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 Se relever après la chute [PV Tōjō]

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Se relever après la chute [PV Tōjō] Shi-shi
Kuragari Asuna
Rang : Capitaine-Commandant

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MessageSujet: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeSam 11 Mai - 0:37


Pendant longtemps, le monde se limita à une obscurité houleuse, une mer noire pleine de tourments, à la frontière de la conscience que la lumière ne parvenait à franchir. Asuna flotta nombre d’éternités avec elle-même, seule. Son esprit, la seule chose qui existait alors, réécrivit les lois de l’Univers tout entier pour le défigurer entièrement, le laissant blessé, enlaidi à jamais. Sans cesse, comme dans un cauchemar, Asuna revivait sa chute. Elle sentait sa chair transpercée par les pointes de l’Espada, encore et encore ; chaque fois la douleur possédait son être pour ensuite l’abandonner vide, et probablement mort. Et tout recommençait à nouveau.
Asuna ne sut où elle demeurait, dans ce monde, ou dans un autre qui venait après. Vivante, ou morte, les adjectifs n’eurent plus d’importance aucune ; ils étaient mots, et les mots n’auraient su décrire ce qu’elle vivait, ou mourrait justement.
Perchée entre deux états, elle ne sentit pas les mains l’empoigner pour l’entraîner loin du sable, loin du désert, et de tout ce sang qu’elle avait versé. Ses yeux n’étaient qu’ombres, ses pensées poussières, et elle sombra entièrement avant même d’avoir quitté le Monde Creux.

À son réveil, qui survint bien des jours plus tard, elle ne garda de ce passage dans l’entre deux mondes qu’un souvenir très vague. Peut-être avait-elle touché à l’un des secrets primordiaux de l’Univers, mais elle n’en s’en rappela pas, renvoyant par ignorance cette sagesse arrachée au trépas dans le néant silencieux.
En rouvrant les yeux, la première chose qu’elle vit fut un plafond immaculé qu’elle reconnut par force de l’habitude comme celui de la Quatrième Division. Étendue sur un lit, il lui fallut quelques instants pour réunir ses pensées et se remémorer les circonstances de son hospitalisation. Cela lui revint brutalement ; un éclair de compréhension qui lui transperça le crâne en une vrille de souffrance insupportable. Asuna se tint le crâne entre les mains en grinçant des dents sous le coup de la douleur jusqu’à ce que se termina la crise. Une fois le mal apaisé, elle cligna des yeux, hagarde, avant de se redresser péniblement. Elle découvrit les nombreux bandages qui recouvraient une bonne moitié de son corps mais elle ne s’en effraya outre mesure, puisque les qualités médicales de la Quatrième lui étaient connues depuis longtemps. Toutefois, c’était bien la première fois qu’Asuna se retrouvait dans le rôle de patiente, et non de soignante. L’idée la troubla. Quelque part, il lui semblait avoir failli. Dans quoi ? Elle l’ignorait. Mais cela lui déplut fortement.

Par ailleurs, elle n’était pas femme à se lamenter ou se plaindre ; si jouer les fragiles avait son intérêt, dans le cas présent, Asuna se sentit bien trop fiévreuse pour rester en place. Quelque chose venait de se rappeler à sa mémoire, quelque chose d’important. Il y avait eu un Capitaine avec elle. Et lui avait vu, du moins entraperçu, une partie de sa puissance réelle, sous le masque.
La jeune femme s’agita jusqu’à mettre à mal certaines de ses blessures, qui se rouvrirent et notamment celle de sa hanche. Presque inconsciemment, Asuna referma les plaies à l’aide de ses facultés de guérison et fit taire le sang. Elle quitta son lit ; chancelante, encore faible sur ses appuis, elle tint bon. Elle fit un pas, puis un second, et le reste lui revint tout naturellement. Son regard embrassa la pièce avant de se poser sur son arme, posée contre un mur, dont elle s’empara avec empressement. La Shinigami se rua hors de la pièce à une telle vitesse qu’on eût pu la croire en parfaite santé. Les perles de sang sur le sol blanc démontrèrent le contraire.

Asuna se lança dans une quête irraisonnée au travers des couloirs ; son esprit embrumé par une profonde fatigue, et une peur sincère, la poussait à rechercher le capitaine pour le faire taire définitivement, s’il n’était déjà mort. Elle mit à profit ses capacités de détection pour repérer sa proie qui hélas, n’avait semble-t-il pas succombé à ses blessures. Asuna perçut une autre forme spirituelle dans la chambrée du malade, mais elle n’eut que quelques instants à patienter depuis les ombres pour voir sortir une infirmière, inconsciente de sa présence. Elle bondit vers la porte sans accorder la moindre attention à son flanc qui s’était remis à saigner, et s’introduisit dans la chambre.
Face à elle, il y avait un lit, et dans celui-ci le capitaine, visiblement encore assoupi.
Asuna se rapprocha de la couche en titubant, le sabre au poing, dégainé. Elle s’immobilisa près du bord, sans mot, et leva son arme au dessus de sa tête. La guillotine ne s’abattit pas sur l’homme car le katana vint choir contre le carrelage dans un bruit fracassant. Irritée, Asuna fixa sa main traîtresse, trop faible pour tenir le moindre objet. Soudain, la jeune femme sentit le sol se dérober sous elle ; chutant à moitié, elle s’affaissa dans un fauteuil disposé près du lit.
Elle resta là, le dos courbé et le visage dissimulé derrière sa tignasse.

« Que je suis fatiguée, soupira-t-elle en marmonnant. »


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Chikusa Heiji
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeDim 12 Mai - 22:51

    - Je te rassure, tu n'es pas la seule à être dans cet état…

    Ma voix s’éleva aussitôt que ma visiteuse eut fini de murmurer. La pauvre personne n’avait pas dû s’attendre à une réponse immédiate de ma part, puisqu’elle devait sans doute penser que je dormais à poings fermés. Je demeurais un très gros paresseux qui vénérait le sommeil certes, mais au point où j’étais, autant dire que Morphée lui-même me fuyait. Mon esprit était tellement focalisé sur ma défaite cuisante au Hueco Mundo, que les infirmières étaient obligées de me bourrer de somnifères pour que je puisse me reposer à mon aise. Mais à un moment, les hypnotiques, ça fatigue sérieusement et ça n’a tellement plus l’effet escompté. Là où les autres dormaient tranquillement et paisiblement donc, moi, j’étais bel et bien réveillé, cherchant vainement le sommeil sans pour autant y arriver vraiment…

    Si le silence redevenait maitre des lieux, mes yeux, eux, s’ouvrirent enfin. Après quelques battements de paupières, ma vue devint meilleure, plus claire, et je pouvais à présent distinguer l’environnement qui m’entourait. J’observai le plafond de ma petite chambre d’un air vague et je finis par soupirer. Etre enfermé dans ces lieux me rendait plus malade que je n’étais déjà. Comparé à bien de shinigamis, ma convalescence était plutôt rapide. Encore deux semaines et je pourrai enfin sortir, pour la plus grande joie de Yoshiko qui n’arrêtait pas de faire des vas-et-viens entre sa nouvelle division et mon lit de malade. Rien que l’idée me fit légèrement sourire, avant que je ne retourne ma tête vers ma tête vers le fauteuil. Une femme s’y trouva, et il ne me fallut que quelques secondes pour la reconnaitre parfaitement…

    - Oh… C’est toi… Qu’est-ce que tu viens faire dans ma chambre, alors que tu es également mal en point ? Dire que je pensais qu’il s’agissait d’une autre infirmière…


    Elle faisait peine à voir là. J’eus un gros pincement au cœur. L’image qui m’était donné de voir m’accablait véritablement. Comme je le pensais, j’avais foiré, mais alors énormément. Je soufflai bruyamment, avant de détourner mon regard vers le plafond. C’était clair pour moi : Elle était venue soit pour me remercier, soit pour me réprimander, mais j’étais prêt à tabler sur ma deuxième supposition. Puisqu’elle avait fait l’effort de venir jusqu’à moi, il me fallait au moins me redresser, ce que je fis non sans un peu de mal. Le lit grinça sous mes mouvements un peu brusques, et un râle s’extirpa d’entre mes lèvres. Mes blessures étaient encore ouvertes, et certaines étaient toujours aussi profondes. L’odeur de l’onguent avec lequel on me soignait habituellement, se mit à envahir la pièce, une énième fois…

    - Hu… ? Une arme… ?

