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 La force du silence [PV Taka]

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MessageSujet: La force du silence [PV Taka]   Mar 17 Fév - 14:36

Le Rukongai est un champ de ruine. Purement et simplement. Des nouveaux quartiers ont été littéralement anéantis, vidés de leurs habitants, des corps qui s'amassent et une liste de victimes qui n'en fini plus de s'allonger. J'ai vécu plusieurs gros conflits, celui contre les Quincy est celui qui se rapproche le plus de ce macabre résultat. A l'époque, j'étais pas en bon état. Physiquement, je m'en suis sorti avec quelques cicatrices, mentalement, l'histoire est différente. Je m'attarde jamais sur le passé, il n'empêche que là, je vois que c'est pareil qu'à l'époque. J'ai déjà vu des cadavres, ça me fait trop rien d'en voir d'ailleurs et je m'attarde pas sur le sentimentalisme. Si ils sont morts, c'est qu'ils étaient trop faibles pour vivre, point barre. Sauf que là, c'est à moi qu'on rend les comptes, qu'on donne les listes, qu'on parle de statistiques et autres conneries du même genre. La septième division a morflé. Les effectifs ont été gravement touché suite à l'attaque, entre les hollow, les arrancars et l'autre gros truc de Sima... Si faible. Trop faible. Est ce que ça leur arrive de s'entrainer, au juste ? Putain. On se retrouve avec une division amputée, un Capitaine aussi blessé et je me retrouve comme un con à faire... Je sais pas quoi en fait, et ça me gave. Je veux me foutre dans un coin et qu'on me foute la paix, comme ce que j'aurai surement fait avant. A la place, je traine dans les différents quartiers, observant de mes propres yeux les dégâts et je passe au suivant. Comme si j'étais un spectateur à la curiosité morbide. C'est peut être comme ça qu'on me voit, pour ce que j'en sais, je m'attarde pas assez pour en avoir quelque chose à foutre. Déjà... Estimer les dégâts et on est jamais mieux servi que par soi même - et il est pas question que je m'enterre dans ce bureau.

Je suis solide, assez pour pouvoir encaisser, et si de nouvelles cicatrices vont s'ajouter aux anciennes, j'ai rien qui m'empêche de bouger à peu près correctement - y a juste quelques bandages visibles, de ci de là. Merci le Capitaine Igarashi pour les brûlure. Quelques raideurs et des douleurs tapies avec lesquelles je vis sans trop de mal. J'ai l'habitude, je suis un dur - sans arrogance, c'est juste un fait. Il n'empêche que j'aime pas le goût qui traine dans ma bouche depuis que je me suis réveillé dans la quatrième. J'y suis pas resté vingt plombes, me carapatant dès que j'avais les idées assez claires pour - et ça arrive vite. J'ai horreur de rien faire, de rester planter dans un lit comme un abruti et j'avais des trucs à voir. Des survivants à engueuler, notamment. Je devais bouger pour oublier. Oublier que j'avais échoué, que je m'étais écroulé comme une merde à la fin de ce combat, que je manque encore de puissance et que même si je possède le bankai, ça signifie pas que je le maitrise parfaitement non plus. Ma limite est là. Juste là, et j'aime pas voir sa gueule. J'ai pas été capable d'aller plus loin et on a été sauvé par la division 0. Dans un autre temps, je m'en serai peut être foutu, mais depuis les reapers, ça me fait plus chier.

Et puis le Rukongai, c'est mon territoire maintenant, et le voir dans cet état, ça me va franchement pas. J'ai toujours été incapable de protéger, ça me va, j'ai appris à l'accepter mais il n'empêche que... ça me fait un peu chier cette histoire, et ce même si le combat que j'ai eu était prenant. Clairement. Aguante, faudra que je lui casse la gueule correctement la prochaine fois que je croise sa route, je me sens pas vainqueur ou perdant, c'est un duel truqué. Ça aussi, ça me fait chier. Putain, tout à tendance à me faire chier en ce moment, et si mon humeur est pas plus massacrante qu'avant cette merde, elle est pas jouasse non plus. Il est tard, le soleil commence à se coucher et le ciel à s'assombrir. Une fin de journée comme les autres depuis ce bordel, avec l'odeur persistante et désagréable du charnier qui sature mes narines. J'ai pas spécialement un odorat plus sensible qu'un autre et l'odeur de la mort me trouble pas tant que ça... Mais bon. Y a mieux.

Je me dirige vers la cinquième division, laissant les gars de la septième faire ce qu'ils ont à faire. Je sais que Taka va bien, je l'ai pas vu, mais je le sais. Les noms des morts passent aussi par moi, même si c'est aux archives que tout ça fini. J'en profite d'ailleurs pour lui ramener quelques papiers, ça lui fera plaisir. Enfin, la liste des morts déclarés des différentes divisions retrouvé dans le Rukongai, c'est pas le super cadeau mais on fait avec ce qu'on a. Et puis c'est pas le bilan final, tout le monde le sait.

Je dois voir le Capitaine Kazegai. Ma voix est grondante alors que le pauvre hère sursaute, se fige puis me regarde. Ses yeux s'écarquillent quand ils tombent sur le brassard à mon bras - cette merde que j'ai fini par porter. Et après deux trois courbettes qui me gonflent, il me dirige vers les lieux en question. Je suis jamais trop venu ici mais je prends pas la peine de visiter. On m'introduit, ça s'excuse du dérangement et je rentre finalement avec mes papelards aux bras. Cadeau. Je pose les dossiers sur son bureau sans faire de chichi, m'en débarrassant par la même occasion.

En fait, je suis pas là que pour ça. Y a une question qui tourne en boucle dans ma tête depuis ça, encore et encore. Taka est la seule personne qui peut me comprendre à ce niveau.

