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 Un vent de questions [PV Kazegai Taka]

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MessageSujet: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Lun 16 Fév - 16:52

Après deux jours complets coincé au lit à devoir récupérer des forces, me voici de nouveau d'attaque. Pas à cent pour-cent, soyons franc. Dans un combat, je serais un poids mort. Mais la paperasse, les rencontres, ça je peux faire facilement. Durant ma convalescence, on m'a appris les divers changement. L'arrivée des vizards de la division zéro pour faire dégager le hollow gigantissime. La nomination de divers types. Seito passe vice capitaine de la douzième, grâce à son bankaï surement. Ryunosuke passe vice capitaine de la première division, laissant la treizième. Shin passe capitaine de la quatrième suite à la désertion d'Asuna. Ca, ça m'a choqué. Dire que le pt'i gamin que j'ai affronté après ma nomination, le pt'i gamin pas foutu de combattre est passé capitaine ... J'y crois pas. Et la nouvelle qui me laisse sans voix : Krow a disparut. Quand le type m'a dit ça, j'me suis foutu de sa gueule. Bah ouais, comme si Krow pouvait disparaître sans laisser de trace. A la manière de son ancien capitaine. Pourquoi ? Pourquoi ces deux hommes d'exception disparaissent sans rien dire ? POURQUOI ?! On est là pour protéger les gens. Eux étaient les plus puissants. Aujourd'hui, ils ne sont plus. A nous de les remplacer. Dire que je me suis entraîné pour les rattraper, et que finalement, j'ai fait tout ça pour rien parce que je ne pourrais jamais maintenant qu'ils sont parti, ça m'énerve. Mais non, je n'ai pas fait tout ça pour rien. J'ai progressé pour moi, pour pouvoir protéger plus de personnes. J'aurais bien aimé me battre avec Krow plus tard, comme convenu. Me battre avec une légende, un combattant hors pair. Un castagneur hors du commun. Mais ça n'arrivera pas. Plus aucune chance maintenant. Juste quand je parvient à toucher mon but des doigts, ce dernier m'est cruellement enlevé. J'ai envie de pleurer. De tout casser dans mon bureau. De détruire les murs. D'utiliser mon zanpakuto et donner libre recours à ma fureur puis de rester cloitrer chez moi pendant des années pour digérer tout ça.

Mais je ne ferais rien de tout ça. Aucune de ses proposition n'est une solution adéquate. Je dois me concentrer sur le présent, pas le passé. Krow est parti, ok. Mais un nouveau capitaine a été nommé à la tête de la onzième division. Une ancienne shinigami, en fait. J'la connais de nom, ne l'ayant pas spécialement connue. Shin est passé capitaine. Nos niveaux ne sont pas si éloignés que ça. Si lui a pu le faire, je le peux aussi. J'ai le bankaï désormais. Il ne me reste plus qu'à l'utiliser, trouver comment le rendre meilleur et le perfectionner. Mais je ne sais pas trop ce qu'il me manque. Je dois ... demander à quelqu'un. Mais suis-je vraiment à la hauteur des tâches d'un capitaine de division ? Non. J'en doute de trop encore. Les capitaines sont sûr d'eux, ils font ce qui doit être fait. Je dois apprendre la différence entre capitaine et lieutenant. Et il n'y a pas cinquante personnes dans la Soul Society capables de m'aider à le comprendre. Je me rends donc dans les locaux de la cinquième division. Je demande à ce qu'on me dise où est le capitaine. En tant qu'ancien vice capitaine, récemment promu à la tête de sa propre division, il doit savoir ce que je ressens. J'espère qu'il peut m'aider. Je frappe à la porte tout en déclinant mon identité.


"Capitaine Kazegai ? Je m'appelle Clotho et je suis le vice capitaine de la treizième division. Si vous aviez quelques instants à m'accorder, j'aimerais vous parler."

Comme à son habitude, ma voix est chaleureuse. L'ombre des mauvaises nouvelles est encore au dessus de moi. Mais je compte sur cette discussion pour l'éloigner. Qu'il me dise ce qu'il pense sans détour, c'est tout ce que je demande. Qu'il soit franc, pas de mensonge, voilà à quoi je m'attends. On dit de lui qu'il combat avec honneur, que c'est un homme de parole, un être droit. Alors j'espère qu'il pourra m'aider. Si non ... si non, je risque de partir.

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MessageSujet: Re: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Lun 16 Fév - 22:05

Si dans les premières heures après l'attaque de la créature, Sima, si la mémoire du Kazegai ne lui jouait pas de tours, il avait pu se déplacer sans trop souffrir, porté par l'inquiétude qu'il se faisait pour sa demie-soeur, maintenant que celle-ci était réapparue, il se sentait affreusement vidé. Rien ne lui aurait fait plus plaisir que de s'allonger et de ne rien faire, mais hélas, sa fonction le lui l'interdisait. Et Farune, qui avait déjà pris ses marques alors qu'elle ne se trouvait dans ce bureau que depuis quelques heures, lui avait certes proposé de le remplacer, mais il avait refusé : même s'il l'avait voulu, elle n'était pas assermentée à effectuer le travail du Capitaine. La blonde boudait, désormais, mais continuait d'être aux petits soins pour Taka.

C'était perturbant, que la figure, glaciale et brûlante à la fois, qui lui avait donné pendant si longtemps des ordres, qui lui avait fait faire les plus dangereuses des expériences - il se souvenait encore d'un jour où il avait dû nager à contre-courant d'une rivière pour "voir s'il était capable de la sauver en cas de noyade " et avait failli lui-même se noyer ! - soit désormais sous ses ordres. Il s'y ferait sans doute avec le temps, même si jamais il ne pourrait s'adresser à elle comme à un soldat "normal", mais les premiers temps seraient difficiles. Sans compter qu'elle avait l'air d'ignorer leur lien de parenté, comme c'était le cas autrefois. Mais tout de même, l'avoir près de lui lui faisait chaud au cœur.

