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 Y'a des jours comme ça... {Noboru}

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Y'a des jours comme ça... {Noboru} Shi-cap
Chikusa Heiji
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MessageSujet: Y'a des jours comme ça... {Noboru}   Y'a des jours comme ça... {Noboru} Icon_minitimeMar 25 Déc - 23:50

    Il avait beau être situé dans le tout premier district du Rukongai, mais il n’était jamais désempli. C’était le cabaret par excellence, et il y avait de tout dans ce coin. A manger, à boire, de la bonne musique, mais surtout, de très belles femmes qui ne se négligeaient pas du tout. Elles n’étaient pas forcement belles et pouponnées comme les mijaurées des hautes states du seireitei, mais elles étaient assez « bonnes » pour vous donner envie de passer du bon temps avec elles. Et c’était justement cet aspect des choses qui m’attirait dans le coin depuis un bon moment maintenant. Pour ne pas dire depuis mes premières années en tant que shinigami…

    Ce soir-là, j’avais envie de m’amuser. Je n’avais toujours pas eu la force d’avouer mon amour à Yoshiko ce qui me forçait un peu à voir ailleurs quand j’avais un gros manque d’affection et une envie irrésistible d’avoir une partie de jambes en l’air. Ma seule option me vint à l’esprit comme une étant une évidence : Le cabaret saurait très certainement me satisfaire comme d’habitude. A cette perspective, j’avais souri, m’était débarrassé de mon manteau de capitaine, pour fondre rapidement dans la masse. M’enfin, ça encore, c’était vite dit puisqu’en plus de mon gabarit semblable en tous points à celui de Kenpachi, mon visage, lui, était bien connu des officiers.

    Il devait être environ de 22 heures quand j’entrai dans le coin. Et comme d’habitude, il était plein à craquer. C’était vraiment la fête, puisqu’il y avait de la bonne musique et de l’alcool qui coulait à flot. Même que certains shinigamis, déjà saouls, dansaient comme des imbéciles heureux. D’autres papotaient entre eux et faisaient même des paris… On aurait dit un local comme dans le monde des humains. Débauche dans tous les sens du terme. J’en venais à penser qu’un vieux comme moi devrait arrêter de fréquenter cet endroit, mais cette idée s’envola aussitôt dès que je vis une serveuse, callipyge à souhait, qui me faisait les yeux doux et qui me souriait joliment.

    Elle me conduisit rapidement à une table, avant de prendre ma commande. Je n’allais pas manger aujourd’hui mais boire, rien que ça, oui oui. Lorsqu’elle s’en alla chercher des bouteilles de saké, j’eus un sourire salace à la vue de son déhanchant fulgurant. Elle faisait tout pour me chauffer, et elle n’allait pas le regretter dans les minutes à venir. Lorsqu’elle revint avec les bouteilles, la jeune femme se permit se poser sur mes cuisses, avant de commencer à me faire boire. Elle croyait pouvoir me plumer un peu, mais ma teneur en alcool allait très vite la décourager. Alors que je prenais mes premiers verres, je pris alors la liberté de la peloter grassement et sans me gêner, héhé…

    Malheureusement, mes mains un peu trop baladeuses n’étaient pas du gout de tout le monde. Notamment d’un type plutôt baraqué qui n’se fit pas prier pour shooter dans une chaise, histoire de s’accaparer toute l’attention. Et c’est ce qui s’passa. Le pauvre s’était vu coupé l’herbe sous l’pied, car il convoitait la jeune fille confortablement assisse sur moi. Ce qu’il nous expliqua de sa voix criarde. Les autres shinigamis autour de nous commencèrent à rire bêtement, ce qui énerva « mon rival ». La serveuse prit peur, voulut fuir mais je fis vite de la retenir dans mes bras. Le jaloux sortit un poignard, voulant en découdre, mais à peine avait-il fait un pas vers moi qu’une voix s’éleva.

    - C’est un capitaine que tu veux attaquer… Et à ta place, je m’enfuirais !

    Ce qu’il ne fit pas. Et il osa même nous foncer dessus. La mam’zelle eut un cri et ferma ses yeux de peur. Elle se voyait déjà poignardée. Mais lorsqu’un bruit sourd s’en suivit juste après et qu’elle rouvrit les yeux, notre assaillant se trouvait dehors, après avoir été expulsé d’une simple pichenette de rien du tout. Un coup qui ne m’avait pas demandé beaucoup d’effort. Si un silence d’admiration s’était établit, la musique et les fous rires reprirent de plus belle. Les shinigamis du coin se marrèrent comme jamais. Des types de la onzième division que je connaissais bien et qui firent vite de me saluer de loin.

    Certains avaient été sous mes ordres du temps de mon passage là-bas, ce qui expliquait qu’ils me connaissaient bien pour la plupart…Et tout d’suite après, j’avais recommencé à tripatouiller ma proie d’un soir qui semblait obnubilée par mon tour de force et mon physique pas forcement désagréable.
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Y'a des jours comme ça... {Noboru} Rea-gen
Cheyenne
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MessageSujet: Re: Y'a des jours comme ça... {Noboru}   Y'a des jours comme ça... {Noboru} Icon_minitimeSam 29 Déc - 15:18

- Mais joue donc, Dédé, à moins que t'aies perdu ton doigté légendaire? Joue Dédé, joue!

Le petit vieux en face hésitait sur la marche à suivre. Pas étonnant, vu le pactole en jeu. Deux jouvencelles collées à lui, entre ses deux bras taillés par les années de labeur, son adversaire le plus direct jouait la carte de l'insouciance, le poussant à la faute, par son comportement à la limite de l'insolence. Ce n'était que pure esbroufe, un calcul savamment dosé pour donner une fausse image de confiance excessive, endormant alors la méfiance du vilain petit renard vicieux. Même les beauté exotiques n'étaient là que pour ajouter à la mise en scène - même si elles étaient une diversion des plus charmantes - et le gros cigare qui jetait des volutes de fumée acre venait parfaire le tout.

Une bonne idée, d'ailleurs, ces petits trucs, une des meilleures choses qui soient sorties de la réunion entre les Vice-Capitaine, et donc la rencontre avec le représentant de la Sixième, avec ses clous de girofle. Un commerce qui serait profitable, et en plus agréable. Peut être même à un niveau équivalent avec la pseudo-distillerie faite maison et cachée au fond du terrain d'entrainement de la Division, dans la vieille cabane à tout faire.

