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 Entente cordiale ? [PV Raïtōku]

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MessageSujet: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Jeu 18 Déc - 0:13

Taka soupira, puis passa la tête à l'angle du couloir, pour s'assurer qu'il n'y avait personne. Une fois la vacuité de l'allée confirmée, il s'y engagea, serrant bien fort contre lui les documents qu'il portait. Il n'aurait même pas dû être ici, normalement, mais comment refuser de rendre service ? Tout ce qu'il voulait, c'était qu'on le laisse tranquille, à ramper comme le cafard qu'il était. Et pour ça, il fallait qu'il accepte de courber l'échine : alors, quand le cinquième siège de la Dixième Division lui avait demandé de porter à la Troisième des documents un peu importants, mais pas assez pour être transmis par un Capitaine ou un Vice-Capitaine, il avait bien docilement accepté. Aller à la Troisième lui permettrait en plus de revoir ses camarades de là-bas, lui avait dit le cinquième siège, qui n'ignorait pas la division d'origine du Kazegai. Ce dernier s'était bien abstenu de lui dire qu'il n'avait là-bas que des mauvais souvenirs, puisque la plupart des hommes passaient leur temps à se moquer de lui, au détriment de leurs tâches. C'est d'ailleurs pour ça qu'on l'avait muté à la Dixième, mais ça, il se gardait bien de l'avouer...

Et puis de toute façon, il n'était qu'un moins-que-rien, donc ce n'était que la logique des choses qu'il soit traité comme tel. Dame Farune n'aurait pas approuvé, mais bon... Il frissonna, comme à chaque fois qu'il repensait à elle. Il avait déjà bien assez à faire pour en plus s'ajouter des obstacles, aussi il se reconcentra sur sa mission d'infiltration, et zieuta au détour d'un nouveau couloir : toujours personne. Bien, il approchait de son objectif. Une fois là-bas, il n'aurait qu'à donner les papiers et filer au pas de course. Il aurait accompli son quota de tâches pour la journée, il pourrait donc retourner s'allonger dans son lit en position fœtale et prier pour que personne ne vienne le déranger dans son introspection quotidienne - qui consistait à se dévaloriser pendant au moins deux heures. - Sauf qu'en général, quand Taka essayait quelque chose, rien ne se passait jamais comme prévu. Et il allait une nouvelle fois en avoir la preuve. Des éclats de voix le forcèrent à se coller au mur qu'il longeait. Des éclats de voix qu'il ne connaissait que trop bien.

Ils appartenaient à un grand costaud de la Troisième, avec des cheveux hérissés et une joue balafrée. Et un air narquois en permanence, ainsi qu'un rire gras qui donnerait envie à quiconque avec un peu de force de caractère de le frapper jusqu'à ce qu'il ne puisse plus rire. Depuis que l'oisillon était devenu Shinigami, ce type passait son temps à se moquer de lui. Et le plus honteux, c'est que Taka n'avait toujours pas retenu son nom. Il ne pouvait donc pas lui demander d'arrêter, et il se contentait donc de rire à ses blagues et de se dévaloriser. Un peu plus, un peu moins... Alors oui, les supérieurs avaient déjà dit au bourreau que s'il mettait autant d'application à s'entraîner qu'à se moquer de ses frères d'armes, il serait déjà Capitaine-Commandant, mais ça ne l'arrêtait pas. Seule la présence d'un gradée à portée d'oreille pouvait l'empêcher de se moquer du natif du Rukongaï. Ce dernier essaya de s'éclipser par un chemin détourné, qu'il connaissait depuis qu'il était un spécialiste dans l'art de la fuite - le seul domaine où il reconnaissait avoir un peu de talent - mais malheureusement, l'autre le repéra et le héla.

Il commença alors à s'approcher de sa démarche étudiée pour avoir l'air d'un caïd, et tapota la tête du blondinet. Il devait bien faire vingt centimètres de plus que lui, et au moins le double de son poids. Le Kazegai lui sourit du mieux qu'il put, et l'autre commença à se moquer de lui, lui demandant s'il était toujours autant une serpillère ou s'il avait fait un peu de progrès depuis le temps. Bafouillant, Taka commença à parler d'une voix presque inaudible :


- Heu... Arrêtez, s'il... vous plaît... Enfin, si vous voulez bien. J'ai... du travail...

Il commençait à avoir très chaud. Et il aurait voulu pouvoir se transformer et devenir son animal emblématique : une larve, pour s'éclipser par un interstice dans le sol....

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Jeu 18 Déc - 12:03

Je suis pas un type bien. Tout du moins, je me considère pas comme un de ces braves types qui pullulent dans certaine division. Je suis pas non plus un enfoiré, mais j’ai pas le cœur sur la main, ce dernier est très bien dans ma poitrine et me sert à autre chose. Tout ça pour dire que je suis pas forcément le plus à même d’aider mon prochain. Ce qui m’empêche pas de le faire, parfois, souvent parce que la situation s’y prête ou que les gars en question me gêne plus qu’autre chose. Je prends pas des pincettes avec les gens. La troisième me va bien pour ça. On est là pour buter des hollow dangereux, c’est un peu notre seul boulot alors à part pour sauver nos coéquipiers, parfois des gens bien vivants, nos tendances héroïques s’arrêtent là. Ensuite, on peut toujours dire que ce qu’on fait sauvent les autres, qu’on empêche de nouvelles victimes, que c’est pour le bien commun et y en a qui pense comme ça ici, mais pour d’autre, c’est plutôt un défi constant. C’est mon cas. Et après, tant mieux si ça permet aussi d’éviter des meurtres de masses, faut pas croire, mais je suis pas insensible non plus. Les morts inutiles, ça me fait chier.

Aujourd’hui, peut-être plus qu’un autre jour. Je sens le poids de l’échec sur mes épaules, pesant autour de mon cou et je fais en sorte de pas l’ignorer. Et je dois avouer que ça me rend d’humeur maussade, pour ne pas dire détestable. Les habitués m’évitent dans ces moments, ils voient ma gueule et ça leur suffit pour prendre la tangente, saluer au pire et se barrer derrière. Je m’épanche pas sur les épaules moi, je garde tout, je fonctionne comme ça. La communication c’est pas mon fort.

C’est d’un pas rapide que je me dirige vers le terrain d’entrainement, bien décidé à passer mon humeur en faisant quelque chose de constructif. Je suis pas du genre à ruminer dans mon coin, je préfère l’action à l’introspection. Avec un peu de chance, une mission allait nous tomber sur le coin du nez. Le rêve. Et au détour d’un couloir, j’aperçois une tignasse blonde, pas franchement habituelle par ici et devant lui, un type que je connais. Enfin, un gars de ma division, quoi, qui, d’après ce que je capte de son blabla, dit encore de la merde, pour pas changer. Franchement, je suis content d’être sourd si c’est pour m’éviter d’être agressé auditivement par ce genre d’énergumène pas foutu de comprendre quand il était bon de se la fermer. Surtout pour dire des conneries. Un coup d’œil au blondinet qui savait plus où se foutre m’indique rapidement que ce dernier est pas là de gaieté de cœur et qu’il aurait surtout préféré être partout ailleurs, qu’ici, face à ce type-là. Probablement dans un trou. Froncement de sourcil.

Qu’importe.

Dégage Kagahi. Ma voix est un grondement rauque. Y en a certain qui capte que quand on y met les formes, le fait que je sois irrité en rajoute une couche. En plus, je dois avoir la gueule d’un meurtrier. Le shinigami est surpris, il s’attendait pas à me voir sans doute, et encore moins à m’entendre.

Tiens tu parles aujourd’hui !
Des fois, on se dit que les abrutis savent pas quand il faut se taire. Je le toise sans rien dire alors que ce dernier, visiblement content, vient me prendre à parti en posant joyeusement sa main sur mon épaule. Genre on est pote. Il a le temps de dire qu’une phrase avant que je vire sa main de mon épaule en insistant sur le côté immédiat, appuyant franchement ma demande - en gros, je lui fais mal. Non mon gars, on est pas pote, et tu me fais chier. Me touche pas. Je crois qu’il commence à capter que c’est pas le jour et que j’ai pas envie de jouer à son jeu de gros béta. Il se la joue caïd de grand chemin mais au fond, il est pas si balèze que ça, je l’ai déjà rétamé en entrainement et sans trop d’effort. Il parle trop et c’est que du vent. Il perd de sa superbe. Je crois qu’il a envie de m’en foutre une mais il sait que si il fait ça, il va se manger le mur, le carrelage ou autre chose de plus coupant alors il s’abstient. Je peux être un type patient et je laisse beaucoup pisser parce que j’en ai rien à foutre, mais parfois... Non.