Il pourrait la protéger et n'aurait plus à s'en faire pour elle. Alors qu'il était occupé à relire pour la troisième fois la même ligne d'un dossier datant d'avant l'assaut, que son crâne menaçait d'exploser, serré par le bandage qui ceignait son front et par une céphalée persistante due à la fatigue, et que sa demie-soeur faisait du thé alors qu'il avait déjà précisé trois fois qu'il n'avait pas soif, on frappa à la porte. Derrière le panneau de toile, l'invité déclina son identité : Clotho, Vice-Capitaine de la Treizième. Si le responsable des Archives en avait déjà entendu des vertes et des pas mûres sur lui, il n'avait jamais eu le plaisir de le rencontrer. Il fallait un début à tout.

Mais avant qu'il puisse répondre, Farune s'était dirigée d'un pas rapide jusqu'à la porte, qu'elle ouvrit d'un coup sec. L'air pincé qu'elle prit était familier de Taka : dans ces moments-là, mieux valait éviter de l'énerver. D'un ton glacial, et avec un regard hautain où se lisaient ses années d'expérience en tant que fille unique couverte de cadeaux pour compenser l'absence de figure paternelle comme maternelle, elle s'adressa à Clotho :


- Le Capitaine Kazegai ne reçoit personne, et surtout pas un gueux dans votre genre. Repassez plus tard. et, claquant la porte, elle se tourna vers le Capitaine Kazegai et fit son rapport: - Comme vous avez l'air épuisé, Capitaine, j'ai pris la liberté de l'éconduire. Vous devriez vous reposer après avoir bu votre thé.

Taka soupira : décidément, elle n'avait pas changé. Il se demanda si sa position de Capitaine suffirait à protéger la jeune femme des punitions pour manquement à l'étiquette ou pour insubordination. Heureusement que Clotho n'était que Vice-Capitaine, sans quoi la carrière de sa demie-soeur aurait pu bien mal commencer. Se levant en grimaçant, le blondinet boitilla jusqu'à la porte, et ouvrit la porte au Shinigami aux cheveux argentés, avant de s'excuser pour le comportement de sa subordonnée, qui venait de sortir de l'Académie. Il sentait le regard et la moue boudeuse de la jeune femme derrière lui, mais il poursuivit tout de même, invitant Clotho à s'asseoir avant de s'excuser de rester lui-même assis, puisqu'il était effectivement fatigué. D'un ton aimable, il poursuivit, une fois installé :

- Qu'est-ce qui vous amène ici, Vice-Capitaine Clotho ? Et voulez-vous du thé ? Dame Farune peut en faire pour deux, enfin, si ça ne la dérange pas.

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Farune [PNJ de Taka] :
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Taka selon Lies, merci à elle !
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Dernière édition par Kazegai Taka le Lun 16 Fév - 23:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Lun 16 Fév - 23:08

La porte s'ouvre. Je m’apprête à dire bonjour. Sauf que c'est pas le capitaine. Ou alors, il a changé d'apparence. A la place d'un beau blond, je me retrouve devant une vieille sorcière sur protectrice. Elle me traite de gueux. J'en reste bouche bée. Elles sont où ses manières à celle-là ? Si j'étais plus rustre et voulait moins fâcher les gens, j'la provoquerait en combat pour rétablir mon honneur, comme au temps anciens. Mais j'm'en fou. J'suis juste ... choqué. Elle me referme la porte au nez. Un "plus tard" plus tard, je refrappe un peu. Cette fois, c'est la personne que je suis venu voir qui m'ouvre. Il s'excuse pour la furie. Il semble blessé, comme si quelque chose l'avait injurié. J'en déduis que lui aussi a combattu contre des hollows ou des arrancars lors de l'invasion de la Soul Society par le Hueco Mundo. Je m'assois suite à sa demande. Il me propose du thé que je décline gentillement.

" Je vous remercie, mais non merci. Je viens de boire mon litre de thé à la menthe pour m'aider à récupérer de mes blessures. Une tasse de plus et je risque la noyade. "

J'ai bien envie de lui dire de tenir ses hommes en laisse, mais cette vision me ferait baver. Aussi je ne dis rien. Surtout parce qu'il est capitaine et qu'il gère ses hommes comme il le souhaite. Moi, je ne suis que vice capitaine, pour l'instant. Son garde étant supérieur au mien, je ne peux rien lui dire. Et puis si je lui dis ce que je pense de sa manière de gérer sa copine, il risque de se fâcher, de refuser mes demandes et de vouloir me foutre en prison pour insubordination. Autant éviter.

" Je suis ici pour des demandes personnelles dans le but de progresser et être plus utile à notre monde. J'ai suivis un peu votre parcourt. Vous avez commencé en tant que vice capitaine de la dixième division, sous les ordres du capitaine Igarashi. Puis celui-ci vous a permis d'atteindre le garde de capitaine de la cinquième division. Suite à la disparition du capitaine Reisen, j'ai joué le rôle de capitaine par intérim, pendant près de trois ans. Mais je n'avais pas tout ce qui appartient à un capitaine. Je n'avais que plus de papiers à remplir, plus de choses à gérer ... J'étais plus que lieutenant, et moins que capitaine pourtant. Vous qui avez connu les deux grades, et connaissez la différence entre eux, dîtes moi. Sont-elle si grandes, les différences entre ces deux titres ? Y a-t-il vraiment un fossé ou tout n'est qu'une question de puissance au cours d'un combat ? "

Taka l'a facilement compris. Je suis venu ici pour savoir ce qu'il me manque pour être vice capitaine. Et si j'ai tout ce qu'il faut, qu'il me dise que je suis prêt, que tout n'est que psychologique. Quelle que soit sa réponse, je l'écouterai attentivement. C'est un homme respecté et aimé par sa division et les autres également. Un modèle pour nous autres, êtres inférieurs.

