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 L'heure des révélations [PV:Tôjô]

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MessageSujet: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Lun 1 Avr - 1:02

Voilà deux années que Sakota avait passé l’arme à gauche. Deux longues années, au cours desquelles Guriko dût apprendre à se faufiler entre les pièges dressés par la société sans la précieuse assistance de son père, crapahutant à la seule force des ses bras et de ses jambes dans cette immense ville débordante de pressions spirituelles. La mort de son père ne fût pas officialisée. On ne récita pas de solennelle oraison funèbre en son honneur, pas plus qu’on ne lui fit grâce d’une tombe marbrée sur laquelle venir se recueillir. Zenshiro Sakota, loin d’être parti sans raison, s’était éteint dans l’anonymat le plus complet, son corps dépouillé disparu, sans explication valable. Une zone d’ombre supplémentaire planant sur cet incident, que Guriko ne désespérait pas d’élucider un jour, la façon dont la vie de son père avait été arrachée à ce monde ayant laissé des cicatrices qui n’étaient pas prête de se refermer.

Mais l’enfumé ne se laissa pas abattre pour autant. Après tout, il avait un lycée à conquérir – exploit qu’il était en passe de réaliser, et qui garnirait son palmarès déjà bien connu des racailles de la ville – et tout un tas de bandes rivales à corriger. Qu’il s’agisse de ses plans de conquête, d’esprits libres à protéger des estomacs voraces de Hollows, ou de parties de cartes entre potes, Guriko faisait flèche de tout bois, s’investissant de tout son être par peur de l’échec, qu’il répudiait plus que tout au monde. Ce trait de caractère, pas un seul de ses camarades – ni de ses professeurs - ne l’ignoraient. C’est pourquoi, autant que possible, chacun d’entre eux prenaient le plus grand soin de ne pas contrarier l’orphelin, ses homologues lycéens pour ne pas écoper d’un séjour à l’hôpital prolongé, le corps professoral quant à lui, pour préserver l’intégrité de ses tympans et du mobilier de la salle de classe.

En cette matinée hivernale, Guriko s’était réveillé avec une migraine pas possible. De celles qui vous pourrissent vos journées, bourdonnant et martelant inlassablement votre crâne. Un mal de tête qui ne se contentait pas de lui couper l’appétit, puisqu’il apparaissait le jour de son combat face au leader de son lycée. Une journée qu’il se réjouissait d’entamer, à l’idée d’enfourner son poing dans le visage de ce prétendu « Boss » et d’asseoir ce règne qui lui tendait les bras depuis maintenant quelques semaines. Le gourbi dans lequel feu son père habitait était devenu sa propriété. Profitant de la mort latente de ce dernier, Guriko vivait sur la pension d’invalidité qui continuait de tomber chaque mois, quand certains de ses amis se tuaient à la tâche en frottant des assiettes ou en réparant des moteurs de deux-roues pour quelques malheureux yens.

En cette matinée hivernale, ce ne fût pas son réveil qui lui indiquait un retard de 2h30 bien entamé qui le fit quitter ses draps chauds et son matelas molletonné. Ça, il en avait plus ou moins rien à carrer. Ce dont il se souciait le plus, c’était cette pression spirituelle encrassée et bestiale qui émergea à deux pas de chez lui, de celles dont il s’appliquait presque quotidiennement, l’épée au poing, à nettoyer les rues de Karakura. C’est les yeux encore pochés et le ventre vide qu’il bondit du lit, en caleçon à motifs, se ruant vers les escaliers avant que son pied ne trébuche contre un haltère qui semblait avoir été déposé là minutieusement dans le seul but de provoquer cette chute. Il dévala les 14 marches qui séparaient le rez-de-chaussée du premier étage en une poignée de secondes, son roulé-boulé s’arrêtant lorsque sa tête s’emplâtra dans un sceau, qu’il aurait pu croire de connivence avec l’haltère si les objets avaient été doués de parole.

Le dit sceau faisait désormais office de couvre-chef à Guriko, qui, malgré tous ses efforts, n’était pas parvenu à l’ôter de sa tignasse bouclée. C’est donc fagoté d’un simple caleçon, la tête habillée par un sceau rouge bien involontairement détourné de sa fonction, qu’il s’empara de ses deux poings américains trainant négligemment sur une table basse face à la télévision, avant de partir aux trousses du Hollow sur lequel il allait pouvoir décharger toute cette colère accumulée. Ah ça, il avait connu meilleur début de journée. Et il se faisait une joie de l’expliquer au Hollow avec ses poings, langage universel dont il n’avait de cesse de revendiquer l’efficacité. Toutefois, l’interminable kyrielle de contrariétés qu’il avait rencontré ce matin-là n’entendait pas s’arrêter en si bon chemin. Quitte à pourrir sa journée, autant le faire avec les formes.

Lorsqu’il arriva aux abords d’un air de jeux pour enfants, lieu près duquel l’aura maléfique était apparue, sa proie n’était plus. Du reste, elle n’était plus en état de lui donner satisfaction, d’occuper son rôle de gibier. Le chasseur qu’il était, sous l’œil interloqué des quelques passants qui marchaient dans le coin, fixa l’épée plantée dans le crâne du Hollow de longues secondes durant, puis bascula son regard sur le dos de l’homme en kimono noir, l’air dépité. Réajustant ses lunettes avec le bout de son index, Guriko hésitait, le visage grave, les sourcils froncés. Concrètement, soit il remerciait cet inconnu pour lui avoir mâché le travail, soit il le réduisait en miettes pour s’être emparé de son jouet qu'il avait tant désiré étrenner.

- Bordel, mais t’qui toi ?! J'espère qu't'as une bonne excuse pour avoir tué c'machin, PASS'QUE J'ME LES PÈLE LA !!


Dernière édition par Zenshiro Guriko le Mer 10 Avr - 16:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Sam 6 Avr - 2:54

    - Hmmmm ?

    A peine le hollow avait-il disparu sous l’action de ma lame, que je m’étais retourné vers le possesseur de la voix criarde. Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis la dégaine de l’énergumène qui semblait avoir assez d’énergie spirituelle pour me voir et même pour traquer un hollow. Avais-je affaire à l’un des amis du fameux Kurosaki Ichigo ? Va savoir. Toujours est-il que j’avais aussitôt hurlé de rire. C’était peut-être pas très poli de se fendre la poire étant donné qu’il avait l’air vénère, mais je n’avais pas pu m’en empêcher. Non pas à cause de son couvre-chef ridicule, mais bien à cause de la taille de son tuyau d’arrosage qui était complètement riquiqui de chez riquiqui. Autant dire que son caleçon était révélateur là-dessus. Pendant ce temps-là, les gens murmuraient autour de nous, et la plupart se mirent même à presser le pas. Si le gus dont je me moquais ouvertement arrivait à me voir, tel n’était pas le cas des autres passants. Ceux-ci conclurent dès lors que ce type était fou à sortir avec pareil accoutrement et à parler seul dans le vide. J’entendis même une femme qui menaçait d’appeler la police et l’asile. Une situation un poil embarrassante pour notre bon monsieur. Je rangeai alors mon zanpakutoh, lorsque :

    - Maman, pourquoi le monsieur il a un petit zizi ?

