AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

CreativeJuiz

OuvrirFermer






Le forum est fermé. Vous pourrez nous retrouver sur notre nouveau projet ICI

Partagez | 
 

 La fleur du silence [Acquisition PNJ/PV Hana]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Rang : Vice Capitaine de la Septième

Messages : 162
MessageSujet: La fleur du silence [Acquisition PNJ/PV Hana]   Mar 3 Mar - 16:55

Ce RP est réalisé dans le cadre d'une acquisition PNJ Future. Il sera réalisé du point de vue de Hana et se déroulera sur une période relativement longue.

Theme Song

~ Deux mots ~

Je me souviens de la peur. Je me souviens de la destruction. Je me souviens de la douleur perçant mon esprit, annihilant mes réflexions, détruisant le chagrin ravageant mon cœur. Je me souviens de l'angoisse et du désespoir, de cette présence écrasante, étouffante, aliénante. Je me souviens du vide et de la souffrance, du froid et des ténèbres. Le corps brisé un million de fois, étendu entre les amas de ruines ravagés par la puissance sans âge qui s'est abattu sur le Rukongai, mon âme dérive. Il n'y a rien de plus que ce vide et ce silence, cet incroyable et sinistre silence dans lequel je glisse langoureusement. Muette. Absente. Les souvenirs se sont tût, disparus dans les limbes. Il n'y a rien hormis l'horreur, hormis la douleur qui lèche ma conscience en des vagues sanglantes. Et mon esprit se perd dans les méandres.

Je dérive si longtemps. Tellement de temps avant que finalement, dans le silence, dans cette absence, ce visage sévère n'apparaissent à ma vue, son regard d'encre me détaillant, me surplombant de toute sa hauteur. Si grand. Si impressionnant. Plus rassurant qu’effrayant en cette sombre journée. Est ce ma délivrance ? Mon regard terni par la souffrance s'attarde, observe le dieu de la mort qui se penche sur la carcasse que je suis devenue. Je suis incapable de bouger, incapable de parler quand bien même je veux lui demander. Est ce que tu es venu pour abréger mes souffrances ? Je veux me repaitre du vide qui enfle en moi, m'y perdre si seulement tout ce que je ressens pouvait disparaitre grâce à lui. J'ai si peur, si mal et les larmes silencieuses floutent mes prunelles azures alors que ma voix me refuse la libération. Accroche toi. Ses mots résonnent en moi, grondant, déchirant le silence de mes pensées éparses et aliénées. Sa voix est rauque, dure, grave et un peu étrange, dissonante. Ses mots, eux, sont impérieux. Ce ne sont que deux petits mots, deux simples mots qui suivent une souffrance déchirante.

Un gémissement est seul à passer la barrière de mes lèvres alors qu'il me lève de l'amas de ruine sur lequel je suis tombée. J'ai mal. J'ai si mal, pourtant, la chaleur de ses bras parait éloigner le vide, le froid qui m'étreint. Le contraste est si saisissant. Sa vie est si puissante, la mienne est si fuyante. C'est si rassurant. Se raccrocher à un cœur qui bat, lentement, comme un métronome sur lequel mon propre cœur fatigué peut se caler. Doucement. Sourdement. Et je me raccroche aux mots. A l'ordre qui focalise toute mon attention, sur lequel je peux me concentrer, dont je peux savourer la présence dans ce monde si vide. Comme ce cœur qui bat si férocement dans ce corps qui m'entraine loin, loin du carnage, loin des ravages, m'éloignant de ma propre tombe. Ce tombeau à ciel ouvert. Accroche toi. Les paroles se répercutent, écho salvateur emplissant mon être d'un espoir. La douleur se ravive au rythme de ses pas mais comme cette espérance est douce, brillant comme une étoile lointaine qu'on ne peut s'empêcher d'observer à la nuit tombée. Qu'on désir tant effleurer.

