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 Perte de temps ? [PV Tama]

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MessageSujet: Perte de temps ? [PV Tama]   Jeu 26 Fév - 21:17

Vice-capitaine. Ce mot me perturbe un peu moins, même si il me paraît toujours absurde accolé à mon patronyme. Peut être parce que c'est un temps de crise, et que j'ai pas trop le temps de m'attarder sur cette étrangeté supplémentaire, ou tout simplement que je commence enfin à m'adapter à ce rang, à force de devoir gérer ce que j'ai pas l'habitude de gérer. De mauvaise grâce, bien généralement, sans trop y mettre les formes non plus, mais bon, j'ai pas à être quelqu'un que je ne suis pas. Et si un shinigami de la septième survivant est pas content, il a qu'à prendre ma place. Étrangement, ça se bouscule pas au portillon pour et je pense que c'est de toute façon trop tard. Le capitaine a choisi, personne ose trop discuter ses ordres. Même plus les miens, d'ailleurs. C'est pas un mal, ça se disperse en ordre plus ou moins ordonné, faut croire que je suis pas le seul à devoir m'acclimater. J’ai commencé par secouer des puces, de ci de là, et à force, ça rentre dans le rang, plus ou moins facilement – de gré ou de force de toute façon, c’est pas comme si on leur donnait le choix. S’ils ont le temps de se lamenter, de pleurer ou autre, et bien, ils ont aussi le temps de se bouger le cul à faire quelque chose de plus utile. C'est pas le travail qui manque actuellement, encore moins maintenant et en sachant que je vais devoir gérer ça seul dans pas longtemps, pendant un temps tout aussi indéterminé, ça me flanque d'avance une migraine pas possible. Vaut mieux pas trop y penser tout de suite, j'ai d'autres chats à fouetter de toute façon.

Je me suis réveillé quelques heures avant l'aube aujourd'hui, profitant d'une poignée d'heures de sommeil pas forcément volées qui s'ajoutent à celles récupérées par ci, par là depuis l'attaque. J'ai jamais été un gros dormeur et je suis habitué à rester sur le qui-vive, vestige d'une vie passée sur le fil, alors ce rythme ne me dérange pas plus que ça. Mon corps et mon esprit y sont habitués depuis longtemps et de toute façon, j'aurai pas fait long feu sans ça même si la situation n'est plus du tout la même qu'à l'époque. Qu'importe. Ma main enrubannée de ses bandages comme sa jumelle vient s'échiner à rendre encore plus indomptable mes épis corbeaux - avec un soupçon de douleur. Encore une fois, je me retrouve face à un shinigami qui se sent obligé de faire trois courbettes avant de me tendre, l'air tout tremblant, un rapport ou que sais-je autres papelards qui va rapidement aller rejoindre la pile dans ce bureau. Avec tout ces papiers, on pourrait faire un grand feu de joie en plein milieu de la zone en ruine du rukongai – histoire d'achever le coin et de le recouvrir de cendre après les cadavres – mais je garde cette idée pour moi. Bon gré, mal gré, en grognant pour la forme je récupère l'objet du délit, laissant le dieu de la mort retourner à sa division avec autant de vaillance que possible. Je jette à peine un œil au titre dudit rapport pour me rendre directement dans le local qui me sert de fourre tout administratif. Des jolies piles, bien rangées s'érigent sur ce dernier et m'attendent bien gentiment depuis la dernière fois que je suis venu – la veille, en réalité. Faudrait que je m'y mette. Sérieusement. Mais pas tout de suite, j'ai déjà prévu quelque chose ce matin, et c'est en délaissant mon nouveau fardeau sur le bois sombre, à côté de ses nombreux copains que je ressors aussi sec de la pièce. Tout ça pour tomber nez à nez avec Aokideso. Il a l'air surpris et je remarque son regard qui dévie sur la pièce avec un rien de circonspection ennuyée, ou peut être un espoir déçu.

Vice-capitaine Seigi ? Vous partez ? Ça ne me fait carrément rien de ruiner ses espoirs et c'est en fermant la porte derrière moi que j'acquiesce simplement, n'émettant pas le moindre son en échange si ce n'est un grondement presque inaudible. Si j'étais pas sourd, j'aurai entendu son soupir à fendre l'âme, cela dit, je ne fais que voir sa mine déconfite à peine un instant. Il a franchement plus le même comportement avec moi depuis l'attaque. C'est assez... étonnant, on va dire. Enfin, j'ai des choses de prévu ce matin, et c'est pas en m'enfermant dans un bureau que je pourrai m'en occuper.

Le plus dur maintenant, ça va juste être de trouver. Quand je pense que tu cherches sa baraque alors qu'elle voulait t'y inviter. Je gronde sourdement alors que je me dirige vers le lieu en question, ignorant autant que faire ce peut les palabres franchement emmerdantes de l'esprit de mon zanpakutô. Depuis que j'ai cette idée dans la tête, il s'en amuse et depuis qu'il sait que ce sera aujourd'hui, il est d'une humeur particulièrement enjouée. J'ai jamais pris la peine avant aujourd'hui de m'occuper des autres. Chacun dans son coin, s’entraînant à sa manière, en solitaire ou non, qu'importe, je m'en suis jamais spécialement intéressé. Pourquoi je l'aurai été, après tout ? Je me pose toujours cette question, sourde, muette, je fais mon possible pour l'ignorer d'ailleurs. Pourquoi est ce que je me préoccupe d'eux ? Ils ne te comprennent pas.

Est ce que j'ai envie d'être compris ? Non. Je m'en fous. Qu'on est peur. Qu'on m'évite. Qu'importe. Mais il n'empêche que je suis là, face à cette porte. Et je toque le battant en bois, tout bêtement. Je suis pas du genre à me poser trente milles questions avant de faire quelque chose. Botter des culs, je sais faire. Le sien ou un autre, quelle différence ? Et si elle est un peu comme moi, elle apprendra. Un peu.

Ça serait idiot qu'elle meurt connement. J'aime pas perdre mon temps, après tout. Elle a pas intérêt à me le faire perdre, surtout.

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Dernière édition par Seigi Raïtōku le Ven 27 Fév - 8:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Ven 27 Fév - 2:10

Trop fatiguée et amenuisée, elle n’avait eu qu’une envie, choir dans un coin pour s’endormir. Bien sûr, pour ne pas gêner qui que ce soit avec l’odeur de sang présente sur elle à force d'extraire les corps des débrits, Idjouher avait dormi sous le porche à l’arrière de la maison, vue sur la cour, un petit jardin où ils laissaient les fleurs sauvages et l’herbe pousser. Pendant toute la nuit, Abbes avait veillé sur elle telle une gargouille silencieuse, consciente que c'était une de ses missions les plus difficiles car après tout, le Rukongai était sa patrie, leur patrie. Si pour lui c'était un triste constat, Idjouher devait le subir sans montrer d'émotion. L'aurore venue, Il la réveilla en douceur pour qu’elle ait le temps de se laver. Il l’avait aidée à enlever le sac de glace devenue eau tiède qui avait fait passer en quelques jours les marbrures violacées à l’œil et la joue à une tâche jaunâtre en voie de guérison, puis à se débarrasser des derniers bandages pour les mettre à laver plus tard et lui avait préparé un bain à température ambiante. Un bain, c’était juste un bassin faire avec du bois solide hors du sol pour la placer où l’on voulait, assez volumineuse pour faire tremper tout le linge de la maison ou laver les enfants presque tous en même temps. Ils avaient beau être à présent dans le premier district, les vieilles habitudes avaient la vie dure. Ils refusaient le gaspillage, tout se faisait en même temps, on décidait avec le voisinage s’il y avait un manque à combler, des réparations à faire… Par contre, elle n’allait pas s’habituer à avoir un mur protégeant la cour. A Inuzuri, tout était ouvert, si on voulait du privé, encore fallait-il avoir les moyens d’y arriver. Et par moyens, on parlait de puissance. Cet écart était vertigineux, on aurait dit deux mondes différents.

Dans son bain, Idjouher rassura Abbes ; ce faisant, il la laissa pour préparer quelque chose à manger pour elle en prenant avec lui ses vêtements et ses bandages ensanglantés. Elle avait l’impression de dériver dans le vide, sentant son visage, son torse, ses cuisses se transformer en plexiglas à laisser l’eau s’écouler sur sa peau émergée, s’évaporer ensuite. Lassée par cet état de langueur évanescente, la Kabyle s’immergea complètement dans l’eau, entendant seulement les bruits de l’eau et les herbes folles frotter à peine contre le bois au rythme des rafales matinales. Cela faisait plusieurs jours qu'elle tentait de se souvenir de la fin de l'attaque de Sima, impossible de renouer avec cette expérience ; comprendre, revivre ce moment où seule la mort l’aurait forcément attendue. Les bras qui l’avaient portée étaient trop secs, des pattes aurait-on dit, il s’agissait donc de son ennemie qui l’avait isolée. Peut-être pour la manger en paix. Ce n’était pas ça le plus important, c’était ce silence d’or qui l’avait enveloppée, rompant totalement le contact avec ses veines qui étaient en train de battre sur ses tempes, son cœur qui pulsait, non, plus rien. Elle avait pensé que cela avait signé sa fin. Du rien. Le néant total.

Souviens-toi… Souviens-toi…

Ces mots étaient la clé du pouvoir de feu son mentor, Qismat, pour libérer son Shikai. Peut-être que d’une formule transformant un wakizashi en dague étincelante pouvait lui donner la clef libérant ses souvenirs comme des grains s’écoulant dans un sablier.

"Dom."

C’était son pied qui frôlait le rebord, s’agrippant pour garder le corps bien immergé.

"Dom !"

C’était son cœur qui commençait s’accélérer à force de manquer d’oxygène. D’abord…

"DOM !"

Tout à coup, Idjouher s’extirpa hors de l’eau, regardant le ciel, puis autour d’elle. Rien. La nuit retirait son voile avec lenteur mais sûrement, le jour allait arriver. Malgré les morts. Malgré les ruines. Malgré les doutes.

Quelle idiote. Elle avait pensé que l’orage s’annonçait. Et elle pensait réellement vivre ce que Saif-al-jawza lui assurait. La voix de la raison lui pria de ne pas y croire, que Saif-al-jawza mentait, que rien n’était vrai. Ou un tir perdu avait peut-être percuté l’Arrancar ?

Cela suffisait pour aujourd’hui.

Elle fit taire toutes les voix, de la plus sérieuse à la plus folle en exécutant ses ablutions, la seule chose qui arrivait à l’isoler du monde, c’était bien celle-ci. Laissant son âme la conduire dans des chemins familiers mais en partie détruites par son passage de vie à trépas puis d’âme humble et errante pour finir trancheuse d’âme au clair, la Kabyle récita ses prières. Elle comprenait parfaitement ses paroles, louant Dieu, louant forcément le Roi des âmes. Cependant, elle gardait sa foi intacte, comme si elle n’avait été jamais au fait de ce qu’il y avait au-delà de la Soul Society. Juste un vestige, des convictions qui avaient un seul but : faire d’elle quelqu’un de meilleur auprès des autres, envers soi-même.

Soi-même. L’individu qu’elle négligeait. Si l’Humaine qu’elle avait été autrefois pouvait parler, lui aurait-elle donné les mêmes consignes que Seigi Raïtoku ? Pour l’instant, la réponse était hors de portée. Le devoir avant tout.

