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 Kafar [Terminée]

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Rang : Vasto Lorde

Messages : 511
MessageSujet: Kafar [Terminée]   Ven 6 Fév - 0:43

    Avatar : Un cafard random de Terra Formars
    Parrain :
    Comment avez-vous découvert le forum ? Via les pages jaunes.

Kafar

    Âge : Une petite centaine d'années, à peu prés
    Race : Vasto Lorde
    Localisation : Le Yermo.
    Votre précédent rôle : A toujours voyagé entre les mondes selon ses envies, sans se mettre au service de Las Noches ou une quelconque autre faction.


Description de votre personnage :
On passe d'un grand noir musclé à une bestiole très très noire, très très grande et très très musclée.

Un gigantesque monstre à l’apparence humanoïde, sorti des pires cauchemars, des pires films d'horreurs jamais conçus. Revoyez tout de suite votre définition du colosse, vous n'y êtes pas du tout. Trois mètres cinquante de pur muscle, une peau noire mat, aussi dure et indestructible qu'elle semble l'être, cette créature transpire l'invulnérabilité, tout son être semble crier à quel point il est impossible de la faire tomber. Deux bras, de jambes, un buste, une tête, et pourtant, en face de lui, vous ne pouvez vous empêcher d'éprouver ce malaise que l'on aurait en présence d'un insecte, d'un indésirable. D'un cafard. Mais qu'est-ce qui vous empêche de l'écraser d'un coup de chausson dans la seconde qui suit ? Le fait qu'ici, le nuisible, c'est vous. C'est vous, cette petite bête insignifiante sur le chemin de Kafar. C'est vous, cette petite chose horrible, à la forme curieuse, que l'on veut exterminer dans les plus brefs délais : c'est vous l'intru.

Un cafard qui pose ses yeux vides sur vous, et qui vous juge comme on jugerait un insecte. Un cafard au faciès effroyable. Rare parmi les hollows, il possède un masque souple, semblable à une peau. Ainsi, son visage s'anime, ses expressions changent selon son état, ses sentiments. Une chose de change pas. Une seule. Quelle que soit son expression, il aura toujours cet éclat effrayant dans le regard, ces dents faites pour déchirer la chair dévoilées aux yeux de tous, semblables à la promesse d'un festin dont vous êtes le plat principal .

Un cafard menaçant, qui, sans même faire quoique ce soit pour, laisse s'imprimer un sentiment de peur irrationel dans le cœur de n'importe quel être lambda doté d'un minimum de conscience. Fuir, abandonner, se soumettre. Tant de réactions que le colosse de jais a l'habitude de voir chez ses vis-à-vis. Avoir conscience de cette aura, et en jouer, telle est sa façon de faire.

Un cafard puissant. Des bras faits pour broyer des têtes, arracher des membres, attendrir des corps, briser des os. Une peau dure, plus dure que le plus dur des diamants. énième ressemblance avec les blattes du monde des humains : une résistance à toute épreuve. Dénué de tout nerf, il ne ressent pas la douleur, et peu importe les blessures que vous pourriez lui inflingez, il ne bronchera pas. Arrachez lui un bras, il le ramassera pour vous tabasser avec. Couper lui les jambes, il rampera vers vous jusqu'au bout du monde. Coupez-lui la tête, il continuera à combattre, animé par une volonté inhumaine.

Un cafard atypique. habitué à marcher seul, il ne se mélange pas, ou peu. Il reste avant d'être un cafard un hollow, après tout. Un Vasto Lorde qui plus est. Fier. Sûr de lui, presque hautain. Non, hautain, disons-le franchement. Un insecte, détesté de tous, que tout le monde fuit, rejeté, par pur instinct primal. Prenez cet insecte. Vous lui donnez deux choses : La capacité de ressentir des sentiments, des émotions, et la puissance nécéssaire pour écraser tous ceux qui jadis lui ont craché dessus. Vous obtenez Kafar. Sans empathie aucune, sans pitié, sans affect, il prend sa vengance sur le monde. Et plutôt que de brûler le monde, il en profite. Il en abuse. Toute source de distraction est la bienvenu, aussi curieuse soit elle. Aussi cruelle soit-elle. S'amuser à forcer deux groupe de hollow à s'entretuer, puis d'un coup trouver le spectacle lassant, et se dire qu'il serait plus divertissant de les exterminer. Sympathiser avec un être, faire un bout de chemin avec lui, voire, dans le meilleur et le plus rare des cas, se lier d'amitié avec lui, puis plus tard ne plus trouver d'intérêt dans cette relation. Trouver son partenaire inutile, "pas marrant", génant. Et l'exécuter sommairement, sans éprouver une once de regret, sans même hésiter une seule seconde.