Je veux obéir à cette voix qui me libère et je me souviens. De la chaleur, de la souffrance, du déchirement. Le froid revient, mon esprit reprend pied, à peine, seulement pour constater le changement, l'absence. Dans ma semi-conscience, je recherche sa présence, sa chaleur, sa vie. Parle. Déchire le voile de ma léthargie. Mais ce n'est pas sa voix que j'entends, ce n'est pas lui qui s'agite. Lui, il s'éloigne. La morsure du froid m'empoigne et ma main faible vient attraper la sienne avant qu'il ne disparaisse totalement de ma vue. Ne me laisse pas seule. Les larmes dégringolent, glissent sur mes joues meurtries, sillons écarlates, ardents. Je ne veux pas être seule. Je ne veux pas être abandonnée. J'ai si froid. Le vide se répand alors que mes doigts le retiennent, si impuissants. Ma voix se refuse à moi, ravivant la peur, les larmes cristallines qui glissent et disparaissent. Son regard est si perçant malgré les mèches de cheveux corbeaux qui mangent une partie de son visage blessé. Dur. Je me souviens... De ma force qui disparait, de la souffrance qui meurtrie mes chairs, des larmes qui glissent le long de mes joues. Je veux tellement le retenir. Tellement sentir la chaleur de sa main... mais il n'y a que le vide et les ténèbres qui m'accueille entre leurs bras.

Mais la chaleur s'attarde, elle. Un instant qui parait éternité dans ces sombres abîmes.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2904-seigi-raitoku

Rang : Vice Capitaine de la Septième

Messages : 162
MessageSujet: Re: La fleur du silence [Acquisition PNJ/PV Hana]   Sam 7 Mar - 21:59


Tout est si silencieux. Si vide. Ici, il n'y a rien de plus que ce vide et les ténèbres, ainsi que les souvenirs tus. Et puis cette chaleur, douce et solitaire, vague et lointaine mais si prégnante. Captivante. Elle est seule à déchirer le voile de ma léthargie, unique à en éclairer les murs défaits. Je sens l'agitation, j'entends quelques bruits étouffés par les gémissements de mon corps brisé, souffrant avant que mon esprit sombre de nouveau dans l'inconscience. Une fois. Deux fois. Trois fois peut être avant que la fatigue pesant sur moi ne s'étiole suffisamment pour que parvienne enfin à contempler le monde qui m'entoure. C'est épuisant mais je force ma tête à m'obéir pour observer l'agitation feutrée qui anime ce camp de fortune dans lequel s'entasse moult blessés. Juste à côté de moi, sur un lit de fortune, la silhouette pâle d'un homme enrubanné de coton paraît dormir paisiblement. La luminosité est faible, tant et si bien que j'en déduis rapidement que la nuit est tombé sur la Soul Society. Mes souvenirs se mélangent, les images s'agitent et je sens mon estomac se contracter férocement alors que mon cœur, lui, s'emballe violemment en réponse. Mon poing se crispe et la douleur sourde qui m'étreint m'éveille bien plus rudement. Je me souviens... à peine. Si peu. Juste... Un visage. Un homme. Un shinigami à l'allure austère et au regard perçant. Et le reste ? Où est le reste ? Un frisson dégringole le long de mon échine alors que j'essaye vainement de me redresser, en proie à une angoisse de plus en plus prégnante. Qu'est ce qui m'arrive ? Où...

Calme toi. Dors. Mon corps se fige, mon esprit se dilue dans les limbes alors que mes paupières s'éteignent en silence, lentement, langoureusement... Le silence reprend ses droits. Combien de temps à voguer entre deux eaux ? Mes doigts glissent sur mon front bandé alors que mes jambes s'agitent toutes seules, avancent le long d'un chemin de pierre et de destruction. Mes paupières s'agitent alors que mes prunelles observent les lieux qui m'entourent, contemplant les ravages, les ruines de ce monde qui était le mien... Et dont je n'ai plus aucun souvenir hormis ceux vagues qui se font familiers. Une grimace tord les traits de mon visage alors que je glisse mes mains sur mon front douloureux, m'agenouillant au plus près du sol dans l'espoir de calmer la souffrance. Quand suis je partie du camp de blessé ? Je ne sais plus. Je crois que ma mémoire a été altéré par mes blessures. Je crois que j'ai failli mourir. Cette constatation fait dégringoler un nouveau frisson le long de mon dos qui fait trembler mes membres et emplir ma bouche de bile. Mordant férocement mes lèvres afin d'en oublier cet effroi, je me redresse maladroitement, bien décidée à m'échapper des lieux. Pour aller où ?

