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 → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←

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MessageSujet: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Jeu 10 Jan - 3:17

« Par deux fois autour du Cou liés »
→ L’un après l’autre, ses pieds s’enfonçaient dans le sable. Cette démarche qui aurait semblée naturelle à n’importe quel être humanoïde lui était étrangère, pour ce qu’elle ne l’avait plus connue depuis trop longtemps. La lourdeur d’un pied, le poids de son corps répartis en deux extrémités distinctes, ce mécanisme… tout cela lui semblait étrange et peu utile, surtout sur un sol aussi inapproprié, coulant et mou à la foi, sur lequel elle aurait avec son corps « habituel » glissé sans mal. Mais la forteresse n’était pas forcément aisée d’accès pour n’importe qui voulant y pénétrer, et elle avait bien vite compris qu’il lui vaudrait mieux aborder comme les autres une apparence « humaine ».
Le reste n’avait pas été trop difficile. La surveillance n’était pas exceptionnelle, ses nouveaux pouvoirs forts utiles. Et ses charmes semblaient en toucher plus d’un, bien qu’elle n’ai rien à faire ni des regards, des avances. Toute son attention ne se portait, avec intensité, que sur une seule personne. Celle qui avait fait d’elle ce qu’elle était désormais, celui qui avait fait naitre en elle de nouveau frissons en la détruisant. Au plus profond de son être, un brasier c’était ravivé. Elle cherchait quelque chose, elle l'avait toujours fait. Et en étant vaincue, elle avait l’impression d’avoir un avant gout de la réussite. Le feu lui faisait envie, elle s'en languissait. Être détruite encore ? Peut être.


Ce qui était certain, c'était que malgré l'inconfort de ses jambes humaines Naezka se sentait depuis le bri de son masque un nouvel être. Sa mue avait insufflé en elle une fraîcheur incroyable, et elle sentait chaque infime partie de son corps parcourue par une force nouvelle. Ses ardeurs étaient décuplées, ses sens plus fin. Une excitation nouvelle l'avait prise à bras le corps, et la vie lui semblait tout à coup pleine de promesse, le futur de palpitation. Elle sentait que la clef de sa satisfaction était là, et ne la laisserait pas lui filer entre les doigts. Même si les moyens à mettre en œuvre ne lui apparaissaient que de manière confuse. Tant pis. Qu'importe. Au feeling.

Le serpent était encore un être d’instinct. Ses actions répondaient à ses impulsions, ses pensées vaquaient librement dans le grand chaos de son esprit. Elle faisait comme bon lui semblait et sans retenue, ni plus ni moins. Bien sur, elle n’avait rien perdu de son intellect d’antan, et bien qu’elle ne se souvint pas avoir été scientifique de renom bien des choses encore demeuraient. Mais tout n’était plus pareil pour autant, et une animalité nouvelle au fil du temps c’était emparée de son corps. Ses doigts blancs glissaient avec aisance le long du tissu, et elle plongeait son regard doré dans les reflets écarlate qu’ils faisaient miroiter sur leur passage. Cette pièce malgré son mobilier simple réveillait en elle une impression singulière, liée au temps qu’elle avait passé à ne vivre que dans le sable. La douceur du tissus ravivait des gerbes évanescentes de souvenirs lointains, qui disparaissaient trop vite pour qu’elle ne s’en saisisse. Renonçant à poursuivre une mémoire qui avait de grandes chances de lui échapper éternellement, elle se laissait aller a profiter avec légèreté de la mollesse du matelas sur lequel elle était étalée de tout son long. Sa queue reptilienne s’enroulait autour des pieds du modeste ameublement, serpentait sur le matelas pour poindre sur le sol avec une certaine douceur. Une vague étoffe de tissu gisait avec nonchalance autour de son cou, retombant à peine sur sa poitrine découverte –une pudeur à ses yeux superflue mais qui c’était avérée utile pour pénétrer le palais-. Natrix et Naer achevaient, en de jolies arabesques, de dissimuler les deux extrémités roses de sa poitrine a la chaire encore neuve.
L’index tranquille quittât le tissu pour caresser le joli visage du reptile de droite. Natrix s’y frotta avec un plaisir apparent, avant de tourner son regard vers la porte close.
→ Toi aussi tu l’as senti, n’est ce pas ? |
Bien qu’on n’entendit pas encore de démarche dans le couloir. Peut être était ce lui ? Naer avait également redressé légèrement sa tête élégante La pièce se trouvait dans un coin un brin reculé de l’immense construction, et la demoiselle n’avait pas senti de présence depuis un moment. Il sortait souvent longuement, et revenait peu en sa chambre. Elle l’attendait donc depuis un moment entre les bras satiné, profitant du confort que lui offrirent les lieux.

Quand des pas s’approchèrent, la serpente était étalée sur le dos, le plus tranquillement du monde. Tout naturellement, un sourire fendit généreusement ses lèvres, et ses écailles frémirent en faisant s’élever ce son clair qui lui était propre. Même si les motivations qui l'avaient amenées la était confuses, elle n'avait attendu que ca. Lorsque la porte s'ouvrit enfin, elle tira sur son cou pour, la tête en arrière, voir entrer a l'envers la silhouette tant attendue dans son champ de vision.

→ Tu t’es fait désirer, Dark ~ |


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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Mar 15 Jan - 14:47

Las Noches. Voilà si longtemps qu'il n'en avait plus perçu les contours, si bien que sa silhouette lui apparut presque étrangère à son retour. La forteresse du roi et de ses fidèles, tous sous une même bannière. Et sa garde royale affublée du nom d'Espada. Lui-même en faisait partie mais n'était que rarement sollicité, ce qui lui permettait de passer une éternité en plein désert sans que nul ne vienne le déranger – nul qu'il ne puisse exterminer en retour. Bien qu'il ait été doté d'un chiffre élevé, on ne le faisait mander qu'à titre exceptionnel. Les forces du Hueco Mundo avaient encore besoin de se renforcer avant d'être opérationnelle, et ce n'était pas d'avoir sous la main les quelques éléments que comptait l'Espada qui changerait quelque chose. Néanmoins il devait bien avouer que l'inactivité commençait à le ronger. Il s'était donc donné pour mission d'enrôler de gré ou de force tous ceux capables de survivre à la puissance de ses coups lors de ses escapades dans l'espoir que cela accélère le processus.

Le problème était qu'il avait encore du mal à doser la puissance de ses coups qui demeurait donc généralement digne d'un guerrier de son rang et ne laissait que peu de chances à ses victimes d'en réchapper. Même la poignée de spécimens qui auraient pu en valoir la peine mettrait plusieurs mois à se rétablir après avoir croisé sa route. À condition bien sûr qu'ils s'en soient tirés en un seul morceau, et ce n'était pas toujours le cas. Ce qui ne l'inquiétait guère, à vrai dire. Il se contentait de laisser dans son sillage quantité de corps inanimés, et tant pis si la majorité d'entre eux n'étaient que des cadavres en sursis. Au travers de ce rituel, il avait brisé le masque de plusieurs d'entre eux. N'étant pas encore prêts, ils n'y avaient pas survécu. Tous n'étaient au final que des minables qu'il pouvait balayer du revers de la main, à tel point que le divertissement n'était même plus au rendez-vous. Cette pratique avait fini comme tout le reste par devenir ennuyeuse.

Les hautes tours du palais paraissaient crever le ciel tandis qu'il errait parmi les ombres afin de pénétrer dans son enceinte. Le souvenir de la première fois qu'il avait voulu y rentrer lui revint en mémoire – sous le règne de Grimmjow, bien évidemment, puisqu'il y était déjà le bienvenu au temps du Vandenreich. Les gardes du palais se souvenaient de lui en tant que Quincy mais aussi en sa qualité de traître. Il avait eu tôt fait de s'assurer qu'ils ne proféreraient jamais plus la moindre insulte à son égard, achevant de réduire à presque rien les effectifs des rescapés. Il était de notoriété publique que les Stern Ritters avaient été sans pitiés envers ceux qui avaient voulu rester jusqu'au bout fidèles à leur propre sang. Ceux qui n'avaient pas péri des suites de leurs blessures étaient devenus fous au terme d'abominables séances de torture. Ceux qui s'en étaient le mieux sortis étaient encore les lâches qui avaient fui avant que l'on assiège les lieux.

Malgré ses absences répétées, chacune plus longue que la précédente, il trouvait à chaque fois cet endroit dans le même état. Malgré le dédale que constituaient ses couloirs pour qui ignorait comment les arpenter, il n'avait rien perdu de ses repères. C'était là une chance que n'avaient pas tous ses occupants, bien que certains y vivent depuis nombre d'années. Il doutait fort que la Tercera puisse s'y déplacer aisément si on ne lui traçait pas un plan précis. Malgré son sens de l'orientation qui – aussi loin qu'il s'en souvienne – avait toujours été défaillant, s'y véhiculer n'avait jamais posé le moindre problème. Dark était toutefois bien forcé de reconnaître que ses quartiers disposaient d'un emplacement tout à fait particulier de telle sorte que même ceux qui prétendaient connaître les lieux comme leur poche s'y perdaient parfois. Formuler la demande d'en obtenir une nouvelle était largement dans ses moyens mais il n'y tenait pas, car qu'on ne puisse le trouver n'était pas pour lui déplaire.

