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 A la fin de l'envoi | Gannicus

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MessageSujet: A la fin de l'envoi | Gannicus   Mar 16 Avr - 18:49

    Quelque temps auparavant, plus ou moins deux mille ans de ça...

    Il m'avait fallu plusieurs expéditions pour trouver ce que je cherchais.
    On aurait pu croire qu'un endroit isolé, calme mais pas hostile de par son aridité ou sa population, n'était pas chose si rare à la Soul Society, mais l'expérience me démontra que si. Force me fut faite que de constater que les âmes des humains s'éparpillaient partout, et avec elles, la violence propre à toute forme de cohabitation. Or, il m'était nécessaire de trouver un lieu paisible où je pouvais autant méditer que m'entraîner.

    On aurait pu me rétorquer que le Seireitei devait regorger de sites répondant à tous ces critères. Sans aucun doute, aurais-je répliquer, à la seule différence qu'ils se trouvaient de facto tous au Seireitei et c'était précisément ce que je voulais fuir.
    Non que l'ambiance fut mauvaise entre les Shinigamis. Bien au contraire. L'académie créée une décennie plutôt avait l'avantage, en outre de former les jeunes âmes désireuses de s'investir dans une « mission sacrée », de lier ces mêmes âmes par les expériences et l'amitié. Quand on a étudié, couru, pratiqué, sué et eu peur ensemble, il n'y avait d'autres choix que d'aimer ou de repousser.
    Cette dernière solution était plutôt rare.
    J'étais de cette catégorie.

    Les années passaient, et je ne trouvais pas ma place. A la sortie de mes « études », j'avais été affectée à la section dite de nécromancie, le kidô étant ma spécialité. Ce Corps évoluait à part des Treize Divisions, totalement autonome d'esprit comme de fonctionnement.
    Si je n'avais jamais été une grande bavarde ni connue pour ma popularité, j'avouais facilement que le contact avec autrui me manquait. Or, le Corps des Nécromanciens n'était pas riche en recrues, et les nouvelles têtes se faisaient rares. A force de toujours fréquenter les mêmes personnes – non qu'elles ne fussent sympathiques, mais j'aurais aimé pouvoir choisir de moi-même ceux et celles avaient qui j'allais passer l'éternité - j'éprouvais une lassitude douloureuse, et j'envisageais de demander ma mutation sur une autre mission.

    Ceci supposait donc des compétences autre qu'en kidô.
    Or, je devais admettre que je n'avais pas beaucoup plus d'atout. Mes techniques de combat rapproché provoquaient plus de dégâts sur moi-même qu'à mes adversaires ; quant à ma maîtrise du sabre, elle insuffler à mes opposants plus d'hilarité que de crainte.
    D'où mon désir de m'entraîner assez loin, pour n'avoir aucun témoin de mes jusqu'à présentes vaines tentatives d'amélioration, et surtout protéger le « secret » de mon incompétence notoire. Je ne voulais pas que cela se sut, car cela risquait de compromettre mes chances de changer de poste.

    J'avais à force de tâtonnements trouvé un endroit idéal. Une sorte clairière, coincée entre l'orée d'une forêt et une grande étendue de hautes herbes sauvages, assez distante du Seireitei mais tout à fait accessible par qui possédait l'art du Shuppo. Au moins pouvais-je également perfectionner mes pas rapides. Je ne savais pas trop où j'étais, si ce n'était loin des quartiers où j'avais passé mes premières décennies...
    C'était là que je répétai les figures apprises lors de mes années à l'Académie, dans l'espoir de déclencher quelque chose en moi. Je ne savais vraiment pourquoi j'éprouvai une telle difficulté à me faire à cette discipline. C'était comme si tout mon corps s'y refusait, un mélange de peur et de colère. Oui, je n'étais pas très guerrière. De mon vivant, j'avais plié le cou devant la puissance des événements. Pourtant, j'avais très envie de découvrir l'âme de mon sabre, Hakumei. Puisque nous nous étions choisis, autant dialoguer. Peut-être me sentirais-je moins seule...

    Et je m'entraînais...
    Enfin, j'essayais.
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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Mer 17 Avr - 1:08



Ah, les arènes. S'il en avait été libéré pendant sa vie humaine, il en avait retrouvé le plaisir durant sa vie immortelle. Les mises à mort étaient bien moins fréquentes, lorsqu'on comprenait le sens de cette nouvelle vie, mais ce n'était pas toujours le cas. Lui, il était toujours victorieux alors il ne s'en plaignait pas. Voilà en quoi consistait le rôle du Champion : profiter de la vie et la croquer à pleines dents, tant on ne savait pas quel jour serait le dernier. La différence avec le Ludius, c'était que les Dominus ne descendaient pas souvent les voir. Il s'était adapté au Rukongai, du moins c'était ainsi que se nommait cet endroit, bon gré mal gré. Lui et ses camarades avaient reconstitué les jeux et les entraînements de la gladiature mais ce n'était qu'un ersatz peu glorieux. Il y avait encore les spectateurs et le sang mais cela s'arrêtait là. Pour l'heure, cela lui était largement suffisant, mais pour combien de temps ? Alors il se prenait à flâner parmi les ombres des masures de ce triste endroit. Il avait acquis une petite notoriété en cet endroit, réputé comme le Champion invaincu des arènes : la notoriété de sa vie passée l'avait poursuivi. Ainsi que ses combats réalisés ici. Mais durant son périple à travers l'Empire Romain, il s'était surpris à aimer voyager. Ce qui pouvait expliquer qu'il se trouva loin de ses quartiers habituels en cette triste journée.

Il fut attiré derrière un groupement de bosquets par des cris féminins répétés. Il s'arrêta quelques secondes, reléguant toute pensée lubrique hors de son crâne, puis remarqua qu'on entendait aucun autre son. Elle ne semblait pas se battre, personne ne l'accompagnait. Ce fut donc la curiosité qui le poussa à arriver là. Ecartant deux branches dans un buisson maigrichon, le Gladiateur aperçut une frêle créature aux formes élancées et à la crinière lumineuse. Un sourire amusé se dessina sur ses traits alors qu'il la voyait se démener dans sa robe noire. Une robe ? Ah. Elle faisait partie de ceux qui arborait l'habit des Dominus, du moins ils ressemblaient à ceux-ci. Ils semblaient bien plus prudes que ceux qu'il avait côtoyé durant sa courte vie. Il la regarda quelques minutes s'échauder dans le vent. Tout cela lui rappelait les déboires du petit gaulois avec la Domina. À cette pensée, il lâcha un léger éclat de rire puis se redressa. Que diable faisait cette jeune femme seule en plein Rukongai et en train d'agiter une arme ? Essayait-elle d'apprendre à se battre ? Que c'était cocasse ...

Le Champion contourna le bosquet puis se rapprocha de la blonde, de manière à arriver dos à elle. Il portait, comme à son habitude, deux gladius, façonné à partir des matériaux qu'il avait pu trouver, à sa ceinture. Il la regarda exécuter une série de gestes complexes en se demandant bien à quoi tout cela pouvait servir. S'entraîner seul n'apportait rien, sinon contre un mannequin en bois pour apprendre les gestes nécessaires. On ne pavanait pas avec un glaive en main pour le simple plaisir de sentir la lame fendre l'air. Non, c'était pour l'art de la mort et de la tuerie. Pour le Sang et l'Honneur. À moins qu'elle s'essaya à la danse ? Peu probable, elle n'agiterait pas ses bras dans tous les sens pour quelque chose de semblable. Ah, les femmes ... Leur rôle était d'amuser les hommes après tout. Quoi que celle-ci était apparemment une Domina. Et les Domina faisaient ce qui leur plaisait. Mais Gannicus était d'humeur taquine, et elle était seule ici. Oserait-elle lui faire payer son insolence ?

"Combien de moustiques avez-vous ainsi occis, jeune demoiselle ?" questionna-t-il, un sourire moqueur sur les lèvres.

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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Mer 17 Avr - 19:06

    J'étais tellement persuadée qu'aussi loin de tout, personne ne me trouverait jamais, que je n'avais pas prêté attention à mon entourage. Il fallait également souligner que j'étais entrée dans une sorte d'état second, me concentrant sur une possible connexion avec l'âme de Hakumei. Son approche à travers les buissons, son premier rire et finalement ses derniers pas se firent dans une ignorance totale de ma part. Aussi ne manquai-je pas de sursauter en entendant sa question, provoquant immédiatement le réflexe chez moi de pivoter sur mon pied – tout en grâce, voilà au moins un mouvement que j'avais maîtrise, car semblable à la danse – mon zanpakutô tendit à bout de bras. Techniquement, cette manœuvre se soldait avec la lame à deux millimètres du cou de l'adversaire, mais mon étranger se contenta d'esquiver le tout en se fendant avec orgueil et culot d'un unique geste du torse en arrière, décalant sa personne de la dizaine de centimètres nécessaire. Emportée par mon élan, je trébuchai sur le côté, avant de reprendre mon équilibre du mieux que je pouvais, le giflant cependant au passage de ma longue queue de cheval.