Le jeu en était au paroxysme de la tension. Elle était palpable, cette tension, tellement qu'on pouvait presque la toucher. Et vu les gouttes de sueur qui perlaient au front du petit vieux, elle était sale, cette tension. Il tendait le doigt, puis se ravisait. Ici! Non...là alors! Non plus...il voyait rouge, commençait à perdre son sang froid. Allait-il faire une bêtise, le coup de trop qui le mettrait à la merci de ses opposants? Le Mah-jongg n'était pas si difficile, quand on savait s'y prendre. Le problème, c'était de faire avec les autres. Mais il avait pris sa décision, il allait jouer...

- Prends donc ça, flocon de neige, je vais...

Du barouf à l'autre bout de la salle finit complètement de le perturber. Apparemment un type mal luné faisait un esclandre à propos d'une fille qui s'était posée sur les mauvais genoux, vu qu'ils n'étaient pas les siens. Rien de bien méchant en somme, vu la faune qui fréquentait l'établissement, d'autant que le Kyuusei et certains autres veillaient au grain pour que rien ne dépasse le stade de la gueulante. C'était quand même mieux pour la tranquillité, et pour les affaires. Le fou eut même l'affront de sortir une lame et de menacer de l'utiliser. Sa tentative fut saluée par un concert de protestations, ainsi que par des mises en garde énoncée avec une certaine pointe de peur. Un mot retint l'attention du Vif-Argent: "Capitaine". Allons bon...cela changeait la donne. Il posa sa main sur celle toute ridée de l'ancêtre en face de lui.

- Tu m'attends deux secondes, Dédé, y a du gros, tout de suite.

- Mais, mais...

Repoussant ses parures de chair rebondie, il passa dans la pièce attenante à la sienne. Son arrivée fut saluée par l'envolée soudaine de l'importun au canif, qui s'en alla manger la poussière dehors. C'était connu, les cons, ça osait tout, c'est d'ailleurs pour ça que des personnes responsables comme le Vice Capitaine de la Onzième devait courir partout pour éviter les catastrophes.

Nan mais, s'en prendre à un Capitaine...même dans le doute, tu fais gaffe avant de vérifier si c'est vrai...j'te jure...

Repoussant les autres clients qui s'étaient agglutinés là pour ne pas perdre une miette du spectacle, le Lieutenant s'en alla donc rencontrer la source de ce scandale, à savoir un homme dont les proportions n'avaient rien à envier au Kiryû. La lumière se fit dans la tête de Noboru alors qu'il reliait ce physique particulier aux dires de son mentor et ami. Un certain Capitaine de la Septième Division qu'il avait pu rencontrer lors d'un entrainement, et qui au final s'avérait vachement sympathique, comme type. Dans le genre arrangeant, pas prise de tête pour un sou, et avec une envie de bien faire associée à une franchise rafraichissante. Tout à fait le genre d'homme qui plaisait au duo de la Onzième. D'ailleurs, en y repensant bien, le Kyuusei se remémorait maintenant son homologue de la Division à l'Iris, un petit bout de femme pas très causant, limite timide, un peu maniérée. Ils devaient bien se compléter, enfin sûrement.

- C'est pas courant les vols de drôles d'oiseaux par ici, mais c'est toujours une source d'amusement...un Capitaine, alors? Si je me trompe pas, vous êtes bien celui que je pense. Z'avez déjà eu affaire à mon Shinjirô, non? J'me présente, Kyuusei Noboru, Vice Cap' de la Onzième, pour vous servir.

Une courte révérence, associée à un jet de cigare d'une pichenette du doigt. A vrai dire, il n'était pas encore familier de ces tubes à fumée. L'avaler filait la nausée, et garder en bouche rendait la langue pâteuse, comme après une soirée trop arrosée. Il s'y ferait, sans doute, avec le temps.

- J'vous offre un truc? Faut que je me rince le gosier, histoire d'en changer le goût. A moins que vous préféreriez que j'vous laisse discuter tranquille avec votre charmante compagnie? Juste qu'entre habitués, faut parfois savoir se faire plaisir.

A vrai dire, l'autre avait déjà à boire, et en plus il n'était pas seul. Mais la politesse voulait qu'on se permette de demander, au moins. Concernant sa capacité extralucide à déceler si l'autre fréquentait l'établissement? La situation présente, déjà, associée à l'absence de gêne à se trouver en telle compagnie, et son apparente décontraction, pour un haut gradé du Gotei. Ouais...ce type paraissait bien sous tous rapports, en fait. Les jugements de Shinjirô étaient infaillibles, de toute façon.
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Y'a des jours comme ça... {Noboru} Shi-cap
Chikusa Heiji
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MessageSujet: Re: Y'a des jours comme ça... {Noboru}   Y'a des jours comme ça... {Noboru} Icon_minitimeJeu 3 Jan - 1:01

    Mais alors que ma séance de pelotage se passait comme je le voulais, et que ma jeune proie s’offrait littéralement à moi, je sentis une présence. Je n’étais pas vraiment un as dans la détection des réiatsus comme ma charmante vice-capitaine, mais dans un espace aussi clos que dans celui où nous étions, j’ne pouvais ne pas sentir une telle énergie spirituelle. Elle était démentielle. Grave puissante. Egale à la mienne en quelques sortes. Comme si un autre gradé était dans le coin. Je fronçai les sourcils. Cette présence ne ressemblait pas du tout à celle de Shinjiro, seul type susceptible de fréquenter un tel coin. Alors, qui était-ce ? La réponse à ma question ne tarda pas.

    Le type qui se démarqua de la foule était baraqué, imposant, un vrai mastodonte. J’eus un flash soudain. Une image pour être plus précis. Celle du Kenpachi. On n’aurait pas dit, mais le gaillard qui se trouvait devant moi lui ressemblait énormément ; tant au niveau de l’expression du visage que de sa corpulence. Un rapide coup d’œil vers son brassard de lieutenant me révéla tout et me détendit, avant que je ne recommence à sourire légèrement. Ce devait être le fameux Noboru. L’alter égo de Shin, comme je le pensais. Beaucoup de personnes m’avaient parlé de lui, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le voir en personne. C’était maintenant chose faite, héhé.

