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 Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]

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Rang : Ex capitaine de la 2è division ~ Général du Byakko

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MessageSujet: Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]   Lun 11 Mar - 13:13

    Un soleil de plomb, lourd, écrasant, brillant de tout son éclat sur la soul society, c’est ainsi qu’il paraissait, de ceux qui vous plongent dans une troublante torpeur. Yoruichi passa sa tête derrière le paravent pour en admirer toute la puissance, et surtout pour jauger si oui ou non elle serait d’humeur pour une petite promenade de santé. Un soupir vînt se mêler au silence régnant dans ses appartements, désespérément vides. C’est vrai qu’elle ne recevait pas grand monde ici, ou plutôt personne ne s’aventurait dans le manoir Shihôin sans y avoir été invité, chose qui n’arrive que très rarement. Elle se leva donc péniblement de son siège pestant intérieurement contre ce feignant de Kisuke qui dédaignait sortir de chez lui ces derniers temps, encore de sombres histoires de scientifiques. Elle ne comprendrait jamais comment ils pouvaient rester cloîtrés tant de temps dans un laboratoire entouré de bizarreries. Soit, elle préférait le grand air, et sentir sur sa peau d’ébène la douce chaleur du soleil. Dès qu’elle eut mis un pied dehors, elle comprit alors toute la beauté de cette atmosphère, bien qu’il faisait une chaleur digne des plus beaux étés, cette dernière était atténuée par une douce et fraîche brise estivale, le climat parfait pour se dégourdir les jambes, elle ne regrettait décidément pas d’avoir bougé son postérieur princier.

    Elle déambulait donc dans les rues du Seireitei, au sein du quartier résidentiel, observant le ciel, la course lente des nuages et leurs formes rocambolesques, son pas était léger et vif sans pour autant être pressé, elle se délectait de cet instant d’oisiveté que ses fonctions lui accordaient rarement. Son regard se promenait en suite de droite à gauche tandis que son haori flottait au gré du vent, laissant voir ses jambes agiles l’emporter vers des horizons incertains. Un coup d’œil sur sa gauche la fit s’arrêter. Le visage de Yoruichi revêtit alors un masque amusé, taquin et plutôt excité. La propriété des Kuchiki se trouvait juste là, devant elle, une bonne occasion pour commencer la journée sur une bonne note, elle avait décidé de passer faire un détour pour titiller le jeune Byakuya. Son tempérament sanguin l’amusait toujours autant, presque autant que son acharnement à l’entraînement. Elle le trouvait une nouvelle fois dans l’arrière cour du manoir, il s’adonnait à la maîtrise du kendô. Mais sa tenue encore imparfaite laissait à la princesse Shihôin de nombreuses ouverture et c’est ainsi qu’un shunpô plus tard, elle lui dérobait son sabre de bois.

    -Désarmé par une fille mon p’tit Byakuya ; Ahahahahahha !
    lança-t-elle, faisant tournoyer le sabre dans sa main pendant que le jeune Kuchiki lui courrait après .
    -Reviens ici saleté de chat ! Bougonnait le jeune homme alors qu’il s’efforçait de la rattraper

    Elle lui lançait un regard de défi tout en riant à gorge déployée. Pas très conventionnel pour une princesse de son rang mais que voulez vous, l’étiquette et elle faisaient bel et bien deux. Après un ou deux tours du domaine à le faire courir après elle, Yoruichi prît pitié du petit qu’elle prenait tant de plaisir à torturer et lança le sabre de bois dans sa direction en s’éloignant. « La prochaine fois, tâche de ne pas perdre aussi facilement ! » tels furent ses derniers mots pour lui, lâchés avec désinvolture sans même se retourner, s’évanouissant dans les airs dans la traînée de son shunpô. De retour sur la route principale, elle continuait de marcher sans réel but, elle n’avait pas spécialement envie de s’entraîner ce jour, elle prenait un peu de repos, ça ne fait de mal à personne. Elle bifurqua sur la droite vers les grandes cours de la septième division. Elle ne visitait que rarement ces secteurs, bien trop occupée à gérer la Milice et les forces d’Opération secrètes du Seireitei, activités chronophages au possible qui monopolisaient et rythmaient sa vie. Ce coin de la Soul Society était agréable, à l’ombre des grands arbres qui trônaient dans les vastes étendues de verdure, on voyait les plus assidus s’entraîner encore et encore. Mais un petit détail retînt son attention.

    Là bas, un peu éloignés de tous, se tenait un homme, il était seul, et c’est ce qui fît tiquer Yoruichi. Le reste d’entre eux travaillaient par paire, se rendant la pareille à chaque coup, échangeant en toute insouciance une expérience qu’ils s’appropriaient ensuite. Elle pencha légèrement sa tête sur le côté, fronçant un peu les sourcils pour mieux distinguer la silhouette de celui qui se tenait là bas. Et puis… Dans un soupir, ses mains toutes deux derrière sa tête elle s’approcha un peu. Elle distinguait à présent mieux les formes et elle pensait reconnaître qui se tenait la, comme un piquet affublé d’un zanpakutô. « Je vais m’en souvenir…Je vais m’en souvenir… et merde ! Je sais plus. » Se dit-elle intérieurement, agacée par sa mémoire si sélective. Tant pis, le jeune homme qui était maintenant à une dizaine de mètres d’elle était plutôt grand, pourvu d’une musculature développée, un brun, à la barbe négligée mais qui ne paraissait pas pour autant un mauvais garçon. Soit, elle s’approchait toujours un peu plus et arrivée à quelques mètres de lui, elle engagea la conversation. C’était du Yoruichi tout craché, le pauvre shinigami n’avait rien demandé à personne et le voilà face au capitaine de la deuxième division, perdu dans les quartiers de la septième, sans aucun but précis. Elle était décidément bien belle cette hiérarchie.

    « Oy ! …Toi !.. Qu’est-ce que tu fais tout seul ? »

    Bien que la formule puisse paraître brutale, elle ne l’était absolument pas et pour cause, Yoruichi usait de son ton le plus curieux, ponctuant son élocution de quelques silences révélateurs. Cette femme n’avait finalement aucune retenue. Et au risque de peut être le déranger dans ce qu’elle avait du mal à considérer comme un entraînement, il aurait au moins le mérite de lui faire occuper son temps de façon un peu plus intéressante. Et puis, cette candeur maladive qu’elle portait en elle ne pouvait s’empêcher de voir en son interlocuteur un camarade de jeu.