    Alors que j’avais correctement redressé mon torse et que j’avais calé mon dos contre mes oreillers, mes yeux avaient balayé le sol, avant de tomber sur un zanpakutoh. Etait-ce ce qui avait provoqué le boucan de tout à l’heure ? Probable. Pour ne pas trop y croire, j’essayai de regarder un peu partout, mais pas l’ombre d’un autre objet métallique. Pas de doutes donc ! C’était bien cette arme. Fronçant mes sourcils, je me mis à regarder ma compagne d’infortune d’un air suspicieux. J’avais beau vouloir ne pas le croire, mais c’était à présent évident et clair comme de l’eau de roche : Cette femme voulait ma peau. La situation était bien pire qu’une simple réprimande. Je finis par me gratter ma tête d’un air plutôt calme et pas du tout offusqué. Pour un natif du Rukongai comme moi, pas de quoi être choqué.

    - On dirait bien que tu m’en veux vraiment... Il y a forcément une raison et j’aimerais bien savoir laquelle. Parce que là tout de suite, on ne dirait peut-être pas, mais tu t’es fourrée dans une grosse merde…
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Kuragari Asuna
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeMar 14 Mai - 1:18


Elle ne redressa pas même la tête lorsqu’elle entendit l’homme parler, alors même qu’elle le pensait encore endormi. Elle ferma les yeux simplement, résignée. Ses doigts vinrent à la rencontre de ses paupières et entreprirent de les pétrir, le geste de profonde lassitude d’une femme fatiguée de trop combattre. Sa bataille personnelle qui se résumait à la volonté inébranlable de s’assurer la tranquillité et d’éviter d’être le centre d’attention, trouva sa conclusion dans ce sabre jonchant le sol à l’abandon. Asuna avait échoué. Sa défaite fut calculée dès l’instant où sa route croisa celle de deux Espadas aux cotés d’un Capitaine, et qu’elle décida que sa propre vie importait finalement plus que son secret.
Assise dans ce fauteuil, son arme inutile à ses pieds, la jeune femme dégageait l’âpre amertume de ceux comprenant la portée de leur échec retentissant. Elle n’avait donc d’autre choix que de lâcher simplement prise. Avoir réussi pendant cinquante ans à mentir, feinter et duper même les plus hautes instances de l’armée aurait rendu n’importe qui fier de lui. Mais Asuna avait eu pour ambition de triompher jusqu’à la fin des temps, pas moins. La déception était cruelle.

« De quoi parlez-vous, Capitaine ?, répondit Asuna en se frottant la tempe, les paupières toujours closes. Nulle part sans mon âme. Elle m’a échappé des doigts, c'est tout. »

Ses iris réapparurent brutalement d’entre ses mèches collées par la sueur. Leur regard se planta aussi acéré qu’un poignard dans celui, encore vitreux, du soldat convalescent. L’expression de la jeune femme ne changea nullement et rien, aucune crispation, ne put laisser supposer toute l’énormité de son mensonge. Dévoiler ses compétences réelles était une chose, confesser d’avoir voulu tuer un capitaine, un tout autre sujet.
Elle soupira puis se redressa à son tour ; son dos se plaqua contre le dossier du fauteuil tandis que ses bras vinrent s’affaler avec paresse sur les accoudoirs. En cet instant, et malgré les pansements, Asuna eut le maintien altier d’une impératrice, froide et impitoyable.

« Si je vous en avais voulu, ne pensez-vous pas que j’aurais plutôt dû vous laisser à ces deux Hollows après que vous vous soyez endormi ? »

Elle n’insista pas sur le dernier terme, bien qu’elle l’eut choisi à dessein. Elle n’en voulait pas réellement au Capitaine, elle se sentait bien incapable de concevoir de la rancune pour quiconque. Toutefois, il était évident que l’incompétence de ce dernier avait forcé la jeune femme à se dévoiler plus que nécessaire, et par sa faute également, elle avait failli mourir dans ce duel contre la Deuxième Lame.
Asuna n’avait aucune hargne particulière contre lui. Cependant si la force ne lui avait pas manqué quelques instants plus tôt, elle n’aurait eu aucun remord à le tuer comme une bête, sans gloire, sans honneur.
La Shinigami perçut soudainement dans le couloir un afflux d’énergie spirituelle important, mais sentant que celui-ci s’éloignait, son corps se détendit. Elle ne quitta pas la porte des yeux quelques instants, par prudence quasi obsessionnelle. Finalement, Asuna porta à nouveau son attention sur l’homme allongé, bien que toujours à l'affût du moindre bruit extérieur.

« De quoi vous-souvenez vous du Monde Creux, Capitaine Himesaki ?, demanda-t-elle enfin, précautionneuse. »

Elle rit d’elle-même, intérieurement. Même avec toute sa volonté, elle ne se sentait pas d’admettre un échec. Pas elle, pas après tous les efforts fournis. Ses pensées embrumées, usées, n’étaient dû qu’à la fatigue, rien de plus.
Asuna espéra sans trop y croire que sa couverture n’avait pas été éventée. Simplement légèrement mise à mal. L’espoir était chose stupide.


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Chikusa Heiji
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeMar 14 Mai - 4:34

    J’avais fermé ma bouche. Même à sa dernière phrase qui n’était autre qu’une question pour éviter le sujet que j’avais abordé, j’étais resté muet. Cette fille mentait avec un flegme complètement déconcertant. Même la voix de mon trancheur d’âme m’appuyait sur le raisonnement que j’avais. Le truc qui m’irritait le plus n’était pas tant le fait qu’elle voulait ma peau, mais plutôt le fait de ne pas savoir pourquoi. Quelle était donc la raison qui la poussait à agir de la sorte ? Mystère. Mes lèvres s’étirèrent doucement pour former un sourire presque malsain, réponse au regard dont elle m’avait gratifié tout à l’heure…

    - Je ne sais pas si on te l’a déjà dit, mais tu es très belle. Tu me ferais presque craquer là…

    Mes dents se dévoilèrent l’espace d’un instant, alors que les traits de mon faciès se froissaient pour former quelque chose de très malsain. D’horrible même. Cette femme éveillait en moi les pulsions que je tentais de refouler depuis mon départ de la onzième division. J’allais même aspirer à sa mort, mais la mine que j’avais décrite pendant un moment disparut aussi vite qu’elle était apparue. Elle laissa place à un beau sourire. Sourire affable teinté d’un soupçon d’hypocrisie. En définitive, je n’aimais pas cette femme. Elle puait la mort. Ce n’était pas un quelconque talent de détection, mais une forte intuition qui m’était propre…

    - Je dois aussi t’avouer que tu mens plutôt bien, vingtième siège Asuna. Avec une expression plus chaleureuse de ta part, tu aurais tôt fait de m’embobiner.

    Une arme dégainée était une arme prête à être utilisée. Son mensonge aurait pu fonctionner si elle avait fait l’effort de se ramener avec son zanpakutoh rangé dans un fourreau et accroché à sa taille pour lui éviter des efforts inutiles. La preuve pour moi qu’elle voulait effectivement tenter quelque chose contre moi. Et puis, avec son piteux état, elle aurait pu facilement se blesser elle-même. Précipitation avait été donc de mise. Une idiote qui n’avait pas tout prévu. Sa question avait inévitablement fini par me confirmer ce que je pensais, aussi soupirai-je rien qu’en y pensant. Elle voulait une réponse ? Elle l’aurait…

    - Des souvenirs hein… ? Voyons voir… Je me rappelle de ton gros derrière. Je dois avouer qu’il me plait bien. Au risque de me répéter, tu es très belle. Très. Ah oui… Ton Sōren Sōkatsui. Sans incantations. J’avoue que t’envoies du pâté pour une « vingtième siège ». D’ailleurs, je me demande comment tu t’es arrangée pour nous sortir de là. Une vingtième siège aussi forte mérite tout mon respect… Pis… J’me rappelle aussi que la quinta te prenait pour une grosse menteuse. Comme moi d’ailleurs. C’est drôle la vie...

    Ma couverture chût, dévoilant les nombreuses bandes qui recouvraient tout mon corps, telle une vraie momie. Il n’y avait que mon visage qui avait été épargné par l’attaque de l’autre blonde écervelée. Des craquements horribles se faisaient entendre. Mes articulations s’assouplissaient doucement, mes muscles se détendaient, mes nerfs se calmaient. L’on m’avait interdit le moindre mouvement, mais je n’en avais cure. Aussi m’étais-je glissé péniblement de mon lit, avant de me mettre debout. Une première depuis mon hospitalisation. C’est avec un gros effort que je me penchai ramasser son arme, avant de me retourner vers ma compagne d’infortune…

    - Tu pues la mort. Je le pensais récemment, mais maintenant, je te le dis tout de go. C’est une odeur que j’ai longtemps côtoyée dans les rues malfamées des districts lointains du Rukongai.