    - Mets-toi à l’aise Noboru, et laisse de côté les formalités. C’est Tojo pour toi. Et c’est moi qui offre, si si.

    Je lui avais désigné le siège en face de moi, comme pour lui dire qu’il était le bienvenu à mes côtés. S’il était le bras droit de Shin, il n’y avait aucune raison de tabler sur une quelconque méfiance, oh que non ! La jeune fille à mes pieds sursauta et se mit à glousser en m’embrassant la joue, tout juste après ma petite tape sur sa croupe saillante. Elle me faisait un peu penser à Aono d’ailleurs, à la seule différence que cette dernière était un peu trop rigide et à l’image de son capitaine. Contrairement aux types de la onzième division, je ne les détestais pas du tout, même si je devais reconnaitre que leur formalisme était parfois un peu bizarre. Mon côté bourrin, sans doute…

    - Tu vas nous chercher quelque chose ? Merci d’avance.

    La serveuse me fit une moue boudeuse. Faut croire qu’elle ne voulait plus me quitter, à force. Mais mon sourire craquant fit vite de l’achever, avant qu’elle ne se relève et qu’elle s’en aille chercher ce que je lui avais gentiment demandé. Il fallait après tout qu’elle n’oublie pas son rôle de serveuse. Sa marche était marqué par un déhanché fulgurant. Moment qui renforça mon envie de me la faire. Ce soir, elle allait être mienne : « J’vois pas qui elle peut envier avec tout ce bagage, vraiment… » Qu’avais-je dit d’un air songeur, en m’adressant plus ou moins au vice-capitaine de la onzième division, mais aussi à moi-même, parce que ouais, elle était une bombe, cette meuf !

    - Hm. Allons bon. Je ne veux pas passer pour un pervers à tes yeux. T’avais l’air de t’amuser on dirait… Y’a un type qui semble vouloir t’éviter, là-bas.


    Sans ménagements, j’avais pointé le fameux petit vieux, Dédé quoi. Celui-ci avait quitté sa table et semblait vouloir prendre la poudre d’escampette. Comme s’il avait réalisé qu’il était dans une belle merde en fait. Le pauvre n’avait pas arrêté de zyeuter Noboru, tout en essayant de se faufiler entre la petite foule qui avait fini par se disperser. En voyant mon doigt inquisiteur pointé sur sa personne, l’homme eut un sursaut et commença à s’éponger le front en tremblant comme une feuille. C’est à ce moment-là que ma charmante compagne d’un soir, revint avec une autre coupole qu’elle se mit à remplir de saké et qu’elle posa devant Noboru. Il n’y avait que ça de vrai, le saké !

    - Je sais pas si on te l’a dit, mais je faisais partie de la onzième, il y a quelques siècles de cela. Et notre rituel, c’était d’arroser une nouvelle rencontre de saké. J’espère que tu apprécieras ce breuvage, dis-je en levant mon propre récipient également rempli. A la tienne, Noboru.

    Et tout juste après cette phrase, s’en suivit un cul sec.
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Y'a des jours comme ça... {Noboru} Rea-gen
Cheyenne
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MessageSujet: Re: Y'a des jours comme ça... {Noboru}   Y'a des jours comme ça... {Noboru} Icon_minitimeLun 7 Jan - 14:46

Son interlocuteur avait bien réagi à la première approche. Logique en soi, vu l'impression que le Kyuusei se faisait du Capitaine. S'installant confortablement en face de lui, tandis que l'autre commandait sa tournée, le shinigami assista aussi au départ du troisième sommet du triangle qui s'était composé à son arrivée. Suivant du regard la serveuse et ses courbes affolantes, il capta juste à temps la remarque technique de l'Himesaki, puis ses excuses. Visiblement quelque peu embarrassé d'avoir pensé tout haut, celui-ci détourna l'attention en pointant du doigt le vieux grigou, qui n'avait visiblement pas avalé le fait d'avoir été planté là comme un malpropre. Grand bien lui fasse, il avait fait chier son monde pendant des heures, il pouvait maintenant rendre la pareille.

- Lui, oh, il va m'attendre un peu. Il a tout le loisir de réfléchir à son prochain coup, comme ça. A s'en faire exploser la caboche...vous aimez les jeux? Ça occupe, et en plus ça peut aider à arrondir certains angles. Faut bien se trouver des hobbies. Et puis j'aime bien l'idée qu'on ait plus ou moins à se reposer sur le destin, la chance, et l'imprévu. C'est important, dans un monde comme le notre où même la vie après la mort est régie par des lois strictes.

Encore une fois, il en revenait à son crédo, celui de la balance cosmique. D'ailleurs, il valait mieux qu'il coupe court à ces fantasmes, ça pouvait le mener très loin. On avait toujours martelé les esprits des mortels avec l'existence d'un dieu tout puissant qui les accueillerait après la mort vers son paradis. C'était vrai, mais en partie. La bonne question, maintenant, c'était de savoir: et lui, il avait qui au dessus?

Sentant la migraine pointer le bout de son nez, Noboru décida de passer à autre chose. Comme le départ de cette chère serveuse. Marrant, comme elle lui rappelait quelqu'un. Étonnant d'ailleurs, que ça le foute si mal à l'aise. Comme le sentiment de faire face à une personne dangereuse...

- Mais dites moi, c'est bien votre bras droit, la petite toute timide avec des yeux de biche? Elle parait aussi loquace qu'une pierre, mais elle a du potentiel...enfin, pour ce qui est du physique. Le reste, je peux pas juger, vu sa gouaille. Et puis, étant donné qu'elle fréquente la Vice Cap de la Neuvième, j'ai pas cherché vraiment à faire les présentations...

Ça, ça jouait pas en sa faveur. D'autant que le Kyuusei en avait strictement rien à faire de l'emballage. Le Gotei, c'était un peu la foire aux gonzesses, pour la plupart gaulées comme des déesses, mais fallait creuser longtemps avant de pouvoir trouver de l'or dans le sable. Et puis, de toute façon, il voyait les arts de conter fleurette comme toute autre discipline sportive - ou festive. Des challenges, des succès ou des échecs, puis on se lasse et on passe à autre chose. Point. Rien d'immuable. Il préférait d'autant plus en rester là, d'ailleurs. Il avait déjà bien assez de problèmes dans la vie avec ses fonctions. Pas pour s'en rajouter d'autres. Mais pourquoi finissait-il par réfléchir à ça? Sans doute, le fait que Tōjō soit - plus ou moins - à l'aise avec la gente féminine le mettait en face de ses propres attentes et blocages. Heureusement, il avait plus d'une branche sur laquelle se raccrocher. Et le Taisho venait de lui en tendre une toute fraiche.