" Vous l'aurez deviné je suppose. Si je vous demande tout cela, c'est parce que mon but serait de pouvoir obtenir le titre de capitaine. Mais je ne suis pas prêt. Je ne me sens pas prêt à porter ce poids sur mes frêles épaules. Je sens qu'il me manque quelque chose pour y parvenir. Alors depuis des mois, je cherche. Je cherche ce qu'il me faudrait. Je me suis entraîné plus dur que jamais. Mon entraînement a porté ses fruits. J'ai pu vaincre un arrancar, seul. Et ce, malgré l'aide que son roi lui a apporté en la défendant de mes attaques. Mais j'ai utilisé trop de forces et trop peu de temps. J'ai vaincu mon adversaire et suis tombé juste après. Le roi du Hueco Mundo aurait aussi bien pu me tuer. J'ai rempli ma mission en tant que shinigami, mais j'ai échoué en tant que vice capitaine. Lors de l'attaque, je me suis laissé emporté par l'instant, et j'ai perdu le fil. Je sais qu'un capitaine ne doit pas se laisser dominer par ses pulsions, ses sentiments ou quoi que ce soit. J'ai cru comprendre que vous aviez été dans le même cas, auparavant. Pourriez-vous, s'il vous plait capitaine, m'éclairer sur la façon dont vous avez procéder pour évoluer ? "

Que de questions pour le fils du vent. Je lui demande humblement de m'aider à m'améliorer. Je ne pense pas qu'il soit le genre de type à refuser ça. Et je joue là dessus justement. Mais ça ne m'empêche pas d'être sincère envers lui. Je respecte cet homme, sa puissance, son statut et sa réputation.

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MessageSujet: Re: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Mar 17 Fév - 0:13

Si Clotho n'avait pas soif lorsqu'il entra dans le bureau, il finirait sans doute par succomber. En effet, il parla, parla, et parla encore, tant et tant que le Kazegai finit par se demander s'il ne s'étoufferait pas à un moment, à force de ne pas respirer. Il faillit perdre le fil deux fois, ses blessures et la fatigue aidant, et durant tout le temps que dura le soliloque du Vice-Capitaine, Farune ne le lâcha pas du regard. Beaucoup de paroles pour une idée simple, in fine : après l'attaque récente, il doutait de lui, et il souhaitait savoir pourquoi il n'était pas Capitaine. Qu'il vienne voir Taka pour ça était flatteur, même si le choix n'était pas désintéressé, puisque le Faucon avait débuté au plus bas de l'échelle et était passé par le stade de Vice-Capitaine, comme Clotho.

Avant de répondre, le blondinet prit le temps de jauger le jeune Vice-Capitaine. Il ne lui ferait pas l'affront de parler autant, puisque le responsable des Archives préférait de courtes interventions ciselées et pertinentes, plutôt que de s'étendre dans des heures de parlotte qui ne servaient qu'à perturber les interlocuteurs. Il n'avait pas le profil nécessaire pour être Capitaine, du moins, pas de prime abord : il était beaucoup trop impatient. Et dans une armée, l'impatience menait à la mort. Et surtout, il désirait trop monter en grade : et si l'intéressement constituait certes un facteur positif, à l'inverse, trop vouloir avancer pouvait être un frein.

Et puis, Vice-Capitaine, c'était loin d'être une mauvaise situation. Clotho n'avait pas l'air d'un mauvais bougre, mais d'après les histoires qu'avait entendu Taka, il n'avait pas les épaules pour s'élever plus, pour l'instant. Cela dit, ses doutes étaient légitimes après les récents évènements : le Faucon aussi avait été défait, et se demandait où il avait pêché. Et la réponse était simple : nul part. Il avait fait de son mieux, mais il était simplement tombé sur plus fort que lui. Et il avait survécu, ce qui constituait donc une certaine victoire. Et malgré les pertes, le Gotei était toujours là. Et il se relèverait, plus fort. Comme à chaque fois. Et ils auraient leur revanche.

Croisant ses mains, le demi-frère de Farune, qui s'affairait toujours avec la bouilloire - elle avait été servie toute sa vie, aussi elle éprouvait toutes les peines du monde pour les tâches du quotidien, apparemment - posa son menton sur celles-ci et son regard dans celui de Clotho, enfin façon de parler, puisqu'il gardait les yeux fermés comme à son habitude. Shin lui avait demandé, il y a peu, les différences entre le poste de Vice-Capitaine et celui de Capitaine. En prenant la place d'Asuna à la tête de la Quatrième, ce qui avait surpris le Kazegai, même si Shin avait largement le niveau pour prétendre au poste, bien qu'il ne maîtrise pas le Bankaï, il comprendrait. Se reconcentrant sur le Vice-Capitaine, le responsable des Archives prit la parole :


- Il y a autant de différences entre un Capitaine et un Vice-Capitaine qu'entre la lune et le soleil, Clotho. Être Capitaine, ce n'est pas simplement des papiers en plus ou un joli manteau... Il faut être l'âme d'une Division. Être prêt à protéger ses hommes en toute circonstance, à donner sa vie pour le faire. Il faut avoir la force morale pour commander à un régiment, il faut savoir prendre des décisions pour le bien commun, quelles que soient ses convictions. Ce n'est pas quelque chose qu'on doit réclamer, et si vous cherchez à le devenir, c'est que vous n'êtes pas prêts à l'être. Le poste doit s'imposer naturellement, vous devez apparaître comme une évidence aux décideurs.

