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 A la pêche aux cobayes. [PV Dark]

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MessageSujet: A la pêche aux cobayes. [PV Dark]   Mer 20 Mar - 22:52

Le calme, encore et toujours. Sous terre l’univers entier disparaît, ne subsiste que le doux chuchotement du sable qui danse au rythme de la brise nocturne. Froide, inhospitalière, tout comme le reste de cet enfer d’où même les couleurs s’échappent. Du moins, tant que la prédatrice demeure ainsi immobile. Cela doit faire plus d’une journée, si tant est qu’il existe un écoulement du temps, que Daestra se tapie sous une dune. En plein cœur du désert, silencieuse et muette, elle attend. Malheureusement rien ni personne ne se manifeste dans un large périmètre. Il faut dire que depuis l’invasion de la cité blanche par d’obscurs individus, les repas ne lui sont plus servis sur un plateau d’argent. Oh certes, on prenait toujours grand soin de lui donner l’illusion d’une traque, mais la proie généralement très affaiblie finissait tout simplement par s’effondrer de peur lorsque le monstre surgissait de nulle part. Ceci dit, quoi de plus naturel. On aurait peine à croire que la jolie jeune fille de la 3ème se soit un beau jour transformée en cette ignoble créature aux yeux caves, aux mâchoires acérées, ses fines courbes emprisonnées sous une apparence bestiale et redoutable.

Redoutable, mais incapable de chasser dans les règles de l’art, ni même de contrôler son propre corps. Pour preuves les haillons de sa robe pendue sur une branche morte quelques dizaines de mètres en amont, vestiges d’une tenue offerte peu avant son évasion plusieurs années en arrière. A force de succomber devant l’insatiable démon lui rongeant l’esprit, la petite Chibiko s’était rapidement éclipsée. Nous passions alors souvent par une phase de mutation extrêmement douloureuse et brutale. Le souffle se coupe ainsi que la vue, des crevasses déchirent ses flancs avant que ceux-ci tout comme le reste du corps ne se fassent englober dans une cuirasse aussi moulante que le sujet d’origine mais d’une robustesse à toute épreuve. Maintes fois sous cette forme l’ancien ange de la mort avait tenté de finir le travail, d’arracher l’écorce pour atteindre le cœur. Depuis sa sortie des labos, il n’en fut plus jamais question. Peu à peu la bête prendrait le dessus, et tout comme une âme oublie sa vie terrestre elle oublierait sa jeunesse au Gotei. Ses parents, son emprisonnement, ses tortures, sa métamorphose. Tout. Car après tout, il ne lui reste que ce fardeau à porter. Rien n’a plus d’importance désormais.

Mai tandis qu’elle somnolait, plongée dans une lutte intérieure une légère vibration lui sonna au creux de l’oreille et la sorti de quelque désagréable songe. Sans trop savoir si elle se tenait de côté ou sur le dos, toujours est-il que ce signal lui permit de se retourner afin de prendre position dans l’éventualité d’une attaque. Seule la pointe de son aileron dorsale prit le risque de rencontrer le vent exterieur, afin notamment de générer un subtil appel d’air qui se glissa jusqu’aux branchies costales. C’est alors seulement que la jeune fille au masque de mort devint pierre, figée pour mieux ressentir l’approche. D’autant qu’il s’agissait vraisemblablement d’un gibier d’envergure, d’une nature aussi étrange que la sienne. Pas définissable pour un sou mais puissante, voire intriguant. Comme si cet arôme lui était familier, ce qui ne saurait être possible auquel cas le doute ne serait pas possible.

L’attente ne dura pas, du fait qu’elle ait pris soin d’appâter le bougre en diffusant son aura de façon à indiquer une présence de type inconnu dans les parages. La curiosité existe même chez les plus primitifs, surtout en plein désert. Et lorsque celle-ci s’aventura juste à quelques pas, le requin fondit littéralement dessus. Un geyser de sable épouse les cieux, un râle déchire le silence et une masse drapée d’ivoire s’abat tous crocs et griffes dehors. Il s’en fallut de peu pour que le sang inonde la scène, or, rien de tel.

- C’est impossible… Je ne t’ai PAS senti, pas TOI ! POURQUOI ?