- J'avais vu dans les registres que vous aviez été des nôtres. Une marque de bonne constitution, si je puis dire. M'enfin, d'autres l'entendent pas de cette oreille...on vous a déjà jeté des pierres, à vous, à cause de cette appartenance passée? Le climat est pas mal tendu en ce moment entre nous autre et le tout Gotei. S'imaginent tous qu'on est des pantins d'entrainement, sous prétexte qu'on est la division de la chair à canon.

Soupirant tout en secouant la tête de dépit, il rejoignit son collègue dans son toast. Avalant le liquide d'une traite, il laissa passer l'amertume avant d'apprécier la brûlure de l’alcool dans sa gorge, et le réchauffement qui s'en suivait dans ton son corps.

- D'ailleurs, je vais pas tarder à remettre les pendules à l'heure, si vous voyez c'que j'veux dire. J'ai déjà eu maille à partir avec la Lieutenante Aono, histoire de lui faire savoir qu'on était pas des singes sans cervelle, mais visiblement les incidents se multiplient, d'après ce que m'a dit Shinjirô. Des échos du côté de votre division? Au delà des provocations d'usage, bien sûr.

Le Vif-Argent tranchait avec l'ancienne image de la Division à l'Achillée, c'était certain. Plus réfléchi, retord, il n'en restait pas moins violent. Il avait pour lui la patience de laisser les choses suivre leur cours, et l'intelligence d'utiliser les lois du Seireitei à son avantage. Ça en faisait un allié précieux pour Shinjirô et sa passion débordante.
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Y'a des jours comme ça... {Noboru} Shi-cap
Chikusa Heiji
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MessageSujet: Re: Y'a des jours comme ça... {Noboru}   Y'a des jours comme ça... {Noboru} Icon_minitimeDim 13 Jan - 2:18

    - Vous ne devez pas vous étonner de cette réputation. La onzième division entretient une image de barbares depuis des générations et sans se soucier de l’avis des autres divisions. Si on m’a jeté des pierres à cause de mon appartenance ? A de nombreuses occasions, ouaip. J’ai pas été une exception à la règle, malheureusement.

    C’était un peu pour ça que j’étais parti. J’étais peut être un guerrier, puisque gros bourrin, mais pas un guerrier sanguinaire, qu’on se le dise. Dans le temps, la division avait une réputation trop mauvaise. Kiganjo, le dixième Kenpachi, avait même aggravé le cas de ce groupe en réunissant la pire racaille des dernières districts du Rukongai sous ses ordres. C’est dire à quel point les hommes sous la coupe du Noboru et de Shinjiro, ressemblaient plus à des cas désespérés qu’à autre chose. Ma mine se renfrogna quelque peu. Je comprenais carrément le jeune devant moi. Avoir cette étiquette collée au cul ne devait pas être facile à gérer tous les jours…

    - Par contre, la répugnance que portent les autres leadeurs à votre égard ces temps-ci, en particulier ceux de la neuvième division est plutôt bizarre, je dois l’avouer. Et venant de la petite Aono, cela m’étonne assez.


    Je l’avais connu petite. Toute petite. Elle avait grandi sous mes yeux même. Et elle savait même ma division d’origine. Les changements qui m’avaient vraiment enchanté étaient seulement au niveau de son physique. De gros seins, un cul respectable, une belle bouille, elle avait tout pour une femme parfaite, je vous jure. Mais quant à son comportement, c’était une autre histoire. Rigide, froide, formaliste. Des défauts qui ne m’enchantèrent pas du tout au point que relation s’effrita jusqu’à ce qu’elle atteigne un point mort. Pas de non-retour, non non. Mais c’était juste qu’à part baver sur ses formes aguicheuses, je n’avais plus rien à lui dire…

    - Je vais te donner un petit conseil pour Aono : Règle ça d’une autre manière, plutôt que de vouloir l’amocher à tout prix. Il y a bien de façon d’apprivoiser une femme de son genre, si tu vois ce que je veux dire. Et puis, ça t’évitera de te mettre à dos le Yakushiji. Nous les vieux, on est très susceptibles, héhé.


    Le Yakushiji avait beau jouer le rôle du vieux grincheux, mais il n’en demeurait pas moins soucieux de l’état de sa division et donc de ses hommes. Aono devait beaucoup compter à ses yeux, il n’y avait pas de doute là-dessus. Je ne sous-estimais pas la force du Noboru, mais il était beaucoup plus prudent pour lui de ne rien tenter contre elle. Moi à sa place, je lui aurais cloué son bec sur un lit, en bonne et due forme. Et puis, un p’tit peu de plaisir de temps en temps, ça n’faisait jamais de mal. Des questions se posaient néanmoins : Etait-il à l’aise avec les femmes ? Intéressé ? Parce que sans tout ça, ça ne valait pas du tout la chandelle. Au pire, il pouvait tout simplement l’ignorer. Arme foutrement dévastatrice quand on savait s’y prendre. Mais n’était-ce pas trop lui demander ?

