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 Que tremblent les fondations [Ouvert]

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Rang : Roi Poussière

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MessageSujet: Que tremblent les fondations [Ouvert]   Lun 2 Fév - 16:53



Le titan est assis dans sa cellule, comme à l’habitude. Il est inerte, muet, ses yeux sont clos, pourtant, il frémit par instant. Sous sa peau roulent les muscles, et dans son crâne s’agite une seule idée. Il patiente depuis des éons ainsi, dans un nid de poussière. Et s’il attend, c’est pour agir au cours du moment où il faut frapper. L’Aïeul inspire une bouffée du vieil air de sa prison, l’expire et le devine : ce moment s’en vient maintenant ; il est temps de se libérer des chaînes, de fendre les prisons, et de retrouver, enfin, le ciel à la surface.
Sa tête se penche sur la droite, puis la gauche ; ses os craquent d’avoir trop rouillés avant de se détendre puis s’étendre. La haute silhouette du monolithe se redresse parmi les ombres, et parmi les ombres craintives, il s’avance jusqu’aux barreaux, les saisit dans ses fortes poignes, et les serre aussi fort qu’il a d’obstination en lui. Durant les longues éternités de son enfermement, il en a affaibli l’acier ; ne lui reste plus qu’à le faire céder d’une dernière poussée, et conquérir cette liberté dont on l’a privé.
Ses paumes s’illuminent d’une lueur douce et violente ; la pierre cède alors, suivit de la cage s’effondrant en un grand fracas ; son pas lourd écrase les gravats et l’Ancien s’avance de toute sa démesure.

Sans un regard pour la pièce dévastée, ou ceux qu’il laisse derrière lui, Vilmar remonte le couloir, et l’escalier qui le prolonge, pour en quitter les ténèbres, pour ne jamais y revenir. La lumière qui l’attend en haut l’aveugle un temps ; tout y est trop blanc, trop éblouissant pour celui dont le séjour dans l’ombre a été à beaucoup d’égards trop long. Protégeant ses yeux de son bras, il n’en arrête pas pour autant sa marche. Si sa vue lui fait défaut, ses autres sens sont en alerte. Ci et là, il perçoit quelques présences spirituelles, mais qui ne sont rien, et comme il l’a senti depuis sa retraite, bien moins nombreuses qu’à l’accoutumée. Ce château blanc et ses environs sont aussi arides en habitants que l’est le désert ; chose que l’ancien roi ne s’explique pas, bien que cela le satisfaisant malgré tout.
À son oreille sonne le tintement d’une chose lui appartenant, et par cette mélodie ponctuelle, il en remonte le fil. Lorsque des parois se dressent sur son chemin, il les jette loin de lui d’un revers, bâtissant par la même sa propre route dans le cœur même du palais. Hormis les murs, il n’a à écraser aucun résistance ; l’ignore-t-on, le fuit-on, la question effleure son esprit sans s’y accrocher.
Et, à force de recherches et de destructions, l’Aïeul retrouve enfin ce qui lui fut pris naguère. Sa main se referme sur la dague vibrante de son pouvoir, qu’il ceint à la hanche avec révérence. Autour de lui s’étalent des quartiers luxueux, peut-être ceux du roi, qui a décidé de garder l’arme près lui en un trophée, pour sa gloire.

« Ce que tu n’as pu gagner par raison, l’as-tu pris par force, Roi Aveugle, dit le vieil homme au vide. »

Vilmar ne sait où se tient l’Arrancar couronné, et son peuple, ni s’ils reviendront un jour. Ce qu’il tient pour certain, et ce depuis la découverte du palais, est que ce dernier doit disparaître. Bien que privé de ceux qui en foulent les allées, l’édifice n’en demeure pas moins le symbole d’une folie, et les symboles comme les êtres peuvent mourir. Reprenant cette tâche là où il l’avait laissé, Vilmar clame son jugement avant de se saisir du rôle de bourreau ; et les quartiers, et les sols, et les murs s’effondrent sous ses injonctions d’énergie, et le château blanc tremble en lui-même.
Là où le colosse se rend, son feu purifie, et derrière lui n’est que ruines enflammées.