Il s’y attendait pas en tout cas. C’est qu’il me connait très mal, faut dire que je suis pas là depuis aussi longtemps que lui, mais c’est pas parce qu’il est mon ainé dans cette division que j’ai envie de jouer à son jeu débile. Finalement, il se détourne après une dernière pique pour le blond que je prends même pas la peine de comprendre. Il se retourne avant de toute façon, sachant très bien que je lis sur les lèvres - ça, la plupart des gens le capte plus ou moins vite. Il peut très bien m’insulter copieusement que j’en aurai pas connaissance. Pas que ça m’atteigne réellement.

Tu fous quoi ici ?

Je jette un œil au blond, qui n’est clairement pas de ma division, les bras croisés sur mon torse. Je pourrai tout aussi bien me barrer mais malgré tout, il est dans le QG de ma division, et si l'autre con joue au... con - appelons un chat, un chat - j'essaye de faire un peu mon job, aussi. Même si c'est pas forcément dans les formes.

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Jeu 18 Déc - 13:16

Mais l'autre ne lâchait pas prise, bien au contraire. Il était sûrement heureux de revoir Taka, un peu comme un enfant qui retrouverait son doudou. Pour lui, se moquer du Kazegai, qui valait probablement mieux que lui, était sans doute une façon de se rassurer et de compenser son propre manque de capacités... Ça, c'est ce que le Shinigami de la Dixième aurait pu dire à son ancien camarade s'il avait eu ne serait-ce qu'une goutte de confiance en lui et une once de motivation. Mais en l'absence de ces deux traits, il se contentait de rire et de supporter les petites tapes sur la tête. Alors que le balafré commençait à s'intéresser aux documents transportés par Taka, et que ce dernier commençait à véritablement stresser, l'objet de sa mission risquant d'être mis en danger, une voix rauque interpella le balafré, apprenant par la même son nom au demi-frère de Farune. Kagahi. Bon à savoir. Hélas pour le frêle blondinet, le nouveau venu n'avait pas l'air commode.

Peut-être ne prenait-il la défense de l'oisillon que pour pouvoir en faire sa cible exclusive ? Taka ravala sa salive : ce Shinigami, il ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Il n'y avait donc en théorie aucune raison pour qu'il se moque de lui. Sauf que le dieu de la mort de la Dixième avait bien compris que le monde entier en avait contre lui, et l'humilier semblait être écrit dans la loi. C'était peut-être même le remède prescrit par certains médecins de la Quatrième : "Moquez vous de Kazegai Taka de la Dixième et vos problèmes seront réglés. En même temps, en voyant une telle larve, forcément, on se dit qu'on est beau et fort, en fait..." Il s'emportait peut-être un peu, et il secoua la tête pour sortir de cet élan soudain de négativité. Kagahi semblait reconnaître la supériorité du nouveau venu, et il s'éclipsa, non sans grommeler des insultes, et pour le blondinet, et pour le Shinigami inconnu. Ce dernier demanda alors au Shinigami de la Dixième ce qu'il faisait là.

Bonne question, en vérité, et le Kazegai aurait beaucoup donné pour être ailleurs, par exemple dans son lit, roulé en boule sous la couverture. Dans ces circonstances, comment justifier sa présence ? En serrant un peu plus fort ses bras crispés, il se rappela la présence des documents : il devait les apporter à la Troisième Division. Mais à qui, exactement ? On ne lui avait pas dit, ça ! Il fut alors pris d'une irrépressible envie de fourrer les papiers dans les mains de son "sauveur" et de partir en courant, loin de tout et de tous, mais il ne pouvait pas se le permettre : et si l'inconnu n'était pas un Shinigami de la Troisième, mais un espion d'une puissance ennemie ? Et si ces documents contenaient des informations confidentielles qui lui permettraient de prendre le contrôle de la Soul Society ? Ou bien, autre possibilité, il était de la Troisième, mais ces documents évoquaient son limogeage. Et en l'apprenant, il passerait sa colère sur le natif du Rukongaï. Cruel dilemme, vraiment. Ce matin, le demi-frère de Farune n'aurait pas dû se lever et se faire porter pâle.

Mais il fallait aussi qu'il réponde, sinon il allait passer pour un sous-homme incapable de faire preuve d'intelligence. Et s'il était un sous-homme, on se moquait déjà assez de lui sans qu'il éprouve le besoin d'en rajouter. Mais il y avait beaucoup trop de possibilités de réponse... Argh, que faire, que faire ? Il avait effroyablement chaud, et il sentait des picotements au niveau des joues. Son index droit vint gratter sa joue, comme il le faisait souvent dès qu'il était gêné - c'est à dire quatre-vingt-dix-neuf pourcents du temps - et il commença à fuir le regard de l'autre, avant de se lancer, hésitant :


- Heu... Je passais par là, voir de vieux camarades et, heu... Ah non, pardon ! Je... euh...

Et il rougit de plus belle. Fichu Taka, pourquoi donc étais-tu si stupide. Sans dire un mot de plus, il tendit les documents et marmotta qu'il devait apporter ça à quelqu'un de la Troisième, mais il ne savait pas à qui. Maintenant, il n'avait plus qu'à prier pour que rien dans ses papiers n'agace le mystérieux Shinigami.

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Jeu 18 Déc - 21:52

Je hausse un sourcil face aux explications pour le moins décousu du blondinet. Qu'est ce qu'il a au juste, pour pas réussir à aligner trois mots sans en manger l'autre moitié ? C'est que j'aurai presque du mal à décoder ce qu'il me raconte, à force de marmonner dans sa barbe et je dois faire un réel effort pour bien comprendre ce qu'il me raconte. Il est stressé comme pas permis, le gars. J'ai bien envie de lui demander pourquoi il est en train de chier dans son froc mais ce dernier finit par me tendre une liasse de document que je regarde avec circonspection. Il doit donner ça à quelqu'un, mais il ne sait pas à qui... C'est quoi cette connerie ? Il était débile ou il le faisait exprès ? Non parce que entre l'attitude de parfait couard pas fichu de regarder quelqu'un dans les yeux – ce qui a tendance à m'agacer, ça m'oblige à faire plus d'effort pour lire sur ses lèvres – et ses paroles décousues... Il mérite une médaille, ce type. Je peux être un type patient quand je le veux bien. Mais là, je suis pas sûr d'avoir envie d'être très patient. Je me sens obligé de hausser le ton alors que mes paroles hachées s'élèvent avec un rien d'agacement.

Articule et regarde moi quand tu parles. Je capte rien sinon.

Pour appuyer mes dires, je pointe une de mes oreilles l'air de dire que j'entends rien. Ça fait parti des gestes sensés être universellement compris par l'espèce humaine et j'espère que celui là est pas trop con pour le capter aussi. Pour ce que j'en ai vu jusque là, j'en mettrai pas ma main au feu quand même. Bon, ça fait parti des premières choses et maintenant, on passe à l'autre partie de l'équation. En ce qui concerne les documents... J'ai pas la moindre intention de les récupérer, déjà, alors même si il me les tend, je cherche aucunement à les récupérer. C'est son boulot, pas le mien, alors il se démerde. Si on lui a confié ça, c'est pas pour rien. Ou alors c'est juste une manière de dire qu'il aille voir ailleurs si quelqu'un y était. De toute façon, y a peu de chance que je sois le type à qui on doit confier ce paquet et ce, même si je vérifie pas. Je suis qu'un simple shinigami. Je suppose que je dois de nouveau parler, y a mes mains qui s'agitent un peu, accompagne un mot comme pour lui en donner plus d'importance. C'est un réflexe. Avec certain, j'ai même pas besoin de parler et je trouve ça bien. Mais là, je dois faire l'effort.

Donne ça au Vice-capitaine. C'est lui qui s'occupe de la paperasse d'habitude, alors si paperasse il y a, c'est probablement à lui qu'il faut les confier. Enfin, c'est ce que je pense et ça coûte rien de le dire vu que l'autre est pas foutu d'enregistrer des ordres en entier. Je hausse les épaules l'air de dire que je m'en fou un peu et que j'en sais pas plus que lui. Si il savait pas écouter les ordres de sa hiérarchie, c'était pas moi qui allait pouvoir le faire à sa place. Ouai, surtout pour écouter quoi que ce soit d'ailleurs. Je repousse les documents qu'il me tend, signifiant par ce simple geste qu'il doit se démerder avec tout ça. Si il parle d'être venu passer voir de vieux camarades, c'est qu'il devait un peu connaître les alentours.