C’était à n’y rien comprendre. A cheval sur le torse de sa proie, chacun de ses bras maintenant les siens, elle prit la peine d’y réfléchir. Il s’agissait bien de lui, et pourtant plus aucun de ses sens ne lui en disait autant. Comme si une autre créature prenait un malin plaisir à se déguiser en… Dark. Ezeckiel, on ne pouvait pas rêver pire comme rencontre au beau milieu de cette étendue infinie. Une connaissance ? On pouvait dire ça comme ça oui.

- Tu arrives encore une fois comme une barbe dans ma soupe, misérable. Dois-je t’épargner aujourd’hui ? Ta viande sera-t-elle meilleure maintenant qu’elle semble différente ? Explique, j’ai très faim vois-tu…
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MessageSujet: Re: A la pêche aux cobayes. [PV Dark]   Dim 31 Mar - 3:34

Rien n'avait changé, et pourtant tout était différent. Tout était resté identique, et pourtant rien n'était plus pareil. Le monde avait cessé de tourner mais le faisait plus que jamais. Et ainsi son existence se poursuit dans l'étroit espace entre la vie et la mort. Combien de fois avait-il agité ces nouveaux doigts sous ses yeux ? Il en avait perdu le compte. C'étaient toujours les siens, il lui aurait été impossible d'en douter, mais lui donnaient l'impression de ne plus lui appartenir. Oui, depuis qu'il était « revenu à la vie » - si on pouvait dire cela comme ça – il avait été forcé de voir le monde d'un autre oeil, et ce n'était pas pour lui plaire. Pouvait-il vraiment considérer cela comme « vivre » alors qu'il n'était désormais plus de chair et d'os ? Une âme désincarnée, un corps spirituel que l'humanité avait déserté. Il était devenu ce qu'il avait toujours combattu. Un Arrancar. Sa haine pour cette espèce était inscrite dans ses gênes.

La répulsion pour ce que l'on avait fait de lui n'en était que plus forte. Bien que n'étant pas né Quincy, bien qu'ayant été créé, il n'en avait pas moins eu le même sentiment à leur égard, profondément ancré. Lorsque la mémoire n'était plus en mesure de le lui dicter, c'était l'instinct qui l'avait incité à lutter. À éveiller ses pouvoirs et à se battre pour survivre. À s'élever de leurs corps mutilés pour enfin se relever. Cela ne s'était passé qu'il y a quelques années, mais à ses yeux, c'était à présent une autre réalité. Celle où celui qu'il avait été n'avait jamais existé – où il ne subsistait que cet être incomplet qu'il était désormais. Le trou béant propre à sa nouvelle espèce ne figurait pas sur sa poitrine mais il n'en était pas moins hanté par le néant et le vide. Même sa mémoire absente ne lui avait jamais tant manqué, mais qu'était-ce à côté de perdre tout ce qui nous avait façonné ?

Mais d'un autre côté... Aurait-il pu tolérer de ne redevenir qu'un simple humain, dénué de gêne particulier ? De n'avoir pour toute force que celle que son corps voudrait bien lui donner ? Non, pas après avoir passé tant d'années à se perfectionner. Pas après s'y être entièrement dévoué car c'était tout ce qu'il lui restait. Encore moins après s'être rendu compte que sa vie ne tenait qu'à un fil et que la puissance était tout ce qui empêchait celui-ci de céder. Il n'était pas prévu qu'il finisse dans cet état, mais il n'avait subi cette opération que parce qu'il l'avait bien voulu. Le risque était présent mais il n'en avait tenu nul compte dans l'espoir de voir ses facultés être restaurées avant qu'elles n'aient pu s'évanouir. Il n'avait payé que le prix de son avidité. Était-ce là une raison qu'il lui fallait retenir ? Cela, seul l'avenir saurait le dire.

