AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

CreativeJuiz

OuvrirFermer






Le forum est fermé. Vous pourrez nous retrouver sur notre nouveau projet ICI

Partagez | 
 

 Groupe 1

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Messages : 606
MessageSujet: Groupe 1   Mer 28 Jan - 21:04

Groupe 1 : ordre de post

Hans Hallingen
Kuragari Asuna
Melody MacKenzie
Klaus M. Aleksander
Liz Neville

Au cas où vous vous questionneriez sur la manière dont nous avons établi les groupes, nous avons tout d'abord tenté de mettre ensemble les duos logiques (Capitaine avec son Vice-Capitaine; Espada avec son Fraccion,...). Cela fait, nous avons établi les groupes restant grâce au hasard.
C'est également par le hasard (vive les dés !) que nous avons déterminé qui affronterait qui, ainsi que l'ordre de post.

N'oubliez pas de prendre connaissance de CE POST, et tout particulièrement des règles de l'Event ! En effet, le non-respect de ces règles peut amener des sanctions plus ou moins importantes, mieux vaut donc s'y préparer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bleach-rinyuaru.forumactif.com

avatar
Messages : 4
MessageSujet: Re: Groupe 1   Ven 30 Jan - 19:42

    ∴ C'était pour moi le moyen le plus simple de vous réunir rapidement.

La voix s'était élevée peu après que ses flèches aient éliminé les créatures qui avaient fondu sur le centre financier de Tokyo, non loin du lieu où avaient eu les attaques quelques mois plus tôt.
Il ne dissimula plus sa présence, condition nécessaire pour qu'ils se rendent sur place avec la même diligence que la fois précédente. Sans révéler toute l'étendue de la puissance qui sommeillait en lui, l'homme offrit aux défenseurs du dimanche un aperçu du jeu qui était le sien, comme une information non-verbale : il n'était pas n'importe qui. Juché sur un SUV noir, digne des plus hollywoodiens des films d'action, il se présenta face à eux. Une longue et souple tunique blanche couvrait la majeure partie de son corps, tombant sur un pantalon indigo et des bottes de cuir. Son visage était dissimulé par une capuche, mais on y devinait, de par la couleur légèrement brunie de sa peau et son accent, un occidental.

    ∴ Je m'attendais cependant à voir plus de monde. La dernière fois, vous aviez fait preuve d'une mobilisation surprenante. Et là...

Merde, songea-t-il, un Shinigami ? De ce qu'il savait, cette femme - qui avait déjà participé à l'élimination de la première génération de Chimères - était parmi les hauts placés du Gotei 13. Alors, que faisait-elle dans les parages, et surtout sans être accompagnée ? Les Dieux de la Mort avaient tendance à se déplacer en meute. C'était sans doute pour cela qu'elle avait échappé à sa surveillance : seul, un Shinigami pouvait sans mal se fondre dans la masse spirituelle qui baignait Tokyo. Les deux autres, il les connaissait mieux. Klaus et Melody. Menace prioritaire : la rockeuse. La dernière, quant à elle, était inconnue au bataillon.

    ∴ Mais soit. Je saurai me contenter de ce que j'ai. Me présenter est nécessaire pour la suite, alors voici mon nom : Hans Hallingen. Je travaille pour un employeur... disons, influent. Qui souhaite obtenir votre collaboration. Vous avez mis tous vos efforts en œuvre pour protéger Tokyo. Il est temps à présent de le faire de façon plus organisée. J'ai pas le talent pour vous embobiner alors voilà la vérité, telle qu'elle est : vous bossez avec nous, ou vous êtes contre nous. C'est une offre non-renouvelable. Soit vous nous rejoignez, soit je me charge de préserver la ville de votre puissance potentiellement destructrice.

Hans n'était pas diplomate, il l'avait dit et répété à son chef. Il était un chasseur, il traquait des proies. Alors, l'envoyer recruter des civils jouant les super-héros... Il considérait que les éliminer représenterait probablement moins d'effort que de les convaincre. Leur force avait beau être un atout que son organisation recherchait, il ne pouvait s'empêcher de penser que, de toute façon, ces énergumènes poseraient problème un jour ou l'autre.
Autant court-circuiter ces problèmes dès aujourd'hui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Rang : Capitaine-Commandant

Messages : 677
MessageSujet: Re: Groupe 1   Sam 31 Jan - 13:09



La ville, toujours morne et grise, s’étendait sous la Mère en un océan de béton. Il y papillonnait ci et là des petites existences, inutilement dévouées à leurs soucis tout aussi moindres, et la Commandante se distrayait à suivre avec bienveillance ces vies sans poids. Sa tâche s’achevait bientôt, aussi s’accordait-elle ce dernier plaisir avant de s’en aller rejoindre son propre univers où, elle en était persuadée, son armée attendait son retour avec le plus grand émoi. Elle avait vu ce qu’elle voulait voir, rencontré ceux qu’elle voulait rencontrer, et ne reviendrait donc pas en son foyer les mains vides.
Hélas, les choses furent décidées autrement.

Captivée par son jeu, la Reine rouge mit quelques secondes à percevoir l’apparition de manifestations de reiatsu dont la nature, quoique peu familière, lui fut reconnaissable aisément. Il y avait dans ces âmes la nature des mortels et la souillure des Hollows, façonnées l’une entre l’autre en une aberration dévorante dont l’appétit, s’il ne lui était encore visible, se faisait ressentir déjà dans ces auras malades. Alors la lassitude envahit la pâle inhumaine, car moins que les combats annoncés, était-ce l’idée de ceux qu’elle ne manquerait de retrouver qui la contrariait davantage. À regret, elle se laissa porter par les vents jusqu’au cœur de l’horreur grouillante.
Lorsqu’elle arriva sur place depuis les airs, Asuna retrouva les monstres, pareils à eux-mêmes ; choses viciées et torturées piégés entre deux natures contraires, et la seule différence notable fut qu’ils étaient déjà morts. Elle se pencha sur les dépouilles de certains d’entre eux ; ses doigts caressèrent les visages torturés avec délicatesse, fée macabre venue se nourrir du trépas, pourtant ses traits exprimaient regret ainsi que tristesse. Bien qu’abandonnée à sa douceur, la Mère n’en abaissa pas pour autant sa vigilance : autour d’elle, de puissants reiatsus vibraient, et tous étaient humains.
L’un d’eux s’avança, un homme ; avec cette vanité propre à ceux de sa race, il s’arrogea le pouvoir de les avoir tous amenés ici car toutes les charognes à ses pieds composaient son message. Il parla, se présenta ; Asuna l’écouta et marqua son nom du sceau de la haine. Elle ne lui répondit toutefois rien, se laissant plutôt dériver jusqu’à un lampadaire, sur lequel ses pieds nus se posèrent tels des serres. La Reine rouge se fixa là sans dire mot, pendant que sa robe effilochée s’entortilla autour de son corps sous les courants invisibles, ses bras se croisèrent et leurs mains se perdirent dans les manches usées, en silence.
Le regard pourpre de la déesse dériva d’un mortel à l’autre ; elle en reconnu deux, l’idiote musicienne bien entendu, et le Quincy à l’air si perdu. Un Quincy qui n’appartenait donc plus réellement à une espèce éteinte puisqu’en ce quartier seul, deux autres de ses semblables s’y tenaient. Elle passa de l’un à l’autre, scrutant chaque réaction et émotion, tentant de discerner ce qui allait se jouer bientôt, sans ignorer la délicatesse de sa position.

Et malgré le danger, elle demeura là en observatrice d’un autre monde.


_________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t654-kuragari-asuna

avatar
Rang : Ϟ Espiègle Valkyrie

Messages : 2110
MessageSujet: Re: Groupe 1   Dim 1 Fév - 12:00

Toi. constata-t-elle froidement à la vue d'Asuna.
Melody n'avait pas été longue à se rendre sur les lieux. Moins encore à se rendre compte de ce qui s'y tramait. Et à peine y avait-elle posé le pied qu'elle pouvait déjà affirmer que cela ne lui plaisait guère. Son regard ne s'attarda pas plus que nécessaire sur les cadavres absurdes qu'elle avait vu en arrivant. Ce n'était pas un spectacle attrayant, et elle avait vu au survol ce qu'elle voulait savoir : à qui ils appartenaient, encore qu'à quoi aurait mieux convenu. Ce n'était pas à leur rencontre qu'elle était allée au départ – pas que –, mais tout et chacun semblait converger dans un sens commun, comme souvent au carrefour du destin. C'était tant mieux : se trouver seule entre Asuna et l'inconnu n'aurait définitivement rien eu d'engageant. Mais seule, elle ne l'était pas : Klaus et Liz étaient déjà là. Et c'était heureux, car ses propres compagnons ne seraient pas de la partie cette fois.
Je t'ai ramené ça. dit-elle en mirant sa modeste cargaison. Mais je suppose que tu n'en voudras pas.
Surtout venant de moi. Sur son épaule et au bout de ses doigts pendait ce qui fut le manteau blanc du commandement, encore rouge de honte du sang versé d'autrefois. Plus une goutte n'en demeurait à sa surface, mais il est de ces souvenirs tenaces – de ceux qui durent à jamais. Sans attendre sa réponse, elle en drapa sa frêle carrure, convaincue d'avoir à combattre bien assez tôt – bien trop tôt – et ne voulant pas l'érafler davantage. Le simple fait qu'elle l'ait touché devait probablement déjà être rédhibitoire, alors quelle différence cela faisait-il ? S'il advenait qu'elle en veuille quand même, elle n'aurait qu'à le récupérer, voilà tout. Il n'y avait là-dedans pas une once de provocation. L'habitude des tensions mutuelles aidant, il eût été plus difficile de ne pas s'en aviser que l'inverse ; mais la Reine des Damnés serait seule maîtresse de sa cécité.
On parlera plus tard, décréta Melody, sans guère s'inquiéter qu'elle partage ce desiderata.
Puisse-t-elle au moins convenir de reporter leurs querelles. Pour durer depuis trois ans déjà, rien ne pressait de ce côté : la menace nouvelle, elle, n'attend pas. Enfin, elle se tourna vers l'homme qui se targuait de les avoir ramenés. Son petit numéro ne l'impressionnait pas ; si d'aventure elle devait trembler de son fait, ce serait de rage qu'elle le ferait. La méfiance peinte sur les traits, elle ne chercha pas même à s'en cacher – c'eût été futile en l'état, sachant le ton qu'elle comptait employer. Dépourvu de l'étui qu'elle n'avait pas ramené, son instrument pesait déjà sur le pavé, vibrant d'une indignation qu'elle ne tenta pas de calmer. Pourquoi faire ? Elle prendrait ici toute son utilité. Que l'ombre de la capuche dévora voracement son visage ne l'empêcha pas de darder vers lui tout son mépris, toute sa colère inassouvie. Sa première réponse ne serait autre qu'une question, rhétorique de surcroît.
Alors comme ça, vous avez quelque chose à voir avec ces choses ? fit-elle, ayant recours au manche de sa guitare pour les désigner. Ça tombe mal : j'ai horreur qu'on me dise ce que je dois faire. Encore moins sous couvert d'une menace à peine voilée. Vous pouvez lui demander si vous ne me croyez pas. précisa-t-elle, indiquant cette fois Asuna. Par contre, vous tombez bien : j'ai plein de questions à vous poser ! Notamment sur votre employeur, comme vous dites. Alors, puis-je... Compter sur votre « collaboration », ou bien est-ce que je vais devoir me montrer plus convaincante ?
À ses pieds, déjà, le sol se fissure ; la Terre était prête à trembler.

_________________


Destruction leads to a very rough road
But it also breeds creation
And earthquakes are to a girl's guitar
They're just another good vibration
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1637-melody-mackenzie

avatar
Rang : ♐ Survivor Quincy ♐

Messages : 94
MessageSujet: Re: Groupe 1   Dim 1 Fév - 13:36

Klaus ne se considérait nullement comme un héros. Aujourd'hui encore, même armé de quelques pouvoirs superficiellement maîtrisés, il n'avait rien à voir avec ces défenseur de la justice existant dans les films ou les jeux vidéos. Des êtres désincarnés, inexistants, qui n'avaient pas vraiment cours dans le monde réel. Enfin, peut être un peu, mais il avait toujours trouvé le terme de héros aussi absurde qu'affligeant. Les héros, ils mourraient tous avant d'être traité comme tel et si l'étudiant ne voulait pas quelque chose, c'était bel et bien mourir pour une gloire aussi grossière que secrète. Cette partie du monde qu'il avait accepté – bon gré, mal gré – demeurait dissimulée dans l'ombre, inconnue du commun et si il n'avait aucun désir de gloire, il n'empêchait qu'à présent, il ne pouvait plus se permettre de simplement l'ignorer comme avant. Ces rêves étaient toujours hantés par ces images sinistres et écœurantes, par ces hommes et ces femmes qu'il avait vu mourir, impuissant. Par ces êtres pitoyables qu'il avait percé de ses propres flèches, avec ce pouvoir enfoui en lui, légué. Il n'était pas un héros. Il n'avait protégé personne, peinant ne serait ce qu'à survivre et provoquant plus de dégâts encore pour y parvenir.