Il marqua une pause, et accepta de bon cœur la tasse que lui tendait sa demie-soeur. Il en prit une gorgée, et grimaça, grimace qu'il masqua dans un sourire encourageant : ce thé était affreux. Farune avait effectivement de nombreux progrès à faire. Mais faute de grive, on mangerait des merles. Il reprit donc sa réponse à l'adresse du Vice-Capitaine, dont le mal devait être contagieux puisque le blondinet semblait lui aussi intarissable :

- Quand à mon "ascension"... Je n'aime pas trop en parler, puisque je suis loin d'être le Shinigami le plus fort ou le plus exemplaire du Gotei 13. J'ai longtemps été un simple Shinigami avant que le Capitaine Igarashi ne me choisisse comme bras-droit. A ce poste, j'ai donné tout ce que j'avais, je me suis impliqué dans la Division, j'ai écouté les hommes et le Capitaine, j'ai fait le liant entre les deux. Je me suis battu pour le Gotei 13. J'ai accompli toutes mes missions. Et la précédente Capitaine-Commandant a jugé bon de me faire confiance et de me donner l'ultime sésame. Rappelez-vous ce dicton, Clotho : tout vient à point à qui sait attendre. Si vous devez être Capitaine, vous le serez un jour ou l'autre. Mais pester contre vous-même et maudire le ciel n'arrangera rien : la meilleure solution, c'est encore de donner le meilleur de vous sans rien attendre en retour. Car c'est là notre devoir à nous, Dieux de la mort.

L'homme au haori se tut enfin, et prit une nouvelle gorgée de thé, qui se révéla moins mauvaise que la première : peut-être sa bouche était-elle anesthésiée. Il sourit à sa demie-soeur, qui lui sourit en retour, l'air véritablement comblée. Il reporta son attention sur Clotho, qui avait l'air de ruminer sa réponse. Allait-il encore tenter de battre un nouveau record de monologue ?

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MessageSujet: Re: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Mar 17 Fév - 13:40

Donner sa vie à la division ? Être prêt à protéger ses hommes en toute circonstances ? De ce côté là, je suis bon. J'ai affronté des hollow pour protéger mes hommes. J'ai affronté le capitaine Igarashi pour essayer d'épargner à mes hommes la Purge, quitte à tout faire de mes propres mains. S'il y a bien quelqu'un ici qui préfèrerait mourir que de voir un seul de ses hommes tué, c'est moi. Mais tout ça, le capitaine ne semble pas le savoir. Et à vrai dire, ça ne le regarde pas spécialement. Mais quand je regarde les anciens capitaines, je me demande si Taka n'a pas tord.

" Vous dîtes qu'il faut être prêt à protéger ses hommes. Pourtant, l'ancien capitaine Mayuri les utilisait comme sujet, et ce, sans aucun remord. Il n'a été nommé au poste de capitaine de la douzième que pour ses inventions et son cerveau. Aussi, je ne pense pas que ce critère soit important. Ce qui compte, ce sont les résultats, n'est-ce pas ? Et si avant je ne pouvais pas protéger les personnes sous mon autorité, désormais, c'est une toute autre histoire. Sachez également, au passage, que la vie des shinigamis est l'une de mes principales préoccupations en tant que vice capitaine. Je ne supporte pas de les voir être blessé."

Un peu comme un grand frère ne supporte pas de voir son petit frère blessé. Je souris. Parce que oui, c'est vrai. J'ai bien progressé depuis ma nomination au poste de vice capitaine. J'ai acquis savoir et pouvoir. J'ai encore beaucoup de chemin à faire, j'en suis conscient. Mais je continue d'avancer quoi qu'il arrive. Taka m'explique avoir fait le lien entre les hommes et le capitaine. Moi, je n'ai pas pu. Faute de capitaine. Par contre, j'ai aidé chacun des hommes de ma division. Je les connais tous, et je connais leur histoire. Je sais qu'ils ont une famille pour certains, en dehors des murs de la division. Mais je sais surtout que la treizième, c'est leur maison, leur foyer, leur famille. Voilà ce que je leur ai apporté en trois ans. J'ai fais des erreurs à cause, je ne le cache pas. Mais à chaque fois, j'agis dans l'intérêt de ses shinigamis qui donneraient leur vie pour moi.

" Ca revient à dire que ce n'est pas en devenant capitaine qu'on est reconnu, mais que c'est en étant reconnu qu'on devient capitaine ... Quoi qu'il en soit, je dois persévérer dans la voix que j'ai choisis. Comme vous l'avez dit, si je dois devenir capitaine un jour, ce jour arrivera. Mais je préfère être prêt avant qu'il n'arrive. "

Je n'ai pas envie de devenir capitaine aujourd'hui. Ni même demain. Parce que je sens qu'il me manque un truc. Mais je ne sais pas quoi. Et c'est pour ça que je suis venu voir Taka. Et lui me conseille d'attendre, patiemment. Sauf que c'est pas comme ça que ça se passe. Je dois trouver ce qu'il me manque, point. En suivant son raisonnement, je devrais me faire reconnaître des capitaines qui ignorent qui je suis. Ok, pas de soucis. Commençons maintenant.

" Afin de savoir s'il me manque quelque chose ou si je dois changer quelque chose, accepteriez-vous un duel contre ma personne ? Lorsque nous serons rétablis, bien sûr. Un petit quelque chose, vers le Rukongaï, là où personne ne nous dérangera ... Parce que pour l'instant, je suppose que cela serait dangereux."