    Une question qui suscita de la nervosité chez la pauvre dame, qui prit son enfant dans ses bras et qui se mit à accélérer le pas. Moi par contre, j’étais déchiré de rire. Tellement que j’étais à même le sol glacé de la ruelle, à m’agripper le ventre à gigoter un peu partout. L’affaire dura une bonne minute, avant que je n’essaye de me relever, les yeux légèrement rougis et complètement larmoyants. Le gosse m’avait achevé avec sa question. Je pris un bon moment pour reprendre mon souffle, après m’être correctement redressé contre un lampadaire. Que faire, si ce n’est se demander s’il avait déjà connu pire humiliation que celle-ci ? Très bonne question. Une fois calme, je l’observai une énième fois, et c’est ainsi que j’eus un déclic. Comme une évidence. En l’observant sous toutes ses coutures, je remarquai les poings américains qu’il avait. Mes yeux roulèrent jusqu’à son faciès, avant que ses traits bien prononcés ne me rappellent quelqu’un. C’est à cet instant précis que j’eus un sourire. Non pas moqueur, mais complètement intéressé. Le brave ! Sa mort n’aura pas été vaine. Il avait réussi à marquer le monde de son emprunte. D’une très grosse même. Et ladite emprunte se trouvait devant moi, à l’instant T, comme par hasard.

    - Ton père était on ne peut plus classe tu sais. Pas du genre à se pavaner avec un slip à moitié rose et un seau ridicule sur la tête.

    Ouais. Encore qu’on pouvait lui pardonner sa nudité. Mais pour ce qui était du sceau, pas terrible terrible. Peut-être s’agissait-il de la nouvelle mode terrienne après tout. Qu’est-ce que j’en savais, finalement ? Rien du tout. Toujours est-il que je l’approchai, avant de lui retirer son couvre-chef d’une facilité déconcertante, et sans lui faire mal apparemment. Son engueulade aurait dû me rappeler Sakota. Un brave type en tout cas. Humain plutôt coriace et original dans son genre. Un peu moins virulent, mais tout aussi prompt à réagir contre la menace. Un fait qui ne pouvait me faire que plaisir, même si ce genre d’individus attiraient toujours la suspicion du Conseil des 46 et l’attention de la douzième division. Je voyais déjà ce cinglé de Mayuri vouloir capturer ce gosse et le disséquer avec réel plaisir et un sadisme poussé. Rien qu’à cette pensée, je grinçai légèrement des dents, avant d’avoir une légère chair de poule. « Ça fait un truc de deux ans non… ? » Ouais. Quelque chose dans le genre. Sa mort brutale m’avait touché, mais pas que moi. La treizième division qui gérait les affaires du monde réel, avait également été sous le choc. Elle avait ouvert une enquête depuis, mais cette dernière devrait être au point mort à l’heure actuelle.

    - Bref, je devrais continuer ma ronde. Continue de faire du bon boulot, petit. Même si la prochaine fois, tu t'assures d’avoir un boxer mieux que le truc que tu portes, haha !

    J’avais fini par lui remettre le sceau en mains, avant de me retourner comme si de rien n’était. Il aurait peut-être pu m’interpeller, voire même me retenir, mais des policiers surgirent brusquement à l’angle de la rue que je voulais emprunter. J’eus une fois encore un rire lorsque lesdits policiers le pointèrent d’un doigt inquisiteur, avant de bondir vers lui. Complètement immatériel, je traversai le corps d’un d’eux comme si de rien n’était, avant de disparaitre d’un pas habile. Le shunpo et ses merveilles. Je me retrouvai bien vite à deux rues de celle où j’étais précédemment, avant de regarder l’horizon. Le visage de Sakota se dessina alors dans le ciel, m’arrachant un sourire. Il pouvait être fier de son gosse. Ce dernier n’avait pas encore de l’allure, mais ça allait venir, j’en étais persuadé. Mais alors que je rêvassais, un cri strident retentit horriblement. Un hurlement suggestif. Ça sentait le hollow. Mais à peine voulus-je faire un seul pas qu’ils apparurent comme par magie autour de moi, et en très grand nombre. Une petite rectification s’imposait : Ça puait le hollow à grande échelle. Dégainant alors mon trancheur d’arme avec promptitude, j’eus alors un sourire moqueur. L'entrainement, c'était pas de refus !
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MessageSujet: Re: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Mer 10 Avr - 16:28

- Maman maman ! Regarde, le monsieur il est en culotte hihi !

- Hein ? Mais enfin qu’est-ce que tu racontes ma ché… AAAAAAAH ! Ferme les yeux ma chérie ! Ne regarde pas ça !

- Mais maman c’est drôle pourtant, moi ze veux vo…

- ESPÉCE DE PERVERS ! VOUS N’AVEZ PAS HONTE ?!!


Les rires s’entremêlaient aux cris, pour la plupart poussés par des mères outrées ou des enfants effrayés. Les quelques passants qui se tenaient près du parc étaient spectateurs d’une scène pour le moins insolite. Nul doute qu’aucun d'entre eux, en se réveillant, ne se seraient attendus à tomber sur pareil tableau de si bon matin. Il est vrai que pour un œil extérieur, dépourvu de la capacité de voir les esprits, Guriko pouvait sembler un poil fou à lier. Et quand bien même ces supputations n’étaient pas totalement infondées, le Furyo avait une bonne raison de se tenir là, mains sur les hanches et l’air renfrogné, fagoté d’un simple caleçon, un seau vissé sur le haut du crâne en guise de couvre-chef.

Il avait froid. Il s’était levé du pied gauche. Il était pris d’un mal de tête horripilant. Et face à lui, un inconnu en robe noire s’était acquitté de SA mission, de SON devoir, de SON petit plaisir quotidien. La chasse aux Hollows. Elle agrémentait ses semaines d’adolescent – ponctuées de bagarres, d’heures à flâner sur le toit de son lycée et autres activités peu recommandables pour qui aspire à un semblant d’avenir – et demeurait une mission à laquelle il accordait une importance sans pareille. Ceci expliquant sa réaction tempétueuse, et la colère qu’il nourrissait à l’encontre de son vis-à-vis qu’on aurait cru sortir tout droit du Japon médiéval. Non content de lui avoir ravi sa proie, ce dernier se permettait même, et sans la moindre retenue, de rire de Guriko - sans doute de son aspect du moins. Il était décidément plein d’audace, et le poing leste de l’enfumé ne demandait qu’à venir la dissiper.

- Bordel… J’VAIS TE FAIRE BOUF...

- Ton père était on ne peut plus classe tu sais. Pas du genre à se pavaner avec un slip à moitié rose et un seau ridicule sur la tête

- Que… Quoi ?

Tout s’enchaina alors très vite. Les mots de l’inconnu avaient laissé Guriko sur le carreau, ses ardeurs douchées par l’allusion à Sakota. Cela faisait un peu de plus de deux ans qu’il n’avait plus entendu parler de feu son père, et qu’il s’efforçait d’oublier. Non pas que sa mort lui soit insupportable, mais il avait préféré s’en servir comme d’un levier vers de nouvelles aventures, sur lesquelles l’ombre de ce drame ne planerait pas. A quoi bon ressasser quand le monde a encore tant de choses à vous offrir ? C’est ce genre de leitmotiv qu’il s'appliquait à suivre depuis lors, croquant la vie à pleine dent, mais n’étant pas sans s’interroger les soirs de pluie sur ce qui avait bien pu tuer son père, persuadé qu’on ne pouvait imputer cette prouesse à un simple Hollow – et à plus forte raison après en avoir combattu des dizaines.

Perdu dans ses pensées l’ombre d’un instant, il se réveilla libéré de l’emprise du seau sur sa tête, deux policiers se ruant sur lui alors qu’il voyait l’inconnu se fondre au loin dans la brume hivernale. Il voulut le rattraper, bien sur. Mais c’était sans compter sur la vigueur et la corpulence de ces deux molosses en uniforme, qui semblaient lui vouer une haine à laquelle Guriko ne trouvait aucune raison valable, et qui le plaquèrent au sol avant même qu'il puisse réagir.