Alors, que faisait il ici ? Il avait suivi cette émanation d'énergie si reconnaissable pour quelqu'un qui portait encore les stigmates de cette macabre rencontre. Il avait eu une simple hésitation, la crainte s'éveillant au rythme lancinant de son cœur battant avant qu'il ne délaissa cette dernière, combattant cette frayeur qui l'entravait. Peut être qu'il ne pourrait rien faire. Peut être ne serait il qu'un boulet, cela dit, il était incapable d'ignorer cet appel. Tout simplement parce que si il le faisait, alors il regretterait toute sa vie de ne pas avoir agi. Aujourd’hui, il maîtrisait davantage ses pouvoirs de Quincy même si il ne se faisait guère d'illusion en l'état : il n'était pas un combattant aguerri comme l'était ses mentors, habitués à se servir de leurs pouvoirs depuis toujours. Et même si il avait fait des progrès non négligeables depuis que les anglais l'avaient pris sous leurs ailes, il restait encore du chemin à faire. Même son acharnement ne pouvait pas remplacer des années d'apprentissages. Mais il était là, rassuré de se savoir au côté des deux Quincy et de la musicienne, bien moins apaisé cela dit, de voir que la femme à l'allure macabre était également présente. Méfiant, il finit par s'intéresser davantage à l'homme encapuchonné qui se présenta à eux, qui les avait fait venir et avait éliminé sans hésitation les créatures qu'il semblait plutôt bien connaître. Les mêmes. Un frisson dégringola le long de son échine.

Méfiant mais troublé. Un Quincy. Un autre. Il ne s'attendait pas non plus à ce que ce dernier ne dévoile un prénom aussi familier, cependant, ce n'était qu'un hasard grotesque. Hans. C'était aussi le nom de son père – son père biologique. Le destin était facétieux. Melody fut la première à donner de la voix – n'était elle pas habituée à parler en public ? - et si son ton était sec et ses paroles acides, elles ne manquaient pas d'interrogations on ne peut plus pertinentes. Cela allait sans dire que la manière dont il amenait ses propos ne donnaient pas lieu à beaucoup de fantaisie. Avec ou contre, c'était plutôt manichéen comme façon de concevoir la situation. Comment accepter une proposition aussi nébuleuse ? Et pourquoi toujours en venir à la pire issue possible, à l'affrontement pur et simple ? Pis, à la destruction totale. Peut être regretterait-il finalement d'être venu jusqu'ici. Empêcher un massacre de masse était une chose mais qu'en était il lorsque l'on parlait d'attaquer un homme partageant un pouvoir semble t-il commun ?

Le regard de l'étudiant se laissa happer par les cadavres de ces créatures souillant le macadams. Ses poings se crispèrent, ses prunelles s’enflammèrent un court instant alors qu'il redressait la tête. Il était probablement préférable qu'il fasse profil bas, pourtant, n'était il pas déjà trop tard pour se taire ? Si vous voulez tant préserver cette ville, où étiez vous quand ces créatures ont attaquées ? Si il était suffisamment puissant pour éliminer toutes les personnes ici présentes, alors il n'aurait eu aucun mal à faire de même ce jour là.

Est ce qu'ils étaient une menace si importante ? Et en quoi ? Les questions, il n'en manquait pas, mais encore fallait il une réponse.

_________________

Avatar par Melody ♥
Seidai Haya - PNJ:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2696-klaus-m-aleksander

avatar
Rang : Aristocrate piquante

Messages : 343
MessageSujet: Re: Groupe 1   Lun 2 Fév - 12:47

Elizabeth avait bien l'intention de ne pas manquer la fête cette fois-ci. Comme toujours, elle lançait régulièrement son sonar, répertoriant toutes les énergies spirituelles notables que l'on pouvait ressentir à Tokyo. La plupart du temps, elle ne s'en inquiétait pas cependant, et ne faisant qu'agir si ces dits Reiatsu étaient ceux de Hollows ou d'Arrancars. Ou, dans le cas présent, d'arrivées soudaines d'êtres hybrides. Des humains à moitié transformés en Hollows, d'après les récits qu'elle avait pu entendre. Récits venant d'ailleurs des deux personnes qu'elle remarqua directement en arrivant sur place.

La jeune anglaise était venue avec Thomas, bien entendu, et fut heureuse de voir que Klaus et Melody seraient de la partie également. Bien qu'elle espérât que le défi ne serait pas trop dur à relever pour le Quincy qui apprenait encore. Deux autres présences encore. D'après ce que Liz comprit des paroles de l'idole, il s'agissait ni plus ni moins de la Capitaine-Commandant du Gotei 13. Se pourrait-il donc que la situation soit vite réglée, et que d'autres Shinigamis viendraient rapidement en aide aux habitants de Tokyo ? Ce ne serait que logique, un soutien légitime. Mais le temps n'est pas à s'en soucier pour l'instant, alors que les hybrides sont soudainement abattus.

La puissance qui venait d'apparaître lui provoqua une grimace. Il avait tout l'air d'être un adversaire coriace, mais c'était surtout un autre mot qui lui vint en premier lieu afin de le désigner : Quincy. Ses paroles ne firent qu'ajouter à l'aigreur que l'aristocrate ressentit. Une menace à peine voilée. Et puis, se targuer de vouloir protéger la ville de leurs puissances, alors qu'il était manifestement lié à l'apparition de ces mutants ? Un non-sens auquel elle ne goûtait que peu. Les mots n'avaient d'ores et déjà plus leurs places ici. Liz et Thomas firent de concert apparaître leur arc d'énergie dans leur main gauche. Un simple arc courbé tout ce qu'il y avait de plus classique pour Thomas. Un arc droit tenu en son centre pour Liz, trois cercles concentriques se dessinant autour de son poing.

La petite Quincy habituellement si souriante arborait cette fois un tout autre visage, sa colère prête à éclater.

_________________

Thomas (PNJ):
 
Zerstörung (Sanrei Shutô):
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2753-elizabeth-r-r-neville-ft-en-co

avatar
Messages : 4
MessageSujet: Re: Groupe 1   Lun 2 Fév - 21:02

Il leur laissa le temps de s'échanger les politesses de base. Hans remarqua néanmoins que certains ne semblaient pas particulièrement s'apprécier. Melody et la Shinigami, pour ne pas les nommer. Cependant, le Quincy remarqua l'étoffe que la musicienne tendit à la femme en lambeaux. Et il eut un sourire, qu'il étouffa pour ne pas avoir l'air trop... kindlich.

    ∴ Ah, c'est bien ce que je me disais. Il me semblait bien que vous étiez une Capitaine. Ca me rassure. C'est un gibier que je n'ai pas encore l'honneur de compter à mon tableau de chasse.

Leurs informations sur les Shinigamis étaient parmi les plus imprécises en leur possession, mais Hans était certain que ce manteau souillé était le signe de l'appartenance de la femme aux plus puissants des Dieux de la Mort. Une Shinigami lambda, voilà qui aurait manqué de prestige.
Il reporta cependant son attention sur la jeune blonde. Celle-ci était, selon ses renseignements, une menace prioritaire... celle qu'il aurait bien aimé, par contre, convaincre de renoncer à lui chercher des emmerdes... parce qu'il était loin d'être confiant quant à un mano a mano avec la rockeuse.

    ∴ Si vous avez des questions, j'y répondrai. Mon employeur a décidé de ne plus travailler dans le secret désormais. Enfin, plus dans le secret du monde spirituel, bien sûr, les humains sans pouvoir seront toujours bercés de mensonges. Je ne peux pas vous donner de noms ni d'adresses Melody, pour des raisons évidentes de sécurité. Disons que mes chèques sont tamponnés par le gouvernement japonais.

Il tourna un regard étonné, dissimulé par l'ombre de son capuchon, vers l'autre représentant mâle de sa race. Hans le considéra instantanément comme l'idiot du groupe : n'avait-il pas dit que les Chimères avaient été utilisées pour les rassembler ? Comment aurait-il fait ? Il n'y avait qu'une façon pour le Chasseur de mener les créatures à un point désiré.

    ∴ Sohn, réfléchis, enfin. J'étais caché, en retrait, et je surveillais comment les Fullbringers et les Shinigamis résolvaient ce problème. Je collectais des informations pour mon employeur. C'est d'ailleurs moi, en fin de compte, qui ai mis fin à la menace. On n'allait pas lâcher sur Tokyo une force qu'on ne pouvait pas arrêter. Les implants crâniens explosifs, c'est radical, vous savez. Ebenso, pour éviter toute contamination, nous avons modifié leur physiologie pour que toute cellule se désagrège une fois le cœur arrêté.

En voyant la jeune Quincy et son valet - il n'avait que peu d'information sur ce duo, et craignait une mauvaise surprise - dégainer leurs arcs, Hans considéra que tout s'emballait un peu trop vite. Il n'était pas contre l'idée de mesurer son habileté à la leur, mais pour le moment, il tenait à clarifier un point. Parce qu'il savait qu'admettre ouvertement aux combattants rassemblés qu'il était responsable de l'attentat des Chimères, ce n'était pas le meilleur moyen de gagner leur confiance.

    ∴ Et avant que vous commenciez à vous battre pour savoir qui m'arrachera la tête le premier, une petite explication. Oui, le Gouvernement est responsable des attaques des Chimères. Mais il faut mettre cette attaque en perspective. Il y a trois ans, trois millions de japonais ont été tués, sans que quiconque ne puisse donner une explication. Les dirigeants ont maquillé le massacre en tremblement de terre, la population a mordu. Mais les dirigeants ? Eux ne comprenaient pas l'origine d'une telle hécatombe. Ils ont finalement pris au sérieux ces histoires de Dieux de la Mort, qui n'étaient jusqu'alors qu'un mythe de couloir...

Hans soupira intérieurement. Se répéta qu'il devait autant que possible éviter d'entraîner les défenseurs dans un combat, qui ne ferait que sceller une guerre ouverte dont ses employeurs préféraient se passer. Son propre travail serait facilité s'il avait l'aide de ces sauveurs, incapables de protéger l'autre bled paumé de la destruction totale. Il aurait préféré directement passer à l'échange courtois de projectiles d'énergie.
Professionnalisme. Le mot résonnait comme une prière en lui, une prière contre son désir de se mesurer à ce fabuleux gibier.

    ∴ En trois ans, ils n'ont pas beaucoup avancé. Juste assez pour apprendre que le mythe était des plus réel... et qu'ils étaient complètement démunis face à ce danger. Ainsi, ils ont mis en place un programme. Pour défendre le pays. Contre les Shinigamis. Contre les Fullbringers qui veulent nuire à l'ordre. Et surtout contre les Hollows. Mettez-vous à leur place. Le monde est suffisamment plein de menaces, voilà qu'ils découvrent qu'il y a en a une dans leur maison, invisible, et capable d'annihiler des milliers, des millions d'individus en quelques secondes. Ils n'ont pas trop aimé d'apprendre qu'ils ne pouvaient pas faire grand chose contre ça, alors ils m'ont embauché. Dans un premier temps. Je leur ai donné de quoi étudier. Des Hollows, des Fullbringers. Ces derniers ont pour certains rejoint notre organisation. Ces expérimentations ont donné les Chimères, moitié humain, moitié Hollow, voraces, stupides et redoutables en meute. Voilà donc où je veux en venir : ces créatures - il désigna les monstres effectivement réduits à quelques squelettes d'un signe de tête - on fait des victimes, certes. Mais voyez là la réponse des hommes, terrifiés, qui préfèrent sacrifier quelques dizaines d'humains pour en sauver des millions. Je ne dis pas que ce que mes employeurs ont fait est bien, ou justifié - à vrai dire, je m'en fous. Mais si vous considérez pendant une seconde leur point de vue, si vous comprenez quelle est leur position, actuellement, vous comprendrez que quelques victimes collatérales de plus, c'est peu cher payé pour la sécurité de tout un pays.

Hans souffla, lentement. Dire qu'il détestait parler, d'ordinaire. Il avait préparé son speech à l'avance et, même s'il l'avait récité presque intégralement de mémoire, il avait sentit en le disant qu'il ne convaincrait pas tout le monde. Déjà qu'il n'était pas parfaitement à l'aise avec le japonais...
Il était déjà satisfait d'avoir pu finir son discours sans avoir eu à esquiver des attaques. Parler était déjà pénible, le faire tout en combattant, non merci. Le Quincy prédisait une attaque de Melody, celle-ci étant, d'après ce qu'il savait, la plus susceptible sur la question des cadavres qui s'accumulent. Les deux Quincys étaient ceux, pensait-il, qui seraient les plus à même d'être convaincu ; et les avoir comme alliés aiderait beaucoup.

    ∴ J'ajouterai, avant que vous ne décidiez si vous voulez aider les autorités ou les affronter, que leur but est avant tout, comme vous, la protection de Tokyo et du pays entier. Votre aide est bienvenue et évitera peut-être à l'avenir des recours comme les Chimères. Mes ordres, qui définissent la politique de cette organisation, sont simples : tout ce qui n'est pas humain ou qui menace la sécurité du pays est tué ou emprisonné, pour étude dans les deux cas. Cela vaut également pour les Shinigamis - cette offre ne vous concerne donc pas Dieu de la Mort, et je compte bien repartir avec votre décès sur mon compte. A vous d'estimer si vous pouvez donc travailler avec nous, ou contre nous. Vous ne pourrez pas dire que personne n'a pris le temps de vous informer de la situation.

Hans envisagea de leur signaler que le quartier avait été évacué plus tôt dans la journée, dans le plus grand secret, pour le cas certain où la situation dégénèrerait. Mais il considéra que ce qui retenait Melody d'abattre sa fureur était peut-être la crainte de détruire des buildings où se seraient réfugié des civils. Le Quincy considéra leur avoir laissé l'occasion de prendre une décision. Il serait bientôt fixer sur le devenir de cette journée, qui avait pourtant plutôt bien commencé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Rang : Capitaine-Commandant

Messages : 677
MessageSujet: Re: Groupe 1   Lun 2 Fév - 22:49



L’attention qu’Asuna porta à la musicienne fut proportionnelle à l’intérêt qu’elle concevait pour l’habit volé. Les mots de l’humaine, la déesse n’y répondit que par un morne regard, et même la vue de l’Haori vaniteusement endossé sur ces mortelles épaules ne suffit à éveiller le moindre sentiment de colère. Un vêtement, certes symbolique, qu’elle possédait en de nombreux exemplaires, et dont l’autorité ne se manifestait dans le tissu mais dans celui ou celle qui la portait. Une défroque vaine et futile, portée par un être qui ne l’était pas moins ; les deux s’accordaient ensemble étrangement.
Elle se détourna vers le Quincy encapuchonné qui, sans attendre, la menaça directement et avec une curieuse assurance. La Mère se voûta, s’accroupissant sur son lampadaire, et lui adressa un sourire aussi serein que tordu. Elle ne répondit pas à la provocation, néanmoins ses yeux rouges brillèrent d’un mort éclat, et elle se contenta de l’écouter pour retirer de ses bavards propos toute la moelle afin de la faire sienne.