Dark n'avait que très peu d'effets personnels, et presque aucun qui ne tienne dans ses poches. Aussi n'avait-il aucune raison de les entreposer ici. Il n'avait donc pas jugé utile d'aménager sa chambre pour qu'elle corresponde à ses désirs puisqu'il ne daignait s'y rendre qu'en de rares occasions. Tout au plus y avait-il fait porter quantité de coussins pour que son confort soit total les quelques fois où il daignait y poser les pieds. Le plus souvent pour oublier durant quelques heures les sables du Yermo et s'inventer une vie meilleure. Si on pouvait encore parler de vie, se disait-il souvent, ayant toujours autant de mal à accepter sa condition d'Arrancar malgré le poids des années. C'était arrivé de manière si brutale qu'il n'arrivait pas à s'y faire et peut-être était-ce précisément ce qui exacerbait sa brutalité. Encore une question sans réponse. Et alors que ce lointain écho de son subconscient parvenait à son esprit, l'Espada capta une présence qui n'avait rien à faire ici.

Sa réaction ne se fit pas attendre. Projetée par le souffle de l'explosion, la porte sauta hors de ses gonds. Profitant de la fumée causée par cette déflagration, il n'eut aucun mal à arriver à la hauteur de cette intruse. Certains y auraient sans doute regardé à deux fois en la voyant en si petite tenue alors qu'elle arborait déjà ce joli minois, mais pas lui. Dark n'avait que faire de ses charmes et n'écoutait plus que son instinct. Celui-ci lui avait sauvé la mise à maintes reprises quand il n'était encore qu'un simple Quincy découvrant à grande peine ses nouveaux pouvoirs. Il ne l'avait jamais trahi. Même encore aujourd'hui, il préférait s'y fier si cela pouvait permettre de rester en vie plutôt que de se faire poignarder dans le dos. La notion de confiance n'avait, à son sens, nullement sa place dans cet environnement hostile. Tuer ou être tué, voilà à quoi se résumait la vie ici bas. Inutile de dire qu'il vendrait chèrement sa peau. Sa main emprisonna la gorge de la jeune femme qui semblait s'être installée ici en son absence et la plaqua contre le mur. Évidemment, cela ne se pouvait guère : celui qui aurait décidé d'un tel changement aurait encouru la peine de mort.
— Comment connais-tu mon nom et qu'est-ce que tu fous dans ma chambre ?
Le ton employé ne laissait guère de place à la discussion. C'était exactement l'effet recherché. Savait-elle en entrant dans cette chambre que les chances qu'elle aurait pu avoir d'en ressortir tombaient brusquement à zéro ? Sa prise se raffermit et une énergie folle afflua dans chacune de ses phalanges, ne faisant que renforcer une force physique déjà considérable. S'il pouvait paraître fluet vu de loin, de près la vérité était tout autre. Sa masse musculaire n'avait rien d'extraordinaire mais demeurait d'une grande efficacité. En dépit de ses airs négligés, il avait réussi à obtenir le meilleur de lui-même et l'employait dans le seul but de détruire tout ce qui se trouvait sur son passage. La couleur violacée de reiryoku faisait danser ses nuances sur son bras en un jeu fascinant de lumières et d'ombres. Sa prise n'en serait pas moins létale si l'étau continuait à se resserrer. Aucune indulgence n'était lisible dans son regard.
— Donne-moi une seule raison de ne pas te tuer.

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Mar 22 Jan - 21:48

« Par deux fois autour du Cou liés »
→ Tout son corps frémis : depuis combien de temps n’avait elle plus eu droit à tel délice ? Longtemps de toute évidence, car sa mémoire lui faisait défaut… A leur précédente confrontation près, bien sur. Les poumons de la serpente se gonflèrent de fumée âpre, tandis qu’elle savourait les échos de la détonation de l’explosion. Bien sur, des Arrancars mineurs en provoquaient parfois, et elle aussi d’ailleurs. Mais celles que lui provoquait avait une saveur supplémentaire, et elle ne demandait qu’à être témoin d’autres détonations plus importantes encore.
Lorsqu’elle se retrouvât plaquée contre le mur, cette seule pensée occupait son esprit. Toute dominée par une avidité grandissante, elle n’avait rien perdu de son sourire. Bien au contraire, l’étau douloureux de la main de l’Espada ne la ravissait que d’avantage. Soutenant son regard, et malgré la douleur certaine qu’elle éprouvait, elle ne bronchait pas.

A son ton vociférant, elle ne répondit rien, lui laissant le temps encore de la menacer. Sa longue queue d’argent formait une ligne sinueuse et élégante qui traversait au sol un bon tiers de la pièce. Elle aurait pu sans mal l’enrouler autour des jambes de l’Arrancar... Mais ca n’était pas son objectif : a vrai dire, cette situation lui plaisait. Elle était tellement moins ennuyeuse que ce temps, si long, passé à guetter sous le sable ! Naezka se sentait déjà ivre des montées d’adrénaline que sa violence faisait naitre. Pire, tout à fait ravie par cette situation, elle ne désirait pas tout a fait que cela prenne fin. Comment résister à tant de nouveauté ? Elle n’avait pas eu l’occasion souvent d’être en position de « faiblesse », et même pour ainsi dire jamais aussi loin qu’elle ne s’en souvienne. Même du temps ou elle faisait partie intégrante de la masse du Menos Grande.


→ J’aime quand tu me tues. |

Son sourire c’était fait carnassier. Ne s’en souvenait il pas ? Il l’avait pourtant laissée pour morte… Peut être une semaine au par avant ? Elle ne savait pas combien de temps exactement avait duré sa mue. Et il était évident que son apparence n’était plus tout a fait la même… Mais le doré de ses yeux et le blanc de ses écailles n’avaient en rien changé. Et s’il ne pouvait se souvenir de ce regard ardent, peut être parviendrait il à se remémorer leur affrontement. Elle pensait lui avoir donné au moins un peu de fil a retordre, tout de même ! Et pourtant, elle ne devait pas être le seul Hollow qu’il avait laissé pour mort dans son sillage. Mais dans son cas, ses facultés de régénération avaient fait la différence. Et elle se savait inconsciemment bien plus forte encore désormais.
Un « Cependant… » passa la barrière de ses lèvres. Avec une vitesse surprenante, sa queue se souleva pour enlacer son poignet par deux fois. L’étau était étroit, mais ne semblait pas viser à lui faire du mal. Elle ne tentait pas non plus de lui échapper : elle était certaine qu’elle aurait pu déjà le faire. Au contraire, elle lui laissait le loisir de la tenir encore, et le défiait même. Ses écailles effilées à nouveau frissonnèrent pour provoquer ce bruissement qui n’avait en rien changé depuis sa forme précédente. Malgré le rictus malicieux qui tirait ses lèvres, son regard se fit plus doux.

→ Si tu y vas trop fort, je doute qu’il me soit encore possible de répondre à tes désirs. |

Contre toute attente peut être, rien de tendancieux. Être à son service, peut être était ce qu’elle stipulait par là, mais sa fierté ne lui permettait pas tout à fait de s’exprimer en ces termes. Pourtant par ses mots qu’elle prononçait tout naturellement et sans les avoir réfléchis, elle ne s’abaissait pas. Jamais Naezka ne se serait soumise à qui que ce soit. Si ce n’est quelqu’un qui en était digne. Et jamais qui que ce soit ne l’avait été a ses yeux. Elle avait eu l’occasion pourtant de voir les autres Espadas en action à proximité des lieux, ou juste de passage, mais ca n’était pas similaire. Ce qui lui plaisait, c’était justement cette violence, cette aura destructrice qui semblait à nulle autre pareille. Et c’était le plaisir même que lui procurait cette destruction qui faisait naitre le désir de rester auprès de lui. Elle avait l’impression que cela tuerai un peu son ennui, apporterait du piment dans son quotidien, et la rapprocherait de son but.

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Lun 4 Fév - 8:13

Le message était clair. Ne restait plus qu'à espérer qu'il soit passé. Les raisons de sa présence ici ne l'intéressaient que très peu en réalité. C'était plus par réflexe que par désir de connaître la réponse qu'il avait posé cette question. Avoir trouvé un Arrancar dans ses quartiers, fut-il de sexe féminin, était déjà en soi une très mauvaise surprise. Dark avait bien entendu pris soin de ne rien entreposer, mais la simple idée que l'on soit venu fouiller dans ses affaires suffisait à le mettre en colère. Pas réellement contre elle cependant mais plutôt contre les gardes en faction qui avaient commis la regrettable erreur de la laisser entrer. Savaient-ils seulement qui il était, eux aussi ? Il était le Segunda Espada, et cette négligence allait leur coûter cher. Il pouvait, s'il lui agréait, les faire exécuter pour cette négligence. Il consigna cependant cela dans un coin de sa tête et jura de s'en occuper plus tard.

