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 Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}

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Rang : Nana Bantai Taisho

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MessageSujet: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Jeu 18 Avr - 21:57

    - Restez bien sages ! Nous allons vous chercher une personne qui vous donnera des cours sur les techniques de nécromancie !

    Telle était la phrase d’un vieux shinigami à l’égard d’un groupe de deuxième année. Lorsqu’il s’en alla, rires et soupirs se firent entendre un peu partout dans le grand jardin où nous allions devoir nous entrainer au Hado et au Bakudo. Si certains étaient totalement heureux parce que cette branche était leur domaine de prédilection, d’autres avaient des visages ennuyés et déploraient déjà leur inaptitude à pouvoir effectuer ne serait-ce que le moindre sort. Pour ma part, j’étais dans le deuxième groupe, étant donné que je n’avais aucun talent notable en la matière. De tous les étudiants, j’étais d’ailleurs le plus nul en terme de nécromancie, même si j’excellais brillamment au zanjutsu et au Hakuda…

    - J’espère que t’es prêt, Tōjō, héhéhé !

    Alors que j’étais assis dans mon coin, sous l’ombre d’un arbre, j’eus l’ouïe d’une voix moqueuse. Je pestai et comptai l’ignorer, sauf qu’un détachement d’élevés s’était avancé vers moi. Ils étaient les plus craints. Non pas parce qu’ils brillaient dans l’art de la nécromancie, mais bien parce qu’ils étaient natifs du Seireitei et qu’ils pouvaient presque tout se permettre. Je leur avais fait mangé la poussière une fois, mais mon père, actuellement troisième siège de la onzième division, m’avait fait comprendre qu’il ne fallait en aucune manière leur porter préjudice. C’est dire qu’il y avait une sorte de discrimination qui persistait, même au sein du Seireitei. Dire que j’aurai facilement pu leur rectifier le portrait…

    - Quoi ? Tu boudes ? Mais faut pas, hahahaha !

    - Laissez-le tranquille, vous autres !


    Une voix féminine se fit entendre. Alors que les autres élèves n’osaient rien dire, Rin Honda, elle, se confronta pour la première fois à ces quelques fils de nobles qui se croyaient tout permis. Elle s’interposa entre le groupuscule et moi, et les brava du regard. La surprise fut alors générale ! Alors que je comptais moi-même dire à cette gamine de se mêler de ses affaires, elle se fit rapidement éjecter par un coup qui l’envoya valser à quelques mètres plus loin. Toute l’assistance fut choquée, mais cette même assistance ne leva pas le petit doigt, de peur de recevoir le même traitement. Alors que l’un de ces petits merdeux s’avançait vers elle et menaçait de lui administrer un autre coup, je fis vite de m’interposer…

    - S’il y a quelqu’un à qui vous devez vous en prendre, c’est moi, et personne d’autre ! Laissez Rin en dehors de çà !

    - Avec plaisir !


    Les cinq morveux foncèrent sur moi. J’aurai pu les éviter, mais je préférai ne même pas bouger. L’un d’eux me donna un maigre coup de poing que j’encaissai sans mal, tandis qu’un autre joua de ses jeux de jambes. Ridicule ! J’avais vu pire au Rukongai, moi. J’avais même tué pour survivre. J’étais peut-être jeune, mais j’avais déjà de l’expérience, ce dont ces fils à papa ne s’en rendaient pas compte… Les autres regardaient la scène, toujours aussi impuissants. L’un de mes tortionnaires finit par me faucher, avant que je n’embrasse le sol. Une position humiliante qui les excitait encore plus, puisqu’ils se mirent à m’administrer des coups de pieds un peu partout. Subir. Subir dans le but de me rendre plus fort…


    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Ven 19 Avr - 19:50

    Et soudainement, il n'y eu plus rien, si ce n'est un silence consterné. Les cinq fauteurs de trouble se trouvaient totalement immobilisés, comme si le temps s'était figé autour d'eux.
    - « Ceci est le sort Hôrin, très utile en cas de cibles multiples. Il relève de la catégorie bakudô, est c'est le neuvième sort de la liste. Les plus doués d'entre vous devraient mettre moins de trois semaines pour le maîtriser totalement, et les pires – hormis les cas désespérés – suivront dans les trois mois suivants, une fois les bases de l'utilisation du kidô assimilées.  »
    De toutes les fonctions que j'avais déjà pu exercer au cours du dernier siècle et demi, celui de professeur était celui que me laissait le plus sceptique. Si appréciais le concept d'enseignement, de partage et de transmission, je restais particulièrement dubitative devant la notion de « étudiants ». On aurait pu croître que les âmes désireuses de devenir Shinigami seraient particulièrement appliquées dans leur cursus. Après tout, l'inscription à l'académie n'avait rien d'obligatoire, contrairement à ce qui se pratiquait à mon époque. On aurait pu croître que le fait d'être mort – ou dans le cas de certains, être nés morts – calmerait les ardeurs belliqueuses des uns et des autres. A quoi bon passer l'éternité dans la douleur et le ressentiment ?

    D'une série de gestes précis, je bougeai mes patins pour les faire venir à moi, et utilisant la plume d'une élève prête à prendre des notes, je décorai la figure de chacun, selon mes envies. Ici une moustache, ici un petit cœur, etc. Mes « victimes » ne pouvaient rien faire, même pas bouger les lèvres pour parler. Tout juste respirer.
    - « Hum, vous ressemblez à Oretei-san Ryusuke. Oh, un membre de la famille ?  » Je devinais au changement de regard que le nom évoquait quelque chose chez le garçon sur le front duquel je dessinais une tête de lapin. « Je ne manquerai pas de lui transmettre des nouvelles de vos progrès, quand je le verrai ce soir. C'est un très bon élément du Corps, j'espère que vous vous montrez à la hauteur de sa réputation. Quant à vous, vous êtes une Ōmaeda. Est-ce votre oncle qui sert comme septième siège à la cinquième ? Oui, je le connais bien, je lui ai également enseigné le kidô. Peut-être pas le meilleur de mes élèves, mais un très bon élément. »

    Satisfaite, je rendis sa plume à la jeune fille, fis un pas en arrière pour admirer mon œuvre et alla relever la première victime, une adorable petite brune qui n'avait pas peur aux yeux. J'avais assisté la scène de loin, et je savais exactement ce qu'il s'était passé. Pour autant, je n'allais pas les disputer ou autre. Professeur, pas mère. Les conflits de groupe se réglait en groupe, et si jamais j'intervenais en faveur des deux souffre-douleurs, cela n'arrangerait rien. Les combats qui les attendaient au dehors du Seireitei se trouvaient être autrement plus durs qu'une demi-douzaine de crétins qui jouait les gros bras. S'ils n'encaissaient et ne surmontaient pas ça, autant qu'ils arrêtassent immédiatement.