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Mar 17 Fév - 15:56

Taka était enfin seul depuis son réveil. Sitôt qu'il avait pu assurer ses fonctions, ça avait été le défilé dans son bureau. Des Shinigami de tous horizons et de tous rangs y étaient passés, pour l'interroger ou lui donner du travail en plus. Et enfin, il était tranquille alors le troisième jour depuis l'assaut du monstre touchait à sa fin. Même sa demie-soeur, qui ne l'avait quasiment pas lâché ces dernières vingt-quatre heures, n'était pas là : il l'avait envoyée avec d'autres jeunes de la Division et un vieux briscard, Origi, pour que ce dernier leur explique les différentes tâches qu'ils auraient à accomplir. Elle avait bougonné, d'abord, mais avait fini par s'exécuter : c'était le Faucon le chef, maintenant, et plus l'inverse.

Alors qu'il savourait enfin le silence retrouvé, bien qu'il sache pertinemment que ça ne durerait pas, on frappa à sa porte, et un Shinigami tremblotant avança dans l'embrasure, suivi d'une silhouette trapue aux cheveux d'ébène que le Capitaine de la Cinquième ne connaissait que trop bien. Le soldat de la Cinquième présenta le Vice-Capitaine de la Septième, Seigi Raïtoku, puis fila sans demander son reste, tandis que le précédent s'avançait vers le bureau et y jetait une pile de papiers. Le blondinet déchiffra le titre, et soupira : un bilan des victimes. Un concentré de bonheur à l'état pur, sans doute.

Il s'attarda un peu sur Raïtoku, qui avait l'air en bon état. Le contraire l'aurait étonné, puisque le sourd était aussi résistant qu'une montagne, mais le voir le rassurait. Fait assez étonnant pour être souligné, le brassard indiquant son poste ceignait le bras du Seigi, et il avait presque l'air fait pour le job comme ça. Dans d'autres circonstances, le blondinet aurait plaisanté là-dessus. Mais pas là, le cœur n'y était pas. D'autant qu'une ride bien anormale creusait le visage du gaillard. La plupart des gens n'y auraient vu que son faciès habituel, mais Taka sentait que quelque chose n'allait pas.

Apparemment, Raïtoku avait réussi à repousser un Arrancar. Il n'y avait pas vraiment d'informations sur celui-ci, mais il s'en était bien tiré. Pas comme le Faucon... Réprimant un bâillement, le Capitaine des archives sourit tristement au Seigi, puis l'interrogea. Avec des mots, puisqu'il était encore un peu raidi par ses blessures, mais si le Vice-Capitaine le désirait, il se débrouillerait pour signer.


- Merci, Raïtoku. Heureux de te voir en vie. Tu as une question à me poser ? Je vois bien que tu n'es pas dans ton état normal, tu as une sale tête. Enfin, plus que d'habitude, je veux dire. Sans offense, tu me connais.

Intérieurement, le Kazegai commença à spéculer sur ce qui pouvait bien chagriner le sourd-muet. Peut-être était-ce lié à l'attaque de Sima. C'était même plutôt logique. A la Septième, il était chargé de la protection du Rukongaï. Le voir ainsi attaqué, au lendemain d'une purge orchestré par les Dieux de la mort eux-même.. Il y avait de quoi s'interroger, effectivement. S'interroger, et s'en vouloir. Bien qu'il ne soit aucunement fautif dans ce qui était arrivé, Taka ne pouvait s'empêcher de se sentir responsable. Exactement comme après l'attaque des Maho Tsukaï...

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Mer 18 Fév - 20:15

Moi aussi, je prends un peu de temps pour détailler le Kazegai une fois que je lui ai donné mon petit cadeau. Il a pas l'air de s'en être trop mal tiré de son côté. Aucune blessure réellement handicapante paraît le diminuer, et hormis les valises qu'il se traîne sous les yeux, il paraît plutôt en bon état. Le sommeil, ça a l'air d'être ce qui lui manque le plus à l'instant présent, mais en même temps, ça m'étonne pas spécialement. On peut pas dire que les gradés ont trop le temps de se reposer en ce moment avec ce qu'il vient de se passer. Taka est le genre de type qui aime faire les choses bien, et si ça l'oblige à rester des heures debout, il hésite pas et met de côté son propre sommeil pour finir ce qui doit être fait. Il est comme ça, et c'est pas quelque chose qui s'est arrangé avec sa montée en grade. Son rôle de capitaine lui tient à cœur. Assez étonnant de le voir aujourd'hui avec le recul que j'en ai : la lavette que j'ai croisé au détour d'un couloir de la troisième a bien changé. Je referme cette parenthèse mentale alors que je croise mes bras sur mon torse, ignorant l'élancement discret de mes brûlures. Mon expression renfrognée est la première à répondre à mon interlocuteur. Il me connaît trop bien, ce faucon. Et j'arrive pas à dire si ça m'emmerde ou si ça m'arrange alors dans le doute...

Toi aussi t'as une sale gueule Taka. Je ne prends pas de gant, comme de coutume, mais il devrait vraiment voir sa mine avant de venir me parler de ma gueule. Enfin, c'est pas méchant, au contraire, c'est une manière un poil rude de lui signifier de faire gaffe aussi, de son côté. Même si on sait tous les deux qu'on forcera jusqu'à ce que la corde pète et qu'on s'écroule finalement dans un coin. Heureusement que j'ai l'habitude de dormir peu mais bien. Bon, maintenant que ça s'est dit, je vais peut être finir par dire ce que j'ai à dire. Ou plutôt à demander dans ce cas bien particulier. C'est pas mon style de tourner autour du pot vingt plombes, mais je cherche les bons mots, peu coutumier que je le suis face à ce genre de demande.