Il était facile d'en déduire qu'ils gardaient rancune de leur recrutement forcé et, voyant là l'occasion de se venger, ne s'en étaient pas privés. Mais... S'ils croyaient pouvoir s'en tirer, persuadés qu'il n'oserait pas lever la main sur eux au vu de la pénurie de soldats dont souffrait actuellement Las Noches, ils se trompaient sur toute la ligne – et, par-dessus le marché, ne perdaient rien pour attendre. Remisant cette question, il dut alors se concentrer sur l'intruse et ses explications. Mais en fait d'explication, il eut en tout et pour tout une poignée de phrases énigmatiques, ce qui n'était pas pour arranger son état de nerfs. Son discours équivoque ne fit qu'ajouter à son profond agacement. Lui qui ne manquait pas une seule occasion d'exprimer le fond de sa pensée n'appréciait guère ceux qui se refusaient à en faire autant. L'honnêteté était une précieuse qualité, en manquer revenait à s'attirer tout son mépris.
— T'es complètement givrée.
Autant dire qu'avant même d'avoir pu instaurer le dialogue, elle partait sur de très mauvaises bases. Le sang lui battait les tempes et il paraissait si renfrogné qu'on l'aurait cru sur le point de la frapper. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n'en fit rien, tout à coup convaincu que cela lui ferait trop plaisir. Dark serra le poing et se contenta de la relâcher, une lueur mauvaise dans le regard. La mine partagée entre le dégoût et la résignation, il la laissa retomber mollement sur le matelas auquel il l'avait arrachée à son arrivée. Lui-même n'y avait encore jamais dormi car il préférait le plus souvent s'assoupir au milieu des sables du Yermo que dans cette chambre vide. Le fait qu'elle ait pris la liberté de s'en servir avant lui n'était certainement pas ce qui le convaincrait d'en faire un plus grand usage à l'avenir. Il dégagea son poignet d'un geste vif, car même si elle n'exerçait sur lui aucune pression, ce contact reptilien lui donnait la chair de poule.
— Ça me dit toujours pas ce que t'es venue foutre ici... Cela dit, tout compte fait j'en ai rien à foutre. Je te laisse dix secondes pour foutre le camp. Passé ce délai, c'est moi seul qui déciderai en combien de morceaux.
En terme d'honnêteté, on pouvait difficilement faire mieux. Et il ne manquerait pas à sa parole, cela elle pouvait en être sûre. Les quelques imbéciles qui s'étaient permis d'en douter n'étaient désormais plus en état de le regretter. Et elle aurait tôt fait d'aller les rejoindre si elle persistait à envahir son territoire. Entre deux bouffées de rage, il eut une pensée semblable en se demandant si Fou-Lu avait déjà été confronté à pareille situation. C'est pas l'autre épave qui risquerait de trouver une fille dans son lit. songea-t-il avec une ironie qu'il nuança toutefois d'une pointe d'amertume. Nul ne pouvait contester cela en effet, mais en l'instant il avait tout sauf envie de rire. Preuve en était qu'il n'y avait pas trace d'un sourire sur son visage. Dark qui était d'ordinaire si enclin à moquer ses adversaires paraissait ce jour d'une froideur mortelle.

Il porta naturellement la main à son fourreau pour appuyer ses dires – elle n'avait pas besoin de savoir qu'il était incapable de manier l'épée. Un pouce d'acier était désormais au clair, et libre à elle de le supplier de ne pas aller au bout de son geste. Le regard qu'il posa sur elle tandis qu'il prenait les armes était glacial, aux antipodes de sa fougue habituelle. Pour peu qu'elle tienne à la vie, elle avait tout intérêt à reprendre forme humaine et à plier bagage. À moins que son seul but n'ait été d'être mise à mort, la meilleure solution était toute désignée Quand bien même il n'y mettait jamais les pieds, cette chambre était la sienne et le simple fait d'y être entré en son absence sans en avoir reçu l'autorisation était une raison de la tuer sans plus attendre. Or, nul n'est assez stupide pour faire tout ce chemin dans le seul but de mourir de sa main.

Si ?

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Lun 11 Fév - 21:48

« Par deux fois autour du Cou liés »
→ Naezka ressentit une pointe de déception. Elle avait comme l’impression qu’il ne l’avait pas prise au sérieux. Et pourtant, elle était on ne peut plus sincère : dire des bêtises, ca n’était pas son genre. Et la sincérité, c’était son rayon. A quoi bon se fatiguer à dire des bêtises ? Tout au plus, elle le faisait pour s’amuser avec les gens. Mais en la situation, elle n’en ressentait aucunement la nécessité. Son sourire s’estompa pour se fondre en une moue légère.
Ok, selon le point de vue elle était peut être un peu givrée. Mais pas moins sérieuse. Et pour une fois qu’elle avait la chance de trouver un semblant de satisfaction, elle ne la laisserait pas lui échapper pour un malentendu. En tout cas, lui n’avait pas l’air de bon poil : elle aurait préféré le retrouver aussi malicieux que lors de leur dernière confrontation… Au lieu de ca, il semblait bouillonner de rage. Ennuyeux, pensa-t-elle d’abord. Elle retomba sur le matelas et ne bougea pas d’un poil. S’il ne déconnait pas, elle ne le faisait pas non plus, et son regard en disait long.

→ Pourtant, je pense t’avoir offert une réponse claire. Pour peu que tu y réfléchisses un peu. |

Elle soutint son regard un temps, ne cilla pas. Il demeurait de marbre… Et sa main se glissant sur la garde de son épée appuyait son regard. Mais contre toute attente, cette attitude commençait à lui plaire aussi. Après tout, cela s’accordait à son attitude au combat. De toute façon, il pouvait la découper en morceaux elle n’en avait que faire. Ou en tout cas, ne voyait pas ca comme un « problème » majeur. Autant prendre les choses à la légère, se dit elle alors.

Sans aucune gêne, la serpente s’étira de tout son long sur le lit moelleux, bâillement bienheureux et tintement de ses écailles à l’appui. A l’état sauvage, les serpents faisaient tinter leurs plumes pour faire fuir leurs opposants, pas l’inverse. Elle était arrivée jusque là, elle n’avait pas l’intention de partir.
Il n’était pas question pour la demoiselle de renoncer, après avoir fait tout ces efforts sans recevoir récompense ! D’autant plus qu’il lui semblait tout à coup presque un peu lent à la détente. Ces écailles, ce tintement, ne les reconnaissait il pas ? Ils n’avaient pas changé, et le bruissement qu’elle faisait raisonner à intervalle régulier lui servait en temps normal à faire réagir son poison. Mais il devait en avoir combattu beaucoup, des adjuchas… Et sa forme précédente demeurait assez éloignée de celle pour le moins féminine qu’elle endossait désormais. Serpente, il l’avait peut être prise pour un « mâle » qui sait. Elle n’était que le basilic a ce moment la, après tout.
Tranquille, elle roula sur le flanc, la joue appuyée sur sa main. Ainsi étendue sur le lit, elle ne semblait nullement le craindre. Détendue sans être pour autant aguicheuse, elle se retint de dire quelque chose du type « si tu t’y prends bien, je devrai pouvoir atteindre un nombre assez élevé de morceaux » pour le satisfaire un tant soit peu. Il était vrai que ses formulations en elles-mêmes n’avaient pas été des plus claires. Et même si elle avait du mal elle-même à mettre des mots sur son élan, elle allait faire un effort pour être un peu plus claire, et expliciter son ressenti. Les hommes ! Il fallait toujours tout leur expliquer.

→ Disons que je me sens redevable envers toi, depuis la dernière fois. |

Ses lèvres se réconcilièrent tout naturellement avec son sourire. Un brin taquine, elle fut tentée de glisser le bout de sa queue le long du torse de son interlocuteur pour l’agacer d’avantage, mais elle se retint : il avait les nerfs déjà suffisamment à vif, il valait mieux ne pas l’embêter de trop… pour l’instant. Elle le connaissait à peine après tout, et il serait regrettable qu’elle y laisse la peau. Pas si givrée que ca, en somme.

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Dim 10 Mar - 21:15

Dark continua longuement de la toiser, cherchant les réponses qu'il n'avait pu trouver. Il fallait avoir une bonne raison de s'aventurer dans les quartiers du Segunda Espada tout en sachant le sort qu'il réservait aux intrus ou alors ne pas craindre la mort au point de se permettre pareille audace. Quelle que soit la catégorie à laquelle elle appartenait, il était dans son intérêt que de s'en expliquer et rapidement. Sans quoi quelle que soit la vérité, la finalité serait identique – e non sans exiger de faire repeindre ses appartements. Sans qu'il ne sache pourquoi, son visage lui était familier. C'était très flou cependant, pas assez pour qu'il se doute de quoi que ce soit. Non, ce qui lui mettait vraiment la puce à l'oreille, c'était ce timbre sifflant. Bon nombre de ses semblables mettaient un certain temps à se réhabituer au fait de posséder une forme humaine et elle ne semblait pas faire exception à la règle.

La logique voulait donc que son apparence ait été celle d'un animal qui aurait ce « tic de langage » pour caractéristique, et il n'en existait pas des masses. Ainsi finit-il par avoir une vague idée du semblant de réponse qu'il n'avait cessé de rechercher... Ce qui ne l'avançait pas plus, cependant. Même s'il voyait désormais plus ou moins clairement ce dont il était question, cela ne lui expliquait nullement le besoin qu'elle avait ressenti de venir jusqu'à lui. Tenait-elle à ce qu'il finisse le travail ? Auquel cas elle avait frappé à la bonne porte, mais n'aurait pas dû se donner cette peine : la faune du Hueco Mundo l'aurait volontiers engloutie et ce sans qu'elle ait à le demander poliment. Eux qui étaient toujours à l'affût d'une proie facile n'auraient guère pu refuser qu'on leur offre le couvert.