Et arrête de baisser la tête. C'est chiant.

En fait, si je compte un peu tout ses tics et que je les additionne, je dirai que c'est le tout qui est chiant. Sa personne quoi. Mais il a pas l'air d'être un mauvais bougre, même si il est aussi vif qu'un ver-de-terre asthmatique. Je me détourne de lui, faisant quelque pas en ayant bien l'intention de me casser de là en me souvenant qu'en fait, ce type faisait quand même pas parti de ma division. Un soupir.

Bouge.

Joindre le geste à la parole en lui signifiant de se bouger les miches pour me suivre. Jouer les guides touristiques. Sérieux. Et la prochaine fois c'est quoi ? Baby-sitter ?

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Jeu 18 Déc - 22:13

Même s'il avait l'air un peu agressif, le sauveur de Taka n'avait pas l'air de vouloir le décalquer. Ou du moins, pas immédiatement, ce qui offrait au Kazegai un repos bienvenu. Par contre, au vu des consignes données par le Shinigami de la Troisième, il semblait avoir quelques problèmes d'audition. Un Shinigami sourd, ce n'était pas banal... Des fois, Taka aurait préféré être sourd, pour ne pas avoir à supporter les moqueries qu'on lui assénait à longueur de journée. Mais déjà qu'il était une larve, alors si en plus il avait été sourd... En tout cas, d'après son interlocuteur, il fallait qu'il remette ses papiers au Vice-Capitaine. Comment ? Il ne comptait pas le faire à sa place et le laisser repartir dans ses quartiers ? S'avancer plus loin dans le domaine de la Troisième, c'était prendre le risque de croiser ses autres bourreaux. Car, bien évidemment, si Kagahi était le "meneur" du comité anti-Kazegai, il était loin d'en être le seul membre...

Le Shinigami sourd l'invita alors à le suivre, à sa façon à lui, bien entendu. Il n'avait pas l'air d'un mauvais bougre, un peu direct et pas forcément très poli, mais pas méchant. A moins que ce ne soit qu'un piège pour gagner la confiance du blondinet avant de l'attirer dans un coin et de le tabasser. Il fallait que le demi-frère de Farune garde cette option en tête et se montre méfiant, toutefois, il suivit l'injonction de sa nouvelle rencontre et s'engagea donc à sa suite, direction le bureau du Vice-Capitaine de la Troisième. Taka omit de préciser qu'il connaissait le chemin : lorsqu'il était à la Troisième, il était un pensionnaire régulier du bureau. Le Vice-Capitaine passait sa vie à le convoquer pour l'exhorter à y mettre du sien et à ne pas se laisser marcher sur les pieds à longueur de temps. Il promettait de changer, mais, bien entendu, il n'avait toujours pas changé. Il se demanda si l'occupant du bureau était le même qu'à son époque.

Quoi qu'il en soit, alors qu'il suivait son guide dans l'enfilade de couloirs de la Troisième Division, il regardait avec attention le dos de celui-ci. Bon, il détournait parfois le regard, pour éviter qu'il ne se sente épié et qu'il soit pris d'une soudaine envie de lui casser la figure, mais de nombreuses questions lui brûlaient la langue. Sauf qu'il n'osait pas les poser, persuadé que ça n'était que de la curiosité malsaine. Et puis, il y avait un problème de taille : si son interlocuteur était bien sourd, il faudrait qu'il se place dans son champ de vision pour pouvoir lui parler. Et aussi qu'il parvienne à articuler, ce qui n'était pas une mince affaire en présence d'un inconnu. Mais la curiosité était trop forte. Elle lui l'avait toujours dit, que sa curiosité lui attirerait des problèmes. Aussi, il s'était forcé de l'enterrer, pour plaire à sa maîtresse. Mais là, elle était trop pressante pour être ignorée. Et au pire, si le Shinigami sourd l'éliminait sur place, comme le cafard qu'il était, il accepterait le châtiment.

Accélérant donc le pas, il se hissa à hauteur de son guide. Il inspira un grand coup, puis leva une main pour lui tapoter l'épaule, puis se ravisa. Il inspira de nouveau, entama son mouvement ascendant, mais il n'en parvint pas à bout. La troisième fois fut la bonne, et il frôla l'épaule de l'homme de la Troisième, à peine plus d'un instant, par crainte de recevoir un coup réflexe. Une fois qu'il fut sûr que l'autre discernait bien son visage, il inspira et prit la parole, un peu rapidement peut-être :


- Mercipourvotreaide. JesuisKazegaiTakadelaDixièmeDivision, etvousquiêtes-vous ? Vousêtesvraimentsourd ?

Hum. Ce n'était peut-être pas la meilleure façon de poser une question....

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Ven 19 Déc - 18:02

Déambulant dans les couloirs à allure modérée en essayant de trouver le chemin le plus court pour nous rendre dans le bureau du Vice-capitaine, je délaisse quelque peu le blondin qui me suit et qui, de toute façon, ne pipe pas mot. Enfin, il pourrait parler que je l’entendrai pas quand même, mais certes, je pense qu’il a compris que ça servait à rien d’essayer. Il suit au moins. Plusieurs enfilades de couloirs plus tard, l’autre commence à réagir. A agir quoi. Alors qu’il était resté dans mon dos jusque là – pas croire que je sentais pas le poids de son regard sur moi -, il prend la peine de se mettre à mon niveau mais ce n’est que pour mieux hésiter. J’en soupir presque mais je le laisse dans son coin se démerder. Il me sonnera. Je fais si peur que ça ou c’est lui qui est a les pétoches pour pas grand-chose ? Sans vouloir me monter la tête, je sais que j’ai tendance à rendre les gens mal à l’aise, mais j’y peux pas grand-chose si c’est à cause de ce que je suis. Et a vrai dire, je m'en fou un peu.

Bref, il attire mon attention pour me causer. Haussement de sourcil qui devient froncement. Il se fout de ma gueule, le blond ? A quoi il joue là ? Je vois ses lèvres bouger à tout allure comme si il avait le feu au cul et j'arrive vite fait à capté une idée sur trois. Je m'arrête, éberlué par tant de connerie. Ou je ne sais quoi d'autre à vrai dire. Il a pas compris quoi au juste ? J'ai bien dis qu'il devait articuler pour que je le comprenne, non ? Ou alors je me suis trompé de mot ? Non parce que c'est déjà arrivé, mais c'était y a plusieurs années quand même, quand je commençais à apprendre à parler avec Gentoki. Autant dire que ça fait quand même un moment. Ensuite, je suis pas parfait, je peux me gourer comme tout le monde. Bon, on va replacer les choses dans le contexte. Mes doigts viennent pincer l'arrête de mon nez. Je commence à regretter ma décision, moi.

Parle plus lentement. Je capte pas je t'ai dis. T'es stressé ou quoi ? Premièrement. Non parce que même si je suis passé maître en la matière, je suis pas divin non plus. J'ai pas tout capté de ce qu'il m'a dit mais je crois qu'il m'a donné son nom – que je serai pas foutu de répéter correctement, il me faut de toute façon un peu de temps pour apprivoiser les nouveaux mots – et autre chose. Des questions sans doute. Je reprends la route, sachant très bien que le blond au nom pas tout à fait connu me suivra. Faire la conversation, c'est pas trop mon truc et je suis pas sûr d'en avoir envie, là, tout de suite, maintenant. Je m'avance avec l'air de m'en foutre un peu avant de laisser ma voix grondante habiter le silence. Pour moi, ce dernier est habituel, mais c'est pas le cas de tous le monde. C'est fou comment les gens balises quand ils perdent leurs repères, quand y a plus que de l'absence et rien d'autre. Et y a rien de plus naturel pour moi.

Seigi Raïtōku. Je rajoute pas que je fais parti de la troisième, parce que ça me paraît assez logique pour éviter de le dire. J'aime faire des économies de salive. Enfin, ça pourrait être une explication logique mais c'est juste une question d'habitude. On a pas forcément besoin de phrase de trois kilomètres de long pour se faire comprendre, même si, certes, ça a aussi tendance à me desservir. Mais ça, c'est ma merde. Et être pris pour un débile, je m'en tape le coquillard. Se préoccuper de l'avis des autres, c'est bien une idée de merde ça. En parlant d'autres. Y a d'autres gars de ma division en face, pour moi, pas de problème, je dirai pas forcément que ce sont des amis – j'en ai un ou deux, à tous casser que je peux appeler comme ça dans cette division – mais on se supporte cordialement. Bonjour. Ça va. Au revoir. C'est souvent la seule chose qu'on se raconte dans la journée quand on se croise et ça me va très bien. J'ai pas l'intention de faire ami-ami avec tous le monde de toute façon.