    Je donnai un tout petit coup de pied dans la cuisse du garçon au sol pour lui signifier qu'il devait se redresser, et sans attendre sa réaction, je revins devant mes prisonniers. Zap! Un claquement de doigts plus tard, ils étaient libres, mais je les pris immédiatement comme cobayes, leur demandant de bien vouloir produire une boule d'énergie. Puis je les répartis en groupes, séparant les zigotos, et donnant à chaque équipe un exercice différent. Je circulai parmi eux, donnant conseil ou commentaire. Les étudiants étaient maintenant tous plus ou moins concentrés sur leur propre entraînement, éloignés les uns des autres pour éviter les dégâts. Finalement, j'arrivai à la grande bestiole qui me surpassait déjà que plusieurs centimètres.
    - « A ton tour, si tu veux bien, Himesaki.  »


Dernière édition par Asatsuyu Masaye le Lun 22 Avr - 18:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Sam 20 Avr - 21:11

    Je m’étais relevé sans broncher. Vu qu’elle n’avait pas attendu de remerciements, c’était tant mieux. Sur ce point-là au moins, je pouvais dire d’elle qu’elle était cool. Après, il s’avéra qu’elle était celle qui que l’autre vioque était parti chercher. Notre prof en nécromancie. Celui de première année était particulièrement naze et moche. Elle au moins était agréable à regarder. Mis à part tous ces côtés que je venais de citer, c’était tout. J’étais loin d’être impressionné par son précédent tour de passe-passe, ni troublé par sa beauté comme ces autres puceaux qui trépignaient à la simple ouïe de sa voix. J’aurai voulu m’en aller, mais j’avais pas vraiment le choix, il faut dire. Me casser la tête à retenir des formules plus longues les unes que les autres, c’était pas mon truc !

    J’avais donc formé un groupe avec les pires élèves de notre génération, à l’exception de la jeune Rin qui m’avait suivi on ne sait pourquoi. Elle venait du Rukongai tout comme moi, mais elle était terriblement douée en matière de nécromancie. C’est d’ailleurs elle qui nous donna les instructions pour nous exercer comme l’enseignante nous l’avait demandé. Si les autres avaient commencé à s’exécuter, moi j’foutais rien. Et j’crois d’ailleurs, que c’est ce qui attira la blondasse qui avait fini par arriver vers nous et par me demander d’essayer le truc. Je posai mes yeux sur elle pendant un bon moment, les sourcils légèrement froncés. On aurait pu croire que j’allais lui sortir une crasse ou lui refuser ce qu’elle me demandait, mais j’avais fini par me retourner sans rien dire…

    Levant mon bras droit, paume ouverte, je mis à concentrer intensément. Bientôt, une boule de la taille d’une balle de handball se forma, sous la surprise générale ! Tous étaient stupéfaits. Le plus nul en nécromancie réussissait à rassembler les particules spirituelles pour en former une boule énorme. De quoi avoir la classe ! Seulement, les jeunes du Rukongai finirent par reprendre leurs exercices. L’exploit que je réalisais nous était parfois demandé par les shinigamis recruteurs, qui se promenaient parfois dans les secteurs les plus reculés pour trouver de futurs soldats du Gotei 13. Mon père m’avait donc appris à rassembler les particules autour de moi et à former une boule d’énergie. Quant à la malaxer pour en faire un sort, c’était vraiment autre chose…

    - Voilà.

    Telle avait été ma réponse. Simple, courte, rapide. Il faut dire que lors de cette époque, je n’étais pas vraiment causant. J’avais beau avoir du succès auprès des filles, mais ces dernières ne m’intéressaient nullement. Tout ce que je voulais, c’était rejoindre mon père en tant que soldat pour faire sa fierté et pour le remercier de tout ce qu’il avait fait pour moi. Alors que j’avais volé et tué pour survivre, lui m’avait adopté alors que je n’étais même pas de sa famille, et m’avait prouvé que je n’étais pas un déchet humain, ce que j’avais fini par croire. J’étais loin de ces rebuts des derniers secteurs. Une fois de plus, mon regard se posa sur notre belle « maitresse », tandis que je faisais un effort pour exécuter l’exercice qu’elle avait demandé à mon groupe.
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Lun 22 Avr - 18:41

    - « Pas mal. Après, reste à savoir tu manques de concentration ou si tu fais un blocage psychologique. Tu peux avoir décidé de ne pas pratiquer l'art du kidô pour une quelconque raison. Ça ne devrait pas t'empêcher d'obtenir ton diplôme, mais ça jouera dans ton affectation... Respire par le ventre, serre les abdo, c'est mieux. » Je parlais en connaissance de cause : sabre et corps-à-corps étaient des notions plus ou moins vagues. Mais à mon époque, on n'était pas très regardant, et à partir du moment où on savait rester en vie et être un minimum utile, on gagnait son uniforme noir.

    Tout en parlant, je corrigeai sa position, lui forçant à se redresser et à prendre des appuis plus efficaces. Le kidô ne demandait pas autant de travail que le hakuda pour maîtriser les bases, juste une bonne maîtrise de son souffle et de son système de circulation de son reiatsu.
    - « Cependant, il va te falloir t'accrocher, au moins pendant cette seconde année. Si tu ne sais pas puiser dans son énergie spirituelle, l'utiliser et la combiner avec celle du monde tout autour de toi, tu auras des difficultés pour tes autres techniques. Par exemple, ton zanpakutô ne te révélera sa forme shikai que lorsque tu seras capable de « sentir » son âme...  »

    Ce gamin m'intéressait. Il avait plus de personnalité que la plupart des shinigami adultes. Son reiatsu était vibrant, et sans nul doute, puissant, pour peu que le gamin pusse y avoir accès.
    - « Oublie tout ce qu'on t'a appris, sur la précision, la médiation, la récitation de l'incantation. Le kidô, c'est avant tout manipuler son énergie, et celle du monde extérieur. C'est une question d'équilibre et de volonté. Pour tous ceux qui « voient » ou « sentent » le reiatsu, ça nous est instinctif, sous peine d'exploser. Equilibre et volonté. Les incantations, c'est juste une manière d'ancrer la volonté pour obtenir un résultat précis. Mais si toi, au fond de toi, tu sais ce que tu veux faire avec ton énergie, pas besoin d'autre chose que toute ta volonté concentrée.  »