Vandenreich. Le nom de son allégeance. Façon de parler, jamais il n'y avait souscrit. Mais pour l'avoir aidé, ceux-ci ne pouvaient qu'y compter. Et même si devoir continuer à avancer en tant que tel était une contrainte, il ne tenait pas pour autant écourter son passage sur cette terre – ou ce sable, c'est selon. Quand bien même le surtout attribué lui semblait résolument risible, il n'avait nul autre choix que de faire mine de le porter fièrement. « The Seal » était le nom sous lequel il arpentait ce nouvel horizon, sans qu'il n'oublie pour autant ce qu'il avait préalablement vécu. Seulement, on ne lui avait guère permis que de tourner le dos tant à son frère qu'à Fou-Lu une fois entre les griffes de cette nouvelle direction. Et de ne pouvoir perdurer qu'au sein de cette prison, c'était à Elle qu'il le devait. L'oublier ? Il ne saurait.

D'un bond élégant, il descendit du fragment de colonne où il avait élu domicile. Le désert blanc n'avait à lui offrir que la vacuité absolue, et il était grand temps qu'il se mette en mouvement. Dans le désert, tout est mobile ou bien périt. Cela n'avait jamais été aussi vrai que depuis que le Hueco Mundo était devenu sa terre d'accueil. C'est à ce moment seulement qu'il sentit une présence dans les environs. Il avait perdu en sensibilité depuis sa transformation et ne s'était pas encore fait à cette idée. Plus d'une fois déjà, il avait été surpris de n'avoir pu voir venir à l'avance un ennemi qu'il aurait autrefois senti à des kilomètres. La nature même de ses facultés de détection avait changé ce qui lui donnait l'impression de tout voir à travers un filtre troublant ses perceptions. C'est pourquoi s'il n'eut aucun mal à en suivre la trace, il n'aurait pu se douter qu'elle était déjà si près – du moins pas avant qu'il ne se soit retrouvé plaqué au sol dans un juron étouffé par le sable et son élégante retombée.

Ce n'était pas le premier incident de cet acabit depuis sa métamorphose, mais il avait jusque là eu la chance de n'en souffrir que contre du menu fretin. Or, mettre le squale des hôtes de ces dunes dans le même panier serait une erreur à ne pas commettre. Trop nombreux étaient ceux qui ne s'en apercevaient que trop tard, déjà passés au fil du dentier. La dernière fois déjà, cela avait bien failli être son cas – et il n'en avait réchappé de justesse que pour mieux tomber de Charybde en Scylla. Par chance ses réflexes,eux, étaient restés intacts. Son bras ne mit qu'une fraction de secondes à s'armer d'un Cero brandi en direction de son visage, mais qui, du fait de sa stupéfaction, disparut avant d'avoir pu mener à bien son œuvre de destruction. Sa main ne redescendit pas cependant, laissant le geste en suspens.
— Oh, boucle-la ! C'est qui le plus à plaindre, tu crois ?
À défaut de lui faire sauter le caisson, l'ex-Quincy y appliqua une forte pression afin de la faire descendre de son piédestal – et accessoirement de son buste. Par bonheur, sa force physique était, elle, restée inchangée. Aussi parvint-il finalement à la repousser, elle et ses avances des plus acérées. Il dut toutefois veiller à ne pas rester à portée de dents, de crainte qu'un réflexe un peu trop affûté ne lui vaille quelques effusions de sang. Soustrait à son emprise, Dark roula dans le sable pour prendre ses distances, ne sachant quand lui prendrait l'envie de mesurer sa succulence. Drapé de son manteau blanc, il n'avait plus de sombre que le nom, exception faite de son caractère pouvant se rembrunir à chaque instant. C'était précisément leur rencontre qui lui avait imposé cet enrôlement. Si ironique que cela puisse paraître, que ce à son tour d'avoir une dent contre elle n'avait donc rien d'étonnant.
— Meilleure, je crois pas, non... Ça t'ira comme preuve ou faut que je t'en colle une pour que tu puisses vérifier ? T'avises pas d'y toucher ou y'a pas que des dents que tu vas y laisser. C'est de ta faute si je suis comme ça figure-toi, alors si tu comptes t'en taper un morceau va falloir venir le chercher !
Seule sa main en fut victime cependant mais sans qu'il n'en verse de sang. Malgré la violence insufflée, il lui révéla la solidité de son derme d'une rotation du poignet. Pas une égratignure n'y figurait. Sans commune mesure avec le sien, il devait lui paraître bien dérisoire mais si peu robuste qu'il soit, le Hierro n'en était pas moins là. À l'instar des autres caractéristiques de ces satanés Arrancars, il l'avait intégré à son organisme. Cette même main eut pour utilité de le lui dévoiler, repoussant quelques mèches pour que paraisse son oreille percée. Les fragments du masque qu'il n'avait jamais eu y étaient demeurés, hérissant le pavillon le long duquel chacun d'eux était situé. Une fois chassées ses mèches violacées, il affecta de se détendre – non point que la confiance y soit, mais étant désormais des siens et lui ayant fait part de son état, il était en droit d'espérer qu'elle soit plus encline à la curiosité qu'à s'en faire un repas. Mais l'appétit vient en mangeant, ne dit-on pas ?