    Je m’approchai très lentement d’elle, avant de poser l’arme entre ses mains. Puis, je m’amusai à approcher mon visage du sien, avant de passer mes mains sur ses joues plutôt froides. Je me mis tout de même à les caresser avec un sourire presque moqueur aux lèvres. Sa chevelure agencée comme des rideaux devant son faciès ne m’empêchait pas tellement de plonger mon regard dans les seins. Mon sourire carnassier refit alors surface. Même si j’avais très peu de chances (Pour ne pas dire quasiment nulles) de la décontenancer ne serait-ce qu’un instant, sa présence commençait clairement à m’amuser. Elle faisait ressortir le moi « sombre ».

    - Si tu ne me tues pas maintenant, c’est moi qui le ferais.
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Kuragari Asuna
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeMar 14 Mai - 12:54


La précipitation engendrait le désastre lorsqu’elle était portée par l’inquiétude, Asuna le savait. Pourtant, elle était entrée dans cette chambre sans prendre de réelles précautions, malgré son état, et avait failli à accomplir sa tâche ; les conséquences qui s’annonçaient de cet échec seraient terribles. En d’autres circonstances, si sa santé avait été meilleure, le Capitaine aurait quitté cette pièce les deux pieds devant.
Asuna en avait conscience, et lui aussi. Mais comme il s’était réveillé, et qu’il était loin d’être idiot, il avait compris les intentions réelles de la jeune femme, qu’elle peinait à réellement cacher. Elle assista à la transformation de l’homme autrefois jovial en pervers affamé, faciès repoussant qu’il prit par égard des projets de la jeune femme. Tous deux étaient des prédateurs, il était inutile de le cacher.

Il ne la croyait pas, une évidence qui n’émut pas tellement la vingtième siège. L’effet d’annonce qu’il créa en énonçant ce dont il se souvenait n’effaroucha pas non plus Asuna qui, pragmatiquement, jugeait que quand tout allait de mal en pis, il n’y avait pas à s’inquiéter plus que de raison. Aussi ne réagit-elle pas au fait évident que le Capitaine se rappelait de tous les événements ; de même, les provocations sur son séant ne lui arrachèrent pas le moindre sourire.
L’homme se débarrassa de sa couverture et se releva en chancelant. D’un œil d’experte, Asuna analysa tous les points de faiblesse sur le corps de son interlocuteur, information qu’elle ne se garderait pas d’utiliser si la situation empirait encore. Elle le vit se pencher pour ramasser l’arme traitresse, et se raidit. Mourir par le tranchant de sa propre lame aurait été une cruelle ironie. À sa grande surprise, il se contenta de lui redonner son sabre en le posant sur ses genoux. Puis, il se pencha vers elle, jusqu’à ce que leur visage ne fut plus qu’à quelques centimètres l’un l’autre. Une intimité soudaine qui en aurait gêné d’autres qu’elle. Son regard toujours planté dans celui du Capitaine, elle ne réagit pas, même quand il eut l’audace de lui caresser la joue de ses mains.
Un sourire grimaçant plaqué au visage, il tint le discours du bourreau. Ses mots, débarrassés de toute pitié, eurent un écho singulier dans l’esprit d’Asuna. Elle comprit qu’elle venait de se faire un mortel ennemi.

Elle ne se noya pas sous une terreur intense, bien au contraire ; calmement, elle repoussa Himesaki avec douceur, accueillant avec un certain soulagement l’éloignement de sa silhouette oppressante. Asuna le regarda à nouveau, de pied en cap ; pour l’heure, il était aussi menaçant qu’elle-même. Deux handicapés à peine capables de lever le bras sans grimacer, rien de très inquiétant.

« Vous tenez à peine debout, tout comme moi. L’un comme l’autre, nous serions incapables de blesser quiconque hormis nous-mêmes. Rallongez-vous, vous allez rouvrir vos plaies, dit-elle de ce même ton qu’empruntaient les infirmières auprès de leurs patients.
Je ne vous ai pas tué, Capitaine. J’ai dépensé une grande partie de mes ressources pour vous sauver la vie, au risque de perdre la mienne. Cela ne compte pas ? »

Elle s’empêtrait dans ses mensonges et projets contradictoires, ne sachant plus là où elle en était, ni quelle attitude adopter. Sa carapace éméchée, il lui faudrait un peu de temps pour se retrouver une ligne de conduite, maintenant que la précédente n’avait plus lieu d’être. Asuna leva les yeux au ciel, et fixa ce plafond d’une blancheur sans la moindre nuance.

« Par ailleurs, j’imagine que les rapports ont déjà été envoyés. Que j’ai tenu tête à deux Espadas devrait être connu d’ici peu, si ce n’est pas déjà le cas. »

Elle soupira, à nouveau, la tête lourde.


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Chikusa Heiji
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeMar 14 Mai - 18:33

    - Plus tu parles et plus tu t’enfonces…

    A peine avait-elle fini de me repousser et de parler, que j’avais immédiatement répliqué. Malgré mon dos complètement vouté, mes épaules tombantes et mes bras qui pendaient lamentablement vers le sol, j’avais gardé ce même sourire pervers aux lèvres. Sa sérénité s’apparentait presqu’à un leurre. Le fait qu’elle m’ait repoussé en était la preuve, et le soupir qui s’était extirpé de ses lèvres tout à l’heure en disait long. Mes états d’âmes actuels n’étaient rien d’autre qu’un amalgame. Un mélange de fascination et de dégout. Elle m’intriguait et me répugnait à la fois. Peut-être parce qu’elle me ressemblait. Pour ne pas dire qu’elle semblait même être pire que moi…

    - C’est justement parce que nous sommes incapables de nous blesser que tu as lamentablement échoué tout à l’heure. Ta main devait vraiment te faire souffrir, pour que tu n’arrives pas à tenir ton arme au-dessus de ma tête.

    Je profitai de ma posture qui n’était pas glorieuse du tout, pour me baisser une nouvelle fois, histoire de ramasser ma couverture. Les vertèbres de mon dos craquaient dans un bruit horrible, et la douleur qui s’en suivit m’arracha une horrible grimace. Mais bien vite, celle-ci fut remplacée par mon sourire goguenard. Ce dernier était comme scotché à mon visage. Puis, c’est d’un pas vacillant que je me dirigeai vers mon lit. Là encore, je pris tout mon temps pour m’y glisser, avant de soupirer d’aise lorsque mon dos se posa contre mes coussins. Je n’aurai jamais pensé que marcher ou me tenir debout me demanderait autant d’efforts un jour. C’était d’un fou…

    - Bien avant de mourir hier, Yanagi Okabe m’a confié que tu t’étais battue contre une seule personne. La blondasse qui te traitait de menteuse était aussi K.O. que moi. Par contre, je dois avouer que tu es forte. Se battre d’égal à égal contre un espada n’est pas donné à tout le monde. Tu dois avoir ton bankai, je suppose ?

    Ma voix avait été moins taquine que tout à l’heure. Également dépourvue de sérieux, elle avait plutôt été nonchalante. Yanagi Okabe. L’un des rares rescapés de l’attaque de la Quinta qui avait tout vu ou presque. Ce brave zig maintenant six pieds sous terre, faisait partie de l’équipe décimée qui m’avait suivi au Hueco. C’est précisément de lui que j’avais appris ce que je venais d’affirmer tout à l’heure. Des révélations croustillantes, pour sûr. La fatigue me fit bailler grossièrement, bien avant que mes traits ne se détendent. Le monstre en moi se rétractait pour le moment, laissant place au joyeux capitaine et au bon samaritain. Pour combien de temps, cependant ? Nul ne le savait.

    - Tu sais Asuna… J’ai l’impression de te connaitre depuis longtemps. Tu es comme moi. Une sale pourriture qui se cache derrière un masque minutieusement travaillé depuis des années. Tu refoules ta noirceur derrière un flegme à toute épreuve. Je fais de même avec un sourire apparent et une bonne volonté irréprochable. Il y a cependant deux grandes différences entre nous, que je vais taire pour le moment. Mais tout ça pour te dire que me mentir, c’est comme te mentir à toi-même.

    Je marquai une courte pause pour qu’elle assimile bien ce que je venais de lui dire. Et puis, tendant péniblement la main vers elle, avec un sourire tout à fait mignon, je repris la parole comme si de rien n’était.