    Le cœur battant la chamade, à cause de mes exercices mais aussi un peu de la peur, je l'examinai, laissant une certaine distance entre nous. Sa tenue m'indiquait clairement qu'il venait des quartiers pauvres, sûrement un endroit avoisinant mon petit coin à moi, et je notai ses glaives avec une levée d'un seul sourcil étonné et interrogateur.
    Il ne semblait pas menaçant, et son aura ne dégageait rien de bien particulier. J'abaissai donc ma garde, hésitante encore à me rapprocher, mais lui envoya un petit sourire presque timide.
    - « Vous m'insultez, Monsieur. Ne voyez-vous pas que je suis en train de fendre en deux les pets de moustiques ? Avec mon niveau, pensez-vous, les moustiques ont appris à me craindre. »

    Avec le recul, je me rendis compte que je venais d'avouer être nullissime. Un commentaire pouvant être dangereux dans les circonstances actuelles.
    - « Vous devriez vous méfier, vous êtes une cible bien plus conséquente qu'un moustique. Je pourrais poser une réelle menace à votre sécurité. »
    A bien y réfléchir, quand on voyait la stature et les cicatrices de cet homme, je me doutais que j'avais affaire à un pro. Se promener avec des armes dans ces régions de la Soul Society, c'était un appel à se faire attaquer. Mes efforts avaient dû lui paraître absolument ridicules et je sentis le rouge monter à mes joues.

    Mais la peur était toujours là. Que faisait-il ici, au milieu de nulle part ? Etait-il seul ? Bon, je n'avais qu'à m'éclipser par shunpo si nécessaire mais... Et là, je réalisai que je portai l'uniforme de shinigami. Oserait-on m'attaquer, alors que ce vêtement noir voulait dire que j'avais été entraînée à l'utilisation du reiatsu ?
    J'hésitais.
    Son sourire était communicatif, mais encore une fois, des diables à la face d'anges... Mais encore une fois, j'étais une Shinigami. Je n'avais pas à avoir peur.
    Mon cerveau me disait quelque chose, mon instinct autre chose.
    Et je pouvais toujours l'immobiliser ou m'enfuir...

    J'avançai donc de quelques pas, tentant encore et encore de prendre sa mesure.
    - « Je suis Masaye... Asatsuyu Masaye, Terreur des moustiques. Et vous, quel titre opposez-vous à une telle renommée?  »
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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Jeu 18 Avr - 13:06

Son entrée en scène l'avait faite sursauter, hé hé. Il se fendit en arrière pour éviter la lame menaçante de la jeune femme, tout en lui offrant un sourire narquois. Jolis minois. Elle tourna sur elle-même et sa longue chevelure vint fouetter le visage du Gladiateur, qui semblait avoir perdu toute concentration à la vision d'une certaine chose. Hum. L'éternelle faiblesse de l'homme. Elle recula et l'observa. Lui, il mit les mains sur les poignées de ses gladius et la dévisagea, toujours avec son sourire. Jamais fruit interdit n'avait paru aussi alléchant. Dommage qu'elle fut une Domina, à la voir s'intéresser ainsi au maniement des armes, elle l'aurait été d'autant plus par les arts de la gladiature, du moins il l'espérait. Elle lui renvoya un petit sourire, juste assez pour le faire ricaner doucement. Il avait encore envie de taquiner cette jeune demoiselle, par l'insolence qui lui était propre. Après tout, durant sa vie humaine il ne s'en était pas privé. Même s'il avait participé à la rébellion, il gardait un respect mesuré pour les personnes sensées être de condition supérieure. La débauche et le stupre ne semblaient pas être monnaie courante dans le monde des esprits, de plus. Ainsi, c'était une tout autre sorte de caste qui se profilait là.

Elle répondit cependant avec humour à sa diatribe. Le Champion admira le trait, puis croisa les bras. Elle se ravisa cependant, et entrepris de le menacer. Gentiment certes, mais il y avait un certain sous entendu là. Oh, il n'en prit pas ombrage. Et alla même jusqu'à trouver ça amusant. Voyant qu'elle dévisageait ses gladius, il les tapota et hocha la tête.


"Oh, ne vous inquiétez. À la différence des moustiques, je peux piquer une bonne centaine de fois avant de prendre une claque." plaisanta-t-il, sur un ton quelque peu équivoque.

Il ne se méfiait pas réellement d'elle. La Dominia était seule et aucun garde ne pourrait la protéger ici. Il avait entendu parler de pouvoirs étranges et d'autres faits divers mais n'y avait jamais vraiment cru. Cette vie n'était faite que de misères éternelle, alors pourquoi en serait-il autrement ? Un pâle reflet de leur gloire d'antan, où ils passeraient des centaines d'années à regretter leurs actes passés. Enfin, ça, ce n'était pas le lot de tous. Gannicus était fier de sa vie humaine. Il l'avait bien vécue, avec Sang et Honneur. Il aurait aimé s'y attarder, mais maintenant qu'il avait l'éternité devant lui, cela laissait augure à de nombreuses perspectives. De plus, que la délicate personne qui lui faisait face fut une femme, justement, endormait la moitié de ses sens. Jamais il n'avait vu de femmes tenir une arme sérieusement. Ce n'était pas leur rôle. Alors que pouvait-il bien risquer ici ? Il était en terrain conquis, voilà tout.


"Moi ... et bien, je pourrais vous dire que je ne suis qu'un vagabond qui se pavane au milieu du Rukongai, mais vous ne me croiriez pas." commença-t-il, soupirant en regardant en l'air, cherchant une réponse appropriée.

"On m'appelle Gannicus. J'ai plusieurs surnoms, mais je gage que vous m'en choisirez un autre d'ici la fin de la journée. Enchanté de vous rencontrer, Masaye. Je prononce bien ? Masaye, la terreur des moustiques." fit-il, articulant péniblement le nom de la jeune femme.

Il n'était pas encore au fait des us et coutumes de la plupart de ces gens et ne comprenaient, souvent, pas grand chose à leur charabia. Il haussa les épaules et regarda autour de lui.


"Vous vous entraîniez à manier ce sabre ridicule ?" se gaussa-t-il, pointant d'une main nonchalante le zampakutô de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Ven 19 Avr - 19:54

    En dépit de toute raison, je décidai de lui faire confiance. Il n’émanait de lui aucune émotion négative et s'il avait voulu m'attaquer, encore une fois, il l'aurait fait depuis longtemps. Le reste de notre échange me confirma ce que je pensais. Souriant en coin devant la pique à double signification, je lui prêtai une attention soutenue pour tenter de percer ses secrets, mais petit à petit je fronçai les sourcils. Plusieurs choses me dérangeaient dans son discours.
    - « Vous êtes et serez Gannicus, si c'est votre choix. Je ne nomme pas les gens, pas sans raison sincère.  »
    Il ne comprendrait pas pourquoi j'étais contrariée à l'idée de lui donner un surnom. Mais j'avais trop souffert du poids des mots auparavant pour ignorer le danger qu'il y avait à accoler un adjectif à une personne. Surnommer, c'était quelque part juger, et je ne prétendais pas à cette capacité ou à ce pouvoir. Je laisserai les gens être ce qu'ils veulent être, et je ne leur collerais aucune étiquette.

    - « Votre nom m'est tout aussi étrange que le mien à votre langue. Mais je vous en prie, je vous autorise à oublier mon titre de noblesse. Il ne faut pas abuser des bonnes choses, n'est-ce pas ? » Au jeu des non-dits, j'avais ma place, et je n'allais pas lui faire l'affront de ne pas répondre à son défi. Mon regard s'adoucit finalement, quand je compris que j'avais devant une âme nouvellement arrivée à la Soul Society, ignorante encore des modes de vie locaux.
    Avec un geste, je l'invitai à se rapprocher de mon « campement », à savoir une couverture et un sac contenant un livre, une serviette et une outre d'eau. Techniquement, en tant qu'âmes, nous n'avions ni faim ni soif... sauf si nous avions un reiatsu élevé, dans quel cas l'eau restait un besoin physique. Je m’asseyais en seiza, posant Hakumei devant moi.

    - « Ceci n'est pas un sabre ridicule. C'est un zanpakutô et il se nomme Hakumei – ça veut dire le crépuscule dans ma langue natale. Il est une partie de mon âme, pour simplifier les choses. » Après avoir une rasade, je lui tendis mon outre, curieuse de voir s'il avait soif. Ceci dit, il pourrait très bien prendre l'eau par simple politesse, mais quelque chose me soufflait que sans être rude, Gannicus était rustre et qu'il ne s'était jamais embarrassé de suivre des « bonnes manières » si cela ne lui convenait pas.

