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 On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé

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MessageSujet: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Mer 21 Nov - 18:34


On finit par s'habituer à tout

Ou pas ...

Quand on y repense, il y a trois ans encore, Yoshiko menait une petite vie tranquille sur Terre. Elle se tenait à l'écart des Hollow, et aussi de ses confrères. Elle tentait de vivre une vie tout à fait paisible, normal, sans rien de plus, sans rien de moins. Sans combat. Sans prise de tête. Sans paperasse. Sans rien. Dire qu'elle regrettait sa petite vie rangée et tranquille ? Et bien. Oui, parfois, elle déprimait. Parfois, elle allait se terrer pendant des heures et des heures dans un coin reculé du Rukongaï. Dans la forêt, plus précisément. Elle s'était toujours sentie très bien dans la forêt. C'était ... reposant ... Magique, si on peut dire ça comme ça. Quand ça n'allait pas pour la brune, c'était là-bas qu'elle s'y rendait. Et on la cherchait parfois. Oh, elle était une plaie. Les hommes sous ses ordres, surtout le troisième et le cinquième siège, partaient souvent à sa recherche. Sur ordre du Capitaine. Elle leur en faisait voir de toutes les couleurs. Ce n'était pas entièrement de sa faue. Elle détestait se faire fliquer. Elle avait une sainte horreur qu'on surveille ses moindres faits et gestes. Mais Yoshiko savait que ... c'était parce que Tōjō avait trop peur de la perdre à nouveau ou bien qu'elle s'envole qu'il la faisait surveiller. Disons ... que d'une part, c'était pour la protection de la brune. Et d'autre part, pour éviter qu'elle ne lui fausse compagnie une nouvelle fois. Et ce même si cette dernière lui avait assuré que ça ne serait pas le cas cette fois-ci et qu'elle ne partirait pas comme une voleuse.

Quoi qu'il en soit, Yoshiko était sortie de son trou. Ou plutôt, comme la paperasse était plutôt à jour et qu'elle se devait de botter les fesses de son Capitaine pour faire sa part de travail, elle avait quitté son bureau un moment. A dire vrai, même, ça faisait bien plus longtemps que ça. Comme à son habitude, les mains dans le dos, elle avait commencé à marcher. Et comme elle le faisait si souvent, elle ne s'était pas arrêtée avant d'arriver à la lisière du Rukongaï, à l'entrée de la forêt, l'endroit où elle se sentait super bien. Toujours même. Elle s'était posée sur une pierre, avait regardé autour d'elle et elle avait pensé à tout un tas de choses. A ce que serait sa vie si Tōjō n'était pas venue la chercher. Est-ce qu'elle serait sur Terre ? Vaquerait-elle à ses petites occupations habituelles ? Beaucoup de questions. Sans réponses. Et à chaque fois, elle se les posait. Ou presque toujours. Quand elle était plongée dans ses pensées, comme ça, elle était tellement concentrée qu'elle ne bougeait plus réellement.

Enfin, ça, c'était jusqu'à ce qu'elle cligne des yeux et qu'elle constate une présence. Elle passa une main dans son cou et tourna la tête légèrement. Yoshiko avait fermé les yeux. Encore une fois, on s'était inquiété de sa disparition soudaine et on était venue la chercher. Ce n'était pas comme si elle s'en allait totalement puisqu'on la retrouvait toujours au même endroit. Parfois des sièges. Et parfois ... son Capitaine. Comme cette fois-ci d'ailleurs. Elle ne connaissait que trop bien son Reiatsu et elle savait que c'était lui. Ca ne l'étonnait pas réellement, à dire vrai. "C'est toi qui m'espionnes maintenant ?" Lui avait-elle demandé avec une pointe d'humour. En faisant, plus ou moins, référence à cette fois-là où il était assis et qu'il disait qu'il pensait mourir de faim.

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Dernière édition par Aokiji Yoshiko Miloë le Mer 26 Déc - 14:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Ven 23 Nov - 16:14

    J’avais cru m’être bien caché, en plus d’avoir fait tout l’effort du monde pour camoufler mon réiatsu. Mais lorsqu’elle éleva la voix pour m’parler, j’eus la choquante impression d’avoir fait tous ces efforts pour rien, vraiment. Néanmoins, j’avais souri. Tout simplement. A vrai dire, cela montrait à quel point Yoshiko était devenue forte… Bien trop forte même. C’qui était d’bon augure pour la septième division plus flamboyante que jamais. Perché sur une branche d’arbre un peu éloigné du lieu où ma belle s’trouvait, j’avais fini par m’redresser, avant d’faire un bond dans l’vide. Il n’y avait plus lieu de s’cacher vu qu’elle m’avait rapidement repéré. Ce serait enfantin en même temps. Un peu trop facilement d’ailleurs. Lorsque j’foulai les terres de cette forêt, un sentiment de nostalgie s’empara d’moi. C’était ici que j’m’étais réveillé pour la première fois en tant qu’âme, et c’était également dans les environs que Yoshiko et moi avions l’habitude d’se promener ou de s’entrainer. Cette forêt avait donc beaucoup de significations pour l’être que j’étais. J’finis par soupirer, avant d’commencer à marcher doucement pour rejoindre ma vice-capitaine. C’était malgré tout beaucoup trop d’souvenirs en un instant, même s’ils étaient assez bons pour la plupart…

    -- Qu’est-ce que tu vas croire là ? Moi j’pensais que j’suivais une jeune fille toute fraiche que j’aurai pu draguer, mais au lieu de ça, j’tombe sur une vieille peau !

    Just a Joke. Ouaip. C’était jute une petite blague. Même que j’avais feint un air suffisant juste après ma phrase, bras croisés, avant d’me mettre à rire d’bon cœur. Une jeune femme hein ? C’était ce qu’elle était. Et c’était ce que j’appréciais chez elle : Yoshiko n’avait rien perdu de sa superbe. Et puis il fallait s’l’avouer, ses formes affriolantes m’avaient toujours fait un petit effet que nulle autre femme n’avait réussi à provoquer chez moi –Mis à part la jeune Mitsuko fut un temps. Pour moi, néanmoins, c’était presque tout l’contraire. Mes cheveux devenaient légèrement grisonnants, tandis que j’avais un semblant d’bouée de sauvetage au niveau du bide à force de trop boire le saké des premiers districts du Rukongai. Bref, j’devenais un peu vieux avant l’âge, même si j’avais toujours un petit charme qui attirait un peu, héhé. « Faut croire que contrairement à toi, je suis assez nul en terme d’espionnage. » Archi nul même. J’ne savais pas du tout comment camoufler mon énergie spirituelle, et c’était p’être ce qu’il m’avait trahi dès mon arrivée. J’conservai tout d’même mon sourire suite à cette pensée, puisque j’n’avais pas dans l’idée d’me cacher bien longtemps, en toute franchise. Bien longtemps que nous n’avions pas été seuls, comme ça, tous les deux…

    -- Désolé de te déranger dans ton moment de solitude, sinon. C’est juste que tu me manques quand tu n’es pas là…


    Ce qui était vrai. Ce qui expliquait aussi pourquoi j’la faisais suivre. J’avais énormément confiance en elle. Plus qu’à moi-même. Cependant, j’ne pouvais parfois m’empêcher d’penser qu’elle s’en irait loin d’moi encore une fois. Si elle partait, j’serais même prêt à la suivre et à vivre à ses côtés, car même si l’Gotei me tenait à cœur, Yoshiko était presque toute ma vie. Mes sentiments étaient peut être beaux et sincères, mais nonobstant, en trois ans de proximité, j’n’avais toujours pas réussi à lui avouer mon amour, bien que certains d’mes gestes avaient dû lui mettre la puce à l’oreille depuis tout ce temps. « Je suppose que ce sont ma paresse et ma pitrerie qui t’exaspèrent, non… ? » Cette fois-là, j’posai mon derrière sur une pierre près d’elle, avant d’m’adosser à un arbre, derrière. De loin, l’on pouvait aisément entendre l’bruit d’une cascade d’eau, là même où j’avais l’habitude d’me ressourcer pendant de longues heures. En l’espace d’une seconde, j’me remémorai de certains souvenirs relatant de diverses batailles d’eau avec elle. Un moment dépassé maintenant. On était bien trop vieux pour ce genre de choses. Pour remettre de l’ordre dans mes esprits, j’avais sorti ma pipe traditionnelle, avant de l’allumer rapidement. Geste qui m’occupait, m’empêchant ainsi d’penser au passé…

    -- Ta vie sur Terre te manque ?
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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Dim 25 Nov - 13:04


On finit par s'habituer à tout

Est-ce que Tōjō était si mauvais que ça dans l'art et la manière de se cacher ? Sans doute. Parce que Yoshiko n'avait mis que guerre de temps pour remarquer sa présence. C'était comme si elle jouait à cache cache avec lui. A de nombreuses reprises, elle s'en allait du Seireitei pour ses petites promenades. Et qui la retrouvait dans la plupart des cas ? Soit lui, soit un de ses hommes. En même temps, elle ne se cachait pas totalement, puisqu'elle laissait son Reiatsu filtrer, de temps à autre, même si c'était ultra rare. Dans le sens où quand elle était sur Terre, elle se cachait tout le temps. Et donc, elle ne devait pas laisser échapper une seule partie de son énergie spirituelle sous crainte de se faire retrouver rapidement. Trop rapidement. Et elle n'avait pas totalement perdu cette habitude parce que pour ses pairs, parfois, elle restait cachée durant des heures et des heures. Elle essayait juste de le faire un peu moins souvent.