Spoiler:
 


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« Do not go gentle into that good night,
Old age should burn and rave at close of day ;
Rage, rage, against dying of the light.
Tough wise men at their end know dark is right,
Because their words had forked no lightning they
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MessageSujet: Re: Que tremblent les fondations [Ouvert]   Lun 2 Fév - 19:00

    Et dire qu'il n'était parti que quelques jours.

    Même de loin, alors que la forteresse nacrée se dessinait en une forme à peine grosse comme le doigt, il était évident que quelque chose d'étrange se déroulait. Il avait senti ce hurlement bestial, sans âge qui avait secoué les dunes et l'air lui-même il y a peu. IL n'en avait seulement pas fait de cas. Car il ne voyait aucune utilité au fait de fouiller au hasard pour trouver la source de toute cette histoire. De toute manière, il semblait bien au fur et à mesure qu'il se rapprochait, que d'autres s'étaient déjà jetés sur cette occasion en masses. Il avait souvenir qu'avant même d'arriver aux bidonvilles qui entouraient la forteresse, les habitants et les indésirables étaient d'ordinaire foison là où il se trouvait. Or, pas âme qui vive. Nulle présence, nul mouvement à des kilomètres. Comme si la population entière de Las Noches s'était lancée dans une exode aussi soudaine que frénétique. Un mouvement de la plèbe ou une injonction du faux-roi aux atours de prêtre désaxé? Bah. Qu'importait la réponse, elle ne lui apporterait vraisemblablement rien d'intéressant.

    Ainsi, en silence et aux aguets, le colosse gris pénétra dans les ruelles mal tenues qui serpentaient entre les habitations crasseuses et les nids infects. Cet endroit n'avait rien d'une cité. Il ne s'agissait de rien d'autre que d'un dépotoir à ciel ouvert. Mais ce fait n'excluait pas la possibilité que certains déchets en viennent à avoir l'idée stupide d'attaquer un individu passant à proximité. Autant ne pas risquer inutilement un mauvais moment par manque de précaution.

    Or, ce qui attira son attention ne fut pas une créature retardataire, errant sous les décombres à l'affut. Non, ce qui retint son regard fut la direction depuis laquelle lui parvint le son d'une démolition en règles à l'intérieur du palais. Brisures, effondrements et explosions. Un réel festival, semblait-il.

    « Comme quoi il suffit de tourner le dos. »

    Toujours d'un pas mesuré, sans se presser - pourquoi faire autrement? Pour sauver les meubles? -, Talion gravit les étages et traversa les couloirs de la forteresse, silencieux et impassible. Guidé par le vacarme de destruction qu'il utilisait pour guider ses pas. Parfois sans beaucoup de succès, vu qu'il n'avait jamais réellement pris le temps de connaitre l'architecture et les détails des nombreux dédales de ce tombeau de pierre blanche. Néanmoins, il pouvait deviner où il finirait par aboutir. Il avait mis les pieds dans la salle du trône. Une fois, lors de son arrivée. Et il ne fallait pas être un génie pour se rendre compte qu'à force de grimper les escaliers, il finirait par aboutir dans les quartiers du Rey.

    La seule problème étant son sens de l'orientation défectueux. Aussi, une fois arrivé à ce qui était vraisemblablement le bon étage, le colosse sentit-il sa patience s'effriter peu à peu. Une porte. Une autre porte. Un couloir. Un mur. Un cul de sac. Un couloir. Un autre cul de sac. Mais cette fois, un cul de sac lui permettant d'entendre les bruits de destruction en provenance de derrière le mur de pierre qu'il fixait d'un oeil mauvais.

    La visite guidée était terminée.

    « Une destruction de plus ou de moins... »

    Et le colosse d'envoyer son poing dans le mur, enfonçant la roche et imposant moult craquelures autour du point d'impact. Suivi d'un autre. Et d'un troisième, qui vit ses jointures ressortir de l'autre côté du pan de mur. Glissant finalement ses deux mains dans l'ouverture étroite, le titan gris banda les muscles, arrachant quelques grincements déchirants à la pierre avant d'en arracher deux larges morceaux qui achevèrent leur course sur le sol. Et ainsi, Agrippant les rebords de la faille maintenant agrandie... Talion entra dans la pièce adjacente en propulsant son corps avec force, emportant avec lui pierre et poussière dans un vacarme qui trouva aisément sa place avec la cacophonie de destruction qui sévissait déjà.