Mais si elle avait tenté sans succès, il pouvait comprendre leur dégoût : une telle proie devait être venimeuse, comme elle l'avait démontré par ces propos. Dark avait toujours eu en horreur ceux qui prenaient plaisir à tourner autour du pot, et elle élevait au rang d'art l'insupportabilité de ce passe-temps. Plus d'une fois il lui avait fallu serrer les dents, mais il ne pourrait tenir très longtemps. À maintes reprises le coup avait failli partir sans que lui-même ne s'y attende, et le mystère étant éclairci à présent, il n'avait point de raison de s'en abstenir durablement. Autour de lui, son aura crépitait déjà, avide de sang et de meurtre. On ne lui avait pas fait incarner la destruction pour rien, elle l'apprendrait quand son acier lui ferait connaître la fin. Pour autant il n'arriva pas à se convaincre de dégainer. Peut-être n'en valait-elle pas la peine, après tout.
— Et qu'est-ce qui te fait croire que tu mérites que je me fatigue à le faire pour tes beaux yeux ?
Malgré le ton menaçant de la tirade, c'était plus une manière de gagner du temps qu'une autre façon de la tenir en respect. Bien entendu il n'avait pas non plus baissé sa garde et demeurait sur le point de dégainer. Au premier geste suspect de sa part, il n'aurait pas une seule seconde d'hésitation. Tuer ou être tué, telle était la question pour qui vit au cœur du Yermo, si bien que le meurtre était devenu un réflexe. Nombre de ses semblables avaient déjà péri sous ses coups et ce n'en serait qu'une de plus. Pourtant, un infime blocage l'empêchait de passer à l'acte, de l'envoyer rejoindre la longue liste de ses victimes. Et c'était précisément pour s'en débarrasser qu'il lui laissait le temps de prendre ses aises, aussi insupportable que cela puisse être. Cela ne pouvait pas être. Il n'avait pas passé tant de temps à lutter pour rester envie pour la laisser lui marcher sur les pieds.

Comme tous ceux qui s'y étaient risqués, elle allait finir par le regretter.

Cela ne lui posait pas tant de problème en soi, il occupait cette chambre si peu souvent qu'on était en droit de douter qu'elle lui appartienne mais par principe il ne saurait tolérer qu'une inconnue se l'accapare sans se soucier de son avis. Encore eut-il préféré la faire voler en éclats, car il serait toujours temps de la faire reconstruire une fois qu'elle ne serait plus qu'un lointain souvenir. En tous les cas, les choses ne pouvaient demeurer en l'état. Aussi se saisit-il des draps sans faire grand cas de leur état et exerça une brusque traction de manière à la jeter au sol sans plus de ménagement. Sitôt qu'elle se fut étalée à ses pieds, il la dévisagea de haut et se saisit du bout de sa serpentine anatomie qu'elle agitait sous son nez un instant plus tôt. Ses pupilles se firent d'autant plus glaciales : l'heure était venue de lui faire passer l'envie de sourire, si pas celle de mourir.
— J'en ai rien à cirer. Si tu tiens tant à me remercier, y'a rien qui me ferait plus plaisir que de te voir dégager d'ici. Le plus vite sera le mieux. J'ai pas fait exprès de te laisser vivre la première fois, m'oblige pas à corriger le tir.
Sa prise se resserra tant et plus, jusqu'à ce que la main qui l'entrave devienne pour elle un étau de fer. En dépit de son petit gabarit sa force physique demeurait impressionnante, et à sa connaissance sans égal dans ces parages. Inutile donc qu'il suffirait qu'il continue à augmenter la pression pour que sa chair finisse en lambeaux. Il lui était déjà pénible de s'en abstenir tant la texture reptilienne de l'appendice lui était répugnante, aussi n'en aurait-il pas fallu plus pour sous la pression céder. D'un brusque mouvement de main, il l'envoya voltiger à travers la pièce pour la rapprocher de la porte de sorte à ce qu'elle n'ait plus qu'à l'emprunter. Ceci étant fait, il porta à ses lèvres une cigarette qu'il s'empressa d'allumer. Toute réflexion faite, il aurait tout le loisir d'y réfléchir après l'avoir fait déguerpir. Ce qu'il était dans son intérêt de faire avant de lui faire connaître nul meilleur, mais infiniment pire.

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Mar 12 Mar - 2:28

« Par deux fois autour du Cou liés »
→ Mnhah... |

→ Le son qui s’échappa de ses lèvres à ce moment la avait quelque chose de discordant. Il ne s’agissait pas tout à fait d’un gémissement de douleur. A vrai dire… De quoi s’agissait-il ? Lorsqu’il l’avait jeté au sol, la grimace qui avait adopté un instant son visage était véritable. Ses reins lui avaient fait mal, le contact avec le sol avait était dur et déplaisant. Mais ce désagrément fut vite oublié, et si tôt qu’il eu empoigné l’extrémité de son corps, ce fut légèrement différent. C’était ce « Hah » léger surtout : pour peu elle l’aurait retenu, mais il avait échappé aux mailles du filet, discret et intense à la fois. Son visage s’était teint d’une très légère rougeur, et ses lèvres entre-ouvertes. Elle soutenait son regard, mais le sien était légèrement brumeux. Au pied de Dark, Naezka ne se défendit pas de cette emprise, et bien qu’elle ne souriait plus, elle ne semblait pas tout à fait le craindre non plus. Sa queue fut parcourue d’un très léger frisson
Avant que son dos ne heurte le mur. Cette fois ci, elle serrât les dents, sentant le béton se fendre légèrement sous l’impact. Elle demeura quelques instants là, le corps douloureux. La demoiselle roula des épaules, pencha sa tête d’un coté puis de l’autre pour détendre son cou endolori. Il n’y allait pas de main morte, certes, mais n’était ce pas la raison même pour laquelle elle était la ? Plus encore : regardant distraitement l’endroit ou il avait enserré ses écailles, elle se surprenait à regretter qu’il ne l’ai pas fait d’avantage. Cette réflexion la surpris, pour ce qu’elle ne lui ressemblait pas… Elle avait certes des penchants pour la douleur, mais c’était par sadisme, et pour le plaisir de voir sur le visage de ses proies le visage de l’espoir déçu. Ce qui se révélait ici, lui semblait, d’une manière ou d’une autre, un poil différent.


Natrix et Naer autour de son cou sifflaient, l’air outré par ce geste a l’encontre de leur « maitresse ». Mais pour une fois, elle n’approuvait pas tout à fait le mécontentement de ses deux amours. En fait, elle ne leur prêtait même pas attention. Son regard était rivé sur les yeux Améthyste de Dark, qui allumait nerveusement sa cigarette.
Qu’y avait il donc ? Elle ne le saisissait pas tout à fait elle-même, et elle avait beau essayer, cela lui échappait. Tout au plus entendait elle raisonner dans ses souvenirs le son doux des explosions qu’il avait produites la dernière fois, et s’en sentait charmée. Certes, elle adorait les explosions… Ses pupilles dorées scrutaient avec attention le jeune homme qui lui faisait face cherchant ce qu’elle pouvait donc lui trouver. Elle ne niait pas qu’aussi bien le physique, que l’attitude du Secunda lui étaient plaisant, mais elle n’avait jamais été très portée sur les hommes, aussi loin qu’elle s’en souvienne. Peut être était ce pour cela même qu’il attirait son attention ? Parce qu’il lui plaisait en dépit de son sexe ? Peut être. Et puis, si l’on faisait une liste, elle tenait déjà trois éléments (les explosions, son physique, et son attitude), ce qui représentait déjà un palmarès assez conséquent. Mais il y avait quelque chose de plus en lui, qui lui inspirait, en plus d’une certaine admiration, du respect. Et Dieu sait qu’il était rare qu’elle éprouve du respect ! Même lorsqu’elle s’étendait sur son lit comme s’il avait s’agit du sien, elle le respectait.

→ Je ne souhaite pas partir. |

Doucement, le bas de son corps se fendit, pour laisser s’évanouir sa colonne reptilienne au profit de deux longues jambes dénudées. Une modeste superficie de tissus blanc cintré de cuir la préservait de la nudité, tandis que ses deux amours restaient fidèles à leur poste. Sa cuisse était percée de part en part d'un trou large, et Venom si était reformé, mais elle n'en avait cure. Elle n’en faisait jamais usage, de toute manière.
Doucement encore, en un mouvement qui n’avait pas tout à fait l’air humain tant il était souple, l’Arrancar se redressa sur ses deux frêles membres, la tête haute et le regard toujours rivé sur les prunelles améthyste. Sans hésitation et avec cette démarche qui lui venait de sa forme précédente, glissante et presque surnaturelle, elle se rapprocha de lui. Sa démarche était si souple, si calme, et son regard si fixe et dénué d’animosité qu’on ne pouvait pas croire que les attentions qui la faisaient avancer en cet instant étaient perfides, ou même mauvaises. Elles ne l’étaient pas, tout simplement. Leurs corps étaient désormais à moins d’un mètre l’un de l’autre.

→ Tu monteras plus haut que quiconque. |

Cette phrase, elle ne se l’expliquait pas trop ; muée par une profonde certitude, elle l’avait prononcée comme on prononce une prophétie. Tantôt pour lui, tantôt pour elle-même. Et tout en disant cela, elle n’avait cessé de s’approcher avec lenteur. Caressante et prudente à la fois, sa main c’était posée sur la garde du sabre, effleurant la main de Dark. Elle n'avait fait aucun geste brusque. Tout comme sa démarche, sa langue sifflant légèrement prêtait à son attitude et ses paroles une étrange sensualité, qui pourtant n’était pas volontaire. Ses détails n’étaient dus qu’à sa nature, et loin de chercher délibérément à le charmer, la jeune femme signifiait par la force de son regard toute sa détermination.

