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 Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]

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MessageSujet: Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]   Ven 31 Mai - 15:42

Une moto passa. Les volutes de fumée délicates s'affaissèrent brusquement, happées par l'appel d'air. Aussitôt, une légion nouvelle vint les remplacer, éthérée, inconsciente.
Des cataractes ruisselaient à bas du petit préau moussu, formant une belle cascade, aussi inattendue que vive. La nuit rampait et déployait ses ombres dans la rue adjacente, où un pauvre lampadaire résistait tant bien que mal. Son ombre jaune éclaira un instant la silhouette difforme d'une femme, aux autours modestes, portant un sac énorme.
La nuit était froide, les rues désertes. C'était le mois de mai, le joli mois de mai, et on regrettait Mars. Milan restait beau, mais les étoiles étaient lointaines, planquées sous une épaisse couverture de coton bleu de mer. Pas un bruit, quelques chats. La pluie qui tombait en rideau serré sur les flaques en de jolis flic-flocs.
La silhouette disparut dans la pénombre.

On pouvait dire ce qu'on voulait, les Gigai avaient tout de même un aspect follement pratique. Redevenue banale parmi les humains, fragile et commune. En apparence tout du moins. Si cette Asiatique rondelette ne sortait pas du lot, il y avait un je-ne-sais-quoi d'angoissant qui donnait envie de s'écarter de deux avenues de la jeune femme plutôt que de l'acculer dans une ruelle sombre.
Elle passa une main dans ses cheveux désordonnés et humides. Pratique, ces substitutions, certes... Quand ils étaient entretenus. Son nouveau corps était... Moite. Elle ignorait où il avait trainé auparavant, cependant l'occuper lui demanderait un certain temps d'adaptation, qu'elle n'aurait pas. Son intestin grêle lui faisait encore des difficultés. Elle avait toujours eu, étrangement, du mal à maitriser cet organe rebelle, quel que fut sa poupée de chair. Au moins, celle-ci avait le bon goût de lui ressembler un minimum, même si on avait plutôt le sentiment en la voyant qu'elle avait fondu au soleil. Sa viande était bien molle. Elle pinça son bras, celui-ci émit un « Pouic » gluant. Elle esquissa une moue écœurée.
Elle venait sur Terre aussi souvent qu'il neigeait sur le Sahara et visiblement son corps de substitution avait mal vieilli. Et évidemment, à son arrivée pas un seul technicien pour le rafraîchir un coup. Ils étaient occupés, avaient-ils dit. Gnagna. En attendant, son œil gauche partait en cacahuète et sa ventilation interne avait du mal à se faire. Elle avait chaud, et pas le moindre signe de transpiration ne s'effectuait. Allait-elle être obligé de tirer la langue comme un chien pour se refroidir ?
Au moins la journée avait été fructueuse, pour compenser cet état désagréable. Ses commandes avaient été correctement effectué, elle n'avait eu qu'à les récupérer. Sa sortie avait été longue, sa balade aussi. Elle avait été obligé de déposer régulièrement le produit de son butin à la base, son Gigai étant trop faible pour tout porter. Et impossible d'utiliser le Shunpô... C'était d'un frustrant.
Elle passa quelques heures à se balader de rues en rues, de points en points, le dos harnaché d'un énorme sac de randonnée. Elle avait l'air d'une tortue. Une tortue trempée comme une serpillère.


Dernière édition par Satō Fumiko le Sam 29 Juin - 23:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]   Dim 9 Juin - 18:16