Mon regard vient se poser sur mes mains bandées alors que mes jambes se figent au milieu de cette ancienne avenue à présent encombrée de maison éventrée. Où aller... Je n'ai plus d'endroit où aller, cette certitude me glace mais je suis intimement persuadée de sa véracité. Je la sens dans mes tripes qui se tordent de douleur, acceptant difficilement ce qui n'est plus à présent. Je dois me souvenir de quelque chose. N'importe quoi, tant que ce quelque chose me permette d'avancer de nouveau. Mes prunelles dérivent sur cet endroit, sur les ruines dans lesquelles persistent une misère que la destruction ne fait qu'aviver tant et plus. Souviens toi, Hana. De quelque chose. N'importe quoi. Dans les rouages figés de mon esprit, je ne perçois que cette chaleur. Une chaleur lointaine, vague mais pourtant si douce... Les paupières fermées, je lève ma tête vers ce ciel que je sais sans nuage – étonnement limpide, vide comme paraît l'être ma propre mémoire tronquée. Je me souviens... D'un visage. Un homme. Il a accompagné mes rêves sans images.

Accroche-toi.

Une larme roule le long de ma joue, silencieuse alors que je sens mon cœur se tordre d'une sourde douleur. Pourquoi est ce que je pleure ainsi ? Mes épaules tressautent alors que les perlent salées dégringolent le long de mon visage, intarissables. Elles glissent et disparaissent, bien vite remplacées par d'autres qui suivent une course semblable sans s'arrêter. Ma gorge serrée m'empêche d’émettre le moindre son. Je pleure juste, encore et encore alors que ces mots se répètent dans le vide de mon âme ébranlée. Mes mains bandées viennent se porter à ma bouche, glissent sur mes paupières pour faire cesser ma pleurnicherie. Je ne sais même pas pourquoi je pleure. Il me faut plusieurs minutes pour me calmer et ravaler les larmes, reprendre ma respiration. J'ai mal mais j'ai l'impression d'aller un peu mieux, comme si les gouttes salées avaient le pouvoir de remplir le vide. Effaçant le sillon de mes larmes d'un geste maladroit, je ne peux m'empêcher de rire un peu de cette bêtise. Remplir le vide, hein. Assise à même ce sol sur lequel j'ai chuté quelques minutes auparavant, je laisse mes pensées me perdre. Ici, il n'y a rien. Rien du tout. Dans ce quartier, il n'y a rien qui m'attends. Je le sais. Je le sais bien. Est ce une raison pour abandonner ? Mon regard troublé par les larmes vient se poser sur cette main blessée qui avait vainement tenté de le retenir. Je me souviens de la chaleur.

Ce souvenir est le seul qui apaise mon cœur. Le seul qui fait naître en moi un sentiment diffus de bien être. Là, au seuil de l’inconscience, il y avait cette chaleur qui me maintenait en vie. Il m'a sauvé. Accroche toi. Mes doigts se lient les uns aux autres dans une muette prière. J'aimerai... le remercier, le retrouver.

Je vais m'accrocher.

Mes doigts effacent les derniers sillons alors que je me redresse un peu maladroite sur mes jambes meurtries. Mes blessures vont mieux. Bien mieux et la douleur est moindre, bien moindre, seul un écho vient en attester. Où dois je aller à présent ? Ici, il n'y a rien de plus que des ruines. Rien d'autre. Je vais... Je vais... Mes poings se serrent. Je vais le retrouver pour le remercier. J'aimerai connaitre le nom de celui qui m'a sauvé. De cet homme à l'allure austère mais aux mains si chaleureuses.

Roi des Âmes. Guidez mes pas, je vous en prie.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.bleach-bsrpg.com/t2904-seigi-raitoku
 

La fleur du silence [Acquisition PNJ/PV Hana]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Hana - Une fleur avec un coeur rebelle
» Reflexion sur la saga Michelet Casimir - Jean Saint-Fleur
» 2 éme entraînement de Nuage de la mort et de fleur enflammée finished
» FLEUR canichette croisée abricot 6 ans (89) Yonne
» Fleur d'Aphélandra du Clan du Vent

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bleach - Before the Shadows :: Chroniques & Flashbacks :: Chroniques & Flashback-