Ce que révéla l’homme, Asuna l’accueillit sans réelle surprise. Après cette dernière décennie où les phénomènes spirituels s’étaient rendus plus visibles aux yeux des humains, que ceux-ci aient cessé la naïveté de croire aux tremblements de terre pour dénicher un coupable bien plus crédible n’était pas surprenant. Toutefois, il s’agissait d’une perspective peu réjouissante pour celle qui, déjà, devait composer avec quelques furieux isolés ; si la rage de ces derniers s’étendait désormais aux plus hautes sphères politiques, le problème risquait de s’aggraver encore.
En revanche, information plus inattendue, ces mortels apeurés étaient les créateurs des Chimères. Avaient-ils fait quelques pas dans le monde des esprits que ces inconscients manipulaient déjà les âmes pour en enfanter des monstruosités. Les fruits d’un projet aussi dément que ceux qui l’avaient conçu, et alimenté par leur terreur de l’inconnu. Une réaction si puérile, dépourvue de la moindre lucidité sur les choses et les évènements, qui tirait son essence uniquement de la peur profonde de ce que leur compréhension ne parvenait à évoluer. Une réaction si humaine, en somme.

« Le pragmatisme de vos supérieurs a quelque chose de touchant, tout comme leur rapidité à condamner certains de votre race à un sort pire que la mort.

La Reine rouge secoua la tête, navrée que de tels hommes aient entre leurs doigts les rennes du pouvoir.

- Leurs actes témoignent d’une triste déraison. Vous dressez une armée boiteuse, monstrueuse, et vous lui désignez des ennemis qui n’en sont pas. La destruction de Tokyo n’est le fait des Shinigamis mais d’une race ancienne et puissante qui compte à présent les vers.

Mais la haine que joignait ces mortels à leur aveuglement ne laissait la Commandante que peu dupe. Les humains effrayés devenaient sots, insensibles à l’intelligence, et leur appétit de sang, jusque là contenu, se libérait alors pour tendre vers un coupable imaginaire, et le condamner de tous les maux.

- Vos intérêts rejoignent ceux de mon monde, qu’il n’en déplaise à votre rejet. Nous autres avons le souci de préserver cette ville et ses vies, de récolter les âmes de vos morts pour les envoyer dans l’au-delà, les préserver ainsi de la transformation en ces Hollows qui vous effraient tant, et maintenir par là même cet équilibre fragile entre vivants et morts. Si votre gouvernement laisse libre passage aux Shinigamis pour accomplir leur tâche, et abandonne toute expérience sur ces aberrations, il n’est de raison de vous cacher derrière vos remparts. Nous pourrions éviter ce conflit absurde que vous semblez tant vouloir.

La Mère se releva, et sur son visage courait l’ombre de la tristesse et de la froide colère.

- Vous n’en ferez rien, je gage. Les environs sont vides, et il n’y a plus que nous ici. Pour que vous puissiez vous accomplir dans la violence, peut-être ?

Les flammes bleues crépitèrent alors que se formait la pyramide inversée autour de la déesse dont le regard pourpre se maintenait sur l’homme.

- Des enfants, soupira-t-elle à regret, des enfants... »

Spoiler:
 


_________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t654-kuragari-asuna

avatar
Rang : Ϟ Espiègle Valkyrie

Messages : 2110
MessageSujet: Re: Groupe 1   Mar 3 Fév - 22:17

Asuna semblait ne plus vouloir de son habit. Tant pis ! Ce n'était pas que la musicienne tienne à garder ce souvenir morbide, mais elle s'en accommoderait. Il n'était après tout pas donné à tout le monde de compter dans sa garde-robe un habit de capitaine-commandant du Gotei 13. Ce qu'il symbolisait n'était pas du meilleur goût, et il le lui rappellerait à chaque fois qu'elle le verrait... Mais c'était peut-être ce qu'il fallait. Le rouge du sang pouvait encore devenir celui de l'aube. Pour Sasha, dont elle était toujours sans nouvelles - et en demander à la seule à même de lui répondre était bien dans ses projets. Confrontée au profond désintérêt de sa porteuse d'origine, Melody haussa les épaules et l'endossa pleinement. Pendant une seconde, la pensée l'effleura qu'elle portait un manteau invisible au commun des mortels. Étrange perspective. Malgré un nettoyage dans les règles, l'étoffe dégageait encore un subtil parfum cuivré - prélude à la bataille qui s'annonce.

La naïveté presque touchante de Klaus éveilla en elle un sentiment doux-amer. Que la présomption d'innocence fasse toujours partie du champ de ses possibilités était une bonne chose. C'était la preuve que malgré ce qu'il avait vécu, il n'avait pas encore été rongé par l'horreur de la guerre. Mais dans le présent cas, c'était une erreur, et elle déplorait la déception à laquelle tout cela ne pourrait qu'aboutir. Hélas, l'apprenti Quincy allait devoir apprendre, comme tant d'autres avant lui, qu'ils vivaient un monde de danger où nulle certitude n'est acquise et où même les secrets ont les leurs. Et qu'en plus, ce curieux personnage soit lié de près à ces monstruosités qui leur avaient mené la vie dure... Oui, elle en était sincèrement triste pour lui, et ne pouvait qu'espérer que sa psyché y soit cette fois mieux préparée - elle pouvait difficilement l'être moins. La présence de Liz et Thomas était rassurante sur ce point ; au moins ne manquerait-il pas de soutien.

En d'autres circonstances, les avoir tout trois rassemblés autour d'elle aurait pu l'amuser. Il n'était pas donné à tout le monde de fréquenter autant de survivants d'une race présumée disparue. Enfin... Pas tant que ça. Car qu'ils soient dans ses proches parages donnait aussi à l'idole un point de comparaison. Un exemple suffisant même avec ses plus que modestes capacités de détection. Lui aussi en était un, et pas n'importe lequel. Ce qui, en analogie de ses camarades eux-mêmes dotés d'un fort potentiel, ne pouvait qu'être source d'ennuis - voire d'effroi, aurait-elle dit dans une réalité différente où elle n'aurait pas dû se mesurer à un dieu dégénéré. Pour autant, ses aveux ne manquèrent pas de piller son visage de toutes ses couleurs et de tordre ses tripes de la plus déplaisante des manières.

Le gouvernement. C'était d'une telle évidence qu'elle n'y avait pas pensé. Oh, elle savait au fond d'elle que ce jour viendrait. Que Karakura avait laissé trop de questions sans réponses. Trop pour que si la rationalité ne pouvait leur en donner, ils n'aillent pas les chercher ailleurs. De là à penser que ça aurait été si rapide... Mais si des êtres spirituels avaient offert leur concours, tout s'expliquait. Si incongrues que ces informations puissent sembler, n'avaient-ils pas de quoi le prouver ? Que son pouvoir échappe à l'oeil humain l'empêchait-elle de pouvoir détruire des immeubles ? Et tout cela avait dû se négocier à prix d'or. Qu'est-ce que cet énergumène - était-il le seul ? - avait pu demander en échange, à fortiori pour être amené à travailler pour eux ? Eux qui avaient toujours été les mieux informés, voilà que c'était à leur tour d'avoir une longueur de retard...
Assez avancé pour devenir une menace à leur tour.
Donné de quoi étudier. Le sens dangereusement malsain que revêtait cette formulation n'était pas pour lui plaire. Comme plus de jeunes gens de son âge qu'elle n'en saurait compter, Melody avait vu la notion d'expérience gouvernementale être caricaturée au cinéma de bien des manières. Néanmoins, elle n'avait jamais pu s'empêcher de penser que cela devait bien venir de quelque part - qu'il y avait au moins un fond de vérité. Savoir que les études en question avaient donné lieu à la création de ces choses ne faisait que donner du poids à cette théorie. Ces cris, ces gémissements... Elle les entendait encore. N'était-ce pas digne d'un film d'horreur ? Hélas, point question de fiction cette fois. Ses doigts se serrèrent sur le manche de sa guitare, et le reiryoku infusa. Dans son dos se dressèrent de vastes ailes métalliques, et l'émeraude de son regard devint héliolite.
Mouais. Pas convaincue. rétorqua-t-elle d'un ton trop acerbe pour paraître gai. Transformer des gens en monstres, c'est ça votre réponse ? Les condamner à une vie d'atrocité ? Sans parler de ceux qu'ils emportent dans leur sillage. Même si nous acceptions de vous aider, combien de temps avant que vous ne nous considériez comme « Fullbringers à problèmes » nous aussi ? Avant que vous ne nous jetiez en pâture à ces choses ?
Ils y étaient. Eux aussi, ils en avaient été les victimes. Ces absurdités s'en étaient prises à eux, et elles le feraient encore. Et, pire encore, à ceux qui ne pourraient se défendre. En aucun cas Melody ne cautionnerait une lutte avec des armes dépourvues de raison, capables d'entraîner dans leur perte une pléiade d'innocents.
Vous en avez déjà bien assez fait. Je ne serai jamais l'un de vos outils. Montrez-moi le chemin de votre usine à monstre, que j'en fasse des confettis, et on en reparlera. Le sourire narquois qu'elle arbora conféra à son air une férocité inédite. Non ? C'est ce que je pensais !
En un souffle, elle s'évada, portée par la lumière. Si sa frêle silhouette disparaissait entièrement derrière celle, bien plus massive, de leur conférencier du jour, ses ailes trahissaient sa présence. Non pas qu'elle ait cherché à se cacher le moins du monde, cela dit : si les tremblements sous leurs pieds ne suffisaient pas à l'annoncer, elle ne savait pas ce qu'il lui fallait. Après avoir vitupéré d'un air aussi hautain que de coutume, la Reine des Damnés s'était désolidarisée du groupe, mais pas sans avoir signifié à haute et intelligible voix qu'il n'y avait ici pas âme qui vive. Sans doute n'était-ce pas son intention, mais elle venait ainsi de donner à la guitariste le seul feu vert dont elle avait besoin pour s'en donner à coeur joie.
Et si cette Shinigami a maille à partir avec quelqu'un, c'est avec moi.
Les cordes gorgées d'énergie de son instrument s'animèrent les premières, envieuses d'offrir à ses chevilles une étreinte chaleureuses. Qu'elles lui esquintent les tendons dans la foulée aurait été jouer de malchance... Le corps de la guitare, lui, alla s'écraser dans le creux de ses reins, sans autre volonté de lui nuire que celle de le jeter à bas de son piédestal de tôle bientôt froissée. Quincy il était, aussi n'était-ce pas à elle de le juger ni de le punir - si forte qu'en soit son envie. Le traîner devant la justice des siens, en revanche... Et être ensuite son bourreau, pourquoi pas ?

Spoiler:
 

_________________


Destruction leads to a very rough road
But it also breeds creation
And earthquakes are to a girl's guitar
They're just another good vibration
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1637-melody-mackenzie

avatar
Rang : ♐ Survivor Quincy ♐

Messages : 94
MessageSujet: Re: Groupe 1   Mer 4 Fév - 21:02

Klaus n'était pas aussi naïf. Pas aussi stupide. Il osait juste croire que ce genre d'absurdité ne pouvait pas exister, que ce genre de massacre sans enjeu ne pouvait être réel. Comment y croire ? Les guerres, il n'en avait qu'une connaissance vague et théorique. Il la voyait parfois, sans vraiment s'attarder, comme tout à chacun niait que dans une partie du monde, le sol était jonché de cadavre. Mais invisible à son regard, comme pouvait l'être ces fantômes d'une vie passée qu'il ignorait par simple facilité, par foi aveugle, il se taisait et avançait seul. Cela lui rappelait une conversation qu'il avait eu avec Slovodan, au lendemain de son attaque. Ils étaient nombreux, plus nombreux qu'il l'avait cru, mais seul. C'était ce sentiment qui enflait dans sa poitrine à présent. Il n'avait pourtant, jamais été aussi entouré depuis qu'il était entré de plein pied dans ce monde, soutenu et accompagné par des gens qui lui avaient tendus la main, qui étaient comme lui, présent ici même, et pourtant, là, face à cette réalité jetée à travers sa figure, il se sentait plus seul que jamais. Plus démuni aussi. Ici, il n'était pourtant pas seul. Il y avait Melody, Liz et Thomas mais comment accepter une vérité aussi cruelle et absurde ?

Avait il faillit mourir pour de telles fadaises ? Et tout ceux qui, ce jour là, n'avait rien pu faire hormis hurler leurs douleurs et leurs agonies face à ces créatures qui avaient été aussi humains qu'eux, pour quoi étaient ils morts au juste ? Simplement pour une expérience ? Seulement pour voir ? Ses cauchemars, cette horreur et ce dégoût qui, encore aujourd'hui, l'éveillait en pleine nuit, écœuré et frissonnant, ce devait d'être normal ? Banalisé les pertes, désavoué les meurtres. Le gouvernement ou autre chose, qu'importe au fond à ses yeux. Cela dit, l'absurdité des propos ne cessait de l'attaquer sans mesure. Comment se targuer de vouloir protéger son peuple si cela signifiait de le jeter en pâture à des expériences qui, autrefois, avaient été aussi des concitoyens ? La gorge serré, l'estomac noué, l'étudiant se rendait compte de la propre absurdité de son existence. N'était il pas lui aussi un simple dommage collatéral de toute cette horreur ? Il faisait en sorte de ne pas se considérer comme une victime de cette barbarie humaine – car à présent, il pouvait clairement le penser au vu des paroles éloquentes de leur cousin – mais il devait bien avouer qu'il n'avait été qu'un acteur bien impuissant. Au final, il n'avait fait qu'abréger des vies rabrouées, délaissées... Abandonnées de force par des hommes inconscients.