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MessageSujet: Re: Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]   Mar 12 Mar - 0:00

    Il faisait chaud. Trop chaud. Bien trop chaud. Temps réellement emmerdant qui ne faisait qu’accentuer ma lassitude voire même mon irritabilité. Je soupirai une énième fois en pensant que je n’avais rien à foutre ici, ce qui était vraiment le cas. Cependant, les soldats qui étaient venus me voir très tôt ce matin, avaient joué sur ma fibre de sensibilité avant que je ne cède rapidement à leur sollicitation : Superviser leur foutu entrainement ! Habituellement, cette tâche était réservée à notre capitaine ou encore à son lieutenant, mais vu que tous deux étaient absents pour une cause que nous ignorions totalement, les bambins n’avaient eu d’autres choix que de venir me voir moi, héritier des Himesaki, cinquième du nom, pour un entrainement en bonne et due forme. Ok… C’était peut-être dans mes obligations de m’occuper de ces jeunes gens, surtout que j’étais le troisième siège de la division ; mais il n’en demeurait pas moins que ça me faisait un peu chier dans presque tous les sens du terme, surtout que le temps avait commencé à être impitoyable dès l’aurore. J’avais peut-être une belle peau mate, mais demeurer sous un soleil de plomb m’énervait plus qu’autre chose. A bien y repenser d’ailleurs, j’aurais dû sortir avec mon ombrelle rose…

    - Yukino !!! Soulève légèrement ton sabre… Oui ! Voilà ! Maintenant riposte !


    La jeune fille qui m’avait entendu s’exécuta aussitôt et réussit enfin à mieux toucher son adversaire. Voir que mes conseils portaient leurs fruits me faisait tout de même plaisir. Au moins, je ne travaillais pas pour rien. Et puis, rien que l’ardeur de ces éléments me rendait plutôt fier de notre chère division ! Ces petits nous faisaient honneur, et c’était rien de le dire –Même s’ils ont été chiants de vouloir m’appeler pour superviser leur entrainement, et ça je le maintiens. La chute de l’un m’arracha un petit rire vite fait, avant que je ne vienne à l’encourager en criant son nom et en tapant dans les mains. Le pauvre n’eut pas le temps de pleurnicher, puisque son adversaire brandissait déjà son sabre en bois contre lui. Il se releva donc bien vite et se remit au travail, comme si de rien n’était, sans même prendre le temps de s’épousseter. Un brave petit. Au fur et à mesure que les secondes s’égrenaient, le niveau montait légèrement d’un cran. Les soldats se donnaient à fond et ce malgré leurs membres totalement engourdis. Personne ne craquait encore, tant et si bien qu’on se serait cru à la onzième division. Mais alors que je comptais enfin mettre un terme à cette séance qu’une personne plutôt inattendue se posta devant moi comme si de rien était…

    - Mais que… ?

    Avais-je eu le temps de prononcer toute ma phrase ? Non. Car aussitôt, la nouvelle arrivante engendra un brouhaha sans précédent au sein même de la septième division. Les jeunes que j’étais en train d’entrainer, avaient fini par voir l’intruse et à courir vers nous. Belle intruse qui les fascinait déjà, au point qu’on me bouscula pour ne pas dire qu’on m’écarta pour mieux l’entourer. Shihōin Yoruichi. Qui est-ce qui ne la connaissait pas ? L’une des rares femmes à être capitaine à l’heure actuelle, ce qui dénotait de sa force. Mais il n’y avait pas que cela qui captivait chez cette jeune femme. Il y avait son élégance, mais également sa beauté à en faire pâlir plus d’une personne. « Elle est trooop mimi ! » « T'as vu comment qu'elle est gaulée ? » « Whooooa !!! Mate-moi ses gros seins !!! » « C’est la nouvelle copine d’Himesaki-dono ? » « Ouais ! Ça m’étonnerait pas ! Il a toujours eu de belles femmes à ses côtés ! » Dès lors, ces idiots me regardèrent d’un air jaloux et envieux. En chiens de faïence, somme toute. J’aurai pu leur rendre leur regard avec tout l’intérêt qu’ils méritaient, mais je me contentai de soupirer, avant de gratter ma chevelure de gêne. Un tel cinéma devant une telle personnalité du Gotei ne donnait pas un belle image de la septième…

    - Veuillez les excuser pour leur comportement indécent, Yoruichi-Taisho. Et vous, présentez vos excuses au capitaine ! Allez, plus vite que ça !

    Ces derniers ne tardèrent pas à s’excuser en chœur et en s’inclinant comme il se le devait. Par mon sérieux inhabituel, ils avaient vite compris qu’ils faisaient fausse route avec leurs suppositions plus idiotes les unes que les autres. J’eus alors un sourire franc, avant de taper dans les mains pour leur donner congés. Ils pouvaient enfin aller se reposer après une journée pleine d’efforts remarquables. S’ils se dispersèrent bien vite au pas de course, la plupart d’entre eux n’en démordaient pas puisqu’ils se cachèrent derrière des arbres et des murs, juste pour voir ce qui allait se passer. C’est dire qu’ils croyaient dur comme fer que j’avais fait de Yoruichi ma nouvelle conquête, ce qui était tout bonnement impossible et absurde. J’étais peut-être un fétichiste de gros loloches, mais il n’en demeurait pas moins que je n’étais pas prêt à draguer une femme plus forte que moi. La loose quoi ! « Pour répondre à votre préoccupation, j’entrainais ces jeunes gens qui vous importunaient tout à l’heure. » Mon ton avait été calme, courtois. Mais l’intonation habituelle de ma voix s’était envolée comme par magie. Après tout, la chef des Shihōin ne m’était pas familière. Je me mis alors à marcher en direction de l’administration, tout en lui faisant un bref signe de la main, pour quelle me suive…

    - Je suppose que vous êtes ici pour voir Love-Taisho, mais il est en ce moment absent. Je peux néanmoins vous conduire dans une salle d’attente pour que vous puissiez l’attendre à l’abri de ce soleil. MAIS VOUS ALLEZ ARRÊTER DE JOUER AUX ESPIONS, VOUS ?!