    Je désignai une cible, à une dizaine de mètres de là. Ayant vérifié que l'espace autour était libre, je l'indiquai à mon élève.
    - « Ce mannequin. Oublie les mots. Pense simplement, mais très très fort, à faire exploser sa tête. On s'en fout de savoir si ça sera une balle d'énergie qui fusera vers lui, ou « comment » sa tête explosera. Juste visualise l'effet final : un mannequin sans tête. Quand toute ta volonté est concentrée, pousse avec ton esprit. Tu peux presque fermer les yeux, si ça t'aide – ne le fais pas en combat, ceci dit. Concentre-toi, que ça soit en faisant le vide intérieur, ou en puisant dans ta colère. Chacun son truc. Trouve le tien, et explose-moi cette tête. »

    Contrairement aux autres puristes du kidô, je n'enseignais pas une théorie uniforme qui s'appliquait à tous. Pour moi, le kidô était l'expression de sa nature profonde. Tout le monde devait pouvoir atteindre le niveau 1 de kidô. Après, chacun faisait comme il le voulait. Apprendre les sorts, c'était déjà le niveau 2.
    Il était évident que Himesaki n'était pas un grand adepte du kidô-by-the-book. Mais s'il ne m'éclatait ce mannequin, c'était qu'il y avait un problème chez ce petit, ou alors qu'il se foutait de moi. De toutes les façons, il n'avait pas choix. S'il voulait profiter de sa grande réserve de reiatsu, il allait devoir apprendre. Sinon, il resterait un soldat de bas étage, à peine mieux qu'un gardien de porte.
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Jeu 25 Avr - 19:13

    *Comme si j’allais fermer mes yeux et utiliser cette méthode foireuse dans un combat... Tsssss…*

    Elle me les brisait là. A force de piailler et de me tripoter à sa guise, elle avait réussi à m’énerver. Mais intérieurement seulement. Extérieurement parlant, j’avais affiché une mine calme et sereine. A s’y méprendre, l’on aurait même cru que j’avais été attentif à ses dires, ce qui n’avait pas trop été le cas. J’avais seulement compris que je devais écrabouiller la marionnette qui se trouvait à quelques mètres, devant nous. Encore un professeur qui avait décidé de me foutre la honte devant toute ma promotion. Comment que j’étais poisseux, j’vous jure ! J’aurai bien voulu refuser, mais les dires de mon père adoptif résonnaient à chaque fois dans ma tête…

    - ...

    Je n’avais donc rien dit. J’étais plutôt resté silencieux à contempler ma paume droite, comme si elle était la clé de tous mes problèmes. Toute la classe avait arrêté les exerces pour me regarder faire. Malgré le fait que je ne les voyais pas, je sentais les regards sur moi, et autant dire que cette atmosphère était assez pesante dans le genre. Encore une fois, j’allais passer pour un clown en nécromancie. Tant mieux d’ailleurs ! Cela me confortait dans le fait que je pourrais sans aucun doute intégrer la onzième division, là même où la nécromancie était complètement prohibée. Seule le force et le maniement d’armes y comptait. Une division comme je les aimais !

    Sans fermer les yeux, je me mis à me concentrer sérieusement. La boule que j’avais précédemment engendrée se reforma assez facilement, même si je me demandai si elle pouvait détruire quoique ce soit. Bwarf ! L’heure n’était plus à la réflexion, mais au passage à l’acte. Aussi avais-je adopté une position de combat avant d’expulser ma boule vers le mannequin à décapiter. Si ladite boule d’énergie fila façon missile dans un premier temps, elle finit par se désagréger petit à petit, avant de disparaitre ensuite à quelques mètres seulement de la cible. D’abord stupéfait, je regardai le mannequin, la blondasse près de moi, puis ma paume. Quelque chose clochait là, non ?

    - HAHAHAHAHAHAHAHAHA !!! IL SAIT RIEN FAIRE CE TYPE !!!

    Les mêmes étudiants précédemment punis par la blondasse, avaient commencé à rire aux éclats. Ils furent bientôt suivis par toute l’assemblée à l’exception des natifs du rukongai qui me plaignaient. J’aurai pu exploser et m’en aller, mais je ne fis rien de tout cela. J’affichai toujours cette expression neutre, presque vide. Il y a bien longtemps que j’avais cessé d’être un gamin moi. Sans me décourager donc, je recommençai l’exercice en tenant compte cette fois-ci des conseils de la blondasse. Mais après une dizaine de minutes et de nombreuses tentatives, j’échouai, toujours sous les moqueries d’autres élèves. C’est alors que j’eus un cri strident, comme un gros ras-le-bol, et là…

    « BOOOUUUUM !!! »

    Tout était parti très vite. Mon réiatsu s’était manifestée violemment, brusquement. La pression spirituelle que j’avais exercé un court instant ébranla la plupart de mes camardes. Elle m’avait permis de créer enfin un concentré d’énergie compact ; lequel avait bousillé le mannequin tout entier et troué le mur qui se trouvait derrière. Un mur épais, qui plus est. Toute l’assemblée était complètement stupéfaite. Il n’y avait plus un mot, plus un geste. Et puis, mon corps me lâcha tout bêtement, avant que je ne finisse par tomber par terre, sur mon dos. Je n’étais pas évanoui, mais muscles étaient engourdis. Le contrecoup d’une mauvaise gestion de mon réiatsu…

    - Putain… Manquait plus que ça…
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Mar 30 Avr - 19:37

    - « On va dire que c'est la fin de la leçon. Vous, ramassez les bouts de mannequin et vous, reconstruisez le mur. Comment ça « comment ? » Est-ce que j'ai l'air d'un maçon, moi ? Débrouillez-vous, vous êtes grands, ou est-ce qu'il faut que je vienne vous tenir la main ? Tiens, en parlant de ça...  » Je me tournai vers les principaux fauteurs de trouble et leur envoyai un regard neutre. « Votre attitude n'est pas digne. Je vous refuse définitivement pour les prochaines séances et je vous recale. Aucun nécromancien n'enseignera quoi que ce soit à des branlots irrespectueux. Vous pouvez déjà réfléchir à ce que sera le reste de votre éternité au dehors des murs du Seireitei. »
    Ma voix était restée calme, sans aucune colère ou sentiment. J'aurai débité le menu de la cantine avec plus de passion.