Et aujourd'hui, comme un autre jour, les trois mousquetaires me saluent sauf que je suis pas seul, et ça les intrigue.

Oh, Kazegai ! Ça faisait longtemps qu'on t'avais pas vu.


Kazegai ? Je jette un œil aux blond. Sans doute son nom. Il a l'air d'être plutôt connu par ici, en fin de compte. Même si ça a pas l'air d'être pour le meilleur.

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Ven 19 Déc - 18:29

Instinctivement, Taka se recroquevilla, prêt à subir les foudres du Shinigami de la Troisième. Il le savait, qu'il aurait mieux fait de ne pas parler et de prendre son mal en patience jusqu'à ce qu'une coïncidence fortuite lui permette d'apprendre le patronyme de l'homme sourd. Heureusement pour le frêle blondinet, la réponse fut seulement orale, et aucune taloche ou autre petite claque humiliante ne vint toucher son visage. Heureusement pour lui. Mais il n'aurait pas sa réponse, aussi il baissa la tête, penaud, et reprit silencieusement sa marche, n'osant même plus observer son guide. Mais celui-ci finit par lui donner son nom : Seigi Raïtoku. Comme il le pensait, ce nom ne lui disait rien, aussi le sourd ne devait pas être à la Troisième lorsque l'oisillon y était. En tout cas, le fait que son guide lui ait donné son nom rassura un peu le Kazegai : ça diminuait les chances qu'il le déteste, même si la possibilité n'était pas à exclure. Beaucoup de Shinigami aimaient donner leur nom à leurs futures victimes, pour qu'elles s'en souviennent d'ans l'au-delà.

Mais le maigre Dieu de la Mort eut rapidement d'autres problèmes auxquels se consacrer : durant leur trajet jusqu'au bureau du Vice-Capitaine, ils trouvèrent sur la route trois des "connaissances" du blond. Et par connaissances, entendez bien sûr "personnes dont l'occupation principale consiste à se moquer du demi-frère de Dame Farune". L'un deux, Tanaka, si la mémoire du blondinet était bonne - et elle l'était -, s'approcha de lui, et commença à lui ébouriffer les cheveux en le raillant. Il avait l'habitude de s'étonner d'une telle différence de niveau entre lui et le frêle Shinigami, et de dire que sa puissance venait sûrement de sa syllabe en plus. En vérité, du moins lorsque le Kazegai était encore à la Troisième, il avait l'habitude de se distinguer à l'entraînement dès qu'il cessait de se retenir, tandis que Tanaka était plus que moyen. Sans doute que sa syllabe en trop l'empêchait d'avoir de la puissance. C'est ce que Taka aurait pu dire, s'il avait été capable de répartie. Mais il ne l'était pas.

Indifférent à Raïtoku, le deuxième Shinigami se joignit au ballet : lui aussi commença à envoyer des piques, aussi bien au sens propre qu'au figuré, à Taka, puisqu'il n'arrêtait pas d'enfoncer son index entre les côtes du Faucon, lui disant qu'il était toujours aussi maigre. Il faut dire que la fierté de ce Chuubou, c'était son corps sculpté par le combat, alors qu'en réalité, il n'avait quasiment que de la graisse. C'est ce que Taka aurait pu dire, s'il avait été capable de répartie. Mais il ne l'était pas. Le troisième intervint en dernier, et décida de faire dans l'originalité, puisqu'il voulut s'emparer des documents que le Kazegai serrait contre lui, décidé de voir ce qui justifiait qu'il repointe le bout de son nez ici, précisant même que si le prétexte ne lui semblait pas suffisant, il lui casserait la figure. Alors que ses doigts crochus s'approchaient des feuilles, instinctivement, Taka laissa filtrer son reïatsu et lâcha sur un ton glacial :


- Éloigne tes sales pattes. Immédiatement.

Et sa pression spirituelle, même s'il n'avait pas encore atteint son paroxysme, restait bien supérieure à celle de ces trois rigolos, aussi ils tombèrent tous sur les fesses, considérant Taka avec un air craintif. Celui-ci ne pipa mot pendant un moment, puis rougit comme il n'avait jamais rougi, et commença à bredouiller des excuses et à faire des courbettes, implorant le pardon des trois hommes et plus particulièrement celui de Motoï, le troisième. Il déposa même ses documents et lui tendit la main pour l'aider à se relever, enchaînant toujours les excuses. Décidément, le pauvre Kazegai n'irait jamais bien loin s'il s'efforçait à tuer lui-même toute velléité de révolte dans l’œuf...

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Ven 19 Déc - 22:44

Ce mouchard me perturbe. Visiblement bien connu des types de la troisième qui, une fois salué, me passe à côté l'air franchement satisfait. C'est facile de comprendre à quoi ils pensent rien qu'en observant leurs comportements. Je suis pas mauvais à ce jeu là. Pour moi, les gestes, les postures et les attitudes, c'est un peu comme le ton de la voix pour ceux qui entendent, sauf que moi, je peux seulement me fier à ça pour analyser les gens et me préparer. Je suis d'un naturel méfiant et c'est pas pour rien. Mais lui, il se laisse faire. J'observe. C'est pas mon problème non, si ils se connaissent, je vois pas ce que je viendrai foutre dans leurs petites histoires. Même si je trouve ça bizarre, quand même, comme façon de saluer un ancien camarade. Je me fous totalement de passer inaperçu ou qu'on m'ignore tant que j'ai pas décidé qu'il fallait m'écouter ou me voir. En l’occurrence, je regardai en silence, étranger. Si il avait quelque chose à dire, c'était pas moi qui allait dire l'inverse et j'hésite même à les laisser à leurs retrouvailles. Sauf que non. Y a un truc qui va pas et même si je me sens en décalage avec la scène, mes prunelles obscurs restent rivées sur le blondinet malmené.

Je suis pas con au point de penser que tout est normal dans cette scène. Mais j'attends. J'attends de voir ce que l'autre va faire et si il va faire quelque chose. Peut être que j'ai l'air d'un connard à regarder tout ça d'un œil extérieur, me contentant de rester un peu à l'écart, pas trop loin mais pas trop près non plus. Je dois ressembler à un espèce de prédateur sadique, sauf que y a aucune trace d'amusement sur mon visage, juste un air grave, presque agacé. Et puis enfin, une réaction, des paroles qui s'échappe clairement de ses lèvres jusque là scellées. L'éclat d'un reiatsu puissant qui s'abat sur les personnes présentes, moi de même. Je le sens peser sur mes épaules brutalement et le contre du mien, ce qui ne m'empêche pas de vaciller sur mes appuis, un rien surpris. Voilà qui est bien plus intéressant. Ce dernier, vent tortueux s'efface aussi vivement qu'il n'est apparu et les trois mousquetaires se retrouvent par terre, comme trois tête de cons.

Quel dommage que ce Kazegai – je crois – ne se rabaisse juste derrière sa démonstration de force. Mon soupir aurait pu fendre une pierre. Sérieux. C'était parfait ! Pourquoi il se sent obligé de dire de la merde et de s'excuser de s'être défendu ? Ce type est juste débile, y a pas d'autre mot. Je passe ma main sur mon visage, l'air de ne pas vouloir croire ce que je vois avant de venir repousser du pied, la main du second shinigami qui essaye de récupérer les documents du blond. Pas touche. L'autre me regarde mal et j'en ai rien à foutre. Je vis très bien avec le ressentiment des autres à mon égard et je viens récupérer moi même les papelards que je garde le temps que l'autre idiot joue les sauveteurs secouristes. Pour la peine, je lui offre une claque sur la nuque en guise de réprimande en lui refourguant ses papiers dans les bras avec un peu d'élan.

A quoi tu joues ? T'excuses pas. Jamais. Surtout pas dans pareil situation, c'était faible et inutile. Son éclat de force est alors totalement anéanti par cette faiblesse confondante qui donne envie de le cogner. Quant aux trois autres, je dois avouer en avoir à peu près rien à foutre, de leurs réactions. Je crois qu'ils finissent par dégager en prétextant d'avoir un truc urgent à faire, piquant une nouvelle fois le blond avant de déguerpir. Je sens que je vais les avoir un peu sur le dos à notre prochaine rencontre. Ils me font pas peur cela dit et je les attends de pied ferme. Je laisse un soupir passer de nouveau mes lèvres, comme si je faisais face à un type désespérant. Ce qui est vraisemblablement le cas.

