mon monde intérieur mais au vu de la hauteur du soleil, ça doit faire une heure tout au plus. Pour le peu qu'on a fait, j'espère bien ne pas avoir passé plus de temps là dedans. J'ai à peine le temps de me redresser que je sens quelque chose fondre sur moi. C'est pas un objet, non, je sais très bien ce que c'est et je me mange une partie des ondes sonores dans la gueule sans parvenir à esquiver totalement. Les ondes sont tranchantes comme des lames et je sens mon corps tanguer à cause des répercussions de l'assaut. Le connard. D'habitude, toutes les attaques de Hibiki ne m'atteignent pas, j'en suis immunisé en quelques sortes et ma surdité n'est pas seule à en être responsable. C'est dans la packaging. Sauf que ce n'est plus le cas.

Lorsque je me détourne sur le monstre, il me paraît étonnement plus impressionnant, plus massif. Je sais pas si c'est la vérité ou pas, mais dans tous les cas... c'est amusant. Exaltant même. Je sors ma lame, bien décidé à affronter l'esprit qui ne rigole plus du tout. Ses pattes puissantes enfoncées dans le sol, les griffes prêtes à déchirer la chair et sa queue fouettant l'air. Il est prêt. Je lui fais face avec autant de résolution. Sois je survie, sois je meurs, y a pas trop d’alternative quand il s'agit de maîtriser la forme quasi finale de son zanpakutô. Peut être que je suis à la hauteur ou peut être pas. On verra. C'est l'heure mon petit Raï. Prépare toi à mourir. Un sourire féroce ourle mes lèvres. Viens prendre ta raclée. La plaisanterie ne le fera pas rire. Pas plus que moi à vrai dire, parce que j'ai jamais été aussi sérieux de ma vie. Là, c'est l’achèvement de toute une vie. Là, maintenant, ce n'est pas tant un combat pour la survie que pour la puissance. Ce n'est pas une obligation ni un devoir, c'est juste une volonté. Une recherche, un besoin même.

Et on passe à l'attaque, synchrones.
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MessageSujet: Re: Résonne, écho éternel [Solo Bankai]   Sam 28 Fév - 23:04

Je sais que Hibiki est puissant. Je me considère comme pas trop mauvais lorsqu'il s'agit d'estimer la puissance de quelqu'un, que ce quelqu'un soit un bestiau de deux mètres ou un être paraissant un poil plus humanoïde. En l’occurrence, je connais bien l'esprit de mon zanpakutô et c'est pas la première fois qu'on combat ensemble, donc je peux dire sans me tromper que je sais de quoi je parle. Tout du moins, à minima. Parce que même si on se fritte régulièrement tous les deux, il n'empêche que ce que je vois là, c'est plus vraiment le même niveau. Il est plus rapide ici, comme si mon monde intérieur alourdissait ses membres alors que l'air libéré de la réalité avait un effet libérateur sur sa puissance. Le salopard. Il m'avait caché ça jusque là. D'un vif shunpô, je me déporte sur la droite afin d'éviter un coup de patte griffu qui m'aurait déchiré le bide si il m'avait touché. Mais il me connaît bien l'animal et c'est aussi rapide qu'un éclair qu'il m'envoie sa queue de reptile dans l'épaule. Les écailles sur cette dernière semble s'épanouir en un instant, entaillant ma chair alors que je me retrouve littéralement envoyé dans le décor, mangeant la roche dure qui se macule de vermeille. Je parviens à me remettre sur pied avant que le monstre préhistorique ne cherche à m'écraser de ses deux antérieurs griffus et je réussis à entailler férocement son cuir d'un coup puissant à l'aide de mes deux mains. Je grimace alors que la douleur explose dans mon cerveau mais j'ai le temps de m'écarter avant qu'il ne me balance une puissante onde sonore en représailles. Ce connard vend chèrement sa peau mais si je suis en piteux état, c'est aussi le cas pour mon adversaire du moment. Le monstre expulse de l'air de ses narines comme un taureau prêt à charger. Moi, je fais passer ma lame dans ma main gauche afin de ménager mon épaule blessée. Hibiki sait très bien que ma main droite est plus puissante que ma gauche, mais il sait également que l'écart est plus minime. J'ai appris à me battre avec les deux, tant et si bien que je suis presque ambidextre en ce qui concerne le maniement de mon arme – seulement pour ça d'ailleurs. Mais il n'empêche que je perds une partie de ma puissance.