    - Alors, Asuna. Soit tu viens près de moi et tu réponds à ma préoccupation qui est celle de savoir pourquoi tu veux ma mort, soit tu ne me dis rien et tu sors d'ici, en prenant bien soin de toujours m’éviter à l’avenir. La suite de notre discussion ne dépend que de toi, « vingtième siège ».
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Se relever après la chute [PV Tōjō] Shi-shi
Kuragari Asuna
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeJeu 16 Mai - 13:24


Asuna encaissa les nouvelles provocations du Capitaine avec un calme olympien. Des phrases acides et des moqueries, elle en avait essuyé tout au long de sa vie, car jugée par beaucoup comme au mieux incapable, au pire totalement inutile. Ses enseignants de l’Académie conservaient d’elle l’image d’une élève médiocre et sans éclat, à l’instar de ses camarades qui l’avaient dépréciée sitôt ses inaptitudes connues. De fait, les quelques insultes d’un homme à moitié mort ne l’émurent absolument pas. Tandis que ce dernier rejoignait son lit, Asuna toujours enfoncée dans son fauteuil, caressa le tranchant de sa lame en songeant que, même affaiblie, elle pourrait détacher aisément une nuque de son tronc.
L’homme la coupa brutalement dans son projet en révélant que d’autres avaient survécu suffisamment longtemps pour révéler son combat. La jeune femme sentit comme une pierre s’abattre sur ses entrailles. Le défunt avait peut-être partagé l’information, à ses infirmières, ses supérieurs, ses amis, rendant ainsi impossible toute traçabilité de ceux détenteurs de ce savoir. Ce serait pire que tout aux yeux d’Asuna. Il ne s’agirait plus de simples rapports lus par quelques gradés, mais bien de murmures plus diffus, des rumeurs insidieuses se répandant à toute allure. Si le Capitaine ne mentait pas, la jeune femme avait définitivement tout perdu.
Son dos se vouta, seul signe visible de sa totale acceptation face à sa défaite.

« Je ne suis pas si forte visiblement. J’ai été vaincue. »

Un simple constat, froid, sans attachement. Elle éluda la question concernant sa seconde libération, mais son silence parla plus qu’une réponse franche. Lui, continua de jacasser, portant chaque assaut verbal avec une jubilation presque écœurante. Elle, encaissait et fit front, flegmatique jusqu’au bout.

« Vous ne me connaissez pas, non. Je n’ai aucun scrupule à mentir, y compris à moi-même. Quelles sont ces différences dont vous parlez ? »

Asuna ne comprenait pas où il souhaitait en venir à se lier à elle. Se sentait-il si désespérément seul en tant que prétendue pourriture pour vouloir s’attacher ainsi ? Il ne trouverait rien auprès d’elle. Elle n’avait rien à offrir. Elle n’était pas un monstre. Elle n’était pas comme lui.

« J’ai commis une erreur en venant ici par peur que vous vous montriez trop bavard à votre réveil. Son ton pour la première fois se pourvut d’une étonnante sincérité. Mais j'imagine que vous parliez ou non n’a plus d’importance, d’autres s’en sont déjà chargés à votre place, il semblerait.
D’ici peu, on me demandera des choses bien plus conséquentes que de simplement nettoyer le sol. Sauf si ce qui m'a amené ici vient à être connu, bien sûr. Je ne me laisserais pas enfermer sans résistance, sachez-le.
»

Laissant sa menace distiller son effet, Asuna se pencha pour ramasser le fourreau de son arme puis rengaina celle-ci promptement. Elle la reposa ensuite sur ses genoux et ses mains vinrent l’envelopper avec la tendresse d’une mère attentive.

« Et ce … Yanagi, il est mort alors. Vous sentez vous coupable d’avoir échoué dans votre tâche à protéger vos subordonnés, Capitaine ? »

Bien que pleine de révérence, sa voix laissa percer une note singulière, presque accusatrice. L’homme avait voulu jouer à la pousser dans ses derniers retranchements. C’était à elle de porter les coups, à présent.


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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeVen 17 Mai - 4:50

    - Je culpabilise surtout parce que j’ai voulu te protéger toi. C’est à peu près mon seul regret.

    Porter les coups ? A qui ? Moi ? Un type qui s’est forgé à la onzième division et qui a vu des morts à la pelle dans son propre camp ? Faut pas déconner à un moment. Mais peut-être ne savait-elle pas mon passé, ce qui serait normal, et de ce fait, expliquerait son ignorance. J’eus alors un sourire. Pas carnassier et tout. Juste moqueur. Son « attaque » était un échec total, même si je trouvais cette initiative louable de sa part. De plus, la vingtième siège avait ENFIN cessé de vouloir me mentir à tout prix. J’avais beaucoup insisté pour mettre ses intentions à jour, et mes efforts avaient payé. Je pouvais en faire de même avec sa véritable nature, mais je préférai ne pas me fatiguer. Ça me rendrait plus malade que je ne le suis à force, ce qui ne serait pas pour m’arranger…

    - Il n’avait rien dit à personne d'autre. Crois bien que les autres infirmières feraient déjà tes éloges, sinon. Je n’ai pas encore rédigé de rapport. Avec mon état, tu penses bien que j’ai mieux à faire. Personne ne sait rien à ton sujet à part moi, bien évidemment. Personne ne sait que tu es vraiment une pourriture qui serait capable de tuer un capitaine en convalescence, juste pour rester dans l'ombre. Tu parles d'une bonne raison, tssk !


    Je toussai quelque peu, avant de soupirer. La lassitude s’emparait peu à peu de ma personne. Autant je l’avais trouvé intéressante jusqu’à la minute précédente, autant là, elle commençait à m’ennuyer sérieusement. Je n’avais plus tellement la foi de creuser pour connaitre et observer cette obscurité qu’elle refoulait en elle-même. Ça demandait bien trop d’efforts pour le moment. Je finis par ramener vers moi le bras que je lui avais tendu jusqu’alors, vu qu’elle n’avait pas accepté mon « invitation ». C’était fort dommage. J’avais également vu qu’elle avait rangé son zanpakutoh, tant elle était dépitée par l’idée selon laquelle plusieurs personnes savaient pour ses compétences. Cette femme était complètement dérangée. Un véritable monstre dans toute sa splendeur…

    - Sois sans crainte, je ne te balancerai. D’ailleurs, je ne le pourrai pas, si tu me tues. Personne n'est au courant de ton vrai niveau, alors, pourquoi ne pas dégainer une nouvelle fois ton arme et tenter d’en finir ? Tu te doutes bien que je ne serai pas en mesure de te contrer non ? Après tout, tu es moins atteinte que moi. C’est faisable, Asuna, héhé.


    Les alentours étaient silencieux. Seuls les chants de quelques oiseaux étaient perceptibles. Le moment idéal pour mettre à exécution son plan initial : Celui de me faire taire à tout jamais. « Pour la petite remarque de fin, je dois avouer que tu me surprends. Avoir le bankai et feindre être un soldat de bas étage… Peu de personnes en seraient capables. » J’étais toujours dans le doute pour ce qui concernait son bankai, mais ma phrase était tellement moqueuse, qu’on aurait dit que j’étais sûr de ce que j’affirmais. Je ne laissais pas place au doute, surtout que l’intonation de ma voix était restée parfaitement intacte. M’étendant de tout mon long sur mon lit, je posai mes deux mains sur mon ventre, avant de regarder le plafond au-dessus de nous, l’air totalement satisfait…

    - Alors ? Tu vas me sortir le baratin selon lequel je ne suis pas digne de mourir par ta lame ? Ou bien tu vas sortir sans rien dire ? Ces deux éventualités ne m’étonneraient pas de ta part, tu sais.
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeSam 18 Mai - 13:05


« Non. »

Une réponse qui n’en était pas une, qui n’avait pas pour visée d’être claire ou compréhensible. Une négation, simplement. Par ce simple mot, Asuna énonçait son total rejet de tout ce qu’affirmait le Capitaine, et tout ce qu’il représentait ou était. Elle le niait, tout comme elle avait nié la mort de sa mère dans une autre vie oubliée. Les actes, les paroles de l’homme n’étaient qu’un vain murmure au creux des oreilles de la jeune femme. Ils n’avaient aucune consistance, ni aucune emprise sur elle ; en répondant par un refus, elle privait le Capitaine de toute possibilité de l’atteindre.
Par ce refoulement et cette réaffirmation de sa plus complète indifférence, Asuna retrouva une lucidité qui lui avait fait défaut depuis son réveil. Avachie dans son fauteuil, son regard se recouvrit d’un éclat plus vivace que jamais, la jeune femme donnant l’impression de regagner sa combativité à une vitesse surnaturelle. Sans l’inquiétude pesant sur son esprit, elle put réfléchir de nouveau clairement et décomposer les données du problème, afin d’en concevoir une solution efficace.
Asuna était femme à ne jamais admettre comme vrai ce qu’on lui disait. Elle était la mieux placée pour savoir comment duper autrui. Si elle avait fait montre d’une grande imprudence jusqu’ici, elle ne commettrait plus la même erreur à présent que sa lucidité lui avait été rendue. Premièrement, elle ignorait si l’homme mentait ou non, à la fois sur son rapport, sur ce survivant maintenant mort, ou même si effectivement, il avait emporté le secret dans la tombe. Peut-être même était-il encore vivant, quelque part dans une chambre, et que si des infirmières n’étaient pas encore venues féliciter Asuna, cela était simplement dû à la volonté du Capitaine de ne pas l’alarmer. Une sorte de complot à grande échelle visant à la déstabiliser.