Akatane était enfin réveillée. Silencieusement, elle remercia la déité priée plus tôt d’avoir amenée son amie à s’extirper de son lit, qui prudemment mit des chaussures pour fendre la forêt d’herbes folles et prendre Idjouher dans ses bras sans même penser à l’eau froide qui allait être absorbée par ses vêtements.

Elle ne dit rien. Ni pleura. Aucun rire. Aucune plaisanterie.

Une embrassade qui signifiait : « Je sais que tu recommenceras demain mais bienvenue chez toi. »

Oui. Il y avait eu tant de victimes. Idjouher dormait dehors juste pour ne pas apporter l'odeur de la mort dans leur foyer encore nouveau pour eux.

Et l’aube arrivait. Traîtresse, elle n’arrivait pas seule.

- Quelqu’un va toquer à la porte, vas-y, je vais me sécher.

Et comme réponse, un baiser sur la joue, bien appuyée où ça faisait mal bien sûr et la jeune japonaise vêtue d’une robe de maison rouge entreprit de faire le tour, passant par le porche pour rejoindre l’entrée. Autant dire qu’elle ne s’attendait pas à cette scène : Abbes, l’homme bien bâti par le travail en extérieur et sûrement plus, mesurant le bon mètre quatre-vingt-dix, arborant un visage sévère encadrés par ses cheveux châtains mi-longs face à un Shinigami qui avait la même carrure que lui, les mêmes traits sévères mais…en plus petit.

Akatane fit rapidement le listing, en prenant bien sûr la peine de ne pas se gêner pour le reluquer.

Cheveux noirs et courts, check. Un mètre soixante-quinze, check. Japonais, l’évidence. Et la surdité ?

- Abbes ? C’est le Vice-Capitaine, c’est ça ?

Aucune réponse, Abbes laissa Lalla Zohra, la doyenne de la maisonnée accueillir Raïtoku d’un sourire tendre, celle d’une grand-mère patiente et avec un plateau où trônait deux tasses de thé à la menthe, des gâteaux sablés ainsi qu’une petite assiette de morceaux de poivrons verts et rouges.

- Suivez-moi je vous prie. Elle est à l’arrière de la maison, invita la doyenne, lentement.

Abbes ne prit pas la peine d’attendre et prit le plateau à la place de Lalla Zohra qui fit signe à Raïtoku de la suivre, prenant le même chemin qu’Akatane pour venir. Cette dernière ne se gênait pas pour déshabiller le Shinigami du regard, marchant à reculons pour lui faire face.

- Je ne vous imaginais pas aussi attirant… Il ne faut pas le prendre mal. Elle ne sait faire que des portraits robots malheureusement, plaisanta Akatane qui se mit à prendre les devants pour rejoindre en premier Idjouher.

Au final, elle fut ravie de la voir habillée d’un shihakushô et d’un hakama de rechange, plaçant déjà son zanpakutô à la ceinture.

- Tu n’aurais pas pu dire qu’il s’agissait de lui ? scanda Akatane.
- Tu l’as deviné, non ?
- Eh bien, ma chère, je suis au regret de te dire que tu ne sais pas donner les bonnes informations. Il est aussi musclé qu’Abbes ! Dingue non ?
- La musculature ne fait pas tout chez les Shinigami, Aka
, tenta-t-elle de tempérer.
- Ô joie et félicité…je n’en suis pas ! gloussa Aka, apparemment heureuse de ce constat.

Pendant la discussion, Lalla Zohra s’assit contre le mur sous le porche, suivi d’Abbes qui plaça le plateau devant la doyenne. Idjouher dépassa Akatane pour aller accueillir son supérieur, en signant et en mimant avec ses lèvres déjà moins gonflées qu’hier soir.

- Bonjour. Je suis désolée pour A K A T A N E, quoi qu’elle ait pu dire.

Sur ces excuses, Idjouher se retourna pour faire un geste à Aka, signe qu’elle devait partir. Abbes, quant à lui, ne laissa pas Akatane répondre et la prit dans ses bras pour disparaître dans la maison qui commençait à accueillir de plus en plus de personnes qui se réveillaient.

Lalla Zohra demanda tout de même une autre tasse de thé à Akatane avant qu’elle ne soit forcée à traverser le seuil.

Rassurée, Idjouher fit de nouveau face à Seigi Raïtoku.

- Que puis-je faire pour vous ? Une urgence ?

Quoi qu’il allât lui demander, au moins, ses jambes étaient opérationnelles sans abuser des shunpô, son épaule gauche la lançait encore et son visage lui faisait encore mal.

Inspirant un bon coup, Idjouher se prépara à accueillir ce qu’il y avait de pire comme réponse possible de la bouche de l’officier.

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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Ven 27 Fév - 19:46

Je me suis reculé de plusieurs pas avant même que quelqu'un ne vienne me répondre, ma main glissant sur la garde de mon sabre dans un réflexe probablement inutile. Mais ça me permet de me concentrer, aussi. Il n'y a pas qu'une seule personne ici. Et j'attends, laissant le temps à Hibiki de placer quelques paroles supplémentaires que j'ignore avec la force de l'habitude. Il lui en faudra plus pour se taire définitivement, et je crois qu'il est parti pour profiter de cette exception qui me paraît déjà assez dérangeante en soi. Je n'ai pas le temps de me poser plus de question qu'un homme appairait dans l'encadrement de la porte. Ce n'est pas la personne que j'attends qui finit par l'ouvrir, mais soit. Un type grand, à la peau basanée et au visage sévère avec lequel j'échange un regard neutre et surtout, pas un mot. Ce n'est pas lui que je cherche ou que j'attends, et je sais que je me suis pas trompé d'endroit. On se regarde en chien de faïence pendant une poignée de secondes et ce, jusqu'à ce que d'autres suivent. Je ne m'étais pas vraiment attendu à me retrouver face à autant d'individus d'horizon aussi différents en venant taper à une porte. Autant ce gars me paraît venir d'une contrée semblable à celle de Tama, autant la femme qui contourne la maison pour arriver sur le côté – et dont j’aperçois le mouvement plus que les paroles - me paraît plus japonaise. Et bah, y en a du monde par ici. Et ça m'irise le poil, d'ailleurs.

Non. Je ne m'attendais pas à me sentir envahi simplement en venant récupérer la shinigami, et si j'avais su, je pense que je me serai abstenu. Je suis pas du genre à fuir la confrontation, et présentement, j'ai pas non plus de raison de le faire, il n'empêche que je me sens pas franchement à l'aise ainsi entouré. J'ai l'habitude de vivre seul, moi, d'être seul surtout, alors même si je commence à m'habituer avec mon nouveau grade – qui commence à plus être si nouveau que ça, en réalité-, ça me rend pas joyeux pour autant. Plutôt tendu, même. Mon regard vient finalement se poser sur la dernière pièce rapportée, une femme d'un certain âge au visage avenant et portant entre ses mains noueuses un plateau de bois encombré de tasses de thés et de gâteaux – c'est une maladie je crois, les gâteaux. J'ai pas franchement l'habitude de côtoyer des grands mères et ça a quelque chose de... dérangeant. Sans que j'en comprenne vraiment la raison, d'ailleurs. Ignorant cette fugace impression, j'adresse à la doyenne un simple signe de tête avant de lui emboîter le pas à elle et à celui qui m'a accueilli à l'entrée. La nana qui a débarqué de presque nul part s'avance en me faisant face et je lui adresse ce qui doit être un regard un rien étonné – voir perplexe. Est ce qu'elle est au courant pour ma surdité ou bien elle est une habituée de ce genre de comportement ? Va savoir.

Un haussement de sourcil suit ses paroles que je traduis sans vraiment y penser. Pardon ? Qu'est ce qu'elle me raconte, la japonaise ? Le rire de l'esprit de mon sabre résonne dans mon crâne comme un écho doucereux. Il se fout littéralement de ma gueule. Ahah ! C'est une marrante elle ! Je l'aime bien. Tu parles. Je sais même pas de quoi elle me parle, même si je suppose que ça signifie probablement que Tama a parlé de moi à ces gens – ou j’hallucine peut être... Mouai. On va dire que je n'ai rien lu et je préfère laisser dériver mon regard sur ce qui m'entoure, observant l'environnement dans lequel vit la shinigami et ces quelques colocataires. Un coin tranquille, bien loin des baraquements dans lesquels je me terre moi même quand j'ai besoin de repos – mais bien plus semblable à cette maison abandonnée dans laquelle j'ai passé quelques heures il y a peu. J'ignore la sourde impression qui m'étreint à ce souvenir alors que Tamanart vient vers moi après avoir discuté avec son amie, me saluant dans son uniforme de shinigami. Elle a une meilleure gueule que juste après l'attaque, mais ça, je l'avais déjà remarqué avant de venir ici. Sur sa joue, son bleu a pris une étonnante couleur qui se marie bizarrement avec la carnation halée de sa peau. Bonne chose cependant, j'ai moins de mal à lire sur ses lèvres, ça facilite le dialogue.

Akatane. Mon regard dérive jusqu'à la japonaise habillée de rouge en supposant que c'est d'elle, qu'elle parle. Bien décidé à ne pas relever ce que cette dernière a débité, je hausse simplement les épaules. J'en fais de toute façon peu cas. Et puis elle a pas à s'excuser pour le comportement des autres, on dirait Taka avec ses pires travers. Souvenir, souvenir. Après ces quelques excuses, la guerrière en profite pour faire disparaître son amie et l'autre type aussi bavard que moi qui se rend avec elle dans la maison, nous laissant seulement à trois dans l'arrière cour. Je me sens un peu moins à cran, mes épaules raidies par une tension invisible se déliant à peine alors que ma main se décide à abandonner mon zanpakutô. Il reste une inconnue et pas des moindres. Mon regard acéré vient un instant se poser sur la vieille femme qui, assise, paraît tout droit sorti d'un espèce de conte étranger. Je me ré-intéresse à la shinigami lorsque cette dernière me demande pourquoi je suis là. Une urgence. Quelque part, ouai, un peu. Elle doit urgemment se mettre à niveau si elle veut pas se retrouver en pire état la prochaine fois. Surtout avec ce qui se prépare.

Comme d'habitude avec l'étrangère, je signe en même temps que je parle, laissant pour la première fois depuis le début de cette journée ma voix s'élever dans l'air morne de cette longue matinée. En quelque sorte. N'étant pas un adepte du tournage autour du pot, je joue la carte de la franchise immédiatement. Tu vas venir t’entraîner avec moi. Maintenant. Et je parle pas de langage des signes. Ces paroles me laissent un arrière goût particulier dans la bouche. C'est pas naturel, pas habituel, un peu comme lorsque j'avais demandé de l'aide à Taka. Ça avait marché, certes, mais il n'empêche que c'est pas normal chez moi, que ce soit de demander de l'aide ou bien entrainer quelqu'un d'autre. Pas du tout même, et Hibiki ne perd pas une miette de mon défilement de pensée. Tu sais, j'aime bien ta vie depuis que tu es Vice-capitaine, moi ! Je le laisse de côté, ignorant l'amusement perçant la voix de la créature. Mon brassard n'est plus sur mon bureau, mais bel et bien attaché à mon bras, là où il doit être. Ce mot est toujours bizarre mais on finit par s'habituer et là n'est pas la question pour l'instant. Vice-capitaine ou pas, j'aurai fait de même, mais on le saura jamais vraiment.