Voilà quel genre de monstre est Kafar. Opportuniste, égocentrique, si on peut aux premiers regards s'attendre à une monstruosité sans intellect, on si ravise dans la minute qui suit. Capable de bien plus de compréhension que la plupart aiment à lui accorder, Kafar met cette intelligence à profit dans un seul et unique but : Se divertir. Tout tourne autour de ça pour lui. La vie n'est qu'un jeu, selon lui. Peut-être avec le temps le colosse trouvera-t'il un véritable but, un idéal, une cause à défendre, mais il n'est pour le moment qu'un électron libre, sans attache ni aspiration particulière.


Description de votre pouvoir : Empruintant sa résistance à l'insecte duquel il se rapproche, Kafar est muni d'une peau infiniment plus résistante que la moyenne. Peau qui le protège naturellement de tout assaut sans qu'il ai besoin de lever le petit doigt. Capable de créer à volonté la matière qui constitue cette peau si particulière, il peut s'en servir pour combattre. Flèche, boulet, mur de protection, la seule limite aux applications possibles avec un tel pouvoir est l'imagination de Kafar.


Histoire :

Non, non, pitié, non NON, No-...

Des mains viennent empoigner de part en part la mâchoire du malheureux , pour la détruire sans autre forme de procès, de façon brutale et rapide. L'Arrancar ainsi abattu est balancé au loin par son bourreau d'un simple geste du bras. Qui aurait cru que ce minable de Toika aurait un jour une telle prestance. Heh, faut dire que j'y suis pas pour rien. Parce que oui, je vous arrête de suite, je ne suis pas cette voix impartiale et impassible qui va se contenter de vous raconter l'histoire de Kafar sans prendre parti, et la dépeindre telle qu'elle est. Il s'agit après tout de ma création, comment pourrais-je ne pas éprouver une certaine fierté lorsque je la vois là, grande, puissante, fringante, crainte par la quasi-totalité du Yermo ?

Qui suis-je ? Et qui est cet imposant colosse de Jais à l'expression placide ? Eh bien, pour répondre à ces questions, il nous faut faire un saut de le passé, remuer les vestiges d'une vie révolue, la vie d'Izomaru Toika, humble employé de la poste de tokyo dans les années 1910.

***

I : Monsieur tout le monde


Des cris terrifiés viennent troubler le calme qui règne habituellement dans la demeure Izomaru. Une fillette, apeurée, qui vient se loger dans le bras de son père. "Papa, un cafard", qu'elle lui dit. Brave homme, le petit brun enlève sa Geta, la prend en main, et explose la bête d'un coup bien placé. Le père rassure sa fille, et l'envoie jouer plus loin. Il s'agissait ici de l'ultime péripétie de la matinée, matinée qui va maintenant laisser place à l'habituelle routine d'Izomaru Toika, employé de bureau à la poste de Tokyo. Se presser, vite prendre sa douche, se laver les dents. Jeter un rapide regard au miroir. Un visage ingrat, un début de calvitie, un corps chétif, des yeux fatigués, cernés,une expression blasée comme naturellement affichée sur son visage. Et un sourire forcé, nerveux, pour effacer cette expression. Toujours ces dix petites secondes à se regarder dans le miroir, à se dire "putain, t'es quand même sacrément amoché mon con". Toika n'a jamais été quelqu'un de fier. Il se savait peu désirable. Il se savait très loin de l'idéal du gendre parfait, et ça, si lui devait l'oublier un jour, ses beaux-parents se chargeraient de le lui rappeler. Un mariage d'argent, que seule sa bonne place dans la poste de Tokyo justifie. Une femme magnifique, aimable, une bonne mère, mais une femme qui ne l'aime pas. Une femme qu'il ne touche plus depuis qu'ils ont eu leur fille. Une femme qu'il connait sans connaître. Il n'a jamais aimé vivre sous le même toit qu'une inconnue. "Ma Tomo d'amour", qu'il l'appelait. Ce type aimait se mentir à lui même.. Mais avait-t'il vraiment le choix ? Avait-t'il le courage de le dire haut et fort, de faire ce qu'il voulait faire, de tenter sa chance ailleurs ? Et surtout, pouvait-t'il aspirer à mieux, au fond ? bien sûr que non. Toika est un employé modèle, docile, propre sur lui, qui ne fait pas de vagues, qui ne se fait pas remarquer. Que l'on ne remarque pas. à l'école, il était ce type dont on ne remarque pas les absences, ce type au fond de la classe, qui étonne tout le monde par sa présence lorsqu'il prend la parole. Au bureau, il est ce type qui passe sa pause à l'écart, qui reste cloîtré dans son bureau, qui ne se mélange pas. Trop bon pour être licencié, pas assez pour se démarquer, il reste dans la moyenne. Et il se complaît dans cette vie. Il est ce fantôme, cet homme qui observe sans rien dire. Et quand par malheur on le remarque, la seule chose à laquelle il a habituellement le droit, c'est un regard méfiant, voire méprisant. C'est en tout cas l'impression qu'il a toujours eu. Et c'est en m'appuyant sur cette impression que j'ai commencé à m'insinuer dans son esprit.