La joie malsaine que le gradé avait laissé éclater quelques minutes plus tôt allait dans ce sens. Aux yeux d’Asuna, il ressemblait à l’un de ces jeunes enfants cruels dont les amusements se portaient sur la douleur de leurs congénères. Il jouait avec elle comme un chat quelques minutes avant qu’il n’acheva sa proie. Pourquoi ? Le motif anodin qu’elle voulut attenter à sa vie peu avant. La seule pourriture dans la pièce, c’était lui, et il ne s’en cachait même pas.
Le fait qu’Asuna n’eut aucune assurance sur la véracité des dires d’Himesaki fit taire tout nouveau projet d’assassinat. Si quelqu’un était au courant, à l’inverse de ce que le gradé disait, il pourrait sans mal relier la jeune femme à la disparition fortuite du Capitaine. Or, comme elle l’avait dit plus tôt, croupir dans un quelconque cachot ne faisait pas partie de ses projets.
À cause de toutes ces variantes, elle décida de ne pas dégainer une nouvelle fois son arme, et mit de coté l’idée d’achever l’animal dans l’immédiat.

« Vous mentez. Si votre corps est encore faible, votre énergie spirituelle est en passe d’être entièrement restaurée. Vous n’êtes vulnérable que dans votre sommeil. »

Elle quitta son fauteuil avec peine. Chancelante, elle parut sur le point de tomber mais se rattrapa au dernier instant et put, en regroupant ses maigres forces, se stabiliser et tenir debout.

« Je vais appeler vos infirmières. Vos blessures se sont à nouveau ouvertes, dit-elle sans entrain dans la voix en indiquant les bandages de l’homme, dont certains commençaient à s’imbiber d’écarlate. Je vous avais dit de ne pas bouger. »

Elle s’avança vers la porte en boitillant comme une faible infirme. Après nombre d’efforts, sa main se posa enfin sur la poignée. Elle resta là quelques secondes, sa tête penchée vers l’avant, son front collé contre le bois. Elle se retourna enfin vers le Capitaine qui avait dû suivre avec délectation le pitoyable spectacle qu’elle avait offert.

« Je souhaite sincèrement pour vous n’ayez rien auquel vous tenez réellement, Capitaine. Dans le cas inverse, je vous félicite. Vous avez du génie pour l’esbroufe. »

Elle ouvrit la porte et quitta la pièce. Dans le couloir, elle s’appuya sur le battant de bois à présent refermé, et reprit son souffle, la tête lui tournant un peu. Asuna s’éloigna de la chambrée du Capitaine, et partit rejoindre la sienne. Bien sûr, elle ne prévint aucune infirmière, contrairement à ce qu’elle avait dit. Secrètement, elle espérait encore un peu que l'homme se viderait de son sang, seul et dans le plus complet silence.


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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeSam 25 Mai - 12:31

    Quelques secondes après son départ, il ne se passa rien d’autre. Rien d’autre, à part le fait que mon visage était déformé comme celui d’un psychopathe. Bien sûr que je m’étais réjoui du spectacle qu’elle m’avait donné, à un tel point même que je m’étais retenu de bouger, d’irradier ma pression spirituelle dans la pièce, et de faire un dernier effort pour me lever et lui transpercer le cœur depuis son dos. J’avais même fini par me pourlécher, lorsque je remarquai effectivement que je saignais comme elle l’avait dit. Cette femme m’intéressait au plus haut point ! Et à l’instant T, je me fis la promesse de cueillir le fruit qu’elle était lorsqu’il serait suffisamment mûr.

    Quelques jours plus tard…

    - Asuuuuuna-chwaaaaaaaan !

    A peine la voix criarde avait-elle retenti, que tu sentis ta porte s’ouvrir à la volée. Une infirmière s’engouffra dans ta pièce sombre et tranquille. Encore une de ces pimbêches qui violait ton espace vital. Celle-ci poussait un chariot sur lequel tu devinais déjà ton petit déjeuner à l’odeur, et les comprimés que tu devais impérativement prendre pour recouvrer la santé. Rien de bien folichon, somme toute. L’infirmière vint secouer ton corps meurtri encore couvert sous des draps épais et réconfortants. Dans l’obscurité et l’anonymat le plus total, tu te sentais dans ton monde. Après avoir fini de te malmener dans tous le sens pour que tu te lèves enfin, Kagura (L'infirmière) se hâta vers les rideaux de tes fenêtres qu’elle tira d’un coup sec. Ta chambre s’illumina légèrement, mais sans plus. Heureusement qu’il faisait sombre ce jour-là. Un ciel gris et morne qui te correspondait parfaitement.

    - Asunaaaaaa-chwaaaaan, tu as de la visite aujourd’hui ! Si tu savais comment il a insisté pour te voir ! Enfin bref, je vous laisse, je reviendrais chercher le chariot et le plateau plus tard !


    C’est alors que je fis soudainement mon apparition au seuil de la porte. Lorsque j’entrai, on pouvait voir dans ma main gauche un bouquet de fleur, tandis que ma main droite s’appuyait sur une longue canne, preuve que je n’avais pas encore totalement récupéré. En une semaine seulement, une guérison complète n’était tout simplement pas possible, c’était clair et net. Mon beau sourire fit vite de faire rougir la jeune Kaguya qui se mit à jalouser un peu Asuna, vu comment elle gonflait ses joues d’un air puéril. Elle comme tous les autres membres de la quatrième division, étaient au courant que la jeune femme m’avait sauvé des griffes d’un arrancar. Les conditions étaient encore floues pour ces gens, si ce n’est la vice-capitaine des lieux qui était au courant de tout. Cette dernière était également la seule à savoir pour la promotion d’Asuna. Promo dont j’allais lui parler en toute intimité…

    - Merci Kaguya-chan.


    L’infirmière se mit à regarder autour d’elle, avant de constater qu’elle gênait et qu’elle ferait mieux de s’en aller. Elle s’inclina devant nous et se précipita vers la sortie. Lorsqu’elle s’éloigna enfin de l’endroit, un éclair zébra le ciel, avant que le tonnerre ne gronde. L’averse n’allait pas tarder. C’est à ce moment-là que je fermai la porte, avant de la boucler à double tour. Nous étions à présent tranquilles. J’aurai pu déjà annoncer les couleurs, mais je préférai garder mon expression toute douce et toute gentille. Maintenant que nous étions plus ou moins en forme, nous avions tout le temps devant nous. Lorsque je m’approchai de son lit, elle pouvait même remarquer que j’avais accroché mon zanpakutoh à mes hanches. Un détail qui ne trompait pas. Je rangeai le bouquet de roses rouges dans un vase, tout près, avant de prendre d’une main le plateau qui contenait son petit déjeuner…

    - Tu dois reprendre des forces. Fais l’effort d’avaler ce repas.

    Avec toute la délicatesse du monde, je posai le plateau sur ses cuisses, avant d’aller m’asseoir sur un siège non loin de son lit. Je calai ma canne contre un mur sans quitter des yeux ma proie, sourire bienveillant aux lèvres. Un peu trop bienveillant, d’ailleurs. C’était trop beau pour être vrai.

    - Kagura m’a avoué que tu te rétablissais bien. Je suis heureux de le constater, déclarai-je, en posant une main sur ma poitrine. Tu m’as tellement manqué, si tu savais…
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeSam 25 Mai - 20:20


Elle l’attendit tout ce temps. Chaque heure de repos, chaque minute d’ennui, son esprit se plongeait dans les réminiscences de leur dernier échange. Les images dansaient sous ses yeux, fantômes éthérés d’un moment à la fois terrifiant et excitant qui lui octroyaient, curieusement, un certain plaisir. Jamais elle ne s’était sentie plus vivante qu’après cette conversation. Le danger l’avait éveillée pour lui prodiguer une sensation d’ivresse qui par le passé lui avait été rarement donnée d’éprouver. Depuis, elle vivait pleinement. Ses sens sans cesse en alerte, son corps tendu par la tension, elle guettait le moment où Himesaki franchirait le seuil de sa porte.
Quand il vint enfin, elle ne fut pas surprise.
Car elle l’avait attendu tout ce temps.