Il garde toujours les yeux fermés en me regardant. Bizarre ce type. Comment peut-il voir sans ouvrir les paupières ? Un radar ? Une capacité de détection supérieure à la moyenne ? S'il accepte, ça risque d'être amusant. Lui blessé, moi privé d'une partie de mon reiatsu ... Amusement en perspective.

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MessageSujet: Re: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Mar 17 Fév - 15:39

Clotho avait nettement diminué son rythme de parole. Tant mieux pour lui, le Kazegai aurait été dans de beaux draps si le Vice-Capitaine s'était étouffé devant lui, tiens. Toutefois, il ne semblait pas avoir compris toutes les implications du propos du Capitaine de la Cinquième Division, puisqu'il continuait à voir le poste de Capitaine comme une récompense, alors qu'en réalité, c'était plus une responsabilité. Lorsqu'il parla de Mayuri, le Kazegai se retint de lui rétorquer qu'en voyant où et comment avait fini l'ancien Capitaine de la Douzième, le prendre comme exemple était un peu limite. Sans compter qu'à cause de l'étroit lien entre la Douzième et la R&D, instauré par le Capitaine Urahara - qui avait lui aussi connu un sort funeste, tiens -, le fonctionnement ne pouvait pas être amalgamé à celui d'une autre Division.

Plus Clotho parlait, plus le blondinet se rendait compte de la mauvaise interprétation du jeune homme, à moins qu'il ne soit le fautif et qu'il ne se soit pas exprimé correctement. Le Vice-Capitaine lui proposait un duel, dans le Rukongaï qui plus est. La meilleure façon de mettre en danger les innocents qu'ils devaient vouer leur existence à protéger, et ça désirait être Capitaine. L'homme de la Treizième n'avait pas l'air d'un mauvais bougre, mais il se focalisait trop sur l'arbre et ne voyait pas la forêt. Et puis, quand bien même, avec quelqu'un comme Raïtoku à la surveillance du Rukongaï, mieux valait éviter de s'y affronter.

Prenant une nouvelle gorgée de son thé, le Faucon continua de considérer Clotho, puis entama une nouvelle réponse à ses incessantes questions, procédant cette fois en ordre anti-chronologique :


- Un duel n'est pas à l'ordre du jour, Clotho, et surtout pas dans le Rukongaï : nos émanations de reïatsu pourraient mettre en danger les habitants, qui n'ont pas besoin de ça après tout ce qu'ils viennent de subir. Et puis, ça ne vous aiderait pas à devenir Capitaine : comme je vous l'ai dit, la force ne fait pas tout, et vous ne deviendrez jamais plus que Vice-Capitaine si vous continuez à le croire. C'est même étonnant que vous ayez pu atteindre ce poste.

Le blondinet se rendit compte qu'il était peut-être plus amer qu'il ne comptait l'être, et il entreprit de rattraper le coup, s'excusant auprès de son interlocuteur en précisant qu'il ne souhaitait pas dire qu'il n'était pas à sa place. Il rebondit ensuite sur ce qu'avait dit son inférieur hiérarchique concernant les résultats : des Shinigami aux "résultats" excellents n'avaient jamais été promus. Et, à nouveau, si Clotho pensait que protéger ses hommes n'entrait pas en ligne de compte, il n'était pas digne d'être Capitaine. Même pas digne d'être Shinigami, à vrai dire.

A nouveau, le Kazegai se trouva dur, mais cette fois-ci, il savait pour quoi : son vis-à-vis traitait la Soul Society avec beaucoup trop de légèreté et s'estimait beaucoup trop : il était bouffi d'orgueil, à penser qu'il ne lui manquait qu'un rien du tout pour prendre la tête d'une Division. Qu'il maîtrise ou non le Bankaï, il était bien loin du compte, et tant qu'il n'aurait pas compris ça et qu'il ne serait pas un peu plus humble, il n'obtiendrait jamais sa "récompense". Bizarre qu'Eirin n'ait pas calmé un peu ses ambitions. Qu'à cela ne tienne, il termina son propos :


- Et Kurotsuchi Mayuri est un bien piètre exemple de Capitaine, aussi je ne pense pas que le critère soit important, comme vous dites. Un bon Capitaine doit protéger l'ensemble de la Soul Society sans rien attendre en retour et sans vouloir qu'on parle de lui, et ça n'a pas l'air d'être votre cas, Clotho : vous voulez clairement qu'on vous admire et qu'on vous remercie, alors que vous ne faites que votre travail. Soyez un peu plus humble et un peu moins imbu de vous-même, et alors vous aurez fait un pas dans la bonne direction.

Et le blondinet se tut finalement. Il avait été dur, et peut-être que Clotho le haïrait, mais c'était pour son bien : si ça faisait de lui un meilleur soldat, c'était un sacrifice à accepter. C'était aussi ça, être Capitaine. Dans son coin, Farune restait muette comme une tombe, légèrement surprise de voir Taka parler ainsi. C'est sûr qu'il avait bien grandi, depuis l'époque où il n'était qu'un docile petit servant...

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MessageSujet: Re: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Mar 17 Fév - 17:14

Le sourire disparait de mon visage. Remplacé rapidement par une grimace qui ne dure même pas l'espace d'une seconde. je la chasse d'un geste de la main comme si un moustique rôdait. Les propos du capitaine me font bizarre. Ca fait mal de l'entendre. Mais en même temps, je suis content. Il est l'un des rare qui ose dire les choses en face. Mais il semble qu'on ne se comprenne pas vraiment, lui et moi.

" Lorsque je vous proposais un duel, je ne parlais pas d'aujourd'hui. Ni même de demain. J'ai dit "lorsque nous serons rétablit." Ce qui implique un futur. Non nécessairement prochain, car nous avons tous des tâches à accomplir. Quant au Rukongaï, il existe désormais des endroits isolés, déserts de toute présence. Des endroits parfaits pour s'y entraîner sans risquer de blesser quiconque. Mais puisque vous déclinez cette offre, je ne vous embêterai plus avec. Je trouverai quelqu'un d'autre pour me montrer la différence entre capitaine et vice capitaine."