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MessageSujet: Re: A la pêche aux cobayes. [PV Dark]   Mer 29 Mai - 16:28

Aucun doute, il s’agissait bien de lui. S’il ne possédait plus aujourd’hui que la silhouette du Quincy d’antan, on ne pouvait en dire autant de son attitude désinvolte face au danger ni même de sa finesse légendaire à l’encontre de la gente féminine. Pour peu que l’on considère l’hybride comme tel. C’est donc avec un naturel affligeant qu’il l’envoya rouler à même le sable, s’extirpant d’une étreinte dangereusement passionnelle. Réflexe légitime lorsqu’on connait un tant soit peu la bougresse, ce pourquoi d’ailleurs elle ne retint l’affront. Et tandis qu’elle se redressait péniblement pour lui faire face Dark lui exposa, consciemment ou non, les restes de ce qu’on pouvait apparenter à un masque Hollow. Voilà que s’imposait un élément de réponse quant à la nature de son odeur étrangement familière et pourtant si lointaine de l’actuelle. Ce qu’elle ne manqua pas de lui faire remarquer, à sa manière.

- Si je m’y attendais… Te voilà devenu le dindon d’une farce qui au passage est bien bonne ! Le prédateur devenu proie, aussi pathétique qu’amusant…

Un rire machiavélique et goguenard paracheva son intervention à l’humour douteux. Il faut avouer que faire de l’esprit n’a jamais été son fort, encore moins une habitude. D’où la nécessité de conclure par son éternel rictus carnassier, tout en feignant de compatir avec son triste sort. Pour le coup, elle ne serait désormais plus la seule à jouir du statut d’hybride improbable, de victime au sein d’un monde où la logique n’a plus guère sa place les concernant. Une shinigami et un Quincy en costume d’Arrancar, tous deux lâchés en plein territoire autrefois ennemi. Plus aucun repère, non plus d’asile. Cela devait-il pour autant les réconcilier l’un l’autre et en faire un couple d’amis ? Absolument hors de question, du moins pour elle. Puisqu’au-delà de la simple parure corrompue l’esprit demeure et les vieilles rivalités tout autant. Au premier regard une certaine tension naturelle s’était enracinée, l’ambiguïté profonde de leur relation ne s’effriterait probablement pas malgré un partage du fardeau. Quoique, avec le temps même les monstres finissent par s’allier pour une cause commune. Ne serait-ce qu’un instant.

Une vengeance est souvent l’étendard qui rallie d’anciens adversaires afin de commettre un forfait sous couvert de justice obscure. Un ciment qui fait de leur masque un vestige de cette haine aveugle qui les habite constamment et ce en dépit parfois du bon sens. Devait-elle s’en servir pour nourrir ses propres intérêts ? Après tout, à en croire les propos du jeune homme c’était bien elle l’objet de sa déchéance. Voilà pourquoi elle chercha tout d’abord à comprendre ce qui avait bien pu les amener jusqu’ici, sans toutefois y trouver un quelconque indice. Ses yeux caves scrutèrent le visage passablement crispé du Quincy déchu, comme si il lui était possible de le voir autrement que par impulsions spirituelles régulières. En le sondant ainsi, on pouvait sans mal confirmer ses dires. Et la preuve qu’il ne s’agissait pas d’une blague de mauvais goût. Sans comprendre le pourquoi du comment, la Principessa se tenait bel et bien devant une nouvelle espèce de cobaye. Non pas un vulgaire trépassé ayant succombé au côté obscur de la force bon gré mal gré. Restait à découvrir par quel maléfice.