    - Si vous voulez changer les choses ou votre renommée de gros bourrins sans la moindre intelligence, va falloir travailler dur pour. Et sans passer par la violence bien sûr. Celle-ci ne fait que consolider l’idée toute arrêtée qu’on se fait de vous. Nouveau Kenpachi ou pas, la onzième a toujours été vue comme ça. Tu ne vas pas changer des habitudes datant de plusieurs siècles, juste parce que tu veux prouver aux autres que tes hommes, ton capitaine et toi avez de la jugeote. Prends Aono par exemple. Lui taper dessus serait simplement lui donner raison. A ses hommes et à elle. Mais ne t’en fais donc pas. Les incidents dont tu me parles s’arrêteront bien vite. La onzième a toujours fonctionné de la sorte. Pire même ! Je dois t’avouer que c’est elle qui provoquait les autres divisions, généralement…


    Là, j’avais légèrement pincé le popotin de ma proie, avant que celle-ci ne me resserve du saké. Je regardai la coupole qu’elle me tendit quelques secondes plus tard, d’un air un peu sceptique, avant de tout simplement chopper une bouteille entière. Sans me gêner et sous les yeux ronds de ma belle serveuse, je m’étais mis à boire au goulot, comme s’il s’agissait de l’eau. Elle eut un sourire par la suite avant de rougir légèrement ; comprenant enfin qu’elle n’était pas tombée sur un amateur qu’elle aurait pu faire boire à sa guise, histoire de mieux profiter de son argent. Lorsque je m’arrêtai de boire, l’on pouvait constater qu’il ne restait plus grand-chose du contenu de la bouteille. C’est que parler m’avait donné soif. Et c’est tout content que je repris doucement la parole…

    - Yoshiko hein… ? Elle n’est ni timide, ni condescendante comme tu peux le croire. Juste un peu réservée, mais assez sociable et carrément diplomate. Elle n’aime pas la violence qu’elle soit physique ou verbale. C’est pour ça qu’elle se garde de trop ouvrir sa bouche, surtout sur les sujets sensibles. D’ailleurs, tu viens de m’apprendre qu’elle et Aono se connaissaient déjà… J’étais même pas au courant de ça, en fait. N’hésite pas à faire sa connaissance prochainement. Elle est ouverte à tout le monde. Par contre, tu la dragues, je te tue !


    Le tuer ? Bien sûr que je rigolais voyons ! J’avais même le sourire aux lèvres puisque je continuais de faire des papouilles à la brune assise sur moi. Par contre, vrai que j’allais être un peu jaloux si il posait un peu trop les yeux sur ma belle. Je ne lui avais pas encore déclaré ma flamme, certes, mais mes sentiments envers elle n’en demeuraient pas moins sincères. C’était ironique quand même, pour un coureur de jupons de mon calibre. J’enchainais les conquêtes avec une facilité déconcertante, mais pour ce qui était de me lancer auprès d’elle, je bloquais comme un pauvre petit puceau. Pitoyable ? Je l’étais assez sur le coup, mais bon…

    - Mais je parle, je parle… Et j’ai même pas fait allusion à ta proposition pour les jeux. Ce sont des paris, je suppose ? Développe un peu pour voir si ça peut m’intéresser ! Ça a l’air marrant vu l'air de ton type, au loin, héhé.
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Y'a des jours comme ça... {Noboru} Rea-gen
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MessageSujet: Re: Y'a des jours comme ça... {Noboru}   Y'a des jours comme ça... {Noboru} Icon_minitimeJeu 7 Fév - 19:34

Le tableau que le Capitaine Himesaki lui dépeignait, il le connaissait déjà. Il était des stéréotypes qui resteraient ancrés à jamais dans l'imaginaire du Gotei, et la Onzième Division souffrirait d'un des plus importants de ceux-ci. Pas de quoi s'en faire, pourtant, même si l'hostilité restait une épine dans le pied du Lieutenant. Ça aidait pas à faire marcher les affaires, et encore moins à assurer la bonne tenue d'une unité. Les prédécesseurs du Kenpachi et de son bras droit avaient eu de la chance, laissant leurs sous fifres assurer l'administratif et toute cette perte de temps et d'énergie. En outre, le folklore autour des Capitaines de la Division et la relative clémence des dirigeants du Seireitei à leur égard avait toujours couvert tout écart. Ce n'était plus le cas maintenant, Sunshui prenant bien garde à conserver le chef de chaque soldat sur ses épaules. On avait pas besoin, alors que le Gotei se remettait encore des innombrables pertes que la guerre des Quincys avait causé, que des shinigamis se torpillent entre eux.

Quand à la Neuvième, et bien, le Kyuusei faisait son chemin pour mettre les choses en ordres. Et ça avançait bon gré mal gré, surtout grâce - ou à cause - des méthodes bien orthodoxes qu'il employait pour arriver à ses fins. D'ailleurs, le conseil de Tōjō tombait à plat, pour le coup. Ce fut avec un air mi-embarrassé mi-goguenard que Noboru tint à éclairer son interlocuteur sur la situation en présence.

- Et bien, hum, en fait j'ai déjà remis les pendules à l'heure avec Aono. Rien de bien méchant, hein, mais maintenant elle sait qu'en plus d'être une brute j'suis une sale crevure de renard rusé. Attention, je dis pas que je l'ai maltraitée ou quoi, bien qu'elle voulait qu'on y aille à la régulière, mais j'ai pris soin de lui montrer qui était le plus malin de nous deux...

La rencontre avait été rapide. Le résultat sans appel. Même si elle ne l'avait pas digéré, au moins la Fukutaisho de la Neuvième avait elle reconnue que le Vif Argent était un solide élément du Seireitei, plus capable que ces railleries ne l'avaient laissé croire.

- Quant au Capitaine Yakushiji, et bien, on a bien fini par trouver une sorte d'arrangement pour que les choses avances, entre personne bien pensante...c'est pour ça que Shinjirô a de la chance que je lui torche les fesses, je sais quand être prudent et quand avancer.

Là par contre, il faisait la grimace. L'arrangement avait inclus les gains du vieux Tenzen perçus lors de la rencontre avec Shinjirô. Une somme rondelette qui avait crevé le cœur du Lieutenant. Du reste, ce qui s'était dit lors de cette rencontre restait exclusivement entre le Lotus et Noboru.

Un autre sujet arrivait sur la table, et la Tōjō devenait intarissable: son charmant bras droit. D'ailleurs, à voir la lueur dans ses yeux et le ton de sa voix, le type n'était pas du tout insensible aux charmes de la belle ingénue. A croire que la femme qu'il tripotait si allègrement n'était là que pour faire couverture...bon joueur de poker, le Vif Argent savait quand un adversaire cachait son jeu par des artifices. Il n'eut cependant pas à supputer quoi que ce soit, puisque le Capitaine lui annonçait carrément la couleur, ne se départissant pas de son air jovial tandis qu'il balançait une menace à la ronde, sous le couvert de la rigolade. Et ben, si le Kiryû avait eu autant d'ardeur à le complimenter devant un autre! Quoique, vu la situation présente, cela aurait pu virer dans le gênant.