La force ne fait pas tout ? Regardons un peu en arrière. Qu'est-ce qu'un Kenpachi ? Une puissance brute. Une force de frappe colossale. Une pure force. Ca ne fait pas tout, dit-il ? Le contre exemple est flagrant pourtant. Mais je suis d'accord quand même. La force ne fait pas tout, pour qui n'est pas Kenpachi. Mais n'empêche que ça entre quand même sacrément en ligne de compte. Ce qu'il me manque surtout, c'est la gestion, le management des troupes et d'autres choses que personne ne m'a appris ou montré. J'ai eut beau étudier tout ça dans les bouquins, c'est pas facile à appliquer. Par exemple, lorsqu'un des shinigami m'a demandé d'avoir une semaine de congé pour prendre soin de sa femme tombé malade, j'ai dit oui. Je suis même allé leur rendre visite dans leur petite maison. Et j'ai pris sur moi pour faire son travail, en plus du mien. Quand un autre avait le moral plus bas que terre parce qu'il s'est fait largué, qui l'a consolé pendant des semaines ? Qui lui a fait du chocolat chaud ? Qui a passé du temps avec lui pour qu'il évacue son ressentiment ?

" Ce que vous dîtes ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd, capitaine. Vos conseils sont précieux. Et ça confirme que j'ai eu raison devenir vous voir vous, et non un autre. Vous soulevez des points importants. Et c'est précisément pour ça que je suis venu ici. " Je lui raconte rapidement mon histoire. J'ai admiré la onzième division, j'ai souhaité en faire parti. Je ne suis devenu shinigami que pour la gloire. J'ai été à la onzième quelques temps, pas beaucoup. Puis quand la treizième s'est retrouvé sans dirigeant, j'ai demandé à l'intégrer. On m'a nommé lieutenant. Si les premiers mois je suis resté le même, j'ai changé, par la suite. J'ai compris que la division était chargé de protéger, pas de tuer. J'ai mis du temps pour m'y habitué. En entrant dans la division, j'étais dans l'optique de liquider du hollow, de l'arrancar et d'autres choses. Quelques mois plus tard, je voulais préserver autant de vies que possible, y compris au détriment de la mienne. C'est surtout depuis l'accident à Karakura, avec Mayuri, que j'ai changé. Voir trois millions d'humains se faire tuer en quelques secondes, ça choque. Toujours est-il que j'en viens à conclure. " Depuis peu, je ne me sens plus à ma place dans la treizième, et j'ai pris des dispositions pour que ça change. Parce que oui, je me rends compte que je redeviens le shinigami d'avant. Celui que je n'aime pas être. Celui qui ne compte que sur la force et néglige le reste. Parce que pour moi, plus on est fort, plus l'on peut protéger de personnes. Si vous saviez le mal que ça me fait de perdre quelqu'un ... Même ceux que je ne connais pas. C'est comme si ... on m'arrachait le cœur, qu'on le broyait avec nos mains, qu'on sautait dessus et qu'on le remplisse de verre pilé. "

Sans m'en rendre compte, je lâche une larme. Lorsque je la sens couler, je l'essuie au niveau de ma bouche. Je m'excuse aussitôt. J'ai toujours été trop émotif, trop versé dans l'émotion. Et depuis que Furidamu et moi sommes tombé d'accord, ça n'a fait qu'empirer. Je passe toutes mes nuits, ou presque, à me demander combien de personnes sont mortes durant l'attaque de ce Sima. Je me demande combien aurait pu être sauvé si on l'avait attaqué en premier, au lieu de se concentrer sur le roi et sa garde. Et chaque fois que je revois des maisons détruites, je pense que les habitants étaient à l'intérieur et qu'ils sont morts, écrasés, dans de terribles souffrances. Et à chaque fois, ça me serre le cœur, ça me l'écrase. J'ai jamais dit ça à personne, jusqu'à présent. Et le capitaine peut surement sentir où je veux en venir.

" Si je joue les indifférents, si je dis que ça ne me fais rien, c'est parce que je ne peux pas me permettre de ressentir tout ça. Je ne peux pas céder aussi facilement. On m'a nommé vice capitaine. J'ai des responsabilités. Je dois faire mon devoir. Et je ne sais pas comment faire autrement. Vous semble, vous aussi, vous inquiéter pour vos hommes, et même pour ceux que vous ne connaissez pas. Alors dîtes moi, comment faîtes-vous ? Comment tenez-vous le choc lorsque vous apprenez que des shinigamis sont morts au combat ? Parce que je suis fier qu'ils soient morts en faisant leur travail. Mais je suis encore plus triste parce qu'ils sont privés de leur famille. "

J'implore. Je supplie presque Taka de me confier son secret. Ma voix est cassée sur la fin. Ca me coûte d'admettre tout ça. Mais si je veux progresser, si je veux devenir meilleur, je n'ai pas le choix. Je dois apprendre à mieux encaisser que ça. Je dois apprendre à ne plus être aussi emphatique.

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MessageSujet: Re: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Mar 17 Fév - 19:08

Sous sa carapace de dur, Clotho était un cœur d'artichaut. Le Kazegai n'allait pas le blâmer : si lui-même avait appris à se blinder dès l'enfance, il ignorait tout du vécu du Vice-Capitaine, et il était probable que celui-ci n'ait jamais eu à faire à tant de violence. Enfin, il avait quand même dû affronter les Maho Tsukaï, peut-être les Quincy, mais n'avait sans doute pas encore pu digérer tout ça. Il était encore sensible. Il faisait de la peine au Capitaine, et intérieurement, celui-ci se tança d'avoir été si tranchant avec le pauvre hère, et il lui tapota l'épaule pour le rassurer. Maigre consolation, mais c'était toujours mieux que rien. D'autres lui auraient dit d'être un homme, pas une lopette, donc il pouvait s'estimer heureux.