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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Lun 2 Mar - 16:49

Qu’est-ce que c’était ? Là ? Passait-elle son temps à voir des choses en lui qui n’existaient pas ? Ces apparitions qui disparaissent en un clin d’œil ? Dormait-elle encore entre deux prières adressées pour ceux qui avaient péri et survécu ?

Idjouher oscillait entre mensonges et vérités depuis sa formation au sein de d’Omnitsukido mais en ce moment, cet homme lui faisait l’effet d’un miroir déformé. La tension dans ses épaules, oui, elle l’avait déjà vue. Quand il était sous pression par des situations qui l’envahissaient de questions de plus en plus nombreuses ou juste par des détails ennuyeux, le soupir n’existait pas chez lui, ses épaules parlaient à la place de ses lèvres et de ses poumons. Cependant, elle était bien en train de discuter avec Akatane, elle aurait juré voir autre chose.

« Un souvenir insoutenable. Comme moi. »

Priorités.

Priorités. Devoir. Entraînement.

Voilà. C’était plus dans ses cordes. Elle ne saurait comment lui formuler des questions et lui refuserait de répondre.

Attendez. Entraînement ?

- Je…vous demande pardon ?

Si on faisait le compte, cela faisait bien huit ans qu’elle ne s’était pas entraînée avec quelqu’un. Entraîner des troupes, oui. L’entraîner elle, non. Elle rêvait. Maintenant, c’était sûr. Elle n’avait pas eu les supérieurs les plus attentifs, cela n’entachait pas leur efficacité, mais cela avait mis certaines choses au clair pour elle : elle devait s’en remettre qu’à elle-même. C’était illogique, Raïtoku lui avait même dit de s’occuper surtout d’elle, peut-être même en l’incitant à ne pas s’occuper de lui. Pourquoi ce changement ? C’en était un. Et même si l’invasion de Sima avait changé beaucoup de choses, elle n’était qu’un siège et pas parmi les premiers. Un entraînement général des troupes aurait fait l’affaire. S’il était venu ici, c’était pour l’entraîner seulement elle. Cela soulevait la question "pourquoi ?" et l’éventualité qu’elle était au final le maillon faible de la Division 7.

Je suis en retard à ce point ?

Je ne pense pas, Sai. Cependant, s’il y a bien une question à poser, c’était bien celle-ci.


Son instinct lui soufflait derechef que ce n’était pas le bon moment. Et apparemment, Lalla Zohra avait le même souffleur qu’elle.

- Si je peux vous suggérer un conseil, prenez un petit-déjeuner avant. Sans forces, vous perdrez votre temps. Tous les deux, recommanda Lalla Zohra en faisant signe d’approcher.
- Il est vrai que sans forces, l’efficacité sera mise à mal… Je n’ai pas encore mangé, voulez-vous vous joindre à nous ? Cela ne sera pas long et je vous suivrai, promit Idjouher en signant tout en parlant.

Alors qu’elle allait tourner les talons, elle ajouta :

- Et nous serons que trois seulement.

Autant préciser. Cela ne devait pas être évident autant de monde à la fois déjà qu’elle le voyait souvent dans son bureau. Seul. Ou ailleurs. Certainement seul.

Une coïncidence, une simple coïncidence.

La réponse venue, Idjouher s’approcha de Lalla Zohra et s’installa du côté de la porte pour laisser le côté jardin à son supérieur. Même à l’extérieur de la maison, sous le porche, il y avait des risques que la tension revienne. Autant lui laisser une grande zone de fuite possible pour qu’il ne se sente pas oppressé. Elle compta les verres remplis de thé, il n’y en avait que deux. Par politesse, la Kabyle laissa les tasses pour Raïtoku et Lalla Zohra et commença à manger un gâteau sablé jusqu’à ce qu’elle entende des pas venant vers eux, provenant de la maison. Ainsi, arriva Akatane avec une tasse supplémentaire de thé fumant qu’Idjouher prit entre les doigts en la remerciant. Sur ce, la jeune demoiselle signa "Bon appétit", toute souriante.

- Vous avez vu ? Moi aussi je peux apprendre ce langage ! Idjouher s’y applique presque tous les soirs mais je parie que je peux être plus rapide qu’elle…

En simple réponse, Idjouher signa parfaitement bien "On voit un peu trop tes seins. Cache-les tout de suite. Nous avons un invité." devant une Akatane perplexe, incapable de comprendre le sens de la phrase.

- Je crois qu’elle voulait te demander d’arranger ta tenue, plaisanta Lalla Zohra à moitié.
- Eh bien ? Mon décolleté n’est pas beau, c’est ça ?
- Il s’agit de mon Vice-Capitaine et non d’un voisin.
- Tu dis ça car tu es jalouse…
taquina la japonaise un peu trop sûre d’elle.
- En quoi des seins plus gros seraient un avantage ? demanda naïvement Idjouher en rompant du pain pour manger un peu de poivrons.

Akatane sembla heureuse d’accueillir cette question et éclaircît sa voix.

- Les seins sont le symbole de la féminité ! Plus c’est gros, mieux c’est !
- Donc…Lalla Zohra est la plus féminine de la maison en suivant ta logique.


Alors qu’elle alla répliquer, Akatane vira son regard entre la poitrine de la vieille dame qui ne broncha pas et la sienne jusqu’à ce que des mains immenses enserre sa taille pour l’entraîner dans la maison. Abbes était arrivé. Sans se presser. Assez lent pour laisser le temps à Akatane de répondre :

- Je t’aurai un jour ! Je t’auraaaaaaaaaai !

Fin de la pièce. Cela suffit pour Lalla Zohra à rire de manière discrète, rire qu’elle jugula en buvant un peu de thé à la menthe. Idjouher l’imita et accéléra le rythme pour manger un peu plus vite pour combler un retard qui risquait d’user ce qui restait de patience chez Seigi Raïtoku.

- Dans tous les cas, je suis contente que tu t’entraînes de nouveau avec quelqu’un, Idjouher. Cela t’aidera à te dépasser et à sortir de ta coquille aussi.
- Lalla, cet entraînement est sérieux, cela ne servira pas pour que je…sorte de ma coquille.
- Ce que je veux dire et que si vous êtes amenés à combattre ensemble, il vaut mieux vous entraîner ensemble. Et que tu puisses revenir en vie, ya benti. Je vais préparer les glaçons pour ton retour.

Lalla Zohra savait sceller une discussion avec ces deux mots magiques, « ya benti ». Ma fille. Sans qu’elle ne comprenne, ces mots étaient à leur place. Ils s’imbriquaient de manière tellement parfaite en son cœur que cela ne l’avait jamais choquée, aucune question ne troublait la surface de son esprit. Pas même par un simple geste comme un baiser sur le front de la part de la doyenne qui prit congés de Raïtoku poliment et retourna dans la maison.

Ils n’étaient plus que tous les deux. Idjouher opta pour le silence et boire d’un trait son thé pour mettre ses tabi qui allaient encore la déranger. Autant faire dans les règles tout en profitant du calme et de sa digestion. D’un bond, elle alla vers un tonneau couvert rempli d’eau pour rincer sa bouche et revint vers Raïtoku.

- Je suis prête, signa-t-elle sans mimer sur les lèvres.

Elle allait se donner à fond quitte à se blesser autant que pendant l’invasion de Sima. Peu importait les raisons de sa venue. Il montrait du sérieux, elle allait lui en donner pour son argent.

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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Mar 3 Mar - 21:21

Je ne réponds rien à son étonnement. A vrai dire, c'est surtout que j'ai absolument rien à en dire et j'ai pas franchement l'habitude de m'expliquer quand je fais quelque chose. Ça change pas, en gros. Et puis c'est une question rhétorique, de ce que j'en sais alors je m'abstiens et finalement, la vieille nous invite à prendre un petit déjeuner. J'en ai déjà pris pour tout avouer, je suis pas le genre à partir affronter une journée avec rien dans le ventre, surtout quand j'ai prévu un entraînement. N'ayant rien à en redire, je finis par suivre, un peu raide, pas franchement à l'aise avec la situation présente. Rien de dramatique et mon visage demeure aussi neutre que possible, haussant les épaules de manière équivoque en suivant la shinigami. Seulement tous les trois, hein. Ça faisait déjà deux personnes de trop, ou au moins une, mais je m'installe finalement en avisant mon environnement d'un coup d’œil rapide mais précis. Observer, ça me connaît et c'est un besoin plus que nécessaire pour moi. La tasse de thé posée devant moi laisse échapper une fragrance mentholée dont je suis pas trop coutumier. Enfin, faut dire que je bois pas du thé tout le temps non plus, surtout que je sais pas le faire, ce qui règle en parti la question. La tension revient au même moment que la japonaise qui apporte une autre tasse à Tama qui n'en avait pas jusque là, et j'observe sans vraiment y prendre garde les gestes que cette dernière réalise. Malgré moi, je corrige la faute dans le geste sans pour autant le traduire à haute et intelligible voix. Si j'en ai pas expressément besoin, je cause pas des masses.

Mes doigts viennent récupérer mon propre thé en contemplant ses remous alors que je suis distraitement les échanges des deux femmes. Ça m'étonne pas spécialement qu'elle s'applique autant, de ce que j'ai vu d'elle pour l'instant, c'est que ça à l'air d'être son style. C'est aussi ce qui est appréciable chez elle d'ailleurs, malgré ses bizarreries. Pour ce qui est du reste, je les laisse dire en préférant goûter la saveur du breuvage avec un rien de réserve. Pas mauvais. Heureusement que j'entends quedal quand même, ça m'évite des désagréments inutiles. Et de faire des commentaires sur le fait que le fait que je sois vice-capitaine, on s'en fout. J'en profite pour grignoter un gâteau – parce que ça serait con de gâcher, quand même – avant de prendre une nouvelle gorgée de thé, histoire de terminer le breuvage au plus tôt. J'ai pas franchement envie de prendre mon temps là, j'ai prévu un entraînement, pas une tea party. Déposant la tasse sur la table, vide, je reste aussi silencieux que de coutume, attendant aussi patiemment que possible que les deux femmes ne se décident à mettre fin à tout ça. Heureusement, ça arrive assez rapidement et la plus vieille prend congé. Je lui adresse un simple signe de tête raide en guise de remerciement muet ou peut être parce que j'ai un minimum de respect envers les personnages âgées, ou pas, et je rajoute en quelques signes. Pas mauvais, le thé. Qu'elle comprenne ou pas, qu'importe mais j'ai pas envie de parler à voix haute – et elle avait l'air d'avoir compris plus tôt.

Me redressant avec la ferme intention de m'arracher de là une fois que la doyenne a pris la poudre d'escampette, j'observe la shinigami qui se prépare rapidement pour se tirer de là. Je suis franchement pas coutumier de ce genre de réunion dans lesquelles j'ai pas ma place. Quand ça dérive comme ça, ça me plaît pas. Dès que y a plus d'une personne de toute façon, ça te plaît pas. Et alors ? Qu'est ce que ça peut lui foutre, au monstre préhistorique ? Un reniflement dédaigneux me répond. Il ne relève pas davantage et finalement, l’étrangère est enfin prête. C'est pas trop tôt. Je m'abstiens de le signer, mon attitude le signifiant aussi bien que ne peut le faire les mots et je tourne les talons pour me rendre dans le seireitei, aux terrains d’entraînements de la septième. Le chemin se fait en silence, comme c'est souvent le cas avec moi. J'use de plusieurs shunpô pour aller plus vite, ce qui fait quelque part une mise en jambe appréciable avant de commencer l’entraînement de manière plus sérieuse. Parce que je compte nullement la ménager, qu'elle soit encore marquée par les stigmates de l'attaque de Sima ne change rien. Je fais pas preuve de pitié.