- Trêve de plaisanterie. Puisque nous sommes désormais liés pour une raison qui m’échappe encore mais que tu vas m’apprendre, à ta place je commencerais par éviter de jouer avec mes nerfs. Par deux fois je t’ai évité la mort, c’est indubitable. Ne tente pas trop le requin…

Comme pour appuyer ses propos, une curieuse escadrille constituée d’innombrables crocs d’aciers émergea du sable avant de se mettre à tournoyer doucement autour de l’insolent. Sa nouvelle arme, à peu de choses près. L’esprit corrompu de son fidèle serviteur ancestral jadis aux ordres de sa famille avait également évolué suite à sa métamorphose. La bête demeurait, son nom aussi. En revanche le pouvoir n’avait absolument plus rien à voir avec l’ancien. Dark venait d’assister à une première, le domptage et la maîtrise approximative d’une lame aujourd’hui brisée. Un croc de plus dans sa redoutable mâchoire, et non des moindres.
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MessageSujet: Re: A la pêche aux cobayes. [PV Dark]   Dim 23 Juin - 6:55

Tout ça, c'est de ta faute. dit-il, comme s'il allait y gagner qu'elle soit châtiée sur place à force de le répéter.

Des grains de sable. Partout. Une véritable invasion. Il n'y avait que ça dans ce foutu désert, si on exceptait les monstres qui se cachaient parfois en-dessous. Autant dire que s'ils suscitaient chez lui la moindre animosité il n'était pas au bout de ses peines. Cela dit, dans le présent cas, c'était plutôt d'en être couvert qui avait tendance à l'irriter. Habitué à voyager bien plus léger à travers des vastes étendues que ce désert avait à lui offrir, il commençait tout juste à découvrir les joies d'avoir du sable plein les vêtements. Non qu'il n'en porte pas d'ordinaire, mais plutôt qu'il ne revêtait rien qui risque de garder la moitié du quartz du Yermo à proximité de sa peau au lieu de l'en protéger. Ce qui pouvait très vite s'avérer très irritant - et ce dans tous les sens du terme. Et ayant déjà les nerfs à vif dernièrement, il n'en fallait guère plus pour l'énerver...

Plein le cul de ces conneries.

Pris d'un accès de fureur, il arracha sa veste. On n'avait pas idée de se balader endimanché de la sorte au beau milieu d'un désert ! Et puis, il n'avait jamais supporté les uniformes. C'était d'ailleurs l'un des côtés positifs de ne pas être un Arrancar sous le règne d'Aizen : même s'il se faisait remarquer et que Las Noches devait avoir vent de son existence, il ne serait pas tenu de porter une quelconque tenue. Certes, il aurait servi de cobaye à toutes sortes d'expériences et ce jusqu'à ce que mort s'ensuive, mais cela lui paraissait déjà être un sort plus enviable – une question de priorités, sans doute. Et puis, ils n'auraient sans doute pas trouvé grand chose de satisfaisant dans son corps dans le cadre d'une étude sur les Quincys dans la mesure où il n'en était pas un et ne le serait jamais vraiment. Enfin, ça, c'était avant. Avant que cette connasse le fasse tomber entre leurs griffes et qu'ils ne fassent de lui ce qu'il était devenu.  

Tu tiens vraiment à ce que je te montre qui de nous deux est une proie ? Je ne contrôle peut-être pas encore très bien mes pouvoirs mais j'ai toujours la même quantité de reiatsu. Puisque c'est ça qui t'a fait ramener ton cul, tu devrais savoir que j'en ai bien assez vous exploser toi et tes réflexions de merde, alors tu ferais mieux de la boucler.

Le problème, c'était qu'il n'en avait aucune envie. Aussi vindicatif qu'ait pu être son discours, il n'avait pas le goût de livrer bataille ni même d'apprendre à se battre avec son nouveau corps. Ce serait se forcer à accepter sa condition d'Arrancar, et il n'en était pas question. Il n'était pas prêt pour ça et ne pouvait qu'espérer que le processus soit réversible. Le problème, c'était que ses supérieurs voyaient l'expérience comme un franc succès et n'avaient aucune intention de le faire repasser sur le billard pour corriger quoi que ce soit. Oh, bien sûr il aurait été grandement préférable qu'ils puissent obtenir des pouvoirs de Hollow sans que leur nature profonde en soit altérée, mais on ne peut pas tout avoir, n'est-ce pas ? 