- Hum, je tâcherais de garder ce conseil en tête alors...aucun risque de mon côté, de toute manière! On peut pas être bon partout, et du reste, j'me dois d'assurer mon rôle de Nourrice de ma compagnie de godelureaux! Pas le temps pour les amourettes, mon Capitaine, juste une infinité de trucs plus chiants les uns que les autres à régler...

Il n'aimait pas parler de femme. Il n'aimait pas envisager compter fleurette à qui que ce soit, de toute manière. Il savait pas y faire. Oh, ça ne l'empêchait pas d'avoir des aventures, ça non. Mais il n'avait jamais grand chose à faire, et connaissait les règles du jeu, de même que son papillon du jour - ou du soir. En fait, mentionner les paris fut une sacrée bouée lancée vers lui.

- Les paris! Et bien ça c'est mon domaine! Avec les gars, et d'ailleurs même avec ce gros lourdaud de Kenoachi, on parie sur tout et sur rien, histoire de se pimenter la vie! J'ai d'ailleurs deux trois petits à côté qui me permettent de mobiliser des fonds pour les affaires courantes de la Division. Rien de bien méchant hein, du commerce essentiellement. De la prestation de biens et de services! Si vous êtes si intéressés, faudrait que je vous emmène faire un tour dans mes lieux favoris, un de ces quatre, histoire de vous rendre honneur en mémoire de vos anciennes affectations!

Citation :
Et mes plus plates excuses pour le temps considérable que j'ai laissé passer avant de te répondre T_T'
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Y'a des jours comme ça... {Noboru} Shi-cap
Chikusa Heiji
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MessageSujet: Re: Y'a des jours comme ça... {Noboru}   Y'a des jours comme ça... {Noboru} Icon_minitimeDim 17 Mar - 20:05

    - C’est la onzième tout craché ça ! J’me rappelle même que le septième Kenpachi et mon père aimaient particulièrement parier ! Ils tuaient généralement ceux qui avaient l'audace de tricher, même s'ils ne se gênaient pas pour le faire.

    Haha ! Ces souvenirs remontaient vraiment. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était le bon vieux temps, mais je me ressassais de quelques moments plutôt intéressants à la onzième. Shin et ce type devant moi me rappelaient ma propre jeunesse dans cette fameuse division et toutes les bêtises que j’avais pu faire. J’aimais bien les paris moi aussi. C’était plutôt cool. Jusqu’à ce qu’une femme me plume entièrement devant une bonne partie de mes pairs. La honte vous n’pouviez pas comprendre ! Je crois même que c’était à partir de ce moment-là que j’avais arrêté de parier, et que j’avais commencé à coucher avec toutes les femmes qui me tombaient sous la main, juste pour pouvoir me venger de la gente féminine en général. Et finalement, ça a donné le gros coureur de jupons que je suis aujourd’hui. Il n’y avait pas de quoi être très fier de cela, mais j’étais plutôt à l’aise avec les meufs. Pas forcément le cas de mon interlocuteur que j’avais envie de taquiner dès à présent. Pour ce faire, je murmurai quelques mots à la serveuse que j’avais réussi à embobiner, avant que celle-ci ne glousse en se levant et en s’en allant une nouvelle fois dans un déhanché fulgurant…

    - Sinon pour l’invitation, ça me tenterait bien. T’as qu’à prévoir un jour et on pourra se choper dans un endroit, pépère, héhé.


    Il avait fini par m’attirer avec ses histoires, le bougre ! Bien longtemps que j’avais pas joué. Mis à part les fonds que je mettais à la disposition des jeunes du Rukongai qui étaient en passe d’intégrer l’académie pour devenir de nobles shinigamis, j’avais toujours un petit quelque chose pour m’amuser. Ça me servait généralement à draguer et à boire, mais pour le coup, je pouvais casser un peu l’habitude et virer à autre chose de plus original. Et puis, qui sait, j’pouvais peut être me faire assez de sous comme ça. J’eus un sourire qu’en dit long, avant d’ajouter un petit détail qui allait peut être faire son effet pour le coup : « Surtout, t’oublies pas d’inviter Shin ! Histoire qu’on s’amuse à plusieurs ! Mais tu m’as pas vraiment dit s’il était vraiment intéressé par ce genre de rencontres. Il aime parier ? Vous avez les mêmes gouts en général ? » Toutes ces petites questions bien placées me permettaient de les connaitre un peu plus, histoire, à l’avenir, de ne pas faire de gaffe qui pourraient me les mettre à dos. Ce n’est pas comme si j’étais un super gaffeur ou que j’avais peur de ces deux-là, mais c’était toujours bon que d’avoir de bonnes relations avec eux. De par ma grande expérience de capitaine, mais aussi d’ancien siège de la onzième, j’étais bien placé pour le savoir…

    Sinon, t’es sympa ! Je t’aime bien déjà ! Une fois encore, santé Noboru !


    Le saké, c’était mon tout, c’était ma vie. Il n’y avait pas meilleur breuvage que celui-là dans toute la Soul society. Aussi, avais-je choppé une énième bouteille avant de l’entamer comme s’il ne s’agissait que de l’eau. Une dizaine de bouteilles, c’était trois fois rien pour moi. Lorsque je redéposai la fiole vide, j’entendis du boucan. Pas celui que faisait les autres clients ou des quelques belles serveuses qui se ruaient vers notre table, non. Mais un bruit d’un tout autre genre, ce qui m’inquiétait un peu, il fallait l’avouer. Ma mine devint sombre, alors qu’elle aurait dû être plus enjouée et plus heureuse devant les cinq serveuses bien gaulées qui avaient soudainement encerclé le vice-capitaine de la onzième division, et qui se plaquaient volontiers à lui. Moi qui voulais voir sa réaction sur le long terme, c’était raté ! « Il y a quelque chose d’étrange dehors… Je reviens tout de suite… » Je me levai d’un air soucieux, avant de dépasser tout ce beau monde. Je tapotai l’une des épaules du bon vieux Dédé qui n’était plus tiraillé par le fait de fuir ou rester, mais plutôt obnubilé par ce qui se passait à l’extérieur. Extérieur que je regagnai bien vite, avant d’être plutôt étonné par ce qui m’attendait… Une multitude de brigands du secteur 69… Avec à leur tête le type que j’avais amoché tout à l’heure…

    - Prépare-toi à payer ce que tu m'as fait, connard ! EN AVANT LES GARS !