Je m'arrête sur un terrain vide de la septième, suffisamment à l'écart pour que les quelques shinigamis présent par ici à cette heure ne viennent pas faire chier. Je suis pas le genre à me donner en spectacle. Au contraire. Lorsque je me détourne sur la jeune femme, je la détaille un instant avant de laisser de nouveau ma voix s'élever, mes mains suivants mes paroles. Tu manques de résistance et d'endurance en combat. Si tu veux tenir la route, c'est là dessus que tu dois te concentrer. Le combat, c'est quelque chose qui me connaît et je suis pas trop mauvais pour analyser les forces et les faiblesses des autres. Dans un duel, c'est ce qui peut faire la différence. Après y a des réflexes qu'on obtient avec le temps ou avec l'instinct. Dans mon cas, j'ai un bon instinct de survie sur lequel je peux compter. Je dégaine mon zanpakutô. Je l'ai pas vu attaquer avec, elle a l'air plus doué en kido de ce que j'ai pu voir – autant moi je compte sur mes capacités de sabreur, autant son premier réflexe a été de balancer des sorts de hauts niveaux. La question ne se pose pas, on utilise toujours ce avec quoi on est le plus à l'aise. Enfin, elle se démerde pour ça, c'est pas là dessus que je veux travailler.

Montre moi. Ça lui rappellera des souvenirs. Et sans tergiverser, j'attaque, sabre au clair. Je veux juste voir comment elle s'en sort et surtout, la rendre plus endurante, plus résistante aussi. C'est comme ça que je me suis endurci, moi, en attaquant avec ma lame, en affrontant des adversaires - et en forçant, encore et encore. Je suis un type têtu. Mon zanpakutô fend l'air juste après que je me sois rapproché d'elle d'un shunpô rapide, armant mon bras en enchainant plusieurs coups basiques avec vivacité. Voyons voir ce qu'elle donne à ce niveau.


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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Sam 7 Mar - 0:06

Le thé, une institution dans cette famille. Idjouher était Shinigami contrairement aux autres mais partager ce breuvage maintenait un lien en plus de s’être choisis pour vivre sous le même toit. Cela ne faisait pas de Seigi Raïtoku l’un des leurs derrière son dos, non. Et pourtant, la Kabyle avait envie de le remercier pour être venu avec une mission ce qui faisait qu’elle s’ouvrait un peu sans être trop sur la réserve. Etait-ce honteux d’en profiter ? Peut-être mais il était beaucoup plus productif de franchir une étape d’un projet personnel tout en obéissant aux ordres plutôt que de se poser des mille questions qui n’auraient trouvé qu’un précipice sans fond comme nid. Elle avait apprécié son compliment sur le thé, même si ce n’était qu’une politesse tout comme la première fois qu’il avait mangé ses gâteaux. Comme s’il appréciait quelque chose d’elle hors du cadre du travail. C’était plus simple avec Shin. Un homme simple qui avait ses envies simples mais elle avait plus de stabilité avec les enfants sous son toit qu’avec le médecin. Seigi Raïtoku était plus complexe, plus réservé mais il avait des objectifs.

Subsistait toujours la question "pourquoi ?".

A chaque pas rapide vers le Seireitei, cette question se reposait, ses oscillations se propageaient sans non plus créer des raz-de-marée. Elle savait se contrôler. L’entraînement allait lui faire beaucoup de bien, pour sûr. Elle comptait diablement sur ça pour essayer de détourner son attention sur des faits rapides de choix. Attaquer, parer, esquiver. Si simple. Si simple. Si sa vie pouvait suivre le même cours, au même rythme…

Non.

Elle n’aurait pas tant réfléchi si c’était le cas.

Arrivés sur le terrain d’entraînement de la septième. Vide. Rien qu’en essayant de sentir les vibrations de reiatsu, elles étaient trop éloignées. Pas de curieux, pas de jugement. Ce n’était donc pas une punition. C’était réellement pour elle, rien que pour elle. C’en devait un brin vertigineux.

Dès qu’il parla aussi bien avec ses cordes vocales et ses mains, Idjouher se mit bien droite, en mode apprentissage, concentrée. Enfin le calme. Il n’y avait rien de plus reposant que des problèmes avec des solutions à résoudre sur-le-champ. Elle était trop fragile, il fallait donc l’endurcir.

Elle qui pensait qu’elle allait rester un assassin toute sa vie. Au final, Seigi Raïtoku, sans le savoir, sculptait l’arme qui se transformait. Elle devait donc être plus résistante. Il allait donc frapper en premier.

Et toujours ces mots.

Montre-moi…

Elle répondit qu’en souriant en douceur et en tirant son zanpakûto au clair. Un katana ordinaire. Seul son tsuba était différent. Blanc. Sans aucun signe distinctif.

« Tout comme les étoiles dans le ciel, sans science, on ne peut les différencier, ni les répertorier, ni raconter les histoires qu’on gravé les Hommes sur le voile de Nyx. Parfaitement à ton image. »

Elle allait lui montrer. Dès qu’il fit un shunpô, elle l’imita vers l’avant pour attaquer aussi, juste pour amortir son premier coup et ainsi commença la danse, sans shikai, juste pour quelques passes.

« Le but est d’être plus résistante, Idjouher. L’imiter ne t’apprendra rien hormis montrer ce que l’Omnitsukido t’a appris. Jauger. Contre-attaquer. Déséquilibrer. Il n’est pas une cible que tu dois tuer mais laisse un peu de sa violence communiquer à ton sabre, tes bras, ta poitrine. Sinon, autant partir d’ici. Tu lui fais perdre du temps. »

Le deuxième coup, Idjouher ne le contra que faiblement, juste pour laisser du temps à ses pieds pour respirer un peu car elle était une utilisatrice de shunpô, elle allait donc malmener ses pieds mais au moins, elle comprit mieux la tension des muscles de son supérieur car les constater en visuel était une chose, sentir ce qu’ils pouvaient générer comme puissance était une autre. Et sentir ses muscles rouler après l’invasion faisait finalement beaucoup de bien. Cela lui avait manqué d’avoir un partenaire pour s’entraîner et cela se voyait bien. Elle ne souriait pas énormément non. Ses yeux brillaient d’une lueur…

« …qui n’était pas sans rappeler la mienne quand je chasse. Ou quand je te regardais. D’ailleurs, faites-moi une faveur. Pourriez-vous en venir aux mains ? Ce serait presque comme du porno pour moi mais ce serait tout aussi efficace pour endurcir ta chair… Bon, restons sérieux deux secondes. Moins plutôt car il est rapide le bougre. Montre-lui que tu as du répondant. Ça l’excitera. En tous cas, pour ma part, ça fonctionnait du tonnerre ! »

Elle donna plus de force pour riposter le troisième coup, histoire de lui montrer que même sans son expérience, sans ses muscles, elle avait du courage à revendre. Quelque part, elle lui en voulait sans pour autant le détester. Etait-ce ça qui l’avait mis en rogne quand elle s’était mise entre lui et son adversaire ? C’était la guerre, qu’il l’avait accepté ou pas. Avait-elle été la seule à comprendre qu’une invasion était une déclaration de guerre ?

« Non, Idjouher, il n’est pas stupide lui. Je ne parierais rien sur l’intelligence des Arrancars. Ce serait comme faire confiance à un hybride dont on ne connaitrait pas la race prédominante… C’est juste qu’il est un chasseur. Regarde-le bien. Il te rappelle moi. En pire, je te l’accorde mais j’étais solitaire aussi, je n’avais aucune famille, personne qui n’éveillait ma curiosité mais j’ai vécu bien plus que lui. J’avais longtemps prié pour que quelque chose me sorte de ma grotte. Lui, il ne le sait pas encore. A ce point, tu me ressembles bien plus que lui. Et noooooooooon… ! Ne le tue pas. J’ai senti. Refreine-toi. Il n’est pas un ennemi. Il n’est pas moi non plus. Assouplis-moi ces bras pour le laisser te parler via ses coups, tes réflexes répondront mieux. Même si tu as mal, tu aimeras sa musique. Oui. C’est sa vraie façon de parler. Et maintenant…ose me dire que tu n’aimes pas ce qu’il a à t’offrir. Tu as tes gâteaux. Il a de la violence. Et bien plus encore si tu sais tendre l’oreille. »

Et elle répondit par un coup d’estoc pour faire glisser l’acier lentement contre le sabre adverse. Elle aurait pu aller plus loin, tenter de le blesser. Finalement, la colère avait laissé sa place à autre chose. Idjouher voulait s’endurcir mais aussi lui faire entendre sa mélodie. Il n’y avait pas que du thé et des gâteaux à offrir à son service mais une férocité de guerrière qu’elle avait fait taire pendant des années. Sourde, insidieuse et immédiate. Comme une nuit d’hiver dans le désert.

Ce n’était que l’introduction. Il fallait garder des réserves pour assurer l’efficacité de son entraînement et avoir des forces de lui montrer qu’elle pouvait parler la même langue que lui. Et cela n’avait rien à voir avec des signes de la main.

« Je frétille d’impatience de savoir comment il va te blesser… Car il va le faire. Vas-tu répondre ? »

Que serait un duo si les deux instruments ne se répondaient pas ?

« Une bien triste dissonance. »


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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Sam 7 Mar - 18:56

Bien. Elle sait ce que j'attends, elle paraît le comprendre et y répondre avec une certaine maîtrise. Égale à elle même, elle écoute, obéit et s’attelle à la tâche qui lui a été confié avec un certain zèle, comme lorsqu'elle range des papiers, lorsqu'elle soigne des blessures. Efficacité et mesure. Je me demande un instant si c'est le cas avec tous ceux qui se sont spécialisés dans le kidô. Je me souviens vaguement que Gentoki était pareil bien que de moindre manière. Parfois, il avait des gestes inutiles... chiant d'ailleurs, mais je crois ça a toujours été voulu, réfléchi malgré tout. Enfin, l'avantage, c'est qu'elle comprend sans que je m'échine à blablater quinze ans et j'apprécie ça. J'aime pas parler dans le vide, inutilement ou bien tout simplement de trop en fait. Alors... Tant mieux qu'elle capte vite. Elle dégaine finalement et la danse commence. Parce que ce genre de duel aux sabres, c'est rien de plus qu'un ballet mortuaire, un enchaînement de pas de deux qui rapproche puis éloigne, cède et attaque. Les vibrations se répercutant à chaque entrechoquement de métal est le seul à rythmer cette danse, unique à percer le voile de silence de mon monde. J'aime cette musique que je suis seul à entendre, cet éclat métallique qui résonne en moi, faisant vibrer mes muscles à chaque nouveau coup. Elle pare en attaquant. Ça, c'est mon style. Un sourire amusé vient un instant effleurer mes lèvres, satisfait par ce premier échange, appréciant les suivants. Ma lame vibre entre mes doigts et chacune de ces vibrations naissant de la rencontre entre les deux sabres me rend plus fébrile, impatient. Voilà ce que j'aime. Voilà ce qui me fait vivre, ce que je peux entendre, la seule musique qui vient déchirer le vide. Et je peux sentir la puissance, jauger, estimer en quelques coups précis mais direct, mieux que la parlotte inutile.