Échec. Ce mot résonne en moi depuis que je me suis réveillé dans la quatrième et j'arrive pas à le délogé de ma tête. Ce combat, j'arrive pas à l'accepter. J'ai donné ce que j'avais, une autre personne que moi aurait peut être pensé que j'avais gagné, mais c'est faux. Déjà, parce que Tama a faussé le duel. C'est un fait chiant mais non moins réel qui a bien fait toute la différence. Au final, elle a même pas résisté à la dépense d'énergie et aux attaques qu'elle a reçu, comme un insecte ballotté par le vent, elle s'est retrouvée prise au piège. Je dis ça, mais j'ai pas franchement fait beaucoup mieux sur ce coup là. Et ce bankai m'a totalement vidé du peu d'énergie qui me restait à la fin de ce combat, quand bien même il m'a permis de me protéger et d'attaquer. C'est bien beau d'avoir foutu la patté à mon zanpakutô mais si c'était pour finir ainsi, aussi vidé, à quoi bon ? Mon regard glisse un instant sur ma main bandée. Je regrette pas ce combat. Je suis en vie et j'ai appris - même si le Rukongai est à présent une plaie béante et que la septième est déchirée, il n'empêche que j'ai fais ce que j'avais à faire. Je suis pas un protecteur, moi. Je le sais, tout le monde le sait, tous doivent le savoir. Avoir ce brassard ne change pas cette vérité dont j'ai eu encore une preuve cette fois là. Cela dit... Mes doigts se crispent, ravivant la douleur sans que ça me fasse grand chose.

J'ai besoin de ton aide Taka. Ma voix doit être étrangement trouble alors que je me lance après avoir vérifié qu'on était bien seuls dans la pièce. Je manque de puissance. T'es le seul gars que je connais qui ait atteint un tel niveau. Qui est capable de déployer son bankai, aussi. J'ai pas envie de dire la suite. Je rechigne et ce, même si je sais que j'ai un ami face à moi. Mais c'est trop tard pour se taire de toute façon. Si je l'avais pas utilisé, je serai pas dans cet état aujourd'hui. Mais il m'a totalement vidé. J'ai même pas récupéré la moitié de mon énergie habituelle. Et ça me fait chier, d'être aussi faiblard. Je me tais, sachant que j'en ai déjà dis beaucoup trop. C'est pas mon genre d'avouer mes faiblesses et mes forces comme ça, cash. Je grince des dents en reprenant avec tout autant de mesure, comme si quelqu'un était en train de jouer avec nerfs. Enfin, je suppose que le problème c'est pas forcément le bankai, mais plutôt mon manque de maitrise de mon reiatsu. C'est pour ça que j'ai besoin de toi. J'aurai très bien pu lui dire le minimum, passant outre ma maitrise - relative - de mon zanpakutô, mais ça me parait important qu'il sache tout, de a à z. Quelque part, c'est une preuve de confiance. Il est mon ami, et j'espère que cette amitié comptera plus pour lui qu'autre chose. J'y crois. Sans ça, j'aurai rien dit.

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Dernière édition par Seigi Raïtōku le Jeu 19 Fév - 11:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Mer 18 Fév - 21:31

Le Seigi n'avait pas tort : Taka aussi n'était pas au mieux de sa forme. Alors qu'il avait tant besoin de sommeil, avec ses blessures et tout le tintouin, il n'avait paradoxalement pas dormi depuis plusieurs heures. Entre les papiers, les visites impromptues - Clotho en tête - les choses à faire et la nécessité de toujours rester disponible, il était sur le pied de guerre. Mais bon, il faisait avec : il avait toujours été plutôt endurant, donc il ne se reposerait que quand il le pourrait. Point final. La suite, en revanche, le prit de court, si bien qu'il se frotta les yeux en l'entendant. Mais non, il ne rêvait pas : Raïtoku demandait de l'aide.

Le blondinet comprit rapidement que le sourd faisait référence à sa bataille pour défendre le Rukongaï. Ainsi il avait dû sortir son Bankaï ? Si le Kazegai se doutait que son ami le maîtrise, en revanche il ne l'avait pour ainsi dire jamais vu. Cet Arrancar était donc plus chanceux que lui... Enfin, si on pouvait parler de chance. Apparemment, il était rentré chez lui en sale état. Quoi qu'il en soit, les propos du Vice-Capitaine de la Septième étaient logiques : le Bankaï prenait en général une dizaine d'années avant de pouvoir être maîtrisé - et encore, seulement chez de rares élus -, mais même après ça, rien n'était fait.

Il fallait encore le même délai avant de pouvoir prétendre le maîtriser. Et on n'était jamais à l'abri d'une surprise, comme Taka l'avait découvert récemment en voyant son Shirufusodo changer de nom et devenir un zanpakutô double. Mais il n'était pas le point névralgique de la discussion, aujourd'hui : son frère d'armes lui demandait de l'aide, et il n'avait aucune raison de ne pas lui accorder. Peu importe son état, parler ne coûtait rien, il allait bien pouvoir donner quelques pistes au sourd concernant la maîtrise de son reïatsu. Il l'avait affronté dernièrement, avant la tragédie.

Et le sourd, si fort soit-il, n'était pas capable d'exercer une pression spirituelle convenable. Le Capitaine de la Cinquième s'était donc abstenu de le faire, pour ne pas fausser le duel, mais ses adversaires n'avaient pas dû faire preuve de la même pitié. L'air grave, il se leva, et s'apprêta à suggérer à Raïtoku de se rendre dans une salle d'entraînement excentrée d'où le reïatsu ne s'échappait pas, mais Farune fit irruption dans le bureau avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit. La blonde semblait agacée, mais la présence d'un troisième individu la coupa court dans ses velléités vengeresses.

D'un ton sec, elle demanda qui était ce gueux à l'air aussi rustre qu'un gorille. Gêné, et sentant la tempête venir, le Kazegai fit les présentations :


- Raïtoku, je te présente Farune, ma demie-soeur et Shinigami de la Cinquième Division, promue tout récemment. Dame Farune, voici Seigi Raïtoku, Vice-Capitaine de la Septième Division, et un de mes amis.
- Vous traînez avec de drôles d'individus, Capitaine Kazegai. Mais je n'ai rien à dire, vous êtes le Capitaine. D'ailleurs, je vous ai déjà ord..emandé de m'appeler Farune. Mes respects quoi qu'il en soit, Vice-Capitaine Seigi.