Il n’y eut que lui, dans un état bien meilleur que celui dans lequel elle l’avait laissé. Pas de gardes ou d’autres gradés à ses cotés, simplement lui. Le corps d’Asuna frissonna de cette même excitation angoissée qui saisissait les comédiens prêts à entrer en scène. Lui souriait, jovial, s’épanouissant dans le rôle du supérieur bienveillant. Dans ses mains, il tenait un bouquet de fleurs aux couronnes lourdes de parfums enivrants, synonymes de douceurs âcres, pesantes et étouffantes. Asuna assista sans broncher à son manège avec l’infirmière. Lorsque cette dernière sortit bredouillante, la jeune femme s'alarma de se retrouver seule avec lui ; quand l’homme verrouilla la porte, la tension fut à son comble.
Il lui tendait un guet-apens, lentement, avec la minutie d’une araignée prédatrice, et elle se retrouvait inexorablement prise dans sa toile. Sous la nacre des draps de son lit, Asuna serra du bout des doigts le pommeau de son arme dissimulée. Himesaki s’approcha en souriant, mais le nodachi pendu à sa hanche vint rompre tout le charme qu’aurait pu transmettre son expression affable.
Il posa son offrande florale dans un vase, qu’il arrangea superficiellement, avec une innocence feinte puis faussement attentif, il se saisit du plateau de nourriture qu’il posa sur les genoux d’Asuna. Cette dernière n’esquissa pas un geste mais tous ses perceptions s'aiguisèrent, prêts à se saisir du moindre geste agressif de la part du gradé. Il se contenta de s’éloigner pour s’affaler sans grâce sur l’un des fauteuils sans quitter un seul instant ses grimaces avenantes.
Asuna fixa son déjeuner d’un air suspicieux. Rien ne lui assurait qu’une substance n’avait pas été glissée à son insu dedans, des drogues ou des sédatifs, voire même du poison. Par prudence, elle repoussa ce dernier sur le bord du lit sans y toucher. Elle se tourna vers le capitaine qui lui lança quelques propos mielleux, et tous deux surent qu’ils ne l’abuseraient pas. Il s'amusait encore, l’enfant cruel.
Le nouvel acte de la pièce qui se jouait rappela à Asuna le précédent, à la différence que les rôles se trouvaient cette fois-ci inversés. Elle, étendue dans son lit, et lui assis sur son trône, la dédaignant de sa haute taille.

« Je sortirai dès demain. »

Une réponse quasi monosyllabique qu’elle lui lança platement. Mais par celle-ci, Asuna implicita que ses forces avaient été entièrement restaurées, et qu’elle était prête à tout. Himesaki ne relèverait peut-être pas la subtilité, elle n’en eut cure.
La jeune femme s’accorda quelques minutes pour réfléchir sur les derniers propos sucrés du Capitaine. Ce dernier se révélait être particulièrement collant, manifestement, il n’avait aucune envie de la lâcher. Il était pire qu'un limier ayant senti une odeur appétissante. Asuna s’accorda avec elle-même pour prendre une décision. Son choix fut fait. Elle lui en donnerait pour son argent.
La jeune femme se pencha sur son flanc, dans la direction du gradé. Dans le mouvement, ses cheveux chutèrent sur son visage pour ne laisser transparaître qu’un seul œil, qu’elle ferma de moitié. Son regard se départit de l’indifférence au profit d’une faim embrasée, qu’on devina affamée. Ce dernier dévora la silhouette du géant pour s’attarder finalement sans la moindre retenue sur son entrejambe. Dans une telle attitude, il émana d’Asuna une lascivité pour le moins inattendue, en totale contradiction avec sa frigidité habituelle.

« Je vous ai manqué, vraiment ?, dit-elle avec une voix aux inflexions langoureuses dont les sonorités graves se couvrirent de sensualité. Qu’est ce qui vous a manqué, au juste ? Ma conversation ? Ou bien… ? »

Elle imita le geste du Capitaine. Sa main vint se poser sur sa propre poitrine dont les pleins se dessinaient sous le tissu blanc de son habit virginal. Son autre main toujours dissimulée sous le tissu pressa avec plus de force encore son katana.


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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeDim 26 Mai - 16:39

    C’est dans le silence le plus total que je l’observais tranquillement. Je n’éprouvais pas le besoin de répondre à sa question, étant donné qu’elle savait déjà de quoi je parlais. Et puisqu’elle lançait déjà les hostilités entre nous, mon sourire changea du tout au tout. S’il n’avait pas perdu de son éclat, il était devenu vicieux, malsain. Comme un bel enfoiré qui se réjouissait de ce qu’il voyait devant lui. Asuna était à la fois étonnante et imprévisible. Elle m’avait vraiment surpris une fois encore. Qui aurait pu croire que cette femme pouvait faire preuve d’autant de sensualité ? Sans doute personne, et pas même moi. Dire qu’elle ne me faisait aucun effet aurait été un mensonge. Là, toute de suite, j’avais juste envie de culbuter son derrière, sans aucune manière, et faire d’elle une chose sans valeur sur laquelle j’aurais autorité absolue… Mais d’une manière ou d’une autre, ce n’était tout bonnement pas possible…

    L’averse qui s’annonçait depuis un bon moment maintenant, finit par s’abattre sur le Seireitei. Quelques cris se firent entendre, preuve que cette pluie avait été soudaine, et qu’elle avait surpris de nombreuses personnes déambulant encore dans les couloirs de la quatrième division. La pièce devint on en peut plus sombre, de telle sorte que personne ne pouvait nous distinguer clairement de l’extérieur. Nous étions coincés ensemble pour un bon bout de temps, et ce n’est qu’à cet instant que je m’en aperçus. Une sorte d’adrénaline parcourait mes veines, mon corps tout entier. L’excitation gagnait le monstre qui était en moi, prêt à se défaire de ses chaines que je lui avais imposé. Et puis finalement, je détachai le fourreau de ma hanche, avant de le laisser choir au sol avec fracas. Je me levai aussitôt, tout en entrouvrant le haut de mon pyjama, de sorte à lui faire comprendre que j’étais vraiment intéressé par son corps… Ce qui d’une part, était faux en un sens, bien évidemment…

    - Mienne… Tu seras mienne…


    Ma voix avait été tout aussi mielleuse que celle de ma compagne d’infortune. Suite à quoi, je m’étais approché doucement de son lit. Ma démarche claudicante ne gâchait en rien l’image de l’homme viril que je dégageais. Celle d’un mâle sûr de lui qui partait en conquête. Une fois près d’elle, je posai un genou puis ma jambe sur le bord de son lit, avant de passer mes bras forts et vigoureux autour de sa taille de guêpe. Lorsque mon visage s’approcha lentement du sien, Asuna put sentir mon souffle chaud sur sa peau blafarde, ainsi que mes petites lèvres effleurer les siennes. Mon regard étincelant avait tout d’un mal dominant, ou même d’un prédateur prêt à dévorer sa proie. Mienne… La Kuragari semblait être mienne. Mon visage finit par se loger contre son cou, là même où je m’appliquai à poser des baisers humides, chatouilleux. Mon torse écrasa sa poitrine, tant je l’avais serré contre moi. Je faisais d’elle une femme, une vraie. Ma main droite délaissa sa taille pour aller se promener vers l’une de ses cuisses pleines qui donnait sur son auguste derrière, promettant monts et merveilles. Tout se passait pour le mieux pendant ces quelques minutes de préliminaires, lorsque ses draps firent soudainement un vol plané pour se retrouver au sol, vers la porte… Je ne m’étais pas gêné pour les dégager d’un coup sec…

    - Je me disais bien que c’était trop beau pour être vrai… « Petite pourriture ».

    J’appuyai sur les deux derniers mots, tout en me levant pour mieux m’éloigner de la portée de son trancheur d’âme qu’elle avait dissimulé sous ses draps, près d’elle. Bien sûr que j’avais remarqué ce bras qui ne bougeait pas depuis. Il m’avait semblé tellement suspect, que j’avais voulu jouer son jeu un moment, de sorte à découvrir ce qu’elle cachait là. Ni plus, ni moins qu’une assurance-vie. Oh... Qu’on soit clair. Je ne niais pas avoir été excité par le peu de chair qu’elle avait dévoilé, tout comme sa pose digne d'une pin-up, mais je trouvais que coucher avec la femme qu’on cherchait à tuer, était un peu trop limite, voire même dangereux. Et c’est dès lors que je compris pourquoi elle était autant expressive. Elle voulait jouer à sa façon. Elle se complaisait dans cette situation inextricable, tout comme moi. Ce dont elle faisait preuve, ne relevait en rien d’une détermination quelconque. Elle était un monstre… Un monstre que je ne cernais pas encore comme je le voulais, mais un monstre quand même. Et rien que cette idée provoqua en moi de violents spasmes, avant que je ne pose mon derche sur le siège où j’étais précédemment. Oui… Plus le temps avançait, et plus je voulais la faire souffrir…

    Essayer de te tuer maintenant reviendrait à te faire plaisir… Tout comme le fait de coucher avec toi. Par contre, je n’aurais jamais cru que tu serais terriblement animée par ta situation. Le fait que j’en veuille à ta vie, t’excite tant que ça ? Quelle vilaine petite fille que voilà…
    Dis-je, en prenant mes aises sur le fauteuil que j’occupais. Au fait, je suis venu surtout pour te dire que j’ai effectué mon rapport. Au vu de ton acte de bravoure, et étant donné l’absence de capitaine en ces lieux, tu es promu troisième siège. Je suis sûr que tu es heureuse ! Ne me remercie surtout pas, Asuna, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour rendre ta vie facile et heureuse.