    - « Et sachez que je vous crois, ô vagabond des terres de la Soul Society. C'est un passe-temps dangereux, que de se pavaner, particulièrement dans les quartiers les plus isolés. Je pourrais vous mettre en garde, mais vous me semblez à même de prendre soin de vous.  » Cela faisait longtemps que je n'avais autant parlé. J'étais du genre plutôt silencieuse, et c'était généralement moi qui écoutais. « Vous semblez ignorer beaucoup de chose sur notre nouvelle vie, puisque vous ignorez que je suis une Shinigami. A moins que vous ne vous moquiez de moi, ce qui ne serait pas gentil de votre part.  » Et je fis une moue, gonflant mes joues, pour lui prouver que mon accusation était faussement lancée. « Aussi je vous conseille de ne pas vous moquer des zanpakutô et des Shinigami en général. La plupart de mes collègues ont un sens de l'honneur – le leur en particulier – qui ne se prête guère à l'humour. D'autant plus que ces sabres sont autre chose que vos bouts de bois et de métal. Ils ont des pouvoirs au combien dangereux... par exemple, ils ont tous la capacité de tuer une âme, et pas simplement le corps. Mourir ici, à la Soul Society, c'est mourir pour de bon. Vous devenez énergie spirituelle qui construit ce monde. Ne gâchez donc pas cette « seconde vie », sauf si c'est votre souhait, bien entendu.  »

    Et je penchai la tête sur le côté, curieuse de voir sa réaction à tout cela...
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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Mer 1 Mai - 12:29


Le Gladiateur arqua un sourcil puis laissa échapper un sourire en coin amusé. Bah, après tout, elle faisait comme elle voulait. Les seuls surnoms auxquels il attachait de l'importance étaient 'Le Gladiateur' ou 'Le Champion'. Alors, forcément, on ne l'appelait pas ainsi tous les jours. Cela le définissait mieux qu'aucun autre mot n'aurait pu le faire, c'était l'essence même de son âme. Il était gladiateur, et champion. Peu importaient l'époque et les circonstances, c'était un fait indéniable. Quand à ce titre de noblesse ? En avait-il utilisé par mégarde ? C'était pas son genre. Ah. Du sarcasme. Hé hé. Ouais, il l'aimait bien cette petite. Domina ou pas, d'ailleurs.

"Ah ah. Bien sûr que si : c'est surtout des bonnes choses qu'il faut abuser." lâcha-t-il avant de la suivre.

Elle l'invitait à casser la croûte ? Bah, pourquoi pas. C'était un plaisir qu'il avait toujours aimé partager. Et il fallait dire qu'il avait diablement soif sous ce soleil. Peu de ses pairs s'abreuvaient à sa manière, et il avait mis ça sur le simple fait de ses souvenirs. Après tout, peut être que son âme avait l'impression d'en avoir besoin. Ce n'était pas chose vouée à le préoccuper : il le faisait et cela lui procurait du plaisir, pourquoi diable s'en plaindre ? Il accepta la gourde de la jeune femme et en goûta le nectar ... aqueux. Il reboucha l'outre et s'essuya la bouche du revers de la main.


"De l'eau ? Hum. Sous un tel Soleil, on ne peut qu'avoir soif, en effet, mais j'escomptais que quelqu'un de ton rang aurait quelque chose de plus ... épicé." fit-il, toujours sur le même ton badin.

Il jouait sur les termes pour taquiner la jeune femme, il en avait toujours été ainsi après tout. Il ne changerait pas tout simplement parce qu'il était mort. Il s'assit brutalement en face d'elle. Il n'avait jamais été utile d'apprendre les bonnes manières à un gladiateur.


"Donc ce ridicule petit gladius est un fragment de ton âme ? C'est intéressant. Je vois pas à quoi ça peut servir, mais c'est intéressant." lui répondit-il, attrapant un bout de bois pour jouer avec la poussière du sol.

Il l'écouta patiemment. Ce n'était pas la première fois qu'il entendait parler de Shinigamis. Mais, tout aussi étrange que cela pouvait paraître, c'était bien plus intéressant en cet instant. Quand un joli bout de femme vous faisait la leçon, tout devenait plus intéressant. Oh non, ce n'était pas de la lubricité. Non, non. Juste de l'intérêt pour cette douce créature au caractère bien trempé. Une Shinigami, donc. Bah. Domina ou Shinigami, quelle différence ? Ils s'érigeaient le droit de faire la loi et de dicter leurs quatre volontés aux autre habitants de ces terres. Mais Gannicus était un Gladiateur libre, et ça, il n'était pas prêt de l'oublier. Pas plus que les longues années de bataille qui avaient suivi la révolte de Spartacus. Spartacus ... un vrai crétin celui là. Un authentique Thrace ...


"Une Shinigami ? Bah, tu sais, tu ressembles plus à une Medica qu'autre chose. Vêtue comme ça, et avec un petit couteau." se moqua-t-il, répondant à sa moue provocatrice.

"Cette vie est donc la dernière ? Bah, après tout, cela ne me surprend pas. Tant que l'on peut encore y rechercher le Sang et l'Honneur, il n'y a aucune peur à avoir." continua le Gladiateur, l'air légèrement absent.

"Tu vois, c'est justement ça qui fait de cette vie un moment encore plus exaltant. Ah ah, savoir que les types qui peuvent me tomber dessus sont sensés être plus forts que moi : en voilà un bon moteur. Tu me donnes envie d'en défaire quelques uns, de ces Shinigamis. Mais bon, tout ce que l'on peut voir, c'est ce maudit mur qui descend de temps à autre. De toute manière, je suis ici chez moi, alors pourvu que ça dure." se reprit Gannicus, reprenant sa bonne humeur habituelle.

"C'est bien dommage que tes collègues ne soit pas prompts à l'humour, c'est bien une des meilleures choses que les Dieux aient inventé ici-bas ... ou haut, selon comment on voit les choses. Disons que le Rukongai forme le bas." conclut-il, se tournant vers les arbres de la clairière.

"Et toi, dis moi, t'es une noble ? J'en déduis que c'est pour ça que t'as le droit de porter cette écharde qui peut tuer les âmes ? C'est le privilège des Domini, c'est ça ? Hum, pardon : Shinigami ?"

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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Jeu 2 Mai - 20:53

    Je ne pus retenir ma première réaction : d'un geste de la main, je canalisai mon reiatsu pour former une rafale d'énergie qui envoya bouler Gannicus plusieurs mètres plus loin. En mon moi intérieur, je tressaillis : il aurait dû atterrir à l'autre bout de la clairière, mais il avait inconsciemment paré mon coup. Cependant, l'effet était le même et j'eus un rire franc à voir sa tête lorsqu'il se releva.

    - « Voici ce que mon petit couteau me permet de faire, Gannicus. Et encore, ce n'est même pas une technique, tout juste un acquis fondamental. »
    Je ne pus m'empêcher de me vanter un peu, ne serait-ce pour qu'il me regardât autrement qu'avec ce petit sourire paternaliste en coin. Par moment, j'avais l'impression qu'il allait me tapoter la tête, tel un aîné devant sa benjamine. Je le laissai en silence pendant un moment, parce que je n'avais pas envie de parler, et surtout parce que je ne savais pas dire ce qu'il me fallait lui énoncer.

    - « Je ne suis pas certaine que vous trouverez « Sang et Honneur » ici au Rukongai. Du sang, oui, sans contexte. Mais de l'honneur ? La Soul Society a une morale bien à part ; il n'y a pas de justice si ce n'est la détermination à ne pas mourir. Sans justice, il n'y a pas d'honneur. »
    L'amertume dans ma voix pouvait se percevoir pour quiconque y prêtait attention. Je n'avais pas accepté que le « paradis » promis se développait réellement sous la forme d'une société profondément injuste, avec des quartiers riches et beaux, et des ghettos pire que les favelas les plus crasseuses. A quoi bon mourir, si c'était pour passer le reste de son existence opprimé ? Si c'était ça, le paradis, qu'étaient donc les Enfers ?

    Je secouai la tête, autant pour chasser ces pensées que pour signifier une négation envers Gannicus.
    - « Noble ? Moi ? Pas du tout. Techniquement tous ceux qui montrent une affinité à percevoir ou manipuler le reiastu peuvent s'inscrire à l'Académie. Ce qui veut dire, tout le monde, mais seule une poignée y arrive réellement. Vous pourriez devenir Shinigami, Gannicus. Vous en avez le potentiel, clairement... Et arrêtez de traiter Hakumei d'écharde, sa lame est à la base plus longue que votre joujou de bois ! »
    Et je croisais les bras, tournant la tête de côté, l'ignorant totalement.

    Mais au bout d'un moment, je repris, d'une voix hésitante, car moi-même n'avais-je compris réellement ce système de famille noble et de « naissance » au sein de la Soul Society. Hum, je me demande si la bibliothèque avait des ouvrages sur ce sujet.
    - « La partie derrière le mur, c'est le Seiretei. C'est là où résident les Shinigamis, membres du Gotei 13 – car il y a treize divisions – ou les Nécromanciens, les membres de la Cour du 46 et bien d'autres choses encore. Le Seireitei existe pour protéger les âmes, et s'assurer que toutes viennent ici ou aux Enfers, au lieu d'être dévorées par un Hollow ou en devenir un. Ce n'est pas une question de noblesse, bien qu'il existe des familles nobles. »
    Je haussai les épaules puis changeai de position, pour m’asseoir en tailleur.  « Et je suis toujours en colère contre toi... »
    Noterait-il le changement au tutoiement? Qu'importe. Il m'amusait, et ça faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de parler. Juste parler.
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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Lun 27 Mai - 1:16

Le vent qu'elle généra du dos de la main fit rouler le gladiateur en arrière. Croyant à un mauvais coup du sort, il resta dos à terre, regardant le Soleil du Rukongai. Houlà. C'était quoi l'embrouille ? Il se redressa, posa la main sur son gladius et regarda d'un autre oeil cette frêle créature. C'était elle qui avait fait ça ? Heu. Ouais ? Une prêtresse ? C'était là le pouvoir des Dieux ? Non, seulement un truc de passe passe. Ou alors, elle avait pas mal de chose à lui apprendre. Ce nouveau monde était décidément bien étrange ! De la magie, et des monstres. Ah ah, de mieux en mieux ! Mais il fallait avouer que ces petits tours, c'était de la triche. Il resta pourtant à bonne distance de la jeune femme.