La jeune femme débarquait, comme à son habitude, avec la violence d'un ouragan. Le Kazegai avait l'intuition qu'entre une forte tête dans son genre et Raïtoku, les relations seraient électriques. Aussi, avant toute chose, il demanda au Seigi si la jeune femme pouvait se joindre à eux. Elle ne dirait rien, et pouvait faire bon usage d'un cours sur la maîtrise de son reïatsu. Et il ajouta en signant, pour qu'elle ne comprenne pas - puisqu'il ne pouvait décemment pas chuchoter quelque chose à un sourd - * Et même si j'essaye de l'écarter, elle voudra venir et fera des pieds et des mains pour. Tu vas vite comprendre que sous ses airs charmants, elle est terrifiante. * Et déjà la jeune femme, soupçonneuse, demandait à Taka ce que signifiaient ses "gestes bizarres".

Entre Raïtoku qui demandait de l'aide et Farune qui.. hé bien, était Farune, c'est encore des moments éreintants qui s'annonçaient....

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Jeu 19 Fév - 19:59

Et maintenant, j'attends, comme un imbécile planté à côté de son bureau. C'est incongru, et je lis sur son visage la surprise que provoque ma demande avant que ses traits ne se fassent plus grave. Je suis pas un type très patient, j'aime pas des masses attendre et je préfère qu'on soit franc avec moi – juste retour des choses, puisque je le suis de base avec tout le monde. Taka n'est pas comme le Capitaine, il dit les choses quand elles doivent être dites et c'est quelque chose que j'apprécie chez lui. Il n'empêche que là, silencieux, je me sens pas à l'aise. C'est pas une situation dans laquelle j'ai l'habitude d'être. Quémander de l'aide comme ça, même si c'est quelque chose qui paraît normal pour beaucoup, ce n'est pas du tout le cas pour moi. Ça m'agace. Ça m'irrite. Dépendre de la connaissance d'un autre et de son bon vouloir, j'ai du mal. Alors je demande rien, tout simplement, préférant me fier à mon instinct et mon expérience, quitte à me manger des mandales dans la gueule. C'est encore comme ça que j'apprends le mieux. Et quelque part, c'est les conséquences – les séquelles même - de mon dernier combat qui m’a entraîné jusqu'ici, ma propre expérience. J'ai compris. Compris où était ma limite, la limite de ma façon de faire et ça me plaît pas. Là. Juste là, elle me nargue et je me rends compte que tout l'instinct du monde me permettra pas de la dépasser. Ou pas si aisément. Je pourrai peut être avec du temps, beaucoup de temps, mais je ne l'ai pas, ce temps. Je ne veux pas l'avoir. Je ne peux pas l'avoir non plus, à bien y réfléchir. Plus maintenant. Et je dois avouer que ça me fait quand même chier.

Il se lève, mettant fin à mon monologue mentale alors qu'une furie débarque de presque nulle part. Ma main vient se poser sur mon zanpakutô par pur réflexe. Je dégaine pas pour autant, mais le geste est là, clair comme de l'eau de roche. j'aime pas qu'on me surprenne, surtout après tout ça et dans ce genre de situation. Et puis, c'est pas comme si j'avais pu l'entendre. Grondant sourdement, je parviens à capter sa première tirade et je sens venir la prise de tête. Sérieux. Elle veut quoi la pimbêche ? J'adresse au Kazegai un regard torve alors qu'il me présent cette fameuse shinigami, sa demie-soeur que je classe dans la catégorie des chieuses quand bien même elle fait partie de la famille de ce dernier. Jamais entendu parler d'ailleurs, de la famille ou d'elle, mais en même temps, on a pas forcément tendance à se raconter nos vies. Le passé, c'est le passé, n'en parlons plus. Dans tous les cas, elle a vraiment un caractère à la con, la sœur, et pour éviter de perdre mon temps inutilement, je prends pas la peine d'ouvrir la bouche pour causer. Moi, je suis ni enchanté, ni même respectueux, je m'en fous et je préférerai qu'elle dégage illico presto. Mais non, ça n'arrivera visiblement pas au vu des paroles du Kazegai. Mon expression se fait plus dure alors que j'entame la même danse que le blond bien en peine, avec un peu moins de raideur que quelques jours auparavant. On a franchement pas la même définition du mot charmante, Taka. Elle a l'air d'avoir autant de charme qu'un serpent à sonnette. Et une langue aussi bien pendue, d'ailleurs, qu'elle ferait mieux de ravaler de temps à autre. Il me connaît, alors il saura que je suis patient jusqu'à un certain niveau et que si elle me cherche, elle va vite me trouver, la nouvelle.

Je laisse Taka se dépatouiller avec sa subalterne pour lui expliquer ce qu'on fait. Tant qu'elle me fait pas chier. C'est le Kazegai qui a les cartes en main après, et je suppose – avec mauvaise humeur – que je vais devoir vivre avec. Grand habitué du mépris, je vais simplement ignorer la présence de la blonde et me concentrer sur celle de son frère - bizarre de penser ça, d'ailleurs. Même si j'aurai préféré être seul avec le capitaine, n’appréciant que peu de devoir supporter une personne de plus dans l'équation – surtout une illustre inconnue. Bref. On s'arrache de là, et je suis le Capitaine qui m'emmène dans une salle d'entrainement, l'air peu amène - comme c'est souvent le cas avec moi. Une salle d'entrainement, quoi. Et maintenant ?