    Ma voix de stentor ébranla toute la circonscription, tant et si bien que ces garnements avaient définitivement pris la fuite. Si certains avaient rapidement disparu, d’autres m’avaient dévoilé un sourire édenté, avant de partir. Un peu comme pour me dire que personne ne me croyait vraiment. Non mais quelle idée ! Cette femme et moi ? Moi, un natif du rukongai ? Manquait plus que cette emmerde. Je comptais de toute façon lui fausser compagnie en allant la laisser seule dans la salle d’attente. Si elle devait se taper des heures à patienter, c’était pas mon problème. Toujours est-il qu’il fallait que je me débarrasse d’elle et rapidement. Comme ça, je pourrais enfin penser à ma pauvre gueule, en partant boire du saké au rukongai et en draguant une petite minette plus accessible pour me la faire ce soir. Rien qu’à l’idée, j’eus un sourire un peu béat, oubliant même qu’une capitaine se trouvait derrière moi. Il est beau hein, le Himesaki, à penser à sexer en plein milieu de la matinée ? Mais je pouvais même faire mieux : Aller voir l’une de mes prétendantes de la basse noblesse, qui, elle n’hésitait pas à m’offrir son corps. Une idée qui me fit soudainement exploser de rire. La bombasse derrière moi ne devait rien comprendre à ma soudaine joie, héhéhé !
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MessageSujet: Re: Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]   Mar 12 Mar - 10:46

    A peine eut elle le temps de finir sa phrase et son interlocuteur la sienne qu’elle voyait déjà au loin une mini foule débarquer droit sur eux en trombe. Une petite horde de petits monstres l’encerclait à présent. Il était vrai que la venue d’un personnage du calibre de celui de Yoruichi et ce, sans même être accompagnée de son Lieutenant pouvait paraître assez exceptionnelle, néanmoins, c’était bien mal connaître la princesse. Toujours était il que les gosses à présent l’encerclaient, la regardant tous avec des yeux ronds et la bouche bée. Elle incarnait tout ce dont on pouvait rêver dans le Seireitei, le pouvoir, l’excellence et la beauté. Cependant, autre chose arracha un sourire à la demoiselle, elle entendait autour d’elle les commentaires peu discret il fallait le dire des disciples du shinigami auquel elle parlait plus tôt. Et il fallait dire qu’ils étaient plutôt inspirés… Tiens s’était donc ça la septième division ! Mais même si nombre de jeunes femmes auraient été outrées par de telles tournures, Yoruichi s’en amusait, après tout elle avait une vision assez décomplexée de son corps et ignorait tout du sens de la pudeur.

    Ce qui l’amusait par-dessus tout, c’est l’air gêné de son précédent interlocuteur maintenant relayé au second plan derrière une barrière d’élèves plus excités les uns que les autres. Elle ne put réprimer un petit pouffement de rire en imaginant la gêne du jeune homme à la vue d’une telle insubordination. Elle sursauta un moment, elle aurait juré que quelqu’un avait pincé sa fesse droite, tss, ces sales mômes. Si elle avait eu l’envie et surtout si elle n’en avait pas eu la flemme, elle aurait certainement infligé une petite correction à ce garnement, mais en l’état, ce n’était certainement pas sa préoccupation première. Elle fût néanmoins tirée de ses pensées par l’intervention d’un des petits « C’est la nouvelle copine d’Himesaki-dono ? » . Enfin, elle s’en souvenait, Himesaki Tôjô troisième siège de la septième division. Elle décrocha un sourire de satisfaction bien vite attisé par une nouvelle intervention qui cette fois ci mis fin au vacarme environnant.

    - Veuillez les excuser pour leur comportement indécent, Yoruichi-Taisho. Et vous, présentez vos excuses au capitaine ! Allez, plus vite que ça !

    Dans la seconde, ils étaient tous le dos courbé, présentant des excuses plus ou moins sincères selon les jeunes. Yoruichi soupira et leur répondit par un sourire avant qu’ils ne se dispersent tous. Enfin… Disperser… Certains tenaient apparemment à entrer en filature avec leurs deux aînés. Elle tourna rapidement la tête vers eux, leur adressant un regard noir couplé à un sourire pervers qui aurait pu faire frémir le Kenpachi. Le calme était rétabli et elle pouvait enfin s’intéresser à ce qui l’intéressait initialement, le troisième siège Himesaki. Ce n’était pas dans les prérogatives des troisièmes sièges que de superviser l’entrainement des forces de la division. Cette tâche incombait souvent au lieutenant de division, le Capitaine étant souvent bien trop occupé pour assurer cette fonction. Le jeune shinigami en face d’elle semblait serein, d’un calme apaisant et reposant, sa voix était à l’image de son personnage, jusqu’à ce que…

    - Je suppose que vous êtes ici pour voir Love-Taisho, mais il est en ce moment absent. Je peux néanmoins vous conduire dans une salle d’attente pour que vous puissiez l’attendre à l’abri de ce soleil. MAIS VOUS ALLEZ ARRÊTER DE JOUER AUX ESPIONS, VOUS ?!

    Elle ne put réprimer un éclat de rire tandis qu’elle voyait les gamins filer à toute vitesse, effrayés par ce rugissement qui était manifestement un peu bestial. Mais à peine eut-il poussé sa gueulante qu’il était déjà reparti, comme pressé de lâcher notre princesse. Il faisait bien entendu fausse route, elle n’était venue ici dans aucun but précis et la princesse sentait déjà qu’elle allait pouvoir bien s’amuser avec cet Himesaki.

    -Hm, troisième siège Himesaki. Je ne suis pas venue ni pour le capitaine ni pour son lieutenant. A vrai dire, je suis là complètement par hasard, évitons la salle d’attente. Par contre, je vois la bas –elle pointe du doigt une sorte de petite clairière- un joli terrain ou nous pourrions nous rendre. En tant que représentant de votre division, il serait bon de m’en montrer les meilleurs côtés !