Enfin, la bouche en coeur, Tōjō était apparu, l'air de rien. Et le voilà qu'il la taquinait. Encore. Il lui disait qu'il avait pensé suivre une jolie minette mais qu'à la place, il se retrouvait avec une vieille peau. Elle lui jeta un regard noir. Le fourbe. Venait-il de dire qu'elle était vieille, toute desséchée et pas jolie ? "Tout se paie tôt ou tard Tōjō." Est-ce que ça voulait dire qu'elle finirait par lui botter les fesses à cause de ce qu'il venait de lui dire ? Sans aucun doute que oui. Elle se doutait que c'était une blague. Néanmoins, elle n'avait pas apprécié tout de même. Et ce même si son Capitaine était en train de rire aux éclats. Comment Yoshiko lui ferait payer cela ? Elle n'en savait trop rien. Elle verrait bien. Peut-être le foutre dans l'embarras. Et refuser de faire sa paperasse pendant quelques jours. Ca serait amusant de voir Tōjō se débrouiller avec tout un tas de papiers. Mouais ... Cruelle vengeance ... C'est un plat qui se mange froid et elle aurait tout l'occasion de réfléchir ça à plus tard. "Tu n'es pas nul. Peut-être trop rouillé. Il est vrai que si tu poursuis seulement les jolies petites minettes, t'as pas de quoi réellement t'entraîner." Est-ce qu'elle se moquait un peu de lui ? Un tout petit peu. Mais il l'avait cherché après tout. Un prêté pour un rendu, si on peut dire ça comme ça.

Tōjō en vint à s'excuser. Sur le fait qu'elle venait de déranger sa tranquillité. Mais il avait peur qu'elle lui file entre les doigts une nouvelle fois. Il ne l'avait pas dit de cette manière, mais c'était ce qu'elle avait compris. "Ce ne sont que quelques heures à chaque fois. Ce n'est pas comme si je disparaissais durant des semaines ou des semaines. Ou peut-être même des mois." Et de ce côté là, Tōjō n'avait rien à craindre. "Et puis, ne t'ai-je pas dit que je ne quitterais pas la Soul Society sans te prévenir cette fois-ci. Du moins, définitivement parlant." Non, pour le moment, elle était plutôt bien là, où elle était. Elle avait eu du mal à s'intégrer, au départ, mais elle avait réussi à surmonter tout ça. Avec le temps. "Ni l'un, ni l'autre. J'aime me retrouver, de temps en temps, seule, dans le silence et le calme. Ce n'est pas contre toi." C'est juste que même si elle s'était habituée, elle aimait bien des pointes de solitudes de temps en temps. Elle se sentait mieux.

Tōjō avait sorti sa pipe. Elle désapprouvait quand il fumait. Elle lui avait dit à plusieurs reprises d'ailleurs. Mais il n'en faisait toujours qu'à sa tête à dire vrai. Il lui avait posé une question. Qui semblait simple. Et si compliquée à la fois. "Certains aspects je dois dire. Déjà, pas de protocole. Tu sais, ça fait trois ans mais j'ai toujours une sainte horreur de ces pointes de respect. J'crois qu'il va me falloir un bon siècle pour m'y réhabituer." Et ça ne serait pas évident pourtant. "Le shopping aussi. C'était fun. Et mes vêtements aussi. J'ai plus l'habitude de l'uniforme." Mais tout ça, c'était juste un nouveau tour de main à prendre, si on peut dire ça comme ça. "Mais je présume que tu n'es pas venu jusqu'ici pour parler de ma vie terrestre. Qu'est-ce qui t'amène donc à quitter ton bureau bien chaud et si confortable ?"

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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Mer 5 Déc - 15:29

    T’es bien plus accueillante et intéressante que mon bureau, tu sais.

    La réponse de ma présence devrait être évidente nan ? Naan ? Bon. Apparemment pas. J’avais tout d’même souri comme à mon habitude, avant de tirer une autre taffe de ma pipe. Pipe qui devait enrager quelque peu mon bras droit vu comment elle soupirait lorsque j'en abusais trop. Quelques secondes plus tard, j’entrepris d’ailleurs de l’éteindre, histoire de ne pas l’enfumer. Loin de moi l’idée de l’incommoder, alors qu’elle était venue chercher paix et quiétude dans ce recoin du Rukongai. Ce fait m’inquiétait tout d’même, car elle avait l’air de considérer son poste comme un fardeau et les réalités du seireitei comme une punition quotidienne. En trois longues années, il n’y avait eu que de maigres progrès, mais ils se résumaient en un fait tout d’même notable : Yoshiko ne m’avait pas encore quitté. J’admettais intérieurement que je redoutais ce moment venir, mais c’était bien parce que mon affection pour elle n’avait pas d’égal. D’ailleurs, j’n’allais pas hésiter à hacher menu comme chair à pâtée, tous ceux qui allaient avoir l’audace de venir la draguer. J’avais même une certaine personne dans mon collimateur, mais j’ne voulais pas en arriver là étant donné que je l’appréciais malgré tout. Il m’fallait peut être franchir le cap, sans quoi on viendrait un jour m’couper l’herbe sous le pied, ce qui ne manquerait pas de me détruire à petit feu…

    -- Pourquoi voudrais-tu une raison autre que l’importance de ton auguste personne ? Tu ne me crois pas ? C’est la preuve que ma pitrerie perpétuelle me rend peu crédible. Même ma lieutenante ne me crois pas…

    Bien longtemps. Bien longtemps que nous n’avions pas eu du temps à nous. Une certaine intimité quand bien même amicale. Et ça m’avait manqué. Lorsque nous étions ensemble, c’était surtout pour le travail. Rien que ça. Il m’arrivait d’essuyer des remontrances de sa part, mais c’était à peu près tout ce qu’il y avait de piquant dans notre relation, ce qui était un peu dommage. A cette pensée, je me relevai, avant de mieux l’approcher, de m’accroupir vers elle, et de la prendre dans mes bras. J’avais ensuite croisé lesdits bras sur son ventre, pour la serrer tout contre moi. Sa chevelure de jais chatouillait les traits les plus saillants de mon visage, mais ne m’empêchaient pas de loger mon visage contre son cou. Là, comme ça, on était bien, ou plutôt, j’étais bien. Cela faisait trois ans… Trois ans jour pour jour que je n’avais même plus osé la prendre de la sorte dans mes bras. Sa présence à mes côtés m’était déjà suffisante pour que je ne lui en demande plus. Cette fois pourtant, je n’avais pas hésité l’ombre d’une seule seconde. Déjà parce que ça me manquait (A la longue, on finit par le comprendre, oui oui) mais surtout parce que nous étions loin et à l’abri des regards indiscrets. Seule la nature environnante était témoin de mon geste à la fois affectif et audacieux.

    -- Merci… D’être toujours là… Et de toujours me supporter. T’es vraiment irremplaçable comme vice-capitaine…


    J’aurais voulu tout lui dire… Tout lui avouer… Mais comme par magie et encore une fois, ma peur prit le dessus et je dus rapidement arranger une autre phrase qui pourrait tenir la route et expliquer mon étreinte. Encore une fois, mon cœur se mit à saigner abondamment. Avoir la foi pour draguer et ne pas l’avoir pour déclarer son amour ? C’était vraiment le comble de la malchance ! Et de la couardise aussi. Il était bien beau le capitaine de la septième division. Même pas capable d’aligner deux mots qui pourraient éventuellement changer le cours de son existence. Dieu seul savait à quel point pourtant, cet aveu était dur à prononcer pour moi. J’allais finir par mourir de chagrin d’amour un jour, c’était sûr et certain. « Il pourrait y avoir une autre raison, sinon. » Là, je mentais. Je mentais carrément, mais c’était surtout pour penser à autre chose qu’à mes sentiments pour elle. Ce pourquoi, je l’avais relâché, avant de la contourner pour avancer vers le milieu de la petite clairière dans laquelle nous étions présentement. Que pouvais-je inventer sur le champ… ? Il me fallait réfléchir, et vite ! Ce que j’fis pendant les dix secondes qui s’en suivirent, avant de trouver une idée qui ferait l’affaire, qui tiendrait la route, et que nous aurions dû régler depuis un bon moment en fait…

    -- Maintenant que nous sommes loin du seireitei, dis-je en me retournant vers Yoshiko, montre-moi l’étendue de tes pouvoirs. Fais-moi voir ton bankai !
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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Jeu 6 Déc - 12:41


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Yoshiko eut un petit rire amusé lorsque Tōjō en vint à lui dire qu'elle était bien plus agréable que son bureau. Plus accueillante aussi. Plus intéressante. Elle secoua légèrement la tête, amusée par la situation. "Je suis tellement plus de choses que ton bureau. Il n'y a pas de paperasse. Pas de protocole. Rien de tout ça. Juste le calme, le souffle du vent des arbres." Ce qu'elle aimait bien être dans la forêt. Tout ce calme ... C'était reposant. C'était ... Oui, c'était bien, y'avait pas à dire. Mais ça ne signifiait pas pour autant que Yoshiko comptait le quitter. Non, bien au contraire. Yoshiko avait l'impression de se sentir mieux à la Soul Society que quelques années plus tôt. Parce qu'il était vrai que quand elle était revenue, après que Tōjō soit venue la chercher, elle avait eu du mal. Beaucoup de mal même. Et elle avait pensé à de nombreuses reprises à s'en aller, à lui fausser compagnie. Mais elle n'en avait rien fait. Peut-être parce qu'il lui faisait si souvent ses yeux de biche. Va savoir.