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Jeu 19 Fév - 21:47

L'ambiance entre Raïtoku et Farune s'annonçait électrique, comme l'avait pressenti le Capitaine de la Cinquième Division. Mais apparemment, le sourd était prêt à passer outre la présence de la jeune femme. Il devait vraiment tenir à son entraînement, pour être aussi tolérant, et le Kazegai se demanda à quel point il avait subi pour arriver à une prise de conscience si brutale. Expliquant à la jeune femme que ses "gestes bizarres" étaient en réalité du langage des signes, puisque Raïtoku était sourd, bien qu'il puisse lire sur les lèvres, il l'invita donc à les suivre jusqu'à la salle d'entraînement qu'il avait utilisée pour entraîner Arisu à la maîtrise de son reïatsu il y a quelques temps. Vu tout ce qui s'était passé depuis, il avait l'impression que c'était il y a des années.

Durant le trajet, il demanda à Farune de rester secrète sur cet entraînement, et de ne pas le répéter. Personne, et Taka mit particulièrement l'emphase sur le personne, ne devait savoir qu'il avait entraîné Seigi Raïtoku. Elle hocha la tête, sans rien dire, probablement surprise qu'il soit aussi résolu dans sa demande. Mais bon, c'est elle qui avait demandée à être traitée comme ce qu'elle était - un simple soldat - donc elle s'en accommoderait. Le trio improvisé arriva donc rapidement à la salle d'entraînement, et y entra sans rien dire. Taka verrouilla la porte, puis se tourna vers ses deux élèves, enfin, vers son "élève" et vers la valeur ajoutée.

Par où commencer ? Arisu était le genre à vouloir tout maîtriser sur le bout des doigts avant d'agir, et éprouvait d'extrêmes difficultés à écouter son instinct. Pour Raïtoku, c'était tout le contraire : rien ne le faisait plus progresser que l'action. Le problème, c'est qu'il n'avait aucun talent pour le kidô ou même pour la détection de l'énergie spirituelle. Il partait donc de rien. Mais paradoxalement, nombre de Shinigami compensaient le manque de talent par la puissance brute de leur pression spirituelle. Et au niveau puissance, le Shinigami aux cheveux d'ébène avait de quoi faire. L'homme au haori inspira donc, puis laissa s'échapper sa pression spirituelle de toute sa maigre silhouette.

Il était loin de libérer toute sa puissance : le cas échéant, il aurait pu faire s'évanouir Farune, voire la mettre plus encore en danger. Mais elle n'était pas le seul empêchement, puisque Raïtoku aussi aurait trop souffert pour que ce soit utile. Il commença donc à parler, pour que ce soit utile pour Farune - qui faisait de son mieux pour rester solidement campée sur ses deux pieds, en se mordant la lèvre, mise à mal par la puissance du vent invoqué par le reïatsu du Capitaine - :


- Libérer une pression spirituelle, ce n'est pas si compliqué. Et ça ne coûte pas tellement d'énergie, alors que ça donne un avantage indéniable lors d'un combat. Je ne vais pas te faire l'affront de te vomir une théorie imbitable, Raïtoku. Je te dirais juste qu'il faut arriver à projeter ton reïatsu par tous les pores de ta peau. Après, analyse ce que j'ai fait, et essaye de le reproduire. Si tu bloques, je m'efforcerai d'être plus démonstratif.

Et le Kazegai cessa toute émanation de reïatsu, pour laisser ses disciples travailler en toute quiétude...

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Sam 21 Fév - 21:55

Taka est bien la seule personne vers laquelle je pouvais me tourner. Je le sais, je m'en rends bien compte alors qu'il explique à sa frangine qu'elle doit rien dire de tout ça. Bien. Je sais pas si elle respectera cet engagement mais dans tous les cas, l'attention est louable. C'est plus simple pour l'heure, plus acceptable aussi pour moi. Mes doigts se crispent un instant alors que Taka se place face à moi, sa subalterne restant à ses côtés. Le maintenant est suivi d'un déferlement de reiatsu venteux qui me clou sur place. Ma mâchoire se serre et silencieux, je subis sans utiliser ma propre énergie pour me défaire de sa pression. Pas tout de suite. Tout simplement parce que le but c'est que je comprenne. Le Kazegai n'ignore pas ma manière de fonctionner, à coup de mandale dans la gueule, ça marche toujours mieux chez moi. Et quelque part, ça, c'est une mandale dans la gueule. Je sais déployer ma pression spirituelle, ce n'est pas un problème pour moi, et je comprends bien ce que me raconte mon entraîneur... Mais je ne le fais pas de la même manière, pas ainsi, pas comme le faucon. Pas comme les adversaires que j'avais eu face à moi durant ce combat, ou même l'Igarashi. C'est plus brut. Moins canalisé, plus instable. Je sais que Taka est capable de plus – instinct ou non, je le sais, même si il a pas tendance à utiliser ce genre d'artifice avec moi. Un artifice qui n'en est plus vraiment un, en réalité, je suis bien contraint de le remarquer. Jusque là, ce que j'avais suffisait.

C'est plus le cas.

Je gronde alors que le vent cesse de me ballotter. Des deux, c'est surtout sa frangine qui morfle, mais le fait que je ne l'ai pas contré n'aide pas vraiment non plus. La tempête calmée, je m'arrête un instant sur ce que je dois faire. Bien sûr, projeter le reiatsu. On va commencer par le plus simple. Mon énergie est pas clairement au top en ce moment, comme je l'ai déjà dis à Taka, mon bankai a vraiment ruiné mes réserves mais si c'est simplement libérer une partie de ma puissance, je peux probablement le faire. En même temps, je vais pas lui demander son avis, je vais le faire tout simplement. Mon énergie crépite autour de moi, elle émane de moi, m'entoure comme un voile immatériel. Cela dit, c'est totalement différent de mon prof improvisé. C'est plus capricieux. Moins concentré, plus anarchique. Je le sens bien et jusque là, ça m'a jamais posé plus de problème que ça. Mon poing se crispe en même temps que ma mâchoire. C'est pas ce que je cherche. C'est trop fuyant, comme à cet instant, comme quand j'ai libéré la puissance de mon zanpakutô. Pareil.