Là, à cet instant précis, je peux voir. Voir que son corps bien que portant encore les stigmates de l'attaque, s'éveille au rythme de ces quelques passes d'armes qu'on échange. Il accélère, prend plus d'assurance et les muscles répondent avec cette même dextérité, cette même mesure concentrée. Sans geste inutile. Sans perte d'énergie futile. Précise. Concise. Ce style me plaît franchement. Il est calme et subtile, bien différent du mien, plus sauvage, plus violent aussi qu'elle ne peut l'être, bien que je perçois derrière la mesure, autre chose. Quelque chose que je connais bien mieux, ce détail qui fait frémir mon bras alors que son zanpakutô entaille ma garde de par sa puissance. Sa lame glisse contre la mienne pour venir attaquer ma chair, s'ingéniant à partir à l'assaut, elle aussi. Voilà qui est bien plus amusant. Mon sabre vient dévier sa propre lame, pas suffisamment pour ne pas entailler légèrement ma peau mais rien de bien dramatique non plus. Son coup était faible. Trop faible pour me faire vraiment mal. Je suis plus résistant que ça et elle doit le savoir – c'est ce qui lui manque cruellement, ce qu'elle doit accroître. Ça et son endurance. Enfin, ce n'est qu'un prélude, je ne compte pas la lâcher aussi vite. Tu vois qu'elle est intéressante. Je sais. Je l'entends rire par delà mon monde intérieur alors que ma main se resserre sur la poignée de mon sabre.

La danse ne s'arrêtera pas. Pas tout de suite en tout cas. Je perdrai juste mon temps si c'était vraiment le cas alors autant y aller jusqu'au bout. J’enchaîne à la suite de ma faible défense, ne laissant pas le temps à la shinigami pour reprendre son souffle ou quoi que ce soit d'autre. J'attaque. Comme je le fais toujours, sans concession, sans pitié, qu'on soit en entraînement ou non, ça change rien. Mon sabre fend l'air pour venir entailler sa chair, son flanc que je cueille du bout de mon zanpakutô. Ma main droite enserrant mon sabre, je place plus de force dans le coup suivant, me baissant à peine pour venir entamer l'intérieur de sa jambe droite. Tester ses réflexes et constater de sa fragilité ainsi que de sa force. Elle utilise beaucoup ses jambes pour appuyer ses coups, pour s'offrir plus de marge de manœuvre, pour frapper avec plus d'aisance. Elle utilise une grande partie de son corps pour frapper... Mais il manque quelque chose. Ma lame disparaît de ma main droite d'un shunpô habile et c'est ma main gauche qui vient frapper son flanc droit d'un mouvement rapide, puissant, violent. Un sourire en coin glisse sur mes lèvres avec cet éclat féroce qui anime chacun de mes mouvements, chacun de mes muscles tendus par l'effort. La raideur disparait un peu plus à chaque coup, disparaissant à mesure que ce combat se poursuit.

Et j'observe. Encore. Toujours. Montre moi en davantage, shinigami.

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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Dim 8 Mar - 1:25

Et il en demande plus, le bougre… Tu as raison ! Je sais, je me suis déjà entraîné avec elle et je peux te dire, même si tu ne m’entends pas, qu’elle en a dans le coffre ! Surtout quand on lui donne une bonne raison. Une fois, elle a voulu me tuer. Et tu sais ce qu’il s’est passé, mon gars ? DIEU VIT QUE C’ETAIT BON ! Ha ! Ha ! Ha ! C’était l’extase pure ! Là, elle est amenuisée car même quand elle rentre chez elle, elle bosse. Oui, c’est un défaut. Pointez votre doigt vers elle et criez "Blasphème !". Ah ? Normalement, les Shinigami, on bosse vingt-quatre sur vingt-quatre ? Heureusement que je n’ai pas fait ça, j’aurais pu mourir avant l’heure ! Encore. Et heureusement qu’il y a une tête de pioche pour reprendre mon travail, tiens. Oui. Il va falloir qu’elle s’endurcisse, notre Idjouher. Ah, non. Vous, vous l’appelez Tama. Elle n’a jamais été ronde, elle aspire à une vie sans coins et la vie, sur Terre, ici ou au Hueco Mundo, est très loin d’être parfaite. Je le sais, j’ai longtemps cherché ! Si j’avais su que ça se planterait sur mon chemin entre le Maroc et l’Algérie…

Enfin. Pour toi, le sourd, c’est entre deux échanges polis de coups de sabre.

C’est presque pareil. Enfin, ça le sera quand vous suerez sang et eau littéralement parlant.

Et ça sera le cas. Promis.

N’empêche qu’il a des muscles et pas que pour faire joli ! Regarde-moi cette souplesse ! Dommage que tu sois si petit, t’aurais entaillé plus d’un avec une meilleure allonge ! Heureusement que le zanpakûto que tu as comble ce cruel écart que la mort n’a pas réussi à gommer. Oui. La mort aussi est une belle prostituée du soixante-et-onzième district sud. N’est-ce pas ? Ah oui, c’est vrai. Toi et les femmes…ou les hommes, ce n’est pas ton…truc. Je me demande sérieusement quand est-ce que vous allez profiter de la vie.

Enfin, revenons à ces coups ! Et…oh ? Ooooooooooh ? Mais…c’est qu’il a envie de sang le requin ! Oh oui ! Il n’en a pas eu assez avec un Arrancar ou deux ! Maintenant, tu sais pourquoi je me suis toujours arrangé à rester dans la Division 3 et à faire durer mes missions ! On me pense être un blaireau doublé d’un flemmard de seconde zone et j’ai toujours gardé mon précieux treizième siège.

Heureusement pour toi qu’elle en a autant envie. Pourquoi ? Car ce n’est qu’en se blessant qu’elle retrouvera une peau plus dure, pour commencer et pour finir…elle le veut. Elle est une prédatrice aussi, tout au fond d’elle, ça ne rêve que de carotides à l’air libre. Ce serait idiot de penser qu’elle ne se résume qu’à ça, bien sûr. Mais…Idjouher ne veut pas être moi. J’avais tout le temps soif et elle ne veut pas avoir la gorge aussi sèche que la mienne. Non. On ne prend pas de risques dans son monde. Quel dommage qu’un connard de sourd en décide autrement pour cette petite perle. Alors ? Va-t-elle saigner ? Premier coup, non. Deuxième ? Oui ! A peine, mais sa chair est entaillée ! Et comment réagit-elle ?

En souriant en retour… ?

Un petit sourire mais un sourire quand même. Une fissure vient d’apparaître sur le mur blanc du professionnalisme.

Chapeau, ducon. Chapeau.

Oui. Je reste admiratif mais je te déteste toujours autant. Ça me rend malade de voir comment tu la fais réagir. Rien qu’en ayant vu tes mains qui s’agrippe un peu plus au manche de ta trancheuse, sa pupille s’est contractée, son sang n’a fait qu’un tour, l’adrénaline à flots. Elle n’entend même plus ses pensées. Ni ma manifestation. C’est presque vexant mais je ne peux être que fier d’elle. Qu’elle oublie un peu son travail, ce pourquoi elle est venue, juste…se battre, c’est bien, non ? Oui, d’accord, son sang commence à couler de son flanc mais ça lui fait plaisir, elle a eu quand même le temps d’absorber le choc pour que l’acier n’entre pas davantage. Elle souffle un coup, oublie un peu sa souffrance et continue la danse car quand un gars est suffisamment chaud pour appuyer son arme et accentuer les dommages, il faut faire fi du sang qui coule et penser à sa survie. Oh ! La jambe droite ! Grossière erreur ! Pourquoi ? Elle sait qu’elle est rapide et comme tous les oiseaux, si on coupe le bout des ailes, ça ne risque pas de voler loin. Tu as attaqué son flanc, bien mais enchaîner sur la jambe… J’aurais fait une feinte du côté de son visage tuméfié pour lui faire rappeler des souvenirs, tu aurais fait ce que tu voulais d’elle après.

Voyons comment elle réagit ? Shunpô sur le côté ! Bien ! Ses pieds doivent déjà sentir un peu le roussi mais je pense qu’elle ne regrette rien. Désolé mais tu la forces à esquiver. Maintenant, elle te fait face pour continuer quand même dans le même langage que toi. C’est généreux.

Je ne l’aurais pas été à sa place.

C’est pour ça que je l’adore.

Capable du meilleur même dans les pires situations. Tu n’aimes pas ? Tant pis. Soit tu seras comme le reste des idiots qui l’appellent Tama. Soit tu seras ceux qui comprendront pourquoi elle s’appelle Idjouher.

J’ai mis beaucoup de temps pour comprendre. Trop longtemps.

Contrairement à ses muscles qui ne se raidissent pas même en souffrant, c’est tellement beau ! De nouveau, un pas rapide et un coup horizontal assuré par son bras qui appuie sur le côté non tranchant du katana.

Elle sent ton appel. Elle l’a bien entendu. Elle te répond en faisant crisser son arme contre la tienne pour la faire glisser, prend son élan pour assener un coup vertical. Moins violent. Elle garde un peu de son énergie. C'est un peu une invitation pour qu'elle te serve de nouveau du plat principal entre nous.

Elle n’a pas le même sourire que toi mais tu dois sûrement voir la lueur dans ses yeux, tenue mais bien présente, elle s’est accentuée.

Tu sais c’est quoi ? Bien sûr que non ! Tu ne la connais pas ! Je te fais marcher ! Ha ! Ha ! Ha !

Le marron a peine luisant dans ses iris, c’est sa terre natale qui l’appelle. Celle qu’elle a foulée, celle qui lui a fait prendre une arme entre les mains la première fois.

Et si tu sens bien sa mélodie, c’était bien son chant guerrier.

Et Dieu qu’il me manque.

Profite, connard.


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Dernière édition par Idjouher Tamanart le Lun 9 Mar - 2:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Dim 8 Mar - 14:03

Y a que les vibrations qui se répandent sur le terrain d’entraînement, faisant trembler mes bras, mes muscles qui amortissent le choc des lames qui se rencontrent avant de se séparer tout aussi vivement. J'aime entendre ce son. Même si je suis sourd et que j'entends quedal en vérité, ça, c'est ce qui a toujours rythmé mon univers depuis que j'ai atterris dans ce coin pourri de la Soul Society. C'est le seul son que je suis capable d'entendre, de comprendre, pas avec mes oreilles mais avec mon corps dans son entièreté. Ça peut paraître bizarre, mais je me suis toujours raccroché à ça. Avant de chercher à comprendre, avant d'avoir la possibilité de capter les mots, y avait ça, juste ça. Elles, elles ont toujours été là, elles m'ont accompagné, elles faisaient vibrer le vide, le rendaient justement moins vide, en fait. Et même aujourd'hui, c'est encore elles qui m'en apprennent le plus sur les autres, sur le monde et tout ce qui m'entoure. C'est la seule chose qui compte réellement. La résonance, les dissonances et tout ce qui s'ensuit. Je pense de manière plus brute, la subtilité c'est franchement pas mon truc mais la violence des coups qui s'affrontent avant de se séparer, c'est ce qui me fait vivre. Bêtement. Simplement. Que ça me blesse ou non, qu'importe, le plus important c'est l'affrontement, résister, endurer, faire durer le plaisir, encore et encore.