La réponse à la question de celui qui ne serait bientôt plus à la Treizième Division était simple : il fallait du vécu, simplement. Quand il était gosse, Taka ne reculait devant rien pour survivre. Il avait battu et avait été battu, et à la place de son cœur, il n'y avait que du vide et un froid pragmatisme : survivre était tout ce qui comptait. Après, même lorsqu'il était le servant de Farune, il avait vu toutes sortes de chose, sa demie-soeur n'étant pas réputée pour faire dans la dentelle, mais il s'était adapté. Souplement, comme le roseau qui ploie mais ne se brise pas. Être pétri de principes et de grandes phrases, c'est bien joli, mais ça ne fait pas tout.

Il demanda à Farune de lui apporter le nécessaire à thé, et elle s'exécuta. Le Faucon commença donc à préparer un thé pour Clotho : boire quelque chose de chaud lui ferait du bien, qu'il ait soif ou non. Et en le faisant lui-même, il s'assurait de ne pas offrir une mixture amère et imbuvable à celui qui était venu quérir des réponses. Malgré quelques élancements, le blondinet s'en sortit plutôt bien, et poussa une tasse de breuvage fumant devant le jeune Vice-Capitaine, avant de l'inviter à boire avec un sourire. Il prit lui-même une gorgée du sien pour l'encourager, aussi mauvais soit-il. Puis, il commença à lui répondre :


- Je n'ai hélas pas de solution miracle, Vice-Capitaine. Sans quoi, ça se saurait. Il y avait bien les pilules proposées par la Quatrième dernièrement, mais ce n'est que repousser le problème. La véritable réponse, c'est que chacun affronte la mort d'une façon différente. Bien sûr, la disparition d'un proche nous affecte plus que celle d'un inconnu, ce serait hypocrite que de prétendre le contraire. Mais la disparition d'un soldat se situe entre les deux, et quand à cela s'ajoute le sentiment de culpabilité, on peut vite se retrouver submergé. Malheureusement, faiblir trop longtemps est dangereux, quand on exerce une mission comme la nôtre. Ma solution, c'est de me souvenir des bonnes choses seulement. Je garde dans un coin de ma mémoire chaque visage qui a servi sous mes ordres, vivant comme mort. Et j'avance avec eux à mes côtés, sans trop m'y attarder. Ce n'est pas ce que les défunts auraient voulu, bien au contraire.

Durant l'attaque de Sima, certains hommes de la Cinquième étaient décédés. D'autres étaient grièvement blessés, et succomberaient sans doute à leurs blessures, si ce n'était pas déjà fait. Bien sûr, le Capitaine avait sa responsabilité dans la chose, puisqu'il les avait lui-même envoyé au-devant de la menace. Mais c'était nécessaire, et ces hommes étaient morts en se battant pour ce en quoi ils croyaient. Qu'ils soient morts terrorisés, baignant dans leur sang, le Faucon n'y pensait pas : il idéalisait leur trépas pour ne pas être alourdi par des doutes inutiles. Et si Clotho ne parvenait pas à faire de même, alors il ne serait jamais Capitaine.

Avec une nouvelle gorgée de thé, le responsable des archives aborda un sujet un peu moins triste, à défaut d'être plus joyeux : le duel. Il s'excusa pour son refus, et annonça qu'il trouverait un moment pour offrir au Vice-Capitaine une chance de se tester, quand tous deux iraient mieux. Il connaissait des endroits déserts où ils ne blesseraient personne. Et il adressa un sourire encourageant au Shinigami face à lui, en espérant que ça l'aiderait à aller mieux, ne serait-ce qu'un peu.

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MessageSujet: Re: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Mer 18 Fév - 0:33

Une tape sur l'épaule. Une tape amicale, rassurante, réconfortante. Et voilà comment on manipule un capitaine en beauté. J'ai peut-être forcé un peu le trait, j'avoue. Je voulais qu'il se sente mal avec tout ce qu'il a dit plus tôt. Mais ça ne m'empêche pas d'être sincère quand même. Tout ce que j'ai dit est vrai. Taka se met même derrière la bouilloire et me fait un thé pour me réconforter. Je l'accepte avec plaisir. Je souffle un peu dessus pour le faire refroidir tandis qu'il parle. J'en bois une gorgée. Je suis surpris par le goût. Je ne comprends pas la grimace de tout à l'heure du capitaine. J'avale ma gorgée aussi vite que possible. Ca me brûle la gorge, la trachée, l'oesophage et l'estomac. Mais je m'en fou. C'est purement délicieux. Mon instinct avait tord de me dicter de refuser. Comment peut-on réussir un tel thé ?