Sans parler du fait qu'ils aient besoin de lui en tant que tel comme sujet d'études pour mieux comprendre le processus, puisqu'il avait été le premier à y survivre. Les années à venir s'annonçaient on ne peut plus radieuses... Ce qui est tout à fait normal quand on vous braque un projecteur sur la gueule pour vous examiner. Et ça il y aurait droit tous les jours du reste de sa vie. Sachant cela, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'il préfère les longues balades en solitaire à la compagnie de ses « camarades » - ce mot se voyant automatiquement remplacer par « tortionnaire » dans son esprit pour une raison inconnue. Ayant jeté son manteau à côté de lui, il sortit un paquet de cigarettes de sa poche de pantalon. Bien qu'il ait par le fait même été réduit à l'état de corps spirituel, il n'avait pas perdu cette habitude.

C'est pas comme si tu pouvais comprendre, de toute façon.

Au moins n'avait-il plus à se soucier d'en crever puisque c'était déjà fait. Au moins une bonne nouvelle. Puis il y avait aussi le fait qu'elle faisait partie de son passé et constituait à ce titre la preuve qu'il avait bel et bien vécu en tant qu'être de chair et d'os. Pour n'avoir jamais rien connu d'autre que ce désert – ou du moins rien dont sa mémoire accepte de se souvenir – il avait craint en se transformant que tout ça n'ait été qu'un rêve et qu'il était depuis toujours une monstruosité qui se nourrit de l'âme des gens. Tout un programme. Le fait qu'elle se souvienne de lui lui apportait la certitude que ce n'était pas le fruit de son imagination, et sans oser se l'avouer il en avait sur le moment été soulagé.

Mais ça, c'était avant. Comprendre avant qu'elle ne lui saute à la gorge pour l'écraser dans le sable à l'image de ces catcheurs mexicains qu'il avait vu sur un poste de télévision lors de sa visite du monde des humains. L'air absent, il se surprit à regarder sa clope fixement comme si elle pouvait lui apporter les réponses qu'il cherchait et par la même occasion la solution miracle à tous ses problèmes. Hélas, si c'était le cas, il serait au courant depuis le temps. L'espace d'un instant, il scruta longuement le visage sans expression de la prédatrice alors qu'il ramenait son reiatsu à un niveau acceptable – celui-ci ayant explosé sans préavis de sorte à repousser toute menace quand elle avait fait mine de le menacer. Oui, au même titre que Fou-Lu ou Borick, elle faisait partie de son histoire en tant que Quincy. Un récit auquel il avait été contraint de mettre un point final. De sa main libre, il tira son zanpakutō de son fourreau et le jeta à ses pieds afin qu'elle puisse à loisir l'examiner. Et peut-être comprendre ce qui lui était arrivé. Ou pas.

Tiens. Démerde-toi, c'est tout ce que t'auras. fit-il avec indolence tout en recrachant sa fumée.

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MessageSujet: Re: A la pêche aux cobayes. [PV Dark]   Ven 26 Juil - 1:28