- Mwoorf… K’éch ke vous faichtes ?!, baragouina-t-il tant bien que mal un bout de fesse sur le visage.

- Ferme là petit pervers ! Garry, file moi les menottes !

- Les mechnottes ?!

S’ils lui passaient les menottes, l’espoir de retrouver l’homme en kimono noir s’envolait, et avec lui la possibilité de recueillir des informations sur Sakota, peut-être même sur l’incident qui lui coûta la vie. Rompu à l’art des empoignades – et c’est peu de le dire -, Guriko se débarrassa facilement des deux policiers malgré leur avantage pondéral et numérique. Attrapant son caleçon qui s’était dérobé durant l’incartade, puis le remontant avec vigueur, soucieux à la fois de dissimuler ses parties intimes et de mettre la main sur le vagabond qui lui avait faussé compagnie un peu trop vite à son goût, il bondit dans la direction qu’il l’avait vu prendre, impatient de trouver réponses à ses questions. Lorsqu’enfin il retrouva sa trace, et à mesure qu’il se rapprochait de sa silhouette singulière – il aurait repéré son costume à un kilomètre à la ronde -, Guriko voyait se dessiner face à l’épéiste une horde baveuse de Hollows. Tous semblaient plus affriandés qu’à l’accoutumée, la gueule prête à engloutir toute forme de pression spirituelle. Peut-être leur appétit avait-il été subitement creusé par la présence de deux hors d’œuvres raffinés, loin des spectres innocents fraîchement détachés de leurs enveloppe corporelle qui garnissaient d’ordinaire leurs repas, d’où cet attroupement peu commun.

- Faaayeuuure ! - comprenez "Fire !"..

De ses deux poings brandit vers l’avant, il projeta sur les Hollows en première ligne, de gauche à droite, d’innombrables cartouches métalliques, de taille et de forme variable, telle une mitraillette déversant la mort dans ses rafales pétaradantes. Les monstruosités tombèrent une par une par une, révélant derrière elles de plus grandes formes encore. Le banquet promettait d’être animé et rassasiant. Enfin de quoi illuminer cette journée jusqu’alors grisâtre pour Guriko.

- Laisse moi t’rendre la monnaie d’ta pièce mon gars !, cria-t-il tout en arrivant aux côtés de l’inconnu, le caleçon fièrement porté. C’quoi ton nom ? Et comment t’as connu mon ivrogne d’père ?!
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MessageSujet: Re: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Jeu 18 Avr - 18:27

    - Tu me poseras tes questions plus tard, jeune homme…

    Je l’avais clairement senti arriver et quand je le vis débarquer, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire. Il me rappelait trop la fougue de feu son paternel. Je comprenais clairement sa position, mais le moment était vraiment mal choisi pour me poser dans un coin, et répondre tranquillement à ses préoccupations. D’ailleurs, j’eus été surpris de voir qu’il avait hérité des mêmes pouvoirs que son père, à ceci près qu’il semblait on ne peut plus brillant. Il ferait très certainement un très bon défenseur de la ville de Karakura. Mon sourire disparut néanmoins, lorsque je sentis que les hollows s’extasiaient encore plus devant deux énergies spirituelles aussi puissantes. Le fils de Sakota avait peut-être réussi à en éliminer certains, mais d’autres venaient encore. Cette situation me faisait craindre deux choses : La formation d’un menos grande qui ne serait pas facile à battre dans de telles conditions, et les quelques dommages collatéraux que nous pourrions causer, vu notre position. Je pestai ouvertement, tout en passant ma lame dans la gueule d’un hollow qui avait bêtement foncé sur moi. Ce dernier disparut, tandis que je reprenais ma position de combat. Que faire… ? Que faire en cet instant précis ? Le choix semblait flou, difficile. Des situations que j’abhorrais très sérieusement…

    - On ne pourra pas se battre pleinement ici, et on risquerait de faire des dégâts. Je vais attirer quelques-uns avec moi. Tâche de t’occuper du reste. On se retrouvera à la maison de ton père ! Je t’apprendrai tout ce que tu veux savoir dans la mesure du possible !

    Mon visage rayonnant en disait long sur la confiance que je lui portais ; d’autant plus que c’était une manière pour moi de rembourser le hollow que je lui avais « volé » précédemment. Dès lors et sans attendre une réponse de sa part, je m’étais rapidement envolé dans le ciel, suivi d’une horde de monstres affamés, qui croyaient que je fuyais face à leur supériorité numérique. Les idiots. Je pris plus d’altitude pour éviter que l’un d’eux ne se heurte accidentellement à un building ou une autre bâtisse quelconque. L’initiative eut du bon, puisque les hollows me suivirent sans réfléchir. Je finis par stopper ma course au beau milieu des airs, avant d’avoir un rictus aux lèvres. Mes ennemis m’encerclèrent dès lors. Alors que certains se mirent à pousser des cris stridents, d’autres ouvraient déjà leurs gueules, dans l’espoir de pouvoir m’avaler tout cru. Des espérances que j’allais réduire à néant. C’est ainsi que la bataille commença. J’évitais avec habileté leurs multiples attaques, tout en répliquant avec dextérité. C’est dire qu’en quelques secondes seulement, j’en avais fini avec le quart. Cependant, les hurlements sinistres que le reste des monstres poussaient, rameutaient plusieurs de leurs confrères, et il n’était pas question pour moi de rester plus longtemps ici avec du menu fretin…

    Dès lors, j’activai mon shikai et il ne me fallut pas plus d’une minute pour tous les exterminer…


    ***


    C’est quelques minutes plus tard que j’étais réapparu sur la terre ferme. J’aurai pu me rendre sur les lieux où j’avais laissé le Sakota Junior, mais je préférai dépasser l’endroit et me continuer au lieu de notre rendez-vous fixé par moi-même. Je me rappelais bien du quartier où Sakota glandait la plupart du temps. Un petit bordel où il avait l’habitude de m’inviter à boire un verre. C’est grâce à lui que je pus apprécier les saveurs des alcools fabriqués sur terre. A la soul society, mis à part l’eau, les jus de fruits et le saké, il n’y avait rien d’autre. Tu parles d’un monde intéressant ! Cette nostalgie me fit sourire comme à mon habitude. C’était un brave zig, son père. A force de pensées qui se superposaient les unes aux autres dans ma petite caboche, j’ne me rendis même pas compte que j’étais arrivé devant sa maison, qui devait être maintenant celle de son fils légitime… Et pour tout vous dire, rien n’avait vraiment changé depuis le temps. J’eus une mine pantoise devant le taudis. Quelques réparations çà et là, ainsi que des coups de peintures maladroitement réalisés. Un vrai gourbi, pour sûr, haha ! J’hésitai. Rentrer ou ne pas rentrer ? Et j’optai aussitôt pour la première option en traversant la porte comme si de rien était, me retrouvant dès à présent au rez-de-chaussée…

    Je pris alors place sur la première marche de l’escalier qui donnait au premier étage, attendant patiemment que le jeune au slip rose ne rentre enfin.
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MessageSujet: Re: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Lun 22 Avr - 23:17

Les Hollows n’offraient pas grande résistance lorsqu’il s’agissait d’encaisser les attaques de Guriko. Du moins c’est ce qu’il croyait après en avoir évincé toute une palanquée des rues de Karakura. Mais quelque chose lui disait qu’aujourd’hui, il aurait à s’employer un peu plus qu’à l’accoutumée, eu égard à leur nombre grandissant et leur appétit anormalement palpable. L’homme qui, un peu plus tôt, lui avait dérobé sa proie, avait aussi fait référence à Sakota, vaguement. Ces mots qu’il avait tenu, furent à la fois assez limpides pour attiser la curiosité de Guriko, et trop succincts pour la contenter. L’inconnu avait jeté de l’huile sur une minuscule étincelle enfouie dans les entrailles de l’enfumé, s’étant muée en un gigantesque brasier que seules des réponses pourraient éteindre.