    Yoruichi jubilait de l’intérieur, manifestement, le jeune homme avait d’autres plans en tête, il en avait certainement de très beaux puisque depuis un certain temps elle avait remarqué ce sourire emprunt d’une béatitude peu commune. Elle ouvrit la marche vers l’endroit désigné, en sifflant gaiement sur le chemin. Un nouveau jeu pour la princesse, voir jusqu’où elle pourrait pousser Tôjô. D’ailleurs, elle se sentait un peu engourdie par la chaleur et avait une petite idée sur le comment se débarrasser de cette torpeur. Une fois arrivée sur place, elle commença mine de rien à étirer son corps dans de petits mouvements discrets. Elle planta ensuite son regard vers le shinigami dont l’expression venait de changer du tout au tout.


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MessageSujet: Re: Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]   Dim 17 Mar - 17:49

    Yoruichi ou l’art de la chiantise…

    Aucune autre femme ne pouvait mieux j’vous jure. Ses petites phrases virent soudainement bousiller tous les espoirs que je nourrissais il n’y a même pas vingt secondes. Comment est-ce qu’une femme pouvait être aussi vile, sournoise, sadique, machiavélique même ?! Question à laquelle je ne trouvai réponse. Mon visage se froissa horriblement. Mes lèvres se pincèrent doucement. Mon cœur boulonnait comme jamais ! Je ne voulais pas la suivre, c’était définitif ! Alors que j’allais me retourner pour lui dire mes quatre vérités, ou plutôt lui dire que j’étais plus occupé à gérer la division en l’absence de mes supérieurs hiérarchiques, la jeune femme prit les devants. Elle se dirigeait vers l’endroit qu’elle convoitait soudainement, comme ça, tout d’un coup. A croire qu’elle n’avait personne d’autre à embêter que ma personne. Je grognai imperceptiblement, avant de me mettre à la suivre. Je n’y étais pas vraiment obligé vu qu’elle n’était pas mon capitaine, mais il fallait bien que je donne une bonne image de la septième division. Mais alors que j’étais vraiment en rogne, une image vint m’émouvoir : Celle de son postérieur. Il était bien visible malgré son haori, et sa démarche féline ne le rendait que plus divin. Cette femme était une déesse…

    - Écoutez ! Je ne sais pas ce que vous voulez de moi, mais j’ai du travail à fai…


    Oh purée ! Maintenant que nous étions arrivés sur le terrain et que nous étions débout l’un en face de l’autre, j’étais une nouvelle fois encore confronté à sa poitrine. Sur le coup, je priai pour que quelqu’un ou quelque chose arrive, mais rien ne se produisit, si ce n’est une faible brise qui vint m’ébouriffer plus que je ne l’étais déjà. Ma chair commençait à souffrir. Non pas à cause du soleil qui martelait quiconque oserait s’exposer à ses rayons lumineux, mais bel et bien à cause de ses gros loloches qui me toisaient en défiant toute loi de l’apesanteur. « Bon d’accord. Ces garnements ont mal fait d’avancer que vous étiez ma copine, mais ne se sont-ils pas excusés ? » J’avais prononcé cette phrase sans vraiment trop réfléchir, mais c’était parce que je m’étais fait violence pour ne plus regarder son décolleté plongeant. Son corps de rêve allait m’obnubiler à force. De plus, si l’on devait sérieusement réfléchir à ma présence ici, aux côtés d’une noble capitaine, l’on dirait que cette précédente phrase avait bien résumé la situation actuelle: La jeune créature voulait très certainement me réprimander. La susceptibilité d’une femme était quelque chose que je connaissais très bien. Mais peut-être faisais-je fausse route en fait. Il n’y avait qu’à voir son sourire taquin pour comprendre…

    - Quoiqu’il en soit, je suis vraiment désolé. Cela ne se reproduira plus. Mais si vous tenez tant à visiter la septième division, pourquoi ne pas venir un autre jour où le temps serait plus clément ?


    Bon ok… Je tenais bien avec la chaleur grâce à ma peau mate semblable en tout point à celle de mon interlocutrice, mais ce n’était pas vraiment une raison de cuire au soleil comme un vulgaire œuf. C’est à cette réflexion que je fis vite d’ouvrir mon ombrelle rose que je plaçai au-dessus de ma tête. Il se passa quelque seconde où je sentis une gêne assez énorme quand même. Était-ce poli de laisser une dame sous le soleil qui était une capitaine respectée de surcroît ? Pas du tout ! Ce pourquoi je m’avançai assez près d’elle pour lui faire de l’ombre. De loin, l’on aurait juré avoir affaire à un couple plutôt atypique dans le genre. Dans mon fort intérieur cependant, je me disais que la galanterie allait me tuer un jour, puisque j’étais le plus exposé maintenant. Mes joues se mirent à rougir, mais je fis vite de secouer ma tête, comme pour ne pas lui montrer mes faiblesses. C’est sûr qu’elle allait rire et jouer de moi à ce rythme. Notre proximité était telle que je la surplombais littéralement à cause de ma grande taille. Sa poitrine était proche de mes abdos, et c’est limite si je n’allais pas sauter sur elle pour m’abandonner à mes pulsions les plus malsaines. Qu’avais-je fait aux divinités pour mériter une journée aussi pourrie, dites-moi ? Y’a qu’à moi que ça arrive…

    - Je pense que vous n’avez pas vraiment besoin de moi, alors je me retire.

    C’était peut-être indécent, impoli, impertinent, tout ce que vous voulez, mais dès que j’eus fini ma phrase, je tins alors la main droite de la capitaine. J’y plaçai rapidement l’ombrelle rose afin qu’elle puisse rentrer tranquille, avant de tourner les talons sans qu’elle n’ait le temps de réagir. C’est d’un pas serein que je quittais le terrain. Là, je faisais mine de ne plus sourire, mais au fond de moi-même, je jubilais ! Elle devait être très certainement sur le cul face à mon coup de bluff. Qui est-ce qui pouvait avoir le toupet de refuser une faveur à un capitaine du Seireitei ? Si l’on excluait les gars de la onzième, pas beaucoup de personnes, c’est sûr. Lorsque je dépassai le premier bâtiment, je m’adossai à celui-ci, avant de placer une main sur ma poitrine tout en soufflant bruyamment. Yoruichi était une putain de canon ! Rester de marbre face à une femme pareille demandait une maitrise de soi pas forcement évidente ! J’avais presque la trique, c’est vous dire ! Mais il ne fallait pas crier victoire très vite, car elle pouvait revenir à la charge très rapidement. Aussi avais-je essayé de cacher ma pression spirituelle, avant de fuir ! Fuir Yoruichi mais aussi mon quotidien harassant à la septième pour les forêts du rukongai que j’atteignis trente minutes plus tard grâce au shunpo.