    Mais les faits étaient les mêmes.
    On ne glande pas, pendant mes cours. On ne s'arrête pas de travailler, surtout si c'est pour se moquer des autres. Et surtout, on ne devient pas Shinigami en se pensant au-delà des autres. Le Gotei, c'était un travail d'équipe, or personne ne voudra jamais risquer sa vie aux côtés de tels arrogants.

    J'attendis que la masse d'élèves se dispersât, nous laissant seuls avec Himesaki, pour me pencher sur la masse haletante encore au sol et j'enfonçai assez vicieusement mon doigt dans son foie, ce qui avait le bénéfice, en plus de faire mal, de rebooter son circuit de reiatsu.
    - « T'y connais rien, Himesaki. »
    Le flux d'énergie devait désormais recommencer à « couler » dans le bon sens, alimentant l'ensemble du corps. Son niveau, par contre, resterait quelque peu endommagé par les dépenses inutiles de toute à l'heure. Si seulement il m'avait écouté...
    - « T'es déjà pas doué à la base, mais si tu y mets de la mauvaise volonté, tu ne resteras pas non plus ici. Même la onzième a besoin d'un minimum de connaissance. Alors, la prochaine fois, fais un effort, au lieu de partir perdant en disant que tu ne vas pas y arriver. Le shikai, ça t’intéresse non ? »

    D'un petit coup de pied, je poussais ses jambes à se refermer, alors qu'il gisait en étoile de mer dans la poussière de la cour. Notre duo attirait des coups d’œil rapide des Shinigamis qui passaient par là, et en moi-même, je m'amusai de cette situation. Sans lui laisser le temps de répliquer, je m'assis sur ses cuisses, ramenant mon hakama autour de moi, puis utilisai un sort de base pour me « lier » à lui. Cloué au sol par mon poids relatif, Tojo ne pouvait plus que relever le sol. Même s'il parvenait à se redresser, il ne pourrait marcher.
    - « Expulse-moi par la force de son énergie spirituelle. Et sans juron cette fois. »
    Et puisque mon 'élève' ne voulait pas de mes conseils, je sortis un livre de ma poche et poursuivis ma lecture, l'ignorant totalement.
    J'avais tout mon temps, après tout.
    C'était ça, que d'avoir fait l'impasse sur des matières générales. On finissait comme moi, bonne à rien, si ce n'est à enseigner à des morveux qui pensaient tout savoir mieux que vous.
    Ce que l'éternité pouvait être longue parfois...
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Mar 7 Mai - 11:56

    - …

    Y’a pas à dire, cette femme avait l’art de la chiantise et du harcèlement. Laisser les autres s’en aller et tout faire pour me retenir dans le coin ? Chapeau bas. De plus, c’était bien la première fois que je subissais un harcèlement presque suggestif. Pour moi, cette shinigami ne devait pas être bien dans sa tête, parce que c’était pas possible autrement. Elle m’avait non seulement pris pour une balance alors qu’elle pesait des tonnes, mais elle s’était aussi mise à lire comme si de rien n’était. Jamais on ne m’avait nargué autant, jamais ! A deux doigts de rentrer dans une violente colère, j’avais commencé à me débattre sans prendre en compte son challenge assez con. Je m’étais même permis de poser mes paluches sur ses cuisses pleines pour essayer de la détacher de mon corps, mais là encore, pas moyen de la décoller. Cette femme était pire qu’un chewing-gum collée à une semelle, j’vous jure…

    - Putain…

    Sans jurons qu'elle avait dit ? La grosse blague ! Je prévoyais même de lui faire une grosse crasse, mais un bruit m’interpella à notre gauche. Lorsque je retournai ma tête vers l’endroit d’où venait ledit bruit, mes yeux s’écarquillèrent de surprise. Rin était là, à quelques mètres de nous, l’air presque traumatisé. La position que j’avais avec notre « institutrice » était énormément trompeuse, et la jeune fille n’avait pas cherché plus loin que ce que ses yeux voyaient. Immédiatement, et sans que je ne puisse articuler un mot, elle avait fui en utilisant le shunpo qu’elle maitrisait déjà assez bien. Une petite qui avait un avenir prometteur dans les rangs du Gotei 13. Lorsqu’elle disparut, j’eus un soupir. Les sentiments qu’elle avait pour moi n’étaient pas réciproques, certes, mais je la considérais comme une bonne amie.

    - Satisfaite de vous ?!

    D’un revers de ma main droite, je dégageai avec véhémence le livre qu’elle était en train de lire sans se soucier de ma poire. Mon visage se froissa horriblement, et mes yeux s’injectèrent de sang. J’étais vraiment en colère, et c’était plus vraiment d’la rigolade. Le sol commença à vibrer autour de nous, avant que mon énergie spirituelle ne vienne à se manifester encore. Elle prenait une teinte plus prononcée. Sous la pression spirituelle que j’exerçais, je sentis progressivement qu’elle se détachait de moi. Le plus tôt serait le mieux d’ailleurs, que je m’étais dit. Ce pourquoi, je poussai un cri énorme après m’être concentré de toutes mes forces. Le résultat fut sans appel : Le trop plein d’énergie que j’avais générée « l’expulsa » carrément en faisait voler son corps !

    - Il y a deux catégories de personnes dans le seireitei selon moi. La première catégorie regroupe ceux qui voient les natifs du rukongai comme des bons à rien ou des plaisantins capable d'amuser la galerie. C’est le cas des nobles pour la plupart. La deuxième catégorie est celle des personnes qui nous considèrent comme de la chair à canon. C’est le cas de la onzième division et des hautes pontes du Gotei… Bizarrement, je n’arrive pas à vous situer dans ces deux groupes, mais j’aimerais savoir de quel bord vous faites partie, « sensei ».

    Mon petit speech vint bien après une petite série d’actions successives. Alors que le corps de la blonde planait dans les airs et qu’elle pouvait facilement se réceptionner au sol, j’avais aussitôt bondi vers elle. J’avais ensuite saisi son kosode de ma main droite comme pour m’agripper à elle, avant que je ne bascule son corps sous le mien. La gravité s’imposa à nous, et c’est dans cette position que nous tombâmes au sol. Clair qu’elle avait pris le plus gros chute, mais elle ne devait sans doute pas sentir la moindre douleur. J’avais affaire à une shinigami expérimentée après tout. Et c’est assis sur ses cuisses à mon tour que je lui avais posé ma question d’une voix terriblement calme. Le regard que je lui portais était lourd. Un amalgame de révolte et de mélancolie.