→ Laisse moi t’être utile… |
Son souffle était assez proche pour caresser son visage.

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Dernière édition par Naezka Coalt le Sam 4 Mai - 13:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Dim 24 Mar - 9:18

Ses muscles lui parurent se détendre tour à tour, à mesure que la fumée lui emplissait les bronches. Sa colère retomba aussi vite qu'elle était montée, bien qu'il demeurât quelque peu excédé par cette incursion dans ses quartiers. Il était néanmoins nettement plus enclin à faire preuve de clémence à condition bien sûr qu'elle ne recommence pas à l'aiguillonner. En plus de n'avoir rien de sain, cette addiction était particulièrement peu aisée à satisfaire dans un endroit aussi reculé, mais jamais il n'aurait pu s'en passer. Ses accès de colère devenus légendaires au sein du Hueco Mundo malgré sa récente nomination ne souffraient aucun obstacle à cette seule exception. Les habitants de ces vastes contrées pouvaient donc remercier les sociétés de tabac qui contribuaient à l'intoxiquer, sans quoi son tempérament n'aurait fait qu'empirer. À la vérité, il n'avait pas toujours été ainsi, mais être constamment sous pression n'avait fait que l'y inciter jusqu'à ne plus pouvoir s'en passer.

La violence était devenue son quotidien, une partie de son être qui un jour le perdrait corps et bien. C'était écrit. Et absolument rien n'aurait pu mettre un terme à cette folie. L'écran de fumée nimba son visage de son panache blanc, ne laissant luire que ses pupilles violacées. Sans être menaçant – ses paroles y suffisant amplement – le regard qu'il lui lançait était perçant, de ceux qui semblent transpercer de part en part et ne pouvoir se retirer qu'en emportant une partie de votre âme. La peur est plus tranchante qu'aucune épée. Or, qu'il exerce une totale domination ne pouvait que l'inspirer, que l'on connaisse ou non sa réputation – celle d'un individu à qui l'on ne peut rien refuser, si l'on ne veut pas finir brisé. Ce qui n'avait pas l'air de l'intimider, aussi s'était-il senti obligé de le lui démontrer. Pourtant, elle s'obstinait à le défier. Là où elle allait, elle aurait tout le temps de le regretter...

Car en effet le soulagement dû à la nicotine ne durait qu'un temps, et le moment de répit qu'il s'était accordé fut gâché par le sifflement entêtant des serpents. Son regard dériva vers ceux-ci dans l'unique but de les faire taire – à tout jamais, s'il le fallait. Étrange particularité qu'elle avait là, mais ceux-ci n'étaient autre qu'une partie d'elle-même à priori. Aussi la tenait-il pour responsable de ce chant discordant et n'aurait aucune hésitation à la mutiler pour les réduire à ce silence tant convoité. Un semblant de migraine commençait à poindre, et il ne voyait d'autre moyen de les calmer que de les museler – de force ou de gré, dans l'ordre des priorités. Mais il n'eut pas le temps d'élever la main qu'elle avait déjà repris la parole, engendrant toujours plus de contrariété.
— Dans ce cas, je vais t'y aider.
Avant qu'il n'ait pu mettre ses menaces à exécution, elle renonça à sa Resurrección. Une heure tardive pour montrer patte blanche en vérité, mais au moins y mettait-elle de la bonne volonté et cela méritait d'être récompensé. Il laissa retomber son bras le long de son corps – non sans en ressentir une certaine frustration – et resta sans ciller alors qu'elle achevait finalement de se détransformer. Malgré son penchant excessif pour la brutalité, Dark n'était pas incapable de raisonner et elle avait mérité d'être reconsidérée. Le but de sa démarche n'en était pas moins nébuleux, mais avait gagné le droit d'être écoutée - même s'il n'était point dit que ce soit fait pour durer. Aussi avait-elle tout intérêt à se presser de le convaincre si elle ne voulait point que la promesse soit tenue et sa tête de son corps séparée.
— Dis-moi quelque chose que je ne sais pas...
L'assertion de la jeune femme lui avait fait lever un sourcil. Était-elle empreinte d'une forme de fascination à son égard ? Qu'elle lui affirme cela de but en blanc avait de quoi déconcerter mais il ne se laissa pas déconcentrer. La flatterie ne la sauverait pas, pas plus qu'aucun des charmes dont elle avait fait preuve jusqu'à présent. Il était certes agréable d'avoir ne serait-ce qu'une fois la preuve que le Hueco Mundo n'était pas que laideur, mais ce n'était pas de son point de vue pas une raison suffisante pour l'épargner si elle refusait de lâcher prise. Toutefois, un léger sourire était apparu au coin de ses lèvres – sincère ou féroce, nul n'aurait su le dire. Peut-être un peu des deux, la fumée n'aidant guère à s'en convaincre – et nonobstant l'inconstance de Dark lui-même. Le simple fait de sentir sa main sur la sienne aurait constitué un motif suffisant pour l'en priver et pourtant, il n'en fit rien.

Il se contenta de la repousser d'un geste vif et, alors que sa propre main demeurait en suspension dans les airs, parut hésiter à la mettre à mort après avoir bondi plusieurs mètres en arrière pour prendre ses distances. Ne s'était-il pas dit qu'il l'exécuterait au premier mouvement suspect de sa part ? Celui-ci remplissait ce critère mais pour une raison obscure, il ne trouva pas la force de passer à l'acte. L'envie de la blesser lui faisait défaut, et c'était bien la première fois qu'il ressentait un tel blocage. S'interrogeant sur les raisons de ce manque de motivation, il laissa une fois de plus retomber son bras tandis que la souffrance qui lui vrillait les tempes allait crescendo. Si elle continuait de croître tant et plus, il finirait par en être malade... Faisant volte-face pour cacher son trouble, le Segunda dut porter la main à sa tempe pour atténuer la douleur, affectant de repousser quelques mèches. Prendre la parole sans en rien montrer ne fut en revanche pas si aisé.
— Et qu'est-ce qui te fait croire que tu me servirais à quelque chose ?

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Lun 1 Avr - 11:35

« Par deux fois autour du Cou liés »
→ Si sa tête se retrouvait séparée de son corps, pourrait elle y survivre ? Elle était à peu près certaine que oui, pour peu qu’on ne l’écrase pas en bouillie ensuite. Sa colonne vertébrale était la base de son anatomie, aussi bien serpente qu’humaine. Les restes de son ancienne apparence y trouvaient repos, et tout commençait avec sa première cervicale : si celle-ci n’était pas séparée du crâne (il faudrait donc trancher haut pour lui nuire réellement) elle pouvait se reconstruire complètement à partir de là, vertèbre par vertèbre. Tout comme même tranchés, Natrix et Naer pouvaient repousser… mais ils seraient assez mécontents. Et quand bien même, elle ne souhaitait guère que l’on touche à ses petits protégés… Après tout, ne servaient ils pas au moins à cacher un peu de ses charmes ? Leur maitresse dénudée, les deux couleuvres depuis le début de la conversation remplissaient à merveille leur rôle de sous vêtements de fortune. Mais depuis qu’elle avait troqué sa queue pour une paire de fine jambe, les deux petites créatures se trouvaient incapable de faire plus que la moitié du travail : qu’importe.
Dark avait désormais bondit en arrière, laissant à nouveau une distance de quelques mètres entre eux. Il semblait toujours agacé, mais étrangement n’avait pas porté la main sur elle. Au fond du regard de la jeune femme, on pouvait discerner une lueur d’interrogation. Depuis un moment déjà, elle s’attendait à gouter du fil de sa lame, et pourtant, il n’en était rien. Elle en était presque surprise. Le regardant avec attention, elle essayait de comprendre ce comportement qu’elle ne s’expliquait pas. Lorsqu’il fit volte face, elle fut encore plus surprise : ce geste, pourtant simple, semblait discordant. Certes, il aurait pu lui tourner le dos par mépris, et cela coïncidait avec l’image du personnage, mais dissonait étrangement avec son attitude quelques minutes encore au par avant, ou il la regardait droit dans les yeux et la toisait de haut. Les langues des deux couleuvres pointaient à intervalles réguliers, palpant l’air et y discernant les vagues de Reiatsu. La puissance du Segunda était sans appel, mais Naezka même en la percevant ne rougissait guère de ses propres facultés. Lorsqu’il éleva cette fois-ci la voix, Naezka eut l’impression que ses doutes étaient confirmés : quelque chose clochait.

Curieuse, elle se rapprochât à nouveau. De toute façon, la vision du dos du jeune homme l’attirait comme un aimant, et elle avait l’impression que quoi qu’elle fit, elle était incapable de résister à cet appel. N’était ce pas ce dos déjà qui l’avait appelé jusqu’ici, jusqu’en Las Noches ? Les yeux rivés sur lui, elle se sentait cette fois ci en l’approchant envahie par une sensation confuse, qu’elle n’identifiait guère. Son Reiatsu à son tour vibrait dans la pièce de son aura émeraude, moins puissant que la présence sombre et chaotique de celui de son interlocuteur, mais non moins puissant. Sa main s’était élevée un peu d’elle-même, pour se saisir de l’une des longues mèches violacées du jeune homme et la parcourir des doigts jusqu’à ce qu’elle s’y évanouisse. La serpente était à nouveau presque aussi proche de l’Espada que lorsqu’il s’était éloignée d’elle, et ils se tenaient désormais à nouveau à la case départ, soit à l’endroit même ou il l’avait toisé en la découvrant se prélassant sur le lit qui lui était attitré.