Jusqu'à quand elle tiendra le rythme ? Le but du jeu, c'est qu'elle résiste le plus longtemps possible, qu'elle suive le mouvement que je lui impose. Pour le moment, ça passe, mais elle fait que se défendre, encaisse du moins la puissance de mes coups qui fait trembler ses muscles. Elle esquive aussi habillement d'un vif shunpô et ça me fait un poil plus chier, en fait. Non pas que je capte pas le principe, c'est son style mais on gagne pas un combat en se défendant, c'est aussi à ça que ça sert, la résistance. Endurer l'assaut pour pouvoir fracasser la gueule de son adversaire par la suite, le surprendre pour avoir toutes les ouvertures que tu veux dans sa garde. Faut savoir prendre des risques dans la vie, sans ça... A quoi bon ? On va pas bien loin sans, de toute façon, je l'ai vite compris. Si tu veux l'endurcir, tes coups doivent passer. Je sais. Je suis pas con non plus. Je vais lui montrer comment je me bats moi et on verra si elle capte ce que je veux. Ce que je cherche à lui faire comprendre. Non pas que ces passes d'armes soient inintéressantes, bien au contraire, la fébrilité qui anime mes muscles suffit pour capter que je suis dans mon élément comme ça et que j'aime ça, que c'est le seul univers que je connais, en réalité. Mais j'essaye de pas trop perdre de vu mon objectif – c'est franchement pas évident, d'ailleurs. J'ai pas l'habitude, d'avoir des objectifs de ce style. C'est con, ça m'agace, surtout qu'elle aussi, parait s'éclater. Franchement pas l'image que j'avais de l'étrangère à la base, d'ailleurs... Pas déplaisant en soi.

Je me défends pas face à son propre assaut qui vient entailler la chair de mon bras. Je m'en moque, c'est trop faiblard pour me porter de réel dommage de toute façon. Mon zanpakutô dans ma main gauche, je me concentre un instant pour faire venir à moi mon reiatsu. L'énergie crépitante m'auréole de sa sauvagerie, de sa violence alors que ma main libre vient rejoindre l'autre sur la poignée de mon sabre. Je dois ça à Taka, ce déferlement de puissance qui restait jusque là bien enfermé à l'intérieur de mon corps, fallait juste que je trouve la bonne porte à ouvrir, et le Kazegai m'y a bien aidé. J'ai jamais trop utilisé le reiatsu pour me battre, je trouve que ça fausse un duel, que c'est franchement négligeable et que c'est un poil trop spectaculaire pour mon style plus brutasse. Mais comme on dit, y a que les cons qui changent pas d'avis, et si j'ai parfois des idées franchement pas brillantes pour le commun, en combat, je fais avec ce qu'on me donne aussi. Et puis ce reiatsu, c'est moi, juste moi sans concession et sans pitié, une énergie brute. Un sourire féroce s'inscrit sur mes lèvres et il est temps de reprendre ce qui ne s'est jamais arrêté.

Et puis elle sait bien que ma patience a des limites et que moi et la pédagogie, ça fait deux cents. Si elle veut apprendre, je lui graverai les leçons sur le corps, comme ce que j'ai fais moi. Bien, on passe à la vitesse supérieure et c'est d'un shunpô que je me retrouve au plus près d'elle, mon genoux au niveau de son ventre pour lui asséner un coup, j'utilise l'élan pris pour lui balancer mon tibia au niveau de son flanc blessé, bien décidé à marquer sa chair, à lui faire comprendre - et surtout, à me décharger moi aussi. Je suis pas le plus habile en corps à corps, c'est quelque chose que je dois améliorer aussi. Pour affronter cet Aguante, j'en aurai besoin, pour le comprendre, l'analyser. Ma prise sur mon sabre se fait plus sûr et ma main gauche fend l'air pour assener à la guerrière un coup en diagonal avec ma violence usuelle. S'adapter, surprendre, attaquer. C'est moi. Juste moi. Et elle, qu'est ce qu'elle a à y répondre ?


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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Lun 9 Mar - 2:46

Cette brutalité lui était étrangère et familière à la fois. Quand avait-elle vécu ça ? Loin ? Loin dans le temps ? Loin d’ici en tous cas. Cela n’avait rien à voir avec les enseignements de Qismat, ceux de l’Académie ou ceux de l’Omnitsukido. Ça lui démangeait les pieds, ses extrémités qui ne demandaient qu’à être libérés. Oui, ils n’étaient pas encore parfaitement rétablis mais ils exigeaient de plus en plus fort le contact avec la terre battue, avec l’arène, avec la bataille. Eux aussi, voulaient écouter et répondre.

Pourtant, elle avait combattu durement avec Qismat, où était la différence entre lui et Seigi Raïtoku ? Il fut vrai que feu son mentor cherchait surtout à jouer avec elle, l’entraîner dans un monde noir et suppurant le sang et il l’aurait dévorée morceau par morceau sans être réellement contenté. Un Maître passionné par l’avarice depuis trop longtemps. L’avarice n’était pas un lien, aucun moyen d’établir un contact hormis par la langueur et la résistance. Raïtoku fonctionnait avec la colère, la rage, un outil pour brandir une arme et espérer une réponse en crescendo.

Tout à coup, elle se souvint de la première fois qu’elle l’avait rencontré.

« Et tu n’as pas frappé à la porte comme une idiote. »

Non. Elle avait frappé du pied. Bien fort. Trois fois. Et la scène de théâtre pouvait débuter.

En reprenant son image d’un monde en noir et blanc, pour un sourd, si des couleurs pouvaient exister, seules les ondes seraient capables de rendre vivant ce qui ne peut lui parvenir.

L’avidité n’avait pas de but. La rage de son supérieur en avait une.

Autrement dit, Idjouher n’avait jamais été aussi bavarde de sa vie.

« Il n’empêche qu’il va passer aux choses sérieuses. Si tu veux quitter tes sandales, c’est maintenant. »

Elle ne se fit pas prier, en quelques gestes, ses tabis étaient plus loin, relégués au triste rôle des seuls spectateurs de la joute. Non. Entraînement. C’était un entraînement. Et son supérieur était aussi sur le point d’enfoncer les points sur les i et encastrer les barres sur les t.

Soudain, l’air se fit plus rare, le poids sur les épaules avait comme doublé, faisant flancher ses jambes mais elle se rattrapa en verrouillant ses genoux puis en contractant les muscles de ses jambes. L’effort pour tenir debout augmentait sa pression sanguine et donc le sang qui coulait de sa blessure, elle n’allait pas broncher pour ça surtout après une belle valse contre une grossière araignée qui s’était amusée à distribuer des claques. Son adversaire était sérieux, elle le respectait et avait la décence de ne pas lui rappeler qu’elle était une femme contrairement aux Arrancars obnubilés par le genre de leurs ennemis. En parlant de mauvais souvenirs, la sudation arrivait à flots et elle n’y pouvait rien. Cette tempête qui éclatait aussi bien à l’intérieur de Raïtoku comme à l’extérieur, c’était la vitesse supérieure. Elle ne pouvait que le remercier de lui donner les conditions optimales pour développer son endurance.

Confiante, elle raffermit sa prise sur son zanpakutô, toujours scellé, il fallait qu’elle joue le jeu. Maintenant, elle devait montrer ses plus belles cartes car il n’y aurait pas d’autres possibilités. Plus le temps passait, plus la pression allait drainer son énergie. Et comme deux instruments accordés, leurs pensées s’étaient répandues à l’unisson. Ensemble, ils foncèrent droit l’un vers l’autre mais son œil perçut un mouvement venant du bas, la contraignant à le repousser par un coup de la paume de la main son coup de genou. Ce ne fut pas suffisant, ce coup était un bon enchaînement et à cause de sa maladresse, elle lui avait offert son flanc sur un plateau d’argent, provoquant un léger recul. Non. Elle n’allait pas fuir. Cette fois, elle allait lui montrer et pas qu’un peu. Sa mâchoire contractée, ses phalanges blanchies, elle balaya d’un revers les supplications de son corps meurtri en peu de temps et se répara mentalement pour sa défense contre l’attaque à venir. Non. Il n’allait pas la laisser respirer et tant mieux. Idjouher aurait été terriblement déçue et lui aussi. Dès que ses muscles roulèrent pour effectuer un coup en diagonale, la Kabyle décrocha son premier coup d’un enchaînement bien spécial. Un coup horizontal percutant sa lame pour déséquilibrer son offensive, un autre coup dans l’autre sens pour attaquer le flanc et entaillé ou pas, cela n’était qu’un coup pour donner de l’inertie au troisième. La Kabyle se baissa tout en tournant sur elle-même et décrocha un coup vertical vers le bras de son supérieur. Non. Son bras allait rester là où il était, il n’était pas un faible mais elle espérait percer un peu même si cet enchaînement n’était là que pour se défendre et enfin, lui "montrer". Il avait demandé, il l’avait.

Et la danse continua. Son corps pouvait se retrouver à l’abandon, tant qu’il lui permettait de garder les mains bien fichés sur le manche de sa trancheuse, elle n’allait pas abdiquer. Et si elle perdait connaissance, il n’aurait qu’à la soigner ou la laisser ici.

Elle tremblait. Elle n’aurait pu dire si c’était de la peur ou de l’excitation mais elle gardait le sourire léger, résolu, laissant l’air s’engouffrer et s’échapper à un rythme plus soutenu. Ravie.

« J’opte pour l’excitation. »

De même, Sai. Le taux présent d’endorphines dans le sang est presque un record.

« Continue comme ça et il te devra une nouvelle culotte en plus de soins. Sale petit veinard… »


La seule chose qu’Idjouher vit était une opportunité de continuer un peu plus que de raison. Les endorphines dues à la douleur et à l’excitation allaient faire tampon aux plaintes de son corps.

Pour une fois, elle allait se payer le luxe de ne pas penser à plus tard, elle avait déjà beaucoup travaillé, tant de corps avaient défilé devant ses yeux sans réellement avoir eu droit à du repos.

Allier l’utile à l’agréable.

Tout sauf une perte de temps.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Lun 9 Mar - 21:05

Mon énergie sauvage l'accable, pesant sur ses épaules comme une chape de plomb qui fait plier son corps, mais sans pour autant parvenir à le rompre. Elle résiste à mon déferlement de puissance mais pas sans effort, loin s'en faut. Ça se lit sur son visage, dégringolant le long de sa peau, durcissant ses traits qui pourtant, n'abandonne pas son sourire, léger, subtile. Une bonne surprise. Elle m'avait pas montré ça, l'autre fois – faut dire que je m'y étais pas des masses intéressés aussi, j'avais d'autre gros matou à fouetter au même moment. Elle le craint pas. Pas l'ombre d'un doute, juste ce sourire en réponse. Sérieux. C'est presque vexant. Ça le pourrait du moins mais c'est pas le cas, en vérité. Pas du tout même. C'est plus exaltant. Elle fait ce que je veux, elle résiste, mieux, elle me contre même. En parti du moins parce que mon coup de pied dans son flanc fait mouche lui et elle vacille sur ses appuis, me laissant une ouverture dont je profite... Un instant. Elle contre attaque immédiatement, faisant vibrer les sabres qui émettent un chant que je parviens à sentir au bout de mon bras. Un sourire féroce vient ourler mes lèvres en réponse alors que son zanpakutô vient entailler la peau de mon bras, faisant ruisseler le sang dont j'ai rien à foutre présentement. L'adrénaline est bien trop concentrée dans mon organisme pour que ça me déconcentre, même un poil. C'est rien qu'une estafilade qui disparaîtra bien vite, mais c'est pas encore l'heure d'y penser. Je n'y pense d'ailleurs absolument pas, préférant apprécier cet échange bien plus exaltant, beaucoup plus prenant. Je suis toujours comme ça quand je me bats, je m'abandonne dans cette danse mortuaire, dans la violence qui m'auréole à présent, parfaite représentation de ce que je suis. Une âme sauvage, dangereuse, violente qui étouffe et contraint. Y résister est déjà une preuve qu'elle en a dans le ventre et c'est ce que j'attends d'elle. Ce que j'apprécie, aussi.