Je dois mettre un terme à ce combat. En le gagnant, ça va sans dire. Ma garde change, mais en somme, elle reste semblable et mes deux mains se crispent sur la poignée de ma lame, bien décidé à en finir. Je suis résistant mais pas invincible non plus, faut pas déconner et ma respiration saccadé est un premier marqueur de ma faiblesse. La douleur irradie dans plusieurs parties de mon corps, ma jambe gauche prise dans l'étau de son bec, mon flanc qui a accusé le coup d'une rafale d'onde et l'intérieur n'est pas en reste, comme l'atteste le sang qui glisse le long de ma mâchoire. Je le connais, moi aussi. Je sais ce qu'il va préparer... Un gros truc. Ça me suffit dans tous les cas pour savoir que je vais pas apprécier et que j'ai intérêt à m'en protéger. Et surtout, à contre-attaquer au plus vite avant que mes réserves arrivent à leurs termes, aussi. Il se ramasse sur sa jambe blessée, au moins aussi esquinté que je ne le suis. Je compte pas perdre. Ça peut paraître dérisoire. Stupide aussi. Mais je suis pas le premier shinigami stupide du Seireitei a tenté le coup. C'est pas comme si je comptais utiliser le bankai demain mais un jour ou l'autre, sa puissance me sera nécessaire. Je le sais. Comme tout à chacun. Et puis j'ai l'habitude de toujours repousser les limites dès lors que j'en vois une se dresser face à moi. C'est un défi constant. Nécessaire. Sinon, à quoi bon vivre ? Je suis pas habitué à me reposer sur mes lauriers, bien au contraire, et si pour se faire, je risque la mort et bien... c'est encore mieux. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, comme disait un type dont je me souviens plus le nom.

Il est le premier a attaquer, même si on est deux a partir à l'affrontement en même temps. Moi, je viens au contact, comme d'habitude mais lui déchaîne littéralement son pouvoir qui explose tout autour de moi dans ce qui doit être un vacarme assourdissant. Si j'avais été entendant, ça aurait été un problème plus important qu'il ne l'est pourtant déjà et si je crache du sang, je parviens à éviter des dommages plus important. Mais je suis loin de m'en sortir indemne. Le sang s'écoule en des rigoles vermeilles sur ma peau mais mes muscles tendus par l'effort ignorent l'affront fait, l'adrénaline étiolant la vague de souffrance qui aurait pu me clouer sur place. Si j'étais pas si résistant, je serai probablement mort de ça. Il donne tout ce qu'il a. La bestiole m'accueille d'un coup de queue mais cette fois ci, j'ai le temps de me baisser, laissant les piques simplement érafler mon dos. Rien de bien méchant comparativement au reste et je profite de ma percée pour lui enfoncer mon sabre dans le poitrail à découvert, utilisant mes deux mains et la vitesse de ma course pour en accroître la puissance. J'accuse le coup alors que la lame, elle, entame la chair offerte sans aucune résistance. Un frisson m'ébranle alors qu'une grimace vient s'afficher sur mes traits. La douleur explose mais je la fais taire en grondant sourdement, peinant à me retirer de là.

C'était bien joué. Je m'écarte maladroitement en récupérant mon sabre, trébuchant plus qu'autre chose sur la roche maculée de carmin. Le sang de l'esprit empoisse ses écailles alors que je tombe à genoux, épuisé, le corps rompu et l'esprit troublé par la vague de souffrance qui lèche ma conscience. T'es vraiment en sale état, mon petit Raï. Et lui, il s'est vu ? Un rire grotesque vient envahir mes pensées alors que je vois la créature se désagréger. Je sens mon sabre vibrer sous mes doigts et mon regard se porte naturellement sur ce dernier qui paraît ondoyer en continu. Laisse moi te montrer. Sa voix est faible et je sens que l'effort est aussi bien fait de mon côté que du sien pour rester conscient. Entend mon nom. Je suis l'écho éternel. L'écho qui se répète sans fin. Encore et encore. Je l'entends, ce murmure rompu, fier peut être. Et ma voix gronde. Clame. HateShiNai HibiKi. La décharge d'énergie qui me traverse me fait ployer davantage et je tais un grondement qui racle ma gorge, meurtrie mes os et fait frémir ma chair. Et son pouvoir s'étend brutalement.

Ils seront à ton image. Ils seront prisonniers du temps qui cesse et d'un monde qui n'est plus que silence. Voilà mon pouvoir. Un sourire presque amusé vient ourler mes lèvres meurtries. Tu parles d'un pouvoir. Pour moi, c'est naturel, banal, je ne crains plus rien du silence et du vide. Il est familier. Aussi familier que la voix de l'esprit de mon zanpakutô affaibli. La lame ondoyante disparait dans une vibration alors que la libération ultime se brise. Je me sens... Vidé. Ça va être compliqué d'expliquer mon état à ma division. Heureusement que je suis muté la semaine prochaine à la septième. Je crois que j'ai besoin de repos... Et de soin. Me mettre à l'abri puis glisser dans l'inconscience, dans un repos salvateur. Je survivrai. J'ai la peau dur... Dors, mon petit Raï. Et il change même pas de registre alors que je viens de lui donner sa patté. Quel connard celui là.


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