→ Fais-moi confiance. |

Alors même que cette phrase, pourtant anodine, semblait extravaguante dans un monde comme le leur, elle l’avait prononcée le plus naturellement du monde, avec calme et sobriété. Comme si rien n’était plus simple et évident que ces trois mots. Pourtant, elle n'ignorait rien de la gravité du mot "Confiance" dans un environnement aussi hostile. Elle même ne faisait confiance à personne -si ce n'était aux deux petites bêtes qui naissaient de son corps- et pourtant, elle avait envie d'avoir confiance en Dark. Répondre à une simple impression n'avait sans doute rien de très sain, mais tant pis : elle se fiait avant tout à son instinct, instinct qui jusqu'ici ne l'avait jamais trahi. Il ne lui semblait pas nécessaire d’en dire plus : elle répondait à l’appel de son dos.
Un sourire sincère était posé sur ses lèvres, et ses prunelles dorées transperçaient son charmant interlocuteur, à la recherche d’yeux qu’il s’évertuait à lui cacher ; mais elle les devinait malgré sa généreuse chevelure. Ses cheveux… Elle n’avait pas bougé, et soudain elle se rendait compte que leur odeur lui remplissait les poumons, et que son cœur battait plus promptement qu’en temps normal. Elle demeura immobile, troublée à son tour.

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Ven 3 Mai - 7:05

Faire confiance ?

Ne pouvant se retenir, Dark éclata de rire. Un rire sans joie. Froid, sinistre. L'air sur son visage était pourtant enjoué. Moqueur, même. La notion même de confiance n'existait pas au sein du Hueco Mundo. C'était tuer ou être tué. Fais confiance à quelqu'un pour assurer tes arrières et tu te retrouveras avec un couteau dans le dos. Le danger était partout et surtout dans ceux qui disaient vouloir être votre ami. La seule relation qui existait était celle du respect. Pas celui des êtres civilisés, non ; celui qu'on inspire en instillant dans le cœur de ses adversaires une peur primale, semblable à celle que ressent la gazelle face à un lion. Il ne la connaissait ni d'Ève, ni d'Adam. Le seul lien qu'il avait avec elle était d'avoir brisé son masque – involontairement, qui plus est. Son but avoué était de la tuer. Qu'elle ait survécu n'était déjà pas prévu. Et à faire de telles déclarations, si naïve, elle ne lui donnait d'autre envie que de finir le travail.

S'il ne s'était pas fait dévorer et tenait encore en un seul morceau, c'était pour l'unique raison qu'il avait fait tout son possible pour s'adapter à cette vie cruelle et brutale. Ce monde n'avait que de la violence à lui offrir, et il l'avait acceptée avec le sourire. Et depuis, comment chacun ici bas, il luttait pour sa survie. Il n'y avait personne en qui il pouvait croire – si ce n'était son propre « frère », un mystère à élucider, mais il pouvait difficilement faire autrement que de se fier à ce visage familier – et pour cause. La confiance... Foutaises ! Il n'y avait pas de place ici pour ces valeurs d'un autre temps, d'un autre monde. Les rares personnes qui avaient le malheur d'y croire connaissaient inexorablement le même sort qu'Icare. Et ses ailes à lui ne brûleraient pas. Il ne le permettrait pas. Il en avait déjà trop vu tomber. Il était encore trop tôt pour cesser de s'élever. Pour arrêter d'y croire.
Je n'accorde pas ma confiance aussi facilement. Elle se vend à prix d'or et t'as pas les moyens de te l'acheter. Maintenant, rentre chez toi avant que je décide de m'énerver.
Sa poigne se referma vivement sur son poignet, preste comme un serpent. Son gabarit n'était peut-être pas pour lui rendre honneur, mais sa force physique était sans contestation possible l'une des choses dont il pouvait s'enorgueillir à loisir. Elle aurait beau se débattre pour le forcer à la lâcher, la fermeté de sa prise lui interdisait toute retraite. Et il prit soin de la resserrer, un peu plus à chaque seconde, hésitant à pousser le vice jusqu'à entendre la chair s'écraser et les os se briser. Dark ne riait plus. Autant la reptile avait déclenché son hilarité, autant elle y avait elle-même mis un terme quand elle avait pris cette liberté. Son regard flambait d'une fureur de toute beauté quand il le posa sur elle par-dessus son épaule, l'accompagnant d'une vigoureuse pression qui ne laissait planer que peu de doutes sur ses intentions.
Qui t'a permis de me toucher ?
S'il l'avait déjà fustigée du regard, voilà qui apportait confirmation. Ces paroles ne faisaient que corroborer ce que son attitude sous-entendait. Ce n'était que la suite directe de sa précédente réflexion. Si elle était venue à lui de la même manière en plein désert, elle aurait été oblitérée sans autre forme de procès. À approcher les gens dans le dos, on ne pouvait qu'être soupçonné de mijoter un coup en traître. Et on ne peut alors qu'en payer le prix... C'était précisément parce que ce genre d'événements était inscrit dans la nature même du Hueco Mundo qu'on ne pouvait faire confiance à personne – pas même soi. Son aura formait autour de lui une couronne solaire – un soleil qui brille d'un éclat noir comme une nuit sans lune où les étoiles ne brillent plus.

Sans qu'il n'ait eu pour cela besoin de les déployer, les flammes violacées venaient déjà la frôler, lui donnant un avant-goût des sévices qu'il ne tenait qu'à lui de lui infliger. Et soudain, cette vive douleur à la tête le reprit, lui donnant la nausée. C'était ridicule. On n'avait jamais entendu parler d'un Arrancar terrassé par une migraine. Celle-ci n'était pas de cause naturelle. Et s'il ne savait pas à quoi elle pouvait être due, il avait une vague idée quant à savoir qui était en mesure de lui répondre. Se projetant en avant malgré son soudain manque d'équilibre, l'ex-Quincy prit ses distances et en profita pour exécuter un rapide volte-face afin de pouvoir voir très clairement si elle échafaudait quoi que ce soit. Il se plaqua la main sur la tempe, sans que cela n'arrange quoi que ce soit. Sa tête semblait prête à exploser.
Qu'est-ce que tu m'as fait ?

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Sam 4 Mai - 14:54

« Par deux fois autour du Cou liés »
→ J’économiserai. |
→ Ce rire, Naezka l’avait présagé. Elle était consciente de la consonance absurde qu’avaient ses paroles, et pourtant elle les avait prononcées. Sa réaction était légitime : elle n’en était non moins sérieuse (quand bien même sa réponse paraissait presque enfantine). Son ton en témoignait, et ne laissait place à aucun doute la dessus. Il était déjà énervé, et si sa confiance devait couter cher, elle était prête à payer cher. Quelques heures plus tard, ou même seule et au calme, la demoiselle aurait grandement remit en question ce comportement, et aurait été saisie d’incompréhension. Mais en cet instant rien ne comptait si ce n’était l’acceptation de l'Arrancar, et chaque instant qui passait contribuait à sa résolution. Inexorablement.

L’étau se referma sur son poignet, et elle put sentir à nouveau l’empreinte de la force de Dark sur son corps. Bien que désagréable, cette étreinte l’enivrait. Elle tut cette fois ci ce vague enthousiasme, préférant garder son sérieux. Naezka ne répondit ni ne détourna le regard. Il lui faisait mal sans qu’elle n’essaie de se défaire pour autant, et malgré la rage qui brillait dans les yeux du Segunda sa propre expression, pleine de résolution, demeurait inchangée.
Quand bien même sa méfiance était légitime, le geste de la serpente avait été emprunt d’une certaine légèreté : il avait été on ne peut plus spontané. Elle ne se le reprochait pas, pas plus qu’elle ne lui reprochait sa réaction. Elle était consciente cependant de l’erreur qu’elle avait faite, et se soumettait presque à l’assaut de son Reiatsu, sans pour autant faire crépiter le sien. Chaque chose en son temps. La demoiselle inspirait pour répliquer lorsqu’elle fut interrompue violemment.


Ils étaient à nouveau face à face, et Nae demeurait interdite. En rien elle ne s’était attendue a voir Dark sous un jour vulnérable, malgré la l’inquiétude inexpliquée qui l’avait amenée à se rapprocher précédemment. Il semblait assaillit par une vive douleur, qu’elle ne s’expliquait pas.

→ Rien… |
Sa surprise transparaissait, et elle se sentait accusée à tord : il était rare qu’elle nuise à qui que ce soit sans le vouloir. (En général, elle le voulait.) Rapidement, la jeune femme passait en revue toutes les possibilités : il était vrai qu’elle était en Resureccion précédemment, et lorsqu’il l’avait d’abord touché. Mais elle ne lui avait volontairement pas porté atteinte, et déclenché aucune de ses techniques. Plus encore, elle avait volontairement baissé la quantité de poison sur sa peau. Avait-il été infecté malgré tout ? C’était possible, probable. Mais sans qu’elle n’ai préparé le coup, le poison spontané était aussi le plus faible, et ne faisait que fatiguer légèrement. Et quand bien même il était touché par Styx ou Implosion… Implosion était inactif tant qu’elle ne sifflait pas, et Styx… Styx ne devait rien lui faire à moins qu’il se coupe, si ce n’était augmenter peut être un peu la pression artérielle et le rythme cardiaque. Un être humain aurait bien sur succombé… Mais il était le Segunda, et ce mal de tête ne s’expliquait pas. Elle avait hésité à s’approcher de lui, soulevant la main, mais avait immédiatement interrompu son geste : il valait mieux préserver la distance, à ce stade.
Son expression se durcit, et elle se tint droite. Son regard ne quittait pas l’Espada, ni agressif ni condescendant. Sa détermination froide était en train d’évoluer en une idée un peu folle, tandis qu’un large manteau de tissus blanc se formait sur ses épaules pour dissimuler quelque pu ses formes nues. D’un geste à la fois lent et décidé, elle portait sa main jusqu’au crochet qui traversait sa cuisse. Ce n’était pas sans ignorer que ce geste, en apparence dangereux, pouvait lui couter cher. Mais Naezka comptait sur ce que disait son regard, et un peu cette étrange migraine, pour en réchapper. Elle extirpa le crochet immense de sa chair d’un geste sec. Et le tenant devant elle, saisit immédiatement le poignet de sa main libre.