"tu vaux mieux qu'eux" "Tu as vu comment il t'as regardé ?" "tu dis rien ?" "On ne te respecte pas" "Réagis !" "dis ce que tu penses" "allez " "Espèce de déchet !".

Autant de remarques que je lui faisais. Je suis cette petite voix qui le poussait à s'indigner. à taper du poing sur la table. Cette petite voix qu'il ignorait, pire, qu'il n'entendait même pas, à l'époque. Il pouvait encaisser tout ça. Il n'avait pas de fierté. Il avait son toit, sa famille, son travail, son salaire. Il ne demandait rien de plus. Il n'aspirait à rien de meilleur, se complaisait dans sa routine.

Et quoi de mieux avec ce genre de bonhomme pour le briser que de casser sa routine ? Détruire ce petit monde où il se croit en sécurité ? Si j'avais pu intervenir directement, je l'aurais fait depuis longtemps. Mais le destin s'en est chargé à ma place.

***

Les années passent, et Toika reste le même. Ce matin, il est en train de jouer avec sa fille dans son jardin, comme tout bon père qui se respecte. Puis sa femme vient le chercher, un messager vient sonner à la porte. Il lui ouvre, et récupère le message, une enveloppe scellée. Il attend la tombée de la nuit pour ouvrir l'enveloppe, puis lit les mots un à un. Au fil de la lecture, les yeux qui jusque-là défilaient de mot en mot s'arrêtent, fixe, semblant transpercer la feuille. les mains tremblantes, la sueur qui suinte le long de son visage. Il s'assied, comme abattu par le contenu de la lettre. ça devait finir par arriver. Ils avaient prévenu. Ils le font toujours. Mais à chaque fois, c'est les autres qui prennent, et jamais soit-même. Pas aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est à la porte de Toika qu'a toqué le messager en charge de remettre les avis de licenciement. Ou comment détruire un vie à l'aide d'un simple bout d'papelard. C'est con, hein ? S'il y en a un qui va pas me contredire, c'est bien ce bon vieux Toika. Les choses n'ont fait qu'empirer après ça. Retrouver un travail ? Non. Hélas non. Pas d'aide extérieur, pas de miracle pour Toika. Des CV rejetés et des demandes sans suite par contre, il en a eu à la pelle.

J'vous ai dit au début que son mariage était un mariage d'argent, hum ? Après ce rappel, pas besoin de vous faire un dessin. Plus de travail = plus d'argent. plus d'argent = plus femme.