"C'est quoi ça ? Tu me dis que ... attends voir, vous pouvez TOUS faire ça ?" grogna-t-il, montrant le zampakutô de la jeune femme.

Il haussa les épaules, et ricana en secouant la tête.


"De la triche, ce truc. J'suis sûr que ça vaut rien dans une arène." grommela-t-il, en se rasseyant aux côtés de Masaye.

Certes, son tour l'avait légèrement inquiété. Pas de quoi en faire un plat, il était assez terre à terre pour accepter ce qu'il voyait. La vie était trop courte pour s'encombrer de ce genre de détails. Il n'était qu'au début de son éternité, après tout. Il approcha lentement sa main du petit couteau, puis s'arrêta au milieu de son geste et se ravisa. Il avait l'impression que ce truc était personnel, que c'était trop intime. Pourquoi cette sensation l'avait arrêté ? Bah, il n'en savait rien. Il le sentait, le savait.


"L'honneur est relatif. J'me bats pour le mien, qui m'est propre. Alors que la justice, bah, ça dépend de ceux qui la dictent. Pour avoir vu les fosses de mes propres yeux, je peux te garantir que la Justice n'est pas universelle. Elle n'existe pas, ce n'est qu'un concept pour se justifier à nos propres yeux." lui répondit-il, ricanant du parallèle justicie-justifier qu'il venait de faire.

Ce n'était pas vraiment une tirade philosophique, pas de sa part. Plus une vision de voir les choses. Son honneur, il tenait à deux choses : le style, et la victoire. Alors qu'on ne vienne pas lui demander de faire justice, ça il s'en moquait. Après, il avait ses penchants. Il préférait tabasser une bande d'ivrognes que les laisser abuser d'une femme. Pourquoi ? Peut-être parce que c'était un plus gros challenge. Ou alors, parce qu'il ne supportait pas tout ce qui avait trait à la domination et à l'esclavage. Pourquoi était-il mort, de toute manière ? À cause de cela. Foutu Spartacus.


"Moi ? Shinigami ? Ah ah ah !! Elle est bien bonne !" éclata-t-il de rire en se frappant la cuisse.

"Je ne suis pas un de ces tricheurs, très chère. Je me bats qu'avec mon Gladius, et qu'il soit en bois n'enlève rien au fait qu'il surpasse Huku ... Haka ... Hum. L'Echarde." continua-t-il, peinant à prononcer le nom de l'étrange arme de Masaye.

Puis elle partit dans une explication des quelques familles qui trônaient derrière ce gigantesque mur. Le Gladiatuer l'écouta patiemment, mais il y avait trop de nouvelles données pour qu'il ne comprenne vraiment de quoi elle parlait il acquiesça plusieurs fois. Fit la grimace en plus de fois. Puis termina en haussant les épaules. Tout cela semblait bien trop compliqué, d'autant plus qu'elle laissait entendre que cet organisme avait un rôle important. Pourquoi se mettre sur un piédestal ? Ils savait user de leur Reiat... Bordel, foutus noms.


"Holà, holà. Déjà, c'est quoi le Reiatsu ? Ensuite ... heu ... j'comprends pas à quoi ça sert les 'Shinigamis', t'as l'air de dire qu'ils pas juste là pour être les grands maîtres des Enfers. Et puis ... Hollow ? Non, mais ... j'ai pas eu de récapitulatif en arrivant, moi. C'était déjà bien compliqué, et t'es en train de me dire que j'suis même pas au début de mes surprises ? Bordel. Bah mieux vaut le Rukongai !" grommela-t-il, fronçant les sourcils sous l'effort de compréhension que les paroles de Masaye lui demandait.

"Et t'es toujours en colère contre moi ? Ah ah ah. Que dois-je faire pour apaiser la colère d'une grande Sorcière comme toi ?" répliquant sur le même ton taquin que naguère, sans remarquer qu'elle était devenue plus familière avec lui.

Là, au moins, il retombait sur ses pattes. Les histoire de fin d'âmes et autres, il en avait assez soupé. Il ne comprenait pas grand chose au pourquoi du comment et c'était très bien comme ça. Mais la discussion avec Masaye soulevait bien trop de questions, et il n'aimait pas ça. Mieux valait se contenter de ce qu'il savait sans chercher à aller plus loin. Car sinon, ce serait un long voyage. Et il n'en connaissait pas l'envergure, alors mieux valait rester campé sur ses positions et éviter de penser trop loin en avant. Vivre au jour le jour, point barre. Pas partir dans un aventure sans queue ni tête. La dernière cause pour laquelle il s'était battu, il l'avait plutôt salement payé.


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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Lun 27 Mai - 18:13

    - « Arène ? Gladius ? Fosse ? Qu'est-ce que c'est ?  » Ce fut à mon tour de cligner des yeux avec un regard perplexe. Très rapidement, le questionnement se vit remplacer par la curiosité.  « Si ce n'est pas indiscret, j'aimerais en savoir plus sur ton pays. Cela semble tellement différent de ce que j'ai vécu. »

    Je soupirai. De mon vivant, je n'avais pas pu voyager ou apprendre comme je l'aurais voulu. Depuis mon arrivée ici à la Soul Society, j'avais rencontré et appris tant de choses, et que le regret me saisissait parfois violemment. Certes, je n'avais nullement décidé le destin qui avait été le mien. Il n'en restait pas moins ce constat que j'avais vécu la quasi-totalité de mes années en tant que captive.

    - « Appelle-moi encore sorcière et tu connaîtras le goût de ma colère. Peut-être une réelle démonstration de ce qu'une âme maîtrisant son reiatsu est capable de faire, afin que tu arrêtes de me traiter de tricheuse. Je t'ai battu, un point c'est tout. La prochaine fois, esquive ou réponds. » Et je lui tirai la langue, pour me moquer et le provoquer.

    - « Hakumei. Ha-ku-mei. Et je ne vois pas où tu vois une écharde... » J'examinai mon sabre d'un œil critique. Il n'était pas petit, juste adapté à ma taille, ce qui faisait que la lame légèrement courbée mesurait au moins soixante-dix centimètres. Elle était fine, maniable, discrète. Oui, j'aimais bien mon Hakumei, définitivement la meilleure chose qui m'était arrivée depuis mon enrôlement forcé à l'académie.
    Devant ses questions, je tentai de construire un discours semblable à celui de mes professeurs. Mais cela me semblait fou que personne ne lui eût expliquer tout ça. A se demander comment il avait survécu.

    - « Pour commencer, il faut accepter que notre corps est une sorte d'illusion. Nous sommes morts, nos corps sont en train de se décomposer quelque part. Nous ne sommes plus que âmes. Notre corps, ce monde, notre « vie » est fait d'énergie spirituelle. Si nous devions « mourir » à nouveau, notre « âme » irait rejoindre l'amas d'énergie spirituelle présent ici. Nous deviendrons tous un bout de la Soul Society. Cette énergie est appelée reiatsu, et la sentir autour de soi est un prérequis pour devenir Shinigami. » Je condensai une boule d'énergie dans ma main, orbe tourbillonnante et presque scintillante.  « C'est pour ça que certains d'entre nous ont soif alors que techniquement, nous ne connaissons aucun travers du corps. Nous avons soif parce que nous consummons malgré nous du reiatsu. Donc oui, tous les Shinigamis sont capables de faire ça. Cependant, certains préfèrent la voie des lames, et se contentent de la maîtrise la plus basique. Chacun son truc..  »

    Je haussais une épaule, pragmatique de nature.
    - « Les Hollows sont des âmes qui n'ayant pas pu atteindre la Soul Society, ont été dévorées par leur propres terreurs humains, et se sont transformées en monstre dévoreur d'âmes. Aucun d'entre eux ne viendrait ici pour se faire trucider, donc ce n'est pas important pour toi. Tout ce qui compte, c'est qu'il y a des Shinigami comme moi qui protégeons la population de la Soul. »
    Et là, je le regardai, tapotant son genou d'un air rassurant, totalement ironique. Ceci dit, j'avais beau me moquer de moi-même, le fonds demeurait que j'avais raison. De nous deux, c'était moi, la guerrière, et lui le civil éploré. Enfin, en théorie.
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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Lun 27 Mai - 21:24

Elle posait des questions sur des choses si évidentes pour lui que c'en était difficile de répondre. Mais à y réfléchir, elle devait se dire la même chose sur lui. Les deux appartenaient à des mondes totalement différents. Leur allure en témoignait d'elle même. Gannicus soupira et chercha quelques secondes les mots pour répondre à Masaye. Autant commencer par le plus simple. Il dégaina son gladius et le posa entre elle et lui.