    Et une fois sur place, je m’allongeai à l’ombre d’un grand chêne, complètement pépère…
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MessageSujet: Re: Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]   Jeu 21 Mar - 18:00

    Plantée au milieu de ce décor de carte postale, Yoruichi restait concentrée sur le shinigami qui s'approchait alors, son expression changeait, encore et encore, perturbée par quelques sursauts émanant de ses pensées superficielles. Non, elle ne savait pas de quoi il s'agissait, mais de l'agacement, elle ne pu correctement retranscrire ce que son faciès exprimait. D'un pas plutôt décidé, comme résolu, il s'était approché d'elle, déblatérant un petit monologue non sans intérêt. Comment pouvait-il penser que la jeune capitaine puisse avoir été offensée par les paroles -amusantes- de ses subordonnés. Ah, la rançon de la noblesse et du pouvoir. Un lourd tribu à porter. Personne ou presque n'osait s'adresser à elle en tant qu'égal et tous redoublaient de courbettes diplomatiques lorsqu'ils venaient à être confrontés à sa personne. Elle était la seule à pouvoir être blâmée pour ça, sa naissance. Elle réprima néanmoins un petit sourire de condescendance à l'égard du troisième siège, ne comprenant manifestement pas le but de sa manœuvre. Simplement passer un moment hors de ces dérangeantes obligations, loin de la fioriture administrative de sa propre division. Sa tirade était rythmée par un ton mélodramatique fort amusant, comme s'il évoquait alors un crime qui venait d'être commis. Loin de cette idée, elle se contenta de l'écouter sagement. Il déplia ensuite une ombrelle, simple et élégante, d'un rose pâle sans ornements. Souffrait-il du temps qui pourtant était des plus cléments? Ce soleil était plus une bénédiction qu'autre chose, une invitation du monde à la découverte et à l'oisiveté. trop pénible pour mener des travaux physique et pourtant trop beau pour se morfondre à l'intérieur d'une des innombrables pièces qu'on pouvait trouver aux quatre coins du Seireitei. Hésitant, il avait perdu une petite once de sa confiance, ne le rendant que plus attachant. En effet, il s'avança vers la jeune femme, sa main postée sur son ombrelle, comme pour lui faire de l'ombre. Une charmante attention, mais inutile, elle ne souffrait pas de ce soleil, au contraire, elle en profitait comme elle le pouvait. Il stoppa sa course et installa une proximité atypique entre leurs deux corps.

    Si elle avait été une jeune femme normale, leurs postures respectives l'aurait certainement confuse, voir mise mal à l'aise. Indéniablement proches, cet homme de grande taille de par sa simple présence suffisait à l'abreuver d'une ombre que même ces grands chênes alentours ne lui prodiguaient pas. Elle sentait sa poitrine l'effleurer légèrement et à mesure que son souffle calme venait s'évanouir dans l'air alentour, le pourpre montait aux joues du shinigami manifestement troublé par cette proéminence féminine au contact de sa peau. La situation devenait assez cocasse mais toujours amusante aux yeux de Yoruichi qui se délectait de chaque instant. Si elle aimait particulièrement ce moment, c'est qu'il n'avait rien d'officiel, et aimant jouer de sa position pour obtenir ce qu'elle souhaitait, elle se retrouva dans une délicieuse déroute lorsque son compagnon de jeu tenta de se faire la malle plus ou moins subtilement.

    Dans un geste doux cachant toute hésitation s'il y en avait, il se saisit de sa main pour y placer l'ombrelle et s'en alla d'abord en marchant puis quelques une dizaine de mètres après masqua sa présence, comme camouflé, elle ne le vit reparaître qu'à l'exécution d'une série de shunpo. Là, le visage de la princesse s'illumina, littéralement. S'enfuir, d'accord, mais la provoquer en utilisant le shunpo, s'était d'un toupet que peu oseraient s'octroyer. Repliant l'ombrelle avec une désinvolture qui ne sublimait que plus sa prestance naturelle, elle entreprit de compter jusque 10 avant de le rattraper. Elle voulait se dégourdir les jambes et bien elle était servie. Il lui avait lancé comme un défi que son égo ne pouvait refuser. Tenter de s'échapper à la déesse de l'éclair par un Shunpo, c'était fichtrement culotté de sa part.

    - Un... Deux... Trois... ... Neuf... Dix!

    Une impulsion et l'ombrelle toujours sur son dos, elle commença à le suivre, le rattrapant sans mal après trois ou quatre bonds à son habituelle vitesse sonique. Elle avait comblé la distance qui les séparait et s'amusait à conserver un écart lui suffisant à suivre l'impétueux shinigami et qui lui permettait à la fois de rester cachée. Forte de son expérience de commandante des services secrets, elle était devenue naturellement une experte de la filature en toute discrétion. Elle l'observait, marquait quelques pauses puis remarqua qu'ils s'éloignaient de plus en plus de l'épicentre de l'activité au Seireitei pour se réfugier dans la banlieue : le Rukongai. Elle ne comprendrait jamais pourquoi ce lieu était si haï de la pseudo élite des shinigami. C'était pourtant un lieu convivial ou il faisait bon vivre, un lieu qui sans arrêt lui rappelait ses escapades avec Kisuke et Tessaï. Elle n'avait malheureusement plus le temps de s'adonner à ses passes temps favoris: des séances d'entraînement informelles aux côtés de ses deux meilleurs amis. Chassant très vite le masque mélancolique qui s'était incrusté à son visage félin, elle continuait de le suivre, calmement et sans pression, remarquant qu'il faisait de moins en moins d'efforts pour camoufler sa présence, comme si sa sérénité passée lui revenait. Elle soupira, non de lassitude mais un soupir exprimant toute sa joie en cette journée divine.