= plus de vie, accessoirement. Tomo qui se tire avec la gosse, le loyer d'la maison impayé depuis plusieurs mois, et hop, on passe de Toika, looser honoraire, marié un enfant ; à Toika, looser honoraire, SDF à temps plein. Il ne s'est jamais fait à la vie de clodo. Qui s'y ferait, en même temps. Plus personne pour lui préparer ses p'tits plats. Plus de petits plats tout court, en fait. Faire les fonds de poubelles, faire la manche, dormir au mieux dans des dortoirs, au pire dans la rue, bref, j'vais pas vous apprendre c'que c'est qu'être clochard. Et quand t'es au fond du gouffre, quand t'as plus rien à perdre, quand la vie t'as enlevé tout ce à quoi tu tenais, ou en tout cas tout ce qui te servait de repère, y a un sentiment qui commence à monter doucement, doucement mais sûrement. Une haine, une haine qui s'instille petit à petit, qui commence par un simple "c'est pas ma faute" pour passer à un "c'est à cause d'eux" et enfin finir par un "tous des connards". Jamais dans toute sa vie, ce type avait osé ne serait-ce qu'avoir des pensées sombre pour autrui. Bon là, j'abuse hein, mais vous voyez le tableau : le bisousnours face de pet se transforme petit à petit en face de pet détraquée. Et ça c'est grâce à qui ? Grâce à bibi ! Bah ouais, moi, la p'tite voix dans la tête, quand t'as plus personne d'autre à écouter, quand t'as plus rien d'autre à faire que me causer pour passer l'temps, bah c'que j'te dis, ça passe déjà beaucoup mieux ! Ah tu m'ignores plus maintenant, hein ducon ?

"Alors maintenant, dis-moi copain. T'es prêt à être méchant Jusqu'à quel point pour te venger, hum ?"


J'lui susurre ça à l'oreille, et j'vois la lueur de son regard. Mon sourire qui s'étire. C'est ça copain, c'est ça ! T'as l'esprit !

II : Échec

Et pour avoir l'esprit, il l'avait le con. C'est fou comme des types tout calmes et sereins comme ça peuvent cacher des psychopathes en puissance si on gratte un peu la croute. On passe d'employé de bureau sans histoire à Clodo aux envies de meurtre exacerbées. Sacré Toika, va. Et le type avait pas décidé de faire dans l'original. Banco, cash, l'idée était simple : se pointer là où il taffait avant, calibre en main, et faire un massacre. Rien de plus, rien de moins. Et le voilà, les yeux emplies d'une folie quasi-palpable, sous la pluie, à l'entrée de l'infrastructure. Doucement, il marche vers l'intérieur, les habits en lambeaux, la puanteur des égout comme collée à sa peau. Z'auriez vu la réaction d'la goumiche de l'accueil quand il s'est pointé. Du grand art. Un cri strident, suivi d'une dizaine d'autres : panique générale. Un coup de feu qui vient couvrir les piaillements, un trou au plafond.

à terre.

Et là, tu vois pas le looser. Quand il te sort cette phrase, c'est avec cette folle détermination dans les yeux, ce feu qui brûle dans le regard, et qui ne demande qu'à embraser tout ce qu'il y a autour de lui. Plus précisément dans ce cas de figure, à embraser le grand patron d'la boite. Ce type pour qui Toika n'est qu'un numéro, une donnée à prendre en compte, ou plutôt à ne plus prendre en compte vu son récent licenciement. Du moins, c'est ce que monsieur croit. Monsieur ne se doute pas être en danger de mort, là, maintenant. Et pourtant, monsieur semble bien le sentir, le danger, quand sa porte se retrouve enfoncée d'un coup de pied, quand sa tête se retrouve dans la ligne de mire d'un pétoire entre les mains d'un type semblant désorienté comme pas permis. Mains tremblantes, regard fou, dents qui claque. La superbe qu'il avait pu avoir à l’accueil a vite disparu pendant son voyage jusqu'au bureau du big boss. Peu à peu, le Toika tel qu'on le connait refait surface. Une assurance qui s'envole. Un courage éphémère qui s’amenuise. Une folie qui s'atténue. Et une lucidité retrouvée. Et avec cette lucidité, la peur. Une peur incontrôlable. "Qu'est-ce que je suis en train de faire". Une question légitime, après tout. Mais une question qu'on ne prend pas le temps de se poser quand on braque son arme sur un type. Pas sans en payer les conséquences du moins. Une pensée fugace, pendant qu'un bruit retentit. Pan. Et le voilà, sorti de ses songes, par le bruit de prime abord, puis ensuite par une sensation étrange dans la poitrine. Une chaleur. Un liquide qui coule. Il passe sa main dans sa chemise, la ressort pleine d'un liquide carmin. Levant les yeux vers sa cible, il voit l'homme, arme en main, canon fumant pointé vers lui. Abruti, va. Parce que t'es surpris en plus. Vraiment ? ça t'étonne que voyant que t'es en train de ressasser tes pensées comme un gros con, le type en ai profité pour te descendre. Mais t'es tellement con mon pauvre, tellement. Jusque dans ta tentative de revanche, t'as été pitoyable. Une vie ratée, de A à Z. Né random, vit random, meurt random. Et cet abruti trouve le moyen de tirer un sourire dans sa chute. Jusqu'au bout, une pauvre tâche.