Mais l’heure n’était pas aux aveux, comme le souligna l’étranger paré de sa robe noire qu’on aurait pu taxée de… d’archaïque, sans trop se mouiller. Il dégageait une assurance certaine, contagieuse. Si d’ordinaire, Guriko nourrissait une entière confiance en ses capacités, elles n’en étaient que renforcées par cette aura qu’exhalait l’inconnu et certainement la lutte qu’auraient à livrer les Hollows pour leur survie n’en serait que plus âpre. Sans trop savoir si ce bonhomme était réellement un humain à pouvoirs – Guriko, aussi bête et brut de décoffrage soit-il, avait un minimum de clairvoyance, oui –, tout comme lui, le Furyo écouta ses paroles et directives. Il s’y plia d’un hochement de tête, la solution que proposait l’épéiste étant de loin de la meilleure – un tel plan n’aurait d’ailleurs jamais traversé l’esprit de Guriko – et la promesse à l’issue de ce combat d’en apprendre d’avantage sur son Père rendant l’enjeu de la bataille plus excitant encore. Il observa d’un œil en coin – prudence étant de mise à l’égard des carnassiers qui lui faisaient face – l’envolée de l’inco…

- Que… QUOI ?!

Il pouvait voler ? L’espace d’un instant, Guriko fût comme statufié, les yeux rivés sur la silhouette du vagabond se ballotant dans les airs, une troupe de Hollows dans son sillage. Soit son pouvoir avait rapport à cette capacité aérienne, soit il n’était effectivement pas humain. L’instinct de Guriko le poussait à croire en la première solution. Mais rien n’était moins sûr, et il en apprendrait bien assez tôt au sujet de ce sabreur-volant-en-robe-noire-inusitée. Ce manque d’attention dont fit preuve la raclure, l’une des bêtes voraces ne fût pas sans la remarquer, profitant de ce court instant – et néanmoins suffisamment long sur un champ de bataille – pour asséner un coup de griffes qui, bénis soient les réflexes de Guriko, manquèrent de peu de déchiqueter son corps d’adolescent. Ses griffes acérées laissèrent tout de même une empreinte sanglante sur le bras gauche de l’impétueux. Dieu qu’il était heureux de ne pas avoir enfilé l’une de ses chères chemises dans cet empressement matinal. Quelques balafres, quelques ecchymoses, passe encore ; un peu de cicatrisant et ce serait vite oublié. Mais s’il était une chose à ne pas faire pour ne pas s’attirer ses foudres - et ruiner sa semaine au passage - c’était de s’attaquer à sa garde-robe. Il n’aurait pas supporté. Et c’était tant mieux, qu’il soit fagoté d’un simple caleçon.

- Alors on attaque en traît’ hein ? T’aurais pas dû mon petit gars… Ça nan, t’aurai…

Une nouvelle offensive venue de nulle part. Un jet d’acide, ou d’un liquide autre, mais tout aussi corrosif. Il l’esquiva de justesse, d’un bond en arrière… Cette foule hideuse et bruyante avait même l’audace de lui couper la parole ? C’en était trop. La patience de Guriko avait été émoussée au-delà du raisonnable, et il leur fit savoir en décochant une Iron Sphere dans le tas, sans préavis. Cette technique, il venait tout juste de la créer. Elle était encore un peu fébrile, instable, certes. Mais c’en était bien assez pour éradiquer cette nuée pestilentielle de mangeurs d’âmes. L’explosion avait soufflé deux trois toitures, retourné quelques voitures alentours, et fait s’écrouler toute une lignée de lampadaires. Des dommages collatéraux insignifiants – bien qu’il aurait préféré les éviter, mais il avait tendance à ne plus répondre de rien lorsque ses nerfs l’emportaient sur sa raison.

***

De retour devant son chez-lui, la langue pendante, des flaques de sueurs habillant son torse - à défaut d'être couvert d'un vêtement. La fatigue occasionnée par la technique à laquelle il avait eu recours sous le coup de la colère s’additionnait à celle engendrée par sa course effrénée jusqu’à son quartier. Il avait hâte de converser avec cet inconnu qu’on aurait cru déguisé pour un carnaval, et cette impatience avait su dynamiter ses foulées – jamais il n’avait couru aussi vite. Pantelant, les mains sur les genoux, Guriko prit une grande bouffée d’air frais, une inspiration interminable, sa cage thoracique s’élargissant tel un ballon de baudruche qu’on aurait gonflé jusqu’à ne plus pouvoir se nouer. Jetant un coup d’œil à droite, puis à gauche, il enleva même son caleçon pour l’essorer, tant ce dernier était gorgé de sa sueur. Là, tout de suite, ce dont il avait envie ? D’une bière fraîche. Il en savourerait chaque goutte, chaque arôme. C’est stimulé par cette idée qu’il enfila énergiquement son sous-vêtement, un large sourire trônant sur son visage harassé, avant de se diriger vers sa porte d’entrée. Lorsqu’il pénétra dans le vestibule, l’étranger était déjà là, assis sur les marches, comme s’il était tout naturel de s’introduire dans la maison d’un autre. Guriko s’arrêta une seconde, le fixant d’un œil interloqué derrière ses verres teintés. Il avait décidément soif de bière. C’est pourquoi il ne s’attarda pas outre-mesure sur l’intrusion de son invité - lui avait-il réellement lancé l’invitation, cela dit ?

- Pfouuuah… J’suis claqué moi, j'crois que j'vais pas aller en cours aujourd'hui tiens. P’tain ce que j’ai chaud, ça t'dirait une bière mon vieux ? Suis moi, on va s’en descendre une dans l'salon, j’vais fout' le ventilo.

Guriko s’empara de deux bières dans le frigo, les décapsula à l’aide de son briquet, puis s’assit dans son canapé élimé vieux d’un demi-siècle, le pas emboité par le grand brun musclé en kimono d’ébène, qu’il recevait dans ses murs quand bien même il ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Mais lui avait connu Sakota. Et c'était bien ce qui lui permettait cette entrevue - après tout, l'enfumé n'avait aucune attirance pour les hommes.

- Alors ?, dit Guriko tout en avalant une gorgée de bière et s’essuyant le front, T'es qui au juste ? Un humain à pouvoirs, comme moi ? Et c'quoi ton nom ?

Le sujet de son père, il avait tout le temps de l’aborder, bien que la dite question lui brûlait les lèvres. Autant passer par les présentations pour installer un climat de confiance mutuelle. Il avait pas trop l’habitude des civilités, Guriko, mais pour une fois, il allait faire avec.
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MessageSujet: Re: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Lun 6 Mai - 18:04

    - Rien n’a changé depuis… Toujours le même bordel… T’as pas volé, t’es vraiment son fils toi. Tu peux m’appeler Tōjō sinon.