    - Et merde…

    Une fois encore, mes forces m’abandonnèrent, et il n’en fallut pas plus pour que mon corps s’effondre sur celui de la blonde dont je ne connaissais pas le nom. Avoir le visage sur la poitrine de celle que je m’étais mis à détester de toute mon âme ? Quelle honte ! J’en connaissais beaucoup qui auraient souhaité être à ma place, mais pour moi, c’était pas vraiment le cas, là. Oui, elle sentait bon, et oui sa peau était douce ! Je n’en disconvenais pas. Juste que je voulais me tirer loin… Loin d’elle. Le pire était que j’avais littéralement provoqué un gros décolleté en tirant sur son uniforme. J’avais donc mon nez fourré entre ses deux seins presque à nu. Génial ! Je voulus pousser sur mes bras et me rouler sur le côté, mais rien à faire ! J’étais une nouvelle fois à sa merci…

    - Oubliez-moi lors des prochains cours ou recalez-moi dans cette matière. Vous me rendrez un gros service…
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Mar 14 Mai - 13:30

     « - Satisfaite de vous ?! »
    - « Plutôt, oui.  »
    Je n'avais pas manqué de percevoir l'arrivée de la jeune fille dans mon dos – aucune compétence en dissimulation du reiatsu... encore un truc que je devrais leur apprendre, tiens – et son départ me tira un petit roulement des yeux. Ah, les jeunes. Toujours plein de fougue et prompts à ne pas réfléchir.

    Je n'avais rien dit quand il avait manu militari tenté de me décoller. J'étais quelque peu déçue qu'il eut ce réflexe bête : comme s'il allait pouvoir y arriver, sachant ce que je venais de lui dire. Par contre, je lui avais méchamment tiré les poils de la jambe, situés à la cheville, quand il s'était mis à jurer.
    - « Tks, tks. Langage, petit monsieur. Ou je te tiens les cheveux en rose bonbon. Et si tu touches encore à mon livre, je te châtre, Himesaki. » A lui de se débrouiller pour comprendre que la menace était réelle. Les livres, c'est sacré et j'avais envoyé plus d'un étudiant à la quatrième division pour avoir écorné ou écrit sur des pages, ou martyriser des reliures.

    Et je sus que je ne m'étais pas trompée quand il réussit assez rapidement à me déloger, d'une façon certes non conventionnelle, mais au moins très efficace. La suite fut toute aussi originale, et notre chute me tira un petit rire désinvolte. Alors qu'il s'écroulait sur moi, je plaçai mon genou au contact de sa hanche droite et je fis jaillir mon reiatsu, tel un geyser. Résultat des courses, il bascula à terre comme un pantin, tandis que je réajustai ma tenue en me relevant. Je n'éprouvais aucune honte ou gêne. Non seulement n'avais-je rien montré – à mon corps défendant – de choquant, mais aussi je considérais qu'en tant que soldats, voir un bout de cuisse ou de sein ne devait pas provoquer plus de vagues que ça. Un soldat se doit d'être concentré et si un téton devait l'émoustiller au point d'oublier pourquoi il (ou elle) portait l'uniforme de l'académie, je me ferai un plaisir de le congédier. Ainsi, il/elle pourrait passer le reste de son éternité à contempler les nus les plus artistes, loin du Seireitei.

    Je pris mon livre, époussetant avec soin, examinant s'il était abîmé.
    - « La tranche est endommagée, Himesaki. Tu vas morfler. » Encore une fois, pas de « crois-moi » ou autre effet grandiloquent. Les mots suffisaient. « Mes collègues ont besoin d'aide pour l'élevage des papillons noirs. Tu iras les aider pendant un mois. Un travail en délicatesse t'apprendra à mieux gérer ta hargne, petiot. »

    Je me penchai sur lui, pour appuyer à différents endroits de son corps, et encore une fois, assez méchamment sur son foi, alors qu'il restait bizarrement allongé sur son dos.
    - « Je ne suis ni noble, ni stratège. Je te considère comme un être, qui a ses qualités et ses défauts. Tu es buté et paresseux, mais j'ai écopé de la tâche ô combien passionnante de te former. Tu vas donc être formé. Autant y mettre du tien, au risque de rallonger ton tourment. Quant à t'oublier... » Je lui tirai la joue, comme une grand-mère à un petit enfant et pris une voix pleine de mièvre et de roucoulement. « Tu es tellement choupi, je ne peux pas t'oublier. D'autant plus que tu ne fais rien pour passer inaperçu, monsieur grand-gueule. Tu me rappelle ton père, tiens. »

    Là, je lui donnais des petits coups de pied dans le popotin, pour qu'il se redressât, allant même jusqu'à lui tendre la main pour l'aider.
    - « C'est un type bien, ton père. Et c'est à lui que je vais rendre un service. Je lui dois bien ça. Tu vas apprendre à canaliser ton énergie et à l'utiliser façon « onzième division ». Et quand tu passera vice-capitaine, avec ton shikai, je serai là à la cérémonie, et comme tu es au moins aussi cabochard que ton paternel, tu ne me remerciera pas, mais nous savons tous les deux que tu penseras à moi. C'est soit ça, soit je te renvoie de l'académie. Le Seireitei n'a pas besoin de Shinigami médiocres qui ne savent pas maîtriser leur reiatsu, au risque de blesser leur camarade. »
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Mer 29 Mai - 17:11

    - Tsss…

    Décidément, je ne l’aimais pas… Et plus elle parlait, plus elle m’énervait. Cependant, je devais avouer qu’elle n’avait pas tort dans le fond. Tout compte fait, c’était peut-être ce qui me faisait chier chez cette femme… Le fait qu’elle ait raison… Le fait qu’elle soit plus forte que moi aussi et qu’elle me narguait à souhait. Aussi avais-je dégagé la main qu’elle me tendit, avant de me lever seul, comme un grand, non sans grimacer néanmoins. C’est qu’elle faisait mal lorsqu’elle rétablissait mon énergie spirituelle. Une folle j’vous jure. Finalement, je préférais nos anciens professeurs. Eux au moins ne me faisaient chier en perdant leur temps sur mon cas. Pour ces gens, j’étais une petite raclure du rukongai qui tôt ou tard finirait par servir la onzième division. Division dans laquelle le moindre sort de Kido était presque proscrit. Le kido, c’est pour les lopettes qu'ils disaient…

    - Si je comprends bien, vous ne voulez pas m’apprendre le kido, mais m’aider à maitriser mon énergie spirituelle… ? Pourquoi… ?