    - OUAAAAAAAIIIIIIIS !


    Et après quoi ils me chargèrent tous ensembles, tels de vraies bêtes sauvages… L’ennui, j’vous dis pas…


    Spoiler:
     
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Y'a des jours comme ça... {Noboru} Rea-gen
Cheyenne
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MessageSujet: Re: Y'a des jours comme ça... {Noboru}   Y'a des jours comme ça... {Noboru} Icon_minitimeSam 6 Avr - 19:46

Tout jouasse, le Capitaine Himesaki ne cachait pas son plaisir d'avoir rencontré son interlocuteur. L'arrosant continuellement de saké, par l'intermédiaire de sa nouvelle conquête en devenir, le gradé prouvait que la sympathie qu'il dégageait était digne d'être reçue et renvoyée sans arrière pensée. Il était à l'image du Fukutaishô, et plus loin même de Shinjirô, dans un sens: un bloc brut d'émotion, avec un noyau dur de sincérité et d'honnêteté, ayant ses travers mais suivant une ligne de conduite qui lui était propre. Un type franc avec qui les rapports humains devenaient alors faciles. Le genre de gars sur qui l'on pouvait compter dans une bataille rangée...

C'était peut-être rasoir de ramener chaque relation à un calcul militaire, mais le combat restait toute la vie des shinigamis, on ne pouvait pas les refaire. Savoir estimer la fiabilité d'un pair via ce qu'il renvoyait lors d'une discussion faisait partie des précautions élémentaires dans un métier où le droit d'exister était contenu dans les clause de réussite ou d'échec. Une chose impossible à comprendre pour tout profane n'ayant jamais ferraille sous les couleurs du Gotei. Une chance pour Noboru, il avait tendance à savoir d'instinct si la personne en face de lui dégageait de bonnes ondes ou non. Peut être s'était-il trompé au cours des années, mais il avait toujours tenu à éviter comme la peste les individus ne correspondant pas à son schéma méritoire. Grand bien lui en faisait.

- Inviter Shinjirô, pas de problème. On aura toujours l'occasion de parier à ses dépends. Ce vieux fils de démon est une vraie vipère quand il le veut, mais la plupart du temps il se laisse trop emporter par ses émotions et nous tend des perches grosses comme des tronc d'arbre.

Attrapant encore une fois son verre dûment rempli par son interlocuteur si généreux, le gars trinqua à sa santé, laissant le liquide réchauffer ses conduits et continuer le travail de sape sur son organisme.

- Peut être même qu'on pourrait un jour s'organiser une petite rencontre amicale, histoire de voir de quel bois chacun est fait, hmmm?

Quand on pouvait joindre l'utile à l'agréable...Mais la demande tombait pile poil au mauvais moment, puisque le Capitaine filait droit vers la sortie de l'établissement, la mine plus vraiment très heureuse, laissant le Kyuusei impuissant sous les assaut d'un régiment de serveuses, l’œil humide, la poitrine opulente, l'air pas farouche du tout et avec des intentions des plus remarquables. Le Vif Argent cria d'abord au traquenard, ainsi cerné de chair rebondie et douce au touché, mais l'éclat dans les yeux de son bienfaiteur lui remit tout de suite les pendules à l'heure. Il y avait du gros, et cela nécessitait d'intervenir. Toute brume alcoolisée disparue, le shinigami se releva, repoussant doucement mais fermement son nouveau fan club.

- Désolé Mesdames, ce soir on est fermé. J'ai un truc à faire, et je peux pas me permettre d'être déconcentré.

Se ruant vers la sortie, l'homme croisa son infortuné adversaire de jeux, qui non content d'avoir enfin pris sa décision, avait fini par se retrouvé lui aussi attiré par ce qui était maintenant un boucan d'enfer venant de l'extérieur. Se stoppant net, Noboru, attrapa le vieux grigou par l'épaule, avant de l'amener vers la table de jeu.

- Tiens, viens-t-en voir ça, mon petit pote. Là, voilà, je pose ça, et je rafle le pactole.

Une stratégie bien huilée, un coup qui était attendu depuis longtemps. Lançant une piécette à un Dédé plus vieux que jamais, la mine déconfite, le Vice-Capitaine repartait déjà, lançant derrière son épaule:

- Tiens donc, tu boiras à ma chance insolente!

Un pied dehors, et il pouvait déjà constater que Tôjô était au prise avec quelques raclures de bas étages, venant d'un des districts pauvres du Rukongaï. Une masse de vilains qui fuirait au premier signe de maldonne...Par le passé, avant son passage par la case entrainement avec son ami et mentor, le robuste guerrier de la Onzième en avait emplafonné plus d'un, dans sa recherche d'un adversaire pouvant lui apporter la paix de l'esprit. Il avait d'ailleurs gardé des contacts fréquents avec les districts pauvres pour tenter d'y apporter une aide qu'il trouvait de plus en plus insatisfaisante, avec le temps. Le genre de débordement qu'il avait maintenant sous les yeux avait le don de le mettre un tantinet en colère. Ce n'était pas tant la violence, mais la stupidité des assaillants qui le chagrinait. Prouvant que son surnom de Vif-Argent n'était pas là que pour faire joli, le type s'interposa entre le Capitaine et ses agresseurs maintenant lancés à toute allure après lui, la surprise les obligeant à stopper net dans un imbroglio de jambes et de bras.

- Mes excuses, mais c'est quand même assez indigne de quelqu'un de votre grade, et de votre trempe. On arrive pas au sommet pour nettoyer les latrines.

Sitôt expliqué, le gars se tourna vers la masse compacte de belligérants, maintenant dans l'expectative. Ses grosses paluches sonnant aussi fort que des coups de trique, le Lieutenant applaudi, un sourire narquois peint sur son visage.

- Mes amis, je dois saluer votre grand courage, ou peut être votre insondable stupidité, qui vous pousse à suivre les ordres d'un pécor capable de vous envoyer au casse-pipe face à un Capitaine du Gotei. Sérieusement, tout mon respect et mon émerveillement. Maintenant, voici Tempérance et Résignation...

Levant chaque main à l'appel de celle-ci, il enchaina.