    Ce n'est qu'une trentaine de minute plus tard qu'il stoppa sa course, dans une forêt du Rukongai, là, les puissants rayons qui les noyaient jadis ne parvenaient pas à percer les feuillages denses et luxuriants des chênes centenaires qui composaient le lieu. Encore une fois son coeur se tordait tandis que la vue de ses paysages lui faisaient l'effet d'une madeleine de Proust. Quel lieu magnifique, loin de toute l'agitation d'un ramassis de shinigamis, loin d'une société élitiste et sectaire. Elle affichait cette fois ci un réel sourire, de ceux qui viennent du coeur et dans une profonde inspiration, descendit en silence de son perchoir pour atterrir de son pas félin près du shinigami alors allongé paisiblement. En guise de pénitence, elle allait s'amuser un peu de ses états d'âme. Ses bras croisés derrière sa tête, ses yeux demeuraient fermés, et c'est ainsi qu'il ne remarquait pas le buste de Yoruichi penché au dessus de son visage.

    - C'est à toi.

    Elle articula ces mots avec une douceur qui lui était propre, dans un ton calme et apaisant. Dans le même temps, elle replaçait l'ombrelle dans sa main, en procédant de la même manière que lui. Elle se sentait d'une légèreté peu commune, comme transcendée par l'atmosphère estivale, apaisée par le bruit des feuilles dansant au gré des vents et adoucie par la crédulité de sa nouvelle connaissance.

    -Pourquoi s'enfuir comme un voleur quand on pourrait partir comme un homme?

    Non sans une tonne d'insinuations évidentes, elle ne souhaitait pas le culpabiliser ni même le punir, mais plutôt instaurer un climat de confiance entre deux amis plutôt qu'une relation militaire entre un supérieur et son cadet. Il pouvait parler franchement en sa présence, et cette gêne qu'il avait exprimée lui rappelait Soi Fon, qui même après avoir reçu sa bénédiction pour la traiter comme une amie et non une princesse s'entêtait à coller à cette agaçante étiquette. Elle espérait secrètement qu'il montre moins de réticence et se plie à cette volonté qui loin d'être contre nature faciliterait grandement l'échange, libéré du poids de mots inutiles. Elle se redressa ensuite, et lui accorda un sourire franc alors que ses yeux s'étaient ouverts au son de sa voix et au contact de sa main. Elle vînt alors s'assoir à côté profitant de respirer l'air agréablement saturé en chlorophylle.


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MessageSujet: Re: Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]   Mar 26 Mar - 19:44

    - Un homme hein… ?

    J’avais répété ce mot machinalement. Un peu comme s’il n’avait rien à faire dans cette discussion qui se profilait. Mais maintenant que j’y repensais, je me disais que cette jeune femme-là n’avait pas totalement tort. J’aurai pu être surpris par sa présence à mes côtés, mais n’était pas déesse de l’éclair qui voulait. Encore un autre point que j’avais oublié la concernant, hm. En lieu et place d’un sentiment de surprise donc, j’eus plutôt un long soupir. Cette femme n’avait rien à faire de sa journée et cherchait certainement à s’amuser. Malheureusement, on pouvait dire que je n’étais vraiment la personne indiquée pour distraire un capitaine, ou rendre sa journée agréable. Love le savait bien, ce pourquoi cet imbécile s’arrangeait toujours à me laisser des responsabilités que je ne pourrais certainement pas refuser. De mon âge plutôt avancé, j’aurai déjà pu être capitaine, surtout que j’avais le bankai et une puissance physique incommensurable. Seulement, les responsabilités, je les abhorrais vraiment en plus de les fuir constamment. Ce n’était pas vraiment mon truc. Ce pourquoi cela faisait au moins deux à trois siècles que je ne changeais pas de poste depuis que j’avais quitté la onzième division. Rester dans l’ombre ne me dérangeait pas tellement…

    - Si j’avais voulu mettre mon côté « mâle » en avant, je n’aurais certainement pas fui. J’vais vous le faire comprendre, d’ailleurs !

    Qu’avais-je spontanément dit, avant de me relever brusquement, l’air décidé, presque ferme même. Ni une ni deux que je soulevai Yoruichi comme s’il s’agissait d’un vulgaire sac à patates que je posai sur l’une de mes épaules musclées. Mon bras enserra bien sa taille, tandis que ma grande paluche était maintenant plaquée sur son fessier bien rebondi et plutôt aguicheur. Elle était vraiment bandante, cette petite ! C’était sans aucun doute vulgaire comme mot, mais c’était le mot parfait pour la qualifier en cet instant présent ! Et sans prendre en compte ses états d’âmes, j’avais commencé à exécuter des shunpos n’importe comment dans cette forêt. Elle allait sans aucun doute se plaindre ou vouloir me refaire le portrait après, voire même m’enfermer dans le repère des asticots -Prison des shinigamis-, mais je n’en avais cure. J’allais lui faire voir ce qu’aucun homme n’aurait l’audace de faire. Vu qu’elle me harcelait -Sexuellement, ouais ouais !-, pourquoi ne pas répliquer ? C’était peut-être le piment qui lui manquait aujourd’hui, héhé. Deux minutes après mon nouveau départ avec la mademoiselle comme charge, je débouchai sur une clairière qui abritait en son sein une belle cascade où j’avais l’habitude de me relaxer quand tout allait de travers, ou quand j’avais les nefs…

    - Comment être un homme, quand la femme que vous êtes se cache derrière son haori et la réputation de son nom de famille pour faire ses plaisanteries ? Je ne suis qu’un troisième siège, vous capitaine. Je ne suis qu’un misérable natif du Rukongai, vous, une femme de bonne famille. Vous saisissez les différences qui m’ont fait fuir maintenant ?