"Gladius pour ... Glaive. Il me semble. Celui là, je l'ai fait tout seul, mais il est plus symbolique qu'autre chose. Autrefois, j'étais un esclave. Un esclave qui a gagné sa liberté dans les jeux de l'Arène. Là où le Sang et l'Honneur se jouent. Je me suis affranchi par le combat, si tu veux. Et la Fosse, c'est la version ... sombre de l'Arène." commença-t-il, cherchant comment il pouvait définir un endroit tel que les Fosses.

"Commençons par le début. Dans mon pays, les Lannistes entraînent les Gladiateurs. Ce sont nos maîtres, ils nous ont acheté. Et ils nous entraînent. Le meilleur d'un Ludius - endroit où les Gladiateurs naissent - est nommé Champion. Et le Champion du Ludius Batiatus, c'était moi." poursuivit-il, hésitant sur la tournure des mots.

"Tu comprends ? Et nous nous battons dans l'Arène, pour le plaisir des spectateurs. Nous saignons et mourrons pour eux. J'ai gagné ma liberté à force de victoires." continua le Champion, voyant peu à peu le regard de Masaye se déformer.

Il ne savait pourquoi, mais il ne voulait pas qu'elle conserve cette image de lui. S'il restait ce Champion impitoyable, il avait tiré un trait sur cette liberté acquise dans le sang. Honneur et Sang résonnaient toujours à ses yeux, mais pas pour le plaisir des romains. Plus jamais cela.


"Et nous avons fini par nous révolter. Raison pour laquelle je suis ici. Les hommes ne devraient pas vivre enchaînés." conclut-il, sans chercher à aller plus loin.

Pour lui expliquer le pourquoi du comment, il aurait du aller chercher beaucoup trop loin et il n'était pas prêt à autant. Pas si vite. On n'atteignait pas aussi facilement le Champion de l'Arène. Il se renferma un peu, regarda le sol et dessina dans le sol à l'aide de la pointe de son gladius, puis sourit légèrement, nostalgique.


"Sorcière ? C'est ce que tu es à mes yeux. Ce n'est que de la magie, chose qui n'est pas pour les hommes tels que moi. Ce n'est pas ainsi que je me bats, ce n'est pas ainsi que je considère mes défaites." conclut-il, on ne pouvait plus sérieux.

S'il y avait une chose à laquelle il tenait, c'était ses victoires et sa force de Gladiateur. Il ne pouvait envisager être défait par autre chose que le glaive, ce n'était pas la même ... catégorie. Oui, on pouvait dire ça. Ce genre de chose, il ne pouvait les toucher, alors il ne pouvait tout simplement pas les envisager. C'était encore bien trop tôt pour ça.


"Hakumei. C'est une écharde parce que dans une Arène, elle serait brisée mille fois avant de porter son coup. C'est quelque chose fait pour la rapidité, pas pour le combat. Comment pares-tu ton adversaire ? Comment contiens-tu la rage d'un homme qui ferait deux fois ta taille ? Avec ça, tu ne le peux. J'avais habitude d'user de deux Gladius pour faire face. Et crois moi, avec ça, le combat est perdu d'avance. Ah ah. Sauf pour moi, évidemment." se moqua-t-il, rengainant sa propre arme et réussissant à prononcer impeccablement le nom du Zampakûto.

"Ouais. J'y comprends rien. Je comprends ce que je touche, ça, ce ne sont que des mots. J'avais saisi que j'étais pas comme tout le monde ici, mais ça me permet d'apprécier encore plus ces instants que je peux grappiller au Rukongai. Alors je m'en contente. Ce que tu fais avec ta main. C'est quoi ? Encore un maléfice ? Ou un truc de Shinigami. Ah ah, le jour où me serais mis à faire des trucs aussi stupide, t'auras le droit de m'en coller une. Tu dis que j'ai la trempe pour en être un. Et moi j'te dis que vous avez rien qui puisse me plaire." lui répondit-il, éludant son tour mystérieux d'un geste négligent de la main.

Il en apprenait, en vérité, beaucoup. Mais ce n'était pas sa façon d'appréhender le monde qui allait l'aider à faire la part des choses. Il y avait décidément plein de choses encore mystérieuses ici bas, mais ça ne l'intéressait pas. Il préférait profiter de ce repos tant mérité. Rester avec ses proches, prospérer et vivre au jour le jour. Pourquoi se prendre la tête avec autant de paradoxes et questions ? Pourquoi ne pas rester sur la touche avec une bouteille de gnole et un sabre dans la main ? Manquait plus que la jeune fille, et le tableau était parfait.


"Hollow ? On dirait presque des monstres, comment tu le décris. Bah, des gars qui ont pas eu de chance, Pourquoi faudrait les tuer ? Y'a pas un moyen de profiter tranquillement de cette après-vie ? Quant au fait que vous nous protégiez ... c'est bien sympa, mais j'm'occupe déjà très bien de moi-même. Non pas que j'vous aime pas, vous les Shinigamis. Mais je préfère ne devoir mon salut à personne d'autre que moi." lui répondit-il.

Le ton de la conversation avait viré un ton un poil trop sérieux au goût de Gannicus. Mais il tirait de cette jeune femme un flot intarissable d'informations. Il ne se posait pas même la question de s'il devait la croire ou non. Il y avait déjà beaucoup de chose qu'il supposait au sujet de ces gusses qui vivaient de l'autre côté du mur. Et elle ne faisait, au fond, que confirmer ses doutes : des gens louches qui faisaient des trucs louches. Mais tant qu'ils ne venaient pas leur tirer dans les pattes il les laisserait tranquilles. Hors de question de redevenir un esclave. Quant aux Hollows ... qu'ils viennent se frotter à lui !


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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Mar 28 Mai - 20:18

    Si mon regard s'était assombri au fil de la discussion, ce n'était pas par désapprobation envers les actions passées de Gannicus, mais bien à cause du triste constat que partout dans le monde, la violence et la domination existaient. Était-ce donc ça, la nature profonde et réelle de l'Homme, ce désir d'assouvir sans foi ni loi.
    Instinctivement, je pris la grande paluche du gladiateur entre les deux miennes, sentant les cales prouvant qu'il avait toujours et même maintenant combattu, alors que mes paumes étaient encore douces, si ce n'était pour le bout des doigts où les cordes de musique ou de filage avaient eu raison de ma peau. Ce que je ressentais à ce moment, je n'arrivais pas à l'exprimer, si ce n'était une intense connexion avec cet inconnu. Nous avions vécu les mêmes tourments, et pourtant, nos vies étaient inversées. J'avais subi et laissé glissé sur moi, m’accommodant du mieux que je pouvais, alors qu'il avait combattu. Après notre mort, il avait pourtant décidé de ne penser qu'à lui, alors que j'avais encore une fois enduré la décision faite pour moi que de me consacrer à autrui.
    - « Je sais très bien ce que ça fait que de ne pas être libre. J'ai vécu pour le plaisir d'un autre, et je suis morte tout aussi … esclave. La seule différence, c'est que je n'avais pas la possibilité de me rebeller. Je me demande d'ailleurs si j'en aurais eu la force de caractère, ceci dit.  »
    Je reposai sa main avec une petite tape amicale sur le dos, m'étonnant encore à quel point nous pouvions presque être les deux faces d'une même pièce.

    - « Les Hollows sont des monstres. Des âmes qui ont perdu toute humanité, tout sentiment, si ce n'est le désespoir le plus violent. Les Hollows s'en prennent aux autres âmes, et même aux vivants, et dans ce cas, généralement leurs proches. Ici, à la Soul Society, tu profites de ton autre vie dans un confort plus ou moins relatif...  » et il pouvait largement sentir l'acide dans mes mots. J'avais eu la chance d'être recueillie dans une « famille » très aisée, mais beaucoup devaient se contenter de la misère des bas quartiers. Tu parles d'un paradis... « Mais nombreuses sont les âmes qui n'arrivent pas ici. Et sans la présence du Seireitei, les Hollows auraient attaqué ce lieu depuis longtemps. »

    C'est fou ! J'avais été recrutée contre mon gré à l'Académie, et je n'avais aucune envie de me battre, pour moi comme pour les autres. Pourtant, je me retrouvais à être vexée par l'attitude de ce beau gosse qui pensait avoir tout vu niveau combat. Les humains peuvent être parfois être idiots, même morts.
    - « Quand à survivre à un Hollow. Sans maîtrise de ton reiatsu, c'est impossible. Imagine une fourmi qui veut détruire un bœuf. » Pour lui prouver mes dires, j'intensifiai mon énergie spirituelle et la dirigeai vers lui. Aucune menace, juste une « présence » forte, jusqu'à en devenir étouffante. S'il était combattant, il devrait prendre ça pour du charisme ou de l'aura. A mon niveau, je n'étais capable de le faire frissonner, peut-être avoir des difficultés à déglutir et se sentir opprimé. « Et je ne suis que novice. Imagine ceci décuplé au millième, avec des « odeurs » de sang et de mort, et tu commences à voir ce qu'est un Hollow. »