    Balayant des yeux les environs à travers les nuages de poussière, l'Exequias - supposément - finit par identifier une forme humanoïde devant lui. Une forme massive, musculeuse, et blanchie par les siècles. Un vieillard à l'aspect noble, au regard effacé et à la barbe longue et luisante. Un individu qu'il ne connaissait pas. Qu'il n'avait jamais rencontré en ces murs. Ce qui ne l'empêchait visiblement pas d'être ici en ce moment précis, à jeter à bas les murs de la forteresse de Las Noches. Pour quelle raison, cela ne regardait que lui. Mais malgré tout, la curiosité du moment assaillit Talion. Ce vieil homme... l'intriguait.

    « Suffit-il que le fanatique emporte ses fidèles en dehors de la forteresse pour qu'elle tombe en morceaux? J'ignore d'où tu viens, ancêtre, mais du peu de temps que j'ai arpenté ces murs, je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais croisé ton chemin. »

    La silence retombait en même temps que la poussière épaisse et étouffante. Ils se tenaient tous deux au milieu des débris, surplombés par le ciel de nouveau visible de par la carcasse maintenant éventrée de la forteresse. Visiblement, ce vieillard éprouvait une haine certaine envers ces lieux. Ou envers ceux qui y vivaient. Ou envers le Rey, pour ce qu'il en savait. C'était bien là le problème. Il ignorait qui était cette relique, et par conséquent, il ignorait également s'il devait s'en faire un ennemi ou non. Car s'il n'avait strictement rien à faire de la destruction créée par son vis-à-vis, il n'en demeurait pas moins indécis. Après tout, combattre est une chose. Mais combattre sans raison n'est rien d'autre que le passe-temps tordu des vaniteux et des insignifiants.

    Qu'à cela ne tienne. Il en aurait le coeur net.

    « Qui es-tu, vieil homme? »


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Rang : Cuarta Espada

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MessageSujet: Re: Que tremblent les fondations [Ouvert]   Sam 7 Fév - 17:57

      La secousse avait manqué de la faire chuter. L'albinos, qui était demeuré dans l'enceinte du Palais quand presque tous étaient partit marcher dans les pas du dit Sima, s'affectait comme tous les jours, à une séance d’exercices intenses pour tenir son corps à des capacités optimales. Elle ressentait le vif besoin depuis son bref séjour sur Terre et ses quelques affrontements depuis son retour. Médiocres.
Aussi, c'est avec la pire humeur du monde qu'elle prit l’événement soudain. Le tremblement la fit violemment vaciller alors qu'elle était en équilibre sur un bras, elle pouvait remercier ses réflexes.

«-PUTAIN. C'EST QUOI ENCORE CE BORDEL?!»

Quel était donc le con qui, d'un seul coup d'un seul, avait eu l'idée stupide de faire péter la moitié du bâtiment ?!
Se redressant convenablement, la Septième, malgré le bordel ambiant, ne se pressa pour autant. Ses gestes secs traduisaient seulement son agacement et sa tension. Pourtant, elle prit le temps de chausser ses talons, revêtir le drapé qui couvre habituellement ses jambes, et couvrir ses épaules de sa veste.
Cela fait, elle s'avança en roulant des hanches jusqu'au miroir qui ornait l'un des murs de ses appartements. Elle s'attela ici à un bref examen de son visage qui, comme d'ordinaire, était d'une perfection remarquable. Un sourire satisfait habilla le visage de l'Espada. Impeccable, comme touj-
Soudainement, un nouveau tremblement détacha le miroir qui vint se briser aux pieds de Lies. Cette dernière marqua une pause en fixant les milles morceaux de la surface réfléchissante étalés aléatoirement sous ses yeux. Puis elle releva la tête et fixa un point dans le vide comme à travers ce point elle jugeait directement du regard, le responsable de tout ça. Elle fit rouler sa langue contre ses dents et soupira lourdement puis d'un geste encore plus brut que les précédents, elle attrapa son arme et la cingla à sa cuisse. Elle fourra ensuite ses mains dans les gants de cuir courts et quitta la pièce d'un pas rapide en claquant violemment la porte.