Voilà ton monde, Klaus.

Lui qui se considérait déjà amer, en sentait plus encore le goût sur sa bouche à cet instant, alors que toute l'ironie de cette situation – de sa vie même ! - venait le rattraper. Il avait nié, avait dû affronté pour finalement accepté ce qu'il était et à présent, on lui déclarait que son existence même était un danger pour une poignée d'ahurie qui considérait les êtres vivants comme des... expériences. Des sacrifices nécessaires – comme il détestait ces mots ! Klaus ne voulait pas se mettre à leur place. Tout simplement parce que eux ne semblaient pas vouloir le faire non plus, s'imaginer à la place des sacrifiés, à la place des incompris, à la place des dommages collatéraux. Ils en étaient incapables. Il n'avait jamais demandé à naître ainsi. Jamais. La femme macabre avait déclamé ses paroles comme l'aurait fait une mère doucement agacée par le comportement inconscient de son propre enfant, ou peut être plus comme une déesse constatant les dérives de ses créations. Les informations qu'elle distilla au rythme de ses quelques phrases l'intriguèrent et l'informèrent bien plus qu'il ne l'aurait cru. Il ne pouvait cela dit pas s'empêcher de frisonner devant les mots, le ton de sa voix qui le glaçait. Sa simple présence était malaise sinistre.

Si la Shinigami s'était placée à l'écart, s'emprisonnant dans une cage, ce fut Melody qui vint ouvrir le bal des hostilités. Tant de par sa langue que de part ses actions. Elle attaquait. Liz et Thomas avaient déjà sortis leurs arcs et si il ignorait ce qu'ils allaient faire contre lui, tout portait à croire qu'ils suivraient la chanteuse - ou peut être pas. Mais lui ? Pouvait il affronter cet homme avec eux ? La colère qui animait son cœur le poussait dans cette voie. Après tout, cet adversaire avait déclaré sans sourciller que si ils refusaient, il les tuerait. Et malgré sa vie anormale et tordue, différente, Klaus ne voulait pas mourir. C'était une promesse absurde mais c'était celle qui l'avait toujours poussé en avant. C'était celle qui lui avait permis de survivre à l'horreur.

Pourquoi était il obligé de faire un choix entre tué ou être tué ? C'était pourtant à cause de cette question qu'il avait demandé aux anglais de l'aider à appréhender ses pouvoirs. A les contrôler. C'était pour faire face à ce genre de situation. Mais pourquoi un humain ? Pourquoi un Quincy ? Il n'était pas un tueur. Il ne voulait pas devenir ce genre d'homme. Un arc est une arme lorsqu'il est pointé sur un être vivant et non plus une simple cible. Il se souvint d'une petite fille. Une fillette à l'allure délicate qui, suppliante, appelait sa mère en dévorant les humains qui l'entouraient sans en avoir le choix. Il voyait un homme s'écrouler sous le poids d'une de ces chimères, hurlant, mourant, son sang maculant le macadam. Il sentait encore la douleur mordre sa propre chaire. Et lui, ce chasseur, avait-il eu autant de scrupule à les observer se démener pour survivre au milieu du chaos ? Il avait récupéré ses informations, il avait fait son travail. Klaus n'était pas juge, il n'était pas un justicier, il n'était pas un héros. Il n'était rien de plus qu'un étudiant perdu qui possédait des pouvoirs probablement trop puissant pour lui. Klaus ne souhaitait pas utiliser tout ce qu'il possédait pour se faciliter la vie, juste pour survivre parce que malgré lui, il était une cible pour ses monstres. Il n'avait rien demandé. Tout comme ses gens. Arrête donc de tergiverser.

Il n'était pas d'accord avec ses dires. Il ne voulait pas que quelque chose de semblable ne se passe de nouveau et, si il fallait attaquer cet homme pour cela et bien... Qu'il en soit ainsi. Son arc apparu dans sa main, non pas celui d'obsidienne mais, comme ses deux comparses, celui d'énergie simple et basique qui irradiait d'une douce lumière. Il avait compris que ce dernier, bien que moins puissant et plus brute, était plus aisé à maintenir que son homologue matériel. Nacht était également plus puissant. Dites tout ça à ceux qui sont morts. Melody était déjà passée à l'assaut et en soit, ses paroles rejoignaient celles de la chanteuse. Pas question de s'allier à des êtres qui méprisaient ceux qu'ils étaient sensés protégés, et ce, même si il n'ignorait pas que cette décision si abrupte lui causerait du tord.

Travailler pour des hommes qui font si peu cas de la vie de ceux qu'ils disent protéger... Non merci. Il n'était pas aussi vif que Melody, pas aussi rapide ou expérimenté que Liz ou Thomas, mais si il pouvait au moins les soutenir - même si il ignorait ce qu'allait faire les deux anglais et c'était vers eux qu'il se détourna un instant. Il avait fait son propre choix. Encore une fois, je vais devoir apprendre sur le tas, souffla t-il à l'adresse des deux Quincy, sans amusement aucun. Peut être mourrait-il ici. Peut être deviendrait-il un cobaye lui aussi – et il songeait que cela devait être bien pire que la mort. Cette perspective le glaçait. Pourtant il devait faire face et se protéger, couvrir ses arrières - utiliser une stratégie. Il connaissait. Il récupéra un gintô dans sa main, dans cette main qui relâchait ses traits de lumière qu'il libéra - de fines particules de reishi s'en échappèrent. Et puis il arma son bras pour laisser échapper plusieurs traits de lumière. Sa main ne trembla pas malgré l'appréhension. Il ne visait pas pour tuer, seulement pour blesser.

Tant qu'il le pouvait encore. Peut être était il naïf, encore.

Paix à son âme:
 

_________________

Avatar par Melody ♥
Seidai Haya - PNJ:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2696-klaus-m-aleksander

avatar
Rang : Aristocrate piquante

Messages : 343
MessageSujet: Re: Groupe 1   Jeu 5 Fév - 20:51

Citation :
Mais qu'est-ce que je fais dans une foire aux pavés moi ? T_T
Moi je pense à toi, pauvre lecteur. Voici une petite pause avant de frôler l'indigestion !

    - Thomas, veille sur Klaus. Il en aura sans doute plus besoin que moi.

Tout le blabla qu'il y avait eu jusqu'alors était bien dispensable pour elle. Enfin, pas tout à fait. Bien entendu, la jeune aristocrate n'avait rien manqué des nombreuses informations qui avaient été données ici. Qu'il s'agissait d'expériences du gouvernement, désormais au courant du monde spirituel. Elle tenta d'enregistrer toutes ces informations, de se souvenir précieusement de tout ce qu'elle pourrait répéter à son père dès lors que cette situation serait réglée. Mais dans le meilleur des cas, elle préférait garder ce Quincy vivant, qu'il puisse subir un interrogatoire plus complet.

Mais pour l'instant, il fallait d'ores et déjà le neutraliser d'une manière ou d'une autre. Liz allait se battre, maintenant qu'elle avait commandé à Thomas de veiller à ce que Klaus ne périsse pas dans ce combat. Il était le moins expérimenté, aussi était-il préférable de s'assurer qu'il ne lui arrive rien de trop fâcheux. Sa colère put alors enfin éclater. Son Reiatsu s'exprimer. Utiliser des êtres humains comme s'ils n'étaient que des pions, des rats de laboratoire… Cet homme n'était apparemment pas le premier responsable, mais tout du moins clairement complice.

L'amocher sans le tuer donc. Qu'il soit encore en état de parler, qu'il puisse ensuite être jugé. N'était-ce pas trop naïf ? Après tout, s'il travaillait pour le gouvernement, il y avait peu de chance qu'il puisse être inculpté de quoi que ce soit. Soit. L'on verrait ce point plus tard. Sans même s'en rendre compte, Elizabeth venait d'éveiller un nouveau pouvoir. Bien maigre, et qui ne ferait sans doute pas la différence, mais qui au final resterait une première.

Pour l'instant, elle ne ferait qu'ajouter sa maigre pierre aux offensives déjà lancées par Melody et Klaus. Elizabeth pointa alors son arc vers l'allemand, décochant une pluie nourrie de flèches. Dans ce flot létal se trouverait un petit cadeau, une petite surprise. Une flèche plus puissante que les autres et qui ferait donc bien plus de dégâts si celle-ci était tout simplement encaissée. Une bien maigre mise en bouche mais ce n'était qu'une simple entame. Son marteau de guerre, Zerstörung, venait d'apparaître dans sa main, et qui annonçait une suite de combat bien plus terrible.

Spoiler:
 

_________________

Thomas (PNJ):
 
Zerstörung (Sanrei Shutô):
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2753-elizabeth-r-r-neville-ft-en-co

avatar
Messages : 4
MessageSujet: Re: Groupe 1   Ven 6 Fév - 19:17

    ∴ Je ne peux pas prétendre répondre à la place de mes supérieurs, Shinigami, mais ils ont été au moins clairs sur un point : ils ne veulent pas de l'aide de créatures non-humaines, fussent-elles dans leur camp. Disons que, que vous soyez responsables ou non de la catastrophe de Karakura, au final, les cadavres se sont bel et bien accumulés. En tant que Quincy, je ne peux pas leur donner tort : les massacres, c'est une habitude dans vos rangs.

Un triste rappel à un autre désastre historique, qui avait failli éteindre sa race. L'ironie voulait que trois membres de cette race se tienne au même endroit, au même moment. La femme Shinigami se protégea à l'aide d'une barrière de protection. Cela ne suffirait pas, mais cela annonçait qu'elle savait à quoi s'attendre.
Melody l'interpella et Hans se risqua à une réponse. Elle n'en ferait qu'à sa tête - ces civils et leurs principes - et ne comprendrait pas que les omelettes demandaient de casser des œufs, mais le Quincy espérait que ses mots feraient cogiter la jeune femme ; sinon aujourd'hui, demain.

    ∴ Si entrer dans cette organisation est dangereux pour vous, alors je serai moi-même en danger. Pourtant, je bosse pour eux. Pour le fric, certes, mais pas seulement. Parce que je sais qu'il n'y a qu'une solution, pour que les gens cessent de crever : c'est d'arrêter de compter sur les Shinigamis.

Pas le temps de poursuivre ; la patience de la Fullbringer a sans doute atteint sa limite, et de toute façon, Hans sent bien que ces individus sont enfermés dans des convictions, dans un schéma, qu'ils refusent de quitter. Ils s'imaginent être les héros ? Qu'ils le croient. Ils imaginent probablement que les guerres se gagnent sans victime civile. Mais au final, le Quincy le sait, les actions du gouvernement sont certes extrêmes, mais nécessaires. Comment rattraper leur retard technologique sans ça ? Les décisionnaires ne sont même pas capable de voir ce qu'ils doivent combattre.
Évidemment qu'ils réagissent de façon extrême.
La guitariste n'utilisait pas son instrument que pour satisfaire les tympans : elle aimait également les enfoncer dans la boîte crânienne, pile entre les deux organes susmentionnés. L'air vibra à son approche et le Chasseur se résolu à la combattre ; et et probablement les autres. Il ne se sentait pas de taille, mais ses employeurs avaient décidé d'accélérer les choses. Confronter les défenseurs de la ville, les capturer si possible. Hans aurait pu chercher à vaincre la jeune Fullbringer - celle qui attirait le plus l'attention de ses commanditaires, car étant la solution potentielle à bâtir une armée de soldats si on comprenait l'origine de ses pouvoirs - mais à vrai dire, il se foutait un peu de la blondinette. Pour une fois, il ferait selon son instinct. Et son instinct le poussait à chasser un gibier nouveau.
Comme une Capitaine Shinigami. Mais avant cela, il faudrait survivre au courroux de Melody.
Il décrocha de sa ceinture un Gintô, qu'il jeta à ses pieds ; et une barrière d'énergie pure se dressa, haute comme un bâtiment, entre la Fullbringer et le Quincy, absorbant parfaitement l'assaut. Trop proche de lui cependant pour qu'il espère éviter la suite. Les cordes de l'arme, animées d'une vie propre, le capturèrent et la guitare l'envoya valser loin du véhicule. Hans se redressa rapidement, comprenant la nécessité de ne pas rester vulnérable trop longtemps. Dommage que son frère et sa sœur Quincy n'aient pas le sens de la famille.
Klaus lui décocha toute une série de flèches, que le Chasseur reçut de plein fouet, son bras lui couvrant le visage dans un réflexe de protection. Pas de quoi le faire défaillir, mais il sentit les impacts violents sur sa peau, provoquant de multiples hématomes. Ce n'était pas l'adversaire qu'il craignait le plus, mais les années lui avaient appris à se méfier des outsiders. La femme Quincy brisa son mutisme, le temps d'une phrase, avant de libérer toute sa puissance. Conséquente, ce qui poussa le Chasseur a faire immédiatement de même, tout en libérant son Vollständig.

Il n'aimait pas vraiment cette transformation. Elle lui donnait, objectivement, l'allure d'un paon : une traine de lumière blanche apparut, semblable à une longue cape droite, trouvant son origine au niveau de ses omoplates, tombant le long de son dos et se courbant vers l'arrière, sa pointe se redressant vers le ciel. Lorsqu'il esquiva l'attaque de la jeune Quincy, la bande lumineuse s'éclata en un éventail lumineux aveuglant, formant dans son dos un demi-cercle, dont l'orientation changeait suivant la direction qu'il souhaitait prendre. Certains pourraient trouver ce spectacle beau, mais le Chasseur, habitué à plus de furtivité, trouvait cet attribut trop clinquant. La libération de cette forme parfaite s'accompagnait de la libération d'un puissance Reiatsu, qui semblait capable de repousser les ténèbres par sa force et sa clarté. Après un court vol dans les airs, quelque peu maladroit, Hans se posa sur un bus abandonné au milieu de la route. En bon chasseur, il aimait conserver la hauteur sur ses proies.