    Je soupirai, calmant mon reiatsu. Pour cacher mon trouble, je bus un peu, lui tendant encore une fois l'outre.
    - « Hakumei est capable de te trancher en deux. Les zanpakutô ne sont pas que des lames, ils ont eux aussi... une sorte d'âme. Je te l'ai dit. Nous nous choisissons mutuellement. Seul un autre zanpakutô peut en briser un autre. Mais je suis d'accord avec toi sur le principe : je ne suis pas forte comme toi, et je ne le serai jamais. Pas comme toi. Je tire ma force d'une autre partie de moi-même. Mon âme. Ici, nous sommes tous énergie. Energie physique, ou énergie mentale. Tu privilégies le corps, mais sache qu'ici, à la Soul Society, tu ne seras jamais le meilleur, le champion, car il te manquera toujours la part d'âme dans tes attaques. La Division Onze regroupe des Shinigami qui pensent comme toi, mais ils ont tous appris à maîtriser leur reiatsu, pour être encore meilleurs. »

    J'eus soudain un sourire taquin et j'enfonçai un doigt titilleur dans son genou.
    - « Voilà ce que le Seireitei peut t'offrir : des adversaires et des combats. Peut-être aussi le sentiment de protéger les autres, de servir à quelque chose de bien, de plus grand que soit. Le sentiment de ne pas dépendre de gros bras orgueilleux ou de petites crevettes comme moi. Tu veux ne compter sur toi-même ? Bien, mais donne-t-en les moyens. Enfin... si tu y arrives...  »

    Je me mis à genoux et j'avançais vers lui, en prenant appui sur mes mains, jusqu'à ce que je sois devant lui. Des doigts caressèrent sa joue avant de tirer sur ses genoux, comme une enfant pourrait le faire :
    - « Tu es faible, Gannicus. A quoi bon toute ta force si tu ne me touches pas ? Il me suffit d'un seul et unique coup pour transpercer ton rein ou ton cœur. Si nous devions combattre sabre contre sabre, tu gagnerai, mais Shinigami contre Gladiateur, je te mettrais une fessée mémorable. Avec mon écharde, d'ailleurs. »

    Je le repoussai en arrière, m'attendant à ce qu'il culbutât, et j'éclatai d'un rire sincère mais quelque part, très satisfait de moi. Masaye, la terreur des moustiques ? Peut-être, mais lui, en dépit de ses moqueries, ne serait capable de me toucher que si j'étais assez bête pour lui en laisser l'opportunité. Gannicus le moustique, donc ?
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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Jeu 30 Mai - 13:39

Le premier réflexe qu'il eut lorsqu'elle lui toucha la main fut de vouloir l'enlever. Ses démonstrations de magie et ses histoires sordides n'étaient pas pour arranger l'appréhension du Gladiateur. Mais il était ici depuis suffisamment longtemps pour savoir rapidement faire la part des choses. S'il était issu d'un monde étranger à ces coutumes, il n'en gardait au final que les traces matérielles, si on pouvait dire. Il était façonné par son existence, mais son esprit avait grandi depuis l'époque de sa mort. Il était devenu prêt à accepter ce genre de choses. Peut être parce qu'il s'en doutait quelque part, il n'aurait su dire. Il était tout autant surpris par la douceur des mains de la jeune femme. À quoi s'attendait-il, il n'aurait sur le dire. Autre chose, c'était tout. Elle avait beau se montrer empathique et réconfortante, elle ne pouvait pas comprendre ce que ses frères et lui avaient vécu. L'esclavage, le sang. Le déshonneur. Mais il ne lui en ferait pas part. C'était une époque révolue et il s'était battu en ce sens. Le moment n'était pas venu pour que Gannicus sorte de sa carapace. Il lui offrit un nouveau sourire compatissant, un brin plus sérieux. Il n'était pas tant hermétique qu'il aurait voulu l'être. Il retira sa main et entreprit de s'étirer, pour chasser ce malaise qui commençait à le gagner. La vie était trop courte pour s'en faire.

"Tes Hollows ressemblent à ce que l'on peut trouver au fond des Fosses. Des humains qui ne le sont plus, des animaux monstrueux et sanguinaires. Et crois moi, je n'y retournerai pour rien au monde. Ce monde peut offrir plus de conforts que certaines contrées, tu sais ... Seul l'ennui est incomparable." lui répondit-il, faisant craquer sa colonne en se contorsionnant dans tous les sens.

"C'est toi qui a dit que j'avais les capacités. Pourquoi j'aurais besoin de vous pour les maîtriser ? Je ferais ça tout seul, comme toujours. Je ne suis pas le seul à être mort lors de notre rébellion." fit-il, en se retournant soudain, préoccupé par quelque chose.

Il regarda derrière lui, chercha puis reporta son regard sur la jeune femme. Il arqua un sourcil, soucieux. C'était de elle qu'émanait cette impression ? Comme s'il était dans un lac, ses mouvements ralentis, jugulés. Une impression écrasante. Quelque chose qui faisait s'accélérer son cœur, qui lui donnait des palpitations et une envie monstre de dégainer son sabre. Ce que dégageaient les grands guerriers, une force insoupçonnée qui était l'apanage de ses plus grands adversaires. Une présence qui faisait naître une peur en lui. De l'appréhension face à un monstre qui lui faisait face. Ce qu'il recherchait dans l'Arène, cette sensation qui lui rappelait qu'il était encore en vie. Il affronta le regard dur de la jeune femme et lui rendit un sourire.


"C'est ça, le Reiatsu ?" jubila-t-il, avant d'essayer de faire de même.

Rien ne se passa, il n'avait fait que contracter ses muscles, se disant que vu son regard crispé, elle avait du faire de même. Bordel, c'était frustrant. Il ré-essaya. Merde. Rien. Peut-être avait-elle senti un légère fluctuation ? Elle lui avait dit qu'il en avait la force, alors il finirait par le faire, c'était certain ! Si les Hollows menaçaient ses frères, hors de question de laisser d'autres personnes que lui leur venir en aide. Il était le Champion, et il ne dépendait de personne. Mieux que ça, il était un Gladiateur libre !


"Donc c'est une histoire d'âme. C'est quoi ? De l'énergie ? Notre volonté ? Je n'ai pas besoin des shinigamis pour protéger mes frères, si vous avez appris ça, je pourrais très bien le faire tout seul. Comme un vrai Gladiateur. Je suis libre à présent, plus personne ne me donnera d'ordres." ricana-t-il, affrontant le regard de Masaye.

Il ne réagit pas à ses contacts sur sa jambe, se contentant de boire à son outre. Il la posa cependant doucement lorsqu'elle commença à lui toucher le visage. Que ... voulait-elle ? Une femme qui faisait ça, en général, ça terminait dans les buissons. Mais pas elle, il la sentait différente. Déjà, elle maniait les armes, ce qui en faisait une exception. Ensuite, elle était savante et bien mieux instruite que lui. Il entrouvrit la bouche, voulant répondre à sa pique. Lui faible ? Bwahahah. La bonne blague ! Elle le poussa cependant en arrière, l'envoyant contre le sol. Il roula sur son épaule et se remit d'aplomb, un léger sourire sur le coin du visage. Il dégaina son sabre de bois et le pointa en direction de la jeune femme.


"Puisque tu es si sûre de toi, prouve le." la toisa-t-il, alors qu'une étrange aura émanait de son corps.

Imperceptible pour lui, mais certainement pas pour elle. C'était intuitif, la simple perspective d'un combat suffisait à animer le cœur du Champion. À faire jubiler son âme et vibrer son être. C'était plus qu'une pensée, c'était une vie de bataille qui résonnait à travers lui : un corps et un esprit forgés dans le même but. Le Sang et l'Honneur.

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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Lun 3 Juin - 20:02

    Je masquai mon visage derrière le tissu de ma manche, pour dissimuler mon sourire moqueur. Le visage contracté, Gannicus ressemblait plus à un homme ayant certains problèmes digestifs qu'à un étudiant tentant de s'éveiller au reiatsu. Et il osait lui parler d'honneur, après ça ? Heureusement que le ridicule ne tuait pas.
    Cependant, il restait sourd et aveugle à une grande vérité de ce monde.

    - « L'enseignement n'est pas un esclavage. L'Académie n'est peut-être pas un monde de liberté absolue, mais seuls les volontaires y sont admis désormais. » Ce n'avait pas été mon cas. J'avais été forcée, arrachée de mon nouveau chez-moi, de ma nouvelle famille. Avec le temps, je m'étais faite à cet état, et j'y avais même trouvé un certain plaisir. « J'ai lu quelque part que la liberté n'est pas de ne pas avoir de liens, mais savoir quand en accepter et en respecter un. » Sinon, le refus de tout se résumait à un mensonge, à une fuite éperdue en avant.