    Lorsque nous étions arrivés dans ce lieu paradisiaque où la nature était plus belle que jamais, j’avais enfin posé la jeune capitaine devant moi. Je m’étais ensuite attelé à lui enlever son haori que je posai sur l’herbe quelque peu humide. Après quoi, je retirai moi-même mon shihakusho pour ne rester qu’en hakama. « L’homme que je suis n’aurait pas fui. Il vous aurait dragué, quitte à se prendre des râteaux à vie. Celui qui a fui jusqu’ici n’est autre que le troisième siège et le natif du Rukongai. » Et là encore, j’eus tôt fait de saisir sa taille fine, avant de commencer à avancer avec elle vers la cascade. Je l’acculais. Autant physiquement que psychologiquement. Histoire de la voir sortir de ses gonds –Ce qui pourrait m’être fatal, mais qu’à cela ne tienne. Histoire aussi de l’impressionner, de lui faire peur, voire même de la faire fuir. Dans tous les cas, j’allais sans doute être le gagnant : Soit elle relevait mon défi et je profitais d’elle à fond, soit elle fuyait et je pouvais me risquer à penser que j’allais enfin rester tranquille et pouvoir pioncer le reste de la journée ; avant de me diriger le soir vers un bar du Rukongai où je pourrais certainement draguer une fille de mon statut social. Et c’est dans ce genre de situations que j’étais extrêmement et particulièrement fier de mon intellect, héhé…

    C’est alors que nous entrâmes dans l’eau, enfin. Mais malgré tout, je continuais à avancer avec elle, l’ayant dorénavant collé à moi. J’aurai pu avoir peur de ce qui pouvait arriver, surtout que l’omnitsukido pourrait ne pas être bien loin, mais je m’en fichais éperdument. Autant aller jusqu’au bout de la chose et vivre pleinement ma vie comme je l’entendais. J’allais mourir un jour où l’autre de toute façon. Une pensée qui m’arracha un drôle de sourire. J’avais ensuite fini par bloquer Yoruichi contre une paroi rocheuse délimitant l’étendue d’eau dans laquelle nous étions ; qui avec cette chaleur, rafraichissait énormément, et c’était peu de le dire. Le niveau de l’eau dépassait complètement nos tailles. Encore un peu et on aurait dit qu’il s’agissait d’une source chaude profonde. Pour mieux coincer ma proie d’un jour, je m’étais complètement plaqué contre elle, sans gêne. Mon torse musclé comprimait ses loloches énormes. Mes bras musclés étaient lascivement posés et sur son dos, et sur sa taille que je ne lâchais plus du tout. Mon front s’était légèrement collé au sien, tandis que mes prunelles vertes fixaient intensément ceux de ma compagne d’infortune. On ne pouvait pas être plus proche l’un de l’autre. Et c’est à ce moment précis que ma voix s’élevait, une fois encore :

    - Une question s’impose à vous dorénavant : Serez-vous la femme qui peut ne pas être intéressée par l’homme que je suis ; ou tout simplement la native du Seireitei et actuelle capitaine de la seconde division, qui se cachera derrière moult subterfuges pour fuir cette situation embarrassante ?
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MessageSujet: Re: Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]   Mer 3 Avr - 20:48

    La suite des évènements avait pris une tournure plutôt inattendue. Mais n'était(ce pas ce qu'elle était initialement venue chercher dans les murs de la 7ème division? Son interlocuteur, ce grand shinigami à fière allure était décidément quelqu'un de très intéressant, sans comprendre réellement ses intentions, elle se laissait faire, comme portée par le zèle émanant de ce jeune homme. La saisir, la porter, le tenir fermement, l'emporter, la toucher, l'acculer... Il avait eu du culot, un culot qui ne laissait pas Yoruichi indifférente. Dans quel sens? Non pas qu'elle fût intimidée, elle était plutôt intriguée par ce comportement qui avait l'air d'avoir changé du tout au tout, simplement guidé par un déclic verbal. "Un homme"... Avait-elle attenté à sa virilité? Se sentait-il blessé par les mots de notre princesse? Dans tous les cas, le mot eut son effet escompté, une réaction. Une autre réaction que celle de se cacher derrière ses obligations, derrière un grade, il l'avait enfin compris, s'était l'homme qui était en lui qu'elle était venue voir par hasard, et pas le shinigami de la Soul Society. Himesaki Tôjô elle l'appréciait déjà, même si l'étreinte de ses bras autour de son corps et sa main négligemment posée sur son fessier aurait pu suggérer un sentiment différent. Shunpo après shunpo ils s'éloignaient de leur emplacement initial, laissait avec eux les masques déchus de personnages grotesques. Ainsi, c'était en tant que Yoruichi, vieille gamine espiègle qu'elle se tiendrai face à lui.

    Bientôt ils s'étaient arrêtés, dans un coin des plus charmants, un coin qu'elle connaissait bien entendu. Elle n'était pas une noble lambda emmurée dans une prison dorée, mais bel et bien une féline sauvage avide de nouvelles découvertes et de liberté. Sa naissance ne l'avait pas enchaînée, loin de là et cette cascade lui évoquait les plus beaux souvenirs. Le Rukongai, elle le connaissait bien, elle y passait du temps, elle y était d'ailleurs connue pour sa bienveillance et son impartialité, elle y avait des amis, des ennemis, comme toute personne normale. Alors qu'il la déposait doucement au sol, il ne s'arrêta pas en si bon chemin et la démunit de son haori, le pliant délicatement avant de le laisser à l'abri de l'humidité. Il avait compris le message... Brave garçon. Plus le temps passait et plus il prenait ses aises.

    « L’homme que je suis n’aurait pas fui. Il vous aurait dragué, quitte à se prendre des râteaux à vie. Celui qui a fui jusqu’ici n’est autre que le troisième siège et le natif du Rukongai. »

    Bien bien, fais donc, pensa la féline, le regardant toujours attentivement, réduite au silence par son entrain, une nouvelle fois ses mains se posaient sur son corps, sur sa taille fine et dessinée, la saisissant fermement pour l'entraîner sous la cascade, ou le torrent d'eau fraîche coulait abondamment, la température était parfaite, ni trop chaude, ni trop froide, les abreuvant ainsi d'une délicieuse fraîcheur en ce temps estival. Il l'acculait de plus en plus, et elle reculait docilement, se laissant faire. Bien sûr à tout moment elle aurait pu briser chacun des os de son corps à main nue, punissant son audace hors du commun. Mais les choses telles qu'elles étaient à présent lui plaisaient plus... bien plus. Elle sentit contre son dos la paroi rocheuse froide et humide, puis le corps imposant de Tojo pressé contre le sien il s'approchait encore et encore, jusqu'à poser son front contre le sien, plantant son regard émeraude dans celui de la princesse. Loin d'être intimidée, elle releva son regard fixement vers le sien.