    J’eus un sourire aux lèvres après ma phrase. J’aurai pu enchainer des réponses sur ses questions plutôt nombreuses, mais je préférai souligner le maintien du cadre dans lequel il vivait, comme pour lui dire qu’il tenait vraiment tout ça de son père. Ça et la bière qu’il buvait à grandes gorgées, là, maintenant, devant moi. A bien le regarder, il n’y avait pas de doutes possibles. C’était du Sakota tout craché. J’aurai pu prendre sa deuxième canette de bière, mais je préférai m’en abstenir. Ce n’était pas que boire ne me réussissait pas, mais j’allais sans aucun doute accaparer le temps de notre causette avec pour sujet les nombreux alcools qu’il y avait ici, à Karakura. C’était quelque chose qui m’avait toujours émerveillé dans le fameux monde des humains. Chez nous il y avait quoi ? Que du saké, des jus de fruits et de l’eau… Autant dire que c’était pas vraiment génial, même si en un millénaire, on finissait par s’y habituer et par relativiser. Je pris ensuite mes aises sur le canapé qu’il m’avait indiqué. Ledit canapé était peut être sale et poussiéreux, mais il avait au moins le mérite d’être plus accueillant que la première marche de l’escalier sur laquelle je m’étais précédemment posé. Je m’enfonçai dedans, presque le sourire aux lèvres. Depuis combien de temps n’avais-je pas pris un réel repos avec toute l’activité des hollows ? Un bon mois, presque, et encore…

    - Je suis ce qu’on appelle un Dieu de la mort, un shinigami. J’étais peut être humain il y a plus d’un millénaire, mais rien n’est vraiment sûr. Dans tous les cas, retiens ton souffle et accroche toi bien. Tout ce que je vais te raconter à l’instant n’est pas à prendre à la légère…

    Mon sourire ? Évanoui. C’était maintenant une mine on ne peut plus sérieuse que le fils de Sakota pouvait maintenant voir. Autant le dire. J’avais posé mes coudes sur mes cuisses et croisé mes mains devant mon visage. Mon flegme n’allait pas lui laisser la moindre occasion de douter de mon récit. Récit que je commençai d’ailleurs, sans plus tarder. Pour débuter, je lui fis un tableau rapide des mondes qui existaient et de l’équilibre qu’il y avait entre ces dits mondes. Le sien, le mien et celui des hollows. Après quoi j’en vins rapidement à lui expliquer ce que je savais sur le Hueco Mundo. N’y étant jamais allé, je me fiais à mes connaissances propres et à ce qu’on me disait de ce monde sans pitié. Mais je ne m’y attardai pas trop. L’important sur le moment était qu’il comprenne qu’il y avait une autre vie après la mort. On ne partait pas directement au « paradis » et à « l’enfer » comme la plupart des humains avaient coutume de le croire. Une fois cette étape expliquée avec lenteur et minutie, je marquai une pause, comme pour lui faire avaler ce trop-plein d’informations. J’eus un petit sourire comme pour détendre l’atmosphère, mais je repris bien vite la parole quelques minutes après. On en vint maintenant à la soul society. Il y avait tellement d’infos dessus que je lui fis un résumé -Non pas concis-, mais assez précis pour qu’il s’en fasse une idée propre…

    Quelques temps plus tard…

    - Et c’est ainsi que nous les shinigamis, traquons les hollows partout pour maintenir l’équilibre entre les mondes,
    conclus-je, sourire aux lèvres. Et ton père était au courant de ces faits. D’ailleurs, c’est moi qui lui ait expliqué tout ça dans le temps. Je lui devais bien ça après qu’il m’ait sauvé la vie un jour.

    J’eus un sourire. Ça remontait à un peu plus d’une vingtaine année, mais j’avais toujours ce souvenir en tête, et pour moi, c’était comme si c’était hier. Qu’un humain puisse avoir des pouvoirs, d’accord. C’était comme les Quincy, et ce phénomène ne me choquait pas trop. Mais qu’un d’entre eux puisse sauver un shinigami au gouffre de la mort, autant dire que c’était presque irréalisable. Il fallait non pas voir, mais vivre cette expérience pour y croire. Les humains malgré tous leurs défauts, étaient de sacrés numéros capables de vous étonner d’une seconde à l’autre. De ce fait, j’avais appris à ne pas les sous-estimer. Je finis par me vautrer sur son canapé. Cela faisait presque une heure que je parlais inlassablement. Il pouvait ne pas avoir tout compris, mais s’il avait saisi l’importance de l’équilibre des mondes, le reste importait peu à présent. Alors que j’avais posé ma nuque sur le dossier du sofa sur lequel j’étais, une autre pensée me vint à l’esprit : La mort de Sakota. « Pour ce qui est de ton père, autant dire que tout ceux qui sont à la Soul Society n’ont rien compris… J’ai essayé de faire une enquête avec la collaboration de la treizième division, mais rien à faire… On n’a trouvé aucune piste. Est-ce qu’au moins tu te rappelles de quelque chose ? Le moindre détail pourrait sans doute aider à élucider sa mort. » Au moins, ma question était claire :

    - Mais bien avant, j’veux bien une de tes petites biaires. C’est que parler longuement donne soif ! Et j’aimerais aussi que tu me parles de ton pouvoir… Comment tu l'as eu ? Il est clairement le même que celui que ton père avait, et de ce fait m’intrigue énormément.
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MessageSujet: Re: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Jeu 9 Mai - 16:03

La masure n’avait, à proprement parler, rien d’accueillant. Si toutefois, l’on se confine à l’aspect matériel et décoratif, elle était à milles lieues de ces maisons cossues agencées avec un souci du détail frôlant la perfection dans des quartiers eux-mêmes géométriquement irréprochables. Mais ce gourbi dans lequel vivait Guriko depuis des années, dégageait une chaleur humaine, une atmosphère avenante, presque chaleureuse, qu’on ne trouvait certainement pas dans les manoirs de marbre habités par des familles ne se souciant que de leur apparence et de leur réputation. L’enfumé lui, malgré qu’il ait tout un tas de projets en tête – parmi lesquels se remplir les fouilles, par n’importe quel moyen, occupait une place prépondérante -, se complaisait bien volontairement dans ce strict nécessaire, et dans ce pandémonium que quiconque ayant un peu de bon sens aurait jugé inhabitable.

Quoi qu’il en soit, il avait la télé, un réfrigérateur rempli au gré de ses vols à la tire, une console avec toute une collection de jeux vidéo, et quelques films pour adulte qu’il matait avec ses camarades à défaut de pouvoir s’essayer sur une partenaire. Pour son âge, il avait tout ce dont pouvait rêver étudiant, sans compter cette liberté que tous lui enviaient dans son entourage. Son hôte d’un jour n’avait pas eu l’air surpris par ce foutoir, au contraire avait-il sourit en voyant la crasse omniprésente et les détritus pêle-mêle. Alors comme ça, il s’appelait Tôjô, et il avait déjà visité ces lieux par le passé. C’est du moins ce que déduit Guriko après que le bretteur lui ait dit que rien n’avait changé. A première vue, Tôjô semblait être un type aimable, souriant, et plutôt… dévergondé. Tant mieux, s’était dit le Fullbringer, il ne savait pas trop s’y prendre avec les personnes réservées, tant elles étaient différentes de lui. L’homme en robe noire refusa la bière toujours flanqué de ce rictus étiré, qui n’était pas sans faire sourire Guriko lui-même.

Un flot d’informations s’écoula alors de la bouche de Tôjô durant plusieurs minutes, lesquelles avaient semblé être une éternité du point de vue du Furyo, qui buvait littéralement les paroles de son invité. A mesure que les aveux lui claquaient au visage, tels des coups de poings assénés continuellement sur un ring de boxe, Guriko sentait le canapé se dérober sous lui. Ou plutôt, avait-il l’impression de s’enfoncer dans les plis du cuir éraillé, sans que son corps ne puisse enrayer quoi que ce soit à ce maudit processus. Les informations se bousculaient dans sa tête, et il avait parfois du mal à se convaincre de leur véracité. Mais le sérieux avec lequel ce… Shinigami, d’après ses propres dires, évoquait toutes ces vérités, faisait qu’il n’avait d’autres choix que de les regarder en face, de s’y plier quand bien même elles paraissaient inconcevables.