    - « C'est aussi preuve de humilité que d'accepter un enseignement. Et si tu es beaucoup de chose, humble n'est pas l'une d'entre elle. Je ne te connais pas depuis longtemps, mais ça, je le sais. » Je me relevai avec toute la grâce acquise pendant ses années d'esclavage en tout sauf en nom.  « Qu'il en soit ainsi. Shinigami contre Gladiateur. Prépare tes morceaux de bois, petit homme. »

    Moi, provocatrice ? Mais où allez-vous chercher une telle idée. D'autant plus qu'il a dû en voir et en entendre de bien meilleures. Au mieux, Gannicus se moquerait de moi.
    Il n'empêcha que je me mis en garde, Hakumei dressé devant moi, à plusieurs mètres de mon campement. Et au moment où il allait attaquer, je pointai mon doigt vers lui.
    - « Bakudo, voie de liaison 1. Sai. »
    Et hop, il se retrouva avec les bras dans le dos. C'était d'une facilité surprenante. Je m'approchai de lui, pour poser ma lame sur son coup et chantonner un « gagné ~~♥ » !.... qui ne vint jamais.
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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Lun 3 Juin - 22:50

L'enseignement était une forme d'esclavage. Un rapport de maître à élève. Pareil. C'était plutôt amusant de voir comment les choses se séparaient dans l'esprit du Gladiateur. Par moment, il avait encore ces vieilles marques, qui lui faisaient respecter les êtres de caste supérieure et d'autre fois, il faisait preuve d'une forte réaction de rejet à tout ce qui y avait rapport. Dès que le concept de chaînes ou de suprématie sur sa personne ou ses frères était abordé à vrai dire. Suprématie était un bien grand mot, mais tout de même. Mais la petite avait raison sur un point : il n'était pas humble. Ah ah. Il ne l'avait jamais été. Pour un homme qui se galvanisait au son de la foule qui scandait son propre nom, c'était difficile. Il la regarda se mettre en place, dégainer son écharde. Il ne put retenir un petit sourire narquois. Il savait qu'il devait se préparer au pire, mais elle semblait si peu adaptée à une lutte de ce genre qu'il en trouvait presque cela risible.

"Ne t'inquiète pas, je ne te frapperais pas trop fort. Ah !" répondit-il sur le même ton badin.

Elle se mit en garde, le menaçant de son épée. Echarde contre bout de bois. Finalement, c'était approprié. Le Gladiateur sauta sur elle en ricanant, tout en ne perdant pas de ses yeux ses mains. Sa sorcellerie ne marcherait pas : il l'empêcherait de bouger avant ! Ah ah ! Les lèvres de Masaye bougèrent. Il freina sa course, son instinct lui soufflant de se méfier. Puis, soudain, ses bras partirent en arrière et vinrent se coller l'un contre l'autre. Perturbé, Gannicus perdit l'équilibre. Emporté par son élan, il s'écrasa face contre terre, lâcha un 'ouf' de surprise lorsque son torse racla la terre. Il glissa sur deux bons mètres, juste assez pour voir des étoiles. Un goût de sang lui empli la bouche, sans qu'il ne comprenne d'où venait ce maléfice. Elle n'avait pas besoin de bouger pour lui jouer ce genre de tours ? Bon sang ! Il toussa, recrachant un peu de sable qu'il avait avalé. Lui, le Champion, avait littéralement mordu la poussière. Mais il n'était pas vaincu pour autant !

La jeune femme s'approcha de lui, d'un pas un peu trop guilleret. Un sourire se dessina sur le visage du Gladiateur. Oh, elle avait immobilisé ses bras. Il força pour se défaire de ses liens. Sans succès. Elle se baissa légèrement, faisant glisse sa lame vers lui. Gannicus roula sur le côté et lui faucha les deux jambes, tout en se relevant. Un peu brutal, mais aux grands mots les grands moyens. Profitant de la surprise de son geste, il se campa à genoux au dessus d'elle, son regard planté dans le sien. Ses genoux étaient posés sur ses bras, l'empêchant de l'attaquer par ce biais. Il s'approcha de son visage, un sourire goguenard sur les lèvres.


"Leçon numéro une : ne pas crier victoire trop tôt." lui fit-il, goûtant avec plaisir à cette ironie.

"Et m'oblige pas à trouver un moyen de t'empêcher de parler, Masaye. Hé hé." poursuivit-il, avec une lueur animale au fond du regard.

Il fallait dire qu'il n'avait pas l'habitude de se retrouver dans telle position. Lui à cheval sur une femme : on aura tout vu. Le retour de bâton n'allait certainement pas tarder ...


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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Mar 4 Juin - 17:46

    Je glapis de façon très peu martiale, surprise par la rapidité de l'attaque. J'aurais dû me méfier, me douter qu'il n'était pas champion de ce machin... arène ou fosse, que sais-je, sans raison. J'arrivai à amortir la chute du mieux que je pus, m’éraflant la paume des mains, grimaçant tandis que je sentais des petits cailloux s'incruster dans ma peau. Aïe. Mais pas autant douloureux que mon amour-propre, qui subit un second contre-coup quand Gannicus vint me dominer. Satané moustique, il s'accrochait le bougre.

    Cependant, je ne répondis pas immédiatement à sa provocation, trop occupée que j'étais à canaliser une vague de panique et de dégoût qui me prenait à la gorge, me torturant les entrailles. Ce regard, cette éclat au fond des prunelles. Combien de fois l'avais-je vu de mon vivant, alors que je n'étais que poupée captive dédiée aux plaisirs de la cour de mon « Seigneur et maître ». Pendant un moment, mon reiatsu échappa à mon contrôle, énergie tourbillonnante sans impact, juste affolée et cherchant désespérément à s'enfuir, comme le lapin que j'étais. C'était bien pour ça que j'étais mauvaise Shinigami. Je n'aimais pas combattre. Au pire, je courbais la tête, acceptais mon sort et m'en arrangeais du mieux que je pouvais. La vie était une histoire de compromis, et je cherchais toujours à voir le positif dans chaque situation, plutôt que de me focaliser sur tout ce qui n'allait pas. Sinon, je me serais suicidée le lendemain de ma capture.

    Cependant, je n'allais pas vivre ma mort comme ça. Et surtout, quelque part, je sentais que Gannicus n'était pas comme ces autres hommes. Lui aussi avait connu le poids de la domination, et je ne pensais pas qu'il allait s'imposer à moi... pour peu que je lui fisse clairement comprendre ma position.
    Position étant le mot clé dans le cas présent.
    - « Leçon numéro deux : agir, ne pas perdre son temps à parler. Quoi que... dans mon cas...  Bakudo, voie de liaison 9 : Horin. »

    Le kidô pouvait s'exercer du bout des doigts. C'était juste ce dont j'avais besoin et Gannicus allait en faire l'amère expérience. Il se retrouva saucissonné mais, chafouin qu'il était, ne trouva rien de mieux que de s'écraser sur moi. Pour une âme, il pesait son poids, l'animal et ce fut le souffle coupé que je dus, à la limite de l'asphyxie, le diriger grâce à ma vrille, sur le côté.
    Haletante, couverte de poussière, je me redressai.
    - « Shinigami 1 – Gladiateur 0. Moustique tu es, moustique tu resteras. »

    A mon tour de m’asseoir à califourchon sur lui, après l'avoir retourné sur le dos et avoir pris dans ma besace mon pinceau et de l'encre.
    - « Voyons voir...  » Pensive, je commençai par lui peindre le bout du nez, cherchant le meilleur dessin pour orner son front : un moustique ? Une pomme ? Une fraise ? Des moustaches de chat, peut-être?Hum, le choix était large, et la tentation immense. Et encore, je me contentai du visage.  « Une préférence peut-être ? Après tout, c'est ta tronche...  »

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Jeu 6 Juin - 19:44

La ... La garce ! Mais c'était quoi ces tours ? De la triche. C'était pas du vrai combat. Il n'y avait rien de glorieux à triompher d'un adversaire par cette voie. Mais comme aurait dit cette pourriture d'Ashur, une victoire restait une victoire. Sauf que là ... Il ne l'acceptait pas. Il lui avait laissé une fenêtre, certes, elle aurait pu en rester à ce statut quo. Mais non. Il avait fallut qu'elle continue. Rah. C'était frustrant de pas pouvoir bouger, de sentir quelqu'un sur lui sans pouvoir rien faire. Gannicus se tortilla, tenta de se libérer par la force, rien à y faire. Une veine se mit à battre sur sa tempe, alors qu'elle commençait à sortir ses affaires. Elle l'avait dirigé avec une telle facilité du bout des doigts que c'en était frustrant. Il avait à peine pu faire exprès de tomber sur elle, même s'il n'avait pas vraiment su comment il avait fait. Il sentait son regard sur lui, il était le Champion : il ne pouvait pas perdre la face.

"Je trouve aussi que cette position est bien plus confortable. Mais y'a comme un soucis de direction." grommela-t-il, le nez dans la poussière.

Il essaya de se retourner sur le côté, en balançant le poids de son corps. C'était peine perdue. Il la faisait juste à peine bouger. Rah. Une nouvelle fois, il essaya de forcer. Aucun succès.


"J'aurais pu t'empêcher de parler, mais j'ai été sport. Tsss. Alors que toi ... c'est quoi ces techniques ? Un truc de sorcellerie, bon pour les sorcières, ah !" lui rétorqua-t-il, ne sachant pas encore si son ego avait été durement atteint ou non.