Une pauvre tâche qui va être surprise d'ici peu.

III : Renaissance non désirée

Et le voilà, devant son cadavre, complètement désemparé. Bah ouais mon con, c'est pas fini. T'as cru que t'en avait fini avec la vie ? Ben non. Cette longue et pénible épreuve n'est pas terminée. Et ton p'tit sourire satisfait dans la mort, on sait tous les deux que c'était d'la comédie pure et dure. Tu veux nous la jouer mort sans regrets, à la "j'ai vécu heureux", mais t'es encore là. Avec cette putain de chaîne au torse. Donc, t'as des regrets. Je le savais, de toute façon. Le pétard mouillé que fut ta petite crise de nerf aura eu le mérite de mettre les choses au clair : T'as définitivement aucune détermination. Une vie morne, ponctuée par une mort bâclée. Et là, on t'offre une nouvelle chance. Et tout ce que tu trouves à faire, c'est te lamenter sur ton sort. Tu restes sur les lieux du crime, regarde ton corps déplacé dans un drap blanc, direction la morgue. Un temps là, sans bouger, sans penser. Absorbé par Dieu seul sait quoi. Puis finalement, au bout de quelques heures, tu te barres, d'une marche lente, pour errer en ville.

[...]

errer ainsi quelques temps, pour se retrouver devant chez soit. Ou en tout cas, son ancien chez soit. Maison miteuse, désormais inhabitée, si ce n'est par divers cafards et autres indésirables. Il semblait trouver en ce lieu une certaine sérénité. Souvenir de sa vie avant le drame, sa petite routine chérie, sa petite vie sans surprise, sans goût, sans piment. Y rester, longtemps, des mois, jusqu'à ce qu'arrive ce qu'il devait arriver : la disparition totale de cette chaîne. Un malaise grandissant au fur et à mesure qu'elle s'évaporait, Toika savait que la disparition de cette chose serait synonyme de changement. Et à vrai dire, il s'en foutait. cela faisait maintenant presque un an qu'il était assit dans ce coin de cuisine, immobile, à regarder les cafards ramper au sol. J'crois bien qu'il se reconnaissant dans ces petites bêtes. De petites ouvrières invisibles, qui ne se manifestent jamais, que l'on ne remarque pas. Et si on les remarque, on ne peut s'empêcher d'éprouver un horrible malaise, avoir cette sensation de dégoût. Oui, il se reconnaissait complètement dans cette description. De cette manière, une fois la chaîne complètement grugée, il n'a rien remarqué. Une douleur sourde, douleur qui aurait plié en deux n'importe quel être pouvant la ressentir.

Mais lui non. Lui il restait là, à convulser au sol, pendant qu'il recrachait la matière caractéristique des masques hollow qui venait lui former l'un de ces dits masques autour du crâne. Regarder cette petite bête ramper jusqu'à ce que le processus soit totalement terminé, et à partir de là, se sentir scié en deux par une faim jamais ressentie jusque-là. Une faim à tout effacer : souvenirs, sentiments, personnalité. Le voilà réduit à l'état de bête, une boule d'instinct à l'état pur. Un estomac sur patte, à qui l'on aurait donné une puissante mâchoire et quelques griffes pour assouvir sa faim. Félicitations, te voilà devenu hollow de base. Et en bon hollow de base, il nous a fait son p'tit carnage dans les rues de Tokyo pendant quelques semaines, pour finalement ouvrir un Garganta et rejoindre le Yermo par la suite.

Te voilà chez toi, vermine.

IV : La routine

Te voilà chez toi, oui à galoper joyeusement à travers les dunes. Libéré, délivré de toute contrainte. Si ce n'en est une : la faim. Cette faim qui le rongeait dans l'intérieur, comme elle le fait avec chacun de ses semblables. Mais il sortait du lot. Rarement le Yermo avait vu naître un être si vorace, sauvage, meurtrier. Ce qu'on dit de lui de lui aujourd'hui était vrai à l'époque "Vous cherchez un cafard géant ? Suivez les corps. Ou ce qu'il en reste". Jamais il ne se permettait le répit. Pendant des décennies, son train-train quotidien se résumait à deux actions : traquer et dévorer. Un mode opératoire inchangé une fois atteint le stade de Gillian. Qu'il se calme une fois devenu Adjuchas ? Heh, z'êtes à côté de la plaque. Une faim renforcée, un instinct plus animal encore, un corps plus puissant que jamais. Ce sont là les seuls dons que le statut d'Adjuchas lui a offert. Et les affaires reprennent, à un rythme plus soutenu. Traquer plus vite, plus efficacement, dévorer plus rapidement, dévorer plus.