Yoshiko, pencha la tête à droite, à gauche, réfléchissant à ce qu'il venait de lui dire. Elle eut un haussement des épaules. "Si tu me dis ça, c'est que toi même tu n'as pas l'impression d'y croire. Parce que je n'ai aucune raison de mettre ta parole en doute." Tōjō pourrait bien lui dire n'importe quoi, sans doute qu'elle le croirait. Enfin, sauf si elle voyait dans son regard que c'était un mensonge immense et qu'il était en train de lui raconter des cracks. Mais ce n'était sans doute pas le cas. Enfin, elle n'en était pas certaine. Tōjō était différent avec elle. Il l'avait toujours été d'ailleurs. La brune avait toujours soupçonné qu'il la voyait d'une autre manière que les autres. Mais laquelle ? Elle n'en savait trop rien. Parce qu'il ne lui en parlait pas. Et c'était sans doute ça le plus gênant. Qu'elle ne sache pas ce qu'il y avait dans sa petite tête de moineau. En trois ans, elle avait tenté de réapprendre de comprendre les gens. De lire dans leurs regards ce qu'ils avaient. Mais ce n'était pas en trois ans qu'elle allait avoir les réponses à toutes ses questions. Il lui restait de nombreuses choses à voir, à apprendre. Et elle n'arrivait pas encore à décrypter totalement Tōjō. Un jour peut-être. Dans un avenir plus ou moins. Elle l'espérait. Ou alors, qu'il lui parle et qu'ils mettent les cartes sur la table. Et à ce moment, tout serait plus clair. Enfin, elle l'espérait.

Après s'être levé, Tōjō s'était rapproché d'elle et il l'avait prise dans ses bras. Il l'avait quelque peu surprise, mais pas tant que ça à dire vrai. Combien de fois il l'avait prise dans ses bras ainsi ? Elle ne comptait plus le nombre, même si ces trois dernières années, il s'était quelque peu ... comment dire ... il avait évité de le faire. Peut-être que parce qu'ils n'étaient jamais seuls, contrairement à aujourd'hui, et qu'il ne voulait pas se laisser aller à quelques moments démonstratifs de sentiments. Va savoir. Et dire qu'avant son long exil, Yoshiko pouvait lire en Tōjō comme si c'était un livre ouvert. Ce n'était plus vraiment le cas mais peut-être qu'un jour, elle y arriverait à nouveau. Il la remerciait. Ce qui la fit sourire, encore. "Avoue que tu adores quand ta vice capitaine te botte les fesses ou te remonte les bretelles." Il n'y avait qu'avec lui qu'elle était comme ça. Un autre Capitaine ? Sans doute, et même c'est certain, qu'elle ne réagirait pas de la même manière. Ni même qu'elle serait restée aussi longuement. "Merci à toi d'avoir facilité mon intégration. Sans toi, j'suis pas certaine que je serais encore dans les parages." Elle aurait très certainement disparu du jour au lendemain, petite manie dont elle avait le secret à dire vrai.

Yoshiko avait levé une de ses mains afin de la poser sur celles de Tōjō qui l'étreignait toujours. Ce dernier avait fini par lui souffler qu'il y avait peut-être une autre raison à sa présence ici. Elle leva un sourcil interrogateur et attendait qu'il veuille bien lui donner quelques précisions sur le sujet. Mais il n'en fit rien. Pourtant, n'était-ce pas là le bon moment pour parler ? Hein ? Surtout qu'ils étaient tous les deux, seuls. Mais rien. Il venait de la lâcher. Et lui poser la question qui tue encore. Elle poussa un soupir. "Encore avec cette histoire de Bankai ?" Elle pencha la tête à droite, puis à gauche. "Je dois dire que tu es tenace. Tu as arrêté de me poser cette question pendant quelques temps et maintenant, ça revient sur le tapis." Mais peut-être qu'elle allait devoir lui faire du chantage. Hmmm ... Oui, ça pourrait peut-être fonctionner. "Admettons que j'accepte de te le montrer, qu'est-ce que j'y gagne moi ? Surtout tu sais déjà de quel type il est." Puisqu'à l'époque, Tōjō avait eu l'occasion de voir quelques unes de ses techniques de Shikai. Et donc, il savait que ça reposait plus ou moins sur la glace. "Et puis, tu sais, on n'a pas vraiment le droit de l'utiliser. Même si on est loin de tout. Alors, il va falloir que tu me donnes une bonne ... mais une très bonne raison pour que j'accepte de te le montrer." Quelle petite peste quand même ... Mais c'était bien normal qu'elle n'accepte pas de lui montrer comme ça.

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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Ven 7 Déc - 19:42

    - On n’a pas le droit ? Qui n’a pas le droit ? Tu parles à un capitaine, mademoiselle ! L’oublierais-tu ?

    J’eus un sourire malicieux en la regardant avec bon cœur. Ses mots m’amusaient grandement. Faire usage du bankai dans le seireitei était proscrit, sauf bonne raison, mais au rukongai, c’était quand même une toute autre histoire. J’avais eu écho il n’y a pas très longtemps qu’une partie de la forêt du rukongai avait même été dévasté. Par curiosité, j’m’étais rendu à l’endroit qui avait complètement été rasé. Et c’est à ce moment-là que j’avais pu prélever des résidus de réiatsu des deux capitaines que je connaissais et que j’appréciais bien. Deux types qui n’avaient sans doute pas hésité à employer les grands moyens pour se taper sur la gueule. C’était clair et net : Ils avaient usé de leur bankai. J’m’étais même demandé ce que Kyouraku penserait de tout cela s’il avait été au courant, mais tel que je le connaissais, l’homme n’allait sans doute rien faire. La forêt dans laquelle nous étions, n’était pas aussi importante que les juridictions du Gotei 13, ce qui m’amenait à penser qu’il ne m’en porterait pas rigueur si je faisais usage du bankai à mon tour. Et puis, on n’pouvait pas en vouloir à un capitaine et sa lieutenante d’essayer d’améliorer le stade ultime de leur trancheur d’âmes. Ce serait trop bête. Vraiment trop bête. Tranquillement alors, j’avais posé ma main sur la garde de mon zanpakutoh, avant de le dégainer tout doucement…

    - Je ne vais pas te mentir Yoshiko, il y a de la curiosité. Beaucoup de curiosité. Mais il y a aussi un doute que je veux éclaircir concernant mon propre pouvoir, en rapport avec le type de ton zanpakutoh.


    De quoi parlais-je ? Simple. Du point faible de mon zanpakutoh. L’esprit de mon épée m’avait plusieurs fois assuré qu’il avait la sainte horreur de l’eau voire même de la glace. C’était un peu son point faible, même s’il arrivait à dessécher chaque chose à sa portée. Je n’avais jamais vraiment tenu compte de ce talon d’Achille, étant donné que je n’étais jamais tombé sur un adversaire dont le pouvoir se basait sur l’eau ; mais ma proximité avec Yoshiko ces trois dernières années, avait ébranlé mon trancheur d’âmes qui avait complètement peur de son pouvoir. Un poltron que j’lui disais, lorsqu’il m’arrivait de méditer et d’aller le voir dans son monde désertique. Même qualificatif qu’il me rendait avec tous les intérêts du monde, en me rappelant que j’avais également la trouille de lui avouer mon amour. Oui oui… Notre relation était très saine, très exemplaire aussi ! « Il faut bien que je sache ce que tu vaux, non ? Je sais que tu n’aimes pas ça, mais il y aura certainement des combats à venir, et tu penses bien qu’on fera forcement équipe. » Ce qui incluait qu’il fallait que je connaisse ses points forts et points faibles, vice versa. Ça nous éviterait de commettre des erreurs lors des combats contre des adjuchas ou des vasto lordes ; même si ces derniers temps, les hollows ont fait profil bas…

    - Gōrudensanzu a peur de l’eau, de Shinzell. Mais pour voir à quel point cette faiblesse pourrait me nuire, il n’y a qu’une seule solution…

    Mon énergie spirituelle prit soudainement de l’ampleur, et inonda les environs. On pouvait le sentir à des kilomètres à la ronde. Une fois mon reiatsu pleinement activé, j’avais nonchalamment levé mon zanpakutoh, avant de murmurer le mot fatidique : « Bankai… » Une gigantesque colonne de sables m’entoura telle une tornade. Ma libération eut pour effet d’engendrer un vent violent qui déracina sans peine quelques arbres dans le coin. Un bankai comme on n’en voyait plus. Un bankai monstrueux… « Umeru awatsubu Gōrudensanzu tentai ! » Quand le boucan cessa et que la poussière que j’avais engendré se dissipa peu à peu, l’on pouvait apercevoir un gigantesque monstre sableux derrière moi à l’apparence d’un chien viverrin. Celui-ci se mit à hurler bruyamment, avant de baisser son regard mauvais nous. Il surplombait tellement les environs qu’on pouvait l’apercevoir depuis le Rukongai. Il inspecta le coin à la recherche de potentielles victimes, mais ne vit malheureusement que Yoshiko. Cette fois-là, il eut un regard interrogateur, avant de poser son derche sur le sol comme si de rien était, et ce dans un vacarme assourdissant -C’est qu’il pesait des tonnes, ce gros nounours. L’air devint plus sec, plus poussiéreux, mais pas néfaste comme à l’accoutumée. Cependant, et malgré cette matérialisation, Gōrudensanzu (Qui gardait sa conscience même à ce stade) tendit une patte au-dessus de moi, avant de me verser du sable dessus comme par vengeance… Très franchement, tu parles d’un bankai…

    - Bon bah… Il semble d’accord. T’as plus qu’à attaquer une partie de son corps pour qu’on sache ce que ça donne. Ne t’en fais pas, il ne répliquera pas. Mais pour ce faire, il va falloir que tu libères ton pouvoir. C’est un peu un caprice, mais c’est surtout une demande sincère… Pour être fixé une fois pour toutes.