Les couloirs qu'elle traversait étaient désert, la vie -si l'on pouvait nommer cela ainsi en ces lieux- avait quitté le château avec le Roi et la plupart de ses sujets. Seuls restaient quelques âmes qui étaient demeurées là. Des âmes qui comme des chiens montaient la garde en attendant le retour du Maître. Bullshit.
La Septima était restée ici pour orchestrer tout ça. Alors, que l'on se permette de foutre le bordel sous sa garde, elle ne le tolérait pas. Pas plus que qu'elle ne tolérait qu'on massacre sa parcelle de territoire dans ce château. Et encore moins qu'on la coupe ainsi dans son petit rituel d'auto-admiration. Plus communément appelé ''Narcissisme''. Mais Lies avait toujours pensé que ce type avait juste été assez con pour se noyer dans trente centimètres d'eau. Rien à voir avec de l'auto-contemplation.

Les coups répétitifs, quoique non réguliers, la guidèrent vers la salle du trône. Ces gens avaient-il si peu d'inspiration qu'ils s'attaquaient directement au ''cœur'' du Palais ? Complètement stupide.
Dans les quartiers du Roi, se tenaient deux immenses carrures. Un vieux. Un gris. Lorsque l'albinos arriva, ils se tenaient tout deux là, immobiles, comme deux statues qui avaient toujours été là. À côté des deux Arrancars mastodontes, la Septième devait avoir l'air bien petite.
À les voir rester comme ça à se regarder, Lies se demanda soudainement comment ils avaient pu provoquer un tel bordel, quand il avait l'air d'être là, comme ça, depuis une éternité. Elle regarda à tour de rôle, les mains sur les hanches, comme une mère qui s’apprête à réprimander sa progéniture.

«-Ça fait la teuf en juif et ça invite personne ?! Qu'est-ce qu vous foutez là bordel de merde?!

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Rang : Vasto Lorde

Messages : 511
MessageSujet: Re: Que tremblent les fondations [Ouvert]   Sam 7 Fév - 21:48

Las Noches. Le grand palais, visible depuis n'importe où dans le Yermo. Si proche, et pourtant si loin. Le colosse est là, aux portes de la ville. Si l'on peut encore qualifier cette suite de bâtiments délabrés de ville.

D'abord interloqué par ce vide, cette absence de toute vie, il continua sa marche. On est bien loin de l'effervescence que pouvait ressentir le colosse lorsqu'il se concentrait sur les sources d'énergie présentes. Une multitude de hollow, de tous les stades d'évolutions différents. Des arrancars aussi. Des faibles comme des forts, quelques énergies qui se démarquaient de par leur importance, de par leur saveur. Ici, une ville fantôme. Une ville fantôme surplombée par un palais, grand, majestueux, et apparemment tout aussi vide.

Apparemment.

Car en réalité, les explosions et autres déferlements de Reiatsu n'ont pas tardé à se faire ressentir. Une destruction un bonne et due forme est en train d'être perpétrée en ces murs. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Tant de questions qui viennent piquer la curiosité de l'insecte. Dans un monde aussi plat et monotone que le Yermo, il en faut peu.

Régulant son Reiatsu de manière à se faire plus faible qu'il n'est, Kafar entre dans le Palais, sans détruire le moindre mur, sans faire preuve de ne serait-ce que la plus infime violence. Se fier à ses sens pour trouver le chemin à travers les couloirs, déceler l'énigme que représente ce gigantesque labyrinthe en y mettant le temps qu'il faut. Au bout d'une dizaine de minutes, le Vasto Lorde fini par apercevoir la cible de son intérêt, au bout d'un couloir.