Les Shinigamis, les Hollows, les Humains… trois mondes qui se juxtaposaient, et qui devaient cohabiter dans une même balance sous peine que cette dernière s’effondre en provoquant la destruction totale de cet univers. Il savait ces monstres qu’il chassait l’épée au poing étrangement inhumains, mais de là à penser qu’ils avaient un monde à eux, dans lequel ils menaient leur existence sans même que les hommes ne le soupçonnent… Et ces Shinigamis, ils étaient donc des sortes de réincarnations des hommes, avec des pouvoirs dépassant l’entendement, ayant pour mission de préserver cet équilibre entre les trois mondes… Tout ça faisait un peu beaucoup, mais il lui fallait ingurgiter ces informations pour avancer, sans quoi retrouver le meurtrier de son père resterait un songe hors de portée. Peut-être une collaboration avec cette… Soul Society lui permettrait d’avancer dans cette quête vengeresse, avait commencé à penser Guriko, encore chamboulé par ces divulgations.

Et c’est à ce moment précis que Tôjô fit référence à son père, Sakota, comme un fait exprès, sans savoir que la raclure y pensait également. Guriko commençait seulement à émerger de cette torpeur passagère, et aborder le sujet de son père acheva de l’en extirper, tant bien que mal. La question l’avait toujours tiraillé, au fond, malgré qu’il paraisse en avoir fait le deuil, et c’est déterminé à lever le voile sur cette énigme de sa vie qu’il entendait coopérer, autant que faire se peut, avec le Shinigami. Ce dernier avait finalement cédé à l’appel de la bière, et désirait manifestement en savoir plus sur les pouvoirs du Fullbringer. Décidément, il avait la langue bien pendue, ce Dieu de la mort. Guriko se leva alors de son fauteuil, se dirigeant vers son frigo qui regorgeait d’une variété de bières impressionnante pour quelqu’un de son âge, et, tout en en balançant une à son hôte, prit soin de s’équiper également. Une bonne lampée rafraîchissante l’aiderait à se remettre les idées en place, pour sur. Il s’écroula de tout son poids dans son canapé, avala une franche gorgée, et posa enfin un pied dans la conversation.

- Wow… J’dois dire qu’tu m’as sonné Tôjô, moi qui m’croyait invulnérable bwahahaha. Plus sérieusement, pour mon père, j’ai des infos ouais…
fit-il la mine étonnamment grave, un air qu’il lui était si rare de porter, Le jour ou il s’est fait… tuer… j’étais là, mais j’suis arrivé un poil trop tard, dit-il le poing serré jusqu’à s’en ouvrir la chair, C’que j’peux t’dire, c’est qu’un Hollow m’avait attaqué un peu plus tôt, mais à ct’époque, j’pouvais pas botter l’fion de ces trucs là, donc j’suis allé pleurer dans les jupons d’mon père, s’tu vois c’que j’veux dire… même si un mec porte pas d’jupons… fin bref. Il s’est précipité dehors, impossib’ de suivre sa cadence j’étais trop essoufflé… bordel je m’en souviens comme si c’était hier…, la canette de bière qu’il tenait céda alors sous la pression de sa poigne. Il en parlait comme s’il revivait l’instant, à fleur de peau, et quoi de plus normal.
Ce putain de Hollow, il se l’était fait, mais, malgré ça, il était allongé par terre, un bras en moins, des blessures profondes tout l’torse. Mais c’pas le Hollow qui l’a tué Tôjô, j’en suis certain !

Il marqua alors une pause, pour reprendre ses esprits, pour retrouver son calme. La tension était montée d’un cran, la faute à ce douloureux souvenir qu’il n’avait jamais plaisir à se ressasser. Mais il le fallait bien, pour peu qu’il ait la moindre chance de débusquer la… chose qui avait terrassé Sakota. Il reprit alors :

- Pour mon pouvoir, c’tout con. J’ai récupéré les poings amérloc’ sur… le cadavre de mon paternel, pis à force de les prendre pour taper sur des types, arriva c’qui d’vait arriver j’pense ? Y’a du métal qu’est sorti de ces machins, j’en r’venais pas j’te le dis, du coup j’ai commencé à m’entraîner tous les jours pour contrôler c’métal, et j’dois dire que j’me défends plutôt pas mal maint’nant bwahahahaha..
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MessageSujet: Re: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Dim 12 Mai - 20:25

    Il s’était levé et il était parti. J’avais pensé au tout début qu’il ne me m’avait pas cru une seule seconde, ce qui était normal, malgré tout le sérieux dont j’avais pu faire preuve. Quel type saint d’esprit goberait de telles histoires ? Qu’on pourrait même se demander en même temps. Pourtant, il y avait des réalités qu’il ne pouvait nier, auxquelles il ne pouvait en aucune façon se dérober. Ces réalités-là étaient les hollows qui voyaient bel et bien et ses propres pouvoirs qu’il avait hérité de feu Sakota. Peut-être lui fallait-il donc un peu de temps pour avaler toutes ces informations... Mais alors que je pensais m’en aller et revenir une autre fois pour essayer de le convaincre, le fils de Sakota revint et me balança une bière à la gueule. Autant dire que j’en fus très étonné, tant et si bien que j’eus sur le moment un sourire assez maladroit dans le genre. Moi qui pensais qu’il ne m’avait pas cru une seule seconde… J’étais beau là, vraiment ! Et puis il eut son propre monologue. Monologue dans lequel il me confia aussitôt ses états d’âmes, le jour du meurtre de son père, mais aussi comment il a hérité progressivement de ses pouvoirs. J’avais également remarqué que toute cette histoire le secouait particulièrement. Quoi de plus normal, puisqu’on parlait après tout du grand Sakota.

    - Il me faudrait l’avis d’un scientifique de notre monde, mais dans tous les cas, c’est déjà une bonne chose que tu ais hérité de son pouvoir. Autant te dire d’ailleurs que tu surpasseras vite ton père, et qu’il serait certainement très fier de toi, petit.


    Ma phrase n’avait qu’un seul but malgré le rire idiot de mon vis-à-vis tout à l’heure : Détendre l’atmosphère. Quand bien même on parlait de choses graves depuis un moment, je voulais surtout qu’il se tranquillise. Le fait qu’il soit énervé n’arrangerait certainement pas grand-chose à la situation, et il n’y avait qu’à voir le sang qui coulait doucement de sa main pour être un tant soit peu inquiet. Il était certes révolté par la mort de son père, mais il n’en demeurait pas moins qu’il était adulte, et qu’il devrait prendre ce genre de choses avec calme. Pour cela, je marquai un silence où je me mis à ouvrir la canette de bière qu’il m’avait passé. C’est que parler pendant des heures sans s’arrêter donnait soif ! J’en vidai le contenu en deux temps trois mouvements et je soupirai de plaisir peu à près. C’était non seulement rafraichissant, mais également très bon ! On n’en faisait pas des trucs pareils à la Soul Society. De quoi vous déprimer, j’vous jure. On pouvait dire n’importe quoi sur le monde des humains, mais il était vachement intéressant ; surtout avec ses belles filles qui se baladaient dans les rues, et que je reluquais parfois du toit d’une maison, en bavant presque. Mes idées commençaient à s’éparpiller, mais je fis vite de les rassembler en secouant ma tête comme un vrai gosse.

    - Je pense bien que je vais dévaliser ton frigo lorsque que je devrais retourner dans mon monde. Vos biaires sont bonnes ! J’ai déjà fait ce coup à ton père, hahahaha ! Mais on parle, on parle, et tu ne t’es toujours pas présenté. C’est quoi ton nom, petit ?