    ∴ Il me semble clair que vous ne serez pas convaincus par mes arguments. Au moins, cette question est réglée, et on ne pourra pas me tenir rigueur de ne pas avoir essayé. A quatre contre un, vous comprendrez qu'il va me falloir un peu de renfort. Et ça tombe bien, j'aime confronter mes cibles à un dilemme...

D'une pression sur une télécommande, un mécanisme intégré au SUV sur lequel il était jonché plus tôt s'activa. Le toit du véhicule s'ouvrit. Une seconde, sans que rien ne se passe. Une autre. Puis un mouvement, le 4x4 remue. Un grognement, comme un lion surgissant du sommeil saurait le faire. Une main griffue émerge de l'ouverture. Puis un visage.
Un masque de Hollow couvre partiellement le visage d'une femme, qui pose un regard halluciné sur les deux Quincy, la Fullbringer et la Shinigami. Chimères.
Avec une rapidité féline, la première créature surgit du SUV, se pose avec souplesse sur le sol, marmonnant les habituels mots de détresse, en contradiction avec son comportement de prédateur, alors qu'elle s'approche avec précaution de sa proie. Une autre chimère surgit, suivie par une autre... cinq créations du gouvernement font désormais face aux défenseurs de Tokyo, qui se disaient plus tôt révulsés par les méthodes employées par les employeurs de Hans. Celui-ci ne put réfréner un sourire. Il ne considérait pas les Chimères comme des humains - la plupart étaient soit des criminels notoires, soit des aliénés sans espoir de guérison - mais comme ce qu'elles étaient : des armes. Et il avait bien besoin de ce renfort.

    ∴ Maintenant c'est vous qui êtes en sous-nombre. Bon, ces Chimères n'ont pas votre niveau, on ne pas va pas se mentir, mais depuis la dernière fois, nous avons eu le temps d'améliorer notre arsenal. Ce ne sera pas aussi simple.

Et, avant que les Chimères ne se rendent compte qu'elles avaient le nombre pour eux, Hans passa à son tour à l'attaque. Générant une arbalète de Reishi dans ses mains, il visa au dessus de ses adversaires, projetant une salve de carreaux d'énergie rouge carmin. Ceux-ci ne s'élevèrent pas bien haut avant de retomber... et d'exploser au sol, provoquant une série de déflagrations au milieu du groupe qui avaient refusé de rejoindre ses employeurs. Ce fut comme un signal de départ pour les Chimères.
Celles-ci s'élancèrent, affamées, sur ce qui avait pour elles tout l'air d'un buffet particulièrement savoureux. Ces spécimens, croisés avec des Hollows de niveau supérieur, étaient plus forts, plus résistants que la première génération - qui était en réalité la huitième, mais première à être suffisamment stable pour combattre. Leur présence rassurait Hans, qui se disait qu'il aurait ainsi un peu plus de répondant. Et il se demandait également comment réagiraient ses ennemis, une fois confrontés à nouveau à cette menace, en sachant désormais à qui ils avaient réellement à faire.
Le Chasseur ne resterait pas passif pour autant. Pointant son arbalète d'énergie sur la Shinigami, il décocha un tir d'énergie blanche, presque aussi rapide que la lumière.

[J'ai essayé de pas faire de pavé. Bah, ca a pas marché.]

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Rang : Capitaine-Commandant

Messages : 677
MessageSujet: Re: Groupe 1   Sam 7 Fév - 13:32



La frénésie frappa les esprits dociles à ses enseignements, et les mots laissèrent place aux actions, qui bien moins diplomates, se firent de rage et de haine. Asuna regardait tout ceci avec distance tant la hargne de chaque humain, Quincy comme Fullbringer, lui était étrangère. Elle se posait lointaine à tout ce déchaînement des mortels, et n’y voyait qu’un entrelacs complexe d’intérêts et de potentiels au sein duquel il lui faudrait, à force d’intrigues, y trouver son compte et celui de son monde. Le chasseur était le pantin de ses maîtres ; ses maîtres étaient les pantins de leur propre terreur, et si cette terreur prenait un visage, celui de la Mère par exemple, alors tirer leurs ficelles deviendrait bien plus aisé.
La déesse pourpre rêvassait de tout cela pendant qu’éclataient les fracas de la bataille ; on se frappait, on hurlait, on se visait, et l’odeur viscérale de la mort ne tarda guère à flotter au-dessus du quartier tel un manteau gluant contre les peaux. L’une des Quincy, la jeune femme, relâcha soudainement tout son potentiel spirituel, au moins égal à celui que lui opposa la Shinigami pour ne pas se retrouver bêtement clouée sur place. Cette déferlante d’énergie sortit la Mère des méandres de son esprit ; ses paupières papillonnèrent comme à l’issue d’un long sommeil, et son attention se porta vers la marionnette humaine dont l’allure, au crépuscule d’une première jouxte, présentait déjà de sordides blessures. Et le traqueur, se sentant déjà dépassé par le nombre et la force de ses opposants, libéra la plus puissante arcane de sa race.
Asuna assista calmement à la transformation d’Hans en cette silhouette prétentieuse, et quoique l’écrasante présente qui émana de lui raidit le corps de l’inhumaine, elle continua de s’amuser de l’aspect décidément vaniteux de ce genre de transformation. Ces archers devaient-ils toujours s’auréoler d’atouts si clinquants pour se rendre remarquables ? Une question qu’Asuna laissa en suspens sur ses lèvres souriantes.

Or, les perles de son amusement ne demeurèrent pas, et moururent à l’instant où de nouveaux monstres surgirent d’un véhicule, provocations à demi-vivantes faites à la face même du monde. Aussi hideuses de leur étrangeté malade que dans les souvenirs de la Mère, ces parodies mi-humaines mi-hollows hurlèrent toute l’horreur de leur condition avant de se consacrer à ce qu’elles savaient faire de mieux : le massacre.
Toutefois, le brouhaha de leur brutalité n’étouffa pas le son sifflant de flèches qui s’abattirent depuis les cieux. La pluie de traits lumineux s’écrasa dans les rues et les allées ; Asuna leva les yeux et constata, ravie, que les échardes, aussi nombreuses furent-elles, se contentaient de se briser contre sa protection sans jamais la traverser. La barrière tint bon, et lorsque la tourmente fut finie, les ruines du sort s’écroulèrent autour de la Commandante indemne. Néanmoins, malgré son plaisir, celle-ci n’abaissa pas sa vigilance et remarqua immédiatement qu’elle faisait office de nouvelle cible pour le chasseur. Elle sauta promptement du lampadaire, dégaina, et sa lame vomit les cascades du fluide carmin dont les sombres eaux recouvrirent le sol à ses pieds. Un trait fulgurant fusa dans la direction de la Mère, mais les Nuées furent là pour l’accueillir. Le mur de bras se dressa, cueillit la flèche de lumière ; hélas, s’il en amortit la morsure, un excès d’ardeur y passa en travers pour frapper en plein cœur sa génitrice.
D’un geste gracieux, frissonnant de tensions contenues, la souveraine caressa sa plaie béante, et écrasant le sang entre ses doigts le sang qu’elle fixait d’un air triste, elle déclara à l’adresse de son agresseur :

« Vous autres aimez à voir les choses telles qu’elles vous confortent dans vos sottes opinions, et non telles qu’elles sont. Depuis la nuit des temps, l’Humanité s’entre-tue avec une ivresse que l’on ne retrouverait dans nul ailleurs. Votre Histoire est un long fleuve dont chaque goutte est un carnage, qui jamais ne s’assèche. Ne me parlez des excès de mon peuple quand vos mains sont rougies dès la naissance par tout le sang versé par vos semblables, avec cette complaisante cruauté, si humaine.

Les premiers échos de l’univers de la Mère roulèrent dans les airs en un rire grave et sauvage. Le chancre purpurin qui s’étalait à ses pieds rongea la terre, le ciel et la lumière avec cette voracité si particulière ; les ombres s’étirèrent, et comme aux prémices de l’univers, tout ne fut plus que vide silencieux et ténèbres mouvantes.

- Les vôtres et vous, vous saignerez, puisque tel est votre choix. »

La déesse du Monde Rouge se recula dans l’obscurité où dansaient ses enfants, pour disparaître au milieux d'eux et s'effacer des esprits.

Spoiler:
 


_________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t654-kuragari-asuna

avatar
Rang : Ϟ Espiègle Valkyrie

Messages : 2110
MessageSujet: Re: Groupe 1   Dim 8 Fév - 22:12

Oh, je ne compte pas-dessus, crois-moi. C'est même tout le contraire.
C'était peu de le dire. Une fois encore, Asuna pouvait s'en porter garante. Pour quelqu'un qui se disait si bien renseigné, le Quincy avait l'air de manquer de certaines informations-clé. Ça l'arrangeait. Oh, qu'il ait fouillé dans sa vie ne la dérangeait pas tant que ça. Célébrité oblige, ce n'était ni le premier ni le dernier, même s'il était le seul – sauf surprise – à avoir été aussi loin. Mais s'il n'était pas parvenu à décrypter le grabuge qui avait eu lieu ce jour-là, quel mal pouvait-elle craindre de ses informations ? L'indignation de Liz se souleva comme une vague, venant se briser sur ses récifs ; réticente à la noyade, elle eut à peine conscience de sa propre éruption, Vésuve à visage humain, à la lave faite de son. Les tambours de la guerre étaient dans l'air. Ils étaient partout, ils étaient millénaires.
Mais je fais les choses à ma manière.
Et les massacres, elle les éviterait, justement. Elle n'était pas naïve au point de croire que toute violence pouvait être empêchée. La solution musclée, elle n'avait pas eu besoin d'eux pour s'y pencher. Le sang coulait déjà assez sans avoir besoin de le faire jusqu'à en vider les veines. Croire que cela pouvait se résoudre sans pertes humaines était aussi une utopie à sa manière, mais Melody avait choisi d'y croire. Ces belles paroles, elle aurait pu choisir de les boire, oui, quand elle était encore faible et vacillante, mais plus maintenant. Elle avait repris du poil de bête pour redevenir la petite amazone qu'elle avait toujours été - celle qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ses ailes frémirent, s'ébrouèrent et l'arrachèrent du sol pour lui faire dominer les cieux, contemplant la grande scène du monde.
Et ce n'est certainement pas vous qui allez me dire ce que je dois faire !
Une volonté qui alla grandissante quand leur interlocuteur se prit pour un ange, au propre comme au figuré. L'excentricité ostentatoire de la chose lui fit lever un sourcil, mais pas plus. S'il lui était arrivé de porter des tenues fantaisistes lors de ses représentations – contrat avec quelque grand couturier d'avant-garde oblige –, il ne lui semblait pas avoir jamais dû porter quelque chose d'aussi tape-à-l'oeil, et ce n'était pas peu dire. La montée en puissance qui s'en dégagea, en revanche, était tout sauf ridicule quant à elle. La guitariste fut bien contente que sa propre force ait donné de la basse ; sans ça, son vol gracieux aurait fini par une descente en piqué. Ses pupilles jaunies par l'énergie scrutèrent avec méfiance le néon ambulant qu'il était devenu, sans parvenir à mettre de mot dessus.
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
De ce qui pouvait sembler être une question en l'air, elle espérait en fait recevoir une réponse de la part de Liz. Bien qu'ayant frayé avec la jeune fille – ainsi que Klaus -, elle n'y avait jamais été confrontée. N'ayant dès lors aucune idée de ce que pouvait faire leur race, la rockstar ne pouvait compter que sur eux pour l'éclairer. Malgré la politesse de leur visiteur, il ne la pousserait sans doute pas jusqu'à dévoiler tous ses secrets. Non que cela lui soit vital : elle en avait retenu l'essentiel. L'augmentation de puissance assortie d'un changement physique lui avait immédiatement rappelé un phénomène semblable chez les Shinigamis, si offensante que soit la comparaison.

Dans l'idée, c'est pareil.

Un peu comme elle quand elle sortait ses ailes. Une question de palliers. Parfait, elle était donc déjà à niveau, n'ayant pas à s'inquiéter d'un retard à rattraper. Ce qui pouvait s'avérer décisif : les Chimères étaient de sortie. Plutôt que de s'y attarder, elle reporta son attention pleine et entière sur leur véritable ennemi, flanquée d'un courroux qui lui allait étrangement bien au teint. Contre le bombardement aérien, elle ne fit rien ; elle était mal placée pour s'y soustraire, mais elle voulait aussi connaître l'étendue sa force, et lui montrer qu'elle ne lui était rien. Prétentieux ? Peut-être. Mais ne l'était-il pas tout autant, cet ange au macabre sourire ? L'erreur était sise en cela que la pluie fatale la rapprocha dangereusement du sol, et de ses tout aussi mortels résidents.
Je savais déjà que les gouvernements n'étaient faits que de menteurs et de voleurs, mais à ce point-là... cracha-t-elle entre deux acrobaties.
Une corde vibre, une barrière se dresse. Les griffes ne rencontrent que les ondes, qui, quand elles se brisèrent, cédèrent leur place au vide. La chanteuse était déjà loin, ne tenant guère à ce qu'on lui ouvre la chair. Le projectile qui fusa vers elle eut plus de chance, heurtant l'épaule et y faisant poindre les rougeurs d'une brûlure sur la peau nue, lauréat d'un cri de douleur de sa part. Ce n'était toutefois pas eux qui l'intéressaient, mais celui qui les avait replongés dans ce cauchemar éveillé. La réelle menace n'est-elle pas celle qui a conscience de l'être ? Forte de sa mobilité hors-normes, oiseau aux ailes d'acier, la guitariste se fraya un chemin derrière lui à nouveau.
Bien essayé, mais c'est après toi que j'en ai.
Là encore, la discrétion n'était nullement son intention. L'on peut difficilement faire tournoyer une guitare au-dessus de sa tête et espérer passer inaperçue, à fortiori si c'est pour l'abattre sur un autre crâne la seconde d'après. Lui passant sa guitare sous le menton, elle s'improvisa pilori, espérant lui offrir la douce étreinte d'une strangulation. Placées de part et d'autres du manche, ses mains – si fermes, malgré leur délicatesse apparente – seraient le cadenas de ce carcan. De l'instrument naquirent les vibrations, qui lui traversèrent le corps de long en large avant de remonter vers leur médium, porteuse de l'offrande de la douleur. Une note transperçant le silence. Pour lui qui avait utilisé ces pauvres gens au mépris de ce qu'ils étaient, avaient été, et de leur souffrance, sentir tous les os de son corps se briser était encore un châtiment trop doux.