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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Dim 9 Déc - 16:58


On finit par s'habituer à tout

Yoshiko lui fit les gros yeux. Apparemment, Tōjō n'en avait pas terminé avait cette histoire de Bankai. Et il avait vraiment envie de voir de quoi elle était capable. Combien de fois il lui avait posé la question d'ailleurs. Et combien de fois elle avait refusé. Ou combien de fois elle l'avait envoyé paître, prétextant que ce n'était pas le bon moment ou un autre truc dans le genre. Mais là, cette fois-ci, ça ne semblait pas réellement passer. Non, son Capitaine y tenait réellement et elle se doutait qu'il n'allait pas la lâcher facilement. Rhaaa ... Quelle poisse ... A dire vrai, Yoshiko se doutait qu'un jour ou l'autre, il lui poserait encore la question. Mais là, venir l'ennuyer dans sa retraite tranquille, si on peut dire ça comme ça ... Yoshiko lui tira la langue. "Capitaine ou pas, y'a des règles qui existent. Et si les Capitaines ne les respectent pas, ça ne donne pas le bon exemple." Du tout même. Mais ce n'était pas Yoshiko qui irait le dénoncer si jamais il utilisait son Bankai. Il serait le seul à se faire taper sur les doigts. Enfin, sauf si ... sauf si elle le suivait sur cette voie mais à dire vrai, elle n'était pas vraiment certaine de vouloir le faire.

Tout sourire, Tōjō avait posé la main sur la garde de son Zanpakutoh et il était en train de lui expliquer qu'il avait besoin de son aide, dans un certain sens. Il avait besoin de vérifier quelques petites choses. De s'endurcir. Enfin, pas lui précisément, mais son Zanpakutoh. Elle leva un sourcil interrogateur. Yoshiko ne savait pas réellement où il voulait en venir. Il n'hésita pas à ajouter qu'il voulait le faire aussi parce qu'il avait besoin de voir comment elle se battait, si elle était devenue forte et tout un tas d'autres trucs. Elle avait rouillé en quelques décennies. Mais elle s'était entraînée un peu de temps en temps quand même. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle était devenue plus forte mais elle avait, sans doute, appris deux ou trois trucs dont Tōjō ne devait pas avoir connaissance. Et il fallait bien l'avouer, elle aurait bien aimé conserver quelques atouts dans sa manche. Mais bon. Semble-t-il que Tōjō y tenait vraiment à coeur et qu'il n'était pas prêt de la lâcher avec cette histoire. Ce qui l'ennuyait. Mais bon. "Tu sais ce que je pense des combats. Tu l'as toujours su." Elle en avait une sainte horreur. Elle préférait la diplomatie. Elle aimerait pouvoir s'installer à une table et discuter des problèmes qu'il y avait. Oh, elle savait très bien que la diplomatie ne réglait pas toujours des problèmes de guerre mais bon.

Finalement, Tōjō en vint à lui dire ce qu'il avait réellement en tête. Un combat entre créatures. C'était ce qu'il voulait. Parce que son Zanpakutoh avait peur de l'eau. Et donc, de Shinzell. Ce qui ... était plutôt embêtant à dire vrai. Même plus que ça. "Et toi qui parlais de faire équipe juste un peu plus tôt." Yoshiko secoua la tête. Ca la faisait doucement rire à dire vrai. Mais son sourire s'effaça bien rapidement quand elle constata qu'il était plus que sérieux puisqu'il avait prononcé la phrase magique. Elle avait reculé d'un pas. Même deux. Histoire de ne pas se retrouver soufflée par la pression spirituelle que son Capitaine dégageait. La vache ... elle n'y croyait pas. Elle ne pensait pas qu'il l'aurait réellement fait. Elle avait pensé qu'il attendrait un peu. Mais ce n'était pas le cas. Le vent soufflait terriblement fort. Et les feuilles volaient dans tous les sens. Un peu de poussière également.

Le gros nounours était apparu. Ou du moins, son Bankai ressemblait à une peluche géante qu'on aimerait bien prendre dans ses bras. Yoshiko avait posé ses mains au niveau de ses hanches et elle regardait en direction de Gôrudansanzu et de Tōjō. Elle n'était pas réellement ravie de la manière dont les choses avaient tourné. Mais bon, c'était ainsi. Et elle n'y pouvait pas grand chose. Elle se mit à rire quelque peu lorsque l'animal de sable en vint à lever la patte et à déverser du sable juste sur Tōjō. "Tout se paie mon cher, tout se paie." Sans doute que son Zanpakutoh devait être vexé d'avoir été invoqué dans ses conditions. Mais bon. On n'a rien sans rien. Elle croisa les bras. "C'est un méga caprice même." Elle secoua quelque peu la tête. "Vraiment pffff ..." Elle lui ferait bien sa petite moue, celle qu'elle adorait faire. Celle quand elle arrivait à faire changer d'avis quelqu'un. Mais ça ne fonctionnerait pas. Tōjō avait été trop loin cette fois-ci. "Ok, ok, j'abdique, t'as gagné." Elle soupira bruyamment. Encore. "Koori Fukyuu no Ryuu ... Shinzell." avait-elle dit le plus simplement possible. Sa voix cristalline avait eu comme un tintement. Comme si un verre venait de se briser. Ou quelque chose dans le genre. Sa libération de Bankai n'était peut-être pas aussi spectaculaire que celle de Tōjō. L'air s'était ... clairement refroidi. A chaque respiration, une fumée blanche sortait de leurs bouches. Ca caillait, pour sûr. Mais Yoshiko ne le craignait pas vraiment. Nombre de fois où elle avait utilisé Shinzell. Les premières fois, oui, elle s'était crue mourir de froid. Et au final, pour s'entraîner bien plus, ce qu'elle avait fait, c'était se retirer durant une dizaine d'années dans un coin reculé de la Sibérie, bien loin dans les montagnes, là où il faisait encore plus froid. Et où elle ne risquait de déranger personne.

Une fine couche de brume apparaissait, petit à petit. De fines gouttelettes d'eau se déposaient sur chaque recoin de verdure. "Souviens-toi que c'est toi qui l'as voulu. Et pas moi. Donc, ne viens pas te plaindre si tu te les pèles." Parce qu'elle ne viendrait pas le prendre dans ses bras pour venir le réchauffer. Sauf s'il lui demandait gentiment. Et encore. Sadique ? Juste un tout petit peu. Une forme humanoïde commençait à apparaître aux côtés de Yoshiko. La dame en bleu, comme elle aimait à l'appeler, se matérialisait. Rhoo, ça lui faisait penser à quelques histoires. Ou plutôt, quelques rumeurs que les gens, sur Terre, avaient lancé sur une soi-disante femme en bleu qui baladait ici ou là. Ca avait d'ailleurs provoqué quelques accidents. Mais bon, passons. Finalement, elle était apparue. Et elle était bien moins grande que le Bankai de Tōjō. Pas de quoi faire peur à un chat. Rien de bien impressionnant. Mais ne dit-on pas que ce n'est pas la taille qui compte ? Mais la force et la détermination ? "Evite de baver, je te prie. Parce que je doute que Shinzell apprécie réellement." Soi-dit en passant, il faisait bien ce qu'il voulait. Mais elle préférait le prévenir. "Vois-tu, ma chère ..." avait commencé Yoshiko en se tournant vers son Zanpakutoh matérialisé. "Ce gros chat que tu vois ... craint l'eau. Et notre cher Capitaine nous demande de l'éprouver un peu ... Et de l'aider à surmonter cette peur et à se renforcer." Un petit sourire tordu, ou du moins, ça y ressemblait, se dessina sur le visage de la dame en bleu. Oh, apparemment, elle avait envie de s'amuser. Tant mieux. L'être humanoïde avait tendu une main vers l'avant. Et un vent glacé balaya la zone durant quelques instants. Yoshiko ne comprenait pas vraiment la demande de Tōjō. Shinzell n'était pas un Zanpakutoh qui reposait sur l'eau. Mais sur la glace. M'enfin. Si ça pouvait l'aider, pourquoi pas ? "Des points précis à renforcer ?"

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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Mer 19 Déc - 21:29

    - J’vais pas pousser le vice jusqu’à baver sur ton bankai…

    Nan mais qu’est ce qui fallait pas entendre ! J’étais p’être un tout p’tit peu pervers, ça, je ne le niais pas… Mais de là à m’exciter ou m’extasier devant le truc qui s’était formé derrière elle… Franchement ! Sur le coup j’avais été assez déçu. J’aurais même pu bouder, mais au bout d’un moment, mes yeux tombèrent accidentellement sur les loloches de son bankai. L’instant qui suivit, je compris alors pourquoi ma lieutenante m’avait prévenue ; mais même si Shinzell était d’une beauté saisissante à y regarder de plus près, j’ne me voyais pas la draguer ou encore… Enfin… Vous voyez quoi. C’était tout bonnement irréalisable. Par contre, je n’allais pas rechigner à avoir Yoshiko dans mon lit… Mais encore fallait-il que je lui avoue mon amour. Une autre paire de manche… L’atmosphère se frigorifia brusquement, à un tel point que j’eus un sacré coup de mou. Je n’aimais pas le froid. Je n’aimais décidément pas ça… Ce qui pouvit expliquer l’origine des peurs de mon propre zanpakutoh, même en mode Bankai. Les dires de Yoshiko qui s’en suivirent me parurent comme moqueurs. Surtout avec le sourire malsain de son bankai qui n’hésita point à rendre le coin encore plus infernal. On aurait dit l’ex capitaine de la dixième division. C’est dire comment ma vice-capitaine était puissante… Très puissante… A un tel point que j’en étais venu à redouter un vrai combat contre elle…