C'est le but. Résister. Endurer. La raison pour laquelle je la pousse plus loin, pour laquelle je lui fais subir cette pression que je suis moi même pas forcément habitué à déployer. Pourtant, elle est familière. Si familière que finalement, elle est pas si difficile à faire apparaître. Il suffisait juste de connaître le truc. Bêtement. Et j'avais été incapable de le trouver seul. Tout comme on peut pas s'endurcir sans prendre des coups. M'enfin, je vais pas me leurrer, c'est pas la seule raison qui me pousse à continuer, à insister, à échanger encore et toujours, laissant chacune de nos attaques faire vibrer nos muscles, mon monde. C'est pas que pour elle. Je suis un type égoïste, faut pas croire et puis elle voulait être puni pour m'avoir dérangé lors de mon combat avec l'autre arrancar. Alors ça sera mon châtiment. Et si ça peut lui apporter un truc en plus de me décharger moi, et bien tant mieux pour elle. Tant mieux, ouai. Tu te caches vraiment derrière un brin d'herbe, mon petit Raï. Je commente pas, ne cherchant pas à comprendre non plus, trop concentré, oubliant ces pensées, ces paroles. Je me contente simplement de repartir à l'assaut de la shinigami sous l’œil amusé de l'esprit de mon sabre. La sueur ruisselle au même rythme que les battements sourds de mon cœur, de ma respiration accélérée mais j'en ai rien à faire, au contraire, cette sensation est exaltante. Fébrile. C'est mon élément, ça. Mes muscles raidies roulent librement sous ma peau, déliés par le combat, l'enchainement, par l’adrénaline et le sang ruisselant, pulsant dans mon corps avec cette même violence qui auréole ma silhouette.

La danse ne s'arrêtera pas encore. D'un mouvement ample et brutal du bras, je dévie sa lame de la mienne, utilisant ma force de bœuf pour meurtrir son bras, faire vibrer le métal et ses muscles. Y a rien de plus dangereux qu'un bras engourdi par un coup mal amorti, rien de tel pour la rendre plus vulnérable à mes prochains coups. Je cherche pas à comprendre si ce coup l'a suffisamment blessé pour enchaîner directement, mon pied fusant jusqu'à son abdomen bien décidé à la brutaliser, la déséquilibrer, l'éloigner aussi afin de me préparer pour ma prochaine attaque. Une simple inspiration qui vient soulever mon torse, bander mes muscles se préparant à ce prochain enchaînement. Elle m'a montré ce qu'elle sait faire avec son sabre, à moi maintenant, dans le même style. J'empoigne mon zanpakutô à deux mains pour partir de nouveau à l'assaut, ma main gauche se relâche finalement, abandonnant sa poignée et je laisse ma lame fuser vers mon adversaire. Plusieurs coups se suivent, presque simultanément, aussi précis que rapides, presque invisibles pour le commun des mortels. Pour les pauvres âmes. La technique entaille et charcute les membres de la shinigami sans que je fasse en sorte d'affaiblir mon coup. C'est pas mon style de réduire les dommages. Après tout, elle doit apprendre à encaisser. Résister. Subir pour contre attaquer. D'un ample mouvement je m'écarte d'un pas avant de venir faucher ses jambes d'un habile coup de tibia au creux de ses genoux, histoire de profiter de mon assaut.


On tape !:
 



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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Mar 10 Mar - 0:40

Pourquoi s’agenouille-t-on ? Je respire, je regarde au-dessus de ma tête, un toit, le ciel, et je dis merci. L’humilité est une leçon si dure à apprendre, difficile à cerner et à appliquer. Je n’en ai pas besoin. Un mensonge. C’est facile de me dire que je suis une arme tout comme tu as cédé à la solitude.

Je suis lâche.

Aujourd’hui, j’ai cet homme en face de moi. J’ai envie de hurler devant lui mais non contre lui. J’ai envie de hurler à moi-même « Qu’as-tu à lui prouver ? C’est un étranger ! Il ne veut pas te connaître ! S’il faut, il t’a amené ici juste pour te défigurer car c’est rigolo ! Il doit presque penser comme ces stupides presque-porteurs de masque ! ».

Ecoute-moi bien.

Je suis sûre et certaine que j’étais quelqu’un de très têtu de mon vivant. Saif-al-jawza en est la preuve, elle ne m’a jamais lâchée, même aux pires moments.

Si tu le détestes à ce point, tu n’avais qu’à rester en vie pour le lui dire ! Si tu regrettes des choses, pareil ! Je t’en veux d’avoir crevé comme un héros ! Tu n’as jamais eu l’étoffe, tu t’es toujours défilé !

Je suis une gamine qui s’abandonne mais au moins, j’aimerais un minimum avoir la peau dure. Il est le seul à avoir répondu présent pour me faire parvenir à ce but, il cogne comme un sourd pour ça et sûrement pour lui-même.

Je veux rester à bord et si je suis trop fragile pour ça, je vais me donner tous les moyens nécessaires, que le bateau coule ou pas. Avec l’océan bien sûr.

Donc. Amicalement. Tu vas te taire et tu vas regarder avec les yeux que tu te permets d’emprunter sans permission.

Quand je disais que tu avais le bankai le plus horripilant que le Seireitei ait pu faire naître, je ne plaisantais pas.

Tu es comme un Hollow dans le Vizard que je ne suis pas.

Qu’Allah sauve les vrais.

Alors, Sai ? Qui va nous sauver ?

Nous-même.

Il ne nous sauvera pas. Il ne me sauvera pas. Il ne peut que me montrer la porte que je dois ouvrir. Il est content, ou agacé, je ne sais pas trop. La pression de son reiatsu ne m’aide pas réellement à voir clair en lui ; et puis, ce n’est pas le but du jeu. Si c’est bien un jeu. Celui de la survie ? Celui d’avoir peur ? Je l’ai déjà dit des dizaines de fois à d’autres Shinigami. La peur…je pense que deux choses peuvent me l’apporter : que ceux qui me sont chers soient en danger ou qu’un ennemi ait les moyens de connaître mes secrets. Je ne sais pas si c’est normal, que ça soit pour un Humain, une âme errante ou même pour un Shinigami mais c’est ce que je suis. S’il n’aime pas, tant pis. Je commence à comprendre pourquoi Serpiente m’a dit qu’il n’était pas suffisamment payé pour aimer quelque chose ou pas. Je dirais plutôt que le temps ne nous donne pas assez de quoi pouvoir le faire. Tout simplement.

Quoi qu’il advienne, Raïtoku ne me dira rien sans brandir une arme mais son sourire prononcé en dit long. Il va me mettre une raclée dont je me souviendrai. J’ai tout intérêt à m’en souvenir. Je ne suis pas une petite fille à réprimander. Je suis juste une gamine qui doit s’endurcir. Triste constat. Simple constat. Solution évidente.

Toi.

Toi. Tes poings. Ton sabre.

Alors, toi qui me donne l’impression d’avoir plusieurs têtes, plusieurs cœurs et plusieurs âmes, écris donc ta symphonie sur moi.

De toute façon, des deux, tu seras celui qui pourra mieux écrire. Avec un bras mis à mal, je ne risque pas d’exceller dans la virtuosité.

Mais moi, Idjouher Tamanart, je ne m’agenouillerai pas.
Je ferai de moi ton égal, je sue sang et eau pour l’instant mais ce n’est rien. Casse-mes os, je te vois venir. Aussitôt, je me mets en garde, ma lame épousant ton pied et le mien, nu, rougi et lézardé de crevasses, constellé de corps. Ca me fait mal, tu mets plus de force que moi et tu as ce que tu voulais, de la distance entre nous. Je respire rapidement, je dois tout faire pour donner le plus d’oxygène possible à mon corps, j’ai besoin qu’il tienne, mes yeux ne peuvent pas te quitter. Je suis à peine stabilisée sur deux pieds et je sens le danger arriver. C’est mon ultime test, n’est-ce pas ?

Je l’ai dit, pas à toi, tu t’en ficherais mais dans ma tête, tout est clair : je ne m’agenouillerai pas.

Mes forces sont rares, très. Pas étonnant vu ce que nous avons tous traversé et mon entêtement stupide à ne pas vouloir trop me reposer. Oui. Stupide. Aussi idiot que ma maigre parade qui n’arrive qu’à dévier que deux coups sur les treize autres. Et bien sûr, mes jambes. Pourquoi ? J’en aurai besoin tout à l’heure pour repartir chez moi.

Je pense qu’il va me laisser sur place le temps que je récupère seule. Je l’aurais su s’il avait des compétences en soins.

Est-ce que ça s’arrête à mettre mon corps en charpie ? Non. De nouveau, mes jambes quittent brutalement le sol, mes pieds ne sont pas ravis, mes pieds ont horreur d’être séparés du sol, même quand il est rugueux ou même escarpé.

Je ne m’agenouillerai pas.

Non. Je n’utiliserai pas de kidô, ni de pouvoir, ne le prend pas mal, Saif-al-jawza.

Nullement, Sai.

Je n’ai pas la possibilité d’effectuer un shunpô sans un doigt de pied sur le sol.

J’ai quand même mes poings. Un pour être exacte.

Là, je frappe le sol en un crochet du droit, enfermant mon zanpakutô pour me projeter en arrière, vers Raïtoku, mon corps se tourne grace à l’inertie donné par le crochet. Je n’ai qu’une main valide et avec tout le poids de mon frêle corps et de mes dernières forces, je frappe une dernière fois. En estoc plongée, vers son épaule.

Je ne sais pas si je le ferai tomber. Ça m’étonnerait. Je ne sais pas où je tomberai car mes jambes ne peuvent pas me porter pour l’instant.

J’espère que mon corps tombera sur le sien histoire qu’il reçoive un peu de ma sueur et de mon sang.

Car son temps, je ne peux pas lui rendre.

Et lui ne pourra pas me soigner.

On est quittes.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Mar 10 Mar - 20:58

Elle donne tout ce qu'elle a. Simplement, sans tergiverser, sans s'arrêter. Elle est en pire état que moi, mais ça ne m'empêche pas d'éprouver ma respiration et les battements sourds de mon cœur. Le combat et l'exaltation accélèrent ce rythme lourd qui pulse violemment. Tant mieux. C'est pour ces sensations que j'existe, pour éprouver durement ma vie à celle d'un autre. Toujours. Qu'on me comprenne ou pas, j'en ai rien à tiquer, c'est pas mon problème. Qu'on se dise juste que je suis un taré, un monstre ou que sais je d'autre, qu'est ce que ça peut bien me foutre au juste ? Je suis moi, juste moi. Me demandez pas de changer, me demandez pas d'arrêter d'être celui que je suis, je préfère crever en combat plutôt qu'en étant un type que je suis pas. Et elle ? Elle, elle est fière, elle s'entête malgré les tremblements de son bras meurtri, malgré ses jambes vacillantes sur ses appuis et le poids qui pèse sur ses épaules... Elle reste debout, encaissant ce que je lui fais subir sans peur, sans reculer. Est ce que c'est une perte de temps ? Le temps s'oublie. Il m'importe pas quand je combats comme ça. Lorsque je me lâche. Quelle fille têtue. Fais pas comme si ça t'agaçait. Pour une fois, j'ai envie de lui sourire mais j'ai pas le temps d'y penser. Son corps est faible mais elle se permet une dernière offensive, étonnante, originale dans un style pas du tout commun, maladroit mais franc. Son sabre finit par entailler mon bras alors que son corps suit le mouvement. Elle s'écroule. Elle va avoir mal et je m'en fous. C'est lorsque notre corps souffre qu'il apprend à s'endurcir, encore et encore, à force d'en recevoir tant et plus. Y a pas de miracle.