Clairement, c'était pas du jeu. D'un autre côté, elle se retrouvait assise sur lui. Et ça, ça le mettait un poil en rogne. Une femme, bon dieu. Une sorcière, d'accord, mais une femme. Il était le Champion, pas un de ces eunuques de dernière classe ! Il réussit à tourner la tête pour voir le pinceau que la jeune femme tenait. Bordel, elle allait pas oser ?! Apparemment si ... Raaah. Et il y avait cette espèce de filament orange qui le jugulait. Le Gladiateur rassembla ses forces et donna un violent coup de rein, réussissant à tourner sous Masaye. Pas suffisamment fort pour la faire tomber, juste assez pour montrer qu'il abandonnait pas aussi facilement. Par contre, les mains dans le dos, ça facilitait pas les choses.


"Libère-moi, et j'te montre comment on se bat vraiment. Par contre, si je me retrouve avec le moindre dessin sur le visage ... j'me méfierais de pas me retrouver avec une marque sur les fesses à ta place, ce serait dommage." lui fit-il, souriant à pleines dents.

Que pouvait-il faire d'autre ? Pris au piège de ses sortilèges, il ne pouvait que parler. Et refuser d'être vaincu, ça aussi.



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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Ven 7 Juin - 18:37

    Je l'avais retourné sur le dos pour lui peindre le visage, mais il s'était dans le même temps braqué et il avait fini de biais. En dépit de toutes ses protestations et gesticulations, il avait déjà le bout du nez peintuluré et ça ne faisait que commencer...
    - « Bah, j'avais bien dit Shinigami contre Gladiateur. Ce n'est pas ma faute si je suis plus douée que toi, et que mon âme est plus entraînée que la tienne... Et ce n'est pas de la sorcellerie. C'est tout aussi naturel que tes muscles, ici. Tu es mort, rappelle-toi... » répondis-je alors que je me concentrais pour faire une ligne bien droite le long de son nez. Raté, avec son coup de rein, je tressautai, manquai de tomber en arrière, me retins de justesse à la force des abdos et le constellai bien involontairement de tâches d'encre ici et là. Il donnait dans le dalmatien désormais. Hihihi.

    J'eus un grand sourire, presque enfantin, mais totalement sincère, puis un éclat de rire. Je m'amusais comme une petite folle, et c'était bien la première fois depuis ma mort que je riais ainsi à gorge déployée.
    - « Je te libérerai quand j'aurais fini de prendre le dû du vainqueur. Quand à se battre... Je le répète, je ne t'affronterai jamais lame contre lame, tu es bien trop fort. »

    Je m'étais figée, le rouge de l'embarras me montant jusqu'au front en entendant sa dernière menace. Non, jamais il n'oserait ? Bon, ce n'était pas la question, il ne pourrait pas tant qu'il était sous mon sort et j'étais capable de lui échapper avec mon shunpo. Mais bon... Puis...
    - « Oh, mais quelle bonne idée !!!  » Je me relevai, et en soufflant un peu, le remis sur le ventre, avant de m'asseoir cette fois un peu plus bas que ses fesses. Calant mon pinceau entre mes dents, j'entrepris d'écarter les oripeaux qui lui servaient de veste, tirant sur son pantalon, dans le but avoué de découvrir son postérieur et d'y ajouter ma touche personnelle. « J'espère que tu n'es pas chatouilleux...  » Je faisais référence à la peau de ses fesses, mais alors que je parlais, il me vint l'idée de vérifier ce point. Je laissai donc mes doigts effleurer ses flancs, en des caresses presque fantomatiques mais ô combien énervantes.
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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Jeu 20 Juin - 11:56

Bordel de saloperie de putain de .... ARGH ! Gannicus se tortillait dans tous les sens, refusant d'être aussi facilement sous l'emprise de sa tortionnaire. Pas les fers, pas être contraint à nouveau. Cela ne lui rappelait que trop sa mort. Ces clous qui s'enfonçaient dans sa chair, cette douleur insupportable alors que son corps s'affaissait et ses chairs le retenaient, prisonnier. Prisonnier de son calvaire et de sa douleur. Il avait pris de l'encre dans le bouche, tentait de cracher pour s'en sortir le goût. Raaaah. Un mélange entre une colère sourde d'être piégé par une chose qu'il ne pouvait réellement comprendre et une envie mordante de lui rendre au centuple. Elle le replaça sur le ventre, usant de ses damnés sortilèges. Le sentiment d'impuissance était encore plus mordant que celui de l'humiliation. Et, d'un coup, il sentit son coeur commencer à s'emballer. Comme si la température avait monté en flèche autour de lui, il commença à transpirer. Transpirer, ici ? N'étaient-ils pas de pures âmes ?

"T'as pas intérêt à faire ça ..." gronda le Gladiateur, entre ses dents.

Il se tortilla de nouveau, sans succès. Il sentit les doigts de Masaye lui frôler le corps, profiter des circonstances. Bordel. Il força, cherchant à se dégager de cette gangue de magie qui l'empêchait de bouger comme il le souhaiter. De nouveau, il usa de la force. Plus il contractait ses muscles, plus il avait l'impression que tout cela se resserrait autour de lui. Lentement, sa puissance spirituelle, sans qu'il ne s'en rende compte, monta. Une situation, somme toute, normale face à l'appréhension d'un souvenir du passé. La jeune femme lui découvrit les fesses. Une petite aura rouge commença à lui autour du Gladiateur, gagnant en intensité au fur et à mesure qu'elle poursuivait ses jeux. Et alors qu'elle mettait sa touche finale à son petit jeu, un frisson parcourut l'échine du Champion. La force de son Reiatsu, puisque c'était ainsi qu'on le nommait, fit un bond vers l'avant et un craquement sinistre résonna entre les deux âmes.


"Raaaah !" lâcha Gannicus alors que le câble orangé qui l'entourait se rompait en plusieurs morceaux.

Il écarta les bras, tourna sur lui-même et se releva. Masaye tomba à terre, mais le Champion ne perdit pas de temps à l'attaquer : il remit son pantalon. Puis, attachant le cordon qui retenait le tissu, il lâcha un cri de surprise et essaya de chasser les flammèches rouges qui léchaient ses doigts.


"Ah putain de ... ! Aaah ! Je brûûûûle ! Qu'est-ce que tu m'as faiiiiit ?!" hurla-t-il, tentant d'enterrer ses mains sous la terre.

Attends. Si ça brûlait, pourquoi ça faisait pas mal ?


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MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi | Gannicus   Mar 25 Juin - 19:19

    Je venais de mettre la touche finale à un superbe idéogramme dont la signification restera secrète sur sa fesse gauche quand je sentis son reiatsu flamber. Je n'avais pas du tout compris à quel point mon kidô le paniquait en le replongeant dans de très mauvais souvenirs ; je pensais qu'il ne s'agissait là que d'une atteinte à sa virilité mentale. Mais je ne pus que déceler la colère et cette angoisse dévorante qui s'emparèrent de lui.

    Je me retrouvai au sol, et alors que j'allais protester sur le fait que l'encre n'était pas sèche, essentiellement pour tenter de calmer ces sentiments agressifs qu'il éprouvait, quand il se retrouva nimbé de son énergie. Ah, si j'avais encore le moindre doute sur le fait que cette âme-là était promise à de grandes choses... J'allais lui répondre, tendant dès là main pour le calmer, quand il commença à piailler comme une fillette de cinq ans qu'il était en train de prendre feu. Sa tête de frayeur innocente eut raison de moi. Je m'écroulai de rire.
    - « Ce n'est pas moi, c'est toi. C'est ton énergie ça, Gannicus, celle que tu dis ne pas avoir. Calme-toi, tu ne peux pas te blesser toi-même. »

    Enfin, si, mais je n'allais pas commencer à lui déballer toutes les théories et précautions de l'usage du rieatsu. Mon rire fit place à un grand sourire, alors que je me redressai, me frottant les côtés douloureux d'avoir trop ri ; assise en tailleur sur le sol, je le regardai avec la tête légèrement inclinée.
    - « Commence par te calmer. Respire doucement. Imagine que ces flammes ont un cœur. Ba-boum, ba-boum. Ba - elles arrivent, elles brillent, elles pulsent. Boum – elles repartent, deviennent cendres, avant de ressurgir -ba. Tu aurais un reiatsu élémentaire que cela ne m'étonnerait pas.  »

    Hum, devais-je lui rappeler qu'il avait de l'encre sur le nez et les joues ? Non peut-être pas. Mais le surveiller, ça oui. S'il était capable de faire jaillir son énergie de façon aussi visible, palpable, sous le coup des émotions, il lui faudra apprendre à se maîtriser.
    - « Maintenant, j'ai une mauvaise et une très mauvaise nouvelle. La très mauvaise, c'est que tu as officiellement ce que les Shinigamis recherchent, et que si tu continues à brûler ton énergie comme ça, ils te repéreront rapidement. La mauvaise, c'est que je peux t'apprendre à te contrôler, mais cela veut dire supporter la Terreur des moustiques, et surtout, m'écouter...  » Ce qui dans son cas était loin d'être une chose acquise. « J'avoue que je n'ai jamais enseigné, mais ça devrait pouvoir le faire. Et si tu connais d'autres personnes susceptibles d'être éveillées au reiatsu sans vouloir devenir Shinigami... »

    Je haussai les épaules, signifiant là toute ma « loyauté et profond attachement » au Seireitei.
    - « Ah, il te faudra oublier le vin... ça coûte cher et tu vas avoir soif, très soif... »
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