    - Aucun point à renforcer… Ce simple stade suffit amplement. Pour le moment en tout cas…

    J’avais arboré un air sérieux tout en regardant son monstre en puissance. Il était atypique son pouvoir. J’n’avais jamais vu une telle forme. Matérialiser un humanoïde élémental, c’était fort bluffant. Et cette chose devait certainement lui assurer une défense plus que maximale. Des débris de glace commencèrent à apparaitre sur moi, ce que je détestais réellement. J’aurais pu rendre le coin plus sec, mais ce serait revenir à attiser la folie meurtrière de mon bankai. Non pas que je ne le maitrisais pas… Non. Mais j’sentais et voyais de loin les remontrances qu’il allait me balancer si jamais je le retenais devant Shinzell. D’ailleurs, le mien de Bankai se releva, avant de se dresser sur ses quatre pattes. On aurait presque dit un chat effrayé devant de l’eau à la seule différence qu’il n’avait pas de poils hérissés… Juste une quantité faramineuse de sable. Sable qui fut à moitié maitrisé par la glace, ce qui me laissa perplexe. L’eau sous forme solide décontenançait mon trancheur d’âme, ce qui me faisait subitement redouter sa forme liquéfié. Finalement, Gorudensanzu ne me mentait pas à propos de ses craintes. Craintes qui devaient être dues à ma propre aversion vis-à-vis des basses températures. Peut-être faudrait-il que je change d’état d’esprit… Peut-être… Mais cela n’allait pas être chose facile pour sûr, du fait de ma peau mate, mais aussi de ma flemme et de mon propre pouvoir presqu’en opposition avec l’eau…

    - C’est quand même inquiétant. J’ai eu raison de te demander ça… Ton zanpakutoh est certes de glace, mais il réussit à neutraliser partiellement le mien. Regarde attentivement Gorudensanzu.


    De grosses taches blanches apparurent sur mon bankai ; et ces taches n’étaient autres que la glace de Shinzell qui se raffermissait à certains endroits de l’animal fait de sables. Il s’était alors mit à quelques peu trembler et à exhaler de la poussière nocive, capable de générer en quelques instants seulement ce que les humains appelaient la silicose. Je m’étais alors mis à concentrer mon énergie spirituelle pour empêcher cette masse poussiéreuse d’atteindre Yoshiko, sans quoi elle pouvait quand même mourir. Heureusement (Et malheureusement d’une certaine manière) le vent glacé de son trancheur d’âmes neutralisait cette poussière avec une facilité plutôt déconcertante. J’en venais même à me demander si j’avais une chance quelconque contre ce genre d’élément. Je m’étais alors retourné vers mon monstre en le regardant minutieusement. Gorudensanzu usait de mon reiatsu pour aspirer les couches de glaces qui se posaient sur lui et les assécher. Une capacité spéciale bien à nous dont j’étais plutôt fier. Pourtant, une question demeurait toujours. Allais-je pouvoir exécuter cette technique si jamais un torrent d’eau venait à s’abattre sur mon nounours ? Interrogation qui méritait sérieusement réflexion. Mais alors que je portai mon regard au sol, j’eus subitement une brillante idée. Une idée qui fit même sourire ma bête qui avait sans doute lu dans mes pensées. C’était une évidence même. Restait cependant à savoir si l’idée pouvait marcher. De toute façon, il n’y avait pas de raison que ça ne fonctionne pas !

    - L’eau même sous forme solide peut toujours me servir. J’ai changé d’avis. Vise la moitié du corps de mon bankai avec l’une de tes meilleurs techniques. Comprends que si je n’arrive pas à te tenir tête, je pourrais très vite mourir sur un champ de bataille. Je suppose que ce n’est pas ce que tu souhaites, non ? Alors ne te retiens pas.
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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Ven 21 Déc - 12:39


On finit par s'habituer à tout

Yoshiko haussa les épaules. Elle connaissait très bien son Capitaine. Et c'était un fait. Devant les belles choses, et surtout les femmes, il avait tendance à baver. Durant les trois dernières années où elle l'avait côtoyé, il l'avait fait à quelques reprises. Non sans s'attirer, bien évidemment, les foudres de sa Vice Capitaine. Pourquoi ? Après tout, elle aurait très bien pu le laisser faire. Parce que d'une certaine manière, et même si elle n'irait jamais l'avouer, elle tenait à lui. Beaucoup. Plus qu'elle n'aurait pu le croire d'ailleurs. Ca l'avait touché qu'il prenne la peine de la chercher durant autant de temps. Ca l'avait touché que ça soit lui qui sonne à sa porte, ce jour là. Et lui qui lui demande de rentrer au Seireitei. Lui qui lui demande de devenir son bras droit. Elle ne lui en avait jamais parlé. Mais elle était presque certaine qu'il le savait. Qu'il l'avait senti. A moins qu'elle lui accordait bien trop de crédit et qu'il n'était au courant de rien, mais ça, il en doutait. Quoi qu'il en soit, quand une femme traînait un peu trop autour de lui, fallait bien l'avouer, ça ne plaisait pas tant que ça à Yoshiko. Et elle les chassait toujours bien vite, prétextant qu'il avait bien trop de boulot -ce qui était toujours le cas d'ailleurs, puisque Tōjō amassait toujours un tas de papiers et au final, il était en retard-. Même si, bien évidemment, elle ne pouvait rien faire quand ses yeux louchaient et au lieu de s'adresser à un visage, il était quelques centimètres plus bas. "Tu sais, hein, ce n'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace." Enfin, passons.

Shinzell était donc aux côtés de Yoshiko. Et la dame en bleue semblait prendre un plaisir à martyriser le pauvre chaton de sable. Disons que Shinzell était pratiquement l'opposée de Yoshiko. Ou du moins, en bien des points. Elles ne se ressemblaient pas et c'était ça qui faisait leur force. Elles avaient discuté durant des années et des années. La seule chose qu'elles partageaient et encore, ça dépendait des situations, c'était le fait que l'une comme l'autre préférait la diplomatie à la guerre. Mais là, c'était différent. Dans le sens où c'était un entraînement. Et dans le sens où la dame en bleu ne semblait pas contre ce petit entraînement. Tournée vers Tōjō, Yoshiko lui avait donc demandé ce qu'il souhaitait qu'elle fasse. Rien pour le moment. Elle haussa un sourcil. Lui avait-il juste demandé tout ça pour qu'il voie son Bankai ? Ou était-il en train de réfléchir à cette idée derrière la tête ? "Comme tu veux. C'est toi qui décides." répondit-elle de sa douce voix.

Mais Shinzell n'était pas d'humeur à en rester là puisque des morceaux de glace apparaissaient un peu partout, ce qui provoqua un regard désapprobateur de la part de Yoshiko. Elle fronça des sourcils et posa ses mains sur ses hanches. L'air typique quand elle était fâchée d'ailleurs. Mais pour une fois, ce n'était pas contre Tōjō qu'elle était fâchée. Quoi que, quand elle avait cet air, Tōjō arrivait toujours à la faire sourire ou faire un truc qui la décontractait et cet air s'envolait bien vite. "Shinzell, il suffit. On n'est pas là pour faire geler toute la forêt." Et son Capitaine non plus. Parce qu'à ce rythme là, la température allait continuer à s'abaisser de plus en plus et elle craignait que Tōjō et son Zanpakutoh ne supportent cette froideur extrême. La dame en bleu eut un haussement des épaules. Et un léger soupir. Ou du moins, ça y ressemblait et l'air se fit moins froid durant quelques instants.

Le mal était fait. Ou du moins, c'était de cette manière dont Yoshiko le prit. Inquiet, Tōjō était inquiet. Inquiet par la glace, par l'eau, par le fait que ... Et bien, que c'était un pouvoir bien dangereux et que s'ils se battaient ensemble, ça serait problématique. "Il a l'air terrorisé ..." Yoshiko prit un air désolé. D'une certaine manière, le Bankai de Tōjō était en souffrance. Et elle avait l'impression que c'était de sa faute. "Toi qui voulais tant faire équipe avec moi pour des combats ... j'ai l'impression que c'est partie remise." Dans le sens où ils ne pourraient pas le faire. Ou du moins, pas sans entraînement. Si Gorudensanzu arrivait à s'habituer à Shinzell, à ses pouvoirs, oui, peut-être qu'ils pourraient combattre ensemble, côte à côte. Mais là, dans l'immédiat, c'était mort. Yoshiko n'aurait jamais cru que son propre Zanpakutoh annulerait, plus ou moins, les pouvoirs du gros chat. Si Tōjō s'était tourné vers son trancheur, Yoshiko en avait fait de même et elle lui jetait un regard désapprobateur, lui demandant de bien vouloir faire cesser ce froid pendant quelques instants. La brune ne lui avait rien dit. Elle l'avait juste regardée. Et en se regardant, elles se comprenaient. Toujours. Quand Yoshiko se retourna vers son Capitaine, elle eut un drôle de rictus sur le visage. Elle n'aimait clairement pas l'air qu'il avait. Le voilà donc qui changeait d'avis. "Vous les mecs, toujours à dramatiser. Pourquoi diable penses-tu que tu pourrais mourir sur un champ de bataille ? Tu sais que je déteste ce mot !" Mourir ... Elle avait vu assez de gens mourir comme ça au fil du temps, des siècles. Et qu'il lui parle de la mort, Yoshiko n'aimait pas ça. Même si, d'une certaine manière, ils étaient déjà tous morts au moins une fois.