    - Une question s’impose à vous dorénavant : Serez-vous la femme qui peut ne pas être intéressée par l’homme que je suis ; ou tout simplement la native du Seireitei et actuelle capitaine de la seconde division, qui se cachera derrière moult subterfuges pour fuir cette situation embarrassante ?

    Ah? Il lui faisait maintenant ouvertement du rentre dedans? Outre le langage corporel qui en avait déjà dit assez long sur ses intentions, il avait directement avoué son hésitation première: la peur du grade, la peur du statut social. Elle en était amusée, et à a fois décontenancée, une personne ne se résume pas à une famille, ou un clan ou même un grade comme en attestent plusieurs hauts gradés de la Soul Society, maintenant capitaines ou vie capitaines de division. Mais soit, s'était une façon de voir les choses plutôt naturelle pour un natif du rukongai.

    Avant de lui donner une réponse verbale, elle allait elle aussi user de son corps pour transmettre ses intentions. Ses yeux toujours tournés vers les siens, elle passa un de ses bras autour de la taille du shinigami avant de le ramener fermement contre elle, relevant ensuite sa jambe contre la sienne, elle l'enserra et marqua un temps de pause, en souriant.

    - Je t'ai déjà dit que je n'était pas venue en tant que Capitaine. T'as la mémoire courte.

    En riant, elle le renversa ensuite soudainement les emportant tous les deux dans l'eau, mais cette fois, c'était elle qui était au dessus, avec le choc, le ruban qui nouait ses cheveux s'échappa dans l'écume folle, laissant sa crinière flotter dans les ondes aquatiques. Grâce à elle, ils étaient maintenant trempés jusqu'aux os. Mais cette sensation était agréable, un apaisement après avoir reçu les morsures de l'astre solaire pendant autant de temps. Elle le lâcha au fond du petit lac pour en émerger seule, le sourire encore aux lèvres et un regard emprunt de candeur.

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MessageSujet: Re: Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]   Dim 7 Avr - 13:08

    Ouais. Elle me plait celle-là, et pas qu’un peu. Alors qu’elle s’était laissé faire jusque-là, Yoruichi finit par reprendre la main. Comme une grande, héhé. J’adorais sentir sa grosse poitrine se comprimer contre mon torse. Elle était tactile, sensuelle, provocatrice. Un cocktail détonnant qui me faisait trop fondre ! Et vu comment elle se lâchait, c’est que je devais être bien l’un des rares à oser lui faire du rentre dedans. J’avais pas vraiment été subtil, mais c’était quitte ou double quoi. Et finalement, mon audace et mon impertinence avait porté ses fruits. Je ne l’avais pas au creux de ma main, mais je l’avais quand même. Une manière de dire que ça allait être un coup comme un autre quoi. D’ailleurs, elle devait penser ça, vu comment elle me narguait, à me laisser au fond de l’eau. Finir sur cette touche ? Pas moyen ! Aussi étais-je soudainement revenu à la surface, avant de la saisir brutalement contre moi. Encore une fois, je l’avais remise contre une paroi. Et là, je l’avais ensuite embrassé comme jamais. On avait du temps qu’elle me dirait ? Non. J’voulais pas entendre ça. Surtout de la déesse éclair qui pouvait me filer des doigts à n’importe quel moment. Aussi, avais-je commencé à la dénuder et à la tripoter, avant de passer à l’étape suivante quelques minutes plus tard…

    Tard, le soir…

    - Bordel…

    Des heures et des heures à exploiter ma science dans ce domaine et à lui arracher maints orgasmes. Mais ça ne lui suffisait jamais. Comme si elle était infatigable. J’avais connu des filles endurantes durant mes petites escapades habituelles au Rukongai… Mais cette femme-là dépassait vraiment l’entendement quoi. Et c’est là que je m’étais dit que je n’aurais jamais dû la draguer. Jamais ! A son énième demande de prolonger notre étreinte pourtant passionné au début, j’avais pris mes affaires et mon zanpakutoh avant de me casser du coin ! Nu, oui oui. Une fois dans les bois, je m’étais rapidement essuyé et rhabillé, avant d’essayer de quitter la zone. Fallait pas qu’elle ne me tombe dessus, oh que non ! Je n’étais pas une machine moi ! J’avais les reins et le dos en compotes, à un tel point que je boitais quand j’essayais de marcher ou d’accélérer le pas. A bout de force, j’avais fini par m’adosser à un arbre, avant de reprendre ma respiration. C’est à ce moment-là que l’âme de mon zanpakutoh commença à se moquer de moi. Ma mine se renfrogna aussitôt. Qui est-ce qui m’avait dit que les nobles n’étaient pas comme nous autres avec leurs vices et qualités ? Voilà qui m’apprendra à ne pas juger trop rapidement sur l’affiliation familiale et ces autres choses…

    Mais alors que je comptais me reposer, un cri strident retentit mon attention. Un cri immanquable, à en faire pâlir plus d’une personne. Des hollows pullulaient le coin. De quoi me faire chier… Je me demandais parfois ce qu’ils venaient chercher ici, en territoire ennemi, là où ils étaient le plus susceptible de crever rapidement. Un mystère irrésolue. Bravant mon état de grosse larve, je m’étais mis à exécuter des shunpos çà et là, avant de déboucher sur une autre clairière que je ne connaissais pourtant pas. Et c’est là que je les vis. Un nombre monstre de hollow. Dégainant mon trancheur d’âmes, je n’hésitai pas une seule seconde à me ruer vers eux. Étant donné la proximité d’un des districts du Rukongai, il était plus que nécessaire que je les élimine, sans quoi ils s’en prendraient aux nombreuses âmes du coin. C’est ainsi que je commençai à faire un carnage parmi mes ennemis. J’avais ignoré ma fatigue, mais elle vint au bout d’un moment à me clouer au sol. C’est dès lors que le cauchemar se produisit : Les nombreux hollows fusionnèrent rapidement pour donner un menos grande. De quoi me faire rager. En me voyant, ce dernier ouvrit largement sa gueule et commença à charger un gros cero qu’il comptait me balancer sur la tronche comme ça…

    Mourir bêtement pour avoir trop baisé ? La belle affaire…
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Flashback ~ Soleil & camarade de jeu [PV Tojo]

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