Une boule d'instinct sans regret, sans doute, sans hésitation. Boule de faim sans fond, jamais rassasiée, jamais satisfaite. Il ne voyait en ses congénères que des moyens d'assouvir cette faim. Quelques autres decénnies à mener ce train de vie. Quelques autres milliers de hollows à ajouter à l'amoncellement de cadavre qui ornent son tableau de chasse. Une montagne plus haute que Las Noches serait érigée si un charnier composé de toutes ses victimes devait être crée. En un sens, il se renfermait dans une routine, comme il le faisait de son vivant.

Plus jamais.

Comme un cri du cœur, comme une réponse à cette pensée, Kafar change. Mieux qu'un changement, une évolution, une amélioration. Du rampant, il passe au bipède. Plus jamais il ne rampera. De l'affamé, il passe au rassasié. Plus jamais il ne sera l'esclave de quoique ce soit. De la boule d'instinct, il passe à l'être intelligent. Plus jamais il ne sera exploité, manipulé. De sa vie humaine, il ne garde pourtant aucun souvenir, seulement un goût âcre et amer en bouche. Une volonté inconsciente de prendre sa revanche sur la vie émerge. Comment faire ça ? Par la destruction, bien entendu. Mais aussi et surtout par l'abus. L'abus en tout : Transgresser toutes les règles qu'il respectait jadis. Se permettre ce qu'il s’interdisait, et bien plus encore. Dépasser les limites, ne se laisser guider que par ses envies. Tel devint son credo une fois cette forme obtenue.

Devenu supérieur en tout point, que ce soit en terme de puissance ou d'intellect, il avait changé, lui et son train de vie. Pourtant, il continuait sa moisson. Certes, sa faim était apaisée, mais son goût pour la chair et son amour de la chasse eux restaient présent. Et surtout, une chose était apparue : Sa peur de l'ennui. Car oui, les passe-temps sont rares dans l'étendue de sable qu'est le Yermo. C'est en partant de ce constat qu'il décida de passer quelques années sur Terre, plus en tant qu'observateur que quoique ce soit d'autre. Maho Tsukaïs, alliance Shinigami / arrancar, Arrivée des Reapers, il aura tout suivi dans l'ombre, sans jamais intervenir.

***

Et ça, c'est ce qui va changer dès maintenant.

Le colosse est là, regardant la cité Hollow, grande et majestueuse, à des kilomètres de distance mais pourtant si proche. Il se tient droit, regarde vers la périphérie du palais, la ville, Nacimiento. Un prodige, selon lui. Un prodige, autant qu'une aberration. Tout pour plaire. Tout pour attiser sa curiosité. Est-ce qu'enfin de cet immense désert quelque chose d'intéressant a émergé ? Cet appel ressenti il y a peu le laisse penser que oui, et l'arrivée de ce Roi-Prophète ne fait que renforcer son sentiment à ce sujet. Croire à cette histoire de Dieu : Non. Trouver cela digne d'intérêt : Totalement. Assez digne d'intérêt pour motiver l'actuelle marche de Kafar. Il arrive, foule le sol du yermo en ce moment même, direction Las Noches.
Spoiler:
 



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Dernière édition par Kafar le Sam 7 Fév - 19:48, édité 1 fois
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Rang : Ϟ Espiègle Valkyrie

Messages : 2110
MessageSujet: Re: Kafar [Terminée]   Ven 6 Fév - 7:29

Un mois déjà ? Le temps passe vite, dis donc ! °°

Je te revalide donc en tant que Vasto Lorde Indépendant. Tu conserves tout ce que tu avais tel quel étant donné ton ancienneté, soit une base de 20 PC et 937 XP. Tu connais la suite, je ne te montre pas le chemin.

Bon RP avec ce nouveau personnage.

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Kafar [Terminée]

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