    J’avais abattu ma dernière carte pour calmer ses nerfs et faire retomber la pression, mais il fallait qu’on revienne sur un point auquel il semblait croire dur comme fer : Les circonstances de la mort de son père. Le jeune était prêt à parier qu’il ne s’agissait pas d’un hollow. Difficile à croire, même si un fait concordait bien avec la version qu’il m’avait raconté : Le cadavre de son père. Cependant, je ne voyais pas autre chose qui puisse être à l’origine du massacre qu’il m’avait décrit. Sur le moment, on tournait un peu en rond. Cependant, j’écarquillai mes yeux, comme si j’avais eu un déclic. Et si… ? Et si pendant qu’il tuait sa proie, Sakota avait été frappé par un deuxième hollow plus puissant qui se tenait dans l’ombre… ? Autant dire qu’il s’agissait d’une possibilité non négligeable. Mais une énième fois encore, quelque chose d’autre me turlupinait, et il était bon que je me renseigne auprès de son gamin : « Qu’est-il arrivé à son cadavre ? Vous l’avez enterré ? » Bien rares étaient les hollows qui ne bouffaient pas simultanément l’âme et le corps. Une logique qui m’était propre et qui me poussait à poser une autre question : « Est-ce que tu as pu voir son âme, au moins ? » Le contraire me ferait craindre quelque chose : Que Sakota lui-même soit devenu un hollow après s’être fait bouffé…

    - Désolé… Je m’égare… Mais plus important, il faut que tu me montres les lieux du crime. Avec mes pouvoirs de shinigami, on pourrait peut-être remonter une bonne piste ! C’est important ! Tu penses que tu pourrais me rendre ce service ?
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MessageSujet: Re: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Lun 13 Mai - 20:40

Il était décidément sympathique, ce Tôjô. Il ne faisait plus l’ombre d’un doute que Sakota avait bel et bien tissé des liens avec ce Shinigami par le passé, tant il paraissait simple et de bonne compagnie – et les goûts de Guriko en matière de relations humaines s’étaient tout naturellement calqués sur ceux de feu son père. L’enfumé avait toujours eu à cœur de faire bonne chère lorsqu’il recevait des invités, ou qu’il était du moins question de faire bonne impression. Faire des efforts lorsqu’une personne ne lui convenait pas – tant dans son attitude que dans sa façon de penser – le répugnait, et il n’hésitait jamais à le faire savoir, sans prendre de gants.

Tressez des lauriers à Guriko, et vous pouviez être certains de vous attirer sa sympathie. Une réaction en chaîne que le Dieu de la mort avait, volontairement ou non, provoqué lorsqu’il avança que la raclure était douée d’un potentiel supérieur à celui de Sakota. Sans compter qu’un de ces objectifs à long terme avait toujours été de surpasser son père, un fil d’Ariane qu’il avait décidé de suivre corps et âme, dès lors le cadavre de son père s’était trouvé entre ses mains, et qui ne prendrait fin qu’à l’aboutissement de son évolution. C’est dire à quel point les paroles de Tôjô embrasèrent son indéfectible volonté, mais aussi, et surtout, son amour-propre, alimenté par ce carburant vital qu’était le compliment. Cette agréable pommade – dont il ne doutait pas qu’elle était sincère, et dénuée d’arrières pensées intéressées – avait eu don de raviver l’ambiance, décrochant un sourire aux deux protagonistes amusés par la situation.

Les nerfs en pelote de Guriko s’étaient finalement dénoués, son pouls revenu à la normale, la mare de sang dans laquelle baignait son père, disparue. Tôjô profita de ce que l’atmosphère était enfin redevenue respirable pour continuer sur sa lancée, et renforcer un peu plus le climat cordial et chaleureux qui s’installait à mesure que la bière s’écoulait dans leurs trachées.

- Je pense bien que je vais dévaliser ton frigo lorsque que je devrais retourner dans mon monde. Vos biaires sont bonnes ! J’ai déjà fait ce coup à ton père, hahahaha ! Mais on parle, on parle, et tu ne t’es toujours pas présenté. C’est quoi ton nom, petit ?


- Mais fais donc Tôjô ! T’es ici comme chez toi, et c’pas moi qui vait t’refuser l’gîte ou l’couvert ! Alors pour ce qu’est des binouzes, tu peux t’servir mon vieux. Ce sur quoi il s’interrompit, se dirigeant, une fois n’est pas coutume, vers son frigo pour prendre deux nouvelles bières. Une pour lui, puisqu’il avait percé la précédente, et une pour son hôte de prestige, un vieil ami de son père doublé d’un 3ème siège à la Soul Society, avec lequel il lui paraissait naturel d’être aux petits soins.
Moi c’est Guriko, mais t’peux m’appeler Guri, c’comme ça que mes proches m’appellent, et t’es d’la famille pas vrai ?, dit-il tout sourire, un clin d’œil amical adressé au Shinigami par-dessous ses lunettes.

Et puis Tôjô en revint à l’accident dramatique, au sujet Ô combien sensible, mais sur lequel ils avaient tout deux l’espoir d’obtenir des réponses. C’était après tout le vecteur commun de leur relation naissante. Faire la lumière sur cet événement clé de son passé s’imposait comme une évidence à Guriko. Retrouver celui qui avait envoyé Sakota dans l’au-delà, le traquer, le réduire en charpie… Aucun obstacle semé sur cette route de dangers ne l’empêcherait d’accomplir sa vendetta. Il pouvait bien être un millier d’hommes à se dresser en travers de son chemin qu’il ne reculerait pas d’un seul pas. Néanmoins, la rage qui l’avait consumé et fait perdre momentanément raison un peu plus tôt n’était plus, il se sentait maintenant capable de se tempérer, et ça n’apporterait que plus de clarté à ses réponses.

- Justement… C’est l’trou noir à c'sujet là… J’sais pas du tout ce qu’est dev’nu le cadav’ de mon paternel, et maint’nant que tu m’as tout révélé du bric-à-brac ‘vec les âmes là… j’espère qui s’est pas transformé en Hollow !

Ses craintes étaient fondées. Elles prenaient leur pleine mesure après ce que lui avait révélé Tôjô sur la mutation des âmes détachées de leur enveloppe corporelle, et au fond de lui, Guriko avait comme un mauvais pressentiment… Qu’était-il réellement advenu de son père ? Il ne le savait pas, et peut-être était-il préférable de ne pas chercher à en savoir d’avantage… La vue de Sakota hollowifié… il aurait grand mal à le supporter. Mieux valait-il se nourrir des souvenirs qu’il avait de son père du temps ou ils vivaient ensemble. A tous points de vue. Plongé dans ses pensées, Guriko en émergea finalement en s’abreuvant d’une nouvelle lampée de bière. Avaient-elles toujours été aussi savoureuses ?

- No problèm'. J’oublierai jamais l’endroit ou je l’ai « r’pêché ». Suis moi Tôjô, va pas tarder à faire nuit, autant qu’tu vois l’endroit d’jour si y’a moyen d’relever des traces ou j’sais pas trop quoi !

Et il quitta son fauteuil avec une fougue inattendue, faisant signe au Shinigami de lui emboiter le pas. La route n’était pas bien longue, mais comme il venait de le souligner, il était préférable d’arriver sur place avant la tombée de la nuit. Et puis, c’était vers un cimetière, qu’ils se dirigeaient. Et l’accès ne tarderait plus à être clôt, vu l’heure. Raison de plus pour s’affairer.

*

Le crépuscule les honorait de sa présence laiteuse et ouatée. Guriko n’était plus jamais retourné aux abords de ce champ de tombes depuis que la froide et impitoyable lame de la mort lui avait arraché son père. Il avait préféré aller de l’avant, et surtout oublier cette scène, qui malgré tout le hantait certaines nuits, sans qu’il ne puisse rien y faire. Mais ces Démons nécessitaient d’êtres exhumés avant de pouvoir être enterrés définitivement. C’est en ce sens qu’il amena son compagnon Shinigami jusqu’à l’endroit exact ou, naguère, il avait retrouvé le corps de Sakota inerte. Plus une seule tâche de sang n’y subsistait. Les années avaient dû triompher des restes d’hémoglobine sur l’asphalte. Tant mieux, s’était dit Guriko.