    Ouais ouais… J’étais à 100 % sûr qu’elle allait me dire que c’était son job, et tout, mais pour moi, il y avait une autre raison. Et vu comment elle avait loué mon père, nul doute qu’elle lui était redevable, un truc du genre… Si cette hypothèse était juste, ça allait quand même me faire chier… Parce que cette femme n’allait pas me lâcher une seconde pendant ses cours. Une situation bien ennuyeuse. Je gonflai légèrement mes joues, avant de dépoussiérer mon uniforme d’étudiant, et de m’incliner légèrement devant elle, en silence. « Veuillez bien oublier mes questions et désolé de vous avoir importuné. » N’importe qui pouvait sentir qu’il y avait de la mauvaise foi dans mon élan de politesse soudain. Le truc, c’était surtout que je voulais qu’elle me lâche et qu’elle vaque à une autre occupation. Le cours était fini pour la journée non ? Une pause s’imposait à tous…

    Sans dire mot donc, je lui donnai dos, avant de quitter l’endroit, les mains dans les poches. Aller au réfectoire des étudiants ? Pas moyen avec tous ces sales nobles qui y trainaient… Aller à la bibliothèque ? Tsss… Une perte de temps. Étant donné que les divisions étaient également fermés à nous autres newbies, je n’avais plus que deux options : Soit je partais dormir dans mes appartements, soit j’allais flâner au Rukongai. Bien évidemment, j’optai aussitôt pour la deuxième option. Un sourire mauvais naquit sur mon visage lorsque je récupérai mon asauchi avant de m’enfoncer dans les secteurs les plus reculés. Là même où l’on put me voir bastonner un gang, une heure plus tard à la lisière d’une forêt. Une façon pour moi d’évacuer tout la frustration et la colère que j’avais depuis l’arrivée de cette femme. Mais à peine avais-je tué le dernier que je soupirai…

    - C’est chiant… Même pas un imbécile pour me servir convenablement de punching-ball…

    Autour de moi… ? Une trentaine de cadavres… Sur mon corps… ? Même pas une petite égratignure. La mouise hein…
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Mar 4 Juin - 0:22

La mouise. Oui.

"Allez, à tout à l'heure Gannicus !"
"On s'revoit les gars, oubliez pas d'ramener à boire !"
"Et toi, fous la paix à ces femmes ! Ah ah !"


Frères, amis. Voilà ce que comptait le Rukongai aux yeux du Gladiateur. Des hommes qu'il avait appris à aimer. Chacun de ces vies rassemblait une myriade d'expériences et de récit. Chacun de ces gars étaient unique. Et il les aimait pour ça. Ils étaient son Ludus. Une manière assez faible de rassembler cette réunion d'âmes éprises de la gladiature. Des gars qui se démenaient tous les jours pour survivre dans ce monde de chien. Chaque année, leur nombre diminuait, chaque année, le Gladiateur pleurait ses frères tombés. Car il n'y avait pas de salut après cette vie. Dans la fange du Rukongai il n'y avait pas de salut. Alors ils obtenaient ce qu'ils voulaient à la force de leurs poings, plus par nécessité que par conviction. Alors ils étaient ensembles, cela n'allait pas plus loin. Pourtant, ce soir, un mauvais pressentiment secoua l'échine du Champion. Une de ces soirées où l'on regarde le ciel et on se rend compte que quelque chose ne va pas. Il ne clamait pas améliorer le quotidien du Rukongai, mais au moins celui de ces hommes. Cela ne faisait pas d'eux un groupe très bien perçu, parfois qualifié de gang. Mais jamais il ne les laisserait tomber. Il écarta la femme qu'il avait sur les genoux, s'empara de ses vêtements et disparut en courant par l'entrée.


theme:
 

Un homme se tenait au milieu des corps sans vie de ses camarades. Un homme en costume noir, et au sabre tout aussi sanglant que les cadavres de ses frères. Il resta perché sur le toit qu'il avait escaladé, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés. Il n'en croyait pas ses yeux. Un frisson parcourut son échine. Il sentait quelque chose battre dans sa poitrine. Sourd et puissant. Une colère indicible commençait à pulser au fond de lui. Son sang ne fit qu'un tour. Il s'empara de son gladius en bois et fit un pas en avant. Peu importait que son arme fut non létale, il savait encore tuer à mains nues. Peu importaient les mises en garde de son amie, il briserait ce gars là. Il sauta de son promontoire et atterrit à côté d'un des corps qui bougeait encore un peu. Un bond impossible pour un humain du Rukongai, un bond impossible pour quelqu'un qui n'avait pas reçu quelque éducation dans la branche du Reiatsu. Cela, il le devait à une chère amie. Il posa les doigts sur la carotide de son frère gisant à terre, il vivait encore. Grièvement blessé mais en vie. Ce type ne les avait pas tous tués. Il avait pris soin d'atterrir avec fracas, que l'autre sache qu'il n'était plus tout seul.

"Toi. Je vais te faire amèrement regretter tes actes." grogna-t-il, levant son gladius vers lui.

Un décharge de Reiatsu émana de lui. Pas celle qu'un Shinigami pouvait se montrer capable de dégager, mais suffisante pour faire réfléchir un gamin de l'académie. Un être du Rukongai qui se montrait apte à développer de telles capacités ? Improbable. Mais pas lorsqu'on avait suivi l'enseignement d'un autre Shinigami. Gannicus expulsait un Reiatsu carmin qui empestait le sang. Il fit un pas puis exécuta le mouvement de vitesse se basant sur sa maîtrise de son énergie, arrivant au corps à corps en moins d'une seconde. Il frappa l'étudiant de son poing gauche, l'envoyant quelques mètres plus loin. Le Gladiateur exsudait un Reiatsu puissant, mais mal contrôlé. Suffisamment, tout de même.


"Pourquoi avoir tué mes frères, Shinigami ? Ces murs ne sont pas suffisant pour juguler ton engeance au sein du Seireitei ? Hein ?! POURQUOI ?!" hurla-t-il, s'avançant vers lui.