Je réceptionne la shinigami à bout de bras, la choppant par le ventre avant qu'elle ne finisse par embrasser le sol. Elle est franchement légère et même si je suis blessé à ce niveau, ça me fait pas trop de mal. Au final, c'est surtout elle qui a pris cher. T'aurai pu la laisser, hein. Vrai. Mais bon. Mon reiatsu se calme, reflue comme une tempête qui disparaît finalement pour laisser derrière elle un ciel dégagé. Enfin, plutôt une atmosphère moins étouffante, moins oppressante aussi. Pour elle en tout cas, pour moi, ça fait pas grande différence. Et voilà le résultat final de cet espèce d’entraînement. Tu l'as surtout battu comme plâtre. Certes. Elle est claquée, ensanglantée et épuisée. Un début de journée idéal en somme. Je l'oblige à se redresser sur ses jambes non sans rudesse en avisant son état. Peut mieux faire même si c'est pas mal, je suppose. Je sais pas trop. Je sens encore l'adrénaline parcourir mes veines de manière totalement anarchique. Une inspiration suivit d'une autre pour calmer ma respiration, les battements fous de mon cœur que le combat à fait s'emporter. J'aime cette sensation.

Dommage que le reste suive pas forcément. J'ai pas besoin de tourner la tête pour sentir les regards étrangers posés sur nous. Forcément. On dirait bien que vous avez attiré du monde avec votre petite rixe ! Il en rigole presque, ce qui est pas mon cas. Comme quoi, même tôt, y en a qui ont rien d'autres à foutre. Au lieu de regarder, ils feraient mieux de se bouger le cul, eux aussi. Bande d'abrutis. Je gronde sourdement en rengainant mon zanpakutô, sentant l'exaltation s'étioler peu à peu. Je crois qu'il serait pas trop mauvais de se rafraîchir avant d’enchaîner sur autre chose, j'y pense. Mais on y est pas. J'avise la silhouette d'un des gars de la septième – forcément on est sur un des terrains d’entraînements de la division. Encore Aokideso. Je vais finir par croire qu'il me suit à la trace, lui. Enfin, il est pas seul. Quatre clampins qui paraissent avoir été pris en flagrant délit. Je suis pas forcément le genre à me donner en spectacle, observer, ça va cinq minutes mais c'est pas comme ça qu'on apprend. Pas chez moi en tout cas.

Si vous avez rien à foutre, y a toujours besoin de bras dans le quartier ouest. Et c'est pas une demande polie de ma part. La moitié sursaute, l'autre acquiesce l'air vaguement apeuré mais sans trop broncher non plus. Un vrai travail de vice-capitaine ! Bravo mon petit Raï. Se moque la voix résonnante de Hibiki. Je l'écoute pas. Manquerait plus que je lui donne des billes sur lesquelles rebondir. Occupes toi de Tama, Aoki. Il m'adresse un regard étonné que je lui rends pas. Je l'ai vu soigner, y a pas à être surpris de ça et visiblement, il finit par accepter en s'approchant de la shinigami. C'était lui ou la quatrième voir la dixième, sauf qu'avec le bordel dans le Rukongai ils avaient déjà assez d'emmerdes comme ça. Et moi, je sais pas soigner. Avant de partir du terrain je me détourne vers Tamanart pour signer à son adresse une consigne supplémentaire. Demain soir. Ici. Elle comprendra et s'exécutera probablement - elle est un bon petit soldat de plomb, comme dirait Hibiki. Puis elle avait l'air de pas s'être trop emmerdée non plus. Et elle fait un sac de frappe plutôt acceptable en fin de compte. Je manque encore de puissance au corps à corps... Rien à voir avec les coups de l'arrancar que j'ai affronté lors de l'invasion. Mon poing se crispe un instant comme pour en tester la solidité, la force aussi avant de le laisser retomber simplement.

Et je m'arrache sur ses bonnes paroles - si je puis dire - avec un drôle d'arrière goût dans la bouche. Le fer, ça je connais. Mais pas que. C'est plus bizarre, un peu amer. Enfin, j'ai pas l'impression d'avoir perdu mon temps en tout cas. C'était un combat... Intéressant.

Fin :
 

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MessageSujet: Re: Perte de temps ? [PV Tama]   Mar 10 Mar - 22:15

« C’est un chasseur. Il ne changera pas. Tu es de la viande pour lui comme je voyais les Shinigami comme des moutons noirs avec des sabres. Je t’aurais prévenue. »

Idjouher était au moins parvenue à son but. S’endurcir. Mieux, un nouveau rendez-vous et ceci au bon milieu des rescapés de la Division 7. Les choses étaient au moins claires pour tout le monde. On ne porte pas des zanpakutô pour faire joli, ni pour parler seulement car on est trop seul. Elle espérait ne pas à avoir le répéter. Elle tenait debout, grace à une bonne gestion de son point de gravité, ne répondant à l’ordre qu’en clignant lentement des yeux. Elle y serait. Ce n’était qu’un premier palier, il fallait qu’elle continue.

Blanc comme le haori de Taka qu’elle avait lavé des jours avant, Aokideso jetait quelques coups d’œil au Vice-Capitaine qui quittait l’arène, laissant les uns partir avant de subir son courroux, les autres moins convaincus de la laisser avec un seul siège, sûrement en train de la plaindre. S’il y avait bien une raison valable de ne pas vivre au Seireitei, elle se trouvait autour d’elle, murmurant une pitié qui aurait pu être donnée à des gens plus méritants, des gens morts, retourné à un cycle perpétuel en laissant d’autres attendre leur tour.

Est-ce qu’elle les détestait ? Non. On l’avait prévenue depuis longtemps, c’était juste triste de le constater de nouveau. Des moutons à la toison noire ? Ironique pour ceux qui voyait sûrement Seigi Raïtoku comme un monstre qui s’amusait à latter la nouvelle venue, le dixième siège. Celle qui semait des gâteaux sans même qu’ils ne le sachent. Sauf lui.

Soufflant comme un bœuf, Aokideso prit la parole, tremblante, bien sûr.

- Ne vous inquiétez pas, Tama-san. Ca sera rapide.
- Essayez-vous de me réconforter, Aokideso ?
- J’essaie…j’essaie...
- Ai-je l’air triste, selon vous ?


Il n’était pas en mesure de le dire, normal. Son regard neutre était de retour, sondant la nervosité dans les prunelles de son soi-disant supérieur, car oui, il l’était mais apparemment, il n’était pas au courant. Plutôt que rester comme deux ronds de flanc, il se prépara à administrer des soins, et à voir la concentration de reiatsu, il allait d’abord s’occuper des dommages superficiels. En gros, lui faire perdre du temps. Au moment où il allait la toucher, Idjouher barra le chemin avec sa main en miette.

- Je m’en sortirai seule, je vous remercie, Aokideso. Allez le rejoindre, je rattraperai mes quarts plus tard si vous n’en voyez pas l’inconvénient.

La façon polie de dire qu’elle allait prendre congés qu’il le veuille ou pas. La Kabyle ne lui laissa pas le temps de lui répondre, occupée à savoir si elle avait encore des réserves insoupçonnées juste pour rentrer chez elle. Elle en avait, assez pour traverser la moitié du chemin. Avec lenteur, Idjouher quitta la terre battue, sans prêter un regard à ceux qui la dévisageait et dès qu’elle put, elle fit le reste du chemin en des shunpô très légers qui l’amenèrent à quatre pâtés de maisons de son foyer. En chemin, elle tomba sur Abbes qui eut l’amabilité de ne pas poser de question, juste de la prendre sur son dos en lui promettant un bain dans un coin tranquille et de forcer Akatane à ne pas venir la déranger.

Elle ne se priva pas d’une sieste, son esprit était plus morcelé que son corps et pas seulement avec ce souvenir impérissable de son mentor voulant absolument avoir raison sur tout, même de son gisant.

Deux heures plus tard, Idjouher était sous le porche, enroulée dans de grandes serviettes de lin, nue bien sûr, des torchons remplis de glace au niveau de ses pieds et l’odeur de cannelle de Lalla Zohra venant chatouiller son nez.

- Quel dommage qu’il ne soit pas revenu. J’avais fait du thé.
- Je doute qu’il revienne ici…il n’aime pas les gens.
- C’est exactement ce que tu me disais sur Qismat, ya benti.


Ses pupilles se rétractèrent, ses muscles se bandèrent d’un coup et une puissante main vint se poser sur son front. La façon qu’Abbes avait d’implorer quelqu’un de forcément plus fort que lui. Non. Ce n’était pas raisonnable. Elle demeura donc en position allongée, tentant de se calmer, serrant Saif-al-jawza entre ses doigts pour enfin respirer profondément.

- Tu ne t’en souviens que maintenant. Ce n’est pas un mal. Il était un chasseur, il ne pensait qu’à meubler son temps, jusqu’à ce qu’il l’utilise avec nous, qu’il le partage. Ainsi, nous avons pu l’enterrer comme un membre de la famille, à porter le deuil ensemble. S’il était resté seul, il n’aurait été qu’un nom dans des dossiers.

Elle savait. Elle savait tout. Ce qu’elle lisait chaque nuit.

Sa façon de dire de ne pas commencer à juger. Il n’était pas question d’avoir une mauvaise façon de le faire, Idjouher était confiante dans sa façon d’analyser une situation et de trouver judicieux de prendre une décision plutôt qu’une autre.

C’est bien la raison pour laquelle elle se refuse de juger les gens, hormis leurs actions qui peuvent mentir, ou leurs dires fusant pour une raison inconnue, on ne peut y arriver et ce qui est décidé en un instant peut se révéler être faux demain.

Tout le monde a besoin d’une étoile qui espère le meilleur, non pour craindre le pire, Sai.

La seule chose qu’elle espérait était que la nuit lui donne la force de se remettre sur pied rapidement. Elle ferma donc les yeux, laissant les paroles de Lalla Zohra installer le calme que le corps et l’esprit réclamaient.

Le lendemain. Idjouher reçut un message.

Un ordre qui allait au-dessus de celui de Seigi Raïtoku.

Elle se prépara tout de même pour le rencontrer pour être sûre qu’il était au courant.

Quelque chose lui disait que ce n’était pas le cas.

Le temps était comme la mort.

Une catin du soixante-et-onzième district sud.

_________________
"The wind is free, but the sand goes where it is blown. Unaware of the world around it. Whirling on the breath of the gods, at the mercy of the storm that engulfs it.

What is one grain of sand in the desert ?

One grain amongst the storm ?"

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Perte de temps ? [PV Tama]

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