→ Ta méfiance et compréhensible. Mais je n’ai rien fait. |
Un petit bruit étrange, comme un claquement, résonna faiblement. Lentement mais surement, la main qui enserrait son poignet tirait. Elle tirait cette main qui tenait venom comme si, poupée, elle avait voulu la sortir de ses gonds. Tandis qu’elle parlait, sa peau commençait a rougir et, chose sinistre, à se déchirer. Du sang se mit à couler, et elle continuait.

→ Je m'appelle Naezka, Naezka Coalt. Comme tu le sais, ma forme Adjuchas était un serpent à plume et ma Resurrecion me permet de retrouver une part de cette apparence. Le croc que tu vois dans ma main est Venom, mon Zanpakutou. Je ne l’utilise jamais, et hors Resureccion mes pouvoirs reposent sur mes capacités de Régénération et ma vitesse. Lorsque je retrouve mon corps, ma chair est gorgée de poisons dont les principaux sont Styx, qui liquéfie le sang, et Implosion que je peux contrôler à ma guise à travers la matière et faire exploser. Par leur biais je peux même contrôler, en Resureccion, la chair qui m’est arrachée. La sécrétion se fait généralement par contact, mais je l’ai empêché tout a l’heure. Je le jure. |
Sa main acheva de se séparer de son poignet, dans un craquement sonore qui n’était autre que celui de son os. Une gerbe de sang tacha le manteau qu’elle avait revêtu, mais il n’y porta pas attention : un instant plus tard, les deux plaies béantes s’étaient arrangés suffisamment pour que le sang ne coule plus que par petites gouttes isolées. Son sang se coagulait naturellement au sortir de ses vaisseaux, conséquence de ses capacités de régénération sommaire. Mais elle ne fit rien de plus, et serrait tout de même légèrement les dents sous le joug de la douleur qui irradiait de son moignon. D’un geste d’une grande précision, elle jetât au devant de Dark la main qui tenait toujours fermement Venom. Un goute de sueur s’écoula de sa tempe puis le long de sa joue, alors qu’elle relevait la tête vers lui en s’efforçant d’ignorer la morsure.

→ Pour peu que tu me l’ordonnes, je peux la faire repousser en quelques instants. Sans rien faire, cela devrait nécessiter une semaine. Je remets Venom entre tes mains, si cela peux payer une partie du tribut. |

La méthode n’était pas ragoutante, elle lui accordait volontiers. Mais elle devait bien trouver quelque chose, pour témoigner de sa motivation et se montrer persuasive. Lui livrer ainsi son Zanpakutou n’avait rien d’anodin, ils le savaient tout deux. Quand bien même elle avait dit ne jamais l’utiliser, il était une part importante de sa personne. Ca n’était pas seulement un crochet de sa forme intérieur, un vulgaire souvenir, mais bien un fragment de ce qu’elle était, et la clef vers sa Resurrecion. C’est pour cela même qu’il ne quittait jamais le trou de sa cuisse. Elle risquait tout, elle le savait. Et elle ne l’aurait jamais fait en temps normal. Mais un aveuglement certain la dominait depuis qu’elle avait vu Dark, et elle succombait à ses impulsions. Son Reiatsu crépitait avec force, comme pour lui mettre sous les yeux quel était exactement son potentiel. De toute manière, c’était à lui qu’elle devait sa condition actuelle, et si elle devait mourir maintenant soit. Tout doit mourir un jour : par l’immortalité, elle perdait de son intérêt par sa propre vie. Il ne serait pas dans sa nature de tomber sans résister, mais l’idée ne la dérangeait pas tout à fait, fondamentalement.
Et puis, il avait déjà essayé une fois. Si elle survivait encore … ?

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Mer 22 Mai - 5:46

N'ayant déjà pas l'usage du sien propre, que ferait-il d'un second ? D'autant plus avec la forme singulière de celui-ci. S'il n'arrivait déjà pas à manier le sien correctement en dépit de tous ses efforts – c'était contre sa nature, fallait-il croire – alors que son aspect était déjà sensiblement plus proche de la normale que ce crochet proéminent, il n'avait aucune envie de s'y essayer en sa compagnie. Le sourcil arqué, il le considéra avec circonspection, ignorant ce qu'il était censé en faire. Il avait déjà vu des Arrancars se servir des leurs pour déployer des pouvoirs de toutes sortes, aussi resta-t-il à distance respectable de crainte qu'il ne lui explose au visage. Même si le risque qu'elle en ait un contrôle aussi poussé était improbable si son réveil était aussi récent qu'elle voulait bien le dire, tout risque n'était pas écarté. Se méfier de tout et de tout le monde encore et toujours. Pas d'exception. Sans en rien montrer, il augmenta le reiatsu dans sa main pour s'en saisir de sorte à pouvoir juguler tout danger éventuel.

On ne pourrait pas lui enlever de l'idée que c'était peut-être un subterfuge – si finement joué que ce fut – et que ce cadeau pourrait être plus empoisonné qu'il n'en avait l'air. Les serpents n'étaient pas connus pour être les animaux les plus inoffensifs qui soient, et si tant est qu'elle avait ne serait-ce qu'un dixième de la fourberie de l'animal qu'elle était censée représenter, le Segunda avait toutes les raisons de redouter un coup en traître. Sans aucune intention de le garder néanmoins. D'un geste rude mais précis, il le lui renvoya avec toute la nonchalance dont il était capable. Il n'avait que faire d'un tel présent – à part un bibelot décoratif, mais ce n'était selon toute vraisemblance pas le meilleur moyen de le rentabiliser. Qui plus est, si pour sa part il n'avait nulle envie de domestiquer sa Resurrección puisqu'il percevait cet état comme dégradant, elle en avait quant à elle un besoin quasi-vital.

À plus forte raison qu'elle avait tout juste achevé sa transformation. C'était la seule arme sur laquelle il puisse compter. Et même si la prudence lui aurait intimé de ne pas lui rendre, elle ne lui servirait à rien – plus encore qu'en l'état – si elle en était dépourvue. Si tant est qu'il en vienne à faire une entorse à sa règle et à prendre un Fraccion – plutôt une en l'occurrence –, il n'était pas question de se contenter d'en faire de la chair à canon. Mes poings sont plus forts qu'aucune lame. C'était la seule arme dont il ait besoin. La seule dont il aurait jamais besoin. Il ne voulait même pas imaginer devoir être forcé d'exploiter ces pouvoirs d'Arrancar. Cette seule pensée suffisait à lui donner la nausée. Sitôt qu'elle l'eut rattrapé au vol, il tapota le fourreau du sien du bout des doigts. Sa physionomie ne laissait rien transparaître du fond de sa pensée.
Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ? J'ai déjà tout ce qu'il faut en stock, et on peut pas dire que je m'en serve des masses. En avoir deux me servirait à que dalle, alors on a qu'à dire que tu vas le trimbaler à ma place. Pas la peine de me remercier, ça m'a rien coûté, je l'ai trouvé par terre. Quelqu'un a dû le laisser tomber, alors ça m'arrangerait si tu pouvais m'en débarrasser. Y'a déjà assez de bordel dans le coin sans que je ramasse tous les trucs qui traînent.
Arrancars y compris.
Ce faisant, il pivota d'un bloc de sorte à ce qu'elle ne puisse rien lire du fond de sa pensée. Ce n'était pas son genre de se montrer aussi magnanime. En temps normal, il aurait brisé la lame qu'on lui aurait présenté sans l'ombre d'un remords pour être certain que son porteur ne serait pas un ennemi à l'avenir pour mieux refuser sa demande aussitôt après. Mais il n'avait, dans le cas présent, aucune envie d'agir de la sorte. Il était ici question de sa propre ligne de conduite, aussi ne pouvait-il que s'étonner de ne pas être capable de s'y tenir. Non pas qu'il n'en soit pas capable ; il n'en avait tout bonnement pas la motivation. La première explication était qu'il soit las de ces destructions incessantes mais... Non. Ce n'était pas son genre de renoncer à ce qu'il voyait comme l'un des plaisirs simples de la vie telle qu'il la concevait au Hueco Mundo. C'était ailleurs que la raison devait se trouver. Mais où ?