« Averse de Mai »
→ Le monde des humains. Malgré les désagréments de sa visite précédente, elle avait eu hâte d’y revenir. Une fois de plus, elle pestait un peu contre Dark pour ne lui en avoir jamais parlé. Enfin, pas comme s’il lui parlait souvent de quoi que ce soit. Et puis non, elle préférait ne même pas penser à cet enfoiré. Elle était là pour se changer les idées, et enfin cesser d'être constamment sur les nerfs... Las Noches lui tappait sur le système, et tout la bas, tangible ou souvenirs, lui donnait envie de gerber. Quoi de mieux que de petites vacances improvisées pour découvrir tranquillement ce monde nouveau ? Bon, il n’était pas tout à fait nouveau. Comme en proie a la réminiscence, elle redécouvrait à chaque instant ce qui faisait ce monde qu’elle avait connu il y avait longtemps de cela, se remémorant le sens et l’utilité de chaque objet, chaque infrastructure. Elle n’avait pas eu le temps la dernière fois de s’attarder, et prenait désormais tout le temps pour.
Les humains étaient amusants. Naezka ressentait –un reste de son vivant parmi tant d’autres- un certain mépris naturel pour eux, mais elle n’avait pas connu de distraction depuis si longtemps que leurs tares et leur vicissitudes ne cessaient de l’enthousiasmer. Ce soir là, la pluie c’était mise à tomber. Vêtue d'une veste à capuche et un jean gris pâle, elle se promenait avec entrain, et l’eau ruisselait sur le tissus sans atteindre le sol sous ses pas. Malgré cet indice perceptible, personne ne la remarquait ni même ne se doutait de sa présence. Il était rare que Naezka soit discrète : elle s’en amusait également. Tant et si bien qu’elle n’avait pas hésité a se glisser dans quelques bars bondés, non sans ravir quelques gorgées de verres qu’on avait vu brièvement se déplacer tout seul. Le gout de l’alcool ravissait ses papilles, et lui semblait familier. Le sourire aux lèvres, elle avait regagné les rues désertes d’un pas enjoué, toujours un gout agréable dans la bouche. Les gens dehors étaient rares, à l’exception des fumeurs se tenant agglomérés près des cafés, des bars, et autres lieux ou l’on s’attardait de Nuit. A chaque mètre, de nouvelles effluves emplissaient ses narines, et l’odeur de la pluie sur le goudron se mêlait à celles, multiples, de la ville.

S’éloignant quelque peu de la rue marchande ou elle flânait depuis presque une demi-heure, son attention se portât sur une silhouette solitaire. Elle avait l’impression de voir une brindille trainer un rocher. Courbée, la forme se déplaçait lentement, goutant ca et là, pliée sous le poids d’un énorme sac. Mais si cette forme attirait son attention, ce n’était ni par la taille de son sac, ni par son potentiel jolis minois (elle avait immédiatement identifié la silhouette comme féminine, précisons le). Par accoups, comme suintant par ses articulations sous chacun de ses pas, l’énergie spirituelle filtrait. L’Arrancar s’immobilisa. Elle ne connaissait que vaguement ce genre d’auras, mais percevait immédiatement qu’elles n’étaient pas de la même espèce. Pour dire, elle lui était encore plus étrangère que les deux hommes qui leur avaient tenu tête, lors de la mission précédente. Malgré tout, il n’était pas question de se retirer discrètement. Bien au contraire, elle s’amusait tant, pourquoi mépriserait-elle une telle occasion ? Cachée dans son col, la langue de Natrix lui chatouilla le cou alors qu’elle rejetait la tête en arrière, ses mèches vertes se collant contre ses joues trempées.

→ Tu veux que je t’aide à porter ma mignonne ? |

D’ici, elle ne distinguait pas son visage, et ne pouvait que présumer. Mais Naezka restait fidèle à elle-même, et dans tout les cas elle avait affaire à une femme qui n’avait pas l’air trop dégueue non plus, malgré des allures provisoires de chien mouillé. Les mains dans les poches, Naezka s’approcha guillerette de l’inconnue avant de se pencher à coté d’elle dans l’espoir de discerner son visage dans l’ombre. Un sourire carnassier étira ses lèvres.

→ Ya mieux comme destination de vacances, niveau météo. |

Ce qu'elle était ? Franchement, elle en avait rien à battre. Elle était là pour se changer les idées, oublier certaines choses qui lui foutaient les nerfs en boule, et elle avait juste envie de profiter et de s’amuser de cette rencontre. Si son sourire était carnassier, ca n’avait rien d’inhabituel. Et la main qu’elle tendit d’un geste fluide n’avait d’autre but que d’appuyer sa première proposition, et de décharger la demoiselle de son énorme sac. Bien sur, ni le trou dans sa cuisse ni les serpents dans son cou n’étaient visibles, et elle avait tout de même pris la peine de dissimuler un tant soit peu la puissance de son Reiatsu.

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Dernière édition par Naezka Coalt le Jeu 26 Sep - 20:11, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]   Dim 16 Juin - 0:06

Il fallait dire ce qu'il en était: Fumiko était une brêle monumentale en matière de perception de reiatsu, presque pire encore qu'en Hakuda. Autant dire qu'elle ne perçut absolument pas la jeune femme dans son dos. Elle ne l'entendit pas non plus, d'ailleurs. Juste une ombre qui se profilait derrière sa capuche.