Mais ce serait un bon début.

Spoiler:
 

_________________


Destruction leads to a very rough road
But it also breeds creation
And earthquakes are to a girl's guitar
They're just another good vibration


Dernière édition par Melody MacKenzie le Mer 11 Fév - 20:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1637-melody-mackenzie

avatar
Rang : ♐ Survivor Quincy ♐

Messages : 94
MessageSujet: Re: Groupe 1   Lun 9 Fév - 19:40


Une fois de plus contraint à une bataille de grande envergure dans laquelle il ne paraissait nullement avoir sa place. Cette réflexion s'attarda l'espace d'un instant avant de disparaître face à la fureur de l'anglaise qui vint bien rapidement se répercuter auprès de tous les protagonistes de cette macabre mise en scène. De nouveau, Klaus encaissa les décharges de puissances avec une grimace, accusant le contre-coup de ce qui se révélait être la matérialisation même de la force de chaque combattant ici-présent. La sienne était bien moindre, et le reishi se fit simple protection peinant à atténuer les déferlantes d'énergies. Il paraissait si insignifiant ainsi ballotté au milieu d'une telle tempête ! Surpris, il contempla la nouvelle allure de leur adversaire auréolait d'un éclat immaculé et qui s'accompagnait d'une force nouvelle, absurde tant elle lui paraissait écrasante. Son regard se posa un instant sur Liz, comme pour l'interroger du regard – elle était ici, la seule avec son compagnon à pouvoir en comprendre l'origine. Et Melody semblait tout à fait d'accord avec lui sur ce point. Cependant, sa question à lui demeura enfermée dans son esprit. A quoi bon lui poser pareil questionnement à cet instant ? Non, il attendrait de survivre à cette nouvelle journée apocalyptique pour en apprendre davantage. Ce qu'il savait déjà, c'était qu'il était puissant, bien plus qu'il ne l'était et ne le serait probablement jamais si il terminait sa vie ici.

Ils auraient pu avoir une chance tous les 4 – Klaus ne comptait nullement la Shinigami dans le groupe – hélas, c'était sans compter sur l'apparition de nouvelle chimère révulsant son corps. Encore. Ses prunelles se posèrent sur les nouvelles abominations avec cette même émotion qui l'avait tant bouleversée des semaines auparavant. Et cette réalité qui, à présent, ne pouvait plus être ignorée. Ils étaient humains. Là, dissimulé derrière les masques grotesques se trouvaient des hommes et des femmes qui étaient encore en vies, qui murmuraient ces mêmes suppliques, ces mêmes murmures agonisants qui le fit reculer d'un pas. Sa main sur son arme trembla alors que la tension sur ses épaules ne cessait de croître, que la pression se faisait plus écrasante encore. Ils étaient vivants. Et il en parlait comme si ce n'était que des simples armes. La peur laissa place à la rage, et il fit de cette dernière un bouclier derrière lequel il pouvait protéger en partie sa conscience. Et l'assaut commença. Il analysa rapidement l'arme du Quincy – une arbalète – qu'il pointa vers le ciel pour en faire tomber des flèches d'énergies que le jeune homme fut bien contraint d'encaisser, ne pouvant éviter les salves d'énergies. Pour survivre, il avait compris qu'il lui fallait observer et réagir. C'était ce que Liz lui avait appris en substance et surtout, ce qu'il avait appris lors de la précédente attaque. Il ne pouvait pas compter que sur lui, mais il devait faire son maximum pour ne gêner personne – pas même Thomas, même si il avait bien entendu l'anglaise lui demander de veiller sur lui. L'attention était touchante mais il se refusait à être un poids pour le groupe, après tout, il avait demandé à la demoiselle de l’entraîner en connaissance de cause et c'était lui qui était venu jusque là. Il assumerait.

Mais il était toujours rassurant de ne pas être seul.

Il délaissa son observation de Hans, Melody partant à l'assaut de ce dernier sans guère se préoccuper d'elle même... Un frisson l'ébranla et il s'écarta vivement de la passe d'une chimère s'étant précipitée vers lui. Massive, elle faillit écraser sa mâchoire sur con bras mais l'hirenkyaku lui permit de s'en sortir s'en dommage – ce qui ne fut guère le cas pour le jet corrosif qui vint entamer la chaire de son bras. Surpris, il laissa un cri s'échapper de sa gorge, bien inaudible dans tout ce capharnaüm et eu tout juste le temps de pointer son arc d'énergie sur le masque de la créature pour lui envoyer un trait de lumière. Un réflexe plus qu'une volonté propre qu'il regretta presque l'espace d'un cours instant avant de se fustiger mentalement. Il ne pouvait pas mourir ici. Il ne pouvait pas se permettre ce genre d'état d'âme... n'est ce pas ? Et pourtant... Et pourtant il sentait le goût du fer se faire plus amer alors qu'il s'écartait précipitamment du monstre, pointant de nouveau son arme sur la créature.

Pardon. Et les flèches d'argents vinrent pleuvoir sur sa cible désignée, étoiles filantes à la lueur étincelante, si concentrée qu'elles en devenaient aveuglantes. Magnifiques mais mortelles. Est ce qu'il avait le choix ? Bien sûr que oui. Mais pas si il voulait survivre. Et même si il connaissait le macabre secret se dissimulant sous les masques grotesques, il ne pouvait accepter cette éventualité. Il devait se battre. Même si il en éprouvait la même culpabilité, même si il souffrait d'agir ainsi, il avait une raison pour laquelle lutter.

Il n'était pas seul.

Spoiler:
 

_________________

Avatar par Melody ♥
Seidai Haya - PNJ:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2696-klaus-m-aleksander

avatar
Rang : Aristocrate piquante

Messages : 343
MessageSujet: Re: Groupe 1   Mer 11 Fév - 7:22

    - Impardonnable...

Souffla-t-elle pour elle-même, sans doute trop bas pour que quiconque ne l'entende. Elle n'avait à présent plus vraiment conscience de ce qui l'entourait, des autres participants à ce combat, tant sa colère brouillait son esprit. Aussi Liz ne répondit-elle pas aux questions de Melody et Klaus – l'une vocale, l'autre d'un simple regard – et il faudrait donc sans doute remettre cela à plus tard. Vollständig. La libération totale et complète du pouvoir d'un Quincy. Il avait alors fait déferler sur eux une multitude de carreaux explosifs qui ne purent être évités. Mais le pire était sans doute cette nouvelle vague d'hybrides lancés sur eux.
    - Impardonnable.

Entre la surprise de voir ces humains modifiés et la pression spirituelle du Quincy qu'ils affrontaient, Elizabeth fut un instant désarçonnée, incapable d'agir. Elle revint à elle lorsqu'une femme masquée posa ses mains sur elle, tentant par là de l'empêcher de se mouvoir. Des crocs qui se referment sur son épaule, un Cero qui la fauche. À l’œil, elle vient d'être victime d'importantes blessures. Cela aurait pu fonctionner avec une frêle jeune fille, ce dont Liz avait l'air après tout. Mais son corps chétif contenait une puissance physique redoutable. En vérité, elle avait laissé s'exprimer sa force en écartant violemment les bras, se libérant ainsi de la prise et au même instant s'était propulsée dans les cieux, évitant donc l'assaut des créatures.
    - Impardonnable !

Elle ne s'imaginait pas attaquer ces êtres qui n'étaient même plus maîtres de leurs actes. En vérité, la jeune femme n'avait même pas besoin d'y réfléchir, de se poser la question. Elle tenait clairement un responsable en ligne de mire désormais. L'homme à abattre. Un démon aux ailes d'ange, à l'auréole usurpée. Elle courut dans les airs, armant son marteau, y concentrant son énergie spirituelle. Consciente uniquement de sa cible et non plus de ses alliés, ne se rendant ainsi pas compte que Thomas ne l'avait pas écoutée et qu'il avait finalement tiré sur les agresseurs de sa maîtresse plutôt que de simplement protéger Klaus. Son idée de garder cet homme, ce Quincy en vie s'était évaporée pour l'instant. Une fois suffisamment approchée, la Neville tenta de le frapper avec violence, ajoutant au simple coup de marteau une véritable déflagration énergétique qui chercherait à infliger de très lourds dégâts. Et pendant que de lourdes larmes noyaient ses joues, elle hurla.
    - IMPARDONNABLE !


Spoiler:
 

_________________

Thomas (PNJ):
 
Zerstörung (Sanrei Shutô):
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2753-elizabeth-r-r-neville-ft-en-co

avatar
Messages : 4
MessageSujet: Re: Groupe 1   Mer 11 Fév - 23:24

La situation prenait un tour des plus critiques. Déjà, la Shinigami avait complètement disparu. Et Hans était parfaitement incapable de trouver un être spirituel aussi parfaitement camouflé. Il n'avait pas à rougir dans l'art de la détection - n'était-il pas un chasseur ? - mais il sut avant même d'essayer que c'était peine perdue. Aucune trace, rien. Elle pourrait être repartie dans son monde, cela reviendrait au même.
Melody déchaîna ses forces contre lui. Il aurait pensé qu'elle aurait cherché à écourter les souffrances des Chimères, mais elle semblait décidé à d'abord lui faire payer ses révélations. Ridicule, dans le sens où il n'avait jamais rien fait aux humains derrière ces demi-masques de Hollow. Il n'avait fait qu'obéir, les envoyer là où il devait les envoyer, et les tuer une fois le moment venu. Klaus leur attribua quelques tirs, mais rien de mortel une fois encore... Quant à la femme Quincy, elle s'acharna sur le chasseur. S'il avait réussi à éviter la majeure partie de l'enchaînement de la musicienne en se rendant impalpable, mais la demande énergétique que cela nécessita l'empêcha de renouveler l'exploit face à la manieuse de marteau. En urgence, Hans utilisa un nouveau Gintô, appelant Wärter, fidèle protecteur, à la rescousse. L'attaque désintégra le géant d'énergie, qui en absorba une majeure partie, mais Hans eut à encaisser un contre-coup violent. Elle avait également du répondant, cette petite aux cheveux roses...
Ce qui n'était, à la base, pas prévu du tout. On lui avait parlé d'affronter Melody, éventuellement d'autres intervenants. Pas de Shinigamis. Pas deux autres Quincy, aussi entraînés. Ca puait, cette histoire. Il profita d'une seconde de repos, alors que deux Chimères lançaient simultanément un Cero (comportement volontaire ou non, il s'en foutait pas mal) en direction de Melody, pour porter la main à son oreille et activer son dispositif de communication.

    ∴ Hans, contact à base.

Aucune réponse. Pas normal. On lui répondait toujours dans la seconde. Il répéta la commande d'appel, décochant en même temps deux carreaux d'énergie en direction de la blonde, pour maximiser l'efficacité des Chimères.

    ∴ Répondez-moi, bande de cons ! s'emporta-t-il, et il entendit alors une voix qui lui demanda ce qu'il se passait. Il se passe que la mission est en péril. Je vais me faire submerger, ils sont plus forts que ce que vous m'aviez annoncé ! Il me faut une évacuation d'ur- La voix le coupa. Aucune évacuation n'était possible. Calmement, on l'informa qu'il devait rester et se battre.

Hans n'y croyait pas. On ne lui avait jamais refusé quoi que ce soit. Fonds illimités, liberté totale, il avait organisé des traques de Hollow, interrogé des Fullbringers, proposé ses idées pour améliorer le fonctionnement de l'organisation et son avis avait toujours été écouté. Sur le terrain, il avait toujours eu autorité suprême : ce qu'il décidait était exécuté, sans discussion, et même si parfois ses supérieurs lui demandaient de s'expliquer, il imposait généralement sa vision des choses et on allait dans son sens.
Mais pas là. Le Quincy, sentant que la situation commençait à s'échapper à son contrôle, paniqua un peu. Il occupa ses adversaires en projetant sur Klaus un projectile, qui explosa juste avant de l'atteindre - quelques secondes supplémentaires.

    ∴ Me battre ? Vous vous foutez de moi ? Seul face à Melody, comme c'était prévu, j'aurais déjà eu du mal, mais là, je n'ai aucune chance !

La suite laissa Hans perplexe. La voix lui annonça qu'en effet, ils étaient plus puissants que lui. La Shinigami en particulier. Qu'ils savaient qu'elle était là, mais que lui l'ignorait - une des rares choses qu'il ne savait pas. Et c'était là le nœud du problème. Il savait beaucoup de choses. Un peu trop, s'était rendu compte l'organisation. Et son travail, bien que primordial dans l'établissement des forces de défense japonaises - la voix insista sur ce point - n'était désormais plus indispensable. Ils avaient les informations dont ils avaient besoin, les infrastructures étaient en place... bref, ils n'avaient plus besoin d'un chasseur, mais de soldats. Hans n'était pas un soldat, car un soldat obéit à une cause ; le Quincy, expliqua la voix, n'obéissait qu'à l'argent et à son propre intérêt. Intérieurement, l'arbalétrier dût bien le reconnaître, et il rassembla rapidement les pièces de puzzle que lui offrait son employeur - ou ex-employeur.