- Ces charmantes doctrines vont vous permettre de revenir dans le droit chemin et ainsi éviter une fin précoce et atrocement douloureuse - quoique pour ce dernier, je doute que le voyage soit moins difficile que la destination. Maintenant commence la leçon, chers élèves.

Se tournant vers Tôjô, le shinigami maintenant hilare lui adressa une dernière remarque teintée d'ironie.

- Cela dit, c'est pas moi qui donne les ordres, hein, vous faites comme ça vous chante...

Et après quoi il chargea tout seul, tel une vraie bête sauvage...
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Y'a des jours comme ça... {Noboru} Shi-cap
Chikusa Heiji
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MessageSujet: Re: Y'a des jours comme ça... {Noboru}   Y'a des jours comme ça... {Noboru} Icon_minitimeDim 14 Avr - 20:27

    Mais alors que je pensais à foncer moi aussi en avant, Noboru surgit de nulle part et s’interposa entre les deux parties. Mes yeux s’écarquillèrent avant que je ne casse ma position de combat. Son intervention quand bien même surprenante, n’était pas si fortuite que cela. Si j'en vins à me dire pendant les premières secondes qu’il intervenait pour calmer les ardeurs de tout un chacun, je fronçai mes sourcils par la suite en me disant que même le plus sage des soldats de la onzième division ne réagirait pas d’une telle façon. Je croisai alors les bras, avant de l’écouter attentivement. D’ailleurs, ses premières phrases m’arrachèrent un sourire. Il était drôle ce type. Presque poétique même, haha. Son discours était cependant incompris de mes ennemis qui le dévisageaient avec de gros yeux. On en voyait même quelques-uns qui grattaient leurs têtes sans gêne. Qu’ils étaient inconscients ces types. J’avais fini par reculer et m’adosser sur l’un des murs du local qu’on avait quitté tout à l’heure. On sentait bien que Noboru voulait se battre à ma place. J’aurai bien pu l’arrêter, mais je préférai ne pas lui gâcher son plaisir pour le moment. C’est alors que la bastonnade commença. Pauvres gens. Avec moi encore, ils auraient pu avoir la chance de demander pardon ou de fuir, mais bon…

    - Vous êtes sûr que ça ira pour lui ?

    Une petite voix s’éleva tout juste à mes côtés. Lorsque je tournai ma tête, je vis une petite brune, assez belle, regarder la scène avec un brin d’inquiétude dans les yeux. Y’avait pas de doute possible. Elle en pinçait pour l’argenté. J’eus un sourire. A la fois moqueur et compatissant. Le cœur d’une femme c’est vraiment quelque chose quoi, héhé. Je posai l’une de mes paluches sur son épaule la plus proche, avant de lui faire un gros sourire qui en disait long. En voyant ma mine souriante, la danseuse -Vu qu’elle ne portait pas grand-chose sur elle- fut elle aussi ravie et reporta son attention sur le combat que menait son beau prince. J’ne me sentais pas vraiment supérieur pour l’avoir laissé faire le sale boulot, mais plutôt flemmard. Et puis, il n’y avait pas de quoi mobiliser deux têtes importantes du Gotei 13 dans un tel combat. C’était plus un entrainement pour se dégourdir les membres qu’autre chose. Et c’était justement ce petit aspect de la situation qui m’amusait un peu dans l’histoire. « Mieux vaut que tu retournes travailler ! Il va pas tarder, je pense… » La brune acquiesça et s’en alla, presque toute légère. Je me demandais si Noboru savait les sentiments de cette jeune femme. Et puis, comment avait-il fait pour s’extirper du lot de jolies filles dans la taverne ?

    - C’est bon, laisse les partir…

    Quelques pas et un mouvement de force avaient suffi à ce que je bloque Noboru et sa fougue combattive. Le type sous ses pieds profita pour fuir. Il fut bientôt suivi par les autres hommes qui étaient initialement venus pour ma personne. Une vraie débandade générale j’vous jure. Elle était d’une telle ampleur que j’avais commencée à éclater de rire tout en lâchant le bras droit de l’actuel Kenpachi. Plusieurs d’entre eux rencontraient le sol, tandis qu’ils étaient impitoyablement piétinés par ceux qui les suivaient de très près. Dans la fuite, il n’était aucunement question de fraternité. De vrais couards quoi ! Lorsqu’ils furent à perte de vue, je me retournai vers mon sauveur qui avait franchement le même gabarit que moi. Il n’y avait que deux autres qui valaient notre taille de mastodonte : Reisen et le Kenpachi. Je vins à penser au premier pendant quelques secondes, avant de prendre une nouvelle fois parole « C’est pas le niveau d’un vice-capitaine, si tu vois ce que je veux dire… T’as jamais été intéressé par un poste de capitaine ? Tu pourrais faire des merveilles, tu sais… » A peine avais-je fini de parler qu’une déferlante de groupies se rua une nouvelle fois vers l’argenté. Si elles savaient qu’il était lieutenant, elles étaient loin d’imaginer son véritable niveau.

    - T’as vraiment du succès ce soir, héhé.


    Pour ma part, j’avais souri puis haussé les épaules puisqu’il ne pouvait pas me répondre sur le champ, avant de me retourner dans la taverne. La même où je repris ma place, avant de recommencer à boire. J’avais enfilé combien de bouteilles, moi ? Pfff… Finalement, aucune importance. Profiter était ce qu’il y avait de mieux à faire. Ce n’était pas tous les jours que je pourrais m’offrir de tels plaisirs, surtout avec ce haori qui m’interdisait trop d’écarts. Ouais ouais. Être capitaine n'était vraiment pas facile. Ma belle revint s'asseoir sur moi, avant que je ne commence à la tripoter comme c’était pas permis. Me la faire à tout prix ! Tel était dorénavant mon objectif de ce soir. Mais bien avant d’essayer quoi que ce soit, j’allais papoter un peu avec Noboru. Histoire de le connaitre encore un peu plus, parce qu’il était très sympathique. P’être même un peu plus posé que le Kenpachi, quand on y repense. Constat qui me fit réfléchir sur la position actuelle de Noboru en tant que lieutenant alors que ma conquête prenait plaisir à me bécoter çà et là. Séparer ce duo de choc ? Assez improbable quand même quand j’y repense. Mais dans tous les cas, l’argenté viendrait répondre à ma question. J’allais être fixé pour de bon à ce moment-là.
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