Ainsi elle était en partie responsable de sa renaissance. Du moins, c’est ce que Dark cherchait à lui faire comprendre avec sa finesse légendaire et ses arguments négligeables. Difficile à croire et pourtant, ce qu’il lui avait jeté au visage quelques secondes plus tôt, ce qui gisait à leurs pieds ressemblait bien à un zanpakutō. Flambant neuf. Une arme redoutable, que l’on ne trouve pas sur un Quincy. Manière évidente de lui prouver ce changement radical de nature, et de lui faire porter le chapeau par la même occasion. Malheureusement pour lui Daestra ne souffre d’aucun remord, jamais, si ce n’est celui en rapport avec sa propre histoire. Car jamais, ô grand jamais son interlocuteur ne pourra un jour vivre et subir ne serait-ce que le tiers de ce qu’elle aura vécu en si peu de temps. L’emprisonnement, la torture, le conditionnement, le matricide et enfin, la survie par les ténèbres et son chaos environnant. De quoi effacer de son esprit la moindre humanité ou compassion, ce jusqu’à ce qu’une âme charitable ne daigne lui offrir son dernier baiser. Et comment pourrait-elle se venger de ses bourreaux alors qu’ils ne sont visiblement plus de ce monde ? Comment pourrait-elle s’affranchir du monstre qu’ils ont fait naître en son cœur pour le restant de ses jours ? Comment pourrait-elle accepter au même titre que l’Ezckiel cette sinistre vérité ? Certainement pas en rejetant la faute sur qui que ce soit, ni s’en plaindre. Qu’importe la haine générée si l’acte est irréversible, drapé de néant le cobaye ne peut plus espérer le salut autrement que par la mort.

- Intéressant… Mais il y a effectivement quelque chose que je ne comprends pas. Comment pourrais-je être responsable de ce que tu es aujourd’hui et qui me ressemble tant, alors que je suis moi-même en quête de réponses qui bien entendu, n’existent pas !?

La question s’exposa au vide un instant, le temps pour la prédatrice de rappeler son escadrille et de fixer son interlocuteur une main sur la hanche. La rencontre faisait naître en elle quantité d’hypothèses sur le pourquoi d’un destin commun entre deux êtres radicalement opposée à la source. Le concept d’Hollowmorphose, dont elle fit les frais en laboratoire des années auparavant, s’appliquerait donc sur des créatures comme lui. Or le complexe de Las Noches avait été anéanti lors de son évasion, personnel y comprit. Ou alors le groupuscule possédait plusieurs centres du genre, sur plusieurs plans spirituels dont un à destination des Quincy. Et puisque le bougre d’en face avait intégré leurs rangs, peut-être s’agissait-il d’une sorte de programme visant à renforcer les troupes en pratiquant d’obscures manœuvres sur des prisonniers ou volontaires. Sauf que, connaissant un minimum le guignol jouer au suicidaire ne lui ressemblait pas. Quoique. Toujours est-il que cela ne peut décemment pas expliquer les raisons de son implication. L’ex Chibiko vivait recluse, torturée par son double maléfique ne lui laissant que peu d’ouvertures. Ce qui pour autant ne la faisait jamais plonger dans l’inconscience ou dans des phases brumeuses susceptibles de contenir l’évènement convoité. Ne lui restait donc plus qu’à jouer la carte de la subtilité et du répondant, ce qui aiderait certainement l’Arrancar fraîchement pondu à se confier d’une manière ou d’une autre. Elle se présenta donc devant lui, concentra deux de ses plus puissants Cero dans chacune de ses mains puis lui adressa un large sourire juste avant de le faire disparaître sous une gigantesque déflagration. A ce stade de son évolution il ne lui était pas possible de se soustraire au monstre de façon moins violente précisément parce qu’elle n’était encore pas en mesure de le contrôler. L’inverse était de rigueur. Elle réussit malgré par ce procédé à extraire son visage angélique du masque macabre, lequel braqua alors aussitôt l’ambre étincelant de son œil unique sur la cible.

- Je suis et serais toujours pire engeance que jamais tu ne seras Dark Ezeckiel. Tues-moi oui, moi, la responsable de tes soit disant maux et libères-moi donc car il n’existe aucune autre solution. Pas évident hein, de se laisser crever après tout ça… Trop facile ? C’est bien ce que je me dis chaque fois que je le peux, chaque fois que la bête s’endort. Mais je n’ai jamais le temps… Alors viens, essaye. Ose. Profite de cette chance que je t’offre, et de l’autre que je te laisse supposer. Laquelle est la plus judicieuse ?

Tout en redoublant son sourire enfantin l’ancienne Shinigami corrompue se recula doucement puis, avec une gaucherie trahissant sa lutte intérieure elle vint accueillir le manteau d’ivoire de son séant, bras en arrière plantés dans le sable et jambes croisées. Il valait mieux pour son interlocuteur qu’il se décide vite, avant que le monstre en sommeil ne soit mis en alerte par la présence d’une faille.
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