    ∴ Vous pensez que je vais vous trahir, ou parler à la presse, ou rejoindre le camp ennemi et du coup, vous voulez me buter ?

Pas le tuer, répondit la voix, sarcastique, le faire tuer. La voix rappela la règle d'or de son organisation : pragmatisme. Quitte à avoir deux problèmes, autant les régler en une seule fois. En envoyant Hans au casse-pipe, il y avait toujours une chance pour qu'il emporte quelques ennemis avec lui.
Car, lui dit-on, si on pouvait être sûr d'une chose, c'était de la férocité avec laquelle Hans défendrait sa peau. Et celui-ci ne put qu'être d'accord.

Il arracha l'appareil de son oreille. Il avait eu ce truc collé sur lui en permanence, pendant des mois et des mois. Toujours sur le pied de guerre. Toujours en chasse. Toujours en train de rendre des comptes, de progresser, de renforcer les installations. Putain. Tout ça prenait un goût acide dans sa bouche. Piégé, à son tour. Paie ton ironie. Et, il avait beau cherché, il n'avait aucune issue. Fuir le combat ? L'organisation arriverait à le retrouver ; il leur avait donné les moyens pour retrouver n'importe qui. Rester et se battre ? La mort l'attendait. Il avait trop joué avec les émotions de ses adversaires.
Alors, quitte à mourir, autant foutre un maximum de merdier.

    ∴ Vous allez pas me croire, dit-il à l'attention des combattants aux prises avec les Chimères, mais je viens en quelque sorte de me faire virer. J'ai plus rien à voir avec l'organisation, et je peux pas vraiment vous recommander leur fréquentation. Je suppose que ça ne change rien pour vous et quand bien même, ca ne changera rien pour moi. Alors, quitte à me faire baiser...

Avaient-ils remarqué que l'air avait changé, comme s'il s'était épaissi durant ce bref monologue ? La brume de la Shinigami avait rendu l'arène bien opaque, peut-être avaient-ils pensé que c'était un effet secondaire de cette technique ? En tout cas, sans prompte réaction, il serait trop tard. Car Hans avait fait les comptes et il ressortait que, de toute façon, il était foutu. Il serait soit fait prisonnier, dans un camp ou dans l'autre, soit tué - et il préférait la mort à la captivité. Peut-être jouerait-il le jeu de ses anciens employeurs en faisant ce qu'il s'apprêtait à faire, mais d'un autre côté, ils seraient sacrément emmerdés quand il s'agirait d'expliquer ce qu'il s'était passé à Tokyo.
Le centre était une place économique importante. Le détruire, c'était frapper là ça faisait le plus mal : au porte-monnaie.
Le Reishi environnant la zone de combat, modifié par ses soins, explosa alors, libérant la tension qui l'électrisait depuis quelques minutes. Une déflagration immense, digne d'une bombe de plusieurs centaines de kilos, qui balaya tout sur son passage, arrachant le bitume, détruisant des façades d'immeubles et leurs vitres, tout juste assez résistants pour ne pas être détruits par l'explosion, les véhicules s'envolèrent, soufflés comme des feuilles d'arbres, les Chimères furent instantanément carbonisées... Le bruit de l'implosion du centre-vile de Tokyo, qui marquerait les mémoires pour des décennies, se fit entendre à plusieurs dizaines de kilomètres de là.
Lorsque le feu mourut et que l'énergie ambiante se volatilisa, un cratère immense défigurait la grande avenue. Et au centre du cratère, Hans, tombé à genoux, les vêtements à moitié brûlés, sa capuche réduite en cendres laissant apparaitre son visage épuisé. Et son regard vert d'émeraude, qui montrait qu'il n'attendait plus qu'une chose : son jugement.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Rang : Capitaine-Commandant

Messages : 677
MessageSujet: Re: Groupe 1   Jeu 12 Fév - 20:23



Parmi les ombres glissait la Mère, et dans son linceul tissé de nuit, la frénésie de l’action ne lui était que peu de chose. Les humains livraient bataille, tandis qu’elle se consacrait à l’anticipation de la guerre. Pour cela, lui fallait-il moins dégainer l’épée que d’en savoir plus sur ceux pouvant se dresser entre la victoire et elle, anticiper les ennemis de demain, et saisir dans leur excès de force la marque discrète de la faiblesse. Aussi errait-elle près d’eux, et les scrutait-elle dans leurs gestes et leur rage pour mieux les comprendre dans ce qu’ils étaient, pour mieux les défaire s’il le fallait un jour prochain.
Asuna n’observa que peu l’acharnement colérique de la musicienne puisque celui-ci lui était déjà connu, dans sa propre chair, et l’humaine, toujours, se trouvait hantée par cette véhémence aveugle qui guidait ses coups. Son attention, elle la tourna vers les trois Quincy restants entourés de trop d’inconnues pour maintenir l’ignorance à leur égard : la déesse se concentra d’abord sur la jeune fille, qu’elle vit s’adonner à une hystérie hurlante, mais ses coups, bien que guidés par la rage de la raison, se chargeaient d’une puissance trop grande pour être négligée, comme le prouvait les difficultés rencontrées par son adversaire. Le garçon qui l’accompagnait en revanche se montrait bien moins agressif, et d’un intérêt moindre, l'inverse du tout dernier d’entre eux. Celui-ci, le fils aux cheveux pâles, semblait à la Mère rongé par une hésitation plus vive pour dispenser la mort ; les tremblements de son bras, l’air peu assuré, et ce dégoût dans ses yeux, autant de signes précieux. Or, lorsqu’il parvint, après sa lutte, à se livrer au combat, il le fit bien. Un embryon de guerrier, puissant, mais plein de doutes - une fleur belle à bientôt cueillir.
Son analyse achevée, l’inhumaine quitta sa position et se déplaça doucement dans le dos de l’ennemi, et elle ne trahit sa présence ni par ses contours, ni par les bruits flasques de ses pas sur la boue rouge. Ainsi au plus près, elle pouvait mieux voir les assauts qu’essuyait le chasseur, pour mieux s’en amuser aussi. Malgré le bruit, le fracas, Asuna l’entendit parler à lui-même, et dans sa voix se brisait la panique réjouissante, la fin de piteuses illusions révélant une vérité cruelle, sans fard, et dure : il tomberait bientôt.
Alors, lorsqu’il déclara sa soudaine solitude, l’abandon de ses seuls alliés, et sa lucidité quant à son sort, il roula dans les ténèbres tout autour un grand rire moqueur, obscène dans sa cruauté malicieuse.
Cette fin se résumait à de complaisantes évidences.

Et la suite, elle aussi, fut prévisible ; le chasseur était un prédateur, et les prédateurs acculés livrent leur dernière bataille avec le plus de férocité. Lorsque la souveraine sentit dans l’air l’invasion d’un reishi qui n’était sien, elle comprit sans surprise les intentions de la bête sur le point de tomber ; ses arcanes d’obscurité et de sang gonflèrent tout autour de sa silhouette en un cocon grouillant qui ne gémit lorsque dans un souffle immense et une lumière éblouissante, la terre et le ciel s’embrasèrent en une immense explosion.
Tout autour s’installaient le désastre, et les flammes, et les ruines.

Puis, après une éternité de tourmente, et une autre de poussière, le règne de la Mère revint. La nuit, chassée longtemps, infiltra de nouveau le pauvre monde blessé, en colmata les plaies d’une fange purpurine tandis que les ténèbres rampaient toujours. La maîtresse de cet immortel enfer rouge se tenait devant l’homme agenouillé, l’arme purulente tirée, et un air si doux sur les traits :

« N’étaient les richesses illusoires que vos maîtres vous promettaient, auriez-vous vu avec plus de clarté ? Suffit tout ceci maintenant, puisque deux vérités sont. L’une était déjà, l’autre s’écrit encore.

Elle se pencha vers lui, ce pauvre humain qui, dépouillé d’allégeance comme de force, devait se vautrer dans la poussière de son échec, et à ce frêle petit être, elle sourit plein de bonté. Sa main blanche et froide essuya la saleté couvrant le visage du Quincy avec la tendresse maternelle.

- La première, c’est que vous n’êtes qu’un homme parmi les hommes. Vos propres congénères vous l’ont rappelé bien cruellement, dit-elle doucement sans colère.

Et les lèvres pourpres effleurèrent le front du garçon, y laissant une marque sanglante, et le regard qui coula sur lui était d’amour fiévreux, affamé.

- La seconde est que tu es à moi tout entier.

Le sol grouilla à leurs pieds, enfla, et naquirent longs bras, mains avides, doigts tendus et ongles fissurés. Les membres des Nuées s’agrippèrent au chasseur, arrachant ses quelques loques comme sa dignité, et l’entraînèrent dans leurs bouillonnements sanguins, en devers d’un abysse sous la surface. En lieu et place de son corps, il ne resta que l'absence.

- J’arracherai les secrets de sa bouche mille fois brisée s’il le faut, déclara-t-elle aux survivants sans se retourner. Puis viendra le temps de la vengeance, celle de l’Humanité contre elle-même, et la mienne contre ceux qui ont voulu s’élever sans sagesse. »

Spoiler:
 


_________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t654-kuragari-asuna

avatar
Rang : Ϟ Espiègle Valkyrie

Messages : 2110
MessageSujet: Re: Groupe 1   Ven 13 Fév - 19:17

En effet, les Chimères étaient autrement plus évoluées. L'ampleur du faisceau qui venait droit sur elle en était la preuve formelle. N'ayant que le temps de voir son scintillement éclairer la périphérie de sa vision, elle s'en protégea d'un accord rapide, simpliste. La barrière qui se leva pour la défendre ne tiendrait pas. Cela ne suffirait pas et elle le savait. L'expérience lui avait appris à déployer les arcanes les plus complexes d'une simple note, mais il aurait fallu un peu plus qu'un jeu improvisé pour la sauver. Le choc l'envoya valdinguer, mais la poussée contraire de ses ailes lui permit de se stabiliser. Touché dans l'explosion, son bras gauche fumait encore, mais restait fonctionnel malgré la douleur cuisante. Déjà ça.

C'était mauvais. Que ces abominations aient, en aussi peu de temps, appris à produire quelque chose d'aussi élaboré... S'ils en étaient déjà là, qu'est-ce que ce serait la prochaine fois ? Elle ne savait combien de générations, de prototypes avaient pu les précéder au cours de ces manipulations macabres, mais celle-ci devait être la dernière. Pour tous ceux qui avaient été la chair à canon de ce projet insensé, oui... Mais aussi parce qu'ils ne s'en sortiraient pas à si bon compte la prochaine fois. Si on s'en sort. Aussi ne devait-il pas y en avoir. Voilà qui réglait la question. Une manière de penser qui lui semblait bien égoïste, mais que pouvaient-ils faire pour ceux-là ? Ces âmes étaient déjà perdues.

Si fine soit son ouïe, la déflagration l'avait expédiée trop loin pour entendre ce que racontait le Quincy. Mais pour qui savait observer, sa gestuelle ne mentait pas, trahissant un affolement de plus en plus pressant, oppressant. C'aurait été mentir qu'elle ne prenait pas plaisir à le voir si désemparé. Tout ça pour l'argent. Si le mont de son indignation avait un sommet, il résidait en ces mots. Néanmoins... Un funeste pressentiment s'emparait d'elle à mesure que le chasseur devenu proie perdait du terrain. Comme si chaque mètre qu'il laissait derrière lui ne faisait que planter davantage un clou dans quelque fictive poupée vaudou à son image. D'où lui venait ce malaise, tout à coup... ?

Sa guitare fracassa au vol les deux traits qui lui étaient destinés, sans plus rien laisser que des étincelles qu'elle reçut sans ciller. Au bout de son bras, l'instrument commençait à peser, signe que ses réserves allaient en s'amenuisant. Pas encore assez pour être alarmant, mais elle allait devoir y regarder pour ne pas tomber à court de carburant. Ils étaient quatre contre un, mais cela ne voulait rien dire : après avoir affronté un aspirant dieu, elle avait appris que rien n'est jamais acquis à ce point de vue. Et quand l'ennemi arracha son oreillette d'un geste rageur, ses tripes se nouèrent. Son présage se concrétisait tant et si bien qu'il lui semblait devenir solide. Qu'il tombe en désaccord avec ses employeurs aurait dû être une bonne chose, alors pourquoi cette tension ? Puis elle comprit. Il va quand même pas...
Non !
Pas encore ! Elle aurait dû agir. Elle aurait pu. Mais elle n'en fut pas capable. Ses plumes d'acier, comme mues par une vie provisoire, prirent de l'envergure. Décidèrent à sa place de la mettre à l'abri – loin de cette bataille, loin du danger, loin de tout. La célébrité ne vit pas le paysage défiler, car il n'y en avait plus aucun. Tout n'était plus que flammes affamées – que cendres déjà retombées. Les yeux écarquillés, elle demeura un instant suspendue dans les airs comme si le temps s'était arrêté, comme un ange aux ailes d'acier. Frémissants – était-ce de la rage ou de la peine ? -, les doigts de ses deux mains enlacèrent le manche de sa guitare, seule chose à laquelle il lui sembla pouvoir encore se raccrocher.

Puis elle se laissa tomber, perçant les cieux comme la chute d'un astre doré.