Faut que tu te secoues. Ils vont te manger et tu te laisseras faire en t'excusant d'être pas à leurs goûts. Mes métaphores sont parfois particulières, mais c'est la seule qui me vient à l'instant. Il me fait penser à un petit animal craintif et pourtant, il pourrait être tellement plus que ça. C'est agaçant, de voir un bon potentiel ainsi gâché par un caractère de merde.

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Sam 20 Déc - 9:24

Il était décidément bien difficile de plaire à tout le monde : alors que Taka aidait les autres à se relever, c'est Raïtoku qui s'en prit à lui cette fois, et le sermonnait ! Sauf qu'il semblait avoir apprécié le coup d'éclat du Kazegai, et ce qu'il déplorait, c'était le manque de volonté du blondinet. Oh, il n'était pas le premier à le faire, loin de là. Si l'on passait outre les quelques bœufs qui profitaient du caractère du maigre Shinigami et de sa volonté si inexistante qu'elle en atteignait un niveau abyssal, la plupart des gens à peu près bienveillants l'exhortaient à se dépasser et à sortir de sa chrysalide pour atteindre son vrai potentiel. L'un de ses instructeurs lui avait même servi une métaphore très juste, en référence à son prénom : il était encore dans son œuf et le jour où il sortirait, il serait sans doute un superbe défenseur de la Soul Society. Le problème, c'est que Taka ne voulait pas en sortir. Contrairement à ce que son attitude laissait croire, il n'aimait pas spécialement les boutades et autres moqueries. Mais c'était trop d'ennui de les repousser.

Il suffisait qu'on rejette un homme seul pour qu'il revienne avec des camarades et plus de méchanceté encore. Si on se montrait un peu trop, invariablement, on finissait par avoir un grade et des responsabilités. Et si Taka s'appliquait à faire au mieux les tâches qu'on lui confiait, et se montrait même plutôt brillant dans le domaine, il n'allait pas non plus supplier pour crouler sous les dossiers à remplir et autres formalités administratives ! Déjà au temps où il était le servant de Farune, peu avant qu'il parte pour l'Académie, celle-ci avait l'habitude de s'attirer des inimitiés, et c'est Taka qui devait jouer des poings ou de la rapière pour la défendre. Et s'il avait un niveau suffisant pour écraser tous ses adversaires, il s'arrangeait pour toujours finir sur un match nul. Ce que sa demie-soeur lui reprochait, évidemment. Mais il était comme ça. Car lorsqu'on vole, la chute finit toujours par arriver.

Ne pipant mot face aux propos du Shinigami sourd, l'homme de la Dixième s'était replongé dans ses souvenirs. Il reprit un peu de contenance, désireux de faire plaisir à son interlocuteur, parce qu'il avait l'air sympathique mais surtout parce qu'il ne voulait pas prendre de nouvelle claque. Il déclara donc :


- Je ne me contenterai pas de m'excuser, je me rajouterai même du sel ! Ha ha ha... Non, c'est nul. Oubliez ce que j'ai dit... Pardon, veuillez m'excuser...

Et il rougit et vint se frotter la joue avec l'index, comme à chaque fois qu'il était gêné. Faire une blague sur lui-même en se dévalorisant encore plus. A quel moment avait-il pu croire que ce serait une bonne idée ? Surtout qu'il avait parlé à une allure normale, et que Raïtoku avait dû en comprendre l'intégralité. Cela dit, s'il parvenait à parler sans être aussi stressé que tout à l'heure, c'était déjà un bon point. Peut-être que ça annulerait la négativité de sa blague et qu'il n'aurait pas droit à une nouvelle tape. Une soudaine poussée d'adrénaline s'empara de l'oisillon, et il décida de relancer la conversation pour distraire Raïtoku et lui ôter de la tête une éventuelle envie de le frapper à nouveau :

- Et... vous êtes Shinigami depuis longtemps ? Vous pouvez me répondre en marchant, évidemment. Ou ne pas me répondre. Je comprendrais que vous ne vouliez pas répondre, vu que je ne suis pas grand-chose et que je ne mérite pas votre attention...

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Sam 20 Déc - 14:10

Et il recommençait. C'était vraiment une maladie chez lui, de se dévaloriser comme ça et de se faire passer pour plus faiblard qu'il ne l'était réellement. C'était ennuyeux. Ça donnait presque envie de le pousser à bout et de voir ce que ça allait donner. Ça fait parti de mon caractère de merde ça, de jouer au con dans le genre avec force et fracas. Pousser les gens et pouvoir voir ce qu'il en sort, de bien ou de mal. Personnellement, je m'en fou de prendre des coups, ça serait pas la première ni même la dernière fois, surtout pas avec mon style de vie. Mais lui, il se complaisait dans le sien, fallait croire. Je hausse les épaules, signifiant par là qu'il fait ce qu'il veut de sa peau. Il n'empêche que je trouve ça débile alors je le dis.

C'est débile. Et arrêtes de t'excuser pour rien, même si ce que tu dis est naze. Assume. J'allais finir par lui foutre une baffe à chaque fois qu'il marmonnait un pardon ou une quelconque excuse du même acabit. Peut être que ça finirait par lui rentrer dans le cerveau. Des fois, y a que ça qui marche, les coups, et j'en savais quelque chose. Mais il avait vraiment un sérieux problème d'assurance. Je me remets en marche sachant que le bureau du vice-capitaine devait se retrouver à deux ou trois couloirs supplémentaires. Le blond pourrait retourner dans son nid, bien à l'abri dans sa division une fois ses papiers remis. Ou peut être que non, si on retombait sur des potes à lui ou autre chose. Genre moi qui le bouscule.

Depuis combien de temps je suis shinigami. En voilà une question pas bien intéressante. Par contre, j'ai presque envie de rire de la fin de sa phrase - rire ou soupirer. Genre je suis trop bien pour qu'il mérite ma divine attention. Ce qu'il faut pas entendre. M'enfin, si il continuait comme ça, je comprends que certain le lui dise. Et pour la question, je m'y intéresse malgré tout. J'ai pas envie de prendre la peine de compter mais à vu de nez, j'aurai dit une dizaine d'année. Rien de bien énorme comparativement à d'autres gars de ma propre division d'ailleurs, présent depuis un moment ici, mais fallait dire que j'avais quitté ma division première aussi après cette guerre. Enfin, rien d'intéressant à développer et sur lequel j'avais pas forcément envie de revenir. Je tends ma main sur le côté ouvrant mes doigts vers lui deux fois avant de faire une vague de la paume de la main. Un geste simple pour signifier « à peu près 10 » qui devrait être compris par tous le monde, même par lui, j'osais le croire.

C'est quoi ton nom et ta division ? En entier j'entends, vu que j'ai pas réussi à le capter la première fois et que j'ai seulement ce qui doit être son nom. La première question que je pose sur lui, je crois bien. Peut être qu'il m'intrigue, en fin de compte, cette espèce de lavette. Sa démonstration de force de tout à l'heure en tout cas, même si elle est retombée comme un soufflé pas assez cuit n'en demeure pas moins intéressante et avive en moins l'envie de m'y confronter. J'aime bien les défis, j'aime aussi affronter les autres c'est ce qu'il m'a aussi valu quelques paperasses inutiles. Je pose la question presque en arrivant face à la porte du bureau du vice-capitaine. Je la lui indique d'un signe de main et je m'arrête à coté, histoire de le laisser faire et de voir ce que ça va donner. Le Vice capitaine a pas l'habitude que je le dérange en général, on l'appelle parfois pour venir régler un des problèmes que je provoque par contre. Je l'assure, je le fais pas exprès mais du coup, il me connait un peu à cause de ça. Je fini quand même par toquer à la porte histoire de pas attendre vingt ans que ce dernier n'ose enfin le faire lui même, et je lui laisse la place en me décalant sur le côté, histoire de ne pas me retrouver devant la figure de mon lieutenant. J'hésite entre partir, et rester.

Finalement, je préfère rester, croisant les bras sur mon torse en calant mon dos sur le mur. J'allais attendre là qu'il finisse sa course et après, je verrai bien ce que je ferai de lui. Après tout, j'ai rien de bien plus intéressant à faire pour le moment.