Finissant ledit couloir, Il se retrouve au milieu d'une grande et majestueuse salle, ornée généreusement, presque avec excès. Déjà trois personnes présentes. Un gigantesque vieillard, un gigantesque colosse gris, et une Arrancar au teint d'albâtre. Des trois géants présents en cette salle, Kafar était le plus grand par la taille. Par le pouvoir, cela restait à déterminer. Même de son point de vue, sa supériorité était déjà claire et sans conteste. Son voyage sur terre aura provoqué chez lui quelques changements, mais s'il y avait bien une chose inaltérable, c'était sa confiance, sa fierté. Toujours persuadé de dépasser tout le monde tant qu'une preuve du contraire ne lui était pas donnée. Pour autant, il se savait en présence de puissants êtres. Puissants êtres qui eux devaient le prendre pour un misérable. Un cafard. C'était bien là l'effet escompté. Sa haute stature parmi les Vasto Lordes, pour la plupart de taille humaine fait qu'on a vite tendance à le prendre pour un Adjuchas, physiquement parlant. Bien sûr, l'aura de puissance l'entourant habituellement ôte ce doute dans la seconde qui suit, mais il avait ici fait son énergie plus modérée. Sans avoir suivi ce qu'il avait pu se dire avant son arrivée, il se plante ici, à regarder l'oeuvre de destruction perpétrée ici plus tôt. Détaillant les divers impacts, murs abattus et autres marques du chaos, il ignore totalement les êtres présents dans la salle, allant presque jusqu'à décrédibiliser l'atmosphère pesante qui avait pu s'instaurer avant son arrivée. D'un œil extérieur, le colosse devait paraître simplet, idiot, voire fou. C'était sans compter l'indétectable, et pourtant infinie prudence dont il faisait preuve durant son inspection. Qu'une attaque soit tentée à son encontre, et il saura répliquer, de la plus sauvage des manières.

Mais en attendant, il est là, à marcher dans la pièce, tâter les parois détruites, l'air interrogatif, une expression presque béate en lieu et place de sa systématique face placide. Pourtant, ici aussi, on retrouve cet éclat dérangeant, presque malsain dans le regard.


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Rang : Fraccion de la Septima Espada

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MessageSujet: Re: Que tremblent les fondations [Ouvert]   Sam 7 Fév - 22:20

Que tremble les inconscients.

La chose était libérée, la chose était vivante, cette aberration avait encore fait des siennes et visiblement la cour était partie vers sa position. Inconscients, suicidaires ou tout simplement des fous? L'aveugle en avait strictement aucune foutue idée. Elle n'était plus que l'ombre de la poussière depuis déjà quelque temps. Elle stagnait, elle n'atteindrait jamais le niveau supérieur mais qu'à cela ne tienne elle allait faire avec. Il suffisait d'une étincelle, d'un briquet pour qu'elle sorte de ces barreaux, même vide le risque de s'échapper par ses propres moyens était trop grand. Elle attendait donc en patientant car après tout elle était sur que qu'importe l'endroit ou ils étaient tous partis cela allait dégénerer aussi autant rester dans l'obscurité en attendant que quelqu'un d'autre fasse le travail à sa place. Qu'on la fasse sortir d'ici par mégarde, que le Roi en ayant oublié sa présence délaisse le besoin de garder sa geôle.

Ou que la fin du château sonne, c'était aussi une solution adéquate qui ne dérangeait pas l'ancienne borgne. Lorsque tremblèrent les barreaux et le sol même, lorsque les fondations furent ébranlés la dragonne sut que son heure était venue. Dans tous les sens du terme, sortir de sa pièce était pareil à la mort. Risquer de rencontrer un espada était la peine capitale mais cela ne la dérangeait pas, elle n'était plus pressée par sa vie. Elle n'avait plus que d'autre objectifs dans le fin de sa vie que de finir en s'amusant. A sa manière, en retrouvant des anciennes connaissances encore sur place et en gâchant au possible cette journée qui semblait déjà pas mal partie. Que quelqu'un s'amuse à détruire ce palais si cher au yeux de tous les suzerains provoque un rire chez la prisonnière. Hystérique au possible, un rire de démente, de damnée ne cherchant rien de moins que la mort et non plus la rédemption.