Au lieu de se concentrer en un point, ma puissance fuit, littéralement. Et a ce moment là, lors de ce fameux combat, je n'avais rien pour la concentrer, pour me... protéger. Tout comme c'est le cas face à Taka. Cessant toute émanation de reiatsu, libérant les lieux de cette pression brumeuse et chaotique, je décrispe difficilement mes doigts pour signer de nouveau, préférant éviter d'employer des mots face à la frangine du blond – et sentant ma respiration plus chaotique, aussi. Mes mains s'agitent. Expliquant ce que je perçois difficilement, ce qui me gêne, aussi, dans tout ce bordel d'énergie. Je sais. Je sais la déployer. C'est tout de même important de lui préciser que c'est pas forcément ça le problème, pour l'heure. C'est autrement plus chiant. Et ça craindrait un poil si j'étais pas du tout capable d'émettre de l'énergie comme ce que je viens de faire. Déjà que mon bankai me vide, je serai même pas capable de le déployer sinon. J'ai l'impression qu'elle fuit plus qu'autre chose. Je gronde, pour faire bonne mesure et parce que cette éventualité me fait vraiment chier. J'ai une bonne analyse, en règle général, même si j'ai pas les termes théoriques exactes ou tout autre connerie du même acabit. Ouai, je suis simplet quand je parle, mais ça empêche rien. J'espère maintenant que Taka saura comprendre le bémol dans toute cette histoire. Après tout, c'est surtout pour ça que je suis là. Et si j'y arrive pas, c'est que je me suis trompé...

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Dim 22 Fév - 10:27

Raïtoku parvenait à dégager une bonne dose d'énergie, mais c'était trop... anarchique. Plutôt que de s'assembler dans un but précis, à savoir exercer une pression sur son opposant, de quelque nature qu'elle soit, pour l'empêcher de se battre correctement, son reiryoku semblait n'avoir qu'un seul objectif : quitter son corps, comme pour fuir cet homme. C'est vrai qu'il n'était pas des plus sympathiques, mais si même son énergie le fuyait, il était dans de beaux draps. Mais l'heure n'était pas à la plaisanterie. Lui aussi sentait le problème, et il le transmit au Kazegai en signant.

Son souci, c'est qu'il manquait un peu de finesse. Une petite dose de subtilité était nécessaire, justement pour empêcher l'énergie de se disperser. Elle était capricieuse, et il fallait lui crier dessus, un peu comme on le ferait avec un enfant insupportable. Une sorte de "Non ! Fais ton devoir, après tu pourras aller jouer". La métaphore était un peu idiote, et le Faucon s'abstiendrait de l'énoncer, mais elle était assez précise. Raïtoku avait le potentiel pour donner des ordres, ne lui restait qu'à trouver comment le faire.

La question était : comment le présenter à son élève ? S'il lui parlait de retenue, il allait lui rire au nez. Le Seigi ne savait que se donner à fond. Taka exploiterait une autre piste : quand on veut, on peut, disait un dicton. La solution, c'était d'intimer l'ordre à son reïatsu de se contenir. Le Capitaine de la Cinquième Division intervint donc, pour guider le Vice-Capitaine de la Septième Division vers ce qu'il espérait être la réussite :


- Le tout, c'est de rester concentré. Il faut que ton objectif soit clair dans ta tête : tu veux que ton énergie écrase ton adversaire, et tu ne peux pas tolérer qu'il y ait des pertes, puisque chaque être possède une quantité finie d'énergie. N'hésite pas à crier mentalement, si ça t'aide : personne ne le saura, et ça peut faire des miracles. Les premières fois sont les plus difficiles, puisqu'il faut non seulement libérer l'énergie mais aussi lui donner la forme qu'on souhaite, à savoir quelque chose qui écrase l'opposant. Après, ça devient automatique. Le tout c'est de s'entraîner. Tu as déjà la première étape : ne reste plus qu'à mettre la bride à ton reïatsu.

Le Faucon aurait préféré signer, pour suivre la tendance imposée par Raï, mais il désirait que l'entraînement soit aussi profitable à sa demie-soeur. Elle aurait peut-être à combattre sans lui, un jour, et il faudrait qu'elle sache se défendre contre les pressions spirituelles les plus puissantes. Croisant les bras, il ne lâcha pas le sourd du regard, attendant de voir si les pistes données l'aideraient à s'en sortir.

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Dim 22 Fév - 18:18

Taka avait visiblement analysé le problème de la même manière que moi, sauf que lui, il avait éventuellement une solution pour calmer la tempête. Enfin, j'enregistre ses paroles afin de trouver ce qui coince et d'agir en conséquence. Concentrer son énergie. Mettre la bride. Plus facile à dire qu'à faire mais je comprends le concept. Je relève pas le cri mental qui me demande de pousser, haussant simplement un sourcil circonspect quand il m'en parle. Soit. On va plutôt voir le reste pour l'heure. Libérer son reiatsu en ayant pour objectif d'écraser mon adversaire. Tout de suite, c'est quelque chose qui me parle beaucoup plus. Libérer et donner une forme... L'énergie du Kazegai prenait la forme d'une tempête de vent, clouant et écrasant son adversaire avec ses bourrasques cinglantes, elle était lié à son propre pouvoir élémentaire. Il n'était pas un maître des vents pour rien. Et moi maintenant ? Mon zanpakutô est lié au son. Est ce que c'est quelque chose à prendre en compte ou pas du tout ? Pff. C'est tellement pas mon genre de me prendre la tête avec ce genre de question existentielle. Écraser mon adversaire. J'ai pas besoin de son pour ça. Mes prunelles se fixent sur le faucon. Je n'ai pas à me poser trente six milles questions, je dois agir, essayer, encore et encore.