Le combat s’était déroulé au sein même du cimetière, sans qu’aucune tombe ne soit détruite, néanmoins. Le Furyo à l’époque, n’y avait pas prêté attention, mais ce détail témoignait de ce que l’assassinat de son père avait dû être net et sans bavures. Soit son opposant l’avait pris par surprise, soit il l’avait tout bonnement surclassé. Un détail qu’il ne manquerait pas de communiquer à Tôjô.

- V’là, c’était juste là… fit-il au Shinigami tout en pointant du doigt le bitume, Et avant qu’tu fasses tes r’cherches, faut que j’te dise… Y’avait quasiment aucun dégât dans l’cimetière quand ch’ui arrivé. Nan, en fait, si j’me souviens bien, y’en avait même aucun.
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MessageSujet: Re: L'heure des révélations [PV:Tôjô]   Mar 14 Mai - 21:25

    Guriko hein… ? Un drôle de petit numéro, j’vous jure. Rien qu’à sa manière de parler et de gesticuler, j’avais l’impression de voir Sakota, de voir l’image de mon vieil ami rire et son bras autour des épaules de son fils. Ces deux-là semblaient être des jumeaux, il n’y a pas à dire. J’eus alors un sourire malgré les questions plutôt délicates que j’avais posé. Mais comme d’habitude, il ne dura pas vu que le sujet qu’on abordait depuis un moment maintenant ne prêtait pas à sourire ou à autre chose de ce genre. J’adoptai ma mine réfléchie de tout à l’heure en lui accordant toute mon attention. La première révélation de Guriko ne m’étonnait pas tellement, parce qu’il m’aurait certainement tout raconté et en vitesse, s’il se rappelait de quelque chose d’important. Par contre, il y a un fait qui me choqua. S’il avait été témoin du combat entre le hollow et son paternel, et qu’il avait également pu apercevoir le cadavre de ce dernier, comment se fait-il qu’il soit toujours en vie ? Pourquoi est-ce que le hollow l’avait épargné ? Des questions qui restaient sans réponses. Il ne le réalisait peut-être pas, mais ce petit avait de la chance. Beaucoup de chances. Et ce constat durcit une nouvelle fois ma mine. Un hollow plus fort qu’un simple gilian était dans le coup.

    Je crois que c’est bien après ce constat qu’il décida de me mener gentiment au lieu où il avait subi son calvaire. Et dire que je pensais qu’il allait refuser… Un brave petit qui n’avait peur de rien. Puis nous quittâmes sa baraque pour se rendre au point convoité. Sur le chemin, je m’amusais à observer çà et là les maisonnées du quartier dans lequel il vivait. L’endroit était beau, vraiment. Les architectes des humains étaient plutôt incroyables quand même. Nous n’étions peut-être pas en reste en ce qui concernait l’architecture à la soul society, mais elle montrait parfois des bâtisses qui se ressemblaient trop et qui rendait le paysage monotone. Cependant, certains dojos et jardins -En particulier ceux de la sixième division- étaient très beaux. Des images qui défilaient dans ma caboche, et qui me firent sourire, alors que je suivais toujours Guriko. Puis, au bout de cinq minutes, nous arrivâmes enfin sur les lieux du crime. Un cimetière. L’endroit idéal pour les hollows, très certainement. Puis vint l’évidence. Un fait que Guriko appuya de toute la force de son âme : L’absence de dégats. Ce qui veut dire que le combat avait tourné en la faveur du hollow séance tenante. Pauvre Sakota. Je soupirai sans rien dire et voulut m’approcher encore des lieux, quand…

    - C’est lugubre… A la manière des animaux qui marquent leur territoire sur un endroit donné… Il y a un puissant hollow qui s’est amusé à faire de même. Pas besoin d’être fort pour s’en rendre compte… Je pense même qu’avec un peu de concentration, tu peux arriver à le sentir… Cela signifie donc qu’il passe beaucoup de temps dans ce quartier, et qu’il a l’habitude de commanditer des attaques de hollow à bas-étages ici. Je suis sûr que l’attaque du matin est l’une de ses œuvres et qu’il s’agit du même monstre qui a tué ton père…

    Mon air n’était plus grave. Il était presque effrayé, si l’on peut dire ainsi. Non pas parce que j’avais peur, mais bien parce que la vie du jeune fils de Sakota était sérieusement en danger. Il n’y avait pas de doute possible. Lorsque je me retournai vers lui, je posai mes deux paluches sur ses épaules, avant de le regarder droit dans les yeux, comme s’il n’avait pas arboré des lunettes. J’étais p’être un poil impressionnant vu ma grande taille, mais il fallait impérativement qu’il débouche ses oreilles et qu’il écoute ce que j’avais à dire : « Ne reviens plus jamais seul dans cet endroit ! C’est hyper dangereux ! Si tu veux t’occuper de ce hollow, il va falloir au moins m’atteindre que je puisse composer une équipe ! C’est primordial Guriko, parce que tu peux y perdre la vie ! » On aurait presque dit un paternel qui interdisait à son fils de faire une quelconque bêtise. En fait, c’était un peu le cas, vu nos âges respectifs. Lorsque je me surpris en train de vouloir lui interdire quelque chose qu’il allait surement faire -il était sans aucun doute une tête brûlée comme son père-, je lâchai ses épaules en souriant maladroitement et en passant une main dans ma chevelure. Si le hollow avait l’habitude d’apparaitre ici et que Guriko prenait l’initiative de camper dans le coin, le temps jouait en ma défaveur…

    - Je vais chercher des renforts. Ça prendra le temps que ça prendra, mais j’espère que tu resteras loin de cet endroit. D’ailleurs, j’y vais de ce pas ! Mieux vaut pour ta part que tu rentres tranquillement chez toi, pendant ce temps. Invite une fille pour t’éviter d’y penser ou je n’sais pas quoi, mais suis mon conseil ! T’as intérêt à rester en vie avant mon retour !

    Suite à cette phrase, je dégainai mon sabre, avant d’ouvrir une porte vers mon monde et de m’y engouffrer. Si mes suppositions étaient exactes, une confrontation allait se dérouler entre le hollow et Guriko, ce pourquoi j’empruntai très rapidement le dangai, dans l’espoir de mobiliser des troupes de la septième et de la treizième division. Malheureusement, les démarches pour ce genre d’initiatives étaient très longues. Entre le temps d’attendre l’approbation des capitaines Ukitake et Komamura, sans oublier celle du vénérable Yamamoto, il y avait de quoi avoir peur. Je pouvais tout aussi bien le faire clandestinement, mais j’allais très certainement m’attirer de gros ennuis, et pas seulement à moi, mais à tous ceux qui allaient accepter de me suivre. Une véritable impasse que m’étais-je dis, lorsque j’arrivai enfin au sein même du seireitei, où la nuit était maintenant tombée. Alors que je courais dans mes quartiers, le soleil avait également disparu de la ville de Karakura. L’air était plus frais et plus lourd, ébouriffant quelques peu la chevelure du jeune fils de Sakoto. Puis, un cri strident se fit entendre. Du genre hollow. Un mangeur d’âmes de petite envergure, sur lequel il allait certainement pouvoir se défouler encore un peu. Bien avant la fatidique rencontre…

    Spoiler:
     
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L'heure des révélations [PV:Tôjô]

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