Il restait d'ailleurs assez perturbé du fait qu'elle puisse parler aussi librement de son zanpakutō comme d'un objet à part auquel elle aurait donné un nom alors qu'il était question d'une partie de son âme, mais ce n'était pas la première fois qu'il assistait à un quelconque comportement étrange de la part d'un Arrancar. Et pour commencer à se faire une idée assez précise du genre de personne qu'elle pouvait être, il avait dans l'idée que ce n'était pas le dernier qu'il verrait de sa part non plus. À envisager bien sûr qu'il la revoie jamais. Même si, devant tant d'insistance, force était d'admettre qu'il commençait à lâcher le morceau. Qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire, au fond ? Si elle tenait tant que ça à être à son service, qu'elle le soit. Il n'avait rien à y perdre et tout à gagner tant qu'il gardait ses distances – et il le ferait, confiance ou pas. C'était dans sa nature et rien ne pourrait changer ça. Si elle était tributaire de lui, l'inverse n'était pas également vrai. Si elle devait avoir un jour quelque chose à se reprocher, elle serait toute seule à l'assumer. Même si après s'être tant démené pour lui refuser cette faveur, il était en droit de penser qu'elle se tiendrait à carreau pour ne pas risquer qu'il revienne sur sa décision.

Or, faire des vagues serait le meilleur moyen d'engendrer une telle décision. Ne restait qu'à espérer que son tempérament excentrique ne soit pas lui-même source de problèmes, même s'il ne s'en souciait au final que très peu. Las Noches regorgeait de personnes dangereuses, et si elle n'apprenait pas très vite les règles du jeu, elle ne ferait pas long feu. Quant à se servir de son nom comme bouclier, ce n'était pas même pas la peine d'y penser : si d'aventure cela devait se produire, la mise au point ne saurait tarder. Il ne serait pas là pour la protéger et ne voulait pas qu'elle le fasse non plus. Il était assez grand pour mener ses combats tout seul, et s'il y avait bien quelque chose qu'il avait en horreur c'était que l'on interfère alors qu'il est en train de lutter. Mais tout cela, elle l'apprendrait en temps voulu. Le Segunda se passa la main sur la nuque dans un dernier soupir, prenant conscience alors qu'il passait en revue ces détails qu'il s'était déjà fait à l'idée. Dès lors, plus aucune raison de refuser...
Ah, fait chier ! T'aurais pas pu aller emmerder quelqu'un d'autre ? se plaignit-il, accablé.
Oui, ça faisait chier. Au final, c'était lui qui s'était laissé manipuler. Il fallait dire que les enjeux n'étaient pas aussi conséquents qu'ils auraient pu l'être en d'autres occasions, aussi n'avait-il pu faire autant qu'il l'aurait souhaité preuve de concentration. Mais mieux valait perdre sur ça que sur une affaire autrement plus importante. Car tout compte fait, cela ne changerait rien à sa vie ou peu s'en faut. Qu'elle se prélasse dans sa chambre n'aurait d'autre conséquence que de susciter des bruits de couloir qu'il aurait tôt fait d'étouffer s'ils devenaient trop envahissants puisque lui-même continuerait de dormir dans les sables du Yermo. Quant à le retrouver quand il avait décidé de s'évanouir dans la nature, il doutait fort qu'elle en soit capable à moins qu'il daigne lui donner des indications – ce qu'il n'avait aucune intention de faire. Avait-elle idée de ce dans quoi elle venait de s'embarquer ?

Quelles que soient ses motivations pour prétendre au poste avec tant d'assiduité, elle allait vite déchanter. Elle voulait le suivre ? Soit. Mais à elle de se débrouiller pour suivre le rythme. Il continuerait d'avancer sans se retourner. Qu'elle ait le malheur de trébucher et ils seraient immédiatement séparés. Sans même l'avoir voulu ne serait-ce qu'un seul instant, son esprit se mit à soupeser minutieusement chacune des informations sur ses capacités qu'elle venait de lui donner en vue d'un usage ultérieur. Ce qui acheva de le courroucer, jusqu'à faire volte-face tout en jetant sa cigarette au sol pour mieux l'écraser. Une manière symbolique d'écraser ses propres doutes sur la question peut-être, mais c'est tout juste s'il lui décocha un regard par-dessus son épaule au moment de quitter la pièce. Une lueur colérique y avait fait son nid, mais ce n'était pas la seule ; seulement, les autres étaient indescriptibles, comme autant de bribes de souvenir venues s'y diluer.
T'as qu'à rester ici si tu veux, j'en ai rien à foutre. Mais t'avises pas de me bousiller le peu de mobilier que j'ai si tu veux pas subir le même sort, pigé ? T'auras qu'à brûler les draps quand t'auras fini de te rouler dedans, c'est pas comme si je comptais les utiliser. Je te ferai signe si j'ai besoin de quelque chose, en attendant essaie même pas de venir me chercher. Et ça sert à rien de discuter !
Et de claquer la porte sur ce dernier éclat d'autorité. Était-ce bien utile de se montrer aussi péremptoire dans ses propos ? Probablement pas, mais il en avait besoin pour soigner sa fierté mise à mal par cette défaite cuisante. Une façon de cacher ce trouble qu'il n'arrivait pas à identifier. Rien de bien méchant le connaissant : si conséquences il avait dû y avoir, elles seraient déjà tombées. Il lui fallait seulement se défouler maintenant qu'il n'avait plus d'autre choix que de l'accepter. Sur le plan de l'acharnement elle n'avait rien à lui envier et un jour ou l'autre cela risquait fort de lui causer du tort. Mais pour l'heure, elle n'aurait pas à s'en inquiéter.

Car elle était ici chez elle, désormais.

Citation :
Fin du RP de mon côté.

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MessageSujet: Re: → Par deux fois autour du Cou liés ♦ Only Dark ←   Mer 22 Mai - 11:32

« Par deux fois autour du cou liés »
→ Il avait à peine sourcillé en la voyant faire, et considérait désormais le croc à ses pieds avec nonchalance. Autant dire que la main qui s’y trouvait accrochée lui était presque invisible, et somme toute anodine. Il semblait ne trouver strictement aucun intérêt dans l’objet. Elle le comprenait, et ne lui avait pas remis dans le but qu’il lui serve, mais bon pour lui offrir en quelque sorte aussi bien sa puissance, que l’opportunité de la rendre vulnérable. Il était toujours sur ses gardes cependant, et elle fut presque amusée en devinant sa prudence alors qu’il se saisissait de l’objet. De sa main encore présente, elle le rattrapât au vol.

Un sourire se glissa alors sur les lèvres de l’Arrancar, alors qu’elle hochait la tête en guise de réponse. Ou devrait-on plutôt dire la Fraccion ? « On a qu’a dire que tu vas le trimballer à ma place », etc. Malgré sa dernière pique, Naezka se sentait déjà victorieuse. Par les termes qu’il choisissait, elle devinait qu’inconsciemment, il avait déjà cessé de résister. Il baissait les armes et finalement, renonçait à résister d’avantage. Sa victoire devint totale lorsque, dos à lui, il finit par se plaindre.

→ Non. |
Réponse toute naturelle, presque aussi enjouée qu’amusée. Dark était conscient désormais qu’il ne pouvait plus se défaire d’elle, et elle pour sa part avait déjà décidé dès l’instant ou elle avait jeté Venom qu’elle tiendrait ses engagements. Même si cela impliquait que, somme toute, elle soit asservie, elle avait gagné cette bataille et n’allait certainement pas s’en plaindre. Bien au contraire, elle était plus que satisfaite.
Naezka Coalt ne connaissait encore que peu de chose de Dark Ezeckiel, mais elle pouvait deviner un peu. Elle avait déjà fait connaissance avec son goût pour la violence, et était informée également du temps qu’il passait à parcourir le Yermo, sans jamais regagner ses appartements. Elle n’avait pas tout à fait besoin d’être avertie. Un « maitre bon et aimant » ? Il ne le serait certainement pas. Mais s’il ne serait pas bon et aimant, il ne serait pas non plus « un maitre » pour autant. Et elle ne serait guère une esclave. Mais elle serait là, et elle était prête à le suivre. Son rythme et ses méthodes ne lui faisaient pas peur, pas plus que n’importe quel Arrancar à Las Noches : autant dire pas du tout. Si elle devait tomber de haut un jour du fait de sa trop grande confiance en elle, elle osait croire que ca ne serait certainement pas « parce qu’elle n’avait pas pu suivre le rythme ». Les dernières paroles de l’Espada achevèrent d’assurer le sourire de la demoiselle, qui devinait sans trop de mal les raisons de cette autorité aussi hargneuse que soudaine. Lui aussi était conscient de la victoire de la serpente, et ca n’avait pas l’air de l’enchanter. Mais ce différend la serait vite oublié.

Leurs regards se croisèrent cependant, et la jeune femme se sentit à nouveau envahie par cette sensation diffuse et singulière qu’elle n’identifiait pas. Elle fut parcourue par un dernier frisson, qui s’évanouit avec le claquement de la porte. Elle demeura immobile un moment, son sourire s’étant légèrement effacé sous le coup de la surprise. Seule dans la pièce désormais, elle sentait son aura s’éloigner, crépitant d’une rage sourde. Son moignon la lançait un peu.
En quelques pas, elle réduisit la distance qui la séparait du lit, et, ayant fait volte face, s’y laissa choir. Son corps s’enfonçât quelque peu dans le matelas, et elle put profiter à nouveau de ce confort qui lui rappelait lui aussi un autre temps. Haa… Naezka s’étira avant de tendre le bras vers le plafond pour regarder tranquillement sa main repousser. Il lui semblait n’avoir jamais ressentit autant de quiétude au par avant…

Elle avait tout son temps, désormais. Et l'éternité devant eux.

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