Voilà la raison pour laquelle je lui ai demandé à lui. Il sait comment me parler pour que je puisse comprendre où il veut en venir. Écraser mon adversaire sans qu'il n'y ait de perte inutile, sans que mon énergie ne fuit, en canalisant ce qui est anarchique. Je réessaye après une inspiration, libérant mon reiatsu qui m'auréole de nouveau. Ça reste semblable, un peu moins fuyant, mais c'est toujours pas ça et j'arrête rapidement ce second essais infructueux en grognant sourdement, la mâchoire crispée. C'est pas encore ça, même si je sens que je tiens un truc. Pour écraser un adversaire, faut en avoir un. Ma main bandée vient se poser sur la garde de mon zanpakutô, le dégainant dans un tintement presque inaudible. C'est pas forcément une intuition mais plus un espèce de besoin. Quand je combats, j'utilise toujours Hibiki, qu'il soit libéré ou non ne change rien à cette réalité. Ce n'est que lame au clair que je peux combattre. L'esprit de mon zanpakutô fait une incursion rapide dans le monde matériel, visible simplement à ma vue, un simple instant. Il ne dit rien, me regarde seulement, comme si il me mettait au défi. Un sourire amusé vient se perdre sur mes lèvres, plus éphémère encore qu'une rafale de vent, il ne laisse derrière lui qu'une attitude bien plus offensive. Garde basse, tenant ma lame à deux mains, épaules contractées, comme si j'étais près à m'élancer en avant d'un shunpô habile.

Taka doit connaître cette attitude. C'est ma manière de me battre et d'affronter mes adversaires désignés ou non. Sauvage, brutale. Ça, c'est moi. Cette fois, lorsque je libère mon reiatsu, quelque chose change. Ce n'est pas un détail, c'est simplement une part de moi que j'expulse en dehors de mon corps, cette soif d'en découdre, cette sauvagerie féroce qui me représente bien plus que n'importe quelle autre émanation d'énergie. La différence est loin d'être subtile, bien au contraire, elle est même foutrement plus impressionnante dans la sensation que j'en ai. Ça parait tellement plus naturel, instinctif, presque évident. Grisant, aussi. J'inspire et je cesse toute émanation. Silencieux, un frisson glisse le long de mon dos alors que je me redresse lentement après avoir inspirer un peu plus d'air. Mes mains sont moites - les bandages n'aident franchement pas et si la douleur est moindre, je sens encore la brûlure mordre ma peau.

Je guette la réaction de Taka. Après tout, c'est lui, le prof. C'est lui l'adversaire aussi.

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Lun 23 Fév - 18:50

Raïtoku prit note du conseil de Taka, et s'il ne cria sans doute pas, en revanche il prit ses aises et adopta une position de combat, dégainant sa lame et se mettant en garde. Farune le regarda avec méfiance, prête à intervenir, mais le Capitaine de la Cinquième Division l'en empêcha d'un signe rassurant : c'était la manière de faire du sourd. Il se mettait en condition. Et cette fois, il vint à bout de son objectif, et dégagea une véritable pression spirituelle, sauvage et violente : avec sa garde traditionnelle, il ressemblait à un fauve ramassé sur lui-même, prêt à se jeter sur sa malheureuse proie. Mais le Faucon ne l'entendait pas de cette oreille.

Il libéra lui aussi son reïatsu, et le grondement du vent vint apaiser l'énergie dégagée par le sourd muet. Le responsable des Archives prit également la peine de se rapprocher de sa demie-soeur et de l'englober dans sa sphère protectrice, puisque le choc des énergies aurait pu lui faire du mal. Raïtoku avait réussi beaucoup plus rapidement qu'Arisu, alors qu'il partait de beaucoup plus loin. Il était véritablement effrayant, avec une telle capacité d'apprentissage. Taka ne serait pas étonné si le sourd mettait moins longtemps que lui à atteindre son niveau actuel. Peut-être même qu'il le dépasserait.

Lorsque le Seigi cessa d'expulser son énergie, le Capitaine fit de même, puis tapa dans ses mains. Pour féliciter son ami de sa réussite. Tant pis si pour ça il avait dû se mettre en condition de combat : après tout, les âmes ne libéraient leur pression spirituelle que pour combattre, généralement. Ou pour enseigner, comme c'était le cas de Taka, mais il voyait très mal le Vice-Capitaine de la Septième donner des cours. Et puis, ça n'était que le début : nul doute qu'avec l'habitude, il serait capable de laisser émaner son énergie en toute situation. Maintenant, le responsable des Archives avait une ultime épreuve pour lui.

La même qu'avec Arisu. Invitant Farune à rester près de lui, il annonça au Seigi, en signant, qu'il allait libérer sa plus puissante pression spirituelle, et qu'il devrait y résister de son mieux, pour voir s'il ne venait pas d'avoir un coup de chance. Et puis, sans autre mise en garde, le Faucon laissa exploser son énergie. Elle se déchaîna telle une tempête autour du sourd, le clouant sur place et l'écrasant entre des souffles contraires comme au cœur d'un ouragan. Près de lui, sa demie-soeur trembla : même si elle ne subissait pas la pression, elle en discernait la violence. Mais Raïtoku s'en sortirait. Normalement.

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Lun 23 Fév - 23:17

Au vu de la réaction de Taka, contrant mon énergie avec la sienne propre, je suppose que j'ai bel et bien réussi mon défi. Mes mains crispées sur ma lame, je prends quelques instants pour analyser ce que je viens de faire, m'intéressant à mon ressenti, à la chaleur crépitante de mon énergie. Évidemment, c'est la première fois que j'expulse ainsi ma puissance spirituelle mais pour autant, ce n'est pas quelque chose qui m'est inconnu. Toute cette soif ardente, violente, brutale, ça a toujours été en moi, prisonnière de ce corps mais grondante dans chacun de mes muscles, dans chaque pensée toutes orientées vers un seul et unique but : vaincre. Alors finalement, c'est juste un moyen d'extérioriser une part de soi même, la prendre et s'en servir contre son adversaire. Je comprends mieux. Mes doigts glissent sur la garde de mon zanpakutô alors que je me redresse en abandonnant en parti ma position offensive en accueillant le claquement de main de Taka avec un haussement de sourcil amusé – c'est pas comme si je pouvais l'entendre, mais je capte l'intention derrière le geste.