" Votre conseil est donc de porter ses morts, tous ces sacrifices, à chaque instant, et de les transformer en force ? De faire d'eux le leitmotiv qui m'anime ? D'ajouter leur force à ma tristesse, de modifier le tout pour en faire sortir une chose plus forte ? Oui ... Je ... Je suppose que je peux faire ça. Pour eux. Pour les disparus. Pour honorer leur mémoire. Pour qu'ils perdurent dans la légende de la Soul Society. Pour que ces valeureux guerriers soient honorés de combattre par delà la mort. "

J'essuie une nouvelle larme qui perle au coin de mon œil. Le sacrifice de ses hommes et de ses femmes ont permis de sauver des vies et d'exterminer celle qui voulait en prendre plus encore. Leur mort n'ont pas été vain. Tant que je vivrais, je porterai avec moi leur mémoire. A chaque combat, à chaque affrontement, je porterai leur puissance. Mes victoires seront autant pour les vivants que pour les morts. Jamais personne ne les oubliera. Leurs noms et leurs visages gravés dans ma mémoire, je les porterais avec moi à chaque instant de ma vie. Maintenant, il ne me reste qu'à annoncer à la division que la quitte pour rejoindre la huitième. Taka me dit qu'il trouvera un moment dans un futur prochain où nous pourrions nous affronter. Cette nouvelle me ravie. Je n'ai pas affronté de capitaine depuis un certain temps. Depuis Shinjiro. Ou depuis le roi du Hueco Mundo. Même si je ne l'ai pas affronté, il a quand même stoppé les techniques sans difficulté. Je dois frapper plus fort. Beaucoup plus fort. Et j'ai déjà des idées sur comment le faire et quoi améliorer.

" Merci capitaine. Je comprends mieux à présent ce qu'il me manque. La patience, entre autre chose. Arrivera ce qui doit arriver. Je parviendrais au rang de mes rêves, peut-être un jour. En attendant, je vais faire de mon mieux pour respecter ma parole et accomplir mes devoirs envers la Société des Âmes que j'ai choisis d'honorer et de servir. Vous avez su trouver les mots juste pour toucher l'idiot que je suis et le remettre sur le chemin. Pas forcément le droit chemin, mais un meilleur chemin que celui sur lequel je me trouvais. Et pour cela, vous avez toute ma gratitude, capitaine Kazegai. J'avais raison de venir vous voir vous et non un autre. " Je salue le dit capitaine et son acolyte, puis sors du bureau, le laissant retourner à sa vie de Don Juan essayant de se taper sa secrétaire.

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MessageSujet: Re: Un vent de questions [PV Kazegai Taka]   Mer 18 Fév - 21:10

Le jeune Clotho avait l'air d'aller mieux, et s'il aurait encore à trouver ses propres réponses, celles proposées par Taka lui conviendraient sans doute pour un temps. D'ici là, il avait le temps de devenir plus fort et plus endurant. Il n'était qu'au début de son chemin, et il avait tout le temps devant lui. Tout en remerciant le Capitaine de la Cinquième, le Vice-Capitaine ne tarit pas d'éloges, et réussit à faire rougir le blondinet, qui n'aimait pas qu'on lui fasse tant de compliments, injustifiés qui plus est. Quelqu'un d'autre aurait sûrement pu aider Clotho.

Mais bon, il laissa le Vice-Capitaine parler : il avait le pressentiment que s'il essayait de refuser les compliments, Farune le gronderait. Déjà à l'époque, elle ne supportait pas que le Kazegai se débrouille pour toujours rester dans l'ombre alors qu'il avait les moyens de viser beaucoup, beaucoup plus haut. La blonde semblait d'ailleurs avoir changé d'avis sur Clotho en l'écoutant : elle n'avait plus cette pointe de mépris dans le regard. Peut-être que le Vice-Capitaine ne l'avait pas vue, mais ça n'avait pas échappé au responsable des Archives. Il faudrait qu'il apprenne à sa demie-soeur à être plus mesurée.

Car ici, peu importe sa parenté : elle n'était qu'un simple soldat, et Clotho se trouvait bien au-dessus d'elle dans la hiérarchie. Mais elle venait d'arriver, et en bon Capitaine, le Faucon lui expliquerait tout quand le temps le permettrait. Il y avait une infinité de problèmes plus urgents à régler. Achevant son thé qui était presque meilleur qu'au début, il se promit de ne plus laisser la jeune femme en refaire - ou alors pour faire une blague à un interlocuteur - puis considéra son invité du jour, qui semblait apaisé. L'homme au haori avait encore beaucoup à faire, et si le lieutenant n'avait plus besoin de réponses, il allait sans doute l'éconduire.

Avant cela, le jeune Shinigami avait le droit de recevoir une dernière réponse, et une énième preuve d'humilité de la part du Capitaine de la Cinquième Division. Ce dernier prit la parole avec un ton un peu moins sérieux qu'auparavant, plus léger puisque cela convenait à la situation :


- Allons, Clotho, ne dites pas ça. Je suis loin d'être exceptionnel, je m'efforce simplement de faire de mon mieux et d'aider tout un chacun. Alors certes, vous me direz que c'est déjà bien, mais je ne mérite pas tant de louanges. Et cessez donc de vous dénigrer : vous n'êtes pas un idiot, pusique l'idiot est celui qui s'entête. Vous avez compris votre erreur, et ce majoritairement seul. Ce n'est pas rien, Vice-Capitaine. Vous pouvez être fier de vous.

Il exagérait peut-être un peu, mais cela boosterait à coup sûr le moral du bras-droit d'Eirin et lui permettrait d'affronter sereinement les jours à venir. C'était aussi ça, le rôle d'un Capitaine : s'assurer que ses hommes puissent donner le meilleur d'eux-même en toute circonstance. Car la Soul Society, sans les plus simples Shinigami, se serait déjà effondrée depuis longtemps. Puis, le Kazegai jeta un regard en coin à des papiers sur son bureau, comme pour inciter subrepticement Clotho à partir, s'il n'avait pas d'autres questions. Mais peut-être en avait-il d'autres, vu sa ferveur initiale...

Mais Clotho comprit le message, puisqu'il quitta le bureau, non sans oublier de saluer le Capitaine. Une fois seul, ou presque, Taka soupira, puis repartit à son travail : les braves n'attendaient pas.

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Un vent de questions [PV Kazegai Taka]

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