Pas de Missi ce soir là, il n'y avait que le Shingami meurtrier et lui. Ce serait un Jugula sanglant.


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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Sam 22 Juin - 11:11

    Il m’avait surpris. Cet inconnu m’avait vraiment surpris… Alors que mes états d’âmes oscillaient entre la satisfaction et l’ennui, ce type était apparu de nulle part, avant de déployer son réiatsu brut et puissant. Une énergie qu’on ne voyait pas tous les jours dans les quartiers malfamés du Rukongai. Le plus impressionnant fut le coup de poing qu’il m’avait assené par la suite. Une gauche que j’avais bien senti passer, avant de valser tout droit dans la forêt. Des bruits sourds et sinistres s’en suivirent rapidement. Mon vol plané avait fait céder moult arbres sur mon passage et une poussière conséquente s’était formée devant le gladiateur qui pouvait être assez fier de son coup. Ses plaintes ? Je ne les avais entendus que de moitié. Mais je m’en foutais carrément puisque j’avais une petite idée de ce qu’il me demanderait. Le ton de sa voix et son action en disaient long, après tout. Aussi, avais-je eu un large sourire malgré ma position délicate et pitoyable contre un arbre qui avait réussi à stopper ma folle course. Mon arcade sourcilière était ouverte et un filet de sang coulait doucement le long de mon visage. Il était fort. Il était assurément puissant. Et rien ne pouvait me faire autant plaisir que d’avoir un punching-ball de son genre…

    - HAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!!

    Mon rire soudain pouvait s’entendre à des kilomètres à la ronde. Et la première personne qui pouvait clairement le percevoir, n’était nul autre que cet homme qui se croyait sans doute assez fort pour me maitriser comme il le faisait avec les imbéciles du Rukongai. En me relevant et en me dépoussiérant tranquillement, je n’arrêtais toujours pas de ricaner. C’était plus fort que moi. Plus les secondes s’égrenaient et plus l’adrénaline ne cessait de monter. Mon sourire devenait mauvais, carnassier même. J’avais enfin un challenge digne de ce nom ! Depuis le temps que je rêvais d’affronter quelqu’un au péril de ma vie comme à l’ancienne, huhuhu. Alors que la poussière se dissipait tout doucement, je vérifiais rapidement que je n’avais rien de trop grave et heureusement, il n’y avait rien d’alarmant, hormis peut-être mon arcade sourcilière. « Tu veux vraiment savoir pourquoi j’ai fait ça, HEIN ? » Étant donné la distance qui nous séparait, c’est d’une voix de stentor que je m’étais adressé au vengeur. Histoire d’attiser encore un peu plus sa colère. Histoire de le pousser à bout pour qu’il donne tout ce qu’il avait, car je n’allais pas lui faire de cadeau. Mieux même ! J’allais le buter ! Et rien que cette idée me fit encore éclater de rire.

    - VA FALLOIR ME BATTRE POUR AVOIR DES RÉPONSES !!!!!

    A peine avais-je fini de crier, que je fis brusquement mon apparition devant mon adversaire. Je n’étais peut-être qu’un étudiant, mais j’étais à peu près comme lui dans le temps : Un combattant du Rukongai qui avait fait de nombreuses victimes grâce à sa force notable. Néanmoins, cet idiot allait comprendre que ces deux ans d’apprentissage allaient faire toute la différence entre nous. A commencer par ma vitesse plus travaillée. Je n’étais encore qu’un novice en shunpo, mais les bases me procuraient un avantage certain. Plus jamais il ne m’aurait pas surprise ! Plus jamais donc. Mon premier coup fut un uppercut qu’il se mangea impitoyablement sans pouvoir rien faire. Un coup de poing remontant qui le fit légèrement décoller du sol, extirpant de sa bouche quelques gerbes sanguinolentes qui virent s’écraser sur mon faciès. Mon bras gauche forma un deuxième poing que j’enfonçai ensuite dans son ventre. Je le retins cependant par les épaules, de peur qu’il ne vole quelques mètres plus loin suite à ma dernière attaque, avant de lui assener un coup de boule ravageur, le tout sous un sourire mauvais et amusé on s’entend. Et pour conclure le tout, je lui administrai un coup de pied qui l’éloigna très loin de moi.

    Bien fait pour sa gueule !

    - ALLEZ !!! RAMÈNE-TOI ! RAMÈNE TA TRONCHE ! JE VEUX JOUER ENCORE !!!
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Mar 25 Juin - 19:04


  • - « Tu appelles ça jouer ? … Comme tu veux, nous allons jouer. Tu seras la souris, et moi le chat, Himesaki... »


    Je sortis des ombres dans lesquelles j'avais couru depuis que j'avais senti les explosions de reiatsu. Si de prime abord je ne les avais pas reconnus, les « saveurs » des énergies m'avaient bientôt révélé l'identité de leurs propriétaires, et ce fut avec les dents serrées que je m'avançais vers cet enfant qui se croyait homme.
    Il lui serait futile, et voire inconvenant, de penser que je l'avais suivi. Sa vie ne m'intéressait pas plus que ça, et j'avais mieux à faire de mon temps que de traquer à la culotte un bambin têtu et colérique. Non, je me retrouvais dans ce bas quartier uniquement parce que je venais souvent dans les alentours aider du mieux que je pouvais la population, ces âmes qui n'avaient pas eu la chance de renaître dans une riche maison des beaux quartiers. N'en déplaisent aux hautes autorités du Seireitei, je trouvais aussi que les âmes du Rokungai étaient mille fois plus intéressantes que celles issues des nobles familles, et faisaient des Shinigamis bien plus efficaces. Cependant, peu partageaient mon avis et perdaient leur temps à chercher le potentiel caché dans ces ruelles boueuses. Ayant fini ce que j'avais à faire, j'étais partie à la recherche de Gannicus, pour m'assurer qu'il était encore en vie – avec lui, on ne savait jamais.

    - « Gannicus, occupe-toi de tes amis, je viens les soigner tout de suite. Tu n'es pas en état de lui infliger la leçon qu'il mérite. »

    Je me payais le culot de tourner le dos à la menace, comme si Tojo ne présentait aucun danger pour moi. En fait, ce n'était pas un « comme si ». A ce niveau de formation, et ce en dépit de tout son potentiel, il ne m'arrivait pas à la cheville.
    Et s'il se pensait rapide, il allait devoir revoir son échelle d'évaluation.
    S'il se pensait fort, il allait comprendre que le reiatsu, ce n'est pas juste pour le kidô.
    S'il pensait être en colère, il allait se confronter à la fureur froide qui faisait danser des poignards dans mon regard.