    Pour sûr, héhé.
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeLun 27 Mai - 1:12


Son regard d’homme brillait d’une fièvre tourmentée lorsqu’il vint enfin vers elle. Dans ses yeux hantés, Asuna y lut d’obscurs désirs qu’elle sut, au fond d’elle, vouloir combler. Il était différent des autres hommes qui pour la plupart auraient été repoussés par ce qu’Asuna cachait au fond d’elle. Lui voulait en voir plus. Toujours plus. La découvrir pour ce qu’elle était sans fard ni draperie mensongère mais dans sa vérité crue, nue, et terrible.
Dans un triomphe moite, leurs souffles se rencontrèrent au détour des caresses. Leurs lèvres humides d’une passion cachée scellèrent un pacte jamais formulé, mais ô combien puissant et vieux du début des temps. Asuna oublia son sabre pour songer à celui, plus pressant, de l’homme penché sur elle.
La jeune femme perçut des mains épaisses pétrir sa chair, de ces gestes mêlant douleur et jouissance, desquels elle tira un plaisir singulier. Il s’échappa de sa bouche un soupir qu’elle aurait souhaité plus discret, mais qu’elle ne cacha pas. Portée par l’étreinte, elle se plaqua plus fermement contre le torse du Capitaine. La main d’Asuna glissa jusqu’à la nuque d’Himesaki alors que la paume de ce dernier s'aventura jusqu’au fessier de la jeune femme.
Lui, il trouva matière à flatter son sens du toucher au contact de la peau tendre.
Elle, elle sentit la jointure de chaque vertèbre sous ses doigts caressants.

Le rêve prit fin au milieu de draps froissés. Il l’injuria en découvrant la Dame à leurs cotés, probablement s’était-il prêté au jeu simplement pour l’y découvrir. Il s’éloigna en ricanant pour retourner s’affaler dans le fauteuil, tandis qu’Asuna quitta ses allures de poupée. Allongée sur son matelas, à présent entièrement découverte maintenant que sa couverture jonchait le sol, inerte et le regard troublé, le corps comme sans vie et à moitié nu, Asuna ressembla à un cadavre abandonné au voyeurisme le plus sordide.
Ses cheveux qui encore quelques minutes auparavant s’agitaient en boucles généreuses, s’affalèrent autour de sa tête pour couler sur l’oreiller en une corolle de pétales fanés.
Comme toute illusion, aussi plaisante fut-elle, la mascarade de leurs ivresses s’écroulait pour ne laisser qu’un goût d’amère déception. Après quelques dernières provocations, Himesaki mit fin au jeu pour révéler sans détour le but véritable de sa visite. Fier de lui, il annonça ne pas avoir tenu parole. Il avait écrit un rapport, trahissant sa promesse, et Asuna se retrouvait dès à présent projetée sous le feu des projecteurs.

L’ex vingtième siège cilla des yeux, imperturbable. Elle ne souhaita pas offrir un seul instant de vacillement face à pareille nouvelle. Seule réaction de sa part, son bras droit se tendit vers le bouquet de fleurs apporté par le Capitaine. Il se maintint en suspension au dessus des végétaux, opérant de lents mouvements de balanciers presque imperceptibles, quand vint l’instant où ses doigts effleurèrent la fibre délicate d’une feuille. Sans le moindre bruit, les pousses s’enflammèrent immédiatement sous les assauts dévorants de flammes bleues. Asuna retira sa main du brasier azuré, sans un mot, pour contempler ensuite le spectacle de cette triste agonie, les yeux vides.

« Je suis peut-être heureuse, oui, dit elle sans affect dans le ton. L’une des fleurs torturée par le feu émit un craquement, semblable à un cri.
Vous souhaitez tester mes limites. D’accord.
Ses yeux se voilèrent un instant.
J’ai demandé qui vous étiez à mes collègues. Ils m’ont un peu parlé de vous, des rumeurs à votre sujet. Vous aimez réellement les jeunes garçons ?
Sa voix se fit plus douce, chuchotante, murmurée sur un fil de secrets.
On m’a aussi dit qu’il y avait une femme dans votre vie. Récemment promue Capitaine. »

Les prunelles de la nouvelle troisième siège se plantèrent dans ceux de son supérieur. Leur couleur froide ne contrasta pas avec le tranchant de leur regard.

« J’espère qu’elle est forte. »


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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeJeu 30 Mai - 2:18

    - N’ose pas.

    Mon réiatsu irradia soudainement la salle. Il était étonnement puissant et étouffant. Sans bouger ni ciller, je le concentrai uniquement sur Asuna, pendant qu’un tonnerre assourdissant se fit entendre au même moment. Je remarquai cependant qu’elle tenait bien face à mon énergie spirituelle plutôt puissante. Elle devait avoir une résistance conséquente, ce qui expliquait le fait qu’elle ait pu se mesurer à un espada, malgré son grade qui ne reflétait pas son vrai niveau. J’eus un sourire néanmoins, puisque je sentais imperceptiblement qu’elle souffrait ne serait-ce qu’un peu. Un fait qui m’incita à me relever et à m’approcher d’elle, une nouvelle fois encore.

    - Approche-toi d’elle et je te balance. Parle lui, et je te balance. Effleure ne serait-ce que sa chevelure et je te balance. Essaye de la tuer et je te balance. Comme ça, lorsque tu seras en cavale comme une pauvre chienne apeurée qui n’a plus de repères, je prendrai plaisir à te traquer et à faire de ta vie un véritable enfer.


    Un sourire aussi beau et innocent que celui d’un enfant, vint ponctuer cette phrase on ne peut plus chaleureuse ; même si en vérité, j’essayais tant bien que mal de ne pas exploser de colère et de tout saccager dans sa chambre. Une fois auprès d’elle et non sans arrêter de l’oppresser avec mon réiatsu paralysant, je soulevai son corps dans mes bras forts et musclés. Et comme si de rien n’était, je m’allongeai sur son lit, tout en dégageant son zanpakutoh d’un coup de pied nonchalant. Je posai ensuite ma chère et tendre vingtième siège entre mes cuisses, et passai mes bras autour de son corps, de sorte à bloquer ses mains qui pouvaient effectuer un sortilège…

    - On est bien ensemble, non ?

    En calant mon dos contre la tête de son lit, j’eus un sourire. Nos jambes finirent par s’entremêler, tandis que je sentais sa poitrine comprimée contre mon propre torse. Pour m’amuser un peu, je me mis à souffler sur son visage de sorte à dégager les quelques mèches qui cachait perpétuellement ce minois mignon, mais pourtant si vide, si inexpressif. Une deuxième fois encore, nous étions plus proches que jamais. A cet instant précis, mon réiatsu commença à s’évanouir tout doucement, jusqu’à disparaitre sous un énième grondement. A croire que le ciel était en colère ce jour-là. Je pris ensuite un malin plaisir à accentuer la pression que j’exerçais sur son corps.

    - Et si je te tuais maintenant… ?