Elle n'irait pas l'avouer. Mais il fallait croire qeu cette histoire la peinait encore. Même si Misaki n'était plus dans son coeur, et même si, d'une certaine manière, il avait été remplacé par une autre présence qu'elle appréciait beaucoup, Yoshiko était encore affectée par tout ça. La mort était bien le concept qu'elle détestait le plus, pour sûr. Elle croisa les bras. "Tu es sûr que tu veux que j'y aille à fond dès le départ ? Je veux dire ... j'ai pas envie que tu attrapes un rhume. Ou bien pire encore." Est-ce qu'elle lui disait, d'une certaine manière, qu'elle tenait beaucoup à lui ? Oui, ça y ressemblait. Mais vu le regard que Tōjō lui adressait, Yoshiko se doutait qu'il ne reculerait devant rien. "Ok ok, comme tu veux. Mais ne viens pas te plaindre si tu te les cailles d'ici quelques minutes. Parce qu'il va faire froid ... très très froid." Et elle n'exagérait pas. Depuis quelques minutes déjà, depuis que Tōjō lui avait demandé d'attaquer son Bankai, l'air s'était déjà pas mal rafraîchi. Ca avait baissé de quelques degrés en quelques instants. Et ça continuait d'ailleurs. C'était comme si la nature se mettait au repos, et qu'elle s'endormait, hibernant, dans un certain sens. Ca grimpait le long des arbres, lentement, mais sûrement. On se serait presque cru dans un décor de Noël, avec tout un tas de neige. Avec un grand froid. Le pouvoir de Shinzell était assez impressionnant, du moins, quand on n'y était pas habitué. Yoshiko n'avait pas bougé d'un cil. Combien de fois elle s'était retrouvée dans cette situation ? Bien trop souvent.

Ils ne pouvaient pas revenir en arrière. C'était trop tard à présent. Ou du bien, Shinzell semblait tout juste s'échauffer et elle était prête à en découdre avec le gros chaton. L'artillerie lourde dès le départ ? Oh, elle savait très bien que Yoshiko ne le permettrait pas. Mais elle allait y aller progressivement, quitte à enfermer, au final, le gros chaton dans une espèce de prison de glace. Mais ça, c'était à l'extrême. Et Yoshiko espérait bien qu'ils n'en arriveraient pas jusque là. Un souffle. Et dans la minute qui suivait, Shinzell attaqua, partant à l'assaut de son adversaire. Le temps devenait ... apocalyptique. Comme si un grand blizzard venait de se lever et qu'on était en pleine tempête de neige. Yoshiko l'avait prévenu.

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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Dim 23 Déc - 0:39

    Plus le temps passait, et plus le froid s’emparait des lieux comme jamais. On se serait cru en hiver, alors que nous étions encore bien loin de cette saison. A l’intensification du temps ambiant, mon sourire s’agrandit au même titre que celui de Shinzell. Le zanpakutoh de mon bras droit semblait énormément s’amuser, à un tel point que ça en frisait le sadisme. Cela ne m’étonnait guère, puisque le mien trempait dans le même état d’esprit. Faut dire qu’avec Yoshiko, on n’était pas vraiment servi niveau trancheur d’âmes… Mais lorsqu’on relativisait, l’on pouvait effectivement dire que c’était nos différences qui faisaient nos forces ; sans compter que ce fait donnait un certain piquant à nos relations. Relations qui n’étaient cependant pas de tout repos, surtout avec mon trancheur d’âmes qui était un véritable sanguinaire. J’eus un petit rire organisé lorsque Yoshiko répéta son avertissement. Me plaindre si jamais j’avais froid ? Encore fallait-il que j’en sorte indemne pour ce faire. Je n’en étais pas vraiment sûr mais ce que je prévoyais d’entreprendre pouvait être dangereux. Très dangereux, et elle en avait conscience, un peu comme si elle lisait dans mes pensées. C’est dire que malgré mon petit rire, la situation me gênait légèrement : Le faisait-elle parce que j’étais son supérieur, ou parce que j’étais son ami ? Mystère et boule de gomme. Mais quelle importance finalement ? Elle se prêtait au jeu, et c’est tout ce qui comptait. Il nous fallait ne pas gâcher leurs efforts, ses efforts…

    J’aurais voulu lui dire merci, mais un blizzard naquit tout simplement. Le froid de Shinzell n’était pas seulement intense… Il était rapide. En un instant seulement, il avait recouvert tous les environs. J’avais l’impression d’être en face de l’épatant Bankai du nain de la dixième… Un pouvoir à la fois beau et surpuissant… Mais il fallait que je me ressaisisse. J’n’étais pas là pour la contempler… D’autant plus que la glace commençait à recouvrir ma bête. Elle l’avait déjà immobilisé sur terre, puisque ses pattes étaient déjà frigorifiées. J’écarquillai les yeux, et voulut esquisser le moindre geste, mais il en était de même pour moi. A défaut de m’expulser des mètres plus loin, le vent glacial qu’émanait le zanpakutoh de Yoshiko m’avait également bloqué sur place. Et plus nous attendions, plus notre vue devenait moindre. Nous n’apercevions même plus ma lieutenante. La neige gagnait en terrain. Au fur et à mesure des secondes, elle progressait doucement sur mes jambes, menaçant de congeler entièrement mon corps. Conscient que je n’allais plus faire long feu à ce rythme, j’avais alors concentré mon énergie spirituelle pour essayer de faire fondre la glace grâce à un vent plus sec et plus aride. De son côté, mon Bankai essayait tant bien que mal d’aspirer et d’assécher la glace à l’intérieur de son corps, mais rien à faire. La couche était trop abondante et trop épaisse pour qu’il réussisse. Lui comme moi allions finir complètement gelés à ce rythme, ce qui n’était pour nous faire plaisir…

    J’avais alors planté avec force mon épée dans la neige. Il n’y avait plus d’autres solutions si nous voulions nous en sortir. L’idée était toute simple : Puiser dans le sable, plusieurs minéraux capables de résister pendant un bon moment à l’eau sous toutes ses formes. La glace m’arrivait déjà à la taille pendant mon ultime tentative, mais je tenais bon ! Ou plutôt j’essayais tant bien que mal. Mon réiatsu commençait à défaillir, du fait d’un risque accrue d’hypothermie, parce que oui, ma température chutait dangereusement. La glace avait absolument recouverte mon monstre de sables qui était définitivement paralysé. Je ne le sentais que faiblement. Malgré cet enfer blanc dans lequel nous étions, j’eus un très mince sourire. Il allait m’le faire payer, c’était certain ! Même s’il me comprenait, il allait m’le faire regretter pendant un bon moment. C’est cette perspective qui me fit tenir encore un peu. Le temps qui m’avait poussé dans mes derniers retranchements en piégeant également mon torse m’obligea à déployer toute ma force. Une vague orangée perça l’atmosphère ambiante et continua sa course jusqu’à la voute céleste. Le sol se mit alors à trembler comme jamais. Un halo surpuissant provenant de mon corps balaya l’atmosphère fraiche autour de nous. Les gouttes d’eau s’évaporaient à mesure qu’un air très sec faisait son apparition. Jusqu’à ce qu’une soudaine tempête de sable ne nous entoure, chassant littéralement le mauvais temps qui nous prenait au piège depuis quelques minutes déjà…

    Un hurlement sinistre se fit entendre, avant qu’un vent violent ne s’en suive. Puis le monstre de sables fit son apparition, plus immense, plus flamboyant même. Sa coloration avait pris une teinte dorée. Libéré de son sarcophage de glace, il se mit alors à hurler pendant un bon moment, avant de reposer ses yeux sur les provocatrices du mauvais temps précédent. Furieux pour ce qu’elles lui avaient fait endurer, il leva sa gigantesque queue en direction de Yoshiko, ayant dans l’idée de les transpercer de plusieurs piques de sables ; mais finit par disparaitre dans une explosion encore une fois assourdissante. Très vite, le sable et la poussière qu’engendra ladite explosion vint s’engouffrer dans mon zanpakutoh que je tenais faiblement, tête baissé vers le sol humide. Gorudensanzu venait d’être révoqué par son possesseur complètement vidé de son énergie spirituelle. Si la plaque enneigée qui m’avait tétanisé disparut, il restait tout de même du givre sur tout mon corps. D’ailleurs, celui-ci avait un teint morne, légèrement bleuté. J’étais mal… Tellement, que j’avais lâché mon sabre au sol. Ma température naturelle avait totalement chuté. Je devais être autour de 30°… Je relevai difficilement la tête avec un dernier sourire sincère, comme pour lui dire merci, avant de m’écrouler comme une grosse masse qu’on jetait au sol avec véhémence. J’avais finalement trouvé la solution à mon problème, mais le risque encouru allait peut être provoquer ma perte ; car plongé dans l’inconscience, j’étais comme qui dirait entre la vie et la mort.
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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Mar 25 Déc - 16:43


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Le grand blanc, le grand froid, comme Yoshiko aimait à l'appeler. La dame en bleue était terrible. Ou du moins, ses pouvoirs étaient terribles, pour sûr. La brune ne s'en servait que rarement. Parce qu'elle n'aimait pas faire du mal aux autres. Parce que se battre, ce n'était pas quelque chose qu'elle appréciait beaucoup. Bien évidemment, elle savait que, parfois, c'était un mal nécessaire. Et que parfois, il n'y avait pas d'autre choix que la bataille. Mais là, Yoshiko avait eu le choix. Seulement, elle n'avait pas écouté la voix de la raison. Elle avait écouté Tōjō. Et il allait le regretter, elle aussi d'ailleurs. Yoshiko n'aurait pas dû céder à son caprice. Tant pis s'il voulait voir l'étendue de ses pouvoirs. Elle aurait dû ... partir, tout simplement. Ou l'ignorer totalement. Et faire en sorte qu'il ne repense jamais à cela. Mais trop tard. C'était fait. La brune avait libéré la dame en bleue et celle-ci était bien trop contente de s'exercer un peu pour l'arrêter. Bien évidemment que si Yoshiko le lui demandait, elle le ferait. Mais bon, Shinzell aurait, sans doute, beaucoup de mal à accepter que sa manieuse l'arrête en plein exercice.