    D'une impulsion du talon, je me projetai vers lui, commençant par lui asséner un coup de genou dans le ventre, avant de lui attraper le menton pour le forcer à me regarder.
    - « Savais-tu que l'un des hommes que tu as tué faisait parti de ce gang afin de pouvoir protéger sa famille, ces cinq enfants qu'il a choisit de nourrir et protéger ?»
    J'enchaînai avec une décharge de reiatsu brute en plein sternum, l'envoyant voler encore plus loin dans la forêt, laissant le Rokungai derrière nous. Avec ma vitesse, je continuai à le suivre comme son ombre.

    - « Le grand barbu que tu as estropié à vie a vu sa nouvelle famille se faire massacrer sous ses yeux pour la simple raison qu'un homme était énervé et avait besoin de calmer ses nerfs. Un homme comme toi, Himesaki. Oui, ils sont gueulards et provocateurs, et souvent coupables de quelques mauvaises actions. »
    J’apposai mes deux mains sur son torse pour canaliser un Tzusuri Raiden dans son corps. Contrairement à Gannicus, je n'étais pas aveuglée par la douleur et le désir de vengeance. Non, j'étais parfaitement maître de moi-même et s'il ne me plaisait pas de faire souffrir ce mouflet, je savais que dans son état, seule de la violence, aussi dure et injustifiée que celle qu'il avait démontré à l'égard des hommes étendus dans leur sang, pouvait faire passer un message. Et je le maudissais pour ça, que de m'obliger à devenir tout ce que j'avais toujours refusé d'être : un de ses tyrans qui abusait de son pouvoir, de sa puissance, de son avantage.

    - « Mais c'est toi qui les as réduit en pulpe. C'est toi, le salaud dans l'histoire. Et pourquoi ? Parce que tu as été contrarié et humilié plus tôt dans la journée ? Parce que je t'ai prouvé que tu n'étais pas le centre du monde ? Parce que tu avais 'tes nerfs ' ? Parce que tu voulais « jouer », comme un gosse joue à arracher les ailes des mouches ? Sale morveux pourri gâté, va. Tu penses que tu es le seul à avoir le monopole de la souffrance ? Que toi seul sait ce que c'est que l'injustice et le mépris des autres ? Tu es devenu exactement ce que tu détestais : une petite brute. Et dire que tu avais tant de potentiel. »

    Alors qu'il retombait à terre, je le retins, et plantant mon regard dans le sien, je lui crachai au visage. Pour un petit trou du cul comme lui, qui pensait que son amour-propre valait mieux que la vie d'autrui, il n'y avait pas plus approprié comme offense.
    - « Les Hollows ont pour excuse de ne plus avoir d'âme. Toi ? Aucune excuse. Tu as tué par dépit et frustration, en t'en prenant à des faibles sans défense. Tu n'es pas bienvenue au Seireitei. Retourne chez ton père vivre ce qu'il te reste de ton éternité, s'il veut encore de toi.  »

    Je le laissai aller, et sans plus de geste, je retournai vers les blessés et les mourants. Dans quelques temps, les tombes des victimes seraient vide, les corps dissous en énergie spirituelle.
    - « Quitte le Gotei, ou je te traduis devant la justice. La mienne... et tu connais la sentence.»

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}   Mar 2 Juil - 14:32

    - Ce ne sera pas nécessaire… Je me chargerai moi-même de le corriger comme il se doit.

    Le réiatsu qui se manifesta brusquement, était lourd et oppressant. Encore plus puissant que celle de la nécromancienne. Une silhouette massive fit alors son apparition. Le nouveau venu était un homme âgé et bien robuste comme il se doit. En plus d’être plutôt baraqué, il avait de nombreuses rides et cicatrices qui barraient son visage, preuve même qu’on avait affaire à un vieux shinigami assez expérimenté. Le genre de type qui vous tétaniserait, rien que d’un regard. Il observa les alentours pendant quelques secondes, avant de reporter son regard de vétéran vers la blonde qui semblait plus jeune, mais qui avait pourtant le même âge que lui.

    - Sincèrement navré pour tous les problèmes qu’a causés mon fils.


    Malgré son ton bourru, on pouvait déceler une pointe de sincérité dans sa voix. Désolé, le patriarche des Himesaki l’était réellement. Mais au point de laisser mourir son fils ou de le voir quitter le seireitei ? Pas vraiment. D’ailleurs, il m’accorda un regard alors que j’étais presque au bord des vapes. Pour peu, cette femme aurait réussi à me faire tomber dans les pommes. Néanmoins, j’avais ce petit sourire aux lèvres qui fit soupirer mon père. Je n’étais pas prêt à changer de sitôt apparemment. Et puis, lorsque de la fumée s’extirpa de ma bouche, preuve même que j’avais reçu d’importants dégâts après m’être fait vachement électrocuté, mon père contourna la blonde…

    - Tu es vraiment un imbécile, Tōjō.

    Son sermon, je ne l’entendis évidemment pas et pour cause : J’avais fini par m’évanouir. Sans doute parce que j’avais senti sa présence. Sans doute parce que j’avais été soulagé de voir l’illustre troisième siège à mes côtés, prêt à me soutenir, peu importe les bêtises que j’avais pu commettre. Il me souleva d’un seul bras seulement et posa mon corps inanimé sur l’une de ses fortes épaules, comme s’il s’agissait d’un vulgaire sac de patates. Autant dire que j’avais frôlé la mouise. Il prit ensuite la direction des premiers quartiers du Rukongai. Il n’était plus vraiment nécessaire d’échanger avec la nécromancienne, puisqu’elle savait elle-même la suite. Cependant…

    - Une dernière chose : Dites à votre petit protégé de faire bien attention à lui. Peu importe qu’il ait raison ou non… Il risque la mort s’il s’attaque à des académiciens ou encore à des shinigamis. C’est la triste réalité de notre monde, et je pense que vous ne le savez que trop bien, Masaye.


    Après quoi, l’homme disparut d’un shunpo. Soigner son fils était maintenant sa priorité.
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Première rencontre ; Une histoire de nécromancie {Masaye}

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