    Mon sourire ressemblait effectivement à celui d’un enfant cruel, qui martyrisait un pauvre animal acculé dans un endroit. Petit à petit, je vins à penser qu’elle était mienne. Une sorte de jouet dont je me débarrasserai une fois qu’il me lasserait. Après ma phrase, je me mis à resserrer ma prise sur elle, un peu comme si je voulais briser tous ses os. Mon front se posa tranquillement contre le sien, tandis que je fermai les yeux, plutôt à l’aise à la tourmenter ainsi. Nos souffles chauds se recroisèrent, et l’excitation nous regagnait de plus belle. Mes dents virent taquiner sa lèvre inférieure pendant quelques secondes, avant que mon étreinte ne redevienne moins asphyxiante…

    - Fuis mes bras tant qu’il est encore temps. Éloigne-toi comme tu sais si bien le faire…
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Se relever après la chute [PV Tōjō] Shi-shi
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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeJeu 30 Mai - 11:16


Asuna sentit s’abattre sur ses épaules une chape de plomb. Sa tête se courba sous la pression spirituelle du Capitaine et il lui fallut bien admettre que la qualité de cette dernière était de haut vol. Mais bien pire que cette sensation d’étouffement, ce fut cette paralysie qui gagna tous ses membres qui l’inquiéta davantage. Elle l’entendit lui répondre mais ne prit pas la peine d’écouter plus que nécessaire ses mots qu’elle jugea inutiles, trop occupée qu’elle fut à tenter de se débarrasser de cette influence néfaste.
La jeune femme entendit son arme tinter contre le sol, puis se retrouva soulevée par le gradé qui profitait de la situation pour satisfaire une nouvelle fois ses penchants pervers. Toujours il revenait à la charge pour que leur peau se touche, comme si ce contact lui était nécessaire, voire vital. Asuna ne reconnaissait que trop bien cette obsession propre aux hommes, elle avait les effluves nauséabonds du Rugonkaï. Himesaki était un voyou, et l’Haori n’avait nullement adouci la vérité de son âme.
De nouveau, il s’amusait de ses petites piques de provocation, tel un idiot riant de ses seules plaisanteries. Asuna, patiente, attendit que l’énergie spirituelle du gradé s’apaisa pour pouvoir y répondre. Il lui maintint solidement les bras, son torse plaqué contre elle, puis se pencha pour lui dévorer les lèvres. Elle ne riposta pas, le laissant faire, docile, mais ses yeux ne luisirent d’aucune passion.
L’homme se targuait de sa noirceur, toutefois, dans son entrain à se montrer tel qu’il était, il en faisait trop. Cet enthousiasme le rendait vulnérable, mieux encore, il découvrait des faiblesses inattendues. Si elle sortait vivante de cette chambre, Asuna saurait les saisir.

« Je n’entends que les vains mots d’un homme apeuré, murmura-t-elle à quelques centimètres de l’oreille du Capitaine. »

Elle s’éloigna légèrement pour pouvoir apprécier dans son ensemble le visage charmeur du Capitaine. Asuna imaginait sans mal que lorsqu’ils ne découvraient pas ce sourire obscène, ses traits avenants devaient faire tourner bien des têtes. Néanmoins elle-même se savait au-delà de ses considérations ; plus que tout autre, elle connaissait les dangers du paraître.

« Si votre désir de me tuer est si pressant, vous devriez agir, plutôt que d’en parler. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Son regard lui ne riait pas. Tant d’occasions manquées depuis le début. Une nouvelle qui s’envole. »

Sans signe avant coureur, une sphère rouge se matérialisa entre ses doigts. Elle brilla intensément une seconde ou deux puis explosa dans les mains de la jeune femme. La déflagration fut telle qu’elle souleva leur corps et les propulsa de chaque coté de la pièce. Le choc avec le mur de la pièce fut particulièrement rude, et les brûlures sur ses mains douloureuses ; Asuna n’y accorda pas plus d’importance que nécessaire, promptement elle se redressa pour chercher des yeux son bourreau. Par-dessus la triste silhouette brisée du lit, et derrière la fumée rougeoyante de son sort, elle le vit.

« Veuillez m’excuser, Capitaine. À présent, j’ai moi aussi un rapport à faire sur vous. »

D’un geste brusque, elle déchira sa robe roussie par les flammes pour se dévoiler à moitié nue. Son visage se contracta en une grimace de terreur à l’instant où la porte s’ouvrit sous la cavalcade d’infirmières attirées par le fracas et la conflagration d’énergie spirituelle. Asuna tomba à genoux, en pleurs ; terrifiée et tremblante, elle tendit les mains vers l’une des aides soignantes.

« Il a… Il a voulu me…, peina-t-elle à articuler tant son émotion était grande. »

Le manque d’éloquence de sa phrase ne fut en rien préjudiciable pour le message car le spectacle de cette femme blessée et sauvagement déshabillée en dit tellement plus. Les infirmières se regroupèrent autour d’Asuna, l’une d’elles ramassa les draps au sol et s’en servit pour cacher l’intimité de leur nouvelle troisième siège.
Claudiquante et faible sur ses appuis, Asuna se laissa trainer jusqu’à la sortie, entourée d’infirmières bourdonnantes dont certaines lancèrent des regards courroucés au Capitaine. Enfin, le parfum pesant de sa chambre fut derrière la jeune femme. On lui assura que tout irait bien, que l’homme n’aurait plus le droit de l’approcher et que la lieutenante serait bien évidemment informée d’un tel évènement.
Elle ne les écoutait qu’à moitié pour se laisser porter avec la plus extrême mollesse. Himesaki pourrait vomir son fiel sur son dos s’il le désirait, être Capitaine ne lui accordait pas le privilège des accusations sans preuve, encore moins face à une haute gradée. Grade qu’elle lui devait, par ailleurs, l’ironie de la situation l’amusait.

Elle rédigerait son rapport d’ici peu. Asuna n’avait aucune illusion quant au devenir de l’homme, mais elle participerait à éclabousser sa réputation d’une tache indélébile. Une petite victoire arrachée à la défaite.
S’il était malin, il la laisserait en paix, et aucun d’eux n’aurait à se soucier de l’autre, comme avant leur rencontre. Mais le Capitaine Himesaki lui avait fait l’effet d’être un homme obstiné. Elle se reprit à espérer qu’elle ne le reverrait plus.
L’espoir était chose stupide.


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MessageSujet: Re: Se relever après la chute [PV Tōjō]   Se relever après la chute [PV Tōjō] Icon_minitimeJeu 30 Mai - 12:16

    Joli retournement de situation. Du moins pour ce petit bout de femme qui n’arrêtait pas de m’épater. Entre le sort, et la comédie qu’elle avait feinte, autant dire qu’elle avait gagné la bataille. D’une superbe manière d’ailleurs, et je ne pouvais que m’incliner. Mais comme elle pouvait se l’imaginer, la guerre ne faisait que commencer entre nous, et rien qu’à cette perspective, je m’étais mis à éclater de rire, alors que j’étais lamentablement étalé au sol, la poitrine complètement endoloris. Les infirmières me jetèrent des regards courroucés. Elles étaient plutôt choquées par mon attitude. Pour ma part, par contre, c’était plutôt amusant de voir comment la situation dérapait. Tout était en ma défaveur, mais je n’en avais cure. En gros, c’était une rumeur de plus qui allait s’ajouter à celle selon laquelle je couchais avec des petits garçons. Des racontars qui d’ici un mois, s’estomperaient.

    - Vous n’avez pas honte ?! Vous, un capitaine !

    - Honte de quoi ?

    - Ce que vous avez essayé de lui faire est inadmissible, Capitaine Himesaki !!!

    - Hein ? Alors vous pensez vraiment que j’ai voulu la violer ?

    - Toutes les preuves vous accablent !!!

    - C’est pas faux, en fait, héhé.

    - Ça vous amuse donc ?!

    - Beaucoup, même.


    - Vous me dégoutez ! Vous n’êtes qu’un pervers !

    - Je ne l’ai jamais caché en fait.

    - Que… ?!

    - Entre les fameux petits garçons, et ça…

    - Alors c’est…

    - Faux. Si je voulais la violer, je ne le ferai pas au sein même du Seireitei, sachant que je risquerais d’entacher ma réputation et perdre ma femme. De plus, regardez…


    Je pointai la fenêtre au-dessus de moi, avant que les infirmières ne l’observent. Au début, elles n’eurent pas vraiment compris ce que j’essayais de leur montrer, mais l’une d’elle murmura sur les rideaux qui n’étaient pas rabattus sur les fenêtres, tandis que je baillais bruyamment. Lorsque je me relevai tant bien que mal, elles eurent toutes un mouvement de recul, avant de se calmer et de chercher à comprendre ce qui s’était vraiment passé. Elles avaient beau vouloir croire Asuna, mais elles n’étaient quand même pas des bêtes. Un capitaine aussi pervers soit-il ne s’amuserait pas à violer une femme au risque de perdre son poste et de dégrader sa réputation. Cependant, l’état de leur camarde et la détresse qu’elle avait simulé, revenaient sans cesse dans leur esprit. Pour ces infirmières, c’était clairement la confusion totale. Elles ne savaient plus qui croire. La Kuragari ou l’Himesaki ?

    - Et puis, émaner mon réiatsu que je ne sais pas camoufler, avant d’essayer de violer ? Suis-je aussi stupide ? Bref… Pensez ce que vous voulez, mais venez me soigner.

    Les infirmières hésitèrent un instant, puis l’une d’elles s’approcha de moi pour m’aider à sortir de la chambre. Certes, ma popularité en prendrait un coup. Mais un coup moindre puisque j’avais des arguments pour me défendre, sans compter qu’on oublirait bien vite cette histoire. Cependant, la guerre entre Asuna et moi venait d’être déclarée, et je n’avais plus qu’un seul but en tête : La détruire.
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