Si un grand vent avec du blizzard venait de se lever, Yoshiko avait perdu de vue Tōjō et son trancheur. Pourquoi ? A cause de ce mélange de neige et de glace. Elle en avait l'habitude. C'était loin d'être la première fois qu'elle se retrouvait dans cette situation. Et nombre de fois où elle avait failli perdre la vie. Ou bien se retrouver totalement congelée. Mais à la dernière minute, l'air s'était réchauffé. Et comme elle s'entraînait dans les montagnes, près d'une grotte, Yoshiko se retrouvait toujours près d'un feu, bien au chaud, même si elle ne se souvenait que rarement comment elle avait fait pour se retrouver dans la grotte. Tout ceci lui semblait si loin. Et pourtant, elle s'en rappelait comme si c'était la veille. Enfin, là n'était pas trop le sujet. Elle ne voyait plus Tōjō mais elle savait qu'il était encore là. Elle entendait des bruits. Son souffle, sa pression spirituelle. Oui, elle ne voyait plus rien, mais ce n'était pas pour autant que la brune était sourde. Elle avait peut-être aveugle dans l'immédiat, mais pas sourde. Et elle sentait très bien sa présence. Il était toujours vivant, et ça, c'était une bonne nouvelle. Parce que quand bien même il lui avait demandé tout ça, Yoshiko ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. Oui, elle était ultra inquiète pour lui. Elle se demandait s'il avait bien fait de s'entêter. Et elle de lui céder. Elle ne cessait de se mordiller les lèvres, tant qu'elle n'aurait pas de nouveau un visuel sur lui. Yoshiko aurait pu s'avancer. Elle aurait fini par tomber sur lui à un moment ou à un autre. Mais elle était restée là, immobile, cherchant à entrevoir les moindres fluctuations de l'air, ou les moindres fluctuations de Reiatsu de son Capitaine.

Au bout de quelques minutes, finalement, elle eut l'impression que l'air se réchauffait quelque peu. Un hurlement se fit entendre. Elle se souvenait ... Elle se souvenait des fois où Yoshiko avait eu l'occasion de s'entraîner avec Tōjō. Ce hurlement, on aurait dit celui d'un loup. Un loup immense. Sans doute le Zanpakutoh de Tōjō. Yoshiko eut une lueur dans ses yeux. Elle était certaine qu'ils allaient s'en sortir. Il y eut comme une explosion. Du sable un peu déversé de partout. Et le gros chaton avait disparu. "Shinzell ..." Yoshiko avait murmuré quelques mots. Et finalement, la dame en bleue connut le même sort que Gorudensanzu. Elle venait de disparaître, à son tour. Et l'air se réchauffait de plus en plus. La glace disparaissait à vue de nez. Bien évidemment, il faudrait un petit moment pour qu'elle disparaisse totalement mais ça viendrait, petit à petit. Yoshiko avait fait un pas vers l'avant. Mais elle s'était arrêtée. Son visage s'était tordu de douleur quand elle avait vu l'état de Tōjō. Il faisait ... peine à voir. Il avait vraiment une sale gueule, il fallait bien l'avouer. "Tōjō ..." Sur le coup, elle en fut tétanisée. Mais elle ne pouvait pas rester là. Yoshiko s'avança rapidement vers lui. Il lâcha son arme. Et finit par s'écrouler. Non sans un merci. Merci ? Merci de quoi ? De pratiquement l'avoir tué ? "Non, non, non, non ... Tu peux pas me faire ça ..." Yoshiko s'était retrouvée à ses côtés. Elle s'était agenouillée auprès de lui. Il était si pâle ... Et si froid. La brune avait posé une main sur le torse du colosse. Tellement il était froid que c'en était brûlant. Une certaine inquiétude se lisait sur le visage de Yoshiko. Elle se pencha vers lui. Il respirait encore. Mais faiblement, très faiblement. "Idiot ! Je t'avais dit que c'était dangereux ... Mais tu ne veux jamais m'écouter." Sa voix était tremblante, chevrotante. Parce qu'elle avait peur. Peur de le perdre. Il y avait des gens que Yoshiko ne voulait pas voir disparaître. Et Tōjō était tout en haut de cette liste.

Que faire ? Le ramener jusqu'à la Quatrième Division pour qu'il y soit soigné ? Yoshiko n'était pas certaine qu'elle parviendrait à l'emmener jusque là-bas. Ou du moins, elle n'était pas certaine d'y arriver à temps. "Pourquoi diable ne m'écoutes-tu jamais ..." Elle baissa la tête. Yoshiko n'avait pas perdu espoir. Elle était certaine qu'il allait s'en sortir. Elle ferma les yeux une fraction de seconde, avant de disparaître dans un Shunpô. Elle avait le temps de revenir. Et de bien le réchauffer. Ce qu'elle était partie chercher ? Plusieurs couvertures, dans ses propres appartements. Elle ne le laissa quoi ? A peine deux minutes. C'était bien assez long. Le dégel était en train de se faire et l'air était de plus en plus chaud. Et tant mieux d'ailleurs. "Plus jamais ... Tu entends ? Plus jamais tu ne me demanderas ça ..." Elle n'était pas certaine qu'il l'entendait. Mais elle voulait croire que c'était le cas. Elle déposa les couvertures sur Tōjō, histoire que sa température ambiante remonte, petit à petit. Ca ne se ferait pas en un claquement de doigt, elle le savait, mais elle devait tout faire pour le réchauffer. Yoshiko tourna la tête à droite, à gauche. Elle avait repéré différents morceaux de bois. Elle savait qu'à cause de la glace, ça lui serait difficile d'allumer un feu, mais elle ferait son possible. "Parce que je veux pas te perdre ... j'peux pas ..." Pour qui disait-elle cela ? Pour elle ? Ou bien pour lui ? Yoshiko n'en savait trop rien. Mais quand elle était inquiète, comme elle l'était en ce moment, elle ne pouvait pas s'empêcher de parler et de parler. Quitte à dire des choses qu'elle aurait préféré taire ou bien garder pour elle. "Tu n'as pas le droit de me laisser." Non sans mal, elle était parvenue à allumer un feu tout proche de Tōjō. Toujours à ses côtés, Yoshiko s'était mise à lui frotter le torse à travers les couvertures. Peut-être que ça lui permettrait de reprendre conscience plus rapidement. Elle n'en savait trop rien. La seule chose qu'elle voulait, c'était qu'il rouvre les yeux. Quitte à ce que ça soit pour lui dire une connerie. Mais elle voulait qu'il rouvre les yeux, qu'il reprenne conscience. Histoire ... histoire de lui montrer que tout allait bien, quoi.

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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Mer 26 Déc - 12:42

    - Idiote… Comment… Comment pourrais-je mourir en te laissant seule ici… ?

    Petit à petit, mon corps avait fini par reprendre une température normale, par reprendre vie avec tous les efforts que déployais ma vice-capitaine pour me ranimer. Mon énergie spirituelle avait recommencé à se propager dans tout mon corps, avant que je ne reprenne connaissance juste avant qu’elle n’énonce sa dernière phrase. Dernière phrase à laquelle j’avais immédiatement répondu pour mettre les choses au clair. Crever ? Sans même lui avouer ce que je ressentais pour elle depuis des siècles ? Y avait pas moyen pour ! Et puis en tant que capitaine du Gotei, j’avais beaucoup trop de choses à faire, beaucoup trop de choses à accomplir pour rendre mon monde meilleur. Il n’y avait pas que Yoshiko qui avait besoin de moi, mais également tout le seireitei, ainsi que tous les jeunes du Rukongai dont je m’occupais dans le plus grand secret. J’avais ensuite ouvert les yeux, avant de les poser sur ma bien aimée. Ses traits inquiets me touchèrent véritablement. Je puis même vous dire que sur le moment, j’étais l’homme le plus heureux du monde. Sentir ses délicates paumes sur mon torse me réjouit à un tel point que j’eus une bouffée de chaleur, les joues complètement rougissantes. Le coureur de jupons que j’étais, devenait un simple jeune homme à la vue de cette femme qui me faisait toujours le même effet depuis le tout premier jour où je l’avais aperçu dans les ruelles du Seireitei…

    - Et puis il fallait bien qu’on essaye non ? Ça prouve qu’il va falloir que je m’améliore pour ma division… Et pour toi.

    Mon sourire s’agrandit, tandis que je fis sortir mon bras droit des draps qui me recouvraient. Je posai ensuite ma main sur l’une de ses joues, avant de la caresser affectueusement. Elle était si belle, si touchante que j’en étais presque émue. Au fur et à mesure que le temps passait, mon amour pour elle se renforçait irrémédiablement. Néanmoins, je n’avais pas encore trouvé la force pour le lui avouer… Pas encore… Et cela me désolait véritablement… J’avais tellement été habitué à la facilité avec les femmes qui m’entouraient par le passé, qu’avouer mes sentiments à Yoshiko, était comme chercher à améliorer mon bankai comme je l’avais fait tout à l’heure. Ajoutons aussi que j’avais peur du refus… Refus qui me déchirerait le cœur et qui sans aucune doute, mettrait non seulement un terme à notre collaboration en tant que partenaires, mais plus important encore, à notre amitié que je chérissais tant. Un pessimisme constant qui me forçait à laisser la situation telle qu’elle et à savourer chaque instant auprès de son auguste personne. Au final, j’avais fini par retirer ma main de son visage, de peur d’avoir commis un geste déplacé. J’avais même fui son regard, mais malheureusement (Ou heureusement, c’est selon), mes yeux tombèrent pile poil en plein dans son décolleté. J’avais du mal à l’avouer, mais ses loloches me faisaient un drôle d’effet… Effet qui faillit se concrétiser par une bosse naissante un peu plus bas…

    - Et si on rentrait chez nous ?! Les autres vont s’inquiéter, hahaha !