Quand la valkyrie qu'elle était revint sur terre pour récolter les âmes des guerriers, une autre ombre était déjà à l'oeuvre. La présence d'Asuna la frappa comme une évidence qu'elle aurait pourtant réussi à oublier – mais n'était-elle pas là depuis le début ? Étrange. Mais la guitariste était trop ébranlée pour s'en soucier. Sous ses pieds, le sol était encore brûlant, grésillant – à moins que ce ne soit la chair qui s'y était incrustée. Le décor avait fondu, littéralement ; ni le verre, ni l'acier, ni l'asphalte n'avaient été épargnés. Tout cela s'était liquéfié pour devenir la mélasse à leurs pieds. Elle sentait toujours les auras de ses camarades, confusément, et en fut soulagée ; si elle avait su, elle les aurait attrapés avant de s'envoler.

Si elle avait su. C'était bien là le coeur du problème.

Il n'y avait personne là-dedans. se serina-t-elle pour s'en convaincre. Par pitié, que ce soit vrai. Qu'il ait été honnête au moins sur ça. Tout le reste pouvait bien n'avoir été qu'un tissu de mensonges tant que le quartier avait été évacué. Les Chimères avaient été pulvérisées quant à elle ; c'était regrettable, mais il n'y avait déjà plus rien y faire. Cela lui suscita un petit pincement au coeur, sans plus. Faute d'espoir de guérison, mettre fin à leurs souffrances était ce qui s'approchait le plus de la compassion. Et déjà la Dame Noire était là, au mépris de leurs pertes, passant rafler ce que nul autre qu'eux n'avait mérité. Ce qu'ils avaient payé. Le droit d'en disposer. Édictant comme autant de lois, de vérités ce qui ne serait le bon plaisir que d'elle seule. Melody soupira.
Une minute.
Oh non ma vieille, pas cette fois. L'idée d'entrer en opposition avec la Shinigami dans ces circonstances la rebutait plus que tout au monde. Elle avait bien vu ce que cela avait donné la dernière fois, et ne s'illusionnait pas sur sa capacité à se défendre si sa bête noire s'emportait. L'idole avait jeté dans cette bataille plus de forces que quiconque, et son niveau d'énergie s'en ressentait. Néanmoins, ça devait être fait. Ils avaient assez perdu pour aujourd'hui, et elle ne concéderait pas une défaite de plus. Tandis qu'elle reprenait son souffle, son regard erra sur la faille vermeille ouverte par Asuna. Où qu'elle souhaitât le conduire, cette brèche avait l'air de pouvoir y mener, comme une sorte... De passage. Muselant son usure, elle leva les yeux vers elle, s'efforçant de ne pas laisser ses émotions s'en mêler.
Cet homme est un Quincy.
D'un geste du bras, elle désigna à la fois Klaus, Liz et Thomas. Que cela lui plaise ou non, elle s'opposerait à elle encore une fois. Sans violence ni coup d'éclat, sans bras funeste ou arpège irréfréné, mais cela suffirait-il à la garder sereine ? Melody n'osait caresser trop d'illusions à ce sujet : après tout, c'était son existence même qui la dérangeait.
C'est aux siens de décider quoi faire de lui, tu ne crois pas ?
Spoiler:
 

_________________


Destruction leads to a very rough road
But it also breeds creation
And earthquakes are to a girl's guitar
They're just another good vibration
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t1637-melody-mackenzie

avatar
Rang : ♐ Survivor Quincy ♐

Messages : 94
MessageSujet: Re: Groupe 1   Sam 14 Fév - 17:28

La tension nouait ses épaules, glissaient le long de sa colonne vertébrale alors qu'il accusait le contre coup de cette violente bataille. Elle paraissait bien plus rangée que la précédente, cela dit, en son cœur, c'était bien différent. La chaos demeurait semblable mais la puissance n'était plus la même, les chimères bien plus puissantes, bien plus résistantes aussi leurs donnaient bien plus de fils à retordre que celle, plus humaine auxquelles ils avaient eu à faire plusieurs semaines auparavant. Un frisson l'ébranla alors qu'il constata pitoyablement que son assaut n'était parvenu à défaire sa cible. Il en éprouva un mélange de frustration et de soulagement qui n'avait que faire ici, en plein milieu d'une telle bataille. Il le savait pourtant. Klaus était un homme habituellement pragmatique, réaliste, il avait bien compris que ces créatures n'étaient plus humaines, quand bien même l'avaient elles été par le passé. Pourtant, la douleur demeurait, elle. Là, dissimulée derrière le masque concentré, attentif qu'il était contraint de placer sur son visage, sur son esprit même. N'était ce pas la seule façon de survivre ici ? Il ne pouvait pas même se permettre d'aider qui que ce soit dans cette situation catastrophique. Trop faible pour ne serait-ce que se protéger lui même, comment pouvait il en plus venir soutenir ceux qui l'entouraient et se démenaient face à leur propre cible ? La quête de puissance n'avait jamais été une perspective pour lui, mais à cet instant, il regretta la faiblesse de ses assauts, la faiblesse de son corps qui peinait à supporter la tension qui pesait sur ses épaules.

Si faible. L'attaque de la chimère qu'il venait d'affronter lui arracha un nouveau cri, il s'écarta vivement pour éviter le premier assaut, mais pas suffisamment loin pour éviter le second, ses doigts s'empoissant de sang quand bien même il savait à présent que sa résistance était bien meilleure que celle des humains ordinaires. Le blut vene n'était cela dit, qu'une simple résistance, pas une barrière infranchissable et il regretta son inattention. On ne lui prendrait plus, la douleur explosant dans son esprit lui donnant matière à la prudence. Affaiblit, il ne manqua pas de s'écarter de la chimère, ses doigts glissant sur son arme avec l'intention louable d'attaquer, mais cela fut sans compter sur le Quincy qu'ils affrontaient et qui se rappela à lui. Le trait de lumière capté par sa vision, le jeune homme s'écarta précipitamment, ne désirant guère retenter l'expérience. Il grimaça, subissant les dommages explosifs de cette flèches qui brûla son épiderme et une partie des vêtements qu'il portait. Encore. Combien de temps encore tiendrait il à cette allure ? Un tremblement ébranla son bras brûlé par la flèche, celui qui de coutume bandait son arc. La douleur raidissait son membre et il craignait ce que cela signifiait pour lui.

Combien de temps. Combien de coup avant qu'il ne puisse plus se relever ? Hirenkyaku l'avait éloigné des monstres suffisamment pour lui laisser le temps de reprendre son souffle. Son cœur cognait férocement dans sa cage thoracique et sa respiration saccadée ne faisait qu'aviver le mal étreignant son corps dans de sombre bras. Lorsqu'il redressa la tête, ses prunelles se posant sur leur principal adversaire, ce fut pour en contempler la déchéance. Les mots se bousculaient dans son esprit, assez fort pour être entendu de tous, suffisamment clair pour ne point douter de la suite. Son regard s'écarquilla. L'air avait changé, il n'en prit conscience qu'à cet instant, qu'au moment où les derniers mots du chasseur vinrent s'élever dans les airs, ultime provocation d'un être en sursis. Il fut plus prompt que jamais, déployant son ultime – et unique – défense. Elle n'était guère aussi impressionnante que celle de son homologue, simple voile intangible dont il craignait la fragilité mais il n'avait plus d'autre alternative que celle de prier qu'elle soit suffisamment solide.

Elle ne le fut pas, mais l'attaque du Quincy n'était pas de celle que l'on atténue aussi aisément. Un véritable cataclysme d'une violence sans pareille s’abattit sur Tokyo, le feu mangeant l'asphalte, creusant la terre, soufflant les carcasses des voitures mises à mal. A genoux, Klaus accusa le contre coup de cette puissance dévastatrice alors que sa protection avait volé en éclat, non sans le préserver en partie de l'ultime assaut de leur adversaire. Un frisson douloureux glissa le long de son corps, ébranlant sa silhouette. Un gémissement vint s'extraire de sa gorge labourée alors qu'il peinait à croire à sa survie. La douleur mordait sa chaire à pleine dent, s'amusant avec sa pitance mais quand bien même cette souffrance était brûlante, elle marquait aussi sa présence sur cette terre. Combien de secondes ou de minutes avant qu'il ne parvienne à redresser la tête ? Il contempla, impuissant, le regard terni, le paysage apocalyptique qui lui faisait face. Le centre névralgique de Tokyo était décimé, et si il n'avait pas su où il se trouvait, il n'aurait jamais imaginé la capitale nippone ainsi.

Et cette sinistre journée n'était pas terminée, loin s'en fallait. La colère avait été soufflé, et si le Quincy demeurait encore sur cette Terre, gisant au milieu de son macabre forfait, il n'était pas seul. Klaus se redressa, difficilement, douloureusement, le corps brûlé et abîmé, maintes fois blessés. Les berges de ses plaies n'allaient pas aller en se réduisant si il forçait ainsi, pourtant, il ne lui serait pas venu à l'idée de demeurer seul. Son estomac se révulsa lorsque la macabre shinigami apparue, visiblement très encline à emporté avec elle, le Quincy qu'ils avaient combattu. Il le refusait. Non pas par barbarisme, ni même par besoin de le juger coupable pour sa faute pourtant bien réel, mais davantage par... pitié, par compassion probablement. Il était intimement persuadé, même en étant aussi naïf qu'il l'était sur ce monde, que la créature macabre ferait vivre à son prisonnier un sort pire encore que la simple mort. Si son arc d'ébène vint se lover entre ses doigts, le jeune homme n'avait nullement la force de pointer ce dernier sur la déesse mortuaire. Cela dit, son poids demeurait rassurant pour son esprit en proie à une panique trouble. Chaque pas le rapprochait de son cauchemar. Chaque pas se faisait plus lourd que le précédent.

Laissez le. C'est un humain. Sa voix ne trembla pas, étonnement plus ferme, plus rauque aussi, mais il ne se permit aucun mot de plus pour allez dans le sens de la musicienne. Il ne pouvait pas dire qu'en l'état, il n'était plus une menace même si ce n'était pas forcément faux. Mais il avait fait suffisamment de dégâts pour que cette réflexion soit au mieux malvenue, au pire dangereuse. Et en ce qui concernait la justice, il ne connaissait rien de celle entourant les siens. La seule chose qu'il savait, c'était qu'il ne voulait pas que cet homme finisse entre ses mains. Les prunelles de l'étudiants vinrent aviser les deux autres Quincy, les seuls véritables à vrais dire, selon son humble avis.

Mais au fond, est ce que la shinigami laisserait cela se faire ? Il en doutait, et son corps se préparait malgré tout à en subir l'affront.

Spoiler:
 

_________________

Avatar par Melody ♥
Seidai Haya - PNJ:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2696-klaus-m-aleksander

avatar
Rang : Aristocrate piquante

Messages : 343
MessageSujet: Re: Groupe 1   Lun 16 Fév - 15:57

La fin. Dans une terrible explosion se profilait la fin, en effet. La fin de qui, la fin de quoi ? Ce serait encore à voir. La jeune femme est pour le moment aveuglée, des larmes plein les yeux. Ses blessures étaient nombreuses, mais pas autant que celles de Thomas. Celui-ci était allongé au sol, tombé en tentant de protéger Liz. La jeune aristocrate était tombée à genoux à ses côtés, ses mains entourant celle de son ami qui n'avait pas l'air de se sentir bien. Autour d'elle, le désastre. Un quartier vient de se faire raser. La vérité sera difficile à cacher. Le gouvernement japonais était donc impliqué, voilà bien une information dont elle ne manquerait pas de se souvenir. Mais pour l'instant, il y avait une autre sujet important à traiter. La Shinigami qui n'avait fait que se cacher jusque là entreprenait d'emporter avec elle Hans, comme si cela était légitime. Heureusement Melody l'en empêcha, proclamant que si quelqu'un devait juger de l'avenir d'Hans, ce serait les Quincys et nul autre. Elle n'avait qu'à moitié raison aux yeux de la Neville. C'était avant tout un humain qui s'en était pris à d'autres humains. C'était à eux de régler ce problème, que la Shinigami le veuille ou non.
    - Il restera ici. C'est à nous de nous en charger. Melody ? Accepterais-tu de t'en occuper, s'il te plait ?

Malgré sa peine, sa voix n'avait que légèrement trembloté, la jeune femme parvenant à se reprendre juste le temps de faire entendre son avis qui ne laissait aucun doute sur la marche à suivre selon elle. Hans resterait à Tokyo et serait interrogé. S'il avait quoi que ce soit de plus à leur apprendre sur les expériences et sur le gouvernement japonais maintenant qu'il avait été licencié, ce serait à ceux qui vivaient ici que ce serait le plus profitable car ils demeuraient les cibles malgré tout. Il était venu surtout pour Melody manifestement. À elle de le garder captif, donc.

Citation :
Je suis désolé de ne pas avoir lu ça plus tôt (ça m'apprendra à ne lire les RPs qu'au moment de répondre). Si je m'étais rendu compte, ç'aurait été changé directement. Hans ne disparaît donc bien sûr pas par une « ouverture magique qui n'a même pas besoin de technique pour être lancée, c'est mieux que la Caja Negacion t'as vu » (heureusement que je lui avais demandé de ne pas faire le kéké…).

L'on considère donc que Melody emporte Hans pour l'interroger tandis qu'Asuna disparaît pour ne plus jamais être revue, autant ne pas se fatiguer plus sur ce cas. RP terminé et affaire classée pour moi.

Je considère que Liz a cramé toute son énergie à la défense mais que malgré ça elle est bien blessée, et Thomas quant à lui est tombé en protégeant Liz.

_________________

Thomas (PNJ):
 
Zerstörung (Sanrei Shutô):
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2753-elizabeth-r-r-neville-ft-en-co
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Groupe 1   

Revenir en haut Aller en bas
 

Groupe 1

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Joueur cherche groupe D&D ou Vampire ou Exalted ou SW
» BLINK-182[Groupe de Musique Punk Rock]
» MJ Dédale[Groupe Matt]
» Jarome Iginla joint un groupe sélect
» Le groupe T-vice victime d'un vol à main armé à Saint Domingue

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bleach - Before the Shadows :: Missions & Events :: Events :: Event #4 :: Tokyo-