La puissance spirituelle est si forte qu'en enjambant les débris de ce qu'était la prison et les quartiers sous terre d'ou les fissures dans les murs indiquent leurs agonies elle se libre. Libre de faire ce qu'elle rêve enfin dans ses rêves fantasmagorique de l'ancienne fraccion qu'elle était. Son corps entier tremble, en proie à une folie consumant tout ce qu'elle trouve d'encore sain. Bientôt la carcasse vide et mutilée du dragon n'abrite que le feu purgatoire et vengeur de la vengeance. Bientôt alors qu'elle trouve dans l'ancienne salle du palais le responsable de cette agitation, elle ne sent que la présence de son ancienne maitresse. Sa main droite tapotant alors avec joie et envie la garde de son sabre. Sa puissance et sa force ne sont pas capable de contrer ou de combattre ouvertement les divers participants mais cela ne l'ennuie guère. Pas plus qu'elle sait sa fin proche, car c'est avec le sourire aux lèvres heureuse et apaisée qu'elle partira. Son corps s'enflamme, elle lève son visage d'aveugle en direction de la présence de l'albinos et sur ses lèvres tremblante la terrible phrase sort, naturellement et presque avec apaisement.

-Finissons ce que nous avons commencé Maitresse. Tuons nous!

Et les évènements aux alentours n'y changeront rien.

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Rang : Decima ~ Désolation

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MessageSujet: Re: Que tremblent les fondations [Ouvert]   Dim 8 Fév - 16:08

L'âme soupirait. L'ange déchu pérégrinait entre les ruelles de cette cité macabre qui avait encerclé le palais nocturne. L'être achromique songeait à ce lointain passé, où il servait la cause du souverain de l'époque. Ce qui n'était naguère qu'un champ de désolation où les vassaux du roi se querellaient pour des titres et des honneurs, n'était plus aujourd'hui qu'un véritable amoncellement de bâtisses - de mauvais goûts d'ailleurs. Ici pullulaient de nombreuses créatures du monde creux, rassemblées autour d'un nouveau culte se répandant telle une peste dans les esprits.
L'Exilé n'avait entendu que des rumeurs, des chuchotements faisant passer quelques contes et légendes pour des réalités, des miracles. Quand bien même de tels chimères posséderaient un semblant de vérité, elles devraient inspirer la crainte et non une quelconque vénération stérile, pensait-il.
La raison avait quitté ce monde il y a bien longtemps, résonnait en son for intérieur, en voyant ce qui se tramait autour de lui corroborer ses idées. Par ailleurs, peut importait à Caeli ce en quoi pouvait croire ses congénères, la seule compagnie qu'il trouvait digne d'intérêt était la sienne. Seules ses convictions trouvaient une place dans les abysses de son cortex, cela ne changerait pas, jamais.

Froid, austère, le prédateur s'enfonçait dans les recoins sombres de la cité, déserte. Seul la vermine se dressait ici et là, dissimulé dans l'ombre, des êtres dénués de toute puissance, inutiles. Que se tramait-il ? La piétaille arpentait les alentours et quelques-uns s'étaient même risqués à sortir des recoins ténébreux, récitant quelques prophéties et diverses paroles fanatiques à ses pieds. La rédemption le sauverait du courroux divin, s'agenouiller prouverait son amour au tout puissant etc. Les conneries habituelles, en bref. N'étant ni une none, ni un pénitent - ni patient, l'ombre écarlate envoya le premier venu s'écraser contre un des édifices de fortune adjacents. Il espérait ne plus être importuné, ne souhaitant pas être remarqué davantage. Son visage était voilé par les cols de son blouson pourpre, son aura, discrète ; n'étant guère - pas encore - en terre conquise.
Malheureusement, occire un de ces importuns n'arrêtait en rien la folie des autres. Plus les secondes passaient, plus l'effervescence de ses entités primitives s'accroissaient. Des chuchotements dans la noirceur des ruelles, des rumeurs de déité originelle sortie des tréfonds du Yermo, de l'être pur. Le Titan de cet olympe creux qui imposerait la suprématie des Hollows sur les autres mondes. Etait-ce là le fanatisme exagéré de quelques fous sous les ordres d'un illuminé ? Ou la réalité, aussi effrayante pouvait-elle paraître.
L'homme se perdait dans ses songes, ses craintes, ses doutes. Il fut néanmoins interrompu - lui et ses quelques paires. Une aura pesante avait envahi ses sens. Ses instincts bestiaux s'étaient éveillés, la tension était palpable.