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Sam 20 Déc - 19:27

Raïtoku n'aimait pas que Taka passe son temps à se descendre, et en cela il rejoignait l'opinion de la plupart des interlocuteurs du Shinigami de la Dixième Division. Ce dernier avait beau faire des efforts, il ne parvenait pourtant pas à enfin s'affirmer. Il attendait encore le déclic, et celui-ci pourrait être plus ou moins long à venir, malheureusement... C'était un chemin qu'il devait parcourir seul, et tous les encouragements du monde n'étaient que bien peu de chose face à sa volonté propre... Ou plutôt, son absence de volonté. Cela dit, le Shinigami sourd répondit tout de même à son collègue doté d'audition, lui signifiant gestuellement qu'il exerçait son rôle depuis une décade environ. Il était donc tout frais dans le métier, pensa le Kazegai. Et pourtant, il avait l'air plus âgé que l'oisillon... Sans doute à cause de son corps plus solide et de ses traits plus durs. A question posée, question retournée : l'âme de la Troisième demanda à Taka son nom et sa division. Le blondinet se hissa à sa hauteur, pour s'assurer d'être bien compris.

Gardant ses lèvres dans le champ de vision du sourd, il se présenta comme Kazegai Taka, de la Dixième Division, et ce plus lentement que la première fois. L'information sembla donc mieux passer, surtout qu'il s'abstint de préciser qu'il était sans doute le plus mauvais des guerriers de la Dixième, et peut-être même de tout le Goteï 13. En effet, ça ne lui semblait pas être le meilleur moyen de plaire au Seigi. Le temps qu'il réponde, le duo avait atteint son objectif : la porte du bureau du Vice-Capitaine de la Troisième. Alors que le demi-frère de Farune rassemblait ses forces, puisqu'il y avait de fortes chances que l'occupant du bureau ait changé et qu'il doive faire connaissance avec un inconnu, le sourd le coupa dans sa préparation mentale et frappa à la porte pour lui. Taka résista à l'envie de prendre la fuite, et entra lorsqu'on lui en donna l'autorisation. La voix semblait différente de celle du Vice-Capitaine de son époque.

Et effectivement, le nouvel occupant du bureau était inconnu au bataillon pour le Kazegai. C'était sans doute réciproque, puisque le sous-chef de la Troisième le considéra avec un air circonspect et lui demanda d'un ton amical ce qui lui valait la visite d'un visage inconnu. Taka resta muet un moment, puis murmura qu'il avait un dossier à apporter, de la part de la Dixième Division. Le Vice-Capitaine tendit l'oreille, et lui demanda de parler plus fort. le natif du Rukongaï prit son courage à deux mains, se racla la gorge et monta d'un octave. Rien de bien folichon, mais le Vice-Capitaine le comprit et saisit les documents, qu'il parcourut rapidement du regard. Détaillant le Shinigami de la Dixième, il lui demanda son nom, et le Kazegai donna donc, pour la deuxième fois en moins de cinq minutes, son patronyme, espérant qu'il aurait vite l'autorisation de retourner à ses quartiers. C'était la seule chose qui lui permettait de répondre vite.

Hélas pour lui, le lieutenant de la Troisième faisait bien son travail, puisqu'il connaissait le nom du Faucon pour l'avoir vu dans un registre. Il lui demanda alors si la Troisième ne lui manquait pas trop. Il n'avait sûrement pas eu vent de la raison de la mutation de l'oisillon, pour poser une telle question. Regardant ses pieds, Taka fit non de la tête tout en priant intérieurement pour qu'on le laisse partir. Un dieu bienveillant devait l'apprécier, puisque le Vice-Capitaine le remercia pour son travail et l'autorisa à retourner dans ses quartiers. Le maigre dieu de la mort quitta la pièce avec un certain soulagement, et trouva Raïtoku dehors, occupé à l'attendre. Il ne pouvait pas l'abandonner, et il n'oserait jamais demander la permission de partir. Il y avait bien l'option de partir en courant dès à présent, en espérant semer le sourd, mais ce n'était pas très poli, et le Seigi avait l'air du genre rancunier : il le pourchasserait sûrement jusqu'en Enfer pour le détruire. Ravalant sa salive à cause de cette pensée effrayante, Taka interrogea le sourd :


- Et maintenant, Raïtoku-san, vous avez besoin de ma très humble personne pour quoi que ce soit ?

La phrase devrait marcher : il n'était pas trop négatif, pour une fois...

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Dim 21 Déc - 23:13

Kazegai Taka de la dixième. Cette division s'est spécialisée dans le combat à distance, non ? Ce qui me fait dire que ce gars est aussi plutôt spécialiste dans ce domaine, ce qui en fait un peu mon anti-thèse. Je préfère de loin le combat au corps à corps, là où mon zanpakutō pourra trancher la chair. Cette pensée, je la garde pour moi, sachant qu'il n'y a de toute façon, personne pour l'heure avec qui la partager. L'avantage d'un sourd, c'est qu'on ne craint pas qu'il écoute aux portes, vu qu'il en est incapable. Ensuite, il suffit juste que j'aperçoive les lèvres pour rendre cette logique caduque. Ce qui n'est pas possible présentement et ce que je ne cherche pas à faire de toute façon. En quoi ce qu'ils se disent pourrait m'intéresser ? Le blond ramène juste des documents, de la paperasse rébarbative dont je préfère avoir aucun écho. Être vice-capitaine doit être d'un chiant... L'attente n'est pas si longue et je me décolle de mon mur lorsque le shinigami sort du bureau, m'adressant des paroles qui m'amusent. Un sourire en coin étire mes lèvres alors que je lui adresse quelques gestes éloquent pour moi accompagnés de la traduction de vive voix. C'est qu'il a arrêté de se descendre devant moi, je l'applaudirai presque.

Je te raccompagne. Au cas où. On dirait presque que je suis gentil avec lui. Ce qui est peut être pas faux mais il vaut mieux pas s'habituer à ça, parce qu'on a tendance à danser sur la corde raide avec moi. Non pas que je sois habituellement un enfoiré mais, puisque j'ai commencé, autant continuer à l'accompagner, ça lui évitera peut être des rencontres indésirables supplémentaires. Et puis, j'ai rien de mieux à faire et j'ai bien envie de continuer de le titiller pour voir ce que ça va donner. J'ai à peine le temps de faire un pas que je sens le poids du regard de mon vice-capitaine posé sur le coin de ma gueule. Vu la sienne, il voit pas forcément ça d'un bon œil. Tout de suite, on va croire que je suis qu'un fouteur de merde. J'ai le droit à un espèce d'avertissement sous-jacent du genre « ne fait pas de vague Raïtōku » mais ça s'arrête là. Le ton est pas forcément cassant, de ce que je sens dans sa posture mais il est un peu méfiant. Je hausse les épaules pour toute réponse avant de m'éloigner des lieux, l'air vaguement ennuyé. C'est pas de ma faute si mon comportement est souvent incompatible avec les humeurs de mes camarades.

Pas franchement déstabilisé par les dires de mon supérieur, l'air de m'en foutre totalement par ailleurs, je me détourne vers le blond au détour d'un nouveau couloir, une fois à bonne distance. Taka, donc. Bien, c'est pas prénom compliqué à prononcer, je l'écorcherai pas trop si je suis amené à le dire à voix haute. Je signe en même temps que je parle, pour faire bonne mesure. Des fois, ce réflexe s'active sans que je fasse attention, probablement pour appuyer mes dires. Pourquoi tu te brides ? C'est une question que je me pose depuis qu'il a lâché son reiatsu tout à l'heure face aux trois mousquetaires et je me demande bien quel type un peu sain d'esprit ferait en sorte de dissimuler ça. Enfin, je sais que pour éviter de monter en grade, certain cherche à cacher leur progrès et tout ce qui va avec, mais à ce point, ça me paraît un poil schizophrénique. C'est peut être ça, le fin mot de l'histoire. Ça serait presque amusant. De quoi t'as peur, au juste ?

Des autres ? De prendre des coups ? Si c'est ça, suffit de tabasser jusqu'à ce que ça lui passe. Bon, je suis peut être rude, mais c'est en tombant qu'on apprend à tomber correctement, non ? Faut dire que de mon côté, j'ai pas eu une enfance dorée et que j'ai passé mon temps à me battre et à me faire latter la gueule, alors forcément, ça m'a fait passé le goût d'avoir peur des coups. Je me suis toujours dis que tant que j'étais en vie, j'avais pas de raison de craindre quoi que ce soit, pas même la douleur même si, soyons d'accord, c'est jamais agréable de se recevoir des roustes. Au bout d'un certain moment... On les sent plus pareil. La maxime du ce qui nous tue pas nous rend plus fort est plutôt pas trop mauvaise à mon sens.