    J’m’étais relevé d’un bond, sourire gêné aux lèvres. Pourquoi diable avais-je maté sa poitrine de la sorte ?! Encore un peu, et j’avais une… M’enfin bref. Je roulai des mécaniques comme pour montrer que j’étais endurant, mais je faillis bien vite m’écrouler une nouvelle fois au sol. J’étais faible… Trop faible même… A un tel point que j’avais posé un genou à terre en grognant. Il ne s’agissait plus seulement du problème de mon bankai, mais mon égo en prenait également un sacré coup. J’étais un homme… Un capitaine qui plus est ! Pourtant, j’étais d’une faiblesse flagrante, et cela me désolait encore d’une manière ou d’une autre. C’est même à ce moment précis que je me rendis compte que ma propre lieutenante avait peut-être même, un niveau supérieur au mien. Sa démonstration l’avait amplement prouvé. Le fait d’être amoureux d’une femme plus forte que moi allait peut être constituer un autre barrage qui amenuisait encore un peu plus les chances de lui déclarer ma flamme ; même si j’étais bien placé pour savoir que la jalousie n’arrangerait pas non plus notre relation actuelle. Je finis par prendre mon air habituel, avant de m’appliquer à éteindre le feu qu’elle avait allumé pour moi, ainsi qu’à ramasser les couvertures dans lesquelles elle m’avait recouverte. Il fallait que je me calme, que je reconsidère certaines choses correctement comme je le faisais habituellement.

    - Merci pour tout Yoshi… Tu es vraiment la meilleure.


    A mes mots, mes doutes s’estompèrent aussitôt. L’amour l’emportait toujours. Qu’elle soit ou non plus puissante que moi, n’altérait en rien mes sentiments à son égard. Comment en vouloir à cette femme dont la beauté était époustouflante, et dont le cœur était plus pure que le mien ? C’était tout bonnement impossible, impensable même. Cette pensée m’encouragea à réduire la distance qui nous séparait avant de l’enlacer dans mes bras. Immédiatement, j’eus l’envie de lui arracher un fougueux baiser qui en dirait long sur mes états d’âmes, mais mon cœur battit si fort, que j’en perdis tout courage. Je préférai alors la garder dans mes bras plutôt que de tenter quoi que ce soit. L’affaire dura au moins cinq minutes. Cinq minutes à l’étreindre contre moi… Cinq minutes à n’en plus finir de caresser sa longue chevelure brune… Cinq minutes à l’aimer à ma manière. J’aurai d’ailleurs aimé qu’elle me serre dans ses bras lorsque j’étais encore couvert de givre. Il n’y avait rien de mieux que la chaleur humaine, pour sûr. Mais en y repensant lucidement, j’m’étais dit qu’elle m’aurait peut-être fait plus mal qu’autre chose avec l’énergie spirituelle qu’elle avait et qui dégageait parfois un froid particulièrement intense. Lorsque j’arrêtai de penser, je lâchai enfin Yoshiko, avant de me tourner vers la direction qui menait au Rukongai. La zone dans laquelle nous étions avait été légèrement dévastée, mais la nature allait vite reprendre ses droits, très certainement…

    - Rentrons tu veux bien ?
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MessageSujet: Re: On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé   Mer 26 Déc - 14:29


On finit par s'habituer à tout

Perdue, inquiète, décontenancée, Yoshiko ne savait plus où donner de la tête et ses mains s'affairaient sur son torse, à travers les couvertures, pour tenter de le réchauffer. Elle aurait pu carrément s'installer sur lui. Ou bien s'allonger sur lui pour tenter de le réchauffer plus vite. Elle y avait pensé. Mais elle s'était retenue de le faire pour la simple et seule raison que ce n'était pas une bonne idée et qu'elle n'arrangerait pas les choses. Pourquoi ? Parce qu'elle venait d'utiliser son Bankai. Et que son Reiatsu était encore très froid. Ses mains se réchauffaient petit à petit, parce qu'elle était en train de les frotter contre les couvertures, mais tout le reste de son corps était plutôt frais. Disons que, si on peut dire ça comme ça, elle essayait de "voler" sa fraîcheur, pour qu'il retrouve une température normale. Mais elle désespérait. Elle avait peur ... de ne pas réussir. Et de devoir supporter une nouvelle perte. Elle ne s'en remettrait pas si Tōjō l'abandonnait. Yoshiko se pinça les lèvres et baissa la tête. Elle perdait espoir -elle perdait espoir très rapidement quand il s'agissait de faire face à la mort imminente d'un proche-. Mais elle redressa la tête quand il la traita d'idiote. Ses yeux légèrement rougis par l'inquiétude le fixaient. Surprise. Et contente à la fois. Elle était soulagée. Soulagée qu'il aille bien, au final. "Ne me refais jamais ce coup là." avait-elle dans un souffle de soulagement.

Yoshiko se rassit et soupira, à nouveau. Quel soulagement de le savoir en vie. Quel soulagement de voir qu'il allait bien. Bon, bien sûr, elle se doutait qu'il n'allait pas courir le marathon tout de suite. Mais le savoir en vie, c'était le principal. Tōjō leur trouvait une excuse. Ils devaient le faire. Pour voir de quoi elle était capable. Et pour s'améliorer. "J'espère bien que tu ne me le redemanderas pas avant un long moment." Parce qu'elle n'avait pas envie que ça arrive à nouveau. Et pas envie de s'inquiéter comme elle venait de s'inquiéter. Tōjō avait extrait sa main de dessous les couvertures et l'avait posé sur la joue de Yoshiko. Si c'était pour se réchauffer, manqué. Parce que son toucher était encore froid. Yoshiko leva une de ses mains. Non pas pour virer celle de Tōjō, mais pour la poser sur cette dernière. Et la réchauffer quelque peu. Un contact un peu glacial quand même. Mais qui montrait bien qu'il ne lui en voulait aucunement pour ce qui venait de se passer.

Sa peur de le perdre venait de s'envoler. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle ne gardait pas dans un coin de sa tête ce qui venait de se passer. Elle était encore inquiète. Inquiète qu'il garde cette idée en tête. Inquiète qu'il lui redemande dans un avenir plus ou moins proche de retenter l'expérience. Sans doute qu'elle aurait cette peur tous les jours. Ou qu'elle y pensait une ou deux minutes par jour. Elle devait ... elle devait s'enlever cette mauvaise idée de la tête. Tout se passerait bien. Tōjō allait bien, elle allait bien. N'était-ce pas là le plus important ? Tōjō lui proposait de partir et il se redressa d'un coup. Seulement, il forçait un peu trop. "Tōjō, c'est pas sérieux. T'étais à deux doigts de la mort, évite d'en faire trop. On est entre nous." Il n'avait pas besoin de tenter de l'impressionner. Non pas que ça ne marchait pas avec elle mais elle ne voulait pas qu'il en fasse trop. Elle s'était rapprochée de lui et avait posé une main sur son épaule. Si elle devait l'aider à marcher jusqu'au Seireitei, elle le ferait. Et si elle devait l'aider à lui faire couler un bon bain chaud pour qu'il se réchauffe, elle le ferait aussi -bien sûr, il prendrait son bain tout seul mais bon, ça, c'est une autre histoire-. Il la remercia tandis qu'il éteignait le feu. Elle en fut surprise. Merci de quoi ? D'avoir failli pratiquement le tuer ? Yoshiko n'eut pas le temps de lui poser la question, afin d'avoir plus de précisions. Parce que Tōjō avait fait un pas vers l'avant et il l'avait prise dans ses bras. Ses grands bras l'entouraient. Il était encore froid. Mais il reprendrait une température plus ou moins normale dans pas très longtemps. Dans ses bras, Yoshiko avait toujours l'impression d'être une petite poupée. Parce qu'il était bien plus grand qu'elle. Elle finit par déposer ses mains dans le dos de Tōjō afin de prolonger cette étreinte et elle laissa échapper un long soupir. Elle n'avait plus à s'inquiéter. Il allait bien maintenant.

Yoshiko ne sut pas pendant combien de temps ils restèrent ainsi. Mais ça lui parut une éternité, ou presque. Finalement, Tōjō relâche son étreinte. Et il la regarda. Il était temps de rentrer. Elle eut un hochement de la tête. "Oui. Parce que tu dois encore te reposer. Donc, pas de travail et sous la couette." Pour une fois que Yoshiko lui disait de ne pas travailler, c'était rare. C'était bien même l'une des premières fois. Mais bon, Tōjō devait être exténué. Fatigué par tout ça. Et il avait encore besoin de se remettre. Elle reprit les couvertures, il n'allait pas les porter. Elle ne voulait pas le surcharger ou bien le fatiguer inutilement. "Une bonne soupe miso aussi, ça te ferait du bien." lui avait-elle dit tandis qu'elle commençait à marcher. Et ils s'éloignaient, petit à petit, de la zone dévastée, encore blanche par le gel et la neige qui s'étaient abattues. D'ici à quelques heures, tout reviendrait à la normale. Comme si rien ne s'était produit. Tout simplement.

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On finit par s'habituer à tout ☆ Terminé

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