Un choc, puis un effondrement provinrent du Palais. Caeli écourta sa visite, curieux de connaître, la raison, le motif et le coupable de cette anarchie qui avait embrasé la demeure du Roi. Le proscrit trouverait certainement des réponses à ses interrogations, en prime.
Silencieux, d'un pas félin, il s'introduisit dans la salle du trône, dissimulé de tous. Perché sur une des colonnes qui jalonnaient la pièce, l'Exilé touchait la cicatrice qui traversait sa sangle abdominale, toujours une plaie dans son esprit. Un rictus féroce trônait sur son visage décoloré, il contemplait le chaos qui régnait dans ce lieu maculé de souvenirs, de tourments et de désirs de vengeance. Devait-il remercier l'instigateur de ce désastre ? Ou le châtier pour avoir entravé ses propres désirs de Chaos ?
Il observait les événements depuis les ténèbres. Engoncé telle une gargouille dans la pierre immaculée, le démon décortiquait la scène avec le plus grand soin. Sa curiosité n'était apparemment pas la seule à avoir été attisée par la frénésie du colosse antique. Quelques entités maléfiques se tenaient au milieu des décombres. Les lames du Roi, à n'en pas douter. Une occasion de combler ses desseins vengeurs ? L'âme souriait.

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MessageSujet: Re: Que tremblent les fondations [Ouvert]   Sam 14 Fév - 13:34


Le palais tremble sous la pluie de coups ; ses piliers disparus en même temps que son roi, ne restent que les murs fragiles et friables, les plafonds en tout point prêts à s’effondrer, et la terre ouverte comme une gueule pour en avaler l’édifice, le faire disparaître à jamais par l’appétit du désert. Vilmar se conçoit comme l’avatar de cette force du temps qui passe, qui efface les projets fous aux fondations de sable.
Comme preuve, le trône où s’asseyait autrefois le seigneur Santo s’effrite sous son poing. Le colosse tient dans ses pognes énormes les miettes de ce pouvoir brisé, les contemple d’un air absent ; il songe que tant de choses restent à accomplir, tant de lieux à détruire pour que meurt ce royaume. Il ne doute pas ; sa volonté est inébranlable ; elle ne s’accomplira que dans le triomphe ou la mort, sans autre mesure ou concession.

Soudain, l’Aïeul sent une présence derrière son dos ; il se retourne et découvre un être aussi, voire plus, massif que lui l’est, et qui le dévisage de son air patibulaire, quoique calme. Le visage de l’être irradie d’une force contenue, réservée, couvrant sous la peau craquelée de ses traits et ne réussissant qu’à se cacher qu’en partie. Le vieillard le jauge, l’écoute, dit :

« Je suis Vilmar. J’ai vécu dans les tréfonds de ce sol, encagé dans les ténèbres par le seigneur des lieux. Il est aveugle, il n’a pas voulu voir, et ma vérité lui fut trop pénible pour la supporter, et trop précieuse pour y mettre fin.
Maintenant qu’il s’est éloigné avec son peuple, je compte bien mettre fin à sa folie. Cet endroit, par ma main, ne sera bientôt plus. Comptes-tu m’en empêcher, fils ?
»

Il n’a le temps d’entendre la réponse que des braillements interrompent toute possibilité de dialogue. Une jeune femme courroucée s’avance, hurle, fière et orgueilleuse, et sa vanité se fait aussi visible que sa contrariété. Se tient bientôt aux cotés de la furie la compagne de prison du vieux roi, qui la surprend moins par sa présence que par sa déclaration suicidaire.

« Ce monde est-il devenu si fou pour que ses enfants tiennent en si peu d’estime leur vie ?, dit-il à l’adresse des deux femmes. »

Soudain, un frisson de tension court le long de son échine ; tournant brusquement la tête, il aperçoit un autre être, un Hollow à la carapace noire luisante et la silhouette menaçante, dont le seul sourire béat pourtant éveille un profond malaise chez l’ancêtre. Il vibre dans cette créature quelque chose de bien trop dérangeant pour être ignoré ; qu’elle paraisse stupide n’en réduit nullement le danger, au contraire. Pivotant de manière à voir tous ses interlocuteurs, ses sens s’éveillent en dehors de son corps afin de scruter chaque présent, et chaque invisible dissimulé dans les ombres.
Le palais qui était vide ne l’est plus ; les charognards ont répondu à l’appel de la destruction pour la semer à leur tour, peut-être.

« Partez.»

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