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Lun 22 Déc - 9:25

Raïtoku se proposa de raccompagner le Kazegai jusqu'aux limites des quartiers de la Troisième, et le blondinet lui en fut reconnaissant en son for intérieur. Pas de mot pour l'exprimer, juste un sourire à l'adresse de l'homme sourd. Quelqu'un de bien, même si bourru, ce Raïtoku. Ça changeait Taka, de voir quelqu'un qui ne se moquait pas de lui à la Troisième... Peut-être que s'il l'avait connu à l'époque, il n'aurait pas été muté, puisque le Seigi aurait pu démolir tous ceux qui raillaient l'oisillon. Non, à bien y réfléchir, il n'avait pas l'air d'être un saint homme à ce point. Mais qu'importe, puisque désormais Taka était à la Dixième et il s'y trouvait plutôt bien. Au moins, on l'y laissait tranquille. Il n'avait pas vraiment d'ami, mais tant pis : sa forteresse de solitude lui convenait parfaitement. Les deux hommes restèrent silencieux un moment, jusqu'à ce que le sourd, comble de l'ironie, vienne briser ce silence dans lequel se trouvait le maigre Shinigami.

Il y alla franc jeu, comme à son habitude, et demanda au demi-frère de Farune ce qui le poussait à se limiter. Il faisait sans doute référence au coup d'éclat de tout à l'heure et, profitant de tourner le dos à son interlocuteur, Taka se mordit la lèvre. Maudits soient ses réflexes. Il le savait, que s'il commençait à s'impliquer un peu trop, forcément que les questions viendraient. Il faudrait affronter les gens, et puis on agiterait devant lui les responsabilités : Vice-Capitaine d'abord. Et puis, lorsqu'on apprendrait sa maîtrise du Bankaï, on lui proposerait le grade du-dessus : Capitaine ! Lui, Capitaine ?! Passe encore s'il y avait eu une division des amibes à la Soul Society... Et encore, dans sa mauvaise foi si poussée qu'il l'élevait presque au rang d'art sans le vouloir, il était persuadé qu'il existait des amibes plus compétentes que lui. Quoi qu'il en soit, la réaction du Seigi était l'exacte illustration de ce qui empêchait le Kazegai de se donner à fond.

Il réfléchit donc à comment formuler sa réponse, persuadé que si cette dernière ne plaisait pas au Shinigami de la Troisième, il aurait droit aux coups qui lui pendaient au nez depuis tout à l'heure. Fallait-il jouer les idiots et dire que les trois autres avaient abandonné d'eux-même, ou bien que ce n'était qu'un coup de chance tout à l'heure, et qu'en vérité il n'avait que le niveau d'un siège anonyme ? Ou bien lui avouer son manque de motivation... Non, il ne connaissait pas assez Raïtoku pour pouvoir lui parler avec tant de franchise. Le guerrier sourd avait l'air d'un homme sympathique, et peut-être que les deux pourraient garder le contact, mais celui qui percerait la muraille érigée par Taka n'était pas encore arrivé. Et même si le Seigi était cet "élu", il faudrait bien plus que quelques minutes passées à discuter. Il décida donc de jouer les idiots, tout en ajoutant un soupçon d'ésotérisme : peut-être que Raïtoku serait client. Se tournant vers son interlocuteur, pour s'assurer qu'il discerne le mouvement de ses lèvres, Taka se lança :


- Vous voulez parler du reïatsu de tout à l'heure ? Ce n'était pas le mien. On raconte que parfois, les dieux prennent en pitié les faibles créatures que nous sommes et leur donnent un coup de main. Vu la pathétique créature que je suis, j'ai dû avoir droit à cette aide....

Ça sonnait beaucoup plus convaincant dans sa tête, étrange. Mais bon, au moins il ne faisait pas l'affront suprême de dire à Raïtoku qu'il avait seulement imaginé le coup d'éclat de tout à l'heure. Toutefois, Taka s'attendait à une taloche, aussi son corps se raidit instinctivement tandis qu'il attendait la réponse de sa rencontre du jour...

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Lun 22 Déc - 10:24

Si j'avais pas été moi, j'aurai sans doute par remarqué que le blondinet s'était raidi à mes questions. Sauf que je suis moi, au dernière nouvelle, et que c'est pas franchement évident de me dissimuler ce genre d'attitude. Je suis sourd. Les attitudes, les comportements et les positions, c'est tout ce que j'ai pour savoir si un type en face de moi veux m'offrir un gâteau ou une rouste. Et c'est franchement pas la même chose. Alors cette petite tension, si peu perceptible mais bien présente, c'est un signe révélateur pour moi. Bien sur, je peux aussi mettre ça sur le compte de mon propre comportement pour le moins rustre et franc. Y en a certain qui réagisse comme ça, et ça serait pas si étonnant que lui, l'espèce de mollusque qui se sous évalue sans cesse ressente la même chose. Sauf que au moins, ça me rend méfiant sur le coup et j'attends ses paroles qui tardent à venir. Jusqu'au moment où elles viennent et que je me dis que, finalement, il aurait mieux fait de se taire. Il se fout de ma gueule, ou quoi ? C'était pas le sien mais celui d'un dieu qui aurait pitié de lui... Sérieux, il croyait que j'avais quel âge pour croire à ce genre de connerie ?

Je suis agacé, irrité même par son excuse à deux balles qui ferait même pas sourire un gamin de cinq ans. Alors, dans ce genre de situation, je deviens un peu rustre. Un peu plus. Je m'arrête, me détournant sur lui vivement en le repoussant sur le mur juste derrière lui. Je le toise de mes prunelles d'encre et je suppose que ma tête montre assez bien que je suis pas satisfait de sa réponse. En fait, c'est surtout que j'aime pas son mensonge. Ma main reste sur son épaule, appuie dessus pour éviter qu'il se dégage et je le toise. On fait la même taille, mais je crois qu'il se sent pas à la fête, c'est que je suis vif quand je le veux bien, malgré ma carrure plus large que celle de mon compatriote.

Me raconte pas de connerie Taka. Ma voix est grondante. Je la sens vibrer dans ma gorge et je me doute que ça doit pas rassurer des masses. Le but n'est pas de le rassurer cela dit. Je m'écarte un peu, gardant contact avec son épaule que j’aplatis contre le mur. Pas de là à le faire souffrir, par contre. Si tu veux pas répondre, tu réponds pas. Je vais pas t'en foutre une pour ça. Par contre, ment pas, surtout pour me raconter ce genre de connerie. Je m'écarte tout à fait, relâchant mon étreinte après un soupir grondant. Je suis sourd, pas aveugle. Tu mens mal. En plus que ce que tu dis c'est n'importe quoi. Moi, je suis franc avec les autres, étrangement, j'attends que les autres soient comme moi, ce qui est souvent trop demandé. Je vois quand une personne ment – pas pour tous cela dit, ça reste assez approximatif comme analyse du langage corporel. Ma main vient passer sur ma nuque, l'air ennuyé. C'est exactement le genre de comportement dont parlait mon vice-capitaine y a pas cinq minutes. Pas une question de foutre la merde, mais des fois, j'ai des réaction un peu épidermique, certes. L'avantage c'est que les postes à responsabilité avec un tel caractère, c'est pas demain la veille que j'en aurai et ça m'arrange bien. Être un shinigami anonyme, ça me convient.

Tu fais ce que tu veux Taka. Garde ça pour toi si ça t'arrange, moi, j'en parlerai à personne. Les trois abrutis iront rien dire non plus, ça serait trop honteux pour eux de l'avouer, donc t'aura pas de problème à ce niveau là. Après voilà, je suis pas du genre à dire des trucs qui doivent pas être dit ou qu'on préfère garder cacher. Ça rime à rien de le faire. Par contre, cette information, je la garde en réserve pour mon propre compte. Une personne normal se serait peut être excuser pour l'emportement, mais pas moi, tout simplement parce que je suis pas désolé. Il l'a cherché. Il avait qu'à pas me dire de la merde.

Si tu veux pas répondre à une question, tu te tais. Ou tu parles d'autre chose. C'est plus simple.

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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Lun 22 Déc - 11:16

La réaction ne se fit pas attendre : le plus solide des deux Shinigami plaqua le frêle Taka contre le mur, et lui fit comprendre qu'il ne gobait pas du tout son histoire. C'était somme toute plutôt logique, et le Kazegai encaissa sans piper mot le coup de sang du Seigi. Il l'avait bien mérité, après tout. Lorsqu'il fut libéré de l'étreinte du dieu de la mort privé d'audition, le demi-frère de Farune se décolla du mur, et les deux hommes reprirent leur marche, avec à nouveau le seul Raïtoku pour meubler le silence, tandis que l'oisillon se contentait d'écouter. Il avait été vraiment mauvais, sur ce coup-là. Comment avait-il pu penser une seconde que son mensonge marcherait ? Non, en vérité, il savait que ça ne fonctionnerait pas, mais il l'avait dit quand même. Sa volonté de ne pas se mettre en valeur et son manque de motivation le menaient à de telles extrémités que c'en était parfois effrayant.