Et finalement, j'ai le droit à un défi. La plus puissante émanation d'énergie spirituelle du Kazegai... En voilà, un challenge intéressant. C'est un sourire féroce qui vient ourler mes lèvres en réponse, acceptant sans hésitation l'offre du capitaine de la cinquième. Il a jamais utilisé ce genre d'artifice avec moi, peut être par pitié ou pour me ménager, qu'importe au fond, je lui en veux pas non plus mais pouvoir en profiter maintenant me paraît bien plus intéressant. Il ne suffit que d'un geste pour qu'une véritable tempête ne se profile, un ouragan étouffant qui vient d'un seul coup s'abattre sur mes épaules, me clouant sur place. Étouffant, violent, il m'écrase littéralement et pour la première fois, je vois tout cette force que le faucon m'a dissimulé. La différence est impressionnante. Vertigineuse. Serrant ma mâchoire, mes doigts se crispent sur Hibiki en réponse, mes prunelles se plantant dans le regard émeraude de mon ami. Cet adversaire bien plus fort que moi à l'instant, capable de libérer une telle puissance qu'il en fait trembler mon monde. L'écart de puissance est là. Je suppose qu'un type normal se sentirait abattu face à pareil démonstration de force... mais je suis pas un type normal, bien au contraire.

Alors c'est ça qu'il gardait en lui... C'est contre ça que je veux me battre, contre ce déferlement grondant, accablant qui pèse rudement sur mes épaules, me déchire et m'agresse. Mon reiatsu se libère en réponse, suivant le rythme effréné de mes pensées. Il crépitent et même si il demeure bien plus faible que ne l'est celui de mon adversaire désigné, il fait une protection plus efficace que ne pourrait l'être mon énergie fuyante. Un grondement sourd racle ma gorge alors que la pression n'en demeure pas moins éreintante à subir, surtout en l'état actuel des choses. Mon énergie n'est pas intarissable et elle est pas au top du top en ce moment, en plus. Alors je serre les dents, affrontant et faisant face au Kazegai non sans en subir les dommages. L'effort commence à me faire ployer. Je suis plus têtu qu'une buche mais je suis pas invincible non plus et quand Taka cesse son émanation, je sens mes genoux cogner le sol sans même m'en rendre compte. Mon Zanpakutô demeure accrocher à ma main mais ma respiration saccadée est seule à répondre à ce silence d'après guerre.

Et tu me cachais ça. Je sens la sueur glisser sur mes tempes mais je m'en fous, préférant observer la réaction de mon adversaire désigné en récupérant. J'ai encore de quoi m'améliorer. La fossé est là... Me reste plus qu'à le franchir. Pour l'affronter, vraiment, pleinement. Je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin... Pas du tout.

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MessageSujet: Re: La force du silence [PV Taka]   Mar 24 Fév - 21:37

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Taka n'avait jamais eu l'occasion de donner pleine mesure à son reïatsu face à Raïtoku. Certes, il lui était déjà arrivé de se battre contre lui en libérant sa pression spirituelle, mais c'était avant qu'il n'atteigne le niveau qui était actuellement le sien. Et si le sourd fit de son mieux, laissant lui aussi s'échapper son reïatsu, avec autant de brio que la première fois, confirmant par la même que ce n'était pas un coup de chance et qu'il savait bel et bien faire, en revanche il ne réussit pas à se prémunir pleinement des effets de l'aura du Capitaine de la Cinquième Division.

Ce dernier cessa donc de tourmenter son ami, et alors qu'il devait être libéré d'un grand poids, le Vice-Capitaine de la Septième Division tomba sur les genoux. Il trouva la force de faire un commentaire sur la situation, et le Faucon répondit de la même façon, malicieux, qu'ils étaient quittes, faisant là référence au Bankaï de son sparring partner préféré. De son côté, Farune regardait son demi-frère et Capitaine avec admiration et déférence : qui aurait cru que le docile servant soit en réalité si puissant ? Et même s'il l'avait mis au courant concernant leur ascendance commune, elle n'avait pas l'air d'y croire. Sûrement le temps qu'elle réalise. C'était la meilleure solution : il n'y aurait pas d'ambiguïté comme ça.

Taka souffla, puis s'essuya le front d'un revers de main : lui aussi venait de libérer beaucoup d'énergie alors qu'il n'était pas entièrement remis de sa terrible bataille. Marchant lentement jusqu'à son trapu camarade, il lui tendit la main et l'aida à se relever, avant de lui donner une tape sur l'épaule et de lui sourire : il venait de faire un pas énorme aujourd'hui, et il partait avec de bien meilleures chances de survie pour les combats à venir. Et il ne stopperait sûrement pas là : ce n'était pas son genre. Il continuerait à s'entraîner sans relâche, à coup sûr.

Désormais, le Kazegai aspirait à prendre un peu de repos. Sa demie-soeur lui proposa de vérifier si aucune blessure ne s'était rouverte, mais il refusa d'un geste de la main. Il allait bien. Elle essaya bien d'objecter, mais il la rassura d'un sourire : il allait bien, il lui jurait. Puis, le responsable des Archives reporta son attention sur le défenseur du Rukongaï, qui avait l'air remis de ses émotions. Il signa alors ses salutations.
* Va donc te reposer un moment, Raï. Tu l'as bien mérité. Bravo pour ce que tu as fait, on pourra s'affronter un peu plus violemment la prochaine fois. * Et avec un clin d’œil malicieux, il laissa là son ami, quittant la salle d'entraînement, Farune sur ses talons.

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La force du silence [PV Taka]

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