La jeune femme n'était pas non plus une foudre de camouflage, et c'était bien pour ça qu'elle avait choisi Milan comme ville de destination. L'Italie était réputée comme un havre de paix et de tranquillité, les Hollows y étaient rares et peu puissants, et Milan en était l'apogée. L'escouade en place était des plus efficaces et la ville était propre, sûre, impeccable. Un endroit idéal pour faire le plein des productions littéraires occidentales des cinquante dernières années, et elles s'étaient montrées fastueuses. Le sac énorme qui lui sciait les épaules en était un des preuves, le reste de la pêche se trouvant déjà dans le QG local. Elle en aurait bien pour quelques années de lecture avec tout ça, si le cru s'avérait vraiment bon. Autant dire son impatience de retourner en ses appartements pour s'atteler à la tâche: Fumiko aimait lire, et celui qui viendrait déranger sa lecture dans les mois à venir subirait sa foudre.
Et le dur labeur qu'avait été la récupération de toutes les oeuvres touchait à sa fin, et à chaque pas son impatience augmentait. Rien ne pouvait équilibrer mieux la journée pourrie, la fatigue, le Gigai déglingué et la pluie battante que la perspective d'une douche longue et brûlante, suivie d'une lecture au coin de l'âtre emmitouflée dans une épaisse couverture, pour buller et larver comme elle ne se le permettait jamais, ou seulement au retour de ses expéditions terrestres.

Autant dire que Satô ne s'attendait absolument pas à être abordée, et n'avait absolument pas envie de l'être. En fait elle n'avait même pas envisagé cette possibilité; elle estimait que la Division en place était parfaitement compétente pour ce genre de travail, et que de toute façon son Gigai était apte à cacher son énergie spirituelle.

Tout comme il était parfaitement apte à digérer, regarder, marcher même.

Fumiko toussa dans un râle pour décoller un de ses poumons qui, pif paf pouf, s'était vidé. Pour aller dire coucou à son copain l'autre paroi.
Elle n'était pas dans la merde.

Enfin, pour le moment la brunette n'en savait rien. Elle n'avait pas fait l'effort de tourner la tête, de soulever son inutile capuche ou même de s'arrêter. Elle avait aperçue la mèche verte de son impudente interlocutrice, et cela lui avait suffit pour déterminer que l'intruse n'était rien d'autre qu'une punk en manque de ganja faisant la manche. Grossière erreur, mais Fumiko ne pouvait pas être tout le temps exceptionnellement géniale.

« Désolée, rien sur moi, suis pressée... »

Tout du moins grommella-t'elle quelque chose dans ce goût-là. Elle ne fit pas vraiment attention, à vrai dire; elle se contenta d'accélérer le pas autant que son corps de substitution le lui permettait. Comment dire qu'elle n'avait aucune envie d'être enquiquinée, de quelque manière que ce soit ?
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MessageSujet: Re: Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]   Jeu 20 Juin - 2:15

« Averse de Mai »
→ Sous cette pluie battante, malgré l’étrangeté de la manière dont le Reiastsu filtrait Naezka n’avait rien vu venir. Désormais elle se rendait compte que ce qui lui faisait face devait être l’un de ces corps artificiels dont elle avait entendu parler, et il n’avait pas l’air … très frais. Hey mais quoi, ca ne rendait pas sourde pour autant non ? A entendre ca réponse, il y avait de quoi avoir des doutes. Immobile, la demoiselle serpente fit la moue alors que son interlocutrice la distançait du même pas pesant, visiblement résolue à se débarrasser d’elle.
A regarder ce dos, l’Arrancar fut alors emplie d’une étrange impression… A bien y réfléchir, elle avait déjà été confrontée à ce type d’aura… Seulement, elle n’arrivait pas à se souvenir d’où. Ca la travaillait, et piquait par la même sa curiosité à vif. « Rien sur toi », hein ? Cette femme n’avait elle donc même pas remarqué l’aura de la serpente ? Renonçant à toute ses protections, certaine que dans cette ville bien loin de Karakura il ne pouvait somme toute pas arriver grand-chose, elle libera son Reiatsu. L’Aura vert émeraude pulsa avec force autour de sa silhouette fine, éclairant un instant la ruelle plongée dans l’ombre, reflétée par les gouttelettes d’eau qui tombaient toujours incessamment. Désirait-elle se battre ? Oh non, elle ne cherchait pas du tout à signifier cela. Il était idiot de vouloir systématiquement se battre lorsque l’on rencontrait un être intéressant… Elle préférait de loin découvrir. Son aura fut donc réprimée aussi sec, étouffé, pour ne laisser qu’une trace maigre qui serait à en croire la situation imperceptible pour sa « trouvaille ». Un songe, une illusion ? Peut être ce flash n’avait il été rien d’autre que cela. Et pourtant, en temps normal l’énergie de la demoiselle n’était pas négligeable, et sa puissance laissait une emprunte forte, vibrante, et qui s’imposait par sa seule puissance. Le flash n’avait rien eu d’hostile pour autant, et avait été si bref qu’il pouvait être tout au plus perçue comme un avertissement. Dans la situation actuelle, Naezka voyait dans ce geste plutôt le coup d’envoie d’un petit jeu voir, qui sait, un simple détail ? Dont la silhouette morne ne se souviendrait que par après, pour se rendre compte que tout de même, quelque chose clochait.


Guillerette, les mains dans les poches de son blouson légèrement vernis et trottinant presque, Naezka rejoignit celle qui la fuyait pour d’une main assurée hop, chopper une anse de son lourd sac et d’une traction, le soulever de ses épaules. Elle n’avait pas la prétention de le l'en arracher, de le lui retirer ou même d'en défaire les bretelles, mais seulement de la soulager de ce poids considérable d’une main secourable. Il fallait bien l’avouer : l’affaire était lourde. Mais pour l’Arrancar, ca n’était pas grand-chose, vraiment. Assurant par la même l’immobilité de sa prise, elle lui offrit un large sourire.


→ Hey, j’ai pas l’impression que « rien sur moi » soit une bonne réponse pour « tu veux de l’aide ? », tu crois pas ? Ou faut vraiment être vicieux. |

En principe en effet, on ne proposait pas son aide pour tendre la main au paiement ensuite. Bon, soit, Naezka était capable de faire ce genre de choses… Mais ca n’était pas le but ici. Ou disons au moins que si elle voulait recevoir compensation, c’était par d’autres richesses que l’argent. A ce stade, satisfaire sa curiosité en était une plus que suffisante.

→ Tu me feras plaisir jte jure ! |

A savoir ensuite si les quelques verres d’alcool qu’elle avait déjà descendu y étaient pour quelque chose, c’était une autre affaire. A priori un mort, qui plus est un Arrancar, ne devait pas forcement être sensible à ce genre de breuvage. Et pourtant, Naezka était d’humeur bien joyeuse, peut être même un peu trop. Mais n’était ce pas une chance ?

Désolée, c'est tout pourris ;__; j'avais gardé exprès de coté un peu plus longtemps pour te faire une belle réponse, puis je me suis dit "oh non ca commence a faire longtemps quand même !" au mauvais moment ;w;

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Dernière édition par Naezka Coalt le Mar 2 Juil - 17:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]   Ven 28 Juin - 20:02

Ok ok, elle était naze, mais pas à ce point. Et quand une jolie lampe vert fluo s'amuse à faire des reflets sur les verres de vos lunettes, je vous assure que ça se remarque. Et puis, elle n'avait peut-être pas rencontré beaucoup de Hollow & Dérivés, mais Fumiko savait reconnaître du reiatsu quand on lui en mettait sous le nez. Elle s'arrêta alors net et retira sa capuche, ne retournant que la tête en direction de l'inconnue à la verte chevelure. Il s'agissait d'une gamine encore jeune, en tout cas elle en avait l'air, aux cheveux longs et au visage brouillé par la pluie, vêtue de blanc. Résumons. Une demoiselle au look vestimentaire contestable, avec une coupe à la manga des années 90 et un reiatsu qui pulsait comme de la kryptonite. Voilà qui correspondait tout à fait à la description faite dans les rapports des fameux « Arrachés ». Une première rencontre pour Fumiko qui, malgré toute sa curiosité, n'était pas forcément enthousiaste à cette idée.
Et la jeune femme s'avançait vers Fumiko très tranquillement, sans agressivité, comme si elles n'étaient pas du tout ennemies séculaires. Oui oui.
Et puis de prendre son sac, comme si de rien n'était, lui soufflant au passage dans la figure quelques mots dont la Troisième Siège ne retint que l'arôme alcoolisé. Ah, mais c'était merveilleux, ça: apparemment tout déconnait dans son cadavre debout sauf l'odorat. La mort était bien faite, tout de même.
Fumiko se désista et lâcha totalement son chargement, au libre choix de son adversaire (?) et s'éloigna de quelques mètres, prudente. Jusqu'à ce qu'un coin de pavé peu diplomate vienne saluer avec brutalité son talon: elle s'étala sur le dos, se redressa aussitôt sur le séant, décréta que ça suffisait, le Gigai qui fait Pouic ! Sa main plongea dans sa poche, à la recherche de la précieuse petite pilule libératrice. La bill roula de sa paume à ses lèvres et pouf ! Libération. Fumiko, sort de ce corps, je te l'ordonne !

Elle s'arracha au corps plus mort que vif avec autant d'empressement que de difficulté. C'est qu'il collait, l'imbécile ! L'âme de substitution, une fois en paix avec elle-même, se barra peureusement, laissant seule la jeune femme avec sa nouvelle meilleure amie.

« Et bien... Merci. Mais puis-je savoir à qui j'ai l'honneur, Mademoiselle ? »

Et se faisant, elle alla gratter au creux de sa manche une clope, qu'elle colla entre ses lèvres. L'avantage d'être immatérielle, c'est que maintenant, il pouvait pleuvoir autant que les dieux voulaient, elle ne serait plus mouillée. Par contre, pour ramener le sac, ça allait être plus coton.

« Et, hm... Vous êtes quoi, exactement ? »

Allez, Fumi, on joue à la naïve, ça plait bien en général. Histoire de cacher la gêne ambiante. Elle était sensée faire quoi, là, exactement ?
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MessageSujet: Re: Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]   Sam 20 Juil - 19:37

« Littérature Humide »
→ Oui oui, je te jures. Par nature, Naezka aimait depuis toujours les explosions sans pour autant avoir un caractère particulièrement agressif vis-à-vis d’autrui. Elle pouvait être hautaine ou méprisante parfois, certes, mais elle avait aussi ses moments de franche bonhomie. Enfin, disons qu’elle savait être sociable, et même assez agréable quand l’envie lui en prenait. Et les étiquettes ou les espèces étaient alors le cadet de ses soucis.
Heureusement pour son interlocutrice peut être, parce qu’elle avait vécu il y avait quelques temps de cela une expérience déplaisante avec l’une de ses congénères…

Le sac lui restât dans les mains, se faisant par là même sensiblement plus lourd mais sans que ca ne lui posât problème. Subitement secoué, la lourde charge libéra aux yeux de la serpente l’un de ses trésors : réagissant instinctivement, Naezka se saisit avant même qu’il ne heurte le sol du livre qui avait décidé de se faire la male. Papier et averse ne font pas bon ménage, et l’ouvrage trouva aussitôt refuge dans le revers de son sweat gris. Ce réflexe n’ayant été l’affaire que d’une fraction de secondes, elle eut ensuite tout le loisir de voir la propriétaire se viander lamentablement, pester, puis…
L’Arrancar demeura immobile, une main dans l’une de ses poches, l’autre rapprochant sa charge de son buste alors qu’elle se redressait pour mieux observer le phénomène. Elle avait désormais la certitude d faire face à une shinigami… Ha ces enfoirés, elle avait eu droit à quelques sales souvenirs ! Et pourtant, contrairement à la majorité des membres de son espèce, la reptile n’était pas spécialement raciste. Son sourire s’élargit donc, alors que son talon pied droit venait se place derrière le gauche pour esquisser un étrange salut, partagé entre la courbette et l’entame d’une révérence. Elle était capable de bien mieux bien sur, mais elle n’allait pas non plus s’agenouiller pour faire bonne figure face à un membre de leur espèce, hein ? Le geste avait déjà quelque chose d’exceptionnel, et son humeur joviale n’était pas toute innocente.

→ Naezka Coalt, pour vous servir ! |

Ses pupilles dorées réfléchirent un instant la lumière des phares d’une voiture passant dans la rue voisine, alors que la malice y brillait. Et pourtant, aussi louche put elle paraitre, Nae n’avait pas la moindre mauvaise intention. Tout au plus prenait elle la peine de détailler le physique de son interlocutrice, qu’elle identifiait d’emblée comme un poil plus âgée –en apparence du moins- que celle à laquelle elle avait été confrontée. Son visage était somme toute banal mais son corps véritable la mettait tout de même plus en valeur que son enveloppe de fortune, Et qu'elle que soit son identité, ce soir là la demoiselle serpente était ouverte à toutes les rencontres.

→ Oh, je crois qu’en tant qu’êtres spirituels comme vous et moi, dans une ville comme celle-ci, on ne peux qu'être touriste ! –Oh, ou adepte de littérature humaine ? Si tant est qu’il y en ai d’autres. |

simple touristes ! –Oh, ou adepte de littérature humaine ? Si tant est qu’il y en ai d’autres. »
Elle avait marqué une pause, repensant au livre qui était désormais à l’abri a l’intérieur de son haut. Les seuls livres que Naezka avait eu l’occasion de lire depuis sa mort étaient eux aussi de facture humaine, et elle n’avait jamais entendu parler de literrature Arrancar. Il y en avait bien qui écrivaient, mais de là a ce que les textes se préservent… À la Soul Society par contre, il devait certainement y avoir des auteurs. La question avait même le mérite d’éveiller sa curiosité, curiosité qui depuis plusieurs secondes déjà ne cessait de croitre tandis qu’elle soupesait la charge dans sa main. Que des livres … ?
LE RP MAUDIT. rop la flemme de le relire... XD

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MessageSujet: Re: Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]   Mar 3 Sep - 10:28

« Ah. »

Une simple onomatopée, pour saluer la salut. Fumiko était toujours méfiante, mais... Comment avouer son inexpérience totale en la matière ? La jeune femme avait dû tranché deux Hollows dans sa vie, et encore: le premier avait été salement amoché par ses compagnons d'arme de l'époque. Certes, sur le papier, elle était d'une grande puissance: c'était difficile à nier. Et elle n'oubliait jamais ses étirements du matin, ça aidait à se maintenir en forme. Mais de là à être à même à tenir tête à une Arranchée... Car pas de doute, c'en était une. Fumiko était bonne élève, et à défaut d'arriver à la cheville de Shinjirô, elle connaissait ses leçons sur le bout des doigts.
Tout autant qu'elle savait que la prénommée Naezka savait qui, elle, Satô Fumiko, était. Cela dit, contrairement à la plupart de ses congénères, la révélation n'avait pas eu l'air de déclencher une vague de haine houleuse à l'encontre de la petite troisième Siège.
Satô claqua ses doigts. Une petite flamme bleutée apparut au centre de sa paume avec laquelle elle alluma son petit tube de papier cancérigène préféré. Si son interlocutrice ne montrait pas d'intention meurtrière à son égard, alors, il fallait être clair, Satô se fichait comme d'une guigne de la race, du sexe, de la nationalité de ses vis-à-vis. Si la toubib n'avait aucune qualification pour découper les freaks à tour de bras, c'était aussi un choix. Son boulot au Gotei, c'était soigner. Ce serait un petit peu antinomique si elle se mettait à se tailler des steacks dans le premier péquin venu. Quoi que le vert épileptique de la chevelure de la jeune femme eut été une bonne raison d'achever la souffrance des mirettes de Fumiko.

« Une interrogation valable que voilà. Je suis Fumiko. »

Et de pencher brièvement le buste vers la tâche vert pelouse qu'elle percevait au-delà du rideau de pluie. Son nom de famille ? Et si l'Arrachée venait à ébruiter la chose, uh ? Autant ne pas prendre de risque.
Une vague moue ennuyée apparut alors sur le visage de Fumiko, qui pointa distraitement de la main la direction dans laquelle s'était enfuie son Gigai.

« Dites, Naezka Coalt "pour me servir"...Vous auriez l'obligeance de m'aider à ramener mon sac ? Avec tout ça, j'ai perdu mon moyen de locomotion... » Un sourire s'infiltra tout autour de sa cigarette, faisant pétiller ses yeux noirs. « En échange, je vous offre le livre que vous avez aimablement secouru du ruisseau. Deal ? »

Et se faisant, elle lui tendit son étui à cigarettes en bambou, à moitié plein de ses cigarettes préférées. Si c'était pas une promesse de paix, alors...
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MessageSujet: Re: Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]   Jeu 26 Sep - 14:14

« Littérature Humide »
→ Ah n’était pas un salut conventionnel, mais Nae n’en tint pas rigueur. Après tout, elle lui concédait sa surprise : la situation avait le mérite d’être atypique. Nae se contentât de retenir soigneusement le prénom (si tant est qu’il s’agissait bien la de son prénom. Elle pouvait très bien, a vrai dire, ne lui avoir révélé qu’une fausse identité afin de se protéger) avant de lui répondre avec franchise, ouverte.

→ Hm… C’est vrai qu’elle avait dit « pour vous servir ». Oh et puis après tout, pourquoi pas ? C’est pas comme si ca me dérangeait. Un sourire franc achevant de signifier qu'elle acceptait. Par contre j’espère que c’est pas un bouquin de merde, parce que j’ai pas eu le temps de vérifier ! |

Et avec les cordes qu’il pleuvait, elle n’allait pas le faire tout de suite. Hé ! Ca devait bien être le premier « cadeau » qu’on lui faisait depuis sa mort, elle allait tout de même pas cracher dessus. Même si en l’occurrence, on aurait plutôt tendance à dire que ce serait le ciel, qui cracherait dessus… Pas terrible comme métaphore. Nae aimait bien la pluie.
Quand à l’endroit où il fallait ramener le sac ? Elle aurait pu être méfiante, et ca aurait très certainement été sage. Mais il lui restait du temps : elle pouvait très bien accompagner un peu cette shinigami en portant ses bagages, et se casser si elle devait rencontrer un problème. Puis, à en juger par le contenu de la lourde charge, le contexte et l'attitude de mademoiselle, elle n’avait pas trop à s’inquiéter. Dans le pire des cas, elle saurait se défendre ou même mettre les voiles par le biais d’un Garganta bien placé. L’Arrancar en avait plus que marre de toutes ces histoires, et c’était bien pour cela qu’elle était revenue ici bas. Depuis que Las Noches lui était devenu insupportable, venir dans le monde des humains équivalait à respirer enfin… Et s’éloigner de Karakura pour découvrir le monde lui permettait véritablement de changer d’air en laissant tout le reste de coté. Si rencontrer un Shinigami aurait pu réveiller sa mauvaise humeur en la renvoyant à toutes ces conneries, il n’en était rien : la situation était trop atypique pour ne pas être, somme toute, assez enchanteresse. Et puis, au moins, c’était une femme.

Naezka demeura immobile, soudain figée, dévisageant pendant un moment qui lui parut très long l’objet qu’on lui tendait, l’offre qu’on lui faisait. Le petit paquet, usé par la pluie et dont le carton un peu mou se cambrait sous les doigts de sa propriétaire diffusait en elle un sentiment confus. Si elle n’était pas familière avec l’emballage, elle l’était bien plus avec les petits rouleaux qu’il contenait. Et si elle n’avait jamais touché à l’un de ceux-ci depuis sa première mort, l’objet était étroitement lié avec son « ex-maître » auquel elle s’efforçait de penser si peu, afin d’épargner son humeur. Plus que pour se tendre vers l’objet, ce fut pour repousser les ressentiments et les souvenirs qui l’habitait qu’elle tendit d’abord la main. Puis… Pourquoi pas après tout ? Plein de gens fument, et beaucoup avaient d’ailleurs l’air de beaucoup aimer le faire. Qu’importe, qui le faisait aussi ou combien de fois elle l’avait fait devant elle. Si c’était censé calmer les nerfs, autant en profiter !
D’un geste vif, trahissant quelque peu sa nature, la demoiselle se saisit de l’une des cigarettes avec une détermination hors du commun. La ruelle dans laquelle elle se tenait toute deux était étroite, mais le bâtiment qui la longeait au coté gauche présentait sur sa façade deux large cavité : de grandes fenêtres rectangulaires allongées horizontalement aux carreaux opaques. A pas tranquille, le sac dans une main et la cigarette dans l’autre, Nae se rapprocha de l’une d’entre elle. Le rebord en était large, et eut vite fait d’accueillir sa charge –calée dans le coin, à l’abri de la pluie- puis sa personne. Elle s’installa lestement à l’autre bout, s’adossant au pan de mur creusé dans la façade et ramenant l’une de ses jambes sur la surface, veillant malgré tout à laisser assez de place entre son pied et le sac pour que demoiselle Fumiko ai également la place de s’assoir. Ainsi confortablement installée, elle éleva quelques instants la cigarette à la hauteur de ses yeux pour détailler l’objet, le faisant lentement tourner entre ses doigts. Le simple fait de tenir cet objet… éveillait en elle une sensation étrange. Elle sentait à nouveau de lointain souvenir courir le long de son échine, comme c’était le cas trop souvent lorsqu’elle se trouvait dans ce monde. Il n’y avait pas que Dark, là dedans.
A nouveau expéditive, elle l’alluma d’un minuscule Cero apparut au bout de son doigts, comme elle l’avait tant de fois vu faire, et se hâta, dans la continuité de son geste, de porter le bâtonnet de mort à ses lèvres. A nouveau, les souvenirs et une sensation désagréable parcoururent son échine, s’en prenant même à son crâne. Mais à mesure qu’elle inspirait, la fumée emplissant ses poumons semblait étouffer cet effroyable fourmillement.

Elle souffla longuement, regardant avec une expression vague la fumée se dérouler devant elle et mourir petit à petit, percée par les goûtes de pluie. Le goût lui était familier… Tout en étant « différent ». Ça n’était pas l’odeur de celles du Primera, mais quelque chose de beaucoup plus ancien encore. Nae souffla, et se massa brièvement les tempes du pouce et de l’index.

→ Alors… C’est comment de votre coté ? Le bordel aussi ? |

Gaie comme un pinçon quelques instants encore au par avant, la fumée nommée mélancolie qui venait d’envahir ses poumons semblait s’étendre lentement en elle. Elle était d’une drôle d’humeur, dernièrement… Un peu perdue peut être. Le sentiment était revenu, et parler, beaucoup, lui changerait les idées. Tss. Alcool et cigarette. Pour peu, on croirait qu’elle jouait l’humaine.
C'est passé tout seuuuul ♥ j'espère que ca te conviens ! Comme je suis pas sur Skype, hésites pas a me joindre par d'autres biais, hein.

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MessageSujet: Re: Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]   Lun 11 Nov - 12:51


Surprise, ça, oui, Fumiko le fut. Bien que ce fut elle qui eut lancé l’étrange proposition, elle n’avait pas pensé une seule seconde que la verdoyante jeune femme puisse en venir à accepter. Non pas que l’offre eut été une plaisanterie, une mise en bouche pour amorcer un sanglant échange, mais elle n’avait pas pensé y échapper. Elle savait les Arrachés retors et vicieux, presque autant que les Shinigamis : capables de passer du sourire au poignard en quelques fragments de seconde.

Et aussi surprenant que cela puisse paraître, la jeune femme ne semblait pas frapper de ce mal foudroyant qu’on appelait alors la « fourbitude ». Fumiko marqua le choc quelques instants, fixant l’ennemi atavique d’un air surpris mais pas mécontent. Elle prit la peine de la regarder un peu plus attentivement. C’était vraiment un drôle de morceau, celle-là. Mais sans doute pouvait-on rétorquer la même chose au sujet de la soigneuse : la fidélité de cette dernière aux vieux basiques du style « Tu feras manger ses dents à l’ennemi du Gotei. » était depuis un long moment un sujet de controverse (probablement lié au fait qu’une moitié d’elle-même n’avait qu’une envie, foutre le feu au sus-nommé Gotei).
Sitôt que la jeune femme eut tiré de l’étui un des cyclindres mortifères, d’un geste qui trahissait involontairement sa nature, Fumiko le rangea dans la poche habituelle de sa manche pour éviter que la pluie ne vienne trop souiller sa petite drogue. Qu’importait, finalement, la réaction de la jeune femme. Cettre dernière avait l’air toute aussi surprise que Fumiko, à l’idée d’une trève improvisée, là, sous la pluie milanaise, mais toute aussi soulagée. Comme quoi, généraliser les Troués à des seules bêtes avides de sang et d’âmes étaient peut-être exagéré… Ou alors tout simplement que les Arrachés avaient plus de tenue que leurs petits congénères. Fumiko préféra la deuxième hypothèse, légèrement moins naïve.

Elle ne suivit pas Coalt sur le rebord, préférant garder malgré tout une bonne distance « de sécurité », et puis aussi parce que s’asseoir sur le rebord mouillé allait lui tremper les fesses, et qu’il ne fallait pas déconner quand même. La question de l’inconnue, bien peu habile si elle cherchait à avoir des renseignements par la ruse, semblait plus destinée à établir le contact qu’autre chose. Une question rhétorique, puisqu’il était de notoriété publique que le Gotei ne se portait pas bien fort depuis la dernière guerre. Là-dessus, les cailloux magiques n’avaient pas arrangé grand-chose.
Elle claqua des doigts et une étincelle dorée jaillit de sa main pour devenir la source d’une verrière de reiatsu, au halo légèrement dorée. L’un de ses côtés touchait le mur au-dessus de Naezka, et il s’arrêtait vingt centimètres derrière Fumiko, protégeant à peine les fesses dodues de la jeune femme qui fit un petit pas en avant, grimaçante, pour se protéger plus parfaitement. Le sort donnait une ambiance très particulière maintenant à la scène. Il occupait la moitié de la rue piétonne et la pluie ruisselait dessus comme sur un velux, formant un véritable rideau de pluie derrière la Lieutenante. Mais tout ceci restait bien imparfait, et de minces filets d’eau de pluie tombés plus haut dans la rue se faufilaient entre les pavés moussues et mouillaient sans vergogne les sandales tressées de la Troisième Siège. La scène était d’un romantisme éclantant, mis à part la mine de chien mouillée de Fumiko, qui passa la main dans ses cheveux pour essayer d’en chasser l’humidité.
Un mou d’énervement et trois mots murmurés plus tard, un nuage de vapeur s’échappait d’elle, la laissant sèche comme une vieille éponge ratatinée. Mieux, beaucoup mieux, à n’en pas douter. Elle se rapprocha encore de la petite boutûre dont les cheveux humides émettaient une faible lueur doré grâce au parapluie magique. Elle tira encore une bouffée sur sa cigarette qui s’était réduite de moitié avec le sortilège d’assèchement, et prit le temps de savourer sa bouffée avant de répondre.

« Couci-couça… »

Elle avait murmuré sa réponse, comme si elle avait peur d’être entendu. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce qui se passerait si le Gotei venait à apprendre qu’elle « informait » l’ennemi. Trahison, trahison, le mot eut été peut-être un peu fort. Fumiko n’avait pas l’intention d’en dire plus, de toute façon.

« J’ignorais que les Troués avaient le goût de la lecture. Je me suis laissée dire que chez vous, il n’y avait pas grand-chose d'autre que du sable blanc et des bestioles grouillantes… »

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Le Gigai qui faisait "Pouic". [PV Naezka]

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