Le Seigi conclut sa diatribe, et à nouveau, le silence entre les deux hommes. Toutefois, l'esprit du Kazegai tournait à plein régime, tandis qu'il affichait toujours un air penaud : d'un côté, il voulait en dire plus à Raïtoku, pensant qu'il le méritait, ne serait-ce que pour se faire pardonner de l'avoir pris pour un crétin, mais d'autre part, il ne pouvait pas être sûr de la réaction de son interlocuteur. Certes, le sourd avait promis de se taire, mais et si on le capturait lors d'un complot visant à faire monter en grade Taka ? Et si, sous la torture, il révélait que l'oisillon possédait un niveau suffisant pour occuper un poste de Vice-Capitaine ? La torture n'était peut-être pas en vigueur au sein du Gotei 13, mais le blondinet savait que certains Capitaines pouvaient être très convaincants...

Sa mère lui avait toujours dit qu'il était au-dessus de tout le monde, qu'il était un prince, bien au-dessus de tous les autres esprits miteux du Rukongaï. Il ne l'avait jamais crue, ou plutôt, dès qu'il se raccrochait un peu à cette fierté, les conditions déplorables et la misère du Rukongaï lui rappelaient, avec violence, qu'il n'était qu'un chien. Et puis, quand elle l'avait trouvé, il était devenu son servant. Il avait passé là-bas les meilleures années de sa vie, même s'il devait chaque jour faire de son mieux pour satisfaire le moindre caprice de sa maîtresse. Tout avait empiré le jour où il avait appris qu'il était son demi-frère, et qu'il avait dû refuser les avances de Farune : dès qu'il essayait de s'élever, ou qu'on essayait de l'y obliger, tout partait à vau-l'eau. Alors depuis, il se contentait de rester à sa place : celle d'un simple Shinigami. Et tant pis si pour cela il devait sans cesse se descendre, et endurer les moqueries : il ne voulait pas que tout parte en ruines, parce qu'il avait le sentiment que lutter pour le bien de la Soul Society était la place qu'il cherchait depuis longtemps.

Mais la tâche était beaucoup trop grande pour un homme seul, quoi qu'il en dise. Il serait forcément amené à collaborer avec d'autres Shinigamis, un jour ou l'autre. Dans des situations où cacher ses pouvoirs lui vaudrait de mourir. Et là, les propositions arriveraient. Mais son instinct lui soufflait que ce ne serait pas à cause du Seigi que sa place dans l'ombre serait mise en danger. Et même s'il n'était qu'un cafard, il y avait une chose où il se trouvait un peu moins mauvais : son intuition. Aussi, cette fois, ce fut lui qui rompit le silence et qui s'approcha à "portée de voix" de Raïtoku, avant de commencer d'un ton désolé, avec la mine qui allait avec pour être bien compris :


- C'est vrai, je suis désolé de vous avoir cru aussi stupide que moi, Raïtoku. Concernant mon potentiel... Je n'aime pas le montrer. Parce que forcément, ça entraîne des obligations, les gens ont des attentes, et je ne serai pas forcément capable de combler ces attentes... Je suis très bien là où je suis, et je ne veux pas m'élever.

La réponse était franche, très franche, et Taka ravala sa salive : il doutait que le sourd parte en courant en disant "Ha ha, je vais aller révéler ton secret à tous les Capitaines et tu devras monter en grade !", mais la possibilité restait concevable dans un coin de sa tête, pour qu'il puisse faire face à l'éventualité si elle se produisait....

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Farune [PNJ de Taka] :
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Taka selon Lies, merci à elle !
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MessageSujet: Re: Entente cordiale ? [PV Raïtōku]   Lun 22 Déc - 14:19

Le silence me pose pas de problème – rien d'étonnant là dedans, le silence c'est mon monde depuis toujours alors ne pas parler, ne pas converser avec quelqu'un me pose pas de difficulté particulière. Que mes paroles fassent leur chemin dans l'esprit du shinigami de la dixième, ce serait déjà ça de pris. Après, qu'il réponde pas à mes questions, ça ne me gêne pas, j'ai coutume aussi de laisser de côté ce qui m’intéresse pas ou ce que je préfère garder pour moi. Pour être tranquille, vivons caché. C'est une maxime que je connais bien, mais que j'ai plus de mal à appliquer, tout simplement parce que j'agis selon mon âme et conscience. Certain appelle ça des pulsions, moi je me dis juste que je suis un type franco qui faut pas chercher longtemps avant de trouver. Bêtement. Mais je garde des trucs pour moi quand même. Y a plein de raisons qui peuvent pousser un homme à ne pas faire ce qu'on attend de lui, à se cacher aussi, comme ce que blond semblait faire. C'est du gâchis de compétences, mais c'est son problème après. Faut dire que je dis pas tout sur moi non plus, je parle pas de mes entraînements, je parle pas de mon besoin de me dépasser... C'est ça qui me pousse en avant. Prouver ce que je vaux après, j'en ai pas besoin tant que j'ai conscience, moi, de ce que je suis. C'est pour moi. Juste pour moi.

Mes prunelles se tournent vers celui qui m'a énervé et qui s'excuse platement de m'avoir baladé. Je hausse les épaules, considérant que c'est déjà de l'histoire ancienne. Je suis pas forcément un type rancunier, ou alors faut me faire une sacrée crasse pour que ça reste et que je maudisse l'individu en question. Je suis pas sûr que ça soit déjà arrivé, mais j'ai la mémoire courte quand je le veux bien. Et surtout pas la tête à y penser. Finalement, même à rebours et après que je l'ai rabroué sèchement, ce dernier fini par me répondre. Une réponse qui par ailleurs, m'étonne pas spécialement. Ne pas s'élever, hein. Au moins, il avait l'air d'avoir conscience de là où il se trouvait dans tout ça, d'avoir pesé le pour et le contre. Ne pas se sentir les épaules pour avoir une quelconque responsabilité c'est pas une mauvaise chose à mon sens, au contraire. On est pas tous fait pour ça et je le rejoins là dessus. Même si j'ai peut être pas son niveau mais ça, c'est quelque chose qu'il faudra tester pour le savoir – ce qui m'intéresse par contre.

Tous le monde est pas fais pour le commandement. Que cela soit capitaine ou vice-capitaine, voir même posséder un siège. Personnellement, être un anonyme me convient autant que lui, même si ma surdité me fait un peu sortir du lot... peut être comme la capacité maladive de mon comparse à se dévaluer sans cesse. Dans tous les cas, c'est pas moi qui le pousserait dans cette voie tant qu'il l'assume entièrement. Je hausse les épaules pour conclure. Alors ne le montre pas mais tâche de rester en vie. Commandement ou pas.

En tout cas, c'est ce qui me paraît primordial. Un jour, peut être qu'il se lassera de n'être qu'un jouet entre les mains des autres, qu'il en aura marre de se faire rabrouer par des types comme moi et qu'il s'affirmera. Ce jour là, j'espère être là. Je me dis que ça pourrait franchement être intéressant. Peut être même que j'arriverai à le pousser suffisamment à bout pour. L'idée me plaît – même si elle ne plairait probablement pas à mon vice-capitaine – mais ce serait en tout bien, tout honneur, sans éclat d'aucune sorte. Je suis né dans un monde muet après tout, la scène, c'est pas pour moi.

Au détour d'un nouveau couloir, la porte de sortie de la division se dévoile à nos yeux. Finalement, même si j'ai été tenté de changer de direction, c'est par là que je l'ai emmené. N'accablons pas l'oisillon, même si l'envie est grande. Au moins, il est arrivé ici sans encombre.

Je suis sourd, considère qu'on a jamais eu cette conversation. Je pointe mon oreille, comme pour le réaffirmer, au cas où il aurait oublié ce détail. C'est qu'il avait l'air de s'inquiéter encore. Pourtant, fallait se mettre dans le crâne que c'était pas franchement vers un sourd qu'on se tournait en général pour récupérer des informations – surtout avec ma réputation de taciturne fauteur de trouble. A la prochaine Taka. Je signe en même temps, ma voix se faisant moins grondante mais néanmoins toujours ferme. Ce n'est pas une espérance, mais une certitude.



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Entente